travailler autrement dans les TPE : travail collaboratif ou le travail en web 2.0 ?

Depuis le mois de septembre, nous mettons en place une nouvelle structure. Du travail en quasi solitaire (indépendant pur et dur), la structure d’Ed Productions passera prochainement en SARL avec trois personnes dans les bureaux (ou à la direction), une centaine de formateurs qui gravitent autour de nous, etc. Cette évolution est l’occasion de mettre en place des procédures diverses et variées où nous tentons d’utiliser au mieux les possibilités offertes par les NTIC.

En parallèle, suite à un billet de Sylvie, j’avais demandé le Petit précis de l’efficacité collective – Travailler autrement. Ce livre blanc (bleu en réalité) de 130 pages rassemble des analyses, témoignages et réflexions sur l’efficacité du travail collaboratif… Le travail web 2.0 en fait 😉
Vous pourrez recevoir gratuitement cet ouvrage (je sais, c’est Microsoft qui est derrière, mais… après tout pourquoi pas, ne soyons pas sectaires).
Le débat proposé sur le blog EC 2006 (efficacité collective 2006) a semblé tourner court. Aucune mise à jour depuis la parution du livre et peu de commentaires dans les derniers billets… Dommage. Les limites du social promis sont-elles atteintes ?

Une lecture du livre en parallèle avec les mises en place d’outils dans notre TPE (Très Petite Entreprise) me semblait intéressante. Une TPE a-t-elle besoin ou non d’utiliser ce modèle de travail ? Première remarque, notre structure est éclatée. Même si nous avons un siège social comme toute entreprise, la gestion et l’organisation n’ont rien de traditionnel.

Plantons le décor. Les fondateurs de la SARL sont deux solos pur jus, qui veulent garder leur indépendance, aux méthodes de vente similaires (nous vendons nos prestations tous les deux seulement à l’aide d’internet). Qui plus est, nous sommes deux spécialistes du web (plutôt orienté avec la vision d’une agence de publicité pour l’un, plutôt orienté marketing pour l’autre, et une volonté de veille et de KM commune). Enfin, autonome, nous souhaitons le rester, ne serait ce que par nos lieux de résidence éloigné l’un de l’autre et par le choix de notre structure mobilière. Nous sommes de véritable «enfants» du monde du travail de l’internet, professionnels de l’information (sans le savoir notre assistante et nos formateurs sont également des pros de l’info car ils nous remontent tous des informations :-)))

Les questions rapidement évoquées pour notre organisation étaient : «quelle forme d’organisation» allions-nous prendre ? Un élément important dans cette décision était la confiance que nous nous accordions les uns aux autres, car le partage de l’information et le partage de connaissances n’est pas si simple… Nous devons passer d’un schéma : je cherche et garde l’information pour moi à je cherche et diffuse l’information à tous…

Personnellement, je connaissais le problème suite à des audits réalisés dans différentes organisations. L’une des constance a toujours été la multiplication des bases de données sur des sujets identiques et les querelles qui consistaient à dire : «je ne veux pas qu’untel sache qui je contacte, etc.» En corollaire, les bases de données aux informations identiques se multipliaient dans l’entreprise et aucune base commune, complète n’existaient.

Cela ne m’empêche pas d’avoir un mal fou à me séparer de mon système de gestion d’agenda actuel pour le basculer sur un agenda collaboratif… et je me trouve une tonne d’excuses pour ne pas m’en séparer complètement. Comportement stupide mais humain… Quelle information doit rester privée, quelle information est publique ? Jusque-là je pouvais allégrement marier les deux, car certains rendez-vous correspondaient aux deux… C’est la même chose avec le carnet d’adresse… La culture du collaboratif n’est pas innée. Loin de là.

Pourtant, dans le monde actuel, une adaptation permanente et continue de chacun est nécessaire. Déjà, les technologies évoluent chaque jour, de manière rapide et parfois de façon radicalement différentes. Ceci nous oblige à trouver des solutions souples d’adéquation entre technologie et organisation de l’entreprise. Par exemple, nous voulons garder la souplesse, la réactivité des indépendants (structure d’une personne) au sein de la SARL (structure de plusieurs personnes)…

Pour nous, le travail collaboratif efficace doit être un avantage concurrentiel en termes de vitesse, d’innovation… Mais pour cela nous devons penser le management autrement, bien loin des structures en pyramides ou autres apprises à l’école… Les modèles restent d’ailleurs à inventer. Mais d’ailleurs y aura-t-il un modèle ou des modèles tel qu’on nous l’enseigne encore aujourd’hui ? Les usages de ces outils de collaboration n’en sont qu’à leur balbutiement, même si, lorsque je travaillais pour le journal Icônes à la fin des années 80, je me rappelle avoir été attiré par le logiciel CAT, prémisse du collaboratif au niveau commercial (un CRM avant l’heure 🙂

La mise en place d’un système collaboratif doit résulter d’une réflexion globale sur les objectifs à atteindre. La tentation est forte de supprimer les anciennes méthodes et les anciens outils. Est ce raisonnable ? faut-il le faire ? Je ne le pense pas. C’est cette alliance entre ce passé récent et les nouveaux outils et méthodes qui doit être optimisé.

Après tout, si les outils n’existent pas, il n’y a pas de méthode.Donc, ne laissons pas les outils NTIC prendre le pouvoir. C’est nous qui devons décider de ce que nous apporte l’outil et non l’outil qui doit nous imposer une façon de voir. De plus, les possibilités des outils collaboratifs proposés sont tellement riches que constamment nous devons penser à mesurer l’évolution de leurs usages dans la qualité de notre travail.

L’utilisation du mail est un bon exemple… Combien sont débordés par la gestion de leur courrier électronique ? Passer moins de temps à lire ses emails, Email consideration. Là encore après l’appropriation de nouveaux usages sont à créer, voir même à disparaître : Et si l’e-mail disparaissait ?. J’avais l’impression qu’Adrien Ferro avait également mis un billet à ce sujet mais je ne le retrouve pas 🙁

Le choix de mentionner l’usage du courrier électronique n’est pas anodin.La collaboration est souvent réduite à l’email et l’usage des autres outils est quasi nul, surtout pour l’organisation des réunions, parmi les personnes qui ont répondu à l’enquête d’EC 2006…

Mais revenons à notre situation. Nous n’avons pas eu le problème que doivent rencontrer les structures existantes et qui veulent évoluer : la mise en place d’un processus pour les applications informatiques plaquées sur des processus fonctionnels existants. Chez nous, le terrain était quasiment vierge. Si nous devions faire l’analyse de l’existant, il était pour ainsi dire presque nul. Bien que, chacun de son côté, nous eussions nos propres outils et nos propres démarches.

Le choix des outils de NTIC ou de coopération est lié à notre niveau dans la configuration de ces outils (nous avons abandonné certains outils qui nous semblaient intéressants car nous n’avons même pas su les installer) et des ressources dont nous avons les capacités à mettre en oeuvre (au niveau matériel notamment, d’autant plus que nous travaillons tous sur Macintosh).

Nous réalisons l’ensemble des installations, la maintenance, la gestion de ces outils… en prenant notre temps. Un nouveau module est ajouté si nous avons suffisamment exploré les possibilités des modules précédents. Ce sont pour la plupart des outils libres ou/et gratuits que nous paramétrons pour notre usage car aucune solution ne semble prévue pour les TPE dans ces domaines !

Autres critères pris en compte dans nos décisions : l’outil doit permettre de travailler facilement avec nos partenaires et/ou nos clients en tenant compte de l’arrivée des systèmes nomades. Enfin, l’ergonomie est également l’un des éléments du choix (peu de ces outils sont réellement ergonomiques et ils sont pour certains d’entre eux d’une lenteur, mais d’une lenteur…) ainsi que la préservation voir le développement des relations humaines. Nous sommes d’autant plus attachés à ce dernier point qu’un freelance travaille seul et a appris à se créer un réseau autour de lui : sa bulle de «connaissances humaines». De plus, par différentes expériences (blog en nord, la liste de discussion des étudiants…), nous connaissons le potentiel de ces outils pour des relations humaines, sociales…

Parmi les outils que nous souhaitons mettre en place, on trouve des outils de messageries interne, des portails, des blogs, de cartographie sémantique, de gestion de tâches, d’emplois du temps et de carnet d’adresses partagés, de gestion, de gestion de documentations (sans aller jusqu’à la numérisation de tous les documents, des infos, des données), de gestion de liens, de gestion de fils RSS, de gestions de projets, de gestion de clientèles, de base de connaissances… tel que l’on peut les trouver en partie dans egroupware, Mindmanager, SugarCRM, de Joomla ou Drupal, de WordPress ou Dotclear, et d’applications de gestion plus classique que nous avons développé et mis en ligne… Il est, bien entendu, que nous n’oublions pas les bonnes vieilles technologies comme le courrier électronique, le téléphone, le papier et le stylo, y compris les rencontres physiques formelles et informelles.

Allez, histoire de râler comme à l’accoutumer, j’ai deux reproches à formuler à ce Petit précis de l’efficacité collective. Dans la classification peu enthousiaste, on trouve comme critère : «jamais d’utilisation de la messagerie instantanée ou de chat» et dans la classe des meilleurs, les motivés et bien impliqués : «utilisateurs en permanence de réseaux sociaux». Difficile pour moi de respecter cette classification. Ne jamais utiliser de messagerie instantanée n’est pas une preuve de non-travail collaboratif. J’appartiens à ceux qui refusent l’emploie du téléphone portable et du chat pour une seule et même raison, nous (dans le sens de la population des personnes qui travaillent) n’avons pas encore compris la différence entre urgence, prioritaire et standard… Avez-vous déjà remarqué comme les personnes vous demandent tout, tout de suite… Pardon, pour hier ? Ne me dite pas que c’est le monde qui s’accélère qui veut cela… je n’en crois rien !

L’autre aspect du livre blanc qui me procure quelques soucis concerne la description du futur diplômé qui pratique et s’est approprié : «le téléphone portable, l’ordinateur portable équipé de wifi, qui possède un blog, qui a collaboré à des wiki, qui reçoit ces relevés par SMS, qui téléphone via skype, qui chat»… J’arrête là. Oui, bien sur qu’ils possèdent le matériel, qu’ils pratiquent certaines de ces activités (certaines, car ils ne savent pas tous ce qu’est un wiki par exemple ; alors de là à savoir collaborer la marge est grande).

