Un essai d'utilisation de Twitter en classe

L’expérience Twitter avec les étudiants de Master SID de l’UFR IDIST a pris fin la semaine dernière… Pour mémoire, pendant un trimestre nous avons utilisé Twitter comme système de prise de notes, chaque semaine pendant des exposés. La contrainte pour ceux qui animaient l’exposé, outre la diffusion de leur présentation dans le blog Internet2010, ils devaient récupérer également les Twitts diffusés et les inclure dans le blog. L’ensemble du programme et de la démarche est précisé dans le making-off d’Internet2010.

Ainsi régulièrement, chaque mardi selon @twirus_fr, #Internet2010 était dans le Top5 des tags populaires.

Pourquoi un cours avec Twitter

J’ai voulu changer ma manière de faire par rapport aux sempiternels exposés, où trop souvent les étudiants écoutent mais restent relativement passifs et ressortent avec mon seul avis sur certaines problématiques.! De plus, cela permettait selon moi aux étudiants d’appréhender deux systèmes de communication dont il n’avait pas l’habitude : le micro-blogging et l’écriture dans un blog.

Seconde raison dans ce choix, j’espérais que des personnes extérieures se mêleraient aux débats… ce qui pouvait enrichir les connaissances à la fin de l’exposé.

Troisième raison, les étudiants qui écoutaient mais qui connaissaient déjà le sujet de l’exposé pouvaient fournir des informations complémentaires.

Et enfin, cela permettait d’apporter du sang neuf dans l’analyse, dans les réactions à ce qui était dit pendant l’exposé…

Comment organiser ce cours ?

La première décision à prendre concernait le choix de l’outil : faut-il ou non les plonger directement dans Twitter. J’ai choisi une application autre que twitter, car si beaucoup d’étudiants avaient entendu parler de Twitter, peu possédaient un compte et peu avait déjà utilisé cet outil.

Le choix perfectible de HootSuite, permettait à tous les participants de « se cacher » sous le nom Internet2010 pour communiquer et de faire du Twitter sans réellement en faire pour ceux qui étaient effrayés par l’outil. Le principal souci avec HootSuite est sa limite sur le nombre d’envois. Son avantage, il est facile de repérer les messages qui sortent de la salle.

La seconde décision pour l’organisation de ce cours était les explications à donner… Un cours sur l’usage du micro-blogging, sur Twitter… était-il ou non nécessaire pour commencer l’expérience ? Je fis un choix intermédiaire puisque j’avais la chance d’avoir deux groupes, le premier exposé pour l’un de ces groupes fut le micro blogging ! Pour l’autre, je me contentais d’expliquer succinctement ce qu’était le micro blogging avec ses 140 caractères. Les échanges dans le premier groupe furent plus riches que dans le second ! Un lien existe certainement… beaucoup d’étudiants réclamaient lors de l’évaluation finale, y compris dans le premier groupe, un cours où l’on explique comment fonctionnait Twitter, la prise en compte de l’autre (membres de la communauté), etc. L’apprentissage de l’utilisation de Twitter semble donc nécessaire.

À chaque séance de travail, un tag était défini en plus de celui qui marquait l’expérience (#internet2010).

Plus ou moins régulièrement je précisais aux étudiants qu’ils n’écrivaient pas seulement pour eux, mais aussi pour les membres qui n’assistaient pas dans la salle au débat ! Mais, cela ne semble pas suffisant. Là encore, un apprentissage est nécessaire. La mise en parallèle de l’expérience de Laurence avec Twitter en lycée professionnel est intéressante à ce sujet car le contexte est différent, l’usage de Twitter également et l’information tourne entre les élèves principalement.

Autre regret, le peu de traitement de la part des étudiants sur la récupération des Twitts et leurs ajouts dans le blog. La plupart du temps, lorsqu’ils ne s’y sont pas pris trop tard, les étudiants se sont contentés de copier-coller les Twitts marqués par le hastag de la session… Aucun travail de réécriture n’a été entrepris pour supprimer les messages personnels, les informations redondantes… C’est vrai que pour moi ce travail me semblait une évidence, pas pour les étudiants. J’en suis donc en parti responsable… car j’aurai du insister davantage sur ce point, mais des étudiants ont également noté qu’il y avait un manque d’initiative de leur part ! La vérité doit être entre les deux.

