TIC et PME, TIC et TPE : La saga de l'été selon ed

Vous connaissez, je pense mes positions et mon attachement à l’usage des TIC ou TICE dans les TPE (Très Petites Entreprises) ou les PME…
Non, alors, je vous conseille les lectures des billets suivants 😉

Aussi, même si cela « date » de 2003, j’ai découvert dernièrement le livre TIC et PME : des usages aux stratégies. (édition l’Harmattan – Isnb : 2 -7475-4971-2). Un ouvrage collectif sous la direction de Martine Boutary. Les auteurs outre Martine Boutary sont Catherine Madrid, Marie-Christine Monnoyer, Dorsaf Omrane, Angélique Roix et Béatrice Vacher. Toutes des universitaires !

Voici la présentation de l’éditeur de cet ouvrage :
L’insuffisante intégration des Technologies de l’Information et de la Communication dans les PME et la faible appropriation de ces technologies par les acteurs de ces entreprises sont-elles inéluctables ?
A partir d’un travail de terrain et d’un fort ancrage sur les spécificités des PME, six chercheurs ont croisé leurs regards pour identifier les variables stratégiques, organisationnelles ou environnementales pouvant expliquer des situations très diverses et parfois paradoxales.
Il n’y a pas de modèle de  » PME branchée « . En revanche, les auteurs mettent en lumière des profils plus prometteurs que d’autres, et attirent l’attention sur le fait que les PME ne sont pas des acteurs économiques  » désargentés  » ni des opérateurs ayant toujours  » le nez sur le guidon « .

J’ai commencé la lecture du livre : la préface de Louis Raymond puis l’introduction et ma méthodologie. J’ai aussi survolé la table des matières :

  • Le dirigeant confronté à lé décision d’investissement en TIC
  • La proximité, facteur d’influence sur l’intégration et l’appropriation des TIC
  • Scénarios d’évolution : entre adaptation et mutation
  • À quoi servent les TIC ? Ce qu’en disent les PME
  • Les problématiques marketing associées aux usages commerciaux des TIC dans les PME
  • Regards croisés pour une analyse systématique des sites web
  • Des adaptations organisationnelles à l’organisation stratégique.

Rapidement, je me suis dit : qu’est ce que je dois faire… Lire le livre et en dire ce que j’en pense ? l’annoter au fur et à mesure et livrer mes remarques ? traiter un chapitre à la fois ? m’appuyer sur cette lecture commenté pour fournir mes positions, mes points de vue, mes exemples ? J’ai hésité… puis j’ai décidé de mélanger ces différentes approches pour en faire une saga des TPE et des PME face aux TIC. Ce qui m’a poussé à employer cette façon de faire ? La fabuleuse aventure de l’ami Adrien (pensez à lui pour vos formations, vos conférences… sur le elearning, le web 2.0 et bien d’autres sujets) et sa fable : Le lièvre et la tortue gagneront ensemble. Autre facteur déterminant, la possibilité que l’ensemble des auteurs puissent réagir à mes propos et à vos points de vue. En effet, les adresses mail des auteurs sont dans le livre, et une fois terminé la rédaction de ce billet, je les préviendrais de mon projet. Je pense que ce peut-être un usage du blog d' »éplucher » un livre de référence.

Donc, à vos clavier à toutes et tous, afin d’enrichir au maximum cette réflexion commune que je vous propose sur l’usage des TIC ou des TICE (selon son origine) dans les TPE ou les PME…

A bientôt pour le premier billet (la diffusion ne sera pas régulière, ne vous attendez donc pas à la diffusion d’un billet chaque dimanche :-)).

le e-learning ou les e-learnings

Cela fait quelques temps qu’il me semblait precevoir un bouillonnement du coté du e-learning (j’avais prévu un billet sur cela. Dans sa dernière livraison de juin 2006, KnowledgeNews (lors de la mise en ligne de cet article, la newsletter n’avait pas encore été mise en ligne chez knowledgeconsult) me le confirme en évoquant dès l’édito que le elearning redevient d’actualité dans les entreprises ! Voilà qui commence bien «même si e-learning n’est pas un outil miracle pour le monde de la formation, il a une réelle valeur ajoutée lorsque les populations à former sont très nombreuses et dispersées.»