Je relativiserai beaucoup ces propos et je suis beaucoup moins optimiste que cette version utopique de la chose. D’ailleurs je me méfie beaucoup des discours que l’on entend dans les écoles : vous êtes les meilleurs (dans toutes les écoles que j’ai fréquentées et dans celle de mes amis, nous avons entendu cette phrase), vous imposerez (désolé, vous m’n’imposerez rien du tout. Tout au plus vous suggérerez dans le meilleur des cas).

Pour la plupart des jeunes que je connais, le blog c’est pour des pages persos. Les entreprises n’en font pas 🙂 Donc pourquoi voudraient-ils créer un blog en entreprise et pourquoi y participeraient-ils ? Le chat est réservé à des discussions entre amis, voir à la drague… Comment peut-on utiliser un outil de drague dans l’entreprise ? Que dire de la recherche d’informations ?

Pour pratiquer la gestion de projet de manière collaborative avec les étudiants depuis plusieurs années, je peux vous dire que ce n’est pas gagné d’avance… Que d’efforts même à déployer pour essayer de faire adopter un CMS ! Que d’efforts pour leur faire dire «ah oui, on pourrait prévoir une zone collaborative dans le site» ! Que d’efforts pour qu’ils essaient de garder un blog actif !

Ah oui, pour la petite histoire, j’ai téléchargé (pdf – 781 ko – 19 p.) et tenté de remplir (36 questions) le questionnaire de base (30 à 40 minutes prévues) mais le pdf n’est pas interactif et n’espérez pas obtenir une synthèse immédiate de vos réponses sous forme d’un profil graphique (sic), cela n’est plus possible… Le collaboratif dans la circonstance a une durée de vie inférieure à un an 🙁

Pour compléter mes propos, certains seront peut-être curieux de savoir comment d’autres réagissent :

N'oubliez pas le 9 février : les obsédés textuels ou une table ronde sur l'écriture multimédia

Petit rappel

Après les rencontres blog en nord sur l’usage des blogs dans le monde de la documentation, l’entreprise et l’information dans les blogs, le rapid elearning, l’usage des blogs dans l’enseignements des langues, le référencement,

Blog en nord organise une table ronde sur l’écriture multimédia : web, blog, etc. le 9 février prochain de 14 à 17 h à l’Université Charles-de-Gaulle – Lille 3 dans l’amphi G du niveau bas au bâtiment B de l’Université – Domaine universitaire du « Pont de Bois » à Villeneuve d’Ascq (suivre fléchage IDIST), avec le soutien de l’UFR IDIST.

Un after sera organisé dès 19 h 30 par une soirée conviviale au Café citoyen, 7 place du Vieux Marché aux chevaux à Lille.

Cette table ronde gratuite est ouverte à tous mais nous demandons que les participants s’inscrivent en laissant un commentaire ou en écrivant. De même pour la soirée.

blogs et entreprises

Aujourd’hui, j’ai participé à la sympathique journée du blog à Marquette lez Lille. Je devais y donner une conférence sur les blogs et entreprises.

J’avais préparé une carte heuristique pour cette intervention. Les possesseurs de MindMap peuvent consulter la carte dans son format natif (60 Ko), mais ceux qui ne possèdent pas cet outil peuvent visualiser le résultat au format pdf (45 Ko).

Je reprends l’enchaînement des principaux points ici :

  • J’ai commencé par une présentation de mon parcours. Il peut expliquer certaines choses concernant mes positions sur les blogs 🙂
  • Puis j’ai décrit ma découverte des blogs et des fils RSS (avant de posséder un blog) qui dura environ un an 🙁
  • Ensuite, j’ai indiqué pourquoi j’avais ouvert mon premier blog
    • utilisation de la veille que j’effectuais régulièrement
    • permettre à mes étudiants d’être informés un peu plus que ce que je leur indiquais
    • une envie d’écrire de nouveau
    • «humaniser» le site ed productions en permettant des échanges avec les clients et des formateurs
    • tirer profit de la puissance de référencement des blogs
  • Mais au fil du temps, j’ai pris conscience que le blog apportait d’autre choses… En voici quelques exemples :
    • il permettait de tester des thèmes de formation que l’on peut retrouver chez ed formations
    • le positionnement des futures formations étaient facilités
    • j’ai découvert des besoins de formation, par exemple pour les documentalistes et l’image alors qu’ils n’étaient pas notre cible au préalable
    • l’usage du blog facilitait le recrutement de formateur. Au passage, nous recherchons continuellement des formateurs sur toute la France en PAO, graphisme, multimédia, internet (d’autres sujets : cartographie, CAO, etc. peuvent également nous intéresser).
    • l’outil blog jouait le rôle d’attaché de presse 🙂
  • Une fois passé en revue les points concernant mon histoire, j’ai présenté quelques blogs, que je voulais représentatifs tout en sortant des sentiers battus (Pas toujours la primauté au même 😉 sur : qui bloggue et pourquoi, les choix de séparer ou non blog perso et blog d’entreprise… Pêle-mêle on trouve les indépendants, les patrons d’entreprise, les salariés (oups, je n’ai pas donné d’exemples), les commerciaux, les hommes de marketing, les ressources humaines et certains qui utilisent le blog à seul fin de référencement des sites qu’ils créent… On peut rapprocher ce point avec celui évoqué plus tard dans la conférence sur « quel type de blogs » : blogs d’experts, de dirigeant d’entreprise, blogs interne (je n’en connais pas qui fonctionne, je l’ai seulement lu dans les livres pour l’instant), les blogs de marque dont vichy est le célèbre contre exemple, pour l’organisation de manifestation (blog en nord), pour le recrutement, comme « SAV », dans un but marketing, pour les collectivités locales, etc.
  • Arriva la grosse partie sur comment ouvrir son blog
    • Je conseille de s’immerger dans le monde des blogs (il n’est pas encore trop grand 🙂 La blogosphère «professionnelle» n’est pas immense. Donc, commencez par lire et commenter les blogs que vous croisez, recherchez des blogs sur les thématiques qui vous intéresse…
    • Viendra rapidement ou non, le choix de la plate-forme. Un blog ne coûte rien si l’on emploie des outils comme Dotclear ou WordPress. Ceci explique certainement la prise de possession de cet outil par de nombreux indépendants.
    • Et puis un jour, il faut se lancer 🙂 Mieux vaut commencer «petit» en réfléchissant au préalable au copyright que l’on donne à ce blog…
    • Le thème ou les thèmes au début ? C’est à vous de voir… On peut conseiller de se fixer un seul thème. C’est plus facile pour le référencement, mais rien n’empêche de parler de différents sujets dans un même blog. Cela dépend de ce que vous avez imaginé faire de votre blog. Je pense qu’il ne faut pas penser au départ à votre lectorat… Dans un premier temps, faites vous plaisir. Ecrivez ce que vous auriez envie de lire ailleurs mais que vous ne trouvez pas.
    • toujours au sujet de l’écriture, mais on en reparlera certainement dans le cadre de la table ronde sur l’écriture multimédia du 9 février, je ne pense pas qu’il faille écrire chaque jour dans un blog. Ce n’est pas une obligation. Mieux vaut être régulier, mais je connais des blogs qui cessent toutes publications pendant un certain temps (parfois 6 mois, voir plus) pour réapparaître et diffuser de nouveau une information régulière. Ma position pour l’écriture… aye, je donne des arguments aux autres pour le 9 🙁 une écriture instinctive, comme l’on pense, sans relecture, une écriture de parler vrai… Rien ne sert de mentir sur un blog sinon cela se retourne contre vous.
    • Si vous écrivez des billets, vous aurez certainement des commentaires. La gestion de ceux ci est importante. Contrairement à ce que j’ai pu entendre à différents endroits, les commentaires sont modérés sur quasiment tous les blogs. Sinon, je ne comprends pas que les messages que nous recevons tous du type : «j’adore ton site je veut faire l’amour avec toi allez baise baise ho oui !» (dernier commentaire de ce type reçu sur les zed) ne figure pas dans les sites ? Soyons encore une fois honnête. Nous modérons.
    • Reste le cas des critiques. Si je prends mon cas, je n’ai pour l’instant jamais censuré la critique. Je tente d’y répondre… Mais, je ne dis pas que si la critique me semblait inadaptée, je ne la censurerai pas ! D’ailleurs, à la réflexion, j’ai peut-être certainement censuré des commentaires sur le billet des grèves concernant le CPE. Autre remarque importante, répondre aux questions dans les commentaires et par mail… me semble être le rôle du blogueur (quelqu’un doit me maudire, car je dois répondre à son mail d’avant noël 🙂 . Enfin dans notre blog, nous devons gérer le spam 🙁
    • lorsque l’on crée un blog, il est nécessaire de penser au référencement, même si la plupart des blogs s’auto-référence. Mais n’est ce pas aussi le but premier de nombreux blogs professionnels ? Ensuite, que l’on soit d’accord ou non, que l’on pense que ce soit efficace ou non, il peut être intéressant de s’investir à différents niveaux dans les outils sociaux : Delicious, Blogmarks, Technorati et les digg likes. Aussi, pensez à mettre en place vos étiquettes de tags pour vos billets dés la création de votre blog 🙂 La recherche en texte intégral ou par tag n’est pas l’objet du débat d’aujourd’hui.
    • Il faut également laisser des commentaires sur les autres blogs. Attention de ne pas inonder la blogosphère de vos commentaires. Ce n’est pas ce que l’on vous demande. Commentez à bon escient, si vous avez une information pertinente à ajouter… Pas pour dire simplement : «génial l’article» sans avoir oublié de mettre son adresse de blog. Il m’est arrivé de demander des explications à certaines personnes sur l’intérêt de leurs commentaires. Généralement, elles sont furieuses, ne comprennent pas ma demande, crois que les commentaire sont des surfaces publicitaires gratuitre mais je ne diffuse pas leur texte. D’autres doivent agir comme moi 🙂 Idem pour les trackbacks
    • dernier détail, ne négligeais pas les statistiques de visite de votre blog et de vos fils RSS.
    • Enfin, n’espérez pas gagner votre vie grâce à votre blog. Quelques exceptions existent, mais elles sont tellement rares 🙂
  • Les freins aux blogs existent.
    • L’outil blog n’est pas utilisable par tous. Déjà, il ne faut pas confondre aujourd’hui blog et site institutionnel par exemple. Ce ne sera peut-être plus le cas demain.
    • Mais avant tout pour travailler sur un blog, il est nécessaire d’aimer écrire, de savoir écrire et avoir régulièrement des idées de billets… Malgré ce que j’entends souvent, ce n’est pas le cas de 100 % de la population.
    • Second écueil, le temps. Ne le cachons pas, les blogs sont chronophages.
    • Nous pouvons également reprocher aux blogs ce qui fait leur intérêt ailleurs la hiérarchie de l’information qui y est pratiqué, même si la longue traîne peut avoir des effets positifs. Il est assez difficile de rédiger un dossier chapitré dans un blog. D’autres outils sont nécessaires en général.
    • Enfin, le blog reste un outil de «solitaires». Peu de blogs communautaires perdurent. En général, un blog égal un homme (ou une femme).
  • Le pas, depuis ces freins, est vite franchi pour aller vers l’avenir des blogs. Peu de solutions semble aussi «révolutionnaire» que le blog. Pourtant, le blog en tant que tel est appelé à disparaître sous peu…
    • Les photos blogs ? Quel est leur intérêt ? Mis à part pour des blogs personnelles, pour diffuser les photos de famille à la qualité parfois redoutable, je vois mal comment les entreprises pourraient l’employer exception faite du secteur de l’immobilier. On ne s’improvise pas photographe… (j’dois défendre mon premier métier là 🙂
    • Le podcasting jusqu’à aujourd’hui n’a rien changer, sinon, la mode. Fin des années 70, tout le monde possédait son walkman. Il s’appelle Ipod maintenant. Le podcasting remplace jusqu’à maintenant les K7 d’antan. Rien de plus ou quasiment. Il est encore cher et réclame une technique : prise de son, montage… qui n’est pas à la porté du premier venu. Dans l’avenir, cela pourrait changer par des utilisations qui ne sont pas encore entrées dans nos moeurs, si les médias traditionnels ne mettent pas la main dessus au préalable.
    • Pour les vidéo blog, mes critiques sont un mélange de celles sur les photos blogs et le podcasting.
    • Alors qu’est ce qui va fonctionner… Je parie sur les flux RSS ou Atom, et l’émergence du XML. Une grande partie de la prochaine révolution est là, accompagné par les avancés de la téléphonie et de la géolocalisation. Donc, pourquoi pas un avenir pour le moblogging… L’autre aspect de l’évolution et de la disparition des blogs, ils seront au fil du temps de plus en plus intégrés au sein de sites eux-même avec la confirmation des espoirs mis dans les CMS voici quelques années… Des outils comme Drupal, Joomla sont promis à un bel avenir 🙂

