Information Management Resource Kit, plus qu'un cours en ligne sur la gestion des documents électroniques

Il n’y a pas que l’Idist avec son option documentation en ligne qui propose des enseignements en Foad dans le monde de l’info-doc. Par exemple, IMARK|fr] (Information Management Resource Kit), initiative de formation à distance en gestion de l’information agricole, mise en place principalement par la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture) propose des modules de formation gratuits dans le domaine.

Le module de gestion des documents électroniques est une série de leçons sur la collecte, l’archivage, la gestion et de la diffusion des documents électroniques et des images. Il introduit les concepts de base de la gestion de l’information et décrit les tâches associées. Les leçons sont fournies dans un environnement interactif d’autoformation.
Le module est composé de 27 leçons, de 30 à 45 minutes chacune (soit 13 à 20 heures d’autoformation soutenue), regroupées en six unités :

  • Généralités : fournir une vue d’ensemble des mécanismes de création, d’acquisition et de stockage de documents électroniques.
  • Formats des documents électroniques et des images : les différents formats utilisés pour créer, stocker et diffuser des documents électroniques et des images. Elle explique également comment convertir différents formats et comment traiter des documents en caractères non latins.
  • Standards de métadonnées et indexation : le rôle et l’utilisation des métadonnées en insistant sur les standards utilisés pour la description des documents électroniques, dont le Dublin Core. L’unité présente également les principes et les procédures d’indexation pour permettre la recherche de documents.
  • Production et traitement des documents électroniques : comment élaborer un circuit de production et de traitement de documents électroniques. Elle aborde plus particulièrement la conversion de documents imprimés au format électronique, ainsi que les méthodes utilisées pour créer, traiter, stocker et diffuser des documents électroniques.
  • Systèmes de gestion des bases de données : introduction aux systèmes de gestion de bases de données. Elle montre comment et dans quelle situation ceux-ci peuvent être utilisés pour stocker, gérer et rendre accessibles des documents électroniques. Une comparaison est faite entre bases de données relationnelles et bases de données textuelles, avec des exemples pour chacun des types (SQL et CDS/ISIS).
  • Documents et bases de données en réseau : différentes méthodes d’accès à des documents dans un environnement web, avec ou sans base de données. Elle décrit les sites web statiques et dynamiques et explique ce que sont les CGI, ASP et JSP.

Chaque leçon propose une liste de ressources pertinentes et des lectures complémentaires. Ce module s’adresse à un large public concerné par la collecte, l’archivage, la gestion et la diffusion des documents électroniques et des images.

Dommage que les autres modules : Création de communautés et de réseaux électroniques, Investir dans l’information pour le développement et Numérisation et création de bibliothèques numériques soit en phase de traduction en français et en espagnol.

Débalage de docs. et de bibliothécaires

Quand je vous dis que le monde de la documentation et des bibliothèques est un monde étrange. Connaissez vous beaucoup de blogs professionnels où les rédacteurs expliquent en long et en large pourquoi et comment ils font le métier qu’ils font… Et bien, documentalistes et bibliothécaires nous décrivent leur parcours, nous racontent leur histoire, nous décrivent leur métier…

Observateur neutre si l’on considère que je ne suis ni documentaliste, ni bibliothécaire ; impliqué si l’on sait que je travaille régulièrement dans leur monde (Voir mes activités à l’UFR Idist spécialisé en sciences de l’Information et du document).

Tout débute d’ailleurs par le témoignage d’un ancien de l’Idist. Thomas explique comment devient-on bibliothécaire ? Histoire d’une représentation sur son blog de Vagabondages. Plus exactement, il nous livre sa version de comment il est devenu bibliothécaire !

J’ai déjà mentionner l’interview de l’auteur et documentaliste Véronique Mesguich par Jean Michel Billaut.

