Ludovia, tout le monde y va

 

Université d'été Ludovia 2011
L'université d'été de l'e-éducation : Ludovia 2011

Je profite de la parution voici quelques jours de l’avant programme de l’université d’été de l’e-éducation : Ludovia 2011. Ludovia cette année, ce sera du 29 août au 1er septembre, à Ax les termes, au cœur des Pyrénées, dans l’Ariège.

Le thème : Mobilité et ouverture, comme d’habitude recevra un double traitement : colloque scientifique et la partie réunissant enseignants, parents, institutions… Le passage de l’un à l’autre étant recommandé 🙂

Le projet de collaboration au programme via le Wiki Ludovia a fait un peu « pschitt » comme le dirait Eric Fourcaud (mais vous pouvez toujours vous y exprimer !).
Toutefois, cela n’a pas empéché Eric de nous préparer un avant programme  riche et de qualité avec un biathlon numérique, une séance sur les nouveautés de la rentrée 2011-2012 en matière de numérique et les grandes tendances en matière de TICE pour 2011 sous la forme d’échanges avec les personnalités élus et constructeurs. Les principaux thèmes discutés : les ENT en 1er degré / le chèque ressources numérique/ le référent TICE des établissements / Les outils mobiles et nomades tendance actuelle et à venir.
Dans cette annonce, on peut noter que cette université d’été n’est pas réservé seulement aux enseignants du premier degré, mais aussi aux enseignants du supérieur, aux spécialistes de la FOAD ou du e-learning, aux universitaires (côté enseignants ou campus numérique)… et bien entendu, les instances territoriales et politiques concernées par l’éducation au sens large du thème…
Il est implicite que les parents, mais aussi les syndicats d’enseignants… sont les bienvenus dans ces échanges ! Pour ma part, j’aimerai beaucoup entendre, en live, lors de cette université d’été de l’e-éducation la réaction des syndicats de parents d’élèves ou des enseignants… Et aussi débattre de leur point de vue sur la question !
Voici le programme annoncé. 