Par contre, est-ce l’effet Twitter ou non, certains étudiants ont choisi d’autres support que l’habituel «PowerPoint» comme projection de leur présentation. Ainsi, l’une était depuis une page Netvibes, une autre depuis Prezi, à l’aide d’un CMS…

Je remarquais parfois pendant les séances la présence d’étudiants de l’autre groupe qui suivaient ce qui se disait dans l’exposé ! Par contre, il semble que peu d’étudiants aient consulté les exposés une fois mis en ligne ou relus les prises de notes dans Twitter ! Mais, auraient-ils relus leurs notes… dans d’autres circonstances ? C’est peut-être aussi lié au mode d’évaluation, où seul l’exposé est soumis à note !

L’apport des «extérieurs» a joué… En effet, des personnes externes à l’université ont suivi et participé aux cours ! Certains ont même fait la police de temps à autre dans les discussions en ligne ! J’avais envisagé de demander à des spécialistes des domaines abordé de se joindre à nous selon les exposés, cependant, dans le cadre de cette première expérience, je pense que cela aurait ajouté un stress supplémentaire inutile aux étudiants. Pourtant, je pense que cette démarche est à creuser.

De plus, parmi les «extérieurs» un certain nombre de personnes étaient présentes simplement pour «suivre» l’expérience… Je ne suis toujours pas certains que la plupart des étudiants aient pris en compte la présence de ces suiveurs passifs ! En fait, j’ai l’impression que pour eux, ils n’existaient pas… D’ailleurs, c’est assez normal comme réaction puisque même si des personnes sont abonnées, elles ne suivent pas obligatoirement «en live» les débats !

Pour faire venir ces «extérieurs», une simple communication des cours (avec les heures des exposés) en avance dans Twitter et relayés, y compris dans le blog Internet2010 semble suffire.

Autre interaction que je n’avais pas prévue d’emblé, l’enseignant doit faire attention à ce qu’il dit :-). En effet, les étudiants twitter assez facilement des messages du type «Delcroix dit», «ED :»… alors que parfois vous voulez donner un exemple qui doit rester entre nous ou certains propos que l’on veut provocateur pour les faire réagir 🙂

Et la perception des étudiants

L’objectif n’était pas de convaincre les étudiants de twitter dans la vie de tous les jours, mais juste de leur faire découvrir de nouveaux types de communication. Toutefois quelques-uns utilisent désormais Twitter pour suivre l’information après cette découverte.

Pendant la période des exposés, je m’inquiétais régulièrement des réactions des étudiants au sujet de notre manière de procéder et en fin de parcours, j’ai posé aux étudiants 5 questions :

  • les points négatifs ?
  • les points positifs ?
  • utilisiez-vous Twitter avant le début des cours ?
  • utilisez-vous Twitter en dehors des cours désormais ?
  • l’expérience devait-elle être poursuivi et ce qu’il faudrait faire pour l’améliorer ?

Une distinction pourrait être mis en valeur dans les réponses selon deux groupes : ceux qui utilisaient régulièrement Twitter avant les exposés et ceux qui découvraient Twitter.

La face sombre du point de vue des étudiants

Outre que la nouveauté a un côté déstabilisant (il est noté dans les retours des étudiants : «difficulté d’adaptation au début, mais au fil des séances, plus d’interaction»), le gros reproche indiqué à plusieurs reprises par les étudiants est la difficulté de cumuler la prise de notes tout en écoutant et en suivant l’exposé (soucis de concentration). Ils ont l’impression de ne pas suivre le cours ! Surpris par cette remarque, il me disait qu’il était plus difficile pour eux de saisir le texte au clavier que d’écrire avec un stylo.

L’un d’entre eux résume bien cette difficulté : un problème d’attention à l’exposé en indiquant toutefois qu’il manque un temps d’adaptation.

L’autre reproche que je retrouve à plusieurs endroits : la difficulté des sujets abordés qui les empêchait de Twitter (en même temps, ils trouvaient que les thèmes abordés étaient un point positif). Un étudiant faisait même le parallèle avec les professionnels qui twittent pendant les conférences. Selon eux, les professionnels connaissent déjà le sujet 🙂

Sinon, voici en vrac les autres réactions négatives.
Celles qui apparaissent plusieurs fois :

  • 140 caractères est un peu court pour des exposés costauds (mais l’un d’entre eux trouve que cette contrainte apprend à être synthétique même si l’information est lacunaire)
  • sans grand intérêt par rapport à une prise de note classique, ni plus efficace

Les remarques suivantes sont isolées

  • certaines réactions sont fragmentaires
  • deux personnes ou plus peuvent envoyer le même message (répétitions et redondances)
  • difficulté de mémorisation
  • twitter freine la participation
  • on regarde peu les gens qui font l’exposé
  • bruit d’une salle informatique (crépitement des claviers)
  • tout n’est pas pris en compte, mais un autre étudiant a indiqué que si on n’a pas le temps de noter un point un autre le fait !

D’autres points négatifs sont beaucoup plus discutables comme «pas de notes» (je ne retourne pas lire le fil Twitter) sous-entendu, ni les tweets, ni le blog ! et le manque de pratique des sujets abordés.

Du côté positif de la balance pour les étudiants

La participation et les commentaires de personnes extérieures a été plébiscité (préparation à la vie professionnelle ?), surtout si je l’intègre dans les remarques positives sur l’interaction avec les autres à travers les tweets accessibles à tous.

Autres points mis en avant par plusieurs étudiants, la possibilité de suivre le cours à distance notamment en cas de maladie, de grève de train ou d’absence, l’aspect ludique (ce qui explique le «initiation à Twitter sans le côté ennuyeux des cours classiques»), la possibilité d’ajouter des liens (approfondissement du cours)

Voici les autres remarques :

  • expérience nouvelle dans la prise de note, ce qui rejoint ce que d’autres ont indiqué comme la découverte d’un nouvel outil.
  • Information accessible de partout
  • réactions en temps réel
  • possibilité de demander un renseignement sans interrompre l’exposé
  • rapidité de réaction à ce qui été dit dans l’exposé
  • différentes opinions aident à comprendre ce qui a été dit pendant l’exposé
  • tout le monde peut exprimer son opinion : les timides posent des questions
  • permet de partager les cours de l’ensemble de la classe
  • pour ceux qui font l’exposé, possibilité de suivre le feedback de la salle
  • co-construction possible des comptes-rendus
  • publication dans un blog

Ni positif, ni négatif, certains étudiants ont eu peur de ne pas être écouté pendant leur exposé ! Ce qui évidemment n’est pas le cas. Mais, au passage, mon ressenti d’enseignant : les étudiants avaient plus peur d’une manière globale de faire leur exposer que les années précédentes !

Une expérience à renouveler selon les étudiants ?

Globalement la réponse des étudiants est oui, mais avec quelques améliorations.
Pour la plupart des étudiants, l’étape Hootsuite n’est pas nécessaire, par contre, un vrai cours sur Twitter pour acquérir l’outil semble nécessaire. Toutefois, il est à noter que certains trouvent que «l’interface de Twitter n’est pas des plus faciles à aborder !»

La diffusion de l’exposé sur le net avant la présentation est réclamée à corps et à cri 🙂 Du moins, les grandes idées ce qui selon eux, faciliterait la compréhension de l’exposé, la prise de note et le partage d’informations. Seul bémol que j’émets, lorsque les présentations étaient en ligne en début de présentation, les échanges étaient réduits dans Twitter !

Ensuite, ils se répartiraient des rôles dans la prise de note avec la nomination d’une équipe de greffiers par exemple et une personne de l’exposé qui suit Twitter pour pouvoir réagir directement. Une autre proposition est de projeter en parallèle sur un autre écran le flux de Twitter !

Il semble nécessaire d’expliquer qu’il faut retravailler les tweets pour les publier sur le blog (un copier-coller ne suffit pas)…

Enfin, un « détail », orienter les postes de travail vers le tableau et les personnes qui exposent.

Pour conclure, une mise en garde sur un danger. Certains conflits peuvent éclater au sein de la classe suite à des remarques blessantes ou vexantes émises dans les commentaires. Cela rejoint une autre observation : trouver un moyen de mieux capter l’attention des gens dans la salle (sans faire le gendarme derrière les écrans).

Les rares qui ont répondu non privilégieraient le côté exceptionnel, lors de conférences par exemple, pour mettre en place ce type d’expérience.

Un public pour les exposés dans Twitter

Nous avions nos officionados… Chaque mardi matin, parmi les personnes qui suivaient @internet2010, Annie et Isabelle (l’une est DSI, l’autre chargée de mission TIC) étaient fidèles au poste. Mieux, Anne dans son blog a plusieurs fois « travaillé » en fonction de nos séances d’exposé auxquelles elle participait à distance. Aussi, il me semblait intéressant de recueillir leurs impressions dans ce débat.

En voici la synthèse.
Le côté positif des exposés dans twitter, outre l’interaction avec l’extérieur, est un contenu riche et perceptible à travers les tweets, la réactivité aux quelques questions posées et qui ne sont jamais restées sans réponse. Il est à noter que l’organisation c’est amélioré au fur et à mesure assez rapidement (idem pour le côté expérimental). Le site Internet2010 a également été apprécié, avec les présentations utilisant différents supports.

Par contre, nos interlocuteurs à distance regrettent en fonction des exposés la différence dans le niveau de « twittage », autrement dit : «les étudiants se sont-ils tous approprié l’outil Twitter ?» et le manque de visuel… le support des slides était le bienvenu.

Outre la présence d’un visuel, voir d’outils de visio, on retrouve la suggestion, pour nos deux « extérieures » d’un « rapporteur » pour Twitter appartenant au groupe d’exposants (la personne à suivre en priorité), ce qui n’empêcherait aucunement les autres twittos d’avoir une vie. Et pourquoi ne pas passer le relais : suivez maintenant @…

Autre détail, noter les actions sur Twitter pour suivre plus facilement à distance : début – pause – fin… car effectivement on ne peut pas deviner quand c’est fini (mais c’est peut être ça que je trouve le plus drôle finalement ! ajoute l’une d’entre elles)

Que les étudiants s’approprient plus l’outil twitter est une priorité. Il ne faut pas oublier que pour les étudiants, c’est plein de contraintes de twitter en direct : c’est déjà savoir prendre des notes rapidement avec clavier et en 140 caractères maximum sans oublier le #, cela ne doit pas être évident pour des étudiants, en plus si on veut répondre aux questions extérieures posées en direct…

Est ce que je recommencerais les exposés dans Twitter ?

Toutefois, malgré quelques anicroches, je suis assez satisfait du résultat de l’opération… et je suis prêt à renouveler l’opération, moyennant quelques aménagements. De plus, l’effet expérimental disparaitra et d’ici là, d’autres personnes tenteront eux aussi d’employer Twitter pendant leurs cours comme l’a déjà fait depuis David Cordina. Utiliser Twitter et les autres outils du Web Temps Réel deviendront une évidence pour tous dans quelques temps et les étudiants de cette année aurons juste été les précurseurs 🙂

Peut-être comme certaines personnes me l’ont précisé en privé : Twitter n’est peut-être pas l’outil idéal… bien que, à la réflexion, il n’est pas si mal que cela 🙂 Le côté 140 caractères permet de synthétiser l’information et j’avais imaginé qu’il y aurait une réécriture pour le site. Au passage, un autre support que Twitter pour garder les traces de ces messages est nécessaire (tout au moins le temps que l’archivage des Twitts n’est plus assuré).

Les réactions d’Annie et Isabelle et celle des étudiants me conforte dans l’idée qu’il est nécessaire de s’approprier les outils et dans le cas présent : Twitter. Twitter n’est peut-être pas si intuitif que l’on veut bien le penser !

C’est d’ailleurs l’objet d’un débat au sein de la formation au niveau des enseignants. Pour les uns, l’ensemble des étudiants ou presque connaissait Twitter et n’avait pas besoin de se l’approprier. Ce n’est évidemment pas mon avis. Avec l’ensemble des nouveaux outils du web 2.0 et maintenant de Web Temps Réel, il y a différents niveaux d’utilisation de ces outils. On peut le connaître de nom sans avoir ouvert un compte, on peut consulter ce qui s’y dit, on peut s’inscrire et discuter avec quelques personnes. Est ce pour autant que l’on s’approprie l’usage de Twitter ? Je ne le pense pas ! Et c’est le rôle de l’éducation nationale de former les élèves et les étudiants à ces nouveaux modes de communication.

Cette expérience dans Twitter, je pourrais la renouveler, si les conditions s’y prêtent. En effet, je ne pense pas que l’on puisse utiliser Twitter à toutes les sauces et surtout utiliser Twitter pour faire du Twitter. Mais, attention toutefois à surveiller la demande des étudiants. Ainsi, en master 2, les étudiants m’ont demandé de communiquer certaines informations dans Twitter plutôt que sur Facebook ou d’autres services de groupes… Je pense que dans d’autres cas, les étudiants seraient complétement réfractaires !

Quelques modifications sont à apporter effectivement par rapport à l’approche que j’avais entreprise, notamment celle du « Twitter officiel » parmi les personnes qui sont sur l’estrade qui fasse le relais dans les deux sens : depuis la salle vers l’extérieur et de l’extérieur vers ceux qui font l’exposé. Cependant, cela implique que l’ensemble des exposés soit réalisé par plusieurs personnes et non par une seule ! C’est à prendre en compte dans l’organisation extra-twitter 🙂

Le côté double écran me tente également beaucoup, cependant, là, je suis confronté à des problèmes matériels. Mais, rien d’insurmontable.

La diffusion de la présentation en ligne au préalable me semble aussi un incontournable dans le cas d’exposés… C’est aussi un bon moyen d’apprendre par la même occasion les solutions de partage sur Internet.

Me reste le soucis de l’apprentissage de Twitter. Je pense qu’il faut adapter cet apprentissage en fonction des étudiants et certainement se dire que même s’ils connaissent Twitter, ils n’en possèdent certainement pas l’usage !

Par contre, je ne partage pas l’avis des étudiants sur le niveau de complexité des exposés… Ils sont en Master 1, mais c’est un autre débat 🙂

Si vous voulez aller plus loin, différents participants ont réagit dans leurs blog

Quelques articles de Anne :

et du côté des étudiants :

La Voix du Nord était aussi passé nous voir 🙂 Julien Licourt en a tiré une vidéo intitulé Twitter à la fac : une expérience à Lille III 🙂

Mise à jour le 26 dec. :

20 comments for “Un essai d'utilisation de Twitter en classe

  1. 8 décembre 2009 at 14 h 49 min

    C’est un exposé honnête et réaliste de cette expérience à laquelle j’ai participé en tant qu’étudiant en master ICD ( le nouveau nom depuis 1947, environ, M. Delcroix). manquent quelques sous-titres mais les lecteurs qui itravaillent en fac ou avec la génération Y en général (je suis plus âgé) les rétabliront sans peine. Je plaide coupable pour une partie des ed dit que … mais il me semblait que les compléments professoraux à l’exposé étaient (souvent 😉 ) intéressant. En revanche grand point positif d’Internet 2010 : pour la première fois les étudiants se sont mis à prendre des notes sur des exposés de leurs pairs, ce qu’ils ne font absolument pas dans les autres cours. C’est aussi à mon sens une grande préparation à la vie profesionnelle. Je ne sais pas en revanche si les étudiants ont trouvé réellement complexes les exposés ou s’ils ont juste constété qu’on ne s’improvise pas médiateur. Le powerpoint est une fausse illusion de clarté. Sur un tableau noir, au moins on voyait une idée s’écrire progressivement, et on pouvait adapter la dose d’information aux réactions de l’auditoire.

    Je raconterai un jour une expérience trés similaire à #internet2010 dans un blog que je compte consacrer à une année que j’ai passé comme étudiant dans une université de Mongolie.

  2. eric delcroix
    8 décembre 2009 at 14 h 55 min

    Merci Jean-François… Je confonds toujours intitulé du Master et spécialité :-((( Je corrige !

  3. 8 décembre 2009 at 20 h 55 min

    Voilà un retour d’expérience riche en enseignement. Merci de cette contribution Éric.

    Une question: «les étudiants avaient plus peur d’une manière globale de faire leur exposé que les années précédentes!», tu as une hypothèse pour expliquer ça? Ils anticipaient les réactions qu’ils peuvent ignorer ou taire habituellement?

    Et puis… ça les rend plus performant la «gestion de cette petite frousse»?

  4. 9 décembre 2009 at 0 h 30 min

    ce fut une très riche expérience de contenu et d’outil. bravo à vous pour l’idée, et aux étudiants des efforts supplémentaires qu’ils ont du faire pour s’adapter. vous retracez fidèlement mes impressions et comme vous je pense qu’ils ont été les précurseurs de cette forme de « travail ». bonne route pour la suite 😉

  5. 9 décembre 2009 at 13 h 59 min

    Merci @Mario @annie alias anne 😉

    Pour répondre à Mario, je pense qu’ils se posaient en effet la question pour certains de savoir si ils seraient observé, écouté… L’approche est différente. L’ensemble du public n’est pas concentré sur l’auditeur ! Et puis, peut-être une part de la peur du jugement de ce qui sera rapporté sur Twitter qui implique un droit à l’erreur selon eux plus petit ! Si ils sortent une grosse bourde en cours… Je la corrige. Dans ce genre d’exercice, avant que je puisse la corriger, elle peut déjà être dans Twitter !

  6. 23 mars 2010 at 10 h 20 min

    Hello,
    Je pense que cela doit-être une chouette expérience mais je l’aurais plus vu avec un service du genre google wave (qui permet un contenu plus riche) mais qui malheureusement perd en interactivité.
    Par contre, la remarque concernant la prise de note m’étonne (personnellement j’écris plus vite au clavier).
     
    Ce qui est intéressant de voir c’est que dans certaines conférence (par exemple, concernant le développement d’android) on utilise des outils du genre twitter pour permettre de poser des questions et y répondre (le fil est projeté sur le coté de l’écran principal) => cela permet une interraction très intéressante.

Laisser un commentaire