Belette le net des caïds et des fillettes !

Depuis le début de l’année 2005, je pensais écrire un billet sur les stages qu’avaient réalisés les étudiants de dess MSM (actuel Master IDEMM).
Comme certains des étudiants de l’année dernière sont sans travail…, je commence cette courte série par le stage, de Sandrine, qui a participer au site Belette le net des caïds et des fillettes ! pour l’adaptation et la traduction du site français Belette en espagnol.
De plus, comme ce site fera le bonheur des enfants en suivant Eko l’écureuil qui accompagne ceux qui apprennent à lire ou Crapouille la grenouille qui guide les jeunes maîtrisant déjà la lecture, et que j’adhère à la philosophie de création de ce site, je n’hésite pas à vous redonner le lien pour des activités ludiques et éducatives
Si vous pensez avoir besoin des services dans votre entreprise d’un ex dess MSM, n’hésitez pas à me contacter, je leur transmettrai l’information.

Publié par

eric delcroix

Eric Delcroix est spécialisé en conseil, contenu, communication digitale, formation, internet, réseaux et médias sociaux, picture marketing, Facebook, Pinterest, Linkedin, Twitter et désormais sur la génération Z

0 réflexion au sujet de « Belette le net des caïds et des fillettes ! »

  1. Il y a deux ou trois ans, une classe de Dess avait fait une enquete sur le devenir de ces anciens. Les résultats de l’enquête furent mis en ligne et ils nous ont semblé bien farfelus. En effet ils ne correspondaient en aucun cas à ce que nous vivions sur le terrain qui était en pleine faillite (bulle internet éclatée… désormais mythique). Nous avions protesté, réclamé les chiffres et la totalité de l’enquête puisqu’on se servait de notre prétendue réussite pour faire venir de nombreux étudiants de régions éloignées en leur promettant avenir éclairé et salaire mirobolant. Vous dites que certains sont en recherche d’emploi, cela ne m’étonne pas… Nous avons été plusieurs à connaitre le chomage de longue durée. Mais sur ceux qui travaillent, combien sont dans le milieu auquel ce Dess pretant former ? Très peu croyez moi. L’université préfére former des dizaines d’étudiants (des milliers avec les autres disciplines) en complète inadéquation avec ce que le marché du travail réclame. L’université le sait mais le dénie est préférable. Cinq ans d’études (si tout se passe bien), c’est pourtant beaucoup d’argent engagé, de temps consacré, d’efforts intellectuels consentis. L’université ne fait même pas le minimum relationnel que l’on pourrait attendre, sans vouloir nous prendre par la main, combien d’entreprises -ne seraient ce que régionales- connaissent le DESS MSM ? SI peu… D’autant plus que si le diplome change de nom tous les 5 ans..

  2. ouhhh… je te trouve un peu sévère… J’ai vu des résultats sur le placement des étudiants à la suite de leurs études dans le Dess… J’ai également été surpris… et je ne communique pas dessus.
    Pour la partie sur la bulle, c’est vrai… ce n’est plus comme avant… et encore. Pour ma part, je n’en suis pas si sûr selon les options choisies.
    Je pense également qu’il y a parfois des différences entre ce qu’espère devenir un étudiant en début de formation et ce à quoi il est formé. Et là je te rejoins quand tu parles d’avenir éclairé et de salaires mirobolants… Je ne dirais jamais à un étudiant qu’il trouvera à coup sûr un travail à la sortie du Dess ou du Master. Trop de facteurs sont en jeux : le nombre de personnes concurrentes, les motivations des étudiants fraîchement sortie, les choix, désirs et souhaits de types de travail, d’environnement de travail, le statut que l’on désire, le montant du salaire souhaité… et même la "qualité" de l’étudiant.
    Je peux donner des exemples, que j’ai connus dans d’autres écoles d’infographie ou autres, d’étudiants en fin de cursus qui refusaient des boulots (CDI) car ils ne gagnaient pas assez, cela ne correspondait pas exactement à leur profil, etc. Bref, l’université ne fait pas tout.
    Pour citer les chiffres que je possède, ceux des étudiants de l’année dernière sur une quinzaine d’étudiants, sauf erreur je n’ai pas de nouvelles de 2 d’entre eux, sinon 3 n’ont pas de travail, la dizaine d’autres travaille ! Je ne dis pas travaille dans le domaine où ils souhaitent, ni dans le domaine précis du Dess (certains oui), cela c’est à eux de le dire.
    Quand tu dis que l’université préfère former des dizaines d’étudiants… C’est peut-être vrai… mais c’est un problème de politique dans lequel je ne m’engagerai pas ici.Par contre, ce que je peux dire c’est que le Dess MSM correspond à une attente des entreprises… contrairement à ce que tu dis. La partie médiation associé à la connaissance multimédia est, à mon avis, un énorme avantage. Pour l’instant, je connais peu de formations qui le propose.
    De même, je n’aime pas trop le couplet des étudiants qui disent… 5 ans d’études… Dans ce cas-là, pourquoi ne pas prendre son courage à deux mains, ne pas suivre d’étude et apprendre sur le tas… Certains réussissent très bien ainsi. D’ailleurs, un jour, un prof. nous avait fait une démonstration que si l’on voulait gagner de l’argent, il ne fallait pas faire d’études mais un CAP. Pendant, tout le temps passé sur les bancs d’école, la personne qui possédait le CAP gagnait déjà sa vie et le nombre d’années pour rattraper la masse d’argent acquis par le CAP est assez importante.
    C’est quoi le minimum relationnel de l’université ? Moi, je ne sais pas… En réponse, je pourrais dire, c’est quoi le minimum relationnel des étudiants ? Depuis 2 ans, par exemple, je n’ai jamais vu un étudiant de l’IDIST se manifester dans un groupe de discussion, dans une mailing liste… hormis un ou deux cas. Je n’entends personne dans les anciens dire : « allez, on va aider les petits nouveaux ». Pour ma part, c’est le silence radio… Donc, je crois que c’est à chacun à y mettre du sien… L’université, les enseignants, les étudiants et les anciens, c’est de l’intérêt de tous…
    Par contre, comme toi, je déplore les éternels changements de nom des formations…
    J’aimerai bien l’avis ou la réaction d’un ou deux étudiants de l’année dernière sur ce sujet, sinon d’autres profs…
    Pour l’ensemble de ce billet, je parle en mon nom propre et cela n’engage que moi !

  3. J’ouvre le bal en espérant que d’autres se manifesteront. Je préciserai également que je ne parle pas au nom des étudiants de la promotion 2004 et que je ce que j’écris n’engage que moi. Pourtant, j’ai l’impression que la frustration exprimée par Fred l’ancien est loin d’être infondée et encore moins un cas isolé.
    Je commencerai par la politique de l’université qui profite amplement du devenir des anciens pour vanter les mérites du dess idemmsmm (personnellement j’y ajouterais bien quelques lettres supplémentaires histoire de remplir mon cv…). J’ignore ce qu’il en est cette année mais quand fred parle de régions éloignées desquelles viennent les étudiants, j’ajouterais même de pays éloignés. Ce dess intéresse beaucoup de monde c’est une certitude. Les étudiants le connaissent et quand il leur est présenté, ils sont en droit d’imaginer les portes qu’il pourra leur ouvrir. Ils sont en droit également d’imaginer une implication significative de l’université. Hormis les interventions régulières d’Eric via Internet, il est difficile d’avoir un contact avec qui que ce soit. Pas évident dans ce cas de ne pas avoir de frustration. J’ignore ce que ressentent mes « collègues » mais j’ai plutôt une impression de gâchis vis à vis de tout çà.
    Je sais également qu’une rencontre entre promotions (à laquelle je n’ai pas assisté) a été organisée en début d’année. L’initiative est effectivement une très bonne idée. Les interventions de Fred sur ce blog sont également significatives de l’envie de partager nos expériences. Je serais pour ma part ravi de faire part de ma (courte) expérience à ceux et celles qui seraient intéressé(e)s par ce commentaire.