  • Colloque Scientifique : Mobilités numériques (le programme sera disponible en juin)
  • Séminaire + Bar Camp : Établissements du XXIème et numérique
  • Journée premier degré : Ouverture de l’école primaire au numérique
  • Table ronde interactive : Espace Numérique de Travail… et le premier degré ?
  • Ateliers découverte et ExplorCamps : séances de découverte et de partage d’expériences animée par l’Académie de Créteil, l’Académie de Toulouse, le CRDP Midi-Pyrénées et les partenaires de Ludovia.
  • Table ronde interactive : Comment gérer le paradoxe de la mobilité dans l’établissement
  • BarCamp Ludovia (LudoCamp) « Mobilité & Ouverture »
    • Mobilité pour l’école : pouvoir enseigner, accompagner et apprendre hors les murs de la classe, pour ancrer l’enseignement dans le réel, pour assouplir le rapport à l’école et le rendre plus spontané. De ce fait, les outils doivent pouvoir passer d’un lieu à l’autre, les productions et ressources aussi…
    • Classe mobile, élève mobile ou enseignant mobile, faut il faire un choix ? Un portable/ une tablette pour chacun ? Des équipements en classes mobiles ? Des dotations pour chaque enseignant ? Comment permettre la fluidité et la continuité des politiques ? Les équipements évoluent trop vite, les dotations vieillissent également…
    • Ouverture de l’établissement sur la vie locale avec un E.N.T. ? Avec la généralisation des E.N.T. dans bon nombre d’académies et la place importante qu’on pris les collectivités dans leur financement, comment faire de l’E.N.T. non seulement un outil de gestion de la vie scolaire, mais également un outil en prise avec la vie locale et de proximité. Expériences, avis, idées, comment faciliter l’ouverture non seulement au Monde, mais avec le quotidien des élèves et des parents d’élèves…
  • Table Ronde Interactive : Les politiques e-éducatives à mettre en place face aux enjeux de la mobilité
  • Présentation de l’étude politiques d’investissements en matière de TICE dans les collectivités territoriales menée par Ludovia Magazine et l’ADF avec le concours des partenaires Smart Technologies, IT’S LEARNING, FRONTER, PROMETHEAN, FOCUS particulier sur les équipements permettant la mobilité, place de la mobilité dans l’établissements, impact sur l’organisation des infrastructures, impact sur l’organisation des enseignants, des élèves, investissements prévus, avis des collectivités locales, …
  • SéminaireLes tablettes numériques le futur cartable numérique ? : Retours d’expériences sur les premières expérimentations sur Tablettes et Netbooks au sein des établissements : Fiabilité des matériels, adaptation au contexte de l’établissement, évolutions envisagées, le point sur le contenu et les ressources disponibles
  • Séminaire : Les référents TICE de l’établissement, les hommes clés pour le développement des TICE 3. Proposés à plusieurs reprises pour l’organisation et le développement des usages TICE dans les établissements. Le référent TICE est l’homme clé, l’homme ressource pour mener à bien les projets TICE du collège ou du Lycée. Comment sont-ils choisis, quelle est leur pérennité ? Comment en faire de véritable point relais établis pour favoriser les actions pérennes et les collaborations à moyen terme  avec les partenaires collectivités territoriales et constructeurs. Attentes des collectivités, attentes des constructeurs, attentes des enseignants…
  • BarCamp Ludovia (LudoCamp)
    • Création d’une ressource interactive mobile par un enseignant ou un élève, limites technologiques, limites pédagogiques,
    • Le smartphone outil pédagogique à l’école ?
  • Journée Supérieur et formation continue : de l’Université Numérique à l’enseignement à distance, pour les apprenants et les enseignants
  • Symposium et Colloque ScientifiqueMobilité et santé
  • Table Ronde Interactive : Espace Numérique de Travail et le Campus Numérique ? L’Université Numérique a t’elle transformé la façon d’enseigner ? Répertoire des actions et outils mis en place, éléments de progrès qui font l’ouverture de l’Université aujourd’hui : le campus numérique, l’Université à distance, FOAD, l’internationalisation des publics et des enseignements. La place de l’E.N.T.
  • Table ronde Interactive : Formation à distance, Serious Games, les nouveaux outils numériques pour la formation continue et le supérieur Et après la formation initiale ? La formation continue est-elle plus en avance d’un point de vue technologique, est-ce parce qu’elle est plus proche du monde l’entreprise ? Retours d’expériences sur des actions emblématiques. Les projets de formation à distance pour permettre un meilleur accès sur tout le territoire, Utilisation des boitiers de vote en cours, le Serious Game, les TNI. Les innovations et les pistes de progrès / plusieurs exemples dans l’éducation nationale,.. ou dans d’autres secteurs
  • Table Ronde : La formation des ATTEE de l’éducation (Collèges et Lycées) dans les collectivités locales, le Multimédia, les Serious Games facilitateurs, publics, diplôme, équipements…
  • BarCamp Ludovia (LudoCamp) « Mobiité & Ouverture » : Premier degré, Second degré, supérieur et formation continue et TIC ; « y a t’il des passerelles de réflexions entre ces différents niveaux d’éducation : la formation tout au long de la vie, la place des TIC, du Multimédia, des Serious Games, les échanges sont-ils possibles ? Sommes nous dans des mondes véritablement « à part » ?

Fort de l’expérience de ces dernières années, des « influenceurs » notamment dans le monde de l’éducation  seront également présents pour relayer l’information lors de ces journées, mais aussi s’entretenir avec les uns et les autres… Quelques noms sont déjà confirmés :

  • Caroline Jouneau-Sion, l’incontournable aux multiples implications dans le domaine des TICE
  • Laurence juin, qui utilise Twitter en cours
  • Christophe Batier, M. Spiral 😉 
  • Francois BOCQUET, la force tranquille de l’e-éducation 😉
  • Julien Llanas, si vous vous intéressé aux Serious Game, vous le connaissez par la force des choses
  • Lyonel Kaufman, notre ami Suisse, référence de TIC pour l’enseignement au delà des frontières Helvétique
  • Mario Asselin, notre maitre Canadien à tous !