Suivent un article de Pierre Prevel (coordinateur des projets e-learning et KM au Crédit Agricole) qui décrit comment ils ont réussi à former 50 000 personnes à la «Conformité». Bof, moi j’reste sur ma fin à cette ode à la structure bancaire. Il suffit de lire la fin : «Au delà d’une forte implication de la Direction générale, les éléments et savoir-faire qui ont fait que cette opération a été un succès sont : • La qualité du dispositif organisationnel et notamment de son animation, • La pertinence de l’ingénierie et de la coordination pédagogique et multimédia, • L’efficacité du travail collaboratif multifonctionnel (interne et externe au Groupe).» Je n’apprends pas grand chose dans cet article sur l’elearning et je n’ai pas grand chose à dire.

Ensuite François Duport expose sa réflexion sur l’évolution de l’e-learning et des plateformes associées. L’article est nettement plus intéressant.
Son point de vue sur l’intégration des LMS (Learning Management System) ou plate-formes d’enseignement aux systèmes d’information se défend, surtout vu le lectorat. Un passage par la mode du moment : les environnements personnels d’apprentissage. Ce sont les ENT (Espace Numérique de Travail) au niveau de l’Éducation Nationale.

Et là, alors que tout se passait bien dans ma lecture : «D’ici 2010, chaque élève, professeur, personnel administratif aura son ENT.» Nous sommes en 2006. Dans quatre ans ! Laissez-moi rire. L’auteur continue en nous prédisant un bureau virtuel pour les employés en entreprise. «Un seul identifiant permettra d’accéder à ses informations personnelles et à un Learning Management System. Sans compter les ePortfolios, ou les blogs, qui potentiellement fonctionnent comme des portefeuilles de compétences ou de savoirs, indispensable pré requis à la formation.»
Nous revoilà dans l’utopie. Combien sommes nous, en France, si j’exclue les personnes impliquées dans le domaine du e-learning ou de la FOAD à connaître l’existence de ces ePortfolios ? Et dans quatre ans nous posséderons tous notre ePortfolios !
Les blogs, idemm. J’ai la prétention de connaître les blogs. Mais même si la plupart des français connaissent les blogs de nom, possèdent-ils pour autant un blog ? Vont-ils s’en servir comme d’ePortfolios ? Je pense qu’il n’est pas bon de mélanger les usages à moins de créer de nouveaux termes et de dire qu’une nouvelle possibilité (et non certitude) sous la forme de blogs pourrait voir le jour. Les CV « complets » sous forme de blog existent mais ne sont pas si nombreux pour l’instant. Ca y est mon adrénaline peut redescendre.

Elle redescent d’autant plus vite lorsque je lis : «La frontière entre formation formelle et informelle s’amenuise. Pourquoi ? La formation informelle représente 80% des apprentissages.» Je ne discuterais pas sur ce pourcentage. Mais, je pense que c’est sur ce point que l’on se plante tous, les uns et les autres sur l’elearning de masse (c’est à dire celui qui s’adresse à Monsieur tout le monde et non pas aux salariés du Crédit Agricole pour reprendre l’exemple précédent.

Arrêtons de vouloir mettre en place des cours en ligne à tout prix sur tous les sujets. En fait, je crois que pour le elearning, nous devrions nous rapprocher beaucoup plus des autodidactes ancienne école. Comment faisions nous avant Internet pour nous former, nous informer dans le monde de l’autididactie ? On piochait des choses çà et là, on cherchait des pistes pour découvrir tel aspect qui nous intéressait, tel autre ailleurs… Parfois il se passait 3 mois, 6 mois, un an voir deux avant de trouver les éléments qui nous intéressaient… Je parle à la première personne car je suis autodidacte sur la plupart des choses que je connais actuellement.
Prenons l’exemple des photographes, ceux qui font de la prise de vue… Les « vrais », pas les marchands du coin de la rue… (enfin, ceux qui existent encore sont souvent des vrais justements). Si nous remontons 30 ans en arrière. Croyez vous qu’il y avait des écoles pour apprendre la prise de vue ? la photo ? Pensez-vous qu’un Lartigue, Jean-loup Sieff ou Cartier Bresson a suivi des cours de photo ? Non, ils étaient tous autodidactes… J’aurais pu prendre l’exemple des journalistes ancienne mouture.

Pour continuer dans le positif de l’article (je ne commenterais pas la fin de l’article très intéressante qui revient sur les fonctionnalités des plateformes de e-learning et sur l’écosystème de la e-formation, avant de conclure en parlant de Moodle ;-)) donc je suis du même avis que François Duport concernant les outils d’agrégation (hors réseaux sociaux). J’ai toujours dit que je croyais plus à l’agrégation qu’aux blogs par exemple !