  4. Bien, maintenant c’est à mon tour de réagir. en tant qu’ancien du "célèbre" DESS MSM promo 2004, plus célèbre pour ses coups de gueule au sein de l’UFR que pour ses relations avec les entreprises. Il faut avouer (et là je rejoins un peu ce que disait Fred l’Ancien) que quand on entre en DESS tout le monde nous fait croire monts et merveilles quant à notre avenir. Hélas, malgré notre motivation et notre soif de savoirs, grande est la déception lorsque l’on s’aperçoit que tout n’est pas "cirrhose" (désolé pour le jeu de mot !). Il est clair que le DESS nous fournit un certain bagage de connaissances et de savoir-faire, mais il manque cruellement de lien avec la réalité : aucune rencontre organisée avec des anciens, aucune donnée réelle sur ce que sont devenus les anciens, déconnexion totale avec le monde du travail.
    CEPENDANT, n’oublions pas qu’il en est de même dans tous les 3e cycles, même les écoles d’ingénieurs. On nous fournit un bagage minimum dans un domaine précis, mais ensuite c’est à nous de savoir le mettre en valeur et de se vendre pour trouver quelque chose. Il est évident que nous ne sommes pas formés à entrer dans le monde du travail et pourtant il faut bien s’y mettre un jour ou l’autre. Et c’est là qu’entre en jeu ce que M. Delcroix appelle "la qualité de l’étudiant", il faut que l’étudiant sortant de son DESS ne se cantonne pas seulement à ce qu’il a appris et à ce qu’il a fait dans son stage, il faut (je le répète encore une fois) se vendre. Il faut se dire simplement que malgré le temps à la fac (5 ans d’études c’est long mais au moins c’est constructif !), on n’a acquis qu’une infime partie de ce qu’il nous faut pour aller travailler. Le reste, je dirais qu’il est en nous, dans notre capacité à apprendre sur le tas, à prendre des risque en se diant qu’il faudra convaincre et faire de gros efforts. Et puis il ne faut pas oublier que s’il n’existe pas de poste vous correspondant dans une société ou un organisme, pourquoi justement ne pas créer votre poste, pourqyuoi ne pas essayer de faire sentir qu’on peut avoir besoin de vous, pas seulement de vos connaissances mais aussi de votre personne.
    Il est vrai que le monde du travail est cruel et que la fac ne fait grand chose pour nous y préparer, je dirais même qu’elle fait tout pour garder un voile devant nos yeux et devant les yeux des plus jeunes pour les "ensorceler" et avoir du monde dans des DESS/MASTER. Mais c’est le jeu et heureusement qu’elle le font, sinon personne ne ferait des études. Iriez-vous réellement dans un DESS/MASTER si on vous disait lors des entretiens ou de réunions diverses que ce que vous allez faire ne vous aiderait pas à trouver du travail, que vous n’aurez pas un salaire mirobolant etc…. Non, personne ne ferait de longues études. Et même si la chute est rude (surtout niveau salaire ! croyez moi !), il faut tout simplement se dire qu’en tant que jeune diplômé on est là pour faire nos preuves et que c’est normal. Mais de là, à refuser un boulot parce que le salaire n’est pas assez haut, il faut vraiment avoir une haute estime de soit (un peu trop mégalo, je dirais même !). J’aimerais terminer sur un point, il est également vrai que si on veut gagner de l’argent rapidement et avoir un boulot aussi rapidement, alorsz là rien ne vaut la filière BEP/CAP. J’enseigne l’anglais à des apprentis niveau CAP/BEP ET BP (bac pro), dès l’âge de 16 ans ils touchent en moyenne 300€/mois, comme ils vivent chez papa/maman, ça fait 300€ d’argent de poche ou à mettre de côté. Travaillant pour la Chambre de Métiers du Pas de Calais, j’ai eu accès à pas mal de chiffres concernant les salaires des artisans. Je vais vous citer un exemple concret, un ancien apprenti boucher maintenant ouvrier dans une boucherie assez connue dans la région de Calais, se fait a peu près 1600€ net par mois, un coiffeur fraichement arrivé et qui en veut peut se faire 200€ de plus net !!! Seulement ils ont choisi de toucher du doigt le monde du travail dès l’âge de 16 ans, et d’apprendre un métier.
    Il faut savoir choisir sa voix, celle du travail ou des études. Les études représentent un gros risques mais on l’a choisi donc autant faire avec et jouer des coudes pour s’en sortir du mieux que l’on peut.
    Pour ma part, je suis aussi tout à fait prêt à partager mon expérience et à aider les nouveaux s’ils sont intéressés par la formation.

  5. Personnellement, je constate combien il a été fructueux de suivre ce DESS, dans la mesure où mon domaine de compétences s’est élargi.
    Dans certaines institutions, la rémunération est fonction de la qualification, ce qui est un plus pour nous tous.
    Maintenant en ce qui concerne la nature des postes proposés, je trouve plus de travail en tant qu’enseignante de FLE que conceptrice web ou multimédia, mais ça se discute également.
    A nous de trouver aussi les postes dans lesquels nous pourrons proposer des idées innovantes et évoluer vers notre projet professionnel à long terme (qui est je me le rappelle différent pour chacun d’entre nous).

    Par ailleurs, si vous avez la curiosité de vous renseigner sur le marché du travail, vous constaterez comme moi que nombre d’intervenants sur la conception de supports multimédia le font de manière non rémunérée (ou si peu) et que cela constitue une activité secondaire par rapport à leur activité d’enseignement.

    Et oui, il faut connaître un peu le terrain avant de se lancer dans ce genre de projets !!
    et puis, c’est long de trouver le métier qui nous convient, le projet professionnel c’est maintenant qu’il se construit.
    Les études c’est un peu … un terreau sur lequel faire pousser des trucs, à vous de trouver les bonnes graines.
    en tous cas, bon courage à tous.

  6. Ancienne du Dess MSMM 2004, (ou plutôt à moitié puisque j’ai quitté la formation en cours d’année), je tiens à faire part de mon expérience parce que je pense que le contenu du DESS correspond pas trop mal au poste que j’occupe aujourd’hui.
    De formation "langues et FLE", j’ai été embauchée en tant que chef de projet pédagogique e-learning (la chef de projet étant partie en congé de maternité) à l’issue de mon stage dans un organisme de formation linguistique spécialisé dans la formation en entreprise.
    Mon boulot consiste à organiser la création des contenus pédagogiques et à les communiquer au service informatique. Je n’utilise pas le multimédia à proprement parler mais le fait que je sache de quoi on parle est très apprécié.
    Je gagne 1800 € brut par mois (allez on se dit tout), et je ne suis pas cadre. Mon patron n’a absolument aucune idée des études que j’ai faites mais il a l’air d’apprécier mon travail puisqu’il me garde en CDI au retour du congé mat’ de la chef de projet. Je deviendrai "consultante en formation" càd que je devrai organiser la formation des clients de ma boîte et développer la formation en e-learning. Ce qui devrait correspondre à une augmentation de salaire et au statut de cadre dans l’année (rendez-vous dans un an).
    Voilà pour les faits.
    Ok j’ai peut-être eu du bol car des postes comme celui que j’occupe y’en a pas des masses et en plus y sont déjà occupés. Mais, je pense qu’avec l’Europe qui continue à s’agrandir, le DIF (droit individuel à la formation continue) qui rentre en vigueur en mai 2005, et le développement du e-learning, les sociétés comme la mienne vont avoir de plus en plus de boulot.
    Un étudiant du DESS IDEM vient faire son stage dans mon service à partir d’avril. Sinon, je veux bien discuter avec qui veut de la formation continue et du métier que je fais.

  7. en passant coucou Charlotte !
    je voudrais ajouter un petit mot concernant le DIF. Il est vrai que le domaine de la formation professionnelle va subir un essor assez important dans les mois qui arrivent. Avec l’arrivée des Contrats de Professionnalisation (anciens contrats de qualif réarrangés), de plus en plus de gens vont profiter pour suivre une formation. En ce qui me concerne, en plus d’enseigner aux apprentis que j’ai d’habitude, j’assure des formations avec des gens en réinsertion ou des DELD (demandeurs d’emploi longue durée). J’assure des formation de découverte de l’informatique et des ‘outils du multimédia’. Je me sers du CDROM que je suis en train de créer pour promouvoir les CFA pour leur monter ce qu’on peut faire. C’est incroyable de voir leur émerveillement (et je n’exagère pas !). Le domaine de la formation, c’est vraiment enrichissant humainement parlant. Si certains étudiants le peuvent, je leur conseille de s’y essayer car on a vraiment beaucoup de choses à apprendre. Surtout avec un public comme celui avec lequel je travaille (et avec lequel j’ai travaillé pendant mon stage).
    Je voudrais aussi ajouter quelque chose par rapport à mon précédent message. Au départ, mon boulot était ‘seulement ‘ d’enseigner l’anglais, mais comme je le disais il faut se vendre et c’est ainsi que j’ai réussi à avoir un travail en parrallèle toujours pour le CFA. Je vais créer un CDROM de promotion et de présentation des CFA. Il y a tout à faire et je suis seul pour effectuer ce travail. Je gère donc mon p’tit truc dans mon coin. Comme quoi, il ne faut pas hésiter à aller de l’avant et oser proposer des projets, il n’y a rien à perdre.
    voilà, je vais arrêter là sinon, je vais écrire des pages.
    Si vous voulais discuter de l’évolution du domaine de la formation ou d’autre chose sur le monde du travail, n’hésitez pas je serais ravi de vous faire part de mon expérience. Vous pouvez m’écrire sur micheldelannoye@yahoo.fr

  8. La formation c’est une chose, ce qu’on en fait en est une autre. La preuve : les différents boulots qu’on a tous trouvés, qui n’ont pas grand chose à voir. Je pense qu’on ne doit pas attendre de l’université qu’elle nous apprenne à nous comporter en entreprise ou a trouver du boulot, mais plutôt qu’elle nous donne les outils pour que nous trouvions ce boulot. Bon, je dis ça, mais c’est parce que j’ai eu de la chance. Bon courage aux autres.

  9. Effectivement je prend la parole en tant que demandeur d’emploi (demandeuse ?). Je cherche un emploi depuis le mois de décembre car j’ai eu la possibilité de travailler en octobre et novembre (principalement au magasin de lutherie familial, merci papa si tu lis ces mots).

    Aujourd’hui nous sommes pratiquement en mai, donc c’est après (attendez je compte sur mes petits doigts boudinés / haaa les goonies quel film quand-même)… 5 mois de recherche que j’écris ces mots. Je tiens à dire que 5 mois c’est long, que le manque d’argent se fait sentir (pas droit au RMI ni a des apl), que j’aimerais enfin mettre mes connaissances en pratique et que je commence à déprimer un peu dans mon coin.

    Par contre par rapport au DESS je tiens quand-même à noter que pratiquement toute la promo a trouvé un emploi actuellement (enfin j’en ai l’impression), donc c’est plutôt positif et cela montre bien que ce type de diplôme intéresse les employeurs.

    Cependant ce que l’on m’a reproché principalement au cours des rares entretiens que j’ai eus jusqu’alors c’est mon manque d’expérience, il y’aurait peut-être quelque-chose à faire de ce côté là au niveau de l’université. En effet attendre la 5ème année d’études pour faire un stage (qui en plus va s’avérer être plus ou moins bien c’est aussi une question de chance) ça fait un peu léger aux yeux des recruteurs.

    Ce que j’ai constaté également, et là c’est à mon sens un réel problème dans le cadre d’une recherche d’emploi, c’est que je vois souvent des offres d’emploi s’adressant à un type de profil pouvant se rapprocher du mien, mais où les recruteurs demandent des candidats de bac + 2 afin de pouvoir proposer un salaire bas, tout en attendant des connaissances que pour ma part je ne pense pas avoir abordées avant la maîtrise voire le DESS. Cela est très dévalorisant et décourageant. Et les offres proposant des salaires plus élévés telles qu’on peut en trouver sur l’apec par exemple attendent beaucoup d’expérience de la part des candidats (en général quand je postule à une offre de ce type je n’ai même pas de réponse). Mais ça s’est la dure loi de la recherche d’emploi, et je ne remets pas le DESS en cause, j’ai juste l’impression que ça n’est pas forcément facile de trouver un emploi aujourd’hui quelque-soit le diplôme (j’ai quand-même un ami qui avec un diplôme d’ingénieur a mis près d’un an à trouver un emploi et encore il a dû changer complètement de région).

    Donc voilà tout ça pour dire que dans le DESS tout n’était pas utile, il y a eu beaucoup de perte de temps à mon sens (certains cours de 4 heures sur l’interculturalité par exemple où à la place on aurait peut-être pu faire quelque-chose de plus productif). Mais dans l’ensemble je pense avoir tout comme le disait Caroline élargi mon champ de compétences, jusqu’alors très littéraire, en y ajoutant non seulement une compétence multimédia mais également pédagogique et une certaine sensibilité par rapport au domaine de la formation (domaine dans lequel je cherche principalement à travailler).

    Je constate juste la dure réalité de la recherche d’emploi aujourd’hui (qui n’est encore une fois peut-être pas aussi dure que ça puisque la plupart des étudiants du DESS MSMM promo 2004 a trouvé un emploi, c’est peut-être juste moi dont personne ne veut ! Et oui on finit par perdre confiance en soi lorsqu’on ne trouve pas d’emploi après 5 mois et à se demander où est le problème !).

    Voilà je tenais donc à apporter mon commentaire car il est vrai que pour l’instant il n’y avait pas encore eu de personnes en recherche d’emplois qui avaient témoigné.

    Sur ce je vous souhaite une bonne journée et je tiens à remercier Eric pour les offres d’emploi qu’il continue à diffuser sur le groupe et pour son intérêt pour le devenir des étudiants de DESS, et à saluer tous mes anciens compères de DESS.

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