Difficile de réduire en quelques ligne une heure trente de conférence… mais le principal y est. Je peux bien entendu redonner cette conférence dans d’autres endroits 😉

Ah, si, j’allais oublier : un blog est un système d’information, pas de communication 😉

Par ci, par là… ou des conférences à la formation pour les TPE et PME

Comme je l’indiquais dans le précédent billet sur la table ronde sur l’écriture multimédia, je me suis en quelque sorte auto-proclamé intervenant 😉

Mais, par contre, ce samedi 20, vers 16 h, je suis invité à intervenir à la journée du blog de Marquette lez Lille. J’interviendrais pour un « atelier » sur les blogs et l’entreprise (tiens, cela me rappelle quelque chose 🙂

Le prestigieux centre pour le e-Learning et l’innovation pédagogique de la CCI de Paris : le Préau, par l’intermédiaire d’Anne-Marie Husson m’avait inviter à participer à leur prochain jeudi du Préau le 25 janvier 2007 de 17h à 19h sur le thème des TIC et la formation dans les TPE. Malheureusement, je ne pourrais me libérer… Dommage… je pense que j’aurais pu dire tout haut l’inadaptation de l’offre de formation en général vis à vis des TPE et PME, sans parler des actions gouvernementales mise en place à l’intention des TPE et PME 🙁
Dans le cadre de nos formations, nous tentons d’adapter nos formations aux TPE et PME car nous sommes nous même une TPE 🙂
D’ailleurs, vous avez pu voir apparaître le label centre de compétence TPE et le label Conseiller Informatique et Télécoms. (plus d’infos sur le site Passeport pour l’économie numérique)

Nous sommes centre de compétences TPE
Le centre de compétences TPE fournit une prestation de conseil et d’assistance, de vente, d’installation, de mise en service, de paramétrage, de maintenance et d’évolution des équipements et systèmes informatiques et télécoms et réseaux de la TPE et dans ce cadre veille plus particulièrement à :

  • Aider la TPE à identifier les « bons » outils en fonction des spécificités de son organisation et de ses activités ;
  • Transformer l’informatique comme un véritable levier de performance ;
  • Garantir une éthique, un référentiel de services et de solutions spécifiques à cette cible (coût des prestations, qualité des intervenants…) ;
  • L’aider à maîtriser ses coûts et ses investissements ;
  • Assurer la montée en compétence de ses utilisateurs

Nous sommes Conseiller Informatique et Télécoms
Le conseiller informatique et Télécoms fournit une prestation de conseil et d’assistance à la TPE, et dans ce cadre veille plus particulièrement à :

  • Aider la TPE à disposer des « bons » outils ;
  • Transformer l’informatique et les Télécoms en un véritable levier de performance ;
  • Garantir une éthique, un référentiel de services et de solutions spécifiques à cette cible (coût des prestations, qualité des intervenants…) ;
  • L’aider à maîtriser ses coûts et ses investissements ;
  • Assurer la montée en compétence de ses utilisateurs ;
  • « Éduquer » sur l’apport et le rôle d’un Référent informatique et Télécoms (une dimension qui dépasse la simple prestation de dépannage).

Il doit en conséquence savoir assurer directement les services et être en mesure d’identifier et de proposer les bons intervenants pour offrir les services tels que définis dans le tableau figurant dans le document « services proposés par les conseillers I&T ».

Je n'ai pas le niveau B2i école

Depuis pas mal de temps, je souhaitais écrire un billet au sujet de l’utilisation des ordinateurs de la part des enfants à la maison. L’occasion m’en est donné avec le B2i : le brevet Informatique et Internet. Attention, vos enfants vont être de vrais bêtes d’informatique…

Revenons quelques années en arrière puisque la plus grande de mes filles à 9 ans et la cadette sept… Revenons disons 5 ans en arrière pour la doyenne (la plus concerné par la B2i).
À l’époque, la plupart de nos amis étaient surpris lorsque je leur disais que ma fille, malgré les ordinateurs à la maison, jouait à l’ordinateur un quart d’heure (maxi une demi-heure) sur une journée, en compagnie de Papa. En encore, pas tout les jours… Environ une fois par semaine, ou tout les quinze jours, parfois de manière plus espacée… et seulement pendant l’hiver. Mon point de vue. L’ordinateur est un outil parmi d’autres qu’elles auront le temps d’apprendre au fil des années. Je pense qu’il est peut-être plus important pour elle qu’elles découvrent la création manuelle, l’activité physique, les activités extérieures, les histoires que l’on se lit… plutôt que de rester plantée devant un ordinateur. C’est un point de vue. Nous avons le même raisonnement concernant la télé. Comme elle n’ont jamais été habitué à regardé la télévision (nous en possédons bien entendu une de télévision, mais les adultes ne la regardent guère chez nous, donc elle est rarement allumée), les filles demandent exceptionnellement à la voir. Pour la petite histoire, pendant longtemps, lorsque nous étions chez des amis, si ils proposaient de regarder un dessin animé en cassette vidéo, les filles acquiesçaient poliment mais au bout de cinq minutes cherchaient une autre occupation…

Contradictoire lorsque l’on sait que des études tendraient à prouver que les jeux sur ordinateur les éveillent à la logique, stimulent leur mémoire, leur ouvrent de nouvelles connaissances… Mais où est le monde réel dans tout cela. Devons-nous forcer nos enfants à vivre dans une troisième dimension ? Combien de fois ai-je entendu, quand je disais que mes filles ne jouaient pas sur l’ordinateur, des histoires d’enfants de 3-4 ans qui savaient allumer eux-même l’ordinateur, mettre leur CD et jouaient ensuite des heures sagement… Cela me donnait froid dans le dos… Pauv’ gosses.

Les enfants grandissent

Au fil des années, les demandes pour jouer à l’ordinateur sont devenues de plus en plus rares. Et j’ai l’impression que l’ordinateur est devenu pour elle au fur et à mesure un outil. Depuis longtemps, elles savent ce qu’est un clavier, un écran… et elle ont même très bien compris, sans jamais s’en servir, que pour rechercher une information, l’ordinateur, pardon Internet, permet de trouver tout ce que l’on veut, que pour dupliquer un dessin, Papa a le scanner… Bref, pas utilisatrice mais sachant relativement bien ce que l’on peut faire à l’ordinateur : du dessin, des textes, projeter les photos, trouver des informations, s’échanger des courriers…
Depuis une année maintenant, elle commençait à s’initier au traitement de texte et au dessin… C’est elles qui l’ont demandé ! Nous avions même prévu de leur donner un vieux coucou pour elle progresser !

À l’école

Pour ce qui est de l’école, pour l’instant, elles n’avaient jamais touché au clavier (hormis une fois pour l’aînée). Oui, mais suite à notre changement d’école… maintenant les deux pratiquent. C’est que dans cette école, il pense au B2i. B2i, le brevet Informatique et Internet. Je savais qu’il existait mais jamais je ne m’étais penché sur son contenu…
Cependant, une première alerte… Du haut de ces sept ans, la plus jeune commence à me poser des questions : «Où elle se trouve ton unité centrale Papa ?». Que lui répondre d’autre que : «je suis sur un Macintosh et il existe un ordinateur chez Apple où unité centrale et écran ne forme qu’un seul bloc». Évidemment, premier réflexe, je me dis qu’ils commencent les cours d’informatique par la présentation du matériel… Elle m’avait posé d’autres question dans ce sens… Le dialogue est clos.

