J’avais annoncé à certains l’évolution de Ed Productions en SARL dans les prochains jours (c’était prévu pour le 1er avril).
Grosso-modo, c’est un projet que j’avais depuis le mois de septembre de l’an dernier, sur lequel je travaillais régulièrement.
Depuis une grosse semaine, j’avais des doutes… Ils ont été confirmés voici quelques minutes. La personne avec qui je devais m’associer a réfléchi, elle ne le désir plus :-(( Je ne lui en veux pas, je ne suis pas en colère. Je suis juste déçu. Mais d’ailleurs mieux vaut que la séparation s’effectue avant la création qu’après, et je continuerais à travailler avec cette personne qui redevient un simple partenaire et de nouveau un concurent.
Vous ne connaîtrez donc pas la Sarl Ed Productions. Tant pis… Pourtant, le projet me semblait cohérent et complémentaire.
Je suis triste de ce qui représente pour moi un échec… mais les échecs sont faits pour rebondir.
Cela ne m’empêchera pas de mener à bien certains projets que j’avais concernant Ed Productions, mais en restant seul maitre à bord, et toujours sous le statut de profession libéral.
Catégorie : ed productions & ed formations
gag du lundi : trop universitaire !
Cela faisait longtemps que je n’avais pas eu un rendez-vous pour être embauché comme vacataire dans une « école » de multimédia.
Je ne résiste pas au plaisir que j’ai de vous diffuser leur réponse :
Bonjour Mr Delcroix,
Suite à notre entretien du mercredi 07 mars 2007, je vous informe que nous n’avons pas retenu votre candidature en tant que formateur pour le module de rédactionnel web. En effet, votre profil, très intéressant, est cependant trop universitaire et ne correspond pas tout à fait à ce que nous recherchons pour notre formation en Multimédia.
Je vous souhaite une excellente continuation.
Courtoisement,
Signé : la Responsable Filière Multimédia
Cela doit en amuser plus d’un de lire que mon profil est trop universitaire, moi le premier (mais je me trompe peut-être). En tout cas, les personnes à qui j’ai fais lire ce message étaient écroulées de rire…
Allez pour le gag, quelques une de leurs questions :
- votre site est moche, c’est une volonté ? (dit sérieusement, sans moquerie)
- que pensez-vous du web 2 ?
- quels sont les outils que vous allez apporter à nos étudiants pour la rédaction multimédia ? (j’ai hésité à répondre : «un traitement de texte».)
- êtes-vous un intellectuel du web ?
Sur le site moche, je me suis déjà expliqué à maintes reprises… Par contre, pour certains, visiblement le fait de donner son opinion sur l’évolution du web, sur les contenus et le travail sur le web… donne une étiquette : intellectuel :-((. J’avais remarqué pendant cet entretien, la focalisation faite sur mon poste de maître de conférence à temps partiel, et ma fonction de co-responsable d’année du Master Idemm…
Curieusement, je n’avais visiblement pas envie de travailler pour eux… Amandine, mon assistante peut le confirmer. De plus, je n’aime pas ce type d’entretien où les dirigeants de ces écoles (qui vivent des contrats en alternance de leurs étudiants) essaient de « péter plus haut que leur cul », qui tentent de vous prouver pas A plus B que leur école est la meilleure au monde, qu’ils sont uniques, qu’ils existent depuis des lustres (pas de chance dans ce cas, j’ai déjà été en contact pour un éventuel emploi avec eux et à cette époque la formation concernée n’existait pas)… le tout, bien entendu, payé une bouchée de pain (expérience de mon précédent entretien il y a quelques années), vous avez l’honneur de travailler pour nous :-((
Pour l’anecdote, un jour, il y a longtemps, lors d’une réunion dans ce type d’école, j’ai entendu des critiques sur le niveau des étudiants de Sup Info Com… Petit problème, le niveau des étudiants de cette école n’arrivait pas à la cheville de ceux critiqués…
Je suis toujours triste de telles situations… Pas pour moi… Non, pour les pauvres étudiants à qui l’on fait croire qu’ils seront les meilleurs, que leur établissement est une école de génie… alors que ce ne sont que des boites à fric. De plus, les universités sont également un moyen comme un autre pour devenir webmaster ou travailler sur le web.
une affaire de spécialistes web
À plusieurs occasions, j’ai déjà mentionné Rézoting ou les résoteurs 🙂
- qu’est ce que la blogosphère et Rezoting ?
- déçu par le social networking
- le mirage des blogs
- une image, deux images…
- TPE ou indépendants, de quoi avez-vous besoin ?
- du langage SMS dans les blogs pro sur motsandco
- les blogs sont morts, vive les blogs
- les formateurs parlent aux formateurs
Avec le fil du temps les contacts se sont noués… Régulièrement, les échanges au sein du groupe de discussions ont lieu mais également au niveau du travail… Ah, tu es spécialisé dans tel domaine, ben justement j’ai une demande. Tu peux faire. Amusant, lorsque l’on sait que certains sont concurrents entre eux (je ne citerai pas de nom mais…). Tout se passe bien dans le meilleur des mondes. Bref, du réseau social qui n’en porte pas le nom, du web 2.0 bien avant l’heure puisque créé en 2003.
La présentation en page d’accueil du groupe est toujours d’actualité même s’il semble que l’on pourrait changer le terme d’indépendant par celui de TPE (Très Petites Entreprises). Voici cette présentation :
Rezoting est un projet de regroupement d’indépendants ayant envie/besoin de partager leurs idées, leurs outils, leurs envies.
L’idée est de permettre à chacun des indépendants membre de cette communauté de garder ses clients et compétences mais de pouvoir offrir de nouveaux services à ses prospects en travaillant en réseau avec d’autres free-lances.