J’aime aussi cette notion de passerelle jetée par les utilisateurs entre e-formation et gestion des connaissances.
J’irais même plus loin en disant passerelle jetée par les utilisateurs entre formation et gestion des connaissances. L’un des problèmes des enseignants actuellement qui doivent se situer dans cette mouvance entre l’enseignement traditionnel et la gestion des connaissances des uns et des autres. C’est ce qui fera la richesse de l’enseignement de demain et comme il est dit plus loin, on pourrait dire que les futurs enseignants deviendront des animateurs de savoirs. Là encore on est bien loin des TIC, trop souvent application des types d’enseignements traditionnel mis sur informatique.

Par contre que l’on ne me parle pas de communauté d’apprenants en e-learning. Elles sont rares. Chacun reste dans son coin. Enfin, je ne peux cautionner :«Nous sommes tous désormais des apprenants permanents dans une posture d’apprenance continue.». Cela sera le cas des personnes qui souhaite se former… Je connais des gens qui ne souhaitent pas progresser dans le domaine des connaissances 🙁

Comme on le voit… le e-learning est de retour. Les utopies aussi. Moins que lors des vagues précédentes, mais il reste encore pas mal de chemin à parcourir. D’ailleurs en terminants ces quelques lignes, je me pose la question. Devons nous encore parler de e-learning ou des e-learning ?

Culture numérique des enseignants

Je suis heureux d’apprendre aujourd’hui (en réalité hier soir), qu’un forum intitulé : La culture numérique des enseignants et des établissements scolaires c’est déroulé à Lille (la ville où je vis) dans le cadre d’une importante manifestation organisé par l’ARF (association des régions de France) les 7 et 8 juin à l’occasion du 20e anniversaire de la loi de décentralisation.

En effet, c’est à la lecture du Café pédagogique, que j’apprends que « les usages pédagogiques des TIC peinent à progresser, alors même que toutes les études montrent que les enseignants sont bien accoutumés à ces technologies, à titre personnel, voire professionnel (mais hors de la classe) » Là, j’ai failli m’étrangler. heureusement, ce n’est que l’introduction. Dans la suite de l’article, Serge Pouts-Lajus contredit me semble t-il ses propos. Je simplifie. C’est difficile d’utiliser les ordinateurs dans les classes pour des raisons d’ordre technique. Plus loin, la formation des enseignants est également abordée (J’adore ce genre de phrase : « L’enseignement est en soi un métier anxiogène rappelle-t-il ; si les TIC ajoutent de l’anxiété, elles échouent« . Je me revois en train d’écrire Les enseignants, des non bloggers ? ou pourquoi TIC et TICE ne fonctionnent pas ? 🙁
Un passage obligé par les ENT (la nouvelle mode ?), la satisfaction sur les ressources multimédias disponibles (oups).
Première conclusion : « il faut des enseignants formés, préparés, accompagnés et des équipements qui fonctionnent bien. Et pour cela, il manque une dernière pièce à l’édifice : la maintenance. » Et là, nous retrouvons la préoccupation d’Algora : L’Etat ou la Région ?
Je n’en reviens pas de la conclusion, je suis sur le cul (excusez l’expression) : « en moins de deux heures, nous avons eu l’impression de faire le tour de la question. La solution nous a paru à portée de main. Illusion peut-être. Mais tout de même, lorsque les partenaires s’entendent, qu’ils partagent la même analyse, tous les espoirs sont permis. » Nous ne devons pas avoir la même notion pour une portée de main… Les TIC, TICE… seront employés correctement dans disons 10 ans, en étant optimiste et à condition que l’informatique et ses corélaires n’évolue pas trop vite 😉
Arretons auto-satisfaction et prenons les problèmes les uns à la suite des autres… j’suis un peu déçu sur ce coup là par le café pédagogique.

Je reviens sur l’information au sujet de cette rencontre… J’ai du être mal informé. J’ai des excuses, je suis malade depuis un certain temps, mais je n’avais rien vu, ni entendu au sujet de ce débat… où je me serais peut-être rendu si j’en avais eu connaissance (et si l’accès était possible). De plus, je n’ais rien lu d’autres que cette réaction, y compris dans la Voix du nord, la quotidien local, ce qui me surprend pour une manifestation de cette importance 🙂 (Il est possible qu’un article soit paru dans la voix du nord mentionnant cette rencontre effectivement, mais je n’ai pas souvenir d’une trace sur ce forum TICE.

au secours les TPE PME PMI

J’ai l’impression qu’un SOS est entrain d’être lancé… Enfin, non, voyons les choses autrement. On bichonne les TPE (Très Petite Entreprise) PME PMI 😉

J’étais d’humeur joyeuse à la lecture de net pme. La PME est l’avenir de l’entreprise écrit Gilles Lecointre, auteur du livre La PME l’avenir de l’entreprise édité par les éditions Gualino. Rien à redire… Enfin si, mais si peu par rapport à la suite…

Ainsi à la lecture du journal du net on apprend qu’un guide informatique au secours des PME-PMI de 20 à 250 salariés (mince, les TPE ne sont pas concernées) a été élaboré par Ernst & Young à la demande du Ministère français de l’industrie. Ce guide, outil de diagnostique, pour les petites et moyennes entreprises devrait les aider dans leur démarche d’informatisation. Pmi-diag, tel est son nom est un guide qui «permet de réaliser un état des lieux sur la cohérence entre le système d’information de l’entreprise, sa stratégie et son organisation». Ce guide se décompose en un fichier .doc de fiches de mise en oeuvre de la méthode (1,3 Mo pour 57 pages) et un pdf (2,7 Mo – 79 pages) le prédiagnostic stratégique par l’exemple qui décrit la mise en œuvre des fiches. Bref, ERP, supervision, outil de partage de connaissances, CRM, etc. n’auront bientôt plus de secrets pour les dirigeants des PME-PMI de 20 à 250 salariés. Ah bien non, il est indiqué :«Cependant, ce n’est que par l’intervention d’un consultant expérimenté, extérieur à l’entreprise, que celle-ci en tirera le maximum de bénéfices. L’intervention « Pmi-diag » est calibrée pour une durée d’environ 3 jours.»

Puis un retour vers notre cher Passeport pour l’économie numérique dont j’ai déjà mentionné ce que j’en pensais en mal TIC choc TPE … Cette fois, le Ministère des PME lance un son appel à candidature soit des « points d’accueil », soit des « points d’accueil avec animateur qualifié » afin de favoriser la passation du « Passeport pour l’Economie Numérique » auprès des TPE.
Gag, Le Ministère n’apporte aucune rémunération, ni pour la mise à disposition du lieu, ni pour le rôle d’animateur. Par contre, il fournit les 20 modules de formation, la formation des « animateurs ». Donc, ceux qui participeront le feront pour la gloire… (si, si, j’vous jure, il parleront meme de vous grâce à une communication importante (TV, radio,…).
Si cela vous tente, pour être un « point d’accueil » , l’espace doit répondre aux caractéristiques suivantes :

  • posséder un « correspondant » qui sera l’interlocuteur permanent du prestataire ;
  • disposer d’une salle pouvant accueillir une dizaine de personnes autour d’une table de réunion avec un ordinateur connecté à internet permettant d’accéder au site officiel du programme et mettre à disposition un ordinateur équipé d’un système audio, d’un lecteur de DVD, d’un vidéoprojecteur et d’un écran (ou une TV équipée d’un lecteur DVD).
  • de mettre le lieu à disposition 2 fois 3 heures par semaine.

Par chance, si vous répondez en tant que simple « point d’accueil », un animateur spécialisé recruté par le Ministère interviendra dans vos locaux.
Bof, pas très intéressant…

Pour être éligible en tant « qu’animateur », il faut avoir une activité de conseil dans un réseau d’appui aux entreprises. « Ces professionnels devront d’avantage être des généralistes de l’entreprise, bénéficiant d’une culture générale des TIC appliquées à la TPE, plutôt que des techniciens ou des conseillers TIC ». L’exemple qui est donné : une personne intervenant dans une CCI. Cela m’amuse beaucoup car étant en profession libérale, je n’ai rien à faire ni à voir avec les CCI. Je pense que les artisans seront dans le même cas… Euhhh, y reste qui comme TPE ? (c’est de la provoc, pas la peine de me donner les statuts possibles).
Et bien, c’est râpé pour moi… je ne peux même pas postuler comme animateur (ils sont peut-être payé eux…) car même si j’exerce une activité de conseil, je n’interviens dans aucun réseau d’appui aux entreprises ! Donc, je suis inapte :-((

Si cela vous tente, je vous laisse quand même le contact, direction : « Passeport pour l’économie numérique » – Appel à candidature pour les points d’accueil et les animateurs mais dépêchez vous car les documents doivent être complétés et renvoyés par courrier postal avant le 23 juin. Tiens, un ministère qui cherche à développer les TIC mais qui emploie encore le courrier du siècle dernier. Même pas un Pdf dont on peut transmettre les informations en retour (Chez Ed Productions, nous pouvons mettre en place une formation Acrobat à cet effet pour les administrations et les TPE, PME, PMI, etc.). Ah, mais c’est vrai… J’oubliais la soutenance que j’ai effectué la semaine dernière où l’étudiante décrivait la situation déplorable de l’e-administration où elle avait fait son stage. Son cas ne semble pas unique.

Merci à Artesi IDF grâce à qui j’ai découvert cette dernière information.

Mise à jour à 9 h 50 : Même l’Europe s’y met. L’Europe débloque 720 M€ pour les TIC dans les PME par l’intermédiaire du programme cadre pour l’innovation et la compétitivité (PIC) qui vise au développement des TIC dans les PME. Merci Info-PME

lettre sur la FOAD, le web 2 et TIC et TPE

Bonjour à toutes et tous,

Voilà qu’il vient le joli mois de mai. Explosion des couleurs de la nature… et de la FOAD ?

Rapide excursion dans la les blogs qui en parlent… ça avance ça avance….mais le fond de l’air n’est pas frais. Il y a comme une odeur de bataille marketo-pédagogique !

En effet la déferlante du web 2.0 ne laisse pas indifférents les éditeurs de contenus en ligne, tandis que les fans du Kiss (keep it simple stupid !) prônent une FOAD de l’intelligence plus que de la gadgetisation high tech !

Le premier bataille est donc celle qu’entretiennent les créateurs de contenus multimédiatisés, en parlant de tous ses nouveaux outils comme d’une « solution au rabais » ou « juste pour commencer ».

Comme s’il n’y aurait pas de vérité de la formation à distance que dans les contenus en ligne à grand spectacle, conçus surtout pour l’autoformation.

Cette pensée et cette démarche commerciale sont héritées du fait que ces sociétés ne vendent leurs produits qu’à des grandes entreprises ou à des grandes institutions, fascinées par les « économies d’échelle » de l’autoformation en ligne, via des modules bien pensés d’autoformation. De la à prendre une réponse très particulière à un besoin spécifique pour la seule réponse digne à terme….

Attention donc à cette pensée iconoclaste de toute souplesse formative en mise à distance de la formation. Ce n’est que de la pub qui lave plus blanc le cerveau.

Dans ce contexte Novantura, passe sans solution de continuité de la présentation des possibilités du rapid e.learning aux possibilités du web 2.0.

Elle passe également en mode gestion des compétences, car l’une des raisons d’être de cette association est de ne pas penser la formation professionnelle sans penser les nouvelles relations au travail induites par les nécessaires réorganisations d’entreprise. C’est de ne pas penser pédagogie en formation professionnelle sans penser économie et rapports individuels et collectifs au travail.

La deuxième bataille est celle que tout être raisonnable travaillant dans des TPE devrait livrer face aux propositions faites par la mission TIC et TPE du ministère des PME, du Commerce, de l’Artisanat et des Professions libérales.

Le risque est que de grandes institutions et de fourbes revendeurs fourguent aux TPE leur passeport pour Internet et le e-commerce, leur mallette numérique pleine de logiciels bridés de grands éditeurs, avec la « complicité » de l’Etat.

La manière de procéder est en effet semblable à la façon dont on a procédé dans le cadre du plan IPT (Informatique pour tous) en 1985-86 (et oui, j’y étais !). On visait soit disant la formation des enseignants tout en cherchant à développer l’industrie informatique et logicielle française (ce fut un échec sur toute la ligne).

Sommes nous sûr que c’est de ceci que les TPE ont besoin en priorité pour utiliser les réseaux, pour améliorer leur compétitivité ?

Une expérience en grandeur réelle sur environ 3 000 TPE du secteur de la distribution de petit et grand électroménager, que j’ai pu suivre de près, montre à quel point les TPE sont demandeurs de formation et d’utilisation de TIC, sans pour autant savoir comment « prendre le temps » pour apprendre.

L’action « Formation à la bureautique », pourtant mise en place avec l’excellente collaboration de l’éditeur des logiciels d’auto-formation choisis, s’est soldée par un échec.

Aucune des personnes des TPE inscrites, pourtant volontaires au début, n’a terminé son parcours de formation, happée par le quotidien.

Au lieu de confier de type d’action à des TPE, ou à des structures habituée à travailler avec, l’Etat préférera sûrement s’appuyer sur des grosses structures qui vont plaquer leurs solutions toute faites et « verrouiller » l’informatique des TPE, même si le chargé de mission, Olivier Midière, y met les précautions d’usage.

Pour poursuivre la réflexion je vous invite à lire l’intéressante note tic choc tpe d’Eric Delcroix sur son blog « les z’ed » et celle de Sylvain Tourrière. Tous les deux dynamiques entrepreneurs de TPE.

Du côte de Novantura

Dans la lettre précédente je vous annonçais deux surprises. Les voilà !

C’est la floraison également du côté de Novantura. Nous avons conçu nos premières actions de sensibilisation, dont une en partenariat.

La première : La mise à distance en formation : les nouveaux outils, les nouvelles pratiques. La révolution du « low-tech » web.

Une demi-journée de sensibilisation pour les Carif et les organismes de formation. Première prévue le 23 mai au Carif du Languedoc-Roussillon.

La deuxième, en collaboration avec le cabinet de consultants PSCI : De la gestion des compétences à la mise à distance de la formation. Un petit déjeuner de sensibilisation à Paris. Deux heures, de 8h30 à 10h30, dans le magnifique cadre du Procope, pour les RH, RF, prescripteurs de formation aux entreprises. Première prévue le 31 mai.

Et pour ceux qui n’ont pas reçu la lettre précédente, je rappelle que ma dernière conférence sur le web 2.0 est disponible en ligne (PowerPoint et mp3).

Enfin, pour les curieux qui veulent en savoir plus sur le parcours professionnel d’Adrien Ferro, c’est par .

C’est tout pour aujourd’hui. Le n° 7 de la lettre novanturière paraîtra le vendredi 2 juin.

Bonne lecture

pourquoi TIC et TICE ne fonctionnent pas ?

  • Infobourg.com présente en éditorial un résumé d’une allocution de Paul Inchauspé, expert-conseil pour le Centre francophone d’informatisation des organisations (CEFRIO), pour une utilisation généralisée des technologies de l’information et de la communication (TIC) en éducation à l’occasion du dernier colloque de l’AQUOPS. Curieux que personne n’ai réagi à ces propos… La question que je me pose à la lecture de ce résumé est de savoir si par exemple dans les IUFM les TIC sont utilisés à tour de bras ? Sinon, comment vouloir inciter les futurs enseignants à utiliser les TIC ou TICE dans leur enseignement s’ils n’ont pas « subit » le même enseignemant. De plus, l’IUFM ne concerne qu’une partie des enseignants. Rien n’est obligatoire dans le domaine des TIC pour les enseignants de collègues, de lycées… De même, pour le elearning. Pourquoi ne pas obliger les enseignants à suivre une partie de leur formation en elearning afin que, connaissant cette technologie, ils soient apte à l’employer à leur tour à la suite d’une formation « obligatoire » !
  • Mais le coup de gueule de Bruno Devauchelle technique contre pédagogie (lisez également les commentaires) est-il représentatif. Ce qui pourrait expliquer pourquoi Tic et TICE ne fonctionne pas en éducation.
  • Anne-Gaëlle Habib, master TEF (Technologies de l’Education et de la Formation) à l’université de Rennes 2 effectue son stage à l’Université du Québec à Montréal (UQAM) de février à mai. Sa mission est de concevoir un wiki consacré aux sciences de l’éducation (très orienté TIC) : Ticéducation. Les bases sont jetées… Ce wiki pourrait aider lui aussi au développement des TIC et TICE. Reste à faire vivre Ticéducation notamment après le départ d’Anne-Gaëlle !
  • Reste que se pose la question : Les médias électroniques , incluant Internet, ont-il des effets plus néfastes sur la santé des enfants et des adolescents qu’on ne le croyait ? Et dans ce cas, quid des TIC ou TICE ?

scénarisation pédagogique et ressources pédagogiques

  • Guide de scénarisation pédagogique PrimTICE est destiné à favoriser l’usage des TIC ou TICE dans l’enseignement primaire par la mise à disposition de scénarios pédagogiques (387 scénarios pédagogiques sont en ligne actuellement). Un fil RSS permet même d’être informé des nouveaux scénarios mis en ligne. La liste de référence en scénarisation pédagogique d’Educnet est intéressante à consulter y compris pour les personnes qui ne travaille pas dans le primaire.
  • Le Rescol canadien met à disposition plus de plus de 7 000 sites qui sont autant de ressources pédagogiques destinées aux enseignants, aux élèves et aux parents. Aujourd’hui @ Rescol présente du matériel pédagogique, des projets éducatifs. Dommage qu’aucun fil Rss ou lettre d’information ne viennent compléter cette page.
  • CSDCEO (Conseil Scolaire de District Catholique de l’Est Ontarien), vient de mettre en ligne le site cyberque?tes. Cyberque?tes permet de re?pertorier, de classifier et me?me de produire des activite?s de recherches de contenus sur Internet de la maternelle a? la 12 anne?e (équivalent de nos terminales ?).

Un point sur les blogs en éducation

  • Clic, le bulletin collégial des technologies de l’information et des communications propose un tour d’horizon des blogs et éducation par Brigitte Vandal. Après une présentation des blogs : qu’est-ce qu’un blog ? leur origine, leurs caractéristiques, leurs avantages, leur intérêt pédagogique, Brigitte Vandal fournit des exemples d’applications pédagogiques que l’on peut faire d’un blog :
    • Le blog professeur
      • Le blog pour proposer des ressources pédagogiques
      • Le blog pour réfléchir sur sa pratique professionnelle
      • Le blog pour suivre un travail de recherche ou gérer un projet
      • Le blog pour fournir des informations pratiques sur le cours
      • Le blog pour prolonger le travail réalisé en classe
      • Le blog pour proposer des activités pédagogiques
    • Le blogue classe
      • Le blog pour réaliser un projet pédagogique
      • Le blog pour communiquer avec vos étudiants
      • Le blog pour que vos étudiants communiquent entre eux
      • Le blog pour que vos étudiants communiquent avec l’extérieur
    • Le blogue étudiant
      • Le blog pour évaluer le travail tout au long de la session
      • Le blog pour faire les devoirs
  • En complément, vous pouvez consulter Franc-parler, la communauté mondiale des professeurs de français qui se pose la question depuis plus longtemps : les blogs, pour quelles applications pédagogiques ? La réponse est organisé selon l’ordre suivant (notez les similitudes 🙂 :
    • Blog pour l’enseignant
      • Blog personnel
      • Blog du tuteur dans le cadre de la classe
    • Blog pour la classe
      • Raconter la vie de la classe
      • Réaliser un projet pédagogique
      • Communiquer
    • Blog pour l’apprenant
      • Évaluer son travail tout au long de l’année
      • Faire ses devoirs
      • Créer un blog en français sur un sujet de son choix
    • Blogs et évaluation
    • Les limites des blogs
    • Témoignages d’enseignants
    • Webographie
  • ll ne faudrait pas oublié le travail d’Emob sur cette notion des Blogs en éducation quels usages ?
  • Un dossier sur les flux podcast au service de la pédagogie de Jeanne Phalippon et Clotilde Chauvin est publié sur e-ProfsDocs du CRDP d’Aix-Marseille. Si réticent d’ordinaire au podcast, je pense que le secteur de l’enseignement peut tirer profit de cet technologie. Ce dossier est dvivisé en 5 parties : Le podcasting : qui ? quoi ? qu’est-ce ?  ; Quelques ressources podcastées ; Les outils pour le podcasting ; Mode opératoire d’installation d’un lecteur de podcast : Juice ; Utilisation de Juice avec un exemple d’abonnement podcast. Notez que vous trouverez également le lien permettant d’atteindre l’inventaire classé des émissions de radio et de télévision pour une utilisation pédagogique, remis à jour avec un repérage des émissions podcastées.
  • Le CED (canal éducatif à la demande), se définie comme le premier site collaboratif de vidéos éducatives et culturelles pour les sciences, l’économie et les arts. il a pour objet de compléter l’Ecole à domicile en apportant la « culture » pour des collégiens et des lycéens. Les pédagogues créateurs multimédia qui désireraient publier leurs ressources sous licence Creative Commons ou entrer dans un projet de création culturelle participative sont les bienvenus. Merci à elearning bretagne pour cette information.