Pardon pour ceux que je ne cite pas… mais, ils peuvent laisser un commentaire 😉

Bref, vous l’avez compris, quelques jours avant la pré-rentrée scolaire, il est presque indispensable de se retrouver à Ludovia pour bien démarrer l’année 2011-2012 🙂 Alors, un conseil, filez vite vous pré-inscrire à Ludovia 2011

sondage : les profs encore absents…

Les semaines se suivent mais ne se ressemblent pas ! Si la semaine précédent le sondage Prof, quels outils en 2011 ? près de 200 personnes s’était exprimées sur le sujet Netvibes, Pealtrees, Symbaloo, si cette semaine après moins de 24 h de présence en ligne le sondage récolte déjà dans les 80 votes et des commentaires dans Twitter…, le score de la semaine écoulé est peu glorieux : 30 votes !

Le commentaire dans le billet d’annonce du sondage de Pierre (question, êtes vous un enseignant Pierre ?) m’a fait réagir en ligne…  il posait la question : «Comment peut-on publier un sondage avec 30 sondés ? Il ne peut avoir aucune valeur !».

Effectivement, difficile dans ces conditions de tirer des conclusions sur les outils que doivent employer les enseignants en 2011. Enfin, presque… Car pour ma part, ce qui me surprend c’est le manque de participants aux événements ou aux animations concernant l’enseignement en France et aussi à ce sondage.

Je crois pouvoir dire sans me tromper que le seul événement que j’ai organisé avec Blog en Nord qui fut un réel échec était celui sur l’usage des blogs dans l’enseignement des langues ! Nous étions 4 ou 5 à l’époque ! Je pense que l’on me dira que je devais être trop en avance déjà en 2006 !

Là, c’est un sondage où personne ne répond. En comparaison, et ce qui m’avait inspiré ce sondage, c’est ce top 100 :  The Top 100 Tools for Learning 2011 List qui existe depuis 2007 ! Non, non… ce n’est pas Américain… pas besoin d’aller si loin. C’est seulement en Grande-Bretagne de l’autre côté de la Manche ! Cela voudrait-il dire que les Francophones sont les « mauvais » enseignants de la classe ? Oui, je sais, je suis provocateur !

Mais, à la réflexion, à Ludovia, qui sont les enseignants présents ? Les mêmes qui animent le web de leurs contributions, ceux qui prêchent «la bonne parole»… Mais où sont les enseignants qui voudraient bien mais qui ne savent pas ? Où sont les enseignants qui disent : «non, je ne veux pas me servir de ces outils» afin qu’un débat s’instaure (je pensais que j’aurais au moins reçu un message quelque part de ce type) ?  Où sont les parents ? Où sont les syndicats ? Où êtes-vous tous puisque l’on ne vous rencontre jamais ?

Cela me donne parfois l’impression que le personnel de l’enseignement aime vivre sa vie pépère… J’vais encore faire de la provoc. mais une vie dans le genre : on me demande de faire mes cours. Ok, j’fais mon cours… mais faut pas m’en demander plus. Je fais ce qui est dit au programme. De toute façon, moi j’ai appris comme cela, donc, les élèves doivent apprendre comme ca également. J’vois pas pourquoi je changerai quelque chose qui marchait avec moi ! Ça doit bien fonctionner avec les autres (sous entendu les élèves et étudiants) ! Pourquoi changer. Bon d’accord, on nous enquiquine avec Internet, donc, de temps à autre je profite de ce que font les « bargots » (traduction ceux qui sont trop en avance) pour leur piquer une idée que j’applique dans mon cours… Ils ont déjà fait mon travail de préparation… j’ai plus qu’à « recopier ». Albert… Zéro… Tu as triché pendant ton devoir sur le voisin ! J’applique aux autres ce que je n’applique pas à moi-même ! etc.

J’en reste là pour ma p’tite colère du moment sur le manque d’implication, selon moi, de la part des enseignants qui pourtant sont en contact direct avec des élèves et des étudiants qui utilisent tous ces outils presque naturellement !

D’ailleurs, il est assez symptomatique de voir le buzz qu’a pu faire l’image pour un débat sur l’enseignement en version 1 et version 2 (floutée) sur Twitter notamment. Mais, encore une fois je n’ai pas l’impression que ce sont les enseignants (hormis ceux qui sont trop en avance) qui ont participé au débat. C’était plutôt un débat de génération entre les « vieux » et les « jeunes », mais en rien un débat sur l’enseignement. Surprenant, non ?

Donc, en résumé où sont les enseignants sur ces problématiques qui les concernent directement…

Enfin, bon, c’est pas moi qui peut y changer quelque chose ! En attendant, voici donc les résultats de l’enquête qui sont inexploitables !

 

Reprenons des valeurs sûres pour le sondage de cette semaine, avec l’annonce prévue demain de l’arrivé d’un mail Facebook. Alors Facebook, killer de Gmail ? ou autrement dit seriez vous prêt à passer de Gmail à Facebook ?

Sinon pour l’organisation de ces sondages du dimanche, j‘ai toujours besoin de vous pour m’aider en suggérant ou en commentant les idées de futur sondages dans Quel sondage du dimanche sur les Z’ed ?

Vous pouvez retrouvez les derniers sondages réalisés sur les z’ed : sondage du dimanche z’ed.

sondage : les profs encore absents…

Les semaines se suivent mais ne se ressemblent pas ! Si la semaine précédent le sondage Prof, quels outils en 2011 ? près de 200 personnes s’était exprimées sur le sujet Netvibes, Pealtrees, Symbaloo, si cette semaine après moins de 24 h de présence en ligne le sondage récolte déjà dans les 80 votes et des commentaires dans Twitter…, le score de la semaine écoulé est peu glorieux : 30 votes !

Le commentaire dans le billet d’annonce du sondage de Pierre (question, êtes vous un enseignant Pierre ?) m’a fait réagir en ligne…  il posait la question : «Comment peut-on publier un sondage avec 30 sondés ? Il ne peut avoir aucune valeur !».

Effectivement, difficile dans ces conditions de tirer des conclusions sur les outils que doivent employer les enseignants en 2011. Enfin, presque… Car pour ma part, ce qui me surprend c’est le manque de participants aux événements ou aux animations concernant l’enseignement en France et aussi à ce sondage.

Je crois pouvoir dire sans me tromper que le seul événement que j’ai organisé avec Blog en Nord qui fut un réel échec était celui sur l’usage des blogs dans l’enseignement des langues ! Nous étions 4 ou 5 à l’époque ! Je pense que l’on me dira que je devais être trop en avance déjà en 2006 !

Là, c’est un sondage où personne ne répond. En comparaison, et ce qui m’avait inspiré ce sondage, c’est ce top 100 :  The Top 100 Tools for Learning 2011 List qui existe depuis 2007 ! Non, non… ce n’est pas Américain… pas besoin d’aller si loin. C’est seulement en Grande-Bretagne de l’autre côté de la Manche ! Cela voudrait-il dire que les Francophones sont les « mauvais » enseignants de la classe ? Oui, je sais, je suis provocateur !

Mais, à la réflexion, à Ludovia, qui sont les enseignants présents ? Les mêmes qui animent le web de leurs contributions, ceux qui prêchent «la bonne parole»… Mais où sont les enseignants qui voudraient bien mais qui ne savent pas ? Où sont les enseignants qui disent : «non, je ne veux pas me servir de ces outils» afin qu’un débat s’instaure (je pensais que j’aurais au moins reçu un message quelque part de ce type) ?  Où sont les parