TBI = tableau blanc interactif

Qu’est ce qu’un tableau blanc interactif ?

Selon wikipedia, le tableau blanc interactif ou TBI est «un écran blanc tactile relié à un ordinateur via un câble (généralement USB). Il est capable de lui transmettre diverses informations, dont la nouvelle position du curseur de la souris, par toucher. Un vidéoprojecteur se charge d’afficher l’écran de l’ordinateur, sur le tableau blanc.»
Je le définirais de manière différente… C’est une surface blanche (tableau, feuille de papier, mur) identifiée comme tableau par un ordinateur (avec ou sans fils) à l’aide d’un vidéoprojecteur. Comme sur un tableau traditionnel, il est possible d’écrire, de dessiner, etc. à l’aide de stylets ou de « crayons » ou de « feutres » virtuels. L’ordinateur peut enregistrer l’évolution de ce qui est inscrit à l’écran, l’imprimer mais aussi de manipuler les textes et images tracés (redimensionnement, rotation). Il est aussi possible d’afficher une image, une photo ou une animation. Résumons nous en simplifiant : c’est à la fois un tableau traditionnel que l’on sauvegarde, et un écran de projection permettant de conserver les annotations réalisées sur les éléments projetés qui sert éventuellement d’interface avec l’ordinateur.
En complément, Juliette a fait le point sur les types de tableaux blancs interactifs existent et Christine propose une présentation interactive de ce qu’est un tableau blanc interactif.

Quel usage pour les TBI ?

Les tableaux blanc interactifs sont principalement employé dans le système scolaire (surtout en primaire) mais en entreprises pour des conférences et des réunions les TBI devraient se développer, surtout en relation avec les applications de rapid elearning. Pensez-vous que Bill Gates utilise le tableau blanc pour être à la mode ? Mais en entreprise, l’usage du TBI ne fait que commencer. Un exemple, à la SNCF.
Si peu de ressources sur internet concernent l’usage en entreprise, par contre, en milieux scolaire, l’usages des tableaux interactifs et des activités réalisables avec un tableau interactif sont largement disponibles.

Les avantages des TBI ?

Des études semblent prouver l’intérêt de ce matériel en milieux scolaire (à quand les même études pour le monde de l’entreprise ?). Ainsi, les conclusions de lExpertise relative aux usages du tableau blanc interactif en école primaire (pdf de 44 pages pour 679 Ko), du laboratoire de recherche ERT34 – Hypermédias et apprentissages – à la demande de la SDTICE (Sous-direction des technologies de l’information et de la communication pour l’éducation du ministère de l’Éducation nationale) confirme les apports du tableau blanc interactif dans les classes. « un bon moyen de promouvoir non seulement l’utilisation de l’outil informatique mais également de nouvelles approches pédagogiques, voire l’acquisition et le développement de nouveaux savoirs.

Quelques avantages en bref
  • Plus besoin de prendre des notes de ce qui est inscrit au tableau, celui-ci peut être sauvegarder et imprimé
  • Pas de perte d’informations.
  • La diffusion et la communication de l’information est facilité (copies imprimées, par mail ou sous format HTML)
  • Rembobiner, feuilleter, visualiser, retravailler, corriger, comme un film
  • Incorporer dans une présentation de type PowerPoint la session ou quelques pages.
  • Éventuellement, se servir du TBI comme d’une télécommande de votre ordinateur.
  • Éventuellement travailler ensemble en temps réel sur le tableau y compris par intranet et internet.

Les freins

  • Vous devez remettre en cause votre travail au tableau…
  • La présence de points chauds (reflet de la lampe du vidéoprojecteur sur la surface de projection) surtout sur les TBI de poche sur les projections sur les surfaces brillantes
  • Certains craignent pour la fatigue visuelle des auditeurs

L’avenir

De nouveaux tableaux blancs interactifs devraient voir le jour. Cette vidéo sur YouTube présente un exemple de tableau blanc interactif «intelligent». Attention toutefois, Pierre Vandeginste relativise et rend à César ce qui lui appartient… pardon, à Christine Alvarado ce qui lui appartient depuis 2000 :-)…
Certains, comme Thierry Klein se pose également la question de savoir si des tablettes sans fil complètent ou remplacent l’usage d’un tableau interactif ? Le TBI de poche à l’avenir devant lui.

14 comments for “TBI = tableau blanc interactif

  1. 8 novembre 2006 at 21 h 31 min

    Je suis actuellement en master communication d’entreprise et d’influence… Nous prenons déjà nos cours sur PC portable, normalement, l’année prochaine, les TBI devraient apparaitre dans nos salles… La modernité va-t-elle nuire au relation que nous connaissons avec nos professeurs?

  2. 9 novembre 2006 at 0 h 07 min

    La qualité de la relation avec les enseignants ne sera pas modifié. Au contraire. Je pense que beaucoup d’étudiants restent toujours un peu timide devant certain profs et de plus, il n’est pas toujours possible pour l’étudiant de reproduire le contenu intégral du tableau. C’est également selon moi une nouvelle possibilité qui s’offre aux étudiants de pouvoir rebondir sur des questionnements possible à la lecture du « tableau » à tête reposée.

    Pour faire vite, je pense que du point de vue de l’enseignant, parfois, nous digressons. Évidemment, aucun commentaire autres que les commentaires oraux et ce que nous indiquons sur le tableau ne reste en possession des apprenants. Mais, c’est aussi à nous, enseignant, de tirer profit des possibilités de ce type d’équipement. Le seul frein que je vois à cette démarche… Que les tableaux ne soient pas installés à demeure au même titre que le vidéoprojecteur. Cette contrainte, même minime de préparer physiquement le TBI en début de cours en rebute plus d’un, moi le premier.

    Par contre, dans le cadre de formations « hors école », en société par exemple, le contexte de l’apprentissage et de la formation est différent. L’utilisation de ces TBI devrait là encore se développer et cette contrainte de l’installation disparaît car elle fait parti de l’approche et de la préparation de la formation. Histoire de mentalités ? Oups, je suis mal placé pour en parler… J’interviens dans les deux domaines : école et hors-école 🙂

    Je pense que dans quelques temps, nous pourrons mettre en ligne les cours d’Adrien Ferro qui devrait utiliser un TBI pour les enseignements qu’il donnera ce semestre aux étudiants de master IDEMM… Vous pourrez ainsi juger sur pièce…

  3. byc
    10 novembre 2006 at 17 h 59 min

    Fécitation pour cet article assez complet.

    ?ant l’auteur de plusieurs pages cités dans cet article, je me permets cependant de relever une petite curiosité
    Vous utilisez une animation e B E A M pour parler de TBI (Tableaux Blancs Interactifs), alors que ce n’est justement pas un tableau…

    En pédagogie, un point très important à noter pour les vértables TBI, est la possibilité de revenir sur un document antérieurement sauvegardé our le modifier ou le réutiliser en classe.

    Cela permet par exemple à un professeur de réexpliquer à un élève qui n’aurat pas compris une leçon sans devoir retracer tout le tableau.

    Avec le matériel e B E A M ?qu?la sauvgarde se fait dans un format non modifiable, ce qui en limite grandement l’intêret en pédagogie.

    L’exemple de l’utilisation faît par la SNCF illustre en contrepartie l’intêret de ce matériel sans vidéoprojecteur. Il permet de maîtriser l’éciture sur la surface existante.

  4. 11 juillet 2007 at 4 h 57 min

    Bonjour à tous,

    Je tombe sur ces échanges… J’ai effectivement déjà exprimé mon désaccord avec le point de vue de byc. sans y revenir en détail :

    • philosophiquement, distinguer un TBI mobile, « de poche » d’un TBI conventionnel n’a pour moi absolument aucun sens. L’usage qu’on en fait en classe est strictement identique, que ce soit pour l’enseignant ou pour l’élève… C’est comme si on disait qu’un ordinateur portable n’est pas un ordinateur, sous prétexte qu’il est plus léger …
    • de plus, factuellement, les soi-disant limites pédagogiques ou autres du logiciel pointées bar byc n’existent pas (merci, Eric, d’avoir répondu sur ce point).

    Si vous avez le moindre doutes sur un de ces points, je vous invite à aller voir la vidéo ou notre blog ou à me contacter

  5. 15 novembre 2007 at 15 h 48 min

    Avis mortuaire sur le e-learning ?

    Xavier en posant sa question : Le e-learning est mort ? se disait intéressé par mon «commentaire, généralement sage, sur le sujet» (je lui ai juste répondu que c’était un flatteur 😉 et que je répondrai.

    Je fourni d’autant plus facilement ma réponse……

  6. 10 novembre 2006 at 21 h 36 min

    Merci Byc (bernard-yves.cochain ?) pour ce commentaire.

    Visiblement, il y avait un problème d’encodage de votre réponse. Je me suis permis de le rendre plus lisible… quand je le pouvais.

    Nous utilisons un tableau blanc eBeam à Lille 3 depuis un an et on ne rencontre pas les problèmes que vous évoquez car nous pouvons modifier les contenus… (vous pouvez le tester par vous même depuis les applications fournis librement pour Windows et pour Mac) ou alors nous ne parlons pas du même problème. Je laisserais à Speechi le soin de répondre pour l’utilisation du tableau sans vidéoprojecteur… Pour notre part, nous l’employons avec un vidéoprojecteur.

    Comme cela peut avoir son importance dans notre dialogue, je ne cache pas que je connais Thierry Klein de Speechi auprès de qui l’on peut acquérir les tableaux eBeam et je suis également ses blogs. D’ailleurs, j’avais noté de nouveau lors de la rédaction de ce billet l’oppositon de points de vue entre Speechi et vous… concernant les TBI portables.

  7. Serge
    31 octobre 2009 at 3 h 51 min

    Merci à optinnova de ne pas confondre ce blog avec un espace publicitaire… ce n’est pas comme cela que nous pourrons croire aux qualités de vos produits !!! et donc, devant l’abus je remplace le contenu de ce commentaire par ce texte et supprime le commentaire précédent !

  8. John
    29 octobre 2009 at 15 h 49 min

    Signalons l’arrivée du premier fabricant français de tableaux blancs interactifs (TBI): la jeune société Optinnova

    http://www.optinnova.fr

  9. 3 février 2010 at 19 h 38 min

    I loved these new boards.
    They are amazing!=))

  10. xavdu68500
    19 avril 2010 at 18 h 51 min

    bonjour, je tiens simplement à vous dire que l’usage d’un TBI dans une salle de classe est GENIAL, en effet, ce qui n’est pas précisé dans les avantages et qui est selon moi une grande différence par rapport à un tableau blanc classique est de pouvoir revenir sur une dessin, objet, cours, fait précédement, car avec un tableau blanc, une fois effacé : C’EST TROP TARD et perdu à jamais, alors qu’avec un TBI, c’est modifiable à l’infini !!!!

  11. daniel
    25 octobre 2010 at 8 h 16 min

    Les TBI/ TNI sont avant tout utilisés pour mettre en avant les professeurs incompétents dans le domaine des TICE. Les élèves sont passifs comme pour un cours magistral. Parfois, on note un intérêt mineur mais à 3000 euros le TBI, on peut largement s’en passer. Certes les élus y trouvent leur compte médiatique, certains IA aussi, mais on se moque de l’élève qui ne sait plus lire et écrire. Quand aux compétences du B2i, on s’en moque encore plus. L’essentiel est de faire bouger des objets, de créer des oeuvres avec des outils tout faits et en 5 secondes , on devient un grand artiste avec le TBI. Maintenant, s’il faut utiliser ses mains avec un pinceau, cela devient beaucoup plus difficile. Vive l’école du pipeau qui ruine les contribuables!

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