Puis ces derniers jours, par son parcours de documentaliste, BlogOKat apporte sa pierre à l’édifice… Depuis les commentaires (n’oublez pas de les lire, eux aussi intéressants) on trouve un lien vers des témoignages de professionnels sur le site de l’ADBS (Association des professionnels de l’information et de la documentation) dans la rubrique du management de l’information :

  • Michel Launois (Le regard dun spécialiste des sauterelles et criquets sur les documentalistes)
  • Violaine Fortier (jeune diplômée et webmestre au Canada)
  • Marie-Pierre Lacroix (spécialiste en information et en informatique)
  • Catherine Cyrot (consultante internationale)
  • Armelle Thomas (co-auteur avec Véronique Mesguich de Net Recherche – Le guide pratique pour mieux trouver l’information utile)
  • Anny Maximin (négociateur Couperin)
  • Florence Muet (documentaliste)
  • Olivier Roumieux (administrateur des sites de la Documentation française)

Ces différents billets qui fleurissent sur les blogs sont une aide comme le souligne BlogOKat pour ceux ou celles qui désirent devenir documentaliste, qui désirent devenir bibliothécaire, qui souhaitent travailler dans l’info-doc. Mais, je ne pense pas que ce soit réellement le but premier de ces publications. Je pencherai plutôt vers une tentative de reconnaissance de leur travail si méconnue. Un besoin de dire : «stop aux images du passé. Les métiers que nous représentons évoluent et nous expliquons pourquoi et comment…»

Les origines et les parcours des professionnels de l’info-doc sont variés… je ne sais pas si cela fait la richesse de la profession, mais en tout cas, on est loin de l’image poussiereuse associé à ces mêtiers…
Bibliothécaires, documentalistes, etc. ont un besoin actuellement de faire découvrir leur activité, leurs positionnements dans les structure, leurs rôles, leurs activités. Pendant longtemps, ils semblent avoir vécu sur leur « privilège », sur leur aura… Je me rappelle qu’en étant gosse, j’étais toujours impressionné par exemple lorsque dans la bibliothèque où je me rendais, la bibliothécaire sur une de mes demandes ou celle de mes parents, en quelques secondes dénichait le livre que nous souhaitions… Plus tard, en travaillant comme journaliste, je pestais parfois en me disant que les documentalistes avaient un avantage sur nous… Ils savaient organiser, trier, trouver ou retrouver et synthétiser des informations disparâtres… D’ailleurs, c’est peut-être ces impressions parmi d’autres facteurs, lors de l’émergence d’Internet qui me faisait dire :«l’un des métiers d’avenir, c’est l’info-doc.». C’est l’une des raisons qui ont fait que j’ai débuté (et manqué d’être dégoûté) une formation de documentaliste à la fin des années 90…

Soyons honnête, ce besoin de communication, est manifeste. Pas plus tard que la semaine dernière, alors que j’avais mis un message annoncant la mise en ligne du site de l’IDIST dans un forum de marketing, quelques minutes après sa diffusion, la réaction ne c’est pas fait attendre… : «Me voila rassuré: une université qui forme aux sciences de l’information et qui se dote d’un site web en 2006… Après tout, on aurait pu attendre 2007 ou 2008, tant l’impact du web au niveau de l’information est faible». Je n’avais pas réagi avant ce message que les universités et école du domaine communique (au sens entreprise du terme) peu sur ou en dehors d’internet.


Pourtant, nous ressentons ce besoin de communication sur les métiers de l’information, de la documentation, des bibliothèque, etc. également à l’UFR depuis pas mal de temps… D’ailleurs, depuis quelques semaines nous travaillons à la mise en place d’une conférence de presse pour présenter non pas les activités de l’UFR mais les métiers de l’info-doc… Tout un programme. D’ailleurs si des journalistes sont dans la salle lisent ces lignes, qu’ils n’hésitent pas à me contacter, je leur donnerai les informations en avant-première.

Mise à jour : 1er juin
La conférence de presse aura lieu le 6 janvier à 11 h et une re?union d’information a? l’intention des e?tudiants est oragnisée le vendredi 9 juin 2006 a? 10h à l’université de Lille3. Pour toutes informations, contactez Ame?lie AGBO.