Idemm, une formation hors du commun

[youtube width= »640″ height= »385″]http://www.youtube.com/watch?v=5WDb37O2-Dk[/youtube]

Les étudiants du master Idemm, de l’université de Lille3 (UFR IDIST), viennent de produire un p’tit film au sujet de leur cursus. Euh, c’est la vision des étudiants d’IDEMM puisque les enseignants n’ont pu que constater le résultat, même ceux qui étaient présent dans le film 😉

Je vous rappelle que la formation Idemm est l’une des rares formations universitaires qui forment chaque année des référenceurs, des rédacteur web, des spécialistes de la communication on-line, des community managers…

Pour obtenir plus d’informations sur cette formation, 2 sites :

Idemmatic
Le site de Lille3

et si vous souhaitez rejoindre cette formation, pas d’hésitation, contactez Mme Delerue.

N’oubliez pas de faire circuler la vidéo 🙂

Communication institutionnelle et en cours dans l'éducation

À la demande d’une institution universitaire, j’intervenais ces derniers jours dans un comité de travail pour la future communication institutionnelle de cette université sur le web 2.0 (réseaux sociaux dont principalement Facebook, Viadeo, Linkedin et Twitter). Et puis, hier, je découvre wikis, blogues et web 2.0 – Opportunités et impacts pour la formation à distance, un pdf d’une centaine de pages préparé par le REFAD (Réseau d’enseignement francophone à distance du Canada).

Pourquoi ce préambule ? Je me faisais une réflexion lors de la réunion de travail. Peut-on dans le web 2.0 différencier communication institutionnelle et usages pédagogiques dans les réseaux sociaux. Pour moi, l’un ne va pas sans l’autre et, je trouve en partie des arguments dans le PDF cité.

En effet, l’essence même d’un réseau social est l’ami « virtuel », le contact. Aussi, dès que l’on donnera la possibilité à des personnes de rejoindre une communauté, celle des étudiants, des enseignants, des administratifs, dans notre cas universitaire, je pense qu’il y aura en effet une communication institutionnele de l’université vers ses usages (et pas seulement de la part des porte-paroles « officiels ») et aussi les retours, relaie, commentaires de ces usagers. Comment allons nous faire comprendre à un étudiant qu’un enseignant, une UFR, etc. est présent dans Facebook mais refuse de communiquer avec lui via cet outil par exemple ?

Comment peu à peu, l’étudiant privilégiera son compte Twitter pour questionner l’enseignant ou l’UFR sur un point donné. D’ailleurs, parfois, nous leur laissons notre numéro de téléphone, notre adresse de courrier électronique… alors pourquoi pas nos coordonnées sur les réseaux sociaux ?

Et puis, faut-il ou non laissser twitter les étudiants pendant ou à la sortie du cours… Pourquoi les étudiants ne se mettraient-ils pas à Twitter pendant leurs cours par petites équipes, incluant au passage liens supplémentaires, photos du tableau (en attendant les TBI). Je serais curieux de savoir, en dehors de mes cours, si cela ne c’est jamais produit jusqu’ici… (même si votre prof. ne le sait pas, vous pouvez me le dire en privé 🙂 Le public dans les conférences et les colloque le fait bien ! Pourquoi pas les étudiants.

Est ce que l’enseignant ne doit pas tenir compte de ces nouvelles pratiques. «La fac utilise bien le canal des réseaux sociaux pour établir un lien avec nous… Pourquoi nous ne l’emploirions pas en cours ?» Les premières réactions ne se feront pas attendre lorsque l’enseignant apprendra que l’un de ces étudiants a écrit dans un réseau social : Untel à dit que : «…»

Sur le Web 2.0, la « force est dans le réseau » indiquait O’Reilly en 2005.  Il y a d’abord une connectivité entre personnes : par l’enchevêtrement de liens qui lient les interventions et les individus qui s’y intéressent, par progression virale, elle mène à la création tant de vastes réseaux que de niches d’intérêts.

Si je mets en relation l’évolution du Web et de ses caractéristiques supposé dans le cadre d’un apprentissage en ligne comme l’indique le PDF.

Lors du Web 1.0, l’apprentissage est centré sur le matériel de cours que l’enseignant met en ligne (mise à jour occcasionnelle) et que l’étudiant consulte et l’interaction (surtout hors web : courriel, téléphone…) est limitée.

Dans le web 2.0, l’étudiant diffuse ses productions individuelles ou collectives…  et les étudiants communiquent instantanément entre eux et avec leur enseignant par des moyens multiples, principalement réseaux sociaux et microblogues…

Difficile à partir de là de séparer dans la réflexion communication institutionnelle de l’usage en cours du web 2.0… L’élément central est l’étudiant. Ce sont eux avant tout qui seront la force de ces réseaux pendant les enseignements et en dehors des cours, sans oublier que pour éviter les inégalités, la formations des uns et des autres est nécessaire. Mais, je pense que ce sera l’objet d’un autre débat.

mon université 2.0

On me demande assez souvent de donner les avantages que je vois à l’intégration des médias sociaux et des réseaux sociaux dans mes cours, depuis 2004 !

En effet, dès cette époque, j’employais les blogs dans mon enseignement, puis de fil en aiguille, j’ai suivi les évolutions d’internet et choisi d’employer les outils de réseaux sociaux au sein de mes cours, pour arriver à l’expérience de Twitter en cours de Master 1. (On peut même se demander si les réseaux sociaux ne sont pas dépassés avec l’apparition du web temps réel)

Une remarque au préalable, parfois ce sont les étudiants qui me « contraignent » à évoluer plus vite que je ne le voudrais… Ainsi, lors de la mise en place d’une relation d’un groupe de travail dans Facebook, naturellement les étudiants ont quitté notre ancien moyen de communication de l’époque, un groupe de diffusion Yahoo en moins d’une semaine. Les étudiants avaient basculé toute notre communication dans le réseau social. C’était en 2007.

Cette année, les étudiants sachant que j’étais présent dans Twitter m’ont demandé de communiquer sur ce média à leur intention plutôt que dans notre groupe privé dans Facebook !

Voilà la situation… Soit nous « enseignants » évoluons, soit nous restons comme des boulets pour nos étudiants. Il n’est même plus question de savoir si l’on doit utiliser les TIC en classe. Nous en sommes à la présence et à l’usage des réseaux sociaux, voire même du web temps réel dans nos enseignements qu’il ne faut pas confondre avec les plates-formes d’apprentissage en ligne (Moodle, Claroline…).

Reprenons un peu le fil des événements et l’intérêt de l’ajout des activités et des relations au travers du web 2.0, des réseaux sociaux ou si l’on préfère des médias sociaux.

Au passage, lors de l’écriture du livre « Facebook, on s’y retrouve », au printemps 2008, l’ESC de Lille (devenu SKEMA) et l’université de Lyon utilisaient déjà Facebook. Les uns pour former leurs étudiants afin qu’ils se créent leur réseau de relation professionnelle (pour forger l’identité numérique professionnelle des étudiants) et la seconde pour le coupler à l’inscription de l’université). Pour l’écriture du livre sur Flickr, j’avais également trouvé des utilisations de ce service de partage d’images dans le monde de l’éducation.

Mais, revenons au premier blog que nous avons mis en place avec les étudiants : un « blog de classe », où les étudiants « montraient » à tous ce qu’ils étaient en tant qu’équipe. C’était aussi un outil de rassemblement, d’union, de cohérence entre les membres du groupe. En plus, cela leur permettait de produire et co-produire pour les enseignants mais aussi pour l’extérieur !

Cette confrontation aux autres est un élément important de la démarche de l’intégration des réseaux sociaux dans l’enseignement. Dans ce cas, l’effet avait été d’autant plus important qu’ils avaient appri que leurs textes avaient été remarqués par des journalistes d’une grande radio française.

En effet, les blogs et les systèmes de partages appartenant à la galaxie du Web 2 permettent de rendre consultables sur le web activités, ressources, consignes et commentaires réalisés en classe (pourquoi d’ailleurs ne pas tirer profit de cette possibilité pour étendre parfois le cours hors de la classe… En revenant ce dernier lundi, je me suis aperçu qu’un étudiant avait Twitté pendant le cours : «Actuellement, petit débat sur l’Ipad et plus particulièrement sur le tout dématérialisé avec @erdelcroix Les avis sont partagés.»)

Ce peut être aussi un moyen d’avoir un feedback sur son cours… ou même, pourquoi pas, faire des réseaux sociaux un espace où les élèves pourraient émettre leurs propres suggestions quant aux méthodes pédagogiques…

Évidemment, il ne faut pas vouloir préserver l’esprit de caste, de recroquevillement sur nous-même, d’espace privatif dans nos enseignements ! L’espace de la classe privé et exclusif aux étudiants doit voler en éclats pour s’ouvrir sur le monde extérieur. Cela implique évidemment un comportement adéquat de l’enseignant qui doit apprendre à manipuler le off comme lorsque l’on s’entretient avec un journaliste… Une notion de confiance réciproque doit se mettre en place.

Surtout que, pour les étudiants, partager est quelque chose de naturel. Il est donc simple et évident pour eux de partager leurs expériences sur Internet. Dans une classe, je posais cette question : «Est-ce que cela vous dérange de partager des photos, des informations sur Internet ?» Les étudiants semblèrent très surpris de ma question… et leur réponse fut : «Évidemment pas, sauf, ce que nous considérons de privé que nous laissons seulement voir à nos proches !».

Toutefois, ce nouveau partage modifie la nature du pouvoir, la nature de l’enseignement et la nature de la fonction d’enseignant qui passe du statut de celui qui sait tout à celui de coordinateur du savoir et de la connaissance, de l’orientation dans la connaissance et le savoir…

L’enseignant n’est plus le seul à détenir la vérité. D’ailleurs, le savoir n’appartient plus à l’enseignant uniquement. Le savoir peut être aussi extra-muros et peut se construire en co-production ouverte, l’on peut comme enseignant cultiver l’intelligence collective qui s’enrichit au fil du temps du dialogue entre les uns et les autres.

Cela doit être pris en compte dans notre enseignement et dans notre manière d’enseigner à l’aide de ces nouveaux outils et ces nouveaux moyens de communication « réels » et d’échange d’aujourd’hui !

Nous arrivons par ces biais à un système centré sur l’apprenant (notamment par la souplesse des solutions existantes) où il devient simple de passer d’une «communauté de pratique» à celle de «réseaux de pratique», autrement dit de l’apprentissage en groupe à l’apprentissage collectif via les réseaux comme le soulignait Terry Anderson lors de la journée Réseaux sociaux et éducation organisée par le MATI (maison des technologies de formation et d’apprentissage Roland-Giguère) au printemps dernier.

Pour les étudiants, la fréquentation des médias sociaux est un moyen d’acquérir de nombreuses compétences. Une étude réalisée par des chercheurs en éducation à l’Université du Minnesota confirme qu’ils peuvent être de formidables outils éducatifs associant à la fois l’acquisition de compétences technologiques comme l’édition et modification de contenu, la créativité et le fait d’être ouvert à la nouveauté et à des opinions différentes.

D’ailleurs, lors de « l’expérience Twitter » je n’avais jamais vu autant de diversité comme support de présentation à la place de l’habituel PowerPoint (Netvibes, CMS…) !

L’éducation à la culture informationnelle pour répondre au défi de la société de la connaissance, la dynamique de production de savoirs et leur gestion pour un apprentissage tout au long de la vie sont désormais les moteurs de l’éducation du XXI° siècle, comme l’écrit Jean-Paul Pinte dans sa thèse. Cela pourrait être résumé par le slogan d’Apprendre 2.0 : co-apprendre à apprendre durablement !

L’un des premiers ressenti par les étudiants est souvent que ces plates-formes sur lesquelles ils sont chaque jour en dehors de leurs activités étudiantes leur paraissent, à tort ou plus certainement à raison «intéressantes, conviviales et amusantes» dans le cadre d’un cours par rapport aux environnements habituels dans lesquels ils évoluent au sein de leur amphi ou classes habituelles.

Curieusement, une amélioration de la communication enseignant-étudiants s’établit naturellement au travers de ces réseaux. Pas question pour autant d’être copain avec les étudiants ou de se mêler de leur vie privé… À chacun d’ailleurs de préserver sa vie privée, les paramétrages de confidentialité sont là pour cela dans les réseaux.

Chacun des deux côtés doit apprendre à gérer ces nouveaux outils… C’est la connaissance superficielle ou l’image que l’on s’en fait qui est «dangereuse».

De même, selon chacun, rien n’oblige de répondre dans l’instant ou d’accepter toutes les sollicitations des étudiants. À l’enseignant de filtrer et de répondre quand il le souhaite tout en sachant que parfois ces outils permettent le traitement de l’urgence.

Petit exemple. Un jour, j’avais donné rendez-vous à un horaire complément inhabituel à des étudiants et cela m’avait échappé. Alors que j’étais dans une entreprise, j’ai vu sur mon compte Facebook une grande quantité « d’appels »… Les étudiants souhaitaient juste savoir si je les avais oubliés ou pas ? Ce qui me semble normal ! J’ai ainsi pu les « libérer » de leurs contraintes… Pas de bruit (appel téléphonique), pas besoin d’aller au bureau…

Mais, ce rapport étudiants-enseignant prend parfois d’autres aspects, notamment la continuation pédagogique, y compris simplement pour venir en aide aux étudiants. Cela m’est déjà arrivé alors que j’étais souffrant et incapable de me rendre à l’université de prévenir les étudiants qui étaient quand même venus pour travailler sur un projet d’année, et donc, je pouvais répondre à leurs questions, apporter mon aide à travers le réseau.

À l’inverse, lors de l’expérience avec Twitter, cela à permis à des étudiants bloqués dans les transports en commun (Twitter se consulte également sur téléphone), malades ou absents pour une tout autre raison de suivre quand même le cours de ce jour-là !

Je n’aborde même pas le nomadisme qui devient l’un des éléments moteurs également pour l’université 2.0.

D’autres aspects non-pédagogiques sont également perceptibles. Par exemple, je ne compte plus le nombre de messages que je reçois où l’on me pose des questions sur le Master IDEMM, l’UFR y compris pour des lycéens qui cherchent la voie à suivre pour arriver à un métier donné !

C’est donc également un moyen de donner de la visibilité aux formations que nous organisons…

Il y a toute une gamme d’expériences pédagogiques à développer dans ces nouveaux contextes de communication et échanges extra-muros et ouverts à tous dans cette nouvelle société de l’information et de la communication. Je m’étonne toujours et ne m’explique pas l’avancée des formations FLE (Français Langue Etrangère) dans ce domaine.

Comme l’écrit François Guité : « On cherche bien, par toutes sortes de contorsions, comment adapter les réseaux sociaux aux institutions scolaires. Il ne vient pas à l’esprit que les nouvelles technologies de la communication appellent de nouveaux modèles d’apprentissage, des processus qui s’accordent mal à des institutions modelées sur la transmission livresque du savoir».

Comme responsable d’année, j’envisageais par exemple d’employer ces réseaux sociaux pour faire « se rencontrer » les étudiants avant même leur arrivée au sein du master… La communication entre les étudiants s’améliore grâce à ces outils et ils favorisent l’intégration des nouveaux arrivants au sein d’un groupe et par là même à l’université.

J’ai déjà tenté la mise en place d’une conférence « virtuelle » sur une thématique au sein d’un cours… Ce fut un échec technique, mais de nouveaux services offrent des possibilités encore plus riches en interactivité dans ce domaine avec une facilité de mise en oeuvre déconcertante  Il devient simple d’agréger en un clin d’œil une partie de son réseau afin de le faire participer à une « classe virtuelle » où le débat pourrait s’instaurer… Ce n’est qu’une piste des possibilités d’ouverture et de mettre en place un cours d’une manière différente, qui utilise le potentiel des réseaux sociaux et des sphères de connaissance de chacun. Pour que cela fonctionne, les services informatiques des universités doivent «suivre» et ne pas être un frein.

Autres exemples, les serious games (les écoles d’ingénieurs s’y mettent, pourquoi pas les universités), les tableaux blancs Interactif (TBI) dont on équipe les écoles en France qui pourraient servir aux étudiants à ré-écouter le cours plutôt que de demander à un autre étudiant sa prise de note ou peut-être aller consulter un cours d’un autre enseignant sur le même sujet, mais avec une approche différente !

Reste une ombre à ce tableau… L’identité numérique. Mais, cette identité numérique doit justement devenir un incontournable de la formation fondamentale. Le devoir des établissements d’enseignement est l’éducation au numérique, avec en point de mire une présence « raisonnée» qui sera nécessaire sur le net pour exister professionnellement (en dehors et à l’intérieur de l’université et du monde de la recherche) à la fois pour les enseignants et les étudiants.

Régulièrement, l’objet de mes enseignements concerne cette éducation numérique de l’usage des réseaux sociaux… en plus, de l’organisation de conférences co-organisées avec Blog en Nord sur la thématique de l’identité numérique à laquelle sont conviés les étudiants !

Comme nous le remarquions avec Mario Asselin lors de Ludovia trop de discours officiels sont empreints de l’aspect «recroquevillons nous sur nous-même» alors que nous sommes au milieu du guet dans le monde du web 2 qui est, rappelons le, la conjugaison des verbes : partager, collaborer et interagir !

Un bien beau slogan pour les universités d’aujourd’hui : partager, collaborer et interagir avec le monde extérieur ! Non ? Si l’on devait résumer l’université 2.0, elle se résumerait à cela !

Pour aller plus loin :

Je vous recommande la lecture de : Vivre et apprendre avec les médias sociaux y compris et surtout à l’université et de vous plonger dans le wiki de Clair2010: Pour voir l’éducation autrement… qui vient de se dérouler il y a quelques jours au Canada.

mais aussi :

Vivre et apprendre avec les médias sociaux y compris et surtout à l'université

Danah Boyd lors Symposium pour l’enseignement et l’apprentissage avec la technologie le 18 avril dernier donnait une conférence Vivre et apprendre avec les médias sociaux ! Je trouvais son titre explicite et correspondant bien à la situation actuelle.

J’affirme que les dangers d’internet et du web 2.0 sont déjà un débat récurrent et poussiéreux. Voilà, le décor est planté 🙂

Les réseaux sociaux ne peuvent plus être négligés

Il n’y a pas d’un côté le Web, vu comme un terrain de jeux, et de l’autre l’enseignement. La nouvelle donne globale telle que redéfinie par les réseaux sociaux: Facebook, blogues, YouTube et consort ne peuvent plus être négligés.

Ce n’est pas moi qui le dit. Ce sont les Anglais qui souhaitant que leurs universités évitent la fracture numérique ou encore que les étudiants et le personnel ne soient déphasés qui le disent ! Plus exactement, c’est dans le rapport HE in a Web 2.0 World publié par le Higher Education Academy et le JISC. Ah oui, ce sont nos amis Canadiens qui parlent de cette étude, évidemment. Merci Pierre Chicoine – biblio-fusion)

D’ailleurs nos voisins européens vont encore plus loin dans leur réflexion : et si l’on autorisait les candidats au bac à se connecter au Net ? Voilà la question à laquelle au Danemark on répond chiche, arguant qu’il vaut mieux parier sur les capacités d’analyse et de synthèse des bachelier que de leur demander de mémoriser des données déjà facilement disponibles sur Internet.

Des réponses aux risques évoqués à l’introduction du Web 2.0 dans les salles de cours

Adaptons enfin notre enseignement aux pratiques sociales des adolescents.

Les arguments avancés à l’encontre des médias sociaux sont grosso modo les mêmes que ceux qui ont été employés lors de l’introduction d’internet, du courrier électronique, des blogs… J’ai l’impression au sein des entreprises et maintenant dans le cadre universitaire, à chaque évolution de me battre comme Don Quichotte devant ses moulins ! C’est fatiguant à force 🙁 Bon, une bonne fois pour toute rappelez vous ce que vous disiez à chacune de ces étapes ! Les dangers annoncées ! L’importance de ces « évolutions »… Vous les avez pourtant acceptées une à une.

Oui, le web 2.0, les outils sociaux, les médias sociaux peuvent stimuler la collaboration et la productivité ! Les risques ? Donner plus d’autonomie et de responsabilité aux étudiants ! Dramatique, non ? Mais cela pose le tracas de la relation enseignant-étudiant ! Sommes nous le clan majestueux des enseignants à opposer les misérables étudiants ?

Autre souci souvent avancé : notre temps de travail (je parle côté enseignants) ! Mais, depuis longtemps, cette notion de temps de travail nous l’avons perdue. J’écrivais moi-même en juin 2007 : Et si les enseignants faisaient du e-learning et des TIC sans le savoir ?. Y a-il une différence entre recevoir un courrier électronique un dimanche soir et recevoir un message de Twitter à la même heure ? Nous avons la liberté pour l’un ou l’autre de répondre dans la minute ou de laisser « tomber ».

Petite anecdote, la seule fois qu’un étudiant m’a dérangée un dimanche à 9 h du matin, c’était lorsque j’utilisais les groupes de discussion ! L’étudiante s’était trompée de liste pour l’envoi de son message. Maintenant, si une telle situation arrivait, je recevrai un tweet ou un message dans Facebook et ne serait pas réveillé 😉

Passage obligatoire : l’aspect mélange de la vie privée et de la vie publique dans ces réseaux. Oui, lorsque nous sommes « amis » avec nos étudiants dans les réseaux sociaux, nous connaissons ce qu’ils veulent bien dévoiler de leur vie privée !Mais, pensez vous si je prends mon cas qu’avec mes 664 amis dans Facebook je fasse une fixation sur mes étudiants. C’est à peine parfois si je consulte leur profil ! Par contre, cela ne dérange pas certains enseignants de rechercher si les étudiants n’ont pas créé un groupe « secret » sur le net afin de surveiller ce qu’ils peuvent dire en cachette !

Enfin, la sacro-sainte entité : notre université… Nous avons mis en place des outils dans notre université, tout doit rester au sein de notre université ! J’ai même entendu dire : «en entreprise, lorsque l’entreprise mets des outils à la disposition de ces employés, ceux-ci les utilise». Seulement, les entreprises mettent des outils adéquats à disposition des salariés, aurais-je tendance à répondre. L’utilisation d’une plate-forme d’elearning comme outil de communication, d’échange et de stockage à durée de vie limité sans faire de elearning n’est pas pour moi l’outil adéquat !

De nouveaux rapports enseignants-étudiants

Aujourd’hui, les jeunes grandissent dans un monde où les médias sociaux sont partout présents et jouent un rôle important. Que l’on soit pro ou anti-médias sociaux, c’est un fait ! Et, ne nions pas la réorganisation de la circulation de l’information par ces médias sociaux.

Les médias sociaux relient les éducateurs et les apprenants d’une nouvelle façon et rien ne sert de se camoufler dans une réaction de panique qui consiste généralement à diaboliser les médias sociaux !

Les enseignants ont pourtant un rôle essentiel à jouer dans ce contexte : aider les étudiants à utiliser les médias sociaux. Apprendre aux étudiants à vivre dans notre société moderne. Mais, pour cela nous ne devons pas rejeter ce qu’ils font en disant par exemple : «c’est du domaine privé !». Ouvrons le dialogue. N’hésitons pas à leur demander de nous enseigner certaines technologies et commençons à exploiter ses nouveaux outils et à co-participer dans la vie quotidienne.

Évidemment dans ce contexte, il est nécessaire de reconsidérer notre position vis-à-vis du pouvoir de l’enseignant. Nous devons réapprendre à apprendre et à évoluer avec les changements autour de nous chaque jour.

Reste à définir quand et où la technologie est utile dans la salle de classe. Cette démarche doit être pensé pédagogiquement et il est nécessaire de comprendre au préalable comment on utilise ces médias sociaux dans la vie quotidienne avant de les apporter dans la classe. J’ai souvent mis une année d’usage personnel avant d’introduire ses outils dans mes enseignements. Ensuite, à nous d’en découvrir les innovations possibles !

Notre réflexion peut se bâtir autour des nouveaux comportements des étudiants sur la recherche d’informations et le partage avec leurs amis et leurs pairs.

Des universitaires ou enseignants tentent des choses pendant nos temps d’errances… ils prennent des longueurs d’avances sur nous ! Je prends l’exemple extrême de Twitter, mais il est peut-être le plus significatif. Combien d’enseignants universitaires sont dans Twitter ? Combien l’utilisent en cours ? En France, je connais un ou deux enseignants du supérieur qui l’utilisent ! (d’autres doivent exister, mais ils me sont inconnus). La vidéo How to Use Twitter in the Classroom à fait le tour de tous les officionados de l’éducation 2.0 ! Twitter, une salle de classe étendue pourra vous apporter également quelques éclairages.

Un parallèle avec l’entreprise peut-être fait Le paradoxe du web 2.0 au travail: oui pour mes clients, non pour mes employés…, il suffit de remplacer entreprise par enseignant comme dans la phrase : Les entreprises ont peur des nouveaux outils sociaux sur internet ; employé par étudiant ! Édifiant !

En complément

Pour finir cette partie, je vous conseille la lecture du philosophe Bernard Stiegler lors d’un entretien pour la revue Mediadoc : «Les élèves d’aujourd’hui développent ces pratiques, et sont en avance sur leurs professeurs, sur un mode empirique et nécessairement naïf, qualificatif qui n’a rien de péjoratif ici. Le retard du professeur peut devenir un point de repère s’il donne à penser la question du retard et donc le processus qui l’a produit. Mais si ce retard n’est pas pensé, cela devient un décrochage entre le professeur et ses élèves, c’est-à-dire aussi entre deux générations. Il y a donc trois questions à traiter : la formation des enseignants sur l’importance des supports, l’industrialisation des activités informationnelles, la production et le contrôle des métadonnées.»

et plus loin : «Sur les technologies numériques, les jeunes en savent souvent plus que nous, cela fait partie de la structure même de ces technologies, il faut l’accepter et même s’en réjouir. Cela veut dire qu’il faut inventer une nouvelle dialectique au sens de Platon : quand l’élève se pose une question, cela nourrit le maître et le fait réfléchir. La dia-lectique, c’est très participatif : c’est la base même du dia-logue. Le cours doit intégrer cet espace dia-logique. À l’époque où les technologies du web 2 et du collaboratif se développent, il faut en tenir le plus grand compte. Les technologies collaboratives sont des hypomnémata dialogiques. Si j’étais professeur de collège, j’essaierais de créer un réseau social de ma classe, par exemple. Pour cela il faudrait créer des cours spécialisés, mais qu’il faudrait d’abord dispenser aux enseignants eux-mêmes.»

La recherche, également à la traîne

Peut-être ne le savez-vous pas, mais la vie d’un enseignant d’université est divisée en deux : l’enseignement d’un côté, de l’autre, la recherche. Même moi, avec mon statut de PAST (maître de conférence associé), je dois faire de la recherche, c’est-à-dire participer à des conférences et publier ses résultats de recherche. Publier, pas dans mon blog, cela ne compte pas… Publier dans une publication scientifique. C’est ce que nous avons fait l’année dernière. J’ai appris par hasard que la publication avait eu lieu en fin d’année (pour une enquête sur Facebook du début d’année) mais je n’ai toujours pas un exemplaire sous les yeux !

En fait, ces revues scientifiques permettaient à un spécialiste d’un domaine de lire tout ce qui se publie dans sa spécialité. Je vous renvoie à l’article d’Hervé Le Crosnier : Libre-accès aux publications scientifiques repéré sur @-Brest.

Je dis «permettaient » car je ne comprends pas pourquoi ces publications ne sont pas encore mise « obligatoirement » en ligne… Seule explication : le système des revues scientifiques génère des bénéfices considérables actuellement ?

D’ailleurs, c’est à un tel point, qu’après nous avoir fait retirer les informations sur les chiffres de notre enquête dans notre article, on nous a « interdit » de publier les chiffres par exemple sur ce blog !

Quand je dis que l’université Française doit vivre et apprendre avec les médias sociaux, comme vous pouvez vous en apercevoir le chemin risque d’être encore long ! Pourtant, des journées comme celle sur les enjeux de la publication numérique pour la valorisation de la recherche de Grenoble (30 avril 2009) confirme l’importance de cette publication numérique !

J’aurais pu prendre l’exemple des actes des congrès et conférences… souvent payant. On est loin de l’ambiance qui règle lors des séminaires web 2.0 comme lors de la venue de mes amis Canadiens à Lille 🙁

Par extrapolation, d’autres questions méritent réflexion : les travaux des étudiants doivent-ils être mis en ligne ? Si vous connaissez mon blog, vous connaissez ma réponse 😉

Une citation pour terminer

«Je suis fils d’enseignant: j’ai eu la problématique enseignante et la pédagogie à l’école et à la maison, en même temps, y compris la nuit. Je sais qu’un enseignant, pour le meilleur et pour le pire, ne peut rien faire d’autre – c’est sa fonction, c’est sa nature, c’est son but et c’est son « droit » – que de tout transformer en matériel pédagogique. Donc, en tant qu’auteur, je n’y peux rien. Ça me fait plaisir quand c’est intéressant de mon point de vue, ça m’ennuie quand c’est inintéressant de mon point de vue. Je ne demande qu’une chose, c’est que personne ne s’imagine que je fais des livres pédagogiques et que personne ne s’imagine que je suis au service de l’enseignement.»
PONTI (Claude), L’école des lettres, n°4. J’ai découvert cette citation dans le blog vocespaginarum.

Mise à jour le 8 juin : Peut-on ne pas réseauter au doctorat?

IDEMM, du nouveau

Après avoir publié l’information dans Twitter ce midi, j’ai rapidement eu quelques réactions. Je publie donc l’information également dans mon blog, afin de clarifier de suite la situation.

Pour différentes raisons (merci de ne pas me demander lesquelles ;-), j’ai refusé la proposition de co-direction pédagogique du Master 2 IDEMM de l’UFR IDIST. Je pense que parfois il faut être conséquent dans ses choix et la proposition de garder en l’état la co-directions ne me convenait pas. En plus, nul n’est indispensable !

Mon successeur comme responsable pédagogique à ce poste est Agnieszka Tona. Bonne chance à elle 😉

Donc, si vous souhaitez des renseignements sur la formation IDEMM, sur ses orientations, etc., désormais, il faudra vous diriger vers la nouvelle responsable pédagogique 😉 Son adresse mail est dans le site de l’UFR.

Je ne suis plus responsable d’année, mais je continue à donner des cours dans ce master 🙂

Blocage Lille3 (Lille III) : la grève ! #blocageLille3

Une nouvelle page a été créée pour ceux qui souhaitent avoir des informations sur le blocage de Lille  3  et la grève Lille3 d’octobre 2010.

La semaine dernière, un collègue m’avait dit : «Ton bilet va reprendre du service !». J’obtempère au cas où la grève et le blocage ne se terminerait pas ce soir à l’université de Lille3.

Je reprends le texte désormais habituel :
Si vous êtes étudiants de l’université de Lille 3 ou enseignant, vous ne savez peut-être pas que la fac est en grève. L’assemblée générale des étudiants réunie jeudi 12 mars a voté le blocage de l’université pour la journée de grève du 19 mars.

Les étudiants ont annoncé que ce blocage sera sélectif et laissera l’accès aux locaux de l’université aux personnels administratifs et enseignants, aux usagers de la crèche et du Kino…

Comme lors de la grève contre le CPE, celle de novembre 2007, je compte sur vous pour compléter suivant l’évolution par les commentaires. Je ne suis pas en direct à l’université 🙂

Cette année, je mets en place également un sujet Tweeter : #blocageLille3 pour suivre les évolutions en live 🙂

Le propos n’est pas de dire si vous êtes pour ou contre la grève, mais de dire ce qui se passe, savoir si Lille 3 est bloqué ou savoir si le blocage de Lille3 continue.

Mise à jour le 25 mars : l’anti-spam peut bloquer vos messages… Ne soyez pas surpris si votre message n’est pas diffusé immédiatement, c’est certainement que l’Anti spam l’a mis à l’écart. Je contrôle régulièrement si vos messages sont restés coincés. De même, ne vous fiez pas à l’heure de diffusion des commentaires, ils sont à l’heure américaine, mon site étant hébergé outre-atlantique et je sais Jérôme, je n’ai pas encore fait la modif. du code 😉

Après la réunion de la commission permanente et suite à l’examen de la faisabilité technique de l’événement, il est apparu que le Forum Master Doctorat prévu ce vendredi 27 mars ne pourra pas avoir lieu.

Mise à jour le 4 mai : blocage reconduit jusque la semaine prochaine…
« Mise à jour le 11 mai » : « Une AG tenue ce lundi 11 mai a adopté le principe de la non-tenue des examens, à l’exception des épreuves du SEAD.
Pour éviter tous débordements, j’ai décidé que la session d’examens est suspendue – hors SEAD –
Jean-Claude Dupas
président de l’université »

Mise à jour le 18 mai :
Lors de l’Assemblée étudiante réunie ce lundi 18 mai, après-midi, le vote a porté sur la levée du blocage et la tenue des examens, selon le calendrier qu’avait fixé le Conseil d’administration. Voici les résultats : POUR 745 – CONTRE 496.

L’accès aux bâtiments étant assuré, j’appelle l’ensemble des étudiants et des personnels à rétablir au plus vite les liens pédagogiques nécessaires à la préparation des examens et à l’organisation des contrôles continus.

Les contrôles continus prévus cette semaine sont reportés. Les examens terminaux se tiendront selon le calendrier arrêté par le conseil d’administration.

Je demande aux responsables des formations et aux directeurs des composantes de mettre en place, dès demain et en concertation avec leurs collègues, les modalités des dispositifs de soutien et leurs calendriers.

Jean-Claude Dupas,

président de l’université

OBservatoire Technologies de l’Information et de la Communication (OBtic) et autres projets d'années

Pour une fois, je commencerai par l’un des projets d’années des Master Gestion de l’Information et de la Documentation (GIDE) : l’Observatoire des TIC, de l’UFR IDIST de Lille 3.

L’objectif de cet l’Observatoire des Technologies de l’Information et de la Communication est la mise à disposition d’un outil pédagogique présentant les notions-clés et les principales problématiques liées aux systèmes d’information a présidé à. Adressé aux professionnels et aux étudiants, l’Observatoire OBtic a en effet pour ambition de dresser un état de l’art sur les solutions techniques et organisationnelles adaptées aux besoins d’un organisme dans une situation donnée.

OBtic est divisé en cinq parties :

  • Dossier thématique sur les TIC (les dossiers sur le Knowledge Management – KM, la gestion de contenu, la Gestion Electronique de Documents – GED, le travail collaboratif, L’intelligence économique et la veille stratégique sont déjà disponibles)
  • Glossaire TIC
  • Acteurs TIC
  • Événements TIC
  • Ressources TIC

Un regret, l’absence de flux RSS car j’espère que cet observatoire des TIC sera mis à jour. Comme le dit Vedocci, à suivre 😉

Pour le Master Ingénierie Documentaire, Edition et Médiation Multimédia (IDEMM) que vous connaissez bien, orientant aux métiers du web, comme vous le savez cette année ils avaient deux projets d’année. La communication on line du Congrès Net 2007 et l’organisation de la journée Idemmatic sur les contenus web. Vendredi, c’était la soutenance de leurs projets.

Voici leur présentation. Elle correspond bien à l’esprit des objectifs des IDEMM, manque juste le côté Elearning et ergonomie qui n’était pas mis en avant dans leur projet.

Pour ceux qui veulent en savoir un peu plus, leur rapport est également disponible au format pdf.

En cette période d’orientation, de choix… n’hésitez pas à postuler si vous souhaitez rejoindre les Master IDEMM, Gide ou Prisme, les dossiers d’inscription sont disponibles directement au secrétariat de l’UDF IDIST ou par courrier électronique ou par téléphone au 33.3.20.41.66.31

Blocage – Lille3 (Lille III) est en grève ! bis répétita

Mars 2009 : Blocage Lille3 (Lille III) : la grève ! #blocageLille3

Si vous êtes étudiants de l’université de Lille 3 ou enseignant, vous ne savez peut-être pas que la fac est en grève.
L’assemblée générale des étudiants réunie ce mardi 6 novembre a voté le blocage de l’université avec effet immédiat.

Les étudiants ont annoncé que ce blocage sera sélectif et laissera l’accès aux locaux de l’université aux personnels administratifs et enseignants, aux usagers de la crèche et du Kino, aux étudiants préparant les concours nationaux, aux étudiants en master 2 professionnel, aux étudiants du DEFI.

L’assemblée générale a décidé la tenue d’une consultation de tous les étudiants, organisée avec l’administration de l’université, sur présentation de la carte d’étudiant.

Cette consultation aura lieu lundi 12 novembre.

Comme lors de la grève contre le CPE, je compte sur vous pour compléter suivant l’évolution par les commentaires. Je ne suis pas en direct à l’université 🙂

Le propos n’est pas de dire si vous êtes pour ou contre la grève, mais de dire ce qui se passe, savoir si Lille 3 est bloqué ou savoir si le blocage de Lille3 continue.

Mise à jour le 12 novembre : Le blocage est reconduit jusque vendredi inclus.

Mise à jour le 12 novembre : devant le manque de sagesse de certains qui ne peuvent s’empêcher de politiser le débat sur ce blog… qui au passage est également le blog de mon entreprise, je viens de créer un groupe sur Facebook Lille3 – Lille 3 – Lille III où vous pourrez vous exprimer comme vous le désirez et sans censure au sujet du blocage de Lille 3, du déblocage de Lille 3, de la grève à Lille3 et de bien d’autres sujets, j’espère :-).

Mise à jour le 16 novembre : Le prochain vote devrait avoir lieu jeudi 22 (ou mercredi 21). L’université de Lille 3 sera bloquée jusque là.

Mise à jour le 21 novembre : Le prochain vote sera organisé le lundi 26 novembre.

Mise à jour le 23 novembre : le lundi 26 novembre, à l’université de Lille 3 de 13 h à 17 h, vote à bulletin secret sur présentation de la carte d’étudiant 2007-2008 de Lille 3 pour ou contre le blocage de Lille 3

Mise à jour le 26 novembre : A la question « Etes-vous pour la reconduction du blocage comme outil de mobilisation afin d’obtenir l’abrogation de la loi L.R.U.? »
1596 étudiants ont répondu OUI.
1517 étudiants ont répondu NON.
Les conditions de la levée du blocage ne sont pas réunies

« mise à jour le 2 décembre » :
La consultation annoncée, organisée à bulletin secret, a donné le résultat suivant : POUR la reconduite du blocage: 594 CONTRE la reconduite du blocage: 1 052 Blancs ou nuls : 6
L’AG des étudiants a décidé de ne pas reconnaître la mise en place de ce vote. Elle a mis en place un vote parallèle (comptage par portail) dont le résultat a été : POUR la reconduite du blocage: 1 201 CONTRE la reconduite du blocage: 812
Il est très dommageable qu’une procédure de vote incontestable n’ait pas été reconnue par tous. J’appelle l’ensemble de la communauté universitaire à trouver rapidement les conditions permettant de sortir de cette situation de crise et d’aller vers la reprise des enseignements.
Jean-Claude Dupas, président de l’université.

Mise à jour le 4 décembre : Le président DUPAS appelle enseignants et étudiants à être présents dans leurs UFR, demain mercredi 5 décembre. Ils envisageront les conditions de la poursuite et de la validation du semestre.

« mise à jour le 5 décembre » : les cours reprennent normalement demain, jeudi 6 décembre !

« mise à jour le 6 décembre » :

  • la fac est complétement bloquée. Pas de cours
  • Communiqué de Lille 3 : L’AG étudiante annonce qu’elle organisera une consultation lundi 10 décembre.

Mise à jour le 10 décembre : L’Université de LIlle3 restera bloqué jusqu’au lundi 17, date du prochain vote.

« Mise à jour le 13 décembre à 17 h 38 » : Communiqué du président qui demande l’intervention des forces de l’ordre : «J’appelle les personnels et les étudiants à reprendre le cours normal de toutes les activités universitaires.
Dès demain vendredi 14 décembre, et jusqu’aux vacances, les enseignants pourront retrouver leurs étudiants afin de les aider à préparer au mieux les examens

Formation au référencement

Olivier Andrieux annoncait l’ouverture à Mulhouse d’une licence Référenceur et Rédacteur Web (search marketing) aux objectifs qui recoupent en partie ceux du Master Pro Idemm de Lille3 :

  • Analyser l’environnement (marché, entreprise, concurrents…).
  • Optimiser la visibilité des sites pour les moteurs de recherche (Google, Yahoo…).
  • Mesurer l’efficacité d’une action de référencement (retour sur investissement).
  • Rédiger et/ou optimiser du contenu Web.

Grosse différence, mis à part le niveau d’étude, le master produit déjà des référenceurs issus d’une filière « littéraire »… Renaud (l’un des organisateur des apéros référenceurs du nord) peut en parler 🙂 et le référencement n’est pas le seul métier que peuvent exercer les étudiants à la sortie.

Le site Idemmatic décrit cela beaucoup mieux que moi.

Afin de coller encore plus au marché, depuis cette année, une EC est assurée par un référenceur professionnel en M2, et en M1, une approche du référencement est proposée également par des professionnels.

Pour vous rendre compte du travail de référencement et de médiatisation du contenu, leur projet d’année s’y prête à merveille : la communication on-line au sujet du congrès net 2007 Lille Métropole.

Comment écrire les références dans une bibliographie ou webographie

J’avais écris il y a une éternité (en mars 2005) tout sur les références bibliographiques .

Je l’avais complété avec un billet pour citer un document électronique dans une bibliographie

Et voici que la National Library of Medecine propose une manière de citer les blogs, y compris les commentaires d’un billet. (info trouvé chez Olivier).

Désormais, vous devez citer les zed en version francisée comme ceci dans vos webographies 🙂
selon la citation standard d’un blog :
Delcroix E. Les Zed : les z’ed d’Eric Delcroix et les z’ed d’ED Productions, bref, les z’ed blog on the Internet. Lille : Eric Delcroix. c2004-2007 – cité 19 octobre 2007. Disponible depuis : https://les-zed.com/.

et pour une citation de site à l’auteur inconnue :
Oe dans l’eau blog on the Internet. O et E. Lille : Ed Productions. c2007 – cité 19 octobre 2007. Disponible depuis : http://www.oe-dans-leau.com/.

Notez que vous trouverez également des pistes pour citer un courrier électronique, une liste de discussion et des wikis.