Puis, peu avant les vacances de février, l’aînée un midi me dit : «Papa, la maîtresse m’a dit que je devais travailler sur l’ordinateur à la maison, car je suis en retard» 😮 Je lui dit sans réfléchir : «Pas de problème, tu vas pouvoir travailler cela». L’ordinateur que nous leurs avions prévu devient urgent… Rapidement, je mets un ordinateur à disposition. Et pendant les vacances de février, elle travaille son informatique, en utilisant un traitement de texte. La semaine dernière, elle rentre de l’école et dans ces devoirs, elle doit recopier un texte corrigé… « Intelligemment », je me dis, tiens, c’est l’occasion de faire travailler la petite en informatique. En plus, l’institutrice l’encouragera certainement. Donc, elle saisit son texte à l’ordinateur, après m’avoir mis en garde que la maîtresse ne veut pas. Je la rassure, elle est d’un naturel craintif. Lundi, ma femme qui accompagne les enfants à l’école informe la professeur des écoles du travail de nos enfant… (soupir)… Ma fille avait raison. L’enseignante ne souhaite pas que les enfants rendent leur travail imprimé de l’ordinateur, car elle préfère qu’ils apprennent à écrire (je ne lui jette pas la pierre, bien au contraire, j’aurais tendance à être d’accord avec elle). Et nous apprenons ce qui ne va pas dans l’apprentissage de l’informatique pour notre fille… Savoir taper un texte, donc utiliser l’ordinateur basiquement selon moi, ce n’est pas ce qui est demandé pour l’instant. On verra cela plus tard… Non, elle ne sait pas faire de raccourcis claviers selon la transcription de ma femme… car c’est ce qui est demandé dans le b2i. Le mot est lâché. B2i…

Le B2i ou brevet informatique et internet

Après une panne du serveur de l’éducation nationale, j’ai eu le temps d’y accéder ce soir afin de me renseigner sur le fameux B2i. Mieux vaut tard que jamais. Grosso modo, depuis 2000, le brevet informatique et internet comporte plusieurs niveaux, deux niveaux en 2000, trois (école, collège, lycée) en 2006 de maîtrise des technologies de l’information et de la communication (dixi le ministère).
Un niveau pour l’enseignement supérieur existe également mais il s’appelle le C2I, allez savoir pourquoi. Les Masters ne sont pas concernés par cette Certification.

Mais revenons au B2i école.
Un référentiel des apprentissages associés au B2i de niveau 1, organisés en cinq domaines, existe dans le BO du 16-11-2000 (C’est l’instit qui nous a conseillé de consulter le BO, pardon Bulletin Officiel de l’Éducation Nationale, bible des enseignants). Mais, même s’il arrive en premier dans la recherche Google, mieux vaut consulter le dernier texte en date du 27-6-2006 dont l’annexe 1 reprend le référentiel. En fait, le site à consulter est celui d’educnet qui fournit de nombreuses informations ainsi que la feuille de position qui permet à l’élève de se situer et de posséder les 18 points nécessaires sur un total de 22 pour obtenir le B2I école.

Le référentiel du B2i

Le référentiel indique les compétences à acquérir pour la maîtrise des techniques usuelles de l’information et de la communication résultent d’une combinaison de connaissances, de capacités et d’attitudes à mobiliser dans des situations concrètes.
Les connaissances, capacités et attitudes ci-après sont donc un fondement pour la mise en œuvre de ces compétences.

Je reproduits ce que l’élève doit être capable de réaliser.

  • S’approprier un environnement informatique de travail
    • identifier la fonction des différents éléments composant l’environnement informatique ;
    • démarrer et arrêter les équipements et les logiciels ;
    • utiliser des dispositifs de pointage et de saisie (souris, clavier, stylet…) ;
    • se déplacer dans une arborescence.
  • Adopter une attitude responsable
    • appliquer les règles élémentaires d’usage de l’informatique et de l’internet ;
    • faire preuve d’esprit critique face à l’information et à son traitement ;
    • participer à des travaux collaboratifs en connaissant les enjeux et en respectant les règles.
  • Créer, produire, traiter, exploiter des données
    • créer, produire un document numérique et le modifier ;
    • organiser dans un même document des médias différents (texte, image ou son), issus d’une bibliothèque ou de sa propre composition.
  • S’informer, se documenter
    • consulter un document à l’écran ;
    • identifier et trier des informations dans un document ;
    • utiliser les fonctions de base d’un navigateur ;
    • effectuer une recherche simple.
  • Communiquer, échanger
    • envoyer et recevoir un message, un commentaire ;
    • découvrir différentes situations de communication en mode direct ou différé.

Une lecture attentive et critique me laisse perplexe moi aussi… S’approprier un environnement informatique de travail me semble utile… même si je ne suis pas d’accord sur la gestion de l’arborescence dès le plus jeune âge. Mais c’est vrai que je suis sur mac 🙂
Le second domaine, adopter une attitude responsable me semble à moi aussi plus adapté à un cours d’éducation civique qu’à l’apprentissage d’Internet… et faire preuve d’esprit critique face à l’information et à son traitement me laisse pantois lorsque je vois le niveau d’esprit critique de certains étudiants parfois… Alors, allez expliquer à un enfant, pour qui l’enseignant détient la vérité et ne se trompe jamais, que ce qui est écrit dans un livre ou sur Internet n’est pas vrai… Chapeau bas ! La dimension collaborative (sociale diront certains) même si elle est dans l’air du temps me gêne également.
Avec créer, produire, traiter, exploiter des données ont entre dans le vif du sujet… Ne comptez pas sur l’école primaire pour que votre chérubin apprenne à employer un traitement de texte… L’informatique n’est pas fait pour cela 🙂 Par contre, savoir manipuler un tableur est plus important semble t-il (dommage, vous devez lire jusqu’à la fin pour en connaître la raison).
S’informer, se documenter rejoint les problématiques de faire preuve d’esprit critique face à l’information et à son traitement ! Là encore, un cours beaucoup plus généraliste sur l’information de tout types semblerait plus adapté. Faites gaffes les documentalistes, votre métier n’a plus d’avenir 🙂
Je traduis le dernier point : savoir chatter, utiliser les messageries et le mail, laisser des commentaires… Chatter pour chatter ! laisser des commentaires pour quoi, pour qui ? Ça craint… et je comprend mieux les messages que je dois supprimer dans les commentaires sur l’adresse du père Noël ou sur celui de la petite souris… Si cela continue, le ministère va bientôt offrir un téléphone portable afin que nos p’tites têtes blondes puissent constamment communiquer…

Bref, ce qui moi me semble indispensable pour l’apprentissage dans l’utilisation des TIC et de l’outil informatique en particulier n’est pas abordé pendant ces années. A l’aide d’un outil, on produit… Là, j’ai l’impression que l’on subit l’ordinateur… Ce n’est pas l’enfant qui fait ce qu’il veut de l’ordinateur, c’est l’ordinateur qui impose… et l’on comprend mieux, si l’on veut inciter les jeunes à chatter, à communiquer et à s’informer exclusivement pas Internet les mises en gardes nécessaires…

Des logiciels adaptés

Reste à voir encore avec quels outils ils apprennent… Qu’est ce qui ce cache derrière les mots… Petites recherche sur Internet, en faisant preuve d’esprit critique face à l’information et à son traitement… Un dispositif d’évaluation proposé par l’académie de Lyon qui permet une mise en oeuvre directe du brevet informatique et Internet mis en place par le ministère de l’Éducation Nationale. Génial, c’est garantie pur jus… euh, mais juste une remarque, j’ai pas l’année et je ne sais pas pour quel niveau : école, collège ou lycée… Ah, si en plus l’éducation nationale ne nous aide pas :-)))
tant pis, je risque le tout pour le tout. je fais le test en le commentant.

En validant, on me parle du niveau école…
Oups, on parle de disquettes… Sur Mac, ça fait un bail que ce lecteur n’existe plus ! A la compétence 1-9, à mon avis la réponse est fausse. Le première possibilité fonctionne. Je ne l’ai vraiment pas fais volontairement… mais seulement 88 % de réponse correcte. En effet, à la question Identifier des éléments permettant la saisie de l’information. Voici 4 éléments de l’environnement informatique : Le clavier / le microphone / le scanner / le moniteur. Un seul des quatre ne permet pas de saisir de l’information. Lequel ? Vous répondriez quoi vous ? Moi, le scanner car les écrans tactiles existent donc le moniteur permet de saisir de l’information… pas un scanner qui fait de l’acquisition !

Passons au 2 et dès la première question, je suis bloqué. Je ne sais pas quoi répondre… Participer à un débat lié à une recherche sur internet n’a rien à voir selon moi avec la question des TIC. C’est plus de l’ordre du cours de communication. Sinon, je crois que si un élève possède la bonne réponse seul, il a plutôt intérêt à convaincre ses camarades… Je doute que ce soit la réponse attendue.
La compétence 2-3 débute mal… Ma réponse n’est pas dispo… En accédant à la page, je suis quasiment aussitôt tombé sur «Mexico, l’immense capitale». je pense que je passerai par là, mais ce n’est pas proposé dans les réponses.
Je ne comprends pas trop l’intérêt de la question 4… En général, je vais sur un site pour trouver une information, pas pour trouver ce qui ne si trouve pas ! Pour la question 2.4, j’dois avouer que parfois je me suis déjà fait piégé 🙁 À la question 2.5, euh, sans savoir, ce ne serait pas Daniel Duguay @ free.fr (j’ai modifié pour ne pas avoir de soucis avec le spam) ! Aye… encore une erreur… j’ai mal lu la question : est ce que l’on peut acheter un billet sur le site… Bon, je tairais mon score.

Domaine 3… Les correcteurs dans la presse, en agence apprécieront : Réaliser des espacements corrects entre les mots, les signes de ponctuation (On évitera la correction d’erreurs orthographiques fines qui peuvent laisser des traces de confusion chez l’enfant). En plus, on va nous en faire de vrais typographes… J’ai aimé la question sur le correcteur orthographique… Bien sûr monsieur que je ne le crois pas sur parole. Je prends également un dico à coté 🙂

Allez, cela me suffit, je ne sais toujours pas si j’ai fais le B2i version 2000 ou 2006 (bien que je penche pour la première solution) mais je sais que je n’aurais pas mon b2i. Un comble. Comment voulez vous que je le demande à ma fille ?

