Fractures numériques

Parfois, il suffit de presque rien pour avoir une idée de billet !

• Pendant longtemps, on nous a parlé de la fracture numérique souvent confondue avec la fracture sociale. Mais d’ailleurs de quelle fracture numérique (équipé en informatique et Internet) parlons nous ? De celle entre ville et campagne, de celle entre pays du Nord et pays du Sud ? de celle entre les foyers modestes et les foyers « aisés » ?

Cependant, ces fractures numériques n’indiquent pas quel est l’usage des TIC de ceux équipés qui peuvent accéder à la «société de l’information».

• Pour ma part, je prêche depuis un certain temps l’ajout d’une nouvelle fracture numérique entre les « utilisateurs à la base » et un dessus du panier sur l’utilisation des outils mis à leur disposition, mis en image dans fracture numérique d’un nouveau type à ma conférence à la CCI de Lille pour l’ADBS.

Cet après-midi, lors de la conférence pour la campagne d’information sur les métiers de la rédaction web organisé par e-criture (prononcer écriture, c’est ça Marie ? 😉 alors que nous tentions d’expliquer le rôle des « rédacteurs » web, cela m’évoquais cette distance dans les savoirs et les usages que nous avons tous d’Internet. Comment expliquer à une PME ou a une structure plus importante qu’il ne suffit pas de recopier le contenu de la plaquette commerciale pour faire un site, pour qu’il soit naturellement référencé ! Comment pouvait-on vendre ce besoin. Et de me remémorer, que le même débat existe concernant l’accessibilité… J’avais en son temps répondu à un billet qui posait la question : «comment vendre l’accessibilité».

• Pourquoi je parle de fracture numérique aujourd’hui ? Pour deux raisons :

  • hier soir, j’ai lu en coup de vent le début de l’article la fracture amicale d’Olivier Ertzscheid. En fait, j’ai juste lu « La nouvelle fracture numérique opposera les gens disposant d’un réseau d’amis et ceux sans amis. L’ancienne fracture numérique entre les riches (ceux disposant d’une connexion internet) et les pauvres continuera d’exister. » Non, ce n’est pas Olivier qui parle mais Robert Scoble.
  • ce midi, en voiture, j’écoutai la radio. On y évoquait l’importance pour les médias de s’intéresser à la banlieue. Fin des années 1970, début 1980, la presse avait un problème. Elle était trop parisianiste ! Elle cherchait à trouver des relais d’information pour parler de la province. Depuis, la province n’est plus la priorité, ce sont les banlieues.

Et de me dire, que si la fracture « amicale » dénoncée par Robert Scoble se réduisait, que la fracture des usages que je mentionne se rétrécissait, que les fractures précédentes étaient résolues, la presse n’aurait plus de problèmes vis-à-vis de son lectorat. D’ailleurs, elle servirait encore à quelque chose la presse ? (euh, je crois que j’exagère un petit peu là 😉

Et vous, cela vous évoque quoi la fracture numérique ?

J’ai été surpris de voir le nombre de pages qui traite de la fracture numérique alors que j’effectuais une recherche en cours de rédaction de ce billet. En voici quelques-uns, que je n’ai lu qu’après la rédaction du billet 🙂

et même l’Association for Learning Technology pour sa Conférence du 9-11 septembre 2008 à Leeds, Grande-Bretagne aura pour thème : Repenser la fracture numérique

Publié par

eric delcroix

Eric Delcroix est spécialisé en conseil, contenu, communication digitale, formation, internet, réseaux et médias sociaux, picture marketing, Facebook, Pinterest, Linkedin, Twitter et désormais sur la génération Z

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