L’inscription à cette communauté est libre mais n’oubliez pas que tout le monde a à y gagner si chaque membre joue le jeu et partage ses expériences, répond aux questions des autres, en pose qui n’ont pas déjà été abordées, fait avancer les projets communs..
Bref, un groupe de discussion comme un autre vous dites vous. Oui dans un sens. Toutefois, après quatre année de vie commune, quelques uns d’entre eux s’associent sans s’associer… et deviennent partenaires les uns des autres officiellement. Si la prose des blogs de cette collégialité orienté « web » vous intéresse (Stratégie éditoriale webdesign, formation, elearning, sécurité, développement, graphisme, PAO, rédaction et traduction… la palette est large), il existe même un fil Rss auquel il est possible de souscrire. La plupart de leurs blogs y sont présents.
Ah oui, vous trouverez également les zed dans ce fil… Ce blog appartient à ce regroupement… Je vous avais annoncé qu’il y aurait pas mal de changements cette année, mais celui là n’était pas prévu… Cherchez bien, vous trouverez facilement les bandeaux. Vous pouvez d’ailleurs y chercher l’intrus. Mais là, c’est le 1er avril que vous aurez la réponse au pourquoi 🙂
travailler autrement dans les TPE : travail collaboratif ou le travail en web 2.0 ?
Depuis le mois de septembre, nous mettons en place une nouvelle structure. Du travail en quasi solitaire (indépendant pur et dur), la structure d’Ed Productions passera prochainement en SARL avec trois personnes dans les bureaux (ou à la direction), une centaine de formateurs qui gravitent autour de nous, etc. Cette évolution est l’occasion de mettre en place des procédures diverses et variées où nous tentons d’utiliser au mieux les possibilités offertes par les NTIC.
En parallèle, suite à un billet de Sylvie, j’avais demandé le Petit précis de l’efficacité collective – Travailler autrement. Ce livre blanc (bleu en réalité) de 130 pages rassemble des analyses, témoignages et réflexions sur l’efficacité du travail collaboratif… Le travail web 2.0 en fait 😉
Vous pourrez recevoir gratuitement cet ouvrage (je sais, c’est Microsoft qui est derrière, mais… après tout pourquoi pas, ne soyons pas sectaires).
Le débat proposé sur le blog EC 2006 (efficacité collective 2006) a semblé tourner court. Aucune mise à jour depuis la parution du livre et peu de commentaires dans les derniers billets… Dommage. Les limites du social promis sont-elles atteintes ?
Une lecture du livre en parallèle avec les mises en place d’outils dans notre TPE (Très Petite Entreprise) me semblait intéressante. Une TPE a-t-elle besoin ou non d’utiliser ce modèle de travail ? Première remarque, notre structure est éclatée. Même si nous avons un siège social comme toute entreprise, la gestion et l’organisation n’ont rien de traditionnel.
Plantons le décor. Les fondateurs de la SARL sont deux solos pur jus, qui veulent garder leur indépendance, aux méthodes de vente similaires (nous vendons nos prestations tous les deux seulement à l’aide d’internet). Qui plus est, nous sommes deux spécialistes du web (plutôt orienté avec la vision d’une agence de publicité pour l’un, plutôt orienté marketing pour l’autre, et une volonté de veille et de KM commune). Enfin, autonome, nous souhaitons le rester, ne serait ce que par nos lieux de résidence éloigné l’un de l’autre et par le choix de notre structure mobilière. Nous sommes de véritable «enfants» du monde du travail de l’internet, professionnels de l’information (sans le savoir notre assistante et nos formateurs sont également des pros de l’info car ils nous remontent tous des informations :-)))
Les questions rapidement évoquées pour notre organisation étaient : «quelle forme d’organisation» allions-nous prendre ? Un élément important dans cette décision était la confiance que nous nous accordions les uns aux autres, car le partage de l’information et le partage de connaissances n’est pas si simple… Nous devons passer d’un schéma : je cherche et garde l’information pour moi à je cherche et diffuse l’information à tous…
Personnellement, je connaissais le problème suite à des audits réalisés dans différentes organisations. L’une des constance a toujours été la multiplication des bases de données sur des sujets identiques et les querelles qui consistaient à dire : «je ne veux pas qu’untel sache qui je contacte, etc.» En corollaire, les bases de données aux informations identiques se multipliaient dans l’entreprise et aucune base commune, complète n’existaient.
Cela ne m’empêche pas d’avoir un mal fou à me séparer de mon système de gestion d’agenda actuel pour le basculer sur un agenda collaboratif… et je me trouve une tonne d’excuses pour ne pas m’en séparer complètement. Comportement stupide mais humain… Quelle information doit rester privée, quelle information est publique ? Jusque-là je pouvais allégrement marier les deux, car certains rendez-vous correspondaient aux deux… C’est la même chose avec le carnet d’adresse… La culture du collaboratif n’est pas innée. Loin de là.
Pourtant, dans le monde actuel, une adaptation permanente et continue de chacun est nécessaire. Déjà, les technologies évoluent chaque jour, de manière rapide et parfois de façon radicalement différentes. Ceci nous oblige à trouver des solutions souples d’adéquation entre technologie et organisation de l’entreprise. Par exemple, nous voulons garder la souplesse, la réactivité des indépendants (structure d’une personne) au sein de la SARL (structure de plusieurs personnes)…
Pour nous, le travail collaboratif efficace doit être un avantage concurrentiel en termes de vitesse, d’innovation… Mais pour cela nous devons penser le management autrement, bien loin des structures en pyramides ou autres apprises à l’école… Les modèles restent d’ailleurs à inventer. Mais d’ailleurs y aura-t-il un modèle ou des modèles tel qu’on nous l’enseigne encore aujourd’hui ? Les usages de ces outils de collaboration n’en sont qu’à leur balbutiement, même si, lorsque je travaillais pour le journal Icônes à la fin des années 80, je me rappelle avoir été attiré par le logiciel CAT, prémisse du collaboratif au niveau commercial (un CRM avant l’heure 🙂
La mise en place d’un système collaboratif doit résulter d’une réflexion globale sur les objectifs à atteindre. La tentation est forte de supprimer les anciennes méthodes et les anciens outils. Est ce raisonnable ? faut-il le faire ? Je ne le pense pas. C’est cette alliance entre ce passé récent et les nouveaux outils et méthodes qui doit être optimisé.
Après tout, si les outils n’existent pas, il n’y a pas de méthode.Donc, ne laissons pas les outils NTIC prendre le pouvoir. C’est nous qui devons décider de ce que nous apporte l’outil et non l’outil qui doit nous imposer une façon de voir. De plus, les possibilités des outils collaboratifs proposés sont tellement riches que constamment nous devons penser à mesurer l’évolution de leurs usages dans la qualité de notre travail.
L’utilisation du mail est un bon exemple… Combien sont débordés par la gestion de leur courrier électronique ? Passer moins de temps à lire ses emails, Email consideration. Là encore après l’appropriation de nouveaux usages sont à créer, voir même à disparaître : Et si l’e-mail disparaissait ?. J’avais l’impression qu’Adrien Ferro avait également mis un billet à ce sujet mais je ne le retrouve pas 🙁
Le choix de mentionner l’usage du courrier électronique n’est pas anodin.La collaboration est souvent réduite à l’email et l’usage des autres outils est quasi nul, surtout pour l’organisation des réunions, parmi les personnes qui ont répondu à l’enquête d’EC 2006…
Mais revenons à notre situation. Nous n’avons pas eu le problème que doivent rencontrer les structures existantes et qui veulent évoluer : la mise en place d’un processus pour les applications informatiques plaquées sur des processus fonctionnels existants. Chez nous, le terrain était quasiment vierge. Si nous devions faire l’analyse de l’existant, il était pour ainsi dire presque nul. Bien que, chacun de son côté, nous eussions nos propres outils et nos propres démarches.
Le choix des outils de NTIC ou de coopération est lié à notre niveau dans la configuration de ces outils (nous avons abandonné certains outils qui nous semblaient intéressants car nous n’avons même pas su les installer) et des ressources dont nous avons les capacités à mettre en oeuvre (au niveau matériel notamment, d’autant plus que nous travaillons tous sur Macintosh).
Nous réalisons l’ensemble des installations, la maintenance, la gestion de ces outils… en prenant notre temps. Un nouveau module est ajouté si nous avons suffisamment exploré les possibilités des modules précédents. Ce sont pour la plupart des outils libres ou/et gratuits que nous paramétrons pour notre usage car aucune solution ne semble prévue pour les TPE dans ces domaines !
Autres critères pris en compte dans nos décisions : l’outil doit permettre de travailler facilement avec nos partenaires et/ou nos clients en tenant compte de l’arrivée des systèmes nomades. Enfin, l’ergonomie est également l’un des éléments du choix (peu de ces outils sont réellement ergonomiques et ils sont pour certains d’entre eux d’une lenteur, mais d’une lenteur…) ainsi que la préservation voir le développement des relations humaines. Nous sommes d’autant plus attachés à ce dernier point qu’un freelance travaille seul et a appris à se créer un réseau autour de lui : sa bulle de «connaissances humaines». De plus, par différentes expériences (blog en nord, la liste de discussion des étudiants…), nous connaissons le potentiel de ces outils pour des relations humaines, sociales…
Parmi les outils que nous souhaitons mettre en place, on trouve des outils de messageries interne, des portails, des blogs, de cartographie sémantique, de gestion de tâches, d’emplois du temps et de carnet d’adresses partagés, de gestion, de gestion de documentations (sans aller jusqu’à la numérisation de tous les documents, des infos, des données), de gestion de liens, de gestion de fils RSS, de gestions de projets, de gestion de clientèles, de base de connaissances… tel que l’on peut les trouver en partie dans egroupware, Mindmanager, SugarCRM, de Joomla ou Drupal, de WordPress ou Dotclear, et d’applications de gestion plus classique que nous avons développé et mis en ligne… Il est, bien entendu, que nous n’oublions pas les bonnes vieilles technologies comme le courrier électronique, le téléphone, le papier et le stylo, y compris les rencontres physiques formelles et informelles.
Allez, histoire de râler comme à l’accoutumer, j’ai deux reproches à formuler à ce Petit précis de l’efficacité collective. Dans la classification peu enthousiaste, on trouve comme critère : «jamais d’utilisation de la messagerie instantanée ou de chat» et dans la classe des meilleurs, les motivés et bien impliqués : «utilisateurs en permanence de réseaux sociaux». Difficile pour moi de respecter cette classification. Ne jamais utiliser de messagerie instantanée n’est pas une preuve de non-travail collaboratif. J’appartiens à ceux qui refusent l’emploie du téléphone portable et du chat pour une seule et même raison, nous (dans le sens de la population des personnes qui travaillent) n’avons pas encore compris la différence entre urgence, prioritaire et standard… Avez-vous déjà remarqué comme les personnes vous demandent tout, tout de suite… Pardon, pour hier ? Ne me dite pas que c’est le monde qui s’accélère qui veut cela… je n’en crois rien !
L’autre aspect du livre blanc qui me procure quelques soucis concerne la description du futur diplômé qui pratique et s’est approprié : «le téléphone portable, l’ordinateur portable équipé de wifi, qui possède un blog, qui a collaboré à des wiki, qui reçoit ces relevés par SMS, qui téléphone via skype, qui chat»… J’arrête là. Oui, bien sur qu’ils possèdent le matériel, qu’ils pratiquent certaines de ces activités (certaines, car ils ne savent pas tous ce qu’est un wiki par exemple ; alors de là à savoir collaborer la marge est grande).
Je relativiserai beaucoup ces propos et je suis beaucoup moins optimiste que cette version utopique de la chose. D’ailleurs je me méfie beaucoup des discours que l’on entend dans les écoles : vous êtes les meilleurs (dans toutes les écoles que j’ai fréquentées et dans celle de mes amis, nous avons entendu cette phrase), vous imposerez (désolé, vous m’n’imposerez rien du tout. Tout au plus vous suggérerez dans le meilleur des cas).
Pour la plupart des jeunes que je connais, le blog c’est pour des pages persos. Les entreprises n’en font pas 🙂 Donc pourquoi voudraient-ils créer un blog en entreprise et pourquoi y participeraient-ils ? Le chat est réservé à des discussions entre amis, voir à la drague… Comment peut-on utiliser un outil de drague dans l’entreprise ? Que dire de la recherche d’informations ?
Pour pratiquer la gestion de projet de manière collaborative avec les étudiants depuis plusieurs années, je peux vous dire que ce n’est pas gagné d’avance… Que d’efforts même à déployer pour essayer de faire adopter un CMS ! Que d’efforts pour leur faire dire «ah oui, on pourrait prévoir une zone collaborative dans le site» ! Que d’efforts pour qu’ils essaient de garder un blog actif !
Ah oui, pour la petite histoire, j’ai téléchargé (pdf – 781 ko – 19 p.) et tenté de remplir (36 questions) le questionnaire de base (30 à 40 minutes prévues) mais le pdf n’est pas interactif et n’espérez pas obtenir une synthèse immédiate de vos réponses sous forme d’un profil graphique (sic), cela n’est plus possible… Le collaboratif dans la circonstance a une durée de vie inférieure à un an 🙁
Pour compléter mes propos, certains seront peut-être curieux de savoir comment d’autres réagissent :
- des notes de lecture de l’ouvrage
- interview de Richard Collin à l’origine du projet
- L’homme, ce désir en marche: Des mots simples…pour réconcilier désir personnel et efficacité
- Entrepreneur de la connaissance (tendance 014) – Jean-Luc Raymond
Le courrier n'est plus libre
Jusque là, vous étiez habitués, d’ailleurs nous en sommes responsables, à pouvoir mettre le terme que vous souhaitiez avant l’arobase pour nous écrire.
Seulement, les problèmes de spam étant ce qu’ils sont, désormais nous coupons sur nos serveurs la possibilité de nous écrire avec cette facilité. Donc, plus de toto@ed-productions.com, tata@ed-productions.com… et surtout évitez les erreurs de saisie 🙁 car nous ne récupérons plus ces mails…
Pourquoi pouvions nous gérer toute ces adresses ? Chez OVH, un compte mail postmaster@domaine.ext est automatiquement créé… Chez Dreamhost, la possibilité existe également. Nous l’avons mise en place sur certains comptes que nous possédons… et nous avons observé ce qui se passait… environ 300 mails de spam par jour arrivaient sur la seule adresse ed productions. Et combien de mails envoyé depuis cette adresse par les spammers ?
Désormais, impossible de nous écrire hormis aux adresses « standards »… Merci de votre compréhension, et si vous possédiez une adresse un peu originale pour nous contacter, utilisez plutôt ed@ed-productions.com, celle là est enregistrée.
Petit rappel au passage, vous pouvez profiter d’une substantielle réduction en passant par cette adresse et en indiquant comme code de promotion ED330131 pour choisir un hébergement chez Dreamhost.
Le coût des formations
Alors que je lisais mon courrier en retard, un message attire mon attention par son titre : «Il faut baisser le prix des formations».
Je ne résiste pas… Je lis le contenu du mail. Le voici :
Les demandes de formation croissent, les budgets des entreprises n’augmentent pas
En ce début d’année les DRH voient le nombre de demandes de DIF croître alors que leur budget formation n’augmente pas. Cette tension sur les entreprises va induire une refonte en profondeur du marché de la formation : Alors que de nombreuses entreprises dépassent les contributions obligatoires pour le développement de la formation, elles arrivent tout juste à réaliser leur plan de formation. Avant la création du DIF, les plans de formation représentaient 200 millions d’heures stagiaires pour 9 milliards d’euros de dépenses. En théorie le DIF est susceptible de générer 320 millions d’heures de formation supplémentaires chaque année. Il n’est pas cependant imaginable que les entreprises voient leur budget augmenter de 14,4 milliards d’euro pour faire face à ces nouvelles dépenses.
Un lien m’invite à lire la suite sur le blog de savoirs pour tous où se trouve le billet de Bruno Fajnzilberg, directeur de Savoirs pour tous. Donc, jusque là vous avez compris, c’est la faute au DIF.
À la lecture de la suite, je ne peux qu’approuver la constatation que subsiste et se développe de nombreux organismes peu performants qui n’ont jamais investi dans l’amélioration de la qualité du service et la productivité.
C’est l’une des raisons principale du passage de mon activité de vacataire en centre de formations. Les centres qui font de tout n’importe comment, dans le seul but de vendre sont en effet légion. Par contre, ce qui me dérange d’avantage, ce sont les explications qui suivent : avec force catalogues, locations de salles, polycopiés et intervenants vacataires… Bruno Fajnzilberg parle des leaders du marché en ces termes.
Pourtant, nous pratiquons dans le cadre d’Ed Productions : la location de salles et les intervenants vacataires (pas les polycopiés). Nous avons en effet choisi ce modèle économique allié à Internet. Nous ne vendons que par ce biais. Est-il idiot ? Sommes nous un mauvais centre pour autant ? Comment sans vacation pouvons nous faire intervenir des personnes qui possèdent une double compétence : production et formation (nos formateurs), afin qu’ils soient confrontés aux problèmes réels rencontrés par le stagiaire ?
Pour ce qui est des catalogues, certains clients ralent car justement plus personne quasiment n’en délivre. Devons nous répondre à la demande du client ? Nous sommes avant tout des entreprises sur un marché concurentiel… et nous avons notre libre arbitre pour choisir ce qui semble être la meilleure démarche commerciale possible. Cela ne me gène nullement que des centres de formation possédent de gros catalogue si elles expliquent ou peuvent adapter le contenu des formations types aux différents clients. Dans notre proposition, si c’est un programme standard qui est proposé, il est toujours indiqué que ces programmes sont des cours standards qui peuvent être aménagés lors des formations intra.
La phrase suivante est contradictoire. Si l’on ne veut pas que les frais de déplacement, d’hébergement et de restauration représentent jusqu’à 40% des dépenses de formation, nous devons trouver des formateurs sur les différentes régions où nous intervenons. Donc, nous devons utiliser des vacataires. Sinon, cela reviendrait à dire que nous n’avons le droit de former seulement dans notre région 🙂
Oups, à la lecture de la fin de son article, il parlait du déplacement des stagiaires. Excusez moi, cela ne m’était même pas venu à l’esprit. Chez Ed Productions, c’est le formateur qui se déplace, y compris en outre-mer parfois.
Même si je suis d’accord, je ne comprends pas ce que viennent faire les remarques concernant les 3 jours au lieu des deux suffisants (pour notre part, nous essayons d’adapter la durée en général à la demande), ni le travail administratif nécessaire à l’organisation des formations.
Enfin, l’article se termine par les propositions d’amélioration de M. Fajnzilberg, auxquelles je n’adhère pas.
Les portfolio n’empêcheront pas de réaliser seulement la partie de formation qui est soit disant nécessaire. Comment devons nous réagir à une personne qui aura appris sur le terrain tel ou tel aspect de la formation ?
Prenons un exemple concret, nombreuses sont les personnes qui souhaite une formation Photoshop mais qui ont, selon leurs propres termes « bidouillés » au préalable sur l’outil ? Que veut dire nécessaire ? Je me rappelle que dans un passé pas si lointain, une formation d’initiation à Word ou Excel durait quatre jours… Maintenant qui pratique encore cette durée qui était pourtant nécessaire pour de l’initiation correcte ?
Qu’appelle-t-on initiation ? deux jours de formation à Photoshop ? Pour info, une agence de lille a suivi vingt et un jours de formation sur ce même produit. D’accord, ce n’était pas de l’initiation. Mais, pourquoi la formation Photoshop est passé de quatre jours dans les années 90 à deux jours dans les années 2000 ? Simplement, parce que les centres de formations « qui ne pensent qu’à l’argent, aux marges, etc. » (et avec eux les services de formation des entreprises qui voyait la réduction de la durée de la formation d’un bon oeil, car moins chère), les centres ont pensé « Marketing »… Si je vends deux jours. Je sais que c’est insuffisant pour une initiation sur ce produit. Mais, ce n’est pas grave. Nous avons l’arme secrète : le perfectionnement… De plus, certains ont poussé le vice jusqu’à organiser des initiations en inter, et les perfectionnements en intra… Seul petit problème. Nombreux sont les salariés dans ce type de situation qui disent : «j’ai déjà eu du mal à obtenir les deux jours, alors vous pensez bien un perfectionnement, je ne l’aurais jamais». Que l’on ne me dise pas que je force à la vente :-)) nombreux sont ceux étonné que notre formation Dreamweaver se déroule en deux jours.
Autre élément de réflexion : les formations inter-entreprises. Je reprend mon exemple de Photoshop. Comment peut-on dans une inter entreprise donner la même formation à des personnes qui travaillent sur le Web et à celles qui travaillent en prépresse ?
J’ai déjà réagi à la proposition sur les formations proche de chez le client. Notez que Bruno Fajnzilberg ne propose pas la solution de la formations sur site client. C’est celle que nous préférons car nous pouvons plus facilement travailler sur les documents finaux, le matériel… de nos stagiaires et notre politique de prix va dans ce sens : nous sommes moins cher chez le client qu’en centre. Ceci est lié à notre choix de modèle économique 🙂
Ouvrir l’accès à la formation aux heures et jours qui conviennent à l’entreprise me semble ambigu. Je préfère notre formule, que pratique à mon sens de nombreux centres : les dates sont définies d’un commun accord entre vos disponibilités, celles de nos formateurs et éventuellement notre salle de formation.
Arrêtons de donner l’illusion, comme de plus en plus d’entreprise le pense, que nous pouvons organiser, des formations de tout type, à l’heure… De plus en plus souvent, nous avons des demandes dans ce sens : demi-journée (que fait le formateur l’autre demi-journée), ou même, on nous demande parfois d’éclater la formation en 7 séances de 2 h, à prendre du jour au lendemain… pour information, comme beaucoup de centre, nos tarifs sont plus élevé lors des demi-journées de formations (environ 75 % du prix de la journée), donc l’effet escompter de réduire le coût tombe à l’eau.
Pour la proposition, homogénéiser les processus pédagogiques, les contenus et la formation des formateurs pour assurer la constance de la qualité tout en réalisant des économies d’échelle pourriez vous m’expliquer Monsieur le directeur car je ne la comprends pas… C’est vrai que je dois avoir un frein à ce sujet, car je suis opposé à la formation des formateurs…
Je ne sais pas si c’est le chèque formation pour le DIF qui résoudrait le problème. Un autre aspect de la question concernant ce DIF est que la recherche est bien souvent effectuée par la personne qui souhaite ce DIF, et je proposerais que ces personnes reçoivent une formation qui leur explique les subtilités de l’organisation des centres de formation… et qu’il ne sert à rien pour un DIF de 60 h de faire des demandes qui représentent 150 h incompressible de formation. J’ai encore eu le cas ces derniers jours.
Par contre, un grand regret… Pas une seule ligne sur le elearning 🙁
De plus, comme le fait fort justement remarquer Etienne Roger d’Exogene, bruno Fajnzilberg semble incriminer les centres de formation. Mais dans un premier temps ces formations devrait être considérées comme un investissement dans l’avenir pour les entreprises.
D’autres problèmes liés à ces coûts de formation proviennent peut-être aussi de certaines entreprises qui préfèrent utiliser des grands noms de la formation (pour qu’elle raison ?) plutôt que des « petits » centres. Par exemple, un jour on m’a demandé quelle était la différence de formation entre mon tarif de 4 à 5 000 F (excusez moi, c’est l’époque qui voulait cela) la journée et celle d’autres centres qui proposaient la même formation à 10 – 12 000 F par jour. J’ai eu beau expliquer à mon interlocuteur que c’était la même formation (j’ai déjà travailler pour le centre cité), son choix se porta sur les formations au prix plus élevé.
Je n’aborde même pas la notion de copinage, de réseaux… dans le choix du prestataire. Pour autant, la solution de l’appel d’offre n’est pas la meilleure non plus si l’on souhaite adapter la formation réellement au besoin du (des) stagiaires. Pourtant le prix aura baissé.
Ce qui m’inquiète également avec le titre provocateur du billet, c’est l’ouverture aux centres « qui ne pense qu’à l’argent » de faire chuter encore un peu plus les coûts des sous-traitants… Bientôt la sous-traitance en formation va devenir un véritable esclavagisme moderne…
Je ne crois pas M. Fajnzilberg que vos propositions soient les meilleures pour le libre accès au savoir et à la connaissance pour tous… Mieux vaudrait se pencher sur le cas des personnes hors entreprises : le particulier par exemple, car aucune structure n’existe pour eux ; de même, pour les personnes du 3e âge dans le domaine de l’informatique, et regarder du côté des stages « officiels » qui propose des prix bas (nous refusons les tarifs proposés) qui sont d’un tarif si bas qu’une formation normalement de 4 jours occupent 15 jours sinon un mois dans ces structures, etc.
encore de nouvelles formations dans la création de sites
Régulièrement, nous adaptons nos formations à vos demandes…
Parfois, certaines de ces demandes correspondent à une recherche récurente, aussi nous mettons en place régulièrement de nouvelles formation, « prêtes » à l’emploi.
Voici la dernière, formation site internet par la pratique
Nous avions établi les programmes de formation pour la création de sites, notammment pour la formation concevoir des sites et formation créer un site internet en plus des traditionnels formation Dreamweaver, formation Nvu, formations Flash, etc. Mais, entre ces deux formations l’une thérorique et l’autres outil, une formation intermédiaire mélange des deux précédentes manquait : la formation site par la pratique qui vous permet de découvrir les possibilités de sites (quel type de sites vous allez mettre en place et une approche aux différents outils de création de sites web). Notez qu’une formation du même type existe pour les CMS : formation à la création de site par un CMS qui permet de choisir au préalable votre CMS ce qui permet d’affiner la formation.
Décliné sous 2 jours, la formation choisir son site permet également de définir le type de site internet dont vous aurez besoin et ainsi de déterminer le type de formations complémentaires qui vous seraient utiles : formation CMS, formation SPIP, formation Joomla, formation Drupal, formation blog, formation WordPress, formation Dotclear, formation dreamweaver, formation Php-MySQL, formation accessibilité, etc.
Parmi les dernières formations misent en place, vous trouverez également les formations à l’acquisition d’images, une formation à la chaîne graphique, une formation pour communiquer encore mieux par internet, la formation au graphisme prépesse et web, une formation à l’image numérique, la formation à la maintenance de 1er niveau mac OS X, une formation de secrétariat de rédaction (code typographique)
Par ci, par là… ou des conférences à la formation pour les TPE et PME
Comme je l’indiquais dans le précédent billet sur la table ronde sur l’écriture multimédia, je me suis en quelque sorte auto-proclamé intervenant 😉
Mais, par contre, ce samedi 20, vers 16 h, je suis invité à intervenir à la journée du blog de Marquette lez Lille. J’interviendrais pour un « atelier » sur les blogs et l’entreprise (tiens, cela me rappelle quelque chose 🙂
Le prestigieux centre pour le e-Learning et l’innovation pédagogique de la CCI de Paris : le Préau, par l’intermédiaire d’Anne-Marie Husson m’avait inviter à participer à leur prochain jeudi du Préau le 25 janvier 2007 de 17h à 19h sur le thème des TIC et la formation dans les TPE. Malheureusement, je ne pourrais me libérer… Dommage… je pense que j’aurais pu dire tout haut l’inadaptation de l’offre de formation en général vis à vis des TPE et PME, sans parler des actions gouvernementales mise en place à l’intention des TPE et PME 🙁
Dans le cadre de nos formations, nous tentons d’adapter nos formations aux TPE et PME car nous sommes nous même une TPE 🙂
D’ailleurs, vous avez pu voir apparaître le label centre de compétence TPE et le label Conseiller Informatique et Télécoms. (plus d’infos sur le site Passeport pour l’économie numérique)
Nous sommes centre de compétences TPE
Le centre de compétences TPE fournit une prestation de conseil et d’assistance, de vente, d’installation, de mise en service, de paramétrage, de maintenance et d’évolution des équipements et systèmes informatiques et télécoms et réseaux de la TPE et dans ce cadre veille plus particulièrement à :
- Aider la TPE à identifier les « bons » outils en fonction des spécificités de son organisation et de ses activités ;
- Transformer l’informatique comme un véritable levier de performance ;
- Garantir une éthique, un référentiel de services et de solutions spécifiques à cette cible (coût des prestations, qualité des intervenants…) ;
- L’aider à maîtriser ses coûts et ses investissements ;
- Assurer la montée en compétence de ses utilisateurs
Nous sommes Conseiller Informatique et Télécoms
Le conseiller informatique et Télécoms fournit une prestation de conseil et d’assistance à la TPE, et dans ce cadre veille plus particulièrement à :
- Aider la TPE à disposer des « bons » outils ;
- Transformer l’informatique et les Télécoms en un véritable levier de performance ;
- Garantir une éthique, un référentiel de services et de solutions spécifiques à cette cible (coût des prestations, qualité des intervenants…) ;
- L’aider à maîtriser ses coûts et ses investissements ;
- Assurer la montée en compétence de ses utilisateurs ;
- « Éduquer » sur l’apport et le rôle d’un Référent informatique et Télécoms (une dimension qui dépasse la simple prestation de dépannage).
Il doit en conséquence savoir assurer directement les services et être en mesure d’identifier et de proposer les bons intervenants pour offrir les services tels que définis dans le tableau figurant dans le document « services proposés par les conseillers I&T ».
un contrôle fiscal
Comme je suis seul à diriger Ed Productions et que depuis l’origine de la création de l’entreprise je fais la comptabilité, il est arrivé ce qui devait arriver… Je n’ai pas rendu mes déclarations d’impôts en temps et en heure (on peut même dire que j’avais beaucoup de retard) ce qui entre autres avec l’explosion du chiffre d’affaires ces dernières années a déclenché un contrôle fiscal.
L’une des difficulté lorsque l’on est en profession libérale, c’est-à-dire seul au point de départ, est de savoir déléguer certaines tâches à d’autres. Depuis 3 ans, je sentais qu’il devenait difficile d’assurer le suivi comptable d’Ed Productions, d’autant plus qu’étant données que je dépasse un certain montant de chiffre d’affaires et que la formation n’est pas la seule activité d’Ed Productions, je dois tenir une comptabilité débit-crédit que je dois convertir en dépense-recette dans le cadre de la déclaration 2035. Donc, pour ceux qui seraient dans la même situation que celle que j’ai connue ces dernières années… Restez attentifs à ne pas vous laisser envahir par vos activités… L’une des difficultés d’être indépendant : savoir à la fois s’occuper de l’administratif (dont les conventions de formation dans mon cas), de l’encaissement des factures, de la comptabilité et de la gestion de la structure, de la publicité et de la communication, de la vente, du marketing et continuer à travailler, se former, recruter…
Je ne me plains pas. C’est un choix que j’ai effectué depuis longtemps et qui me convient. Je n’ai jamais été parmi ceux qui dès que la possibilité se présente fonce dans cette direction. L’âge peut-être, ou les échecs passés, m’ont appris à prendre du recul. L’embauche de la secrétaire en septembre correspond à cette démarche… Cela faisait deux ans environ que j’y songeais. Mais dans un premier temps, il m’était impossible, déontologiquement parlant de passer à l’acte : utiliser les services d’un salarié. Le principal frein : est ce que je n’emploierais pas une personne que je devrais licencier deux ou trois mois plus tard ?
Il en est de même pour la décision de prendre ou non un comptable. En même temps que la décision de prendre une assistante (secrétaire), j’avais pris la décision de choisir un comptable… En décembre, nous avons sélectionné quelques comptables et notre choix est entrain de se finaliser. Vous verrez rapidement que d’autres décisions et d’autres orientations pour Ed Productions ont été prises ce qui explique en partie mon absence sur le réseau et sur les blogs. 2007, l’année des bouleversements pour Ed Productions.
Mais revenons au contrôle fiscal. Lorsque j’ai reçu la notification, je n’en menais pas large. Vous vous dites quoi vous lorsque l’expression contrôle fiscal est évoqué ? Si cela vous arrive, vous pensez : « est ce que j’ai correctement établi mes bilans…« , « qu’est ce qu’ils peuvent me reprocher« , etc. et là, très rapidement vous entendez remonter à votre mémoire toutes les histoires que vous avez pu entendre au sujet de l’administration concernée. Cherchez bien, toutes sont négatives. Pour mon cas, je ne connais personne dans mon entourage qui m’a dit avoir eut une vérification sans souci. D’ailleurs, pendant le contrôle, lorsque j’informais les personnes de cette situation, certaines me plaignaient ! Si vous jetez également un oeil sur internet, ce genre de site n’est pas fait pour vous rassurer.
La pression au fil des jours montait et je cherchais la position que je devais prendre vis-à-vis du contrôleur. Au fil des jours, je me forgeais une idée : les agents du fisc sont des hommes comme vous et moi, ni pire, ni meilleurs. Ils font juste leur travail (c’était la réponse que je me donnais à ceux qui m’avaient dit qu’ils étaient commissionnés sur le montant des redressements. Tiens, d’ailleurs j’ai oublié de poser la question à « mon contrôleur ».) Bien sûr, c’est un travail qui doit être également ingrat. La situation de fait est conflictuelle. Qui d’entre nous aime « donner » de l’argent et c’est bien le risque qui existe en final.
C’est sur cette base que j’ai reçu vers la mi-décembre le contrôleur. Enfin, des contrôleurs, car ils étaient deux. Un « vieux briscard » et un « jeune débutant » qui était là pour apprendre le métier. Dès le premier jour, j’ai trouvé que le contact était bien passé. J’avais pris également la décision de jouer franc-jeu. Pas de langue de bois. Pourquoi faire ? Elle est inutile, non ? Je me rappelle qu’à la fin de leur premier passage, j’ai hésité à leur proposer de boire quelque chose… C’est vrai que le rapport avec les contrôleurs n’est pas évident aux premiers contacts. Nous devons nous situer les uns par rapport aux autres. Par la suite, je les recevais un peu comme si je recevais le comptable.
Justement, les comptables. Puisque je les recevais alors que le contrôle avait débuté, je leur ai évidemment annoncé. Leur réaction était amusante à étudier entre celui qui corroborait mon analyse, celui qui c’est empressé de me demander le nom du contrôleur (comme par hasard, il connaissait un contrôleur du même prénom), celui qui disait aie, aie, aie… bref, on retrouvait tous les stéréotypes de ce qui fait craindre les contrôles dans la plupart de leur discours.
Et voilà, cet après-midi, ils sont passés pour la dernière fois pour me remettre les conséquences financières du contrôle. Ed productions survivra, je vous rassure. Sur les trois années examinées, il y avait peu d’erreurs : quatre que j’aurais pu du éviter. Pas de problème comme on l’entend souvent sur les frais kilométriques et autres frais de déplacement… Les contrôleurs ont effectivement fait leur travail… Quelque part, je suis content car ce sont mes propres impôts qui les rémunèrent 🙂 Ils n’ont pas été désagréables comme je l’ai entendu dire, ne m’ont pas demandé d’explications impossibles, etc. Bref, maintenant je pourrais dire que j’ai eu un contrôle fiscal qui c’est bien déroulé… cela évitera peut-être à certaines personnes de paniquer si elles reçoivent un avis de vérification de comptabilité.
Concrétement, comment se déroule le contrôle fiscal. Tout commence par la réception d’un recommandé en provenance du centre des impôts, dans lequel se trouve l’avis de vérification de comptabilité, avec le nom du contrôleur. Il vous annonce la date du début du contrôle. Une quinzaine de jours plus tard. Dans ce courrier, vous recevez également la charte des droits et obligations du contribuable vérifié.
Il est possible de se faire assister par un conseil. Personnellement, comme je tenais moi-même la comptabilité, je ne voyais pas l’intérêt, même si, sur internet, on trouve des officines spécialisées.
Le premier jour, le rendez-vous a duré une heure à peine. Les contrôleurs se sont assurés que les comptabilités y compris les pièces justificatives de dépenses et recettes, les relevés de comptes bancaires étaient présents… J’ai été contrôlé sur 3 ans : 2003, 2004 et 2005. Les rendez-vous suivant duraient environ 2 h. Il y en eut quatre plus celui des conclusions qui dure un quart d’heure.
Je leur ai posé la question de savoir si je devais ou non rester à côté d’eux lors de la vérification. Ce qu’ils ont conseillé et que j’ai fait. Il est plus aisé ainsi de répondre aux questions qui pourraient survenir, ou apporter un document qui justifie tel ou tel élément de votre comptabilité.
Que dire d’autre ? Vous pouvez leur offrir une boisson. Eux aussi on le droit à une pause 😉 et maintenant, promis juré, je n’aurais plus de retard dans le dépôt de mes déclarations.
Un point sur ed formations
Profitons de ce début d’année pour faire un point sur ed formations, notre branche spécialisée comme vous l’avez deviné en formation, principalement formations Pao, formations graphisme, formations multimédia et formations internet…
Parfois, et nous le comprenons, certains prospects nous demandent quelques références. Alors, voici la liste de quelques clients d’Ed Productions en formation pour cette année 2006 écoulée (merci à eux de nous faire confiance) :
- Acsa
- Air liquide
- ANPP
- ASBH
- Assedic centre
- Astrazeneca
- Atmo Champagne Ardennes
- Avez
- BAA
- Banque Fideuram
- BL investissement
- Comité Départemental de Tourisme MOSELLE
- Champagne Duval-Leroy
- Club H
- Communider
- Comité Régional de Tourisme N-PdC
- Dickson Constant
- DLM
- E Doceo
- Encyclopædia Universalis
- ENIC
- Enkel
- Eurotunnel
- France telecom
- Glaxo
- GTI
- IFCE Consulting
- IGN
- INSEE
- Institut Recherches évolutives
- Korus
- La Salle – Groupe Scolaire
- Mairie Annnemasse
- Netra Systems
- Norsys
- Novitec
- Région Rhônes-Alpes
- Syndicat Général des Vignerons
- SMIE
- TR2E
Mais nous avons réalisé une part de nos prestations également en délégation pour les organismes suivants : A2S, Ans-com, Avolys, Com-as, Ekinoxe, Évolution, Extremit, MSI, Santexel, SIADEP et Systemat… pour Auchan, Florimond-Desprez, Haagen-dazs, La redoute, Leroy Merlin, etc.
Parmi les formations les plus réalisées, nous avons les formations Photoshop, les formations PAO (Photoshop, Ilustrator et Indesign), les formations Dreamweaver et les formation à la création de site. La demande de formations sur Illustrator restent constantes… Les formations aux CMS dont les formations SPIP sont de plus en plus fréquentes…
Quelques demandes particulières : formation à la chaine graphique, formation au graphisme pre?pesse et web, formation à l’image nume?rique, formation au secretariat de re?daction, etc.
Autre remarque, les durées des formations Acrobat tendent à s’allonger car pour beaucoup d’entre eux, la création seule d’un PDF est insuffisante, ils ont pris conscience que le PDF sait faire beaucoup plus de chose. Autre tendance, l’arrivée des demandes sur les formations XML au travers des outils 🙂