Par contre, ma fille m’a donné une info : «le logiciel que l’on se sert est Cap B2i, tu connais ?» Oui, depuis cinq minutes ! Première déception. Elle qui me posait la question pour pouvoir s’entraîner à la maison en est pour ses frais. La version Mac n’existe pas.

Dans l’analyse, je note : Comparer des devis, connaître les éléments à privilégier lors d’un achat. Eh bien, de bon consommateurs en perspective… là, je suis hors-propos… mais la moutarde me monte au nez… Déjà que je dois acheter un ordinateur qui acceptera la connexion internet haut-débit afin que ces demoiselles puissent faire du chat (heureusement dans les mac, il peut y avoir un PC maintenant), en plus elle vont me faire des comparatif du genre : le PC ça coûte moins cher que le mac.
Je continue mon exploration : savoir que l’ordinateur ne traite que des 0 et des 1. Çà c’est une info importante pour les gamins. Et que dire du « savoir interpréter une feuille de calcul élaborée par l’enseignant » ou « savoir utiliser des formules dans un tableur ». Déjà que la calculette dans le cartable je ne comprend pas pourquoi… alors le tableur en primaire !

Des vrais monstres de l’informatique qu’ils vont nous en faire. Et comme ils connaissent les droits liés à l’installation et à l’utilisation de logiciels. Pas de problèmes. Ils peuvent compléter leur équipement. Ils ont oublié les polices de caractères, les fichiers musicaux, etc.
Je comprends encore un peu plus les réticences des enseignants vis à vis des TIC… si cela leur est présenté de la même manière.
Excusez-moi, j’dois vous laisser, j’dois bosser pour pouvoir obtenir enfin un jour mon b2i…

Blog en nord renaît…

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Après quelques mois de silence et un appel à l’aide Blog en Nord retrouve des couleurs.

Blog en Nord organise une table ronde sur le référencement le 29 septembre 2006 de 14 h à 17 h à l’université Charles-de-Gaulle – Lille 3 (par ici pour l’itinéraire) dans l’amphi F du niveau bas au bâtiment B de l’Université – Domaine universitaire du « Pont de Bois » à Villeneuve d’Ascq (suivre fléchage IDIST), avec le soutien de l’UFR IDIST

Les têtes d’affiche sont : Olivier Andrieu —Abondance et son blog et Sébastien Billard — Référencement, Design et Cie

Pour tout renseignements et réservation (l’accès à cette table ronde est gratuite, mais l’inscription fortement conseillé, le nombre de places étant limité), consultez Blog en Nord.

Au passage, une réunion est en préparation pour mettre en place une nouvelle organisation pour Blog en Nord… Vous pouvez les contacter à cette adresse mail.

brèves et liens de rentrée

portrait photo 3D

  • J’espère, même si je ne suis pas un utilisateur effreiné de Flash (« on doit utiliser Flash quand on en a besoin !« ), que ce produit vedette de Macromédia dans le passé, Adobe actuellement à fêté ses 10 ans ! N’oubliez pas que cela fait longtemps que nous possédons dans nos programmes des formations Flash initiation jusqu’aux formations Actions Script 🙂
  • Par contre, qui a entendu parlé de la Journée du blog ! Je vous aide, c’était le 31 août !
  • En ce moment se déroule l’Apple Expo. Encore une fois cette année je ne passerai pas à la porte de Versaille et je laisse les Keynotes aux officionados (et ils sont nombreux) le soin de nous rapporter les informations. En réalité, je vais rarement à Apple Expo depuis que je ne travaille plus sur un des stands…
  • Comme je parle d’Apple et donc du Macintosh, savez-vous qu’Apple à mise en ligne Mac OS Forge : plate-forme d’hébergement de projets OpenSource.
  • À vos agendas, le congrès Net 2006 Lille Métropole se tiendra à Lille Grand Palais le 7 décembre 2006.
  • Toujours dans les événements, sachez que l’appel à contributions pour le MoodleMoot Francophone 2007 est lancé (3ème conférence des utilisateurs et développeurs francophones de la plate-forme Moodle dont j’ai déjà mentionné les précédentes éditions). Le MoodleMoot se déroulera du 11 au 13 juin à Castres (Tarn) à l’IUT « A » Paul Sabatier.
  • Le Guide d’utilisation du Dublin Core non qualifié à la BnF est en ligne et aussi en 10 pages pdf
  • Tiens, un blog pour le CAPES de documentation
  • Fred Cavazza a trouvé un exemple d’intégration de la Société de l’Information dans l’enseignement avec le Web Pédagogique.
  • Un guide pratique des communications électroniques (Internet, téléphonie fixe ou téléphonie mobile) de 22 pages en pdf (1,6 Mo)…
  • La boîte à images propose une étude sur la guerre des images. Les trucages ont existés de tout temps 🙁
  • Ah oui, quelques explications sur la photo de ce billet… Photo ? Les explications sont  !

TIC et PME, TIC et TPE : préface, intro et méthodologie

La préface de Louis Raymond, professeur à l’Université de Quebec à Trois-Rivière est certainement l’un des déclencheurs primordiaux de cette série…
Les TIC (nouvelles technologies de l’information et de la communication) complète en effet les avantages de la TPE ou des PME vis-à-vis des « grosses entreprises » : proximité mais aussi possibilité de toucher des marchés éloignés que ces petites entreprises auparavant, la flexibilité, la rapidité de réaction et la capacité d’innovation. J’ajouterai aussi la possibilité de communiquer facilement et à moindre frais. Les TPE et PME sont certainement grâce aux TIC plus encore plus proches de leurs clients que les entreprises mastodontes…
Lorsque je lis le paragraphe sur les modes passagères, les simplifications outrancières, les solutions miracles… particulièrement dans le cas d’Internet et du commerce électronique, je ne peux m’empêcher de penser au projet de notre Ministre 🙁
Voici le conseil de L. Raymond : « les actions de conseils, d’aide et de soutien au développement de ces entreprises en matière de TIC doivent être fondées sur une connaissance plus approfondie de ces phénomènes, et ce, à trois niveaux : »

  • Niveau organisationnel
  • Niveau individuel (rôle de l’entrepreneur)
  • Niveau technologique (l’usage des TIC)

En plus, il est écrit que « tout lecteur (du livre), qu’il soit chercheur, manager ou intervenant, pourra en profiter autant que moi pour approfondir ses connaissances et parfaire ses interventions dans un domaine qui est devenu critique pour le développement des PME dans la nouvelle économie mondialisée ».
Ah, je doute en lisant cette préface qu’Olivier Midière soit lecteur de ce livre… Dommage pour nous.

Introduction

Cela commence par un rappel : l’implantation des TIC dans les PME prend des formes très variables selon les entreprises. Une évidence qu’il est bon de rappeler. Nous pouvons le constater tous les jours. Dans le cas des TPE, par exemple, suffit de prendre l’exemple des médecins. Il y a ceux qui possèdent un ordinateur sur leur bureau, ceux qui possèdent un ordinateur éteint dans le bureau et ceux où aucun ordinateur n’est présent ni sur leur bureau, ni dans leur bureau…
Parmi les problèmes rencontrés, des outils de qualité destinées entre autres aux PME et TPE existent mais sont méconnus de ces entreprises ce qui peut expliquer parfois le sous-équipement… Les tentatives d’aide financières se sont soldées par des résultats décevants. (Au passage, c’est en partie ce qui est reproduit dans le plan proposé par le ministère). À ce sujet, je trouve que le rôle des commerciaux des entreprises informatiques est primordial. La plupart de ces vendeurs de boîtes (parfois, en me baladant, c’est la remarque que je me fais) ne sait vendre que son produit à la plus haute marge. Quizz du client ? En y réfléchissant bien, c’est certainement l’une des raisons de la désaffection des acheteurs chez les concessionnaires et le succès de l’achat en ligne du matériel informatique dès que nous avons un peu de connaissance. Autre secteur responsable, les agences web, designer web… Combien sont-ils à adapter ou à créer une solution réellement en fonction des besoins du client c’est-à-dire sans fournir leur solution miracle qui s’adapte si bien de la même manière à toutes les entreprises ?

De nombreux travaux universitaires existent sur la gestion de l’information et du développement des TIC dans les entreprises. La conclusion générale : l’influence sur la construction stratégique et il existe un lien entre appropriation technologique et structuration d’un système d’information stratégique !
Les outils s’améliorent, leur puissance augmente, les prix baissent : « tout » devient accessible, facile à stocker et à diffuser. Cependant, l’amélioration des performances des entreprises liée à cette aisance des outils, s’appuyant même sur le besoin des PME et TPE n’est peut-être pas suffisante. (Même pour des spécialistes ou considéré comme tel, la connaissance et le choix des outils est complexe et jamais définitive). La question que l’on peut également se poser est de savoir si les TIC peuvent dans le contexte des PME et TPE compenser le manque d’hommes, de temps et de moyens. Je pense que les TIC peuvent aider dans ce domaine mais ne sont pas suffisantes si j’en crois ma propre expérience.
« L’adoption des TIC est souvent motivée par la peur de rester en dehors du contexte général des affaires’ L’usage des TIC pour faire comme tout le monde me semble une erreur et n’est pas une solution, ni une approche des TIC cohérente, utile ou profitable. Ce n’est même pas une approche des TIC… Je préfère l’utilisation des TIC de manière parcellaire, très localisée et centré sur la résolution de problèmes et de court terme. La conception stratégique et dans le cadre global des activités de l’entreprise.
D’autres recherches TIC – performance de l’entreprise s’orientent vers une piste organisationnelle : l’influence des caractéristiques des PME sur leur mode de fonctionnement, tant opérationnelle que stratégique. C’est le point de départ de la recherche présenté dans ce livre. La qualité des outils n’implique pas la qualité du système d’information mis en place, non plus que la performance de l’entreprise équipée.

Méthodologie

Qui dit recherche implique une méthodologie. Je le précise pour les non-universitaires qui liraient ce texte… Donc, la technique retenue est celle de la recherche qualitative, inductive, privilégiant la description et la compréhension des phénomènes à l’aide d’études de cas, partant de fait pour faire émerger des tendances sur les usages des TIC.
18 mois de recherche, des enquêtes de décembre 1999 à décembre 2000, 21 entreprises, trois guides d’entretien, selon l’interlocuteur pour 42 entretiens (dirigeants, commerciaux, responsables informatique).
Le résultat de la recherche présenté dans le livre poursuit trois directions :
• les pratiques de l’outil et de l’information
• les liens existant entre internet et les systèmes d’information
• l’intégration des TIC dans la stratégie (commerciale notamment)

En attendant vos commentaires, je prépare le chapitre 1 : le dirigeant confronté à la décision d’investissement en TIC.

Les définitions du web 2.0

Excusez du terme, mais je dois être « con ». Malgré que je traîne dans le milieu de l’informatique depuis 20 ans, que je navigue dans le monde d’Internet depuis une dizaines d’années, excusez-moi (pourquoi je m’excuse ?) mais je ne sais toujours pas ce qu’est le web 2.0. Inconcevable pour un enseignant, une formateur spécialisé dans Internet. Je comprends vos réactions. Mea culpa. Et faute avoué à demi pardonnée.

En plus, voilà t’y pas que les blogs qui ont tendance à m’influencer parlent web 2.0 (Blogokat, Brich59… J’arrête là ma liste car elle remplirait la page 😉 Pardon pour les autres, mais ces deux blogs sont en haut de mon agrégateur :-).

Je me dis : «Garçon, il serait temps que tu t’y mettes, tu pourras ainsi répondre à tes futurs étudiants.» Donc, je vais vers la solution de facilité, je google 🙂 —Ben, oui, c’est dans le dico anglais, pourquoi pas le conjuguer dans le français maintenant ? Donc, je google :«définition du web 2.0»… 56 300 000 réponses. Je savais le sujet à la mode, mais quand même. J’ai vraiment du retard. Bon, j’vais réduire aux pages en français… Ouf, plus que 1 100 000 de pages. Encore un petit effort, juste pour voir. Y’a quand même 10 200 pages pour l’expression « »définition du web 2.0″» et là, commence une lecture édifiante. Aucun site n’est capable de fournir une définition du web 2.0 🙁

Je vous les livre dans l’ordre de Google (sans reparler des sites mentionné dans un autre billet) :

  • WebRankInfo indique comment indexer des sites basés sur le web 2.0 dans les moteurs de recherche, parle beaucoup d’AJAX (Je reviendrais sur celui là un de ces jours s’il existe encore) avant de nous livrer la synthèse de Kesako :
    • D’un côté, il est vu comme le basculement des techniques vers des services, de l’autre il représente un nouveau réseau d’interaction sociale. Dans les deux cas pourtant, il replace l’utilisateur et ses relations avec les autres.
    • Concept technologique pour les uns, évolution fonctionnelle du Web pour les autres, vaporware marketing pour d’autres encore…
    • Le web 2.0 est une plate-forme d’innovation qui fait en quelque sorte du web un système d’exploitation.
  • Fred Cazzava est second de la liste pour une première définition. Là, j’apprends que les avis sont partagés. D’ailleurs Fred nous propose la définition de Wikipedia mais n’est pas complètement satisfait de cette version, car il trouve que «le web 2.0 est pour l’instant une notion un peu fourre-tout». Il tente ensuite de manière fort satisfaisante (même si je n’approuve pas tout) d’étudier les motivations de ceux qui essayent de construire le web 2.0. Il se pose également la question de savoir si c’est une révolution ou une évolution (je penche pour cette deuxième solution). J’adore son image de l’analogie entre le web 2.0 et les pellicules photo APS qui reste une pellicule photo (et j’ajoute qui marqua le chant du cygne de l’argentique, car les numériques firent leur apparition). J’aime cette image malgré les rétractations de l’auteur.
  • Expressions.be propose l’article de O’Reilly au sujet du web 2. 0 résumé pour les fainéants… auquel il ajoute un commentaire personnel : «le Web 2.0 est un concept marketing !» et un peu plus loin, parlant des 16 pages de l’article : «On est dans la description d’une tendance.» C’est pas encore dans ces pages que je vais trouver ma définition. Regardons quand même les pistes : le web comme plate-forme, le concept du « The long tail », être un activateur social, RSS comme méta web, l’importance des données, des outils qui restent en version bêta pendant des années, penser syndication et pas coordination, le logiciel n’est plus lié à une machine, l’expérience utilisateur enrichie. Ouf, paraît qu’on n’est pas obligé de respecter tous les principes pour être estampillé Web 2.0 🙂
  • davduf lui aussi nous propose la version de quelqu’un d’autre comme tentative de définition du web 2.0, celle d’Edward Bilodeau traduite en Français par omacronides.com : «Les utilisateurs fournissent les données (qui appartiennent ensuite à la compagnie), les métadonnées (qui appartiennent ensuite à la compagnie), construisent l’application (qui appartient ensuite à la compagnie) et payent la compagnie continuellement pour avoir le droit d’utiliser l’application qu’ils ont construit pour accéder et manipuler les données qu’ils ont fournit.» Ce n’est pas engageant 🙁
  • xmlfr.org donne deux définitions du web 2.0 dans un mini-dossier intitulé web 2.0 : mythe et réalité (tout un programme). Dans la première, qui n’est pas une définition en tant que telle, on apprend que le «Web 2.0 n’est pas un standard mais plutôt une série de principes d’utilisation de technologies existantes», que «le Web 2.0 est un concept flou qui regroupe un certain nombre de tendances et chacun semble en avoir sa propre définition comme on peut le constater devant la foison d’articles décrivant ce qu’est le Web 2.0». (Ce flou artistique concernant le web 2.0 existe toujours, le dossier a été écrit en décembre 2005). Ensuite, toujours dans sa première définition et comme beaucoup d’autres, nous avons le droit à des définitions issues d’autres sources, notamment celle de la version française de Wikipedia. Attention, ce n’est pas la traduction de la version anglaise… Plus loin dans le dossier, une autre définition, celle de Paul Graham : «Le Web 2.0 c’est utiliser le web comme il a été conçu pour être utilisé. Les « tendances » que nous distinguons sont simplement la nature inhérente du web qui émerge des mauvaises pratiques qui lui ont été imposées pendant la bulle Internet».
  • itr manager suite à la seconde édition de la conférence Web 2.0 écrit «Il est même devenu urgent de délimiter l’étendue du terme « Web 2.0 » déjà très débattu, les uns le considérant comme le nouveau buzzword marketing à la mode et lui prédisant une disparition précoce sous les quolibets, les autres comme l’alpha et l’omega des nouveaux modèles de développement du Web. C’était là le thème fédérateur de cette conférence « Web 2.0 », version d’octobre 2005.» (Je crois savoir de plus en plus aisément où je me situe). Puis l’article continue par une présentation des arguments de Tim O’Reilly (voir un peu plus haut). Bon, je retiens quand même que l’utilisateur, tout à la fois consommateur et producteur d’information est au centre du Web 2.0. Visiblement, cet article à une suite mais où ?
  • Avec le.web.2.0.googlepages.com, je me dis que je vais enfin la trouver ma définition… C’est que j’arrive déjà en bas de la première page de Google, moi. Alors, pensez bien, un site consacré au web 2.0, ils doivent savoir de quoi ils parlent. Patatrac. «Le Web 2.0 ne peut être résumé à une technologie ou une technique, c’est un ensemble de bon procédés qui suivent une évolution logique du Web. C’est une notion (un concept) qui n’a pas vraiment une définition mais plusieurs.» Enfin, il paraît que l’on peut résumer le concept Web 2.0 en deux aspects : l’un qui est technique (interfaces enrichies) et l’autre qui est plus lié à la communication et le partage (partage d’information, diffusion d’information et marketing viral). Grande découverte : les internautes deviennent acteurs, c’est cela la philosophie du Web 2.0 ! Après le village mondial, les acteurs… :-((
  • La page publié le 20 juin dernier, parle de nouvelle définition ?… Et, attendez, j’ai pas encore une seule et unique définition que l’on parle déjà d’une nouvelle. Je comprends rien, moi. Ah tiens, ils ont eux aussi effectué une petite recherche qui leur a permis d’obtenir une multitude d’explications 🙂 J’suis pas le seul alors. Cela rassure. La définition de wikipédia y passe, celle de 01Net et là, oh surprise… je fais du web 2.0 sans le savoir depuis presque 2 ans… «tout le monde s’accorde à dire que la meilleure représentation actuelle du Web 2.0 reste les blogs.» Enfin, relativisons, tout le monde… c’est les premiers qui le disent dans mes lectures de ce soir. Tout cela pour parler dans leur billet de « l’affaire Ouriel Ohayon » 🙁 En plus, moi qui pense que le blog et ce que cela représente est déjà dépassé, doit-être au web 3.0 alors.

Tournons la page

  • Le web 2.0, promesses et enjeux, tel est le titre de la présentation en ligne sur le web 2.0 que l’on trouve au sommet de la deuxième page de ma recherche Google. En préambule aux 14 écrans de présentation, il est indiqué : «Il n’y a pas de vérité définitive sur le sujet» et «les avis divergent selon les intervenants». Toujours pas de définition ici.
  • Enfin, me dis-je, une définition personnelle du web 2.0. Peut-être vais-je y voir plus clair ? Mais, là encore, déception. Je lis que «les sceptiques donnent de moins en moins de voix». Je pense qu’avant d’être un tant soit peu sceptique, il est nécessaire de savoir de quoi l’on parle et je n’arrive toujours pas à le savoir. Mais, voilà la phrase qui sauve tout : «le web 2.0 peut être ambiguë et difficile à expliciter». Mais ce qui se conçoit bien s’énonce clairement et les mots pour le dire arrivent aisément avait écrit Boileau. Enfin ! Voici la définition proposée par JB Boisseau :
    • à la base, la phase de consolidation (comme dans toute révolution industrielle) de l’ère Internet : la bourse qui repart, des budgets qui se débloquent, des acteurs (dont quelques emblèmes) qui innovent, les infrastructures qui se déploient et augmentent les possibilités (en terme d’audience, de performances, et d’opportunités)
    • du coup, les usages entrent dans une nouvelle phase : une phase de maturité dans laquelle les utilisateurs peuvent se réapproprier le web. Ils cherchent, achètent, publient, discutent, téléchargent…
    • un cercle vertueux est alors en place : le public est satisfait => les innovations rapportent de l’argent aux investisseurs => les investisseurs débloquent plus de fonds => les innovations se multiplient => le public est satisfait
      On se croirait dans un monde parfait. Le développement de la culture en parallèle me fait déjà grincer des dents à certains mots évoqués : innovation, participation, ouverture, le web en tant qu’univers, standards du web, sympathie pour l’open-source, jeunesse, souvenir de l’éclatement de la bulle ! Je ne comprends pas la conclusion… Je dois être fatigué. «le Web 2.0, c’est la culture Google»
  • Yades’ Blog revient sur l’origine du terme dans un discours très financier : «les nouveaux modèle de revenus seront innovants et basés sur le partage des contenus par syndication».
  • Dans l’interview de Pierre Chappaz (Wikio) dans le JDN, le journaliste abonde dans mon sens :«Un concept tellement mis à toutes les sauces que l’on s’y perd». Je résume la définition proposée : le concept de Web 2.0 regroupe l’intervention des utilisateurs dans les services Web (des sites beaucoup plus interactifs, aux utilisateurs actifs qui contribuent au contenu) et un changement technologique (Ajax, et la navigation par tags par exemple).
  • Christophe écrit : «se passe t-il vraiment quelquechose ? N’est-ce pas qu’une impression très subjective d’accumulation de petites nouveautés hétéroclites et sans cohérence, fruits du travail solitaire de quelques informaticiens en mal de reconnaissance ?». Plutôt que de donner une définition formelle du Web 2 .0, Christophe propose «de le cerner en décrivant deux services en ligne qui s’en réclament et peuvent être utiles au veilleur.» car une définition est trop épineuse. Je ne corrobore pas son point de vue comme quoi l’un des principaux arguments des opposants à cette terminologie est justement cette définition. Il est bien trop réducteur. Certains, selon Christophe, y voient un terme venant «naturellement» recouvrir une réalité existante, mais d’autres, souvent des informaticiens, n’y voient qu’un nouveau concept marketing générateur d’une bulle dont l’avenir ne manquera pas d’être aussi funeste que celui de la précédente. J’aurais plutôt tendance même si je ne suis pas informaticien à faire partie des autres…
  • Observatoire du synapse pays de la Loire qui s’est penché sur la question et propose un dossier, nous pour définir le web 2.0, deux approches se complètent : l’une centrée sur les usages sociaux et l’autre focalisée sur les technologies. La définition de Wikipédia est reprise ainsi que celle de Richard MacManus (Web 2.0 Explorer) : «Le web 2.0 est social, est ouvert (ou il le devrait), il vous laisse le contrôle de vos données, il mélange le global au local. Le web 2.0 correspond à de nouvelles interfaces – de nouvelles manières de rechercher et d’accéder au contenu. Le web 2.0 est une plateforme – et pas seulement pour que les développeurs créent des applications comme Gmail ou Flickr. Le web 2.0 est une plateforme prête à recevoir les éducateurs, les médias, la politique, les communautés, pour pratiquement chacun en fait ! Le web 2.0 c’est tout cela et ne laissez personne vous dire que c’est l’une ou l’autre de ces définitions. Le web 2.0 parle des personnes, quand le web descend à eux.»
  • La définition du web 2.0 de Kevin Rose (créateur de Digg.com ) est donnée dans une interview à ZDNet : «le web 2.0 possède de nombreuses facettes à la fois techniques et sociales. Pour moi, la plus importante est la collaboration d’une large communauté d’utilisateurs. Ce modèle est au cœur des stars du web 2.0 telles que Flickr, Del.icio.us et Odeo, qui réunissent les internautes autour d’une thématique et leur donne les moyens de collaborer. L’idée de changer la nature du web 1.0 est très excitante. Nous passons d’une Toile «à sens unique» et en «lecture seule» à la construction d’une nouvelle Toile bien plus interactive, basée sur le partage et la collaboration.»

Me voici en fin de la seconde page des résultats sur ma recherche… Je pense que je peux encore explorer les liens vers de multiples pages, j’arriverai à un constat : la définition du Web 2.0 n’existe pas.
C’est un concept et je commence à comprendre pourquoi je n’accroche pas à ces notions développés un peu partout. Je reprends quelques éléments trouvé ici ou là qui semblent être l’essence même du web 2.0 : la publication collaborative, les usages communautaires et la notion de communauté d’utilisateurs, le partage de contenus, la personnalisation des services. Non, je ne peux pas accrocher.

D’accord pour la publication collaborative, par contre, je crois que je commence à faire des allergies à la notion communautaire… Arrêtons de rêver. Ne revenons pas à la sempiternelle illusion du web village mondial. J’ai l’impression quand je lis cela que personne n’a jamais vécu dans un village.

Arrêtons de croire que nous partageons réellement toutes nos informations sur le web. Je ne parle que du cas du web ici, pas d’intranet. Le sujet est différent, les approches sont différentes. Au passage, concernant ces communautés, j’ai l’impression que certains confondent vie à l’extérieur et à l’intérieur de l’entreprise. Ils voudraient nous faire vivre dans un monde qui serait structuré comme un grande entreprise… Big Brother n’est pas loin.

Soyons un temps soit peu honnête vis-à-vis de nous même et reprenons par exemple les termes évoqués ci-dessus. Je commence par la publication collaborative que j’aime bien pourtant. Mais réfléchissons. Lorsque vous participez, collaborez ! Est-ce anodin ? Vous connaissez beaucoup de personnes qui collaborent pour la gloire ? Moi, j’en connais. Oui. Mais elles ne sont pas nombreuses. Au passage, que deviennent les fabuleux réseaux sociaux dont on nous vantait tant les mérites voici moins de deux ans.
Pour les usages communautaires et la notion de communauté d’utilisateurs, je me suis déjà exprimé de nombreuses fois sur le sujet, l’une des dernière fois ici. Les communautés n’existent pas. Le partage de contenus lui aussi n’est pas bénin. Que partageons nous ? Des recettes de cuisine ? Bien sûr qu’en écrivant ce billet je partage des choses… mais lesquelles. Vous pensez que si je trouve la dernière technique super sophistiquée pour référencer mon site de manière imparable je vais aller le crier sur les toits, vous pensez que je vais livrer en pâture les dernières stratégies pour Ed Productions que nous avons temps de mal à préparer… Non, soyons juste nous partageons les informations que nous souhaitons partager… Ce n’est pas du partage pour moi. C’est du jeu d’informations. L’exemple du buzz marketing ou des diggs like en est une preuve parfaite. La personnalisation des services me pose problème tout comme les références à la bulle Internet, à la rémunération du Web 2.0. Là encore, ne nous cachons pas la vérité. L’argent est souvent le nerf de la guerre. Quant à la personnalisation des services cela me rappelle le discourt quelques années en arrière qui disait : « nous devons faire un site web pour chaque visiteur ! » et je ne crois pas que la fait de pouvoir changer l’habillage d’un site par exemple soit une grande avancée dans le domaine. Par contre, les systèmes d’e-commerce appliquent ces leçons. Mais n’êtes vous pas parmi les premiers à râler contre les coockies ? J’entends parfois les mêmes sonorités de discours concernant le web 2.0 que ce que j’entendais peu avant la bulle internet… Nostalgie, nostalgie quand tu nous tiens. La révolution Internet, c’est faite en plusieurs années… en douceur. La bulle internet, en quelques mois. Le web 2.0 en quelques jours (suite à la première conférence). Au niveau technologique, beaucoup de personnes pensent qu’Ajax c’est LA technologie d’avenir, mais voilà Fred Cazzava dans ces prédictions pour le second semestre 2006 qui nous dit que Ajax n’est qu’une transition 🙁

Et si le web 2.0 était en réalité à l’image d’Ajax, une transition. Mais, je viens de vérifier dans le dictionnaire des synonymes de Word, l’un des synonymes de transition est évolution. De là à prendre une évolution naturelle pour une révolution !
J’adore la conclusion de l’article dans WebRank Info : «Vous aurez compris que je ne saisis pas assez bien ce qu’on appelle le Web 2.0 pour vous le définir précisément, par contre il me semble que c’est un concept intéressant à connaître…». Je m’entendrais parler !

Le retour du e-learning et de la FOAD

Comme je le disais dans les jours précédents, cela foisonne dans le domaine de la FOAD et du e-learning. Des TIC ou TICE également mais d’un autre manière (cela s’appelle du teasing, vous connaissez déjà le sujet d’un prochain article).

En mai, on sentait les premiers frémissements… N’avais-je pas écrit joli moi de mai pour la FOAD et le elearning. Une carte du elearning Web 2.0 fait son apparition… Tiens, c’est la première fois que j’en parle de celui-là !

Les rencontres du elearning du Puy en Velay : Technologies, Formation et Territoires, le Insertion et TIC en 2005 ouvrait la voix au retour du elearning. C’était l’époque ou le jounal du net titrait : Le temps de la maturité s’amorce enfin pour l’e-learning et ajoutait directement derrière, en première ligne du châpo : «Seulement 2% des entreprises françaises auraient opté pour l’e-learning» Je vous laisse juge. Sur le Le blog de Speechi, Thierry Klein indiquait que pour survivre, l’e-learning doit industrialiser la création de ses contenus.
L’annuel » baromètre du e-Learning du PREAU (centre de veille et d’accompagnement en e-formation de la CCI de Paris) dont le thème cette année était « Nouvelles tendances, nouvelles pratiques au sein des entreprises » est paru. Dans cette étude de 12 pages on trouve la confirmation que c’est en bureautique et en langue que le e-elearning est le plus fréquent, la perception d’un tendance à la création de contenu métiers, la moitié des entreprises connaissent ou utilise des outils de rapid elearning mais visioconférence et classes virtuelles restent à la traîne. Mais, surtout 6 tendances correspondant à 6 tribus sont repérées :

  • les pionniers sont depuis longtemps concernés par les TIC en formation et cherchent à lier KM (Knowledge Management).
  • les engagés pratiquent le elearning depuis 2 à 5 ans et privilégie la démarche de KM.
  • les concernés font du e-learning mais ne semble pas concernés (parfois considéré comme négatif) par le Knowledge Management
  • les néophytes engagé dans le domaine du e-learning et de la FAOD intègre le présentiel dans leur formation.
  • les malthusiens réalise du e-learning qu’un nombre de collaborateur restreint, peu concernés.
  • les réservés adepte du ni-ni. Ni e-learning, ni KM… même si pour certains d’entre eux prépare des e-formations.

Reste le cas de l’éducation nationale qui a tout prévu pour enseigner à distance nous (r)assure le Figaro «au cas où les élèves seraient obligés de rester chez eux, France 5 et France Culture se transformeraient en «maîtres d’école». Des heures de programmes sont déjà prêtes.» Le virus H5N1 fait des « ravages » où on ne penserait pas. Attention d’ailleurs à ne pas confondre France 5 et TV5

Le grand retour du elearning

Alors qu’Inffolor pose succinctement la question : Qu’est-ce que la FOAD ? , le dossier des Suisses d’@-sens : E-Learning – Les recettes du succès parcoure aux travers de différents articles le monde du elearning et de la FOAD. Et le premier texte, repose à nouveau la sempiternelle question : E-Learning – Solution efficace ou gadget ? (Quand le lis le châpo : « L’e-Learning est aujourd’hui une réalité pour grand nombre d’entreprises. Cet article présente un aperçu de son fonctionnement et des raisons qui motivent les entreprises à investir dans ce mode de formation. » devant l’énormité mise en gras, je n’ai pas envie de continuer). E-Learning et PME est basé sur une étude menée par la Commission Européenne qui reflète les points de vue souvent confus et contradictoires des PME ! L’interview de Nicolas Meyer, Directeur d’InfoLearn (leader du conseil en formation technologique en Suisse qui offre des solutions e-Learning) est excellent (j’dois avouer que j’avais peur d’un coup de pub) suivi de l‘interview de John May, Responsable des projets e-Learning chez CapGemini. SWISSAIR fait figure de précurseur de l’e-Learning en Suisse, aussi l’historique de la mise en place d’un véritable programme global e-Learning au sein de la défunte Swissair est intéressant. Pour clore se dossier, manquait juste des informations sur tendances du elearning, les normes et la mise en place.

Des outils et services se mettent en place

Par exemple, OASIF, (Outil d’Aide à la Scénarisation pour l’Ingénierie de la Formation) sous licence libre, fonctionne sur Windows XP, 2000, Linux, Mac OS X. Vous accéderez à la page du téléchargement d’OASIF depuis un sous-domaine d’éducagri.
Éducagri, parlons en justement. Dernièrement, j’ai acquis le guide méthodologique : Ressources pédagogiques en ligne – De la conception à la mise en ligne sous la coordination de Sonia Rougier. (ISBN 2-84444-392-3). Surprise, dans leur catalogue, plusieurs ouvrages concernent le e-leaerning, la FOAD et les TIC (TICE).
Autre outil, Click TV permet dans des vidéos au format Flash d’ajouter des commentaires et des liens sur des images clefs, de partager de tout ou partie de cette vidéo avec une autre page web, d’afficher en transparence de pistes, sur la vidéo, correspondant à chaque commentateur, et représentant les images clefs commentées, de se rendre à l’image clef commentée en cliquant soit sur le commentaire, soit sur les points représentant ces images. l’information provient d’Emob.
Dans une moindre mesure l’apparition des applications bureautique équivalent à la suite bureautique de Microsoft : Word, Excel, PowerPoint sous la forme d’application en ligne bouleverse également le paysage, mais pas seulement du e-learning… Un exemple : Thumbstacks pour des présentation à la PowerPoint en ligne.

De nouveaux sites

De nouveaux sites internet fleurissent dans le domaine. TIC et FOAD : « un outil rassemblant les repères de base, véritable viatique pour formateurs souhaitant découvrir ou approfondir leurs connaissances en ce domaine. » Ce domaine, c’est bien sûr la FOAD, le e-learning, de l’usage des technologies en formation (TIC) autour de quatre thèmes : Les enjeux sociaux de la FOAD ; L’ingénierie de formation ; L’ingénierie pédagogique ; et Les nouveaux rôles des acteurs. Notons au passage dans la partie dossier, la Bibliographie Tic & Foad (pdf de 260 Ko) mais dommage quelle s’arrête en 2005, quelques liens vers la législation, des adresses de lexique…
Des concours sont même organisé sur les ressources d’Elearning préférées (Elearning Europa). Le gagnant est un site communautaire, permettant l’échange en Tandem d’une langue : SharedTalk ! SharedTalk fait partie des outils que je présentais dans Apprendre gratuitement l’anglais, l’allemand, l’arabe, etc. par Internet dont on connaît le succès.
L’Europe, toujours l’Europe est de la partie. Le projet Européen EQUAL a mis en ligne le site apprendre à apprendre destine essentiellement aux formateurs ou aux formateurs de formateurs intéressés par la problématique « Apprendre à apprendre ». Eric Goyard, sur le site d’Algora complète l’information.

Une multitude de guides, colloques et rencontres

Le très dynamique Inffolor (CARIF – Centre d’Animation et de Ressources de l’Information sur la Formation Lorrain) a réalisé, avec ses partenaires du réseau lorrain FOAD et grâce au soutien financier de la DRTEFP Lorraine, un guide pratique sur la formation ouverte à distance. Destiné principalement aux professionnels de l’information sur la formation, ce document, aux nombreux cas concrets et retours d’expériences aborde les questions de financement et de contrôle de la FOAD (Pdf 1,4 mo 17 pages). Très orienté lorraine (c’est normal), il pourra être utile à d’autres !

Autre région, autres moeurs 😉 Sur le site Les TIC pour la formation de la mission POSYTIF (PrOgramme régional de développement en SYstèmes et Technologies de l’Information pour la Formation professionnelle et l’apprentissage) de Basse-Normandie, vous trouverez un Document de capitalisation de l »expérience collective acquise sur le développement des dispositifs de FOAD : Développement de dispositifs FOAD en Basse-Normandie dans le cadre du programme POSYTIF ( Pdf de 84 pages – 802 Ko. Ce document s’adresse aux professionnels de la formation qui s’intéressent aux problématiques d’intégration des technologies en formation…

Sortons des régions mais restons dans les guides. Connaissez vous le guide réalisé dans le cadre d’un projet Leonardo sur les différentes étapes à parcourir pour monter un projet en e-learning : E-learning, Comment commencer ? (pdf de 38 pages de 1,1 Mo) présenté par le GEM (Groupe des Écoles des Mines). Leur page de guide S’orienter dans les Technologies Educatives propose également un lien vers le guide de conception d’un produit pédagogique basé sur l’utilisation des TIC de l’INT-Evry, etc. En remontant un peu plus haut dans la hiérarchie du site, vous arriverez sur le portail des technologies éducatives de la GEV (Grande Ecole Virtuelle)…

Ne nous arrêtons pas en si bon chemin… Voici le guide en ligne de conception d’un site web éducatif de l’université Laval (Canada), à moins que vous ne préfériez le Guide d’animation d’un forum de discussion ou un modèle de rédaction du guide d’étude pour les cours à distance (pdf de 48,8 ko de 13 pages).

Changeons de type de supports avec les actes du colloque TICE 2004 qui avait pour thème Les TICE ou les Technologies de l’Information et de la Connaissance dans l’Enseignement Supérieur et dans l’Industrie en 2004… donc cela concernait également e-learning et FOAD.

Et voici le Forum Européen du E-learning pour les services publics chez mes voisins Belges (à Mons) découvert grâce à Forminfo qui vient de se dérouler. la liste de quelques présentations disponibles donne une idée de ce qui s’y est dit… (au format pdf) :

La multiplication des articles

Prenons l’exemple de Claire Garcin qui fournit régulièrement des liens, des articles excellents soit sur le site du GRECO (Jacques Rodet y intervient également Le journal d’enseignement :

ou sur sont site e-TIC ET(te) FOAD :

  • Elle nous rappelle l’existence du guide Réaliser des ressources d’enseignement et d’apprentissage informatisées (80 pages en pdf – 7,8 Mo) du CCDMD (Centre Collégial de Développement de Matériel Didactique);
  • déniche un lien vers une traduction des 20 recommandations pour humaniser l’apprentissage synchrone à distance de Kat Barclay ;
  • elle pointe du doigt La formation est-elle bien au service du développement des compétences ?, une synthèse (Pdf de 21 pages – 4,1 Mo) des pratiques d’entreprises face à l’évolution de leurs besoins en compétences et/ou performances de leurs collaborateurs.
  • présente un dossier sur la scénarisation en FOAD.

Mais si le e-learning est vu et commenté par un concepteur multimédia, voilà que l’on Tue le QCM ou que l’on se pose la question de l’imagination au service de la e-formation ; que la formation-action et e-learning est une union possible et pour finir qu’après la désillusion, c’est le réalisme et structuration !

Mais, car il y a des mais…

Sandra Bellier, directrice de CAPIO (Veille en Ressources Humaines du groupe ADECCO), fournit dans un vidéo (en Real Player ?) de six minutes son approche des TIC en formation professionnelle. Axé sur les évolutions nécessaires du formateur, son propos répond à quelques grandes questions : pourquoi les TIC ? les limites des ressources à produire, le degré d’interactivité des outils d’apprentissage. Elle revient aussi sur les avantages des Technologies de l’Information et de la Communication tout en insistant sur les freins possibles qui peuvent apparaître chez les formateurs.

Quant à David Touvet, il repose la même question qu’Emob qui réagissait à l’article de Thierry Klein… : Pourquoi un grand nombre d’écoles et d’universités françaises suivent une stratégie e-learning vouée à l’échec. Pourquoi, mais pourquoi donc ? J’ai un droit de réserve, non ? 😉

Bloggy-foad avec son Mythes et logiques du multimédia en formation… va à contre-courant de l’ambiance actuelle du retour de la e-formation. Selon lui, les mythes et les logiques de diffusion et d’intégration des NTE repose sur une « mythologie programmée ». Cet article est issu de la thèse de Pascal Guillain (l’auteur de Bloggy-foad), Entre mythe et réalité, comment évolue la société éducative à l’aune des nouvelles technologies de l’information et de la communication : analyse critique. (au passage, les 472 pages de la thèse ne sont plus disponibles sur Grisemine)… Dommage !

Bon, c’est pas tout cela, mais moi, je m’inscrit aux parcours initiation et « choix stratégiques » de la formation en ligne à l’accessibilité proposées par Temesis 🙂

Mise à jour le 12 juillet : Merci à Pascal Guillain qui m’a communiqué une adresse pour télécharger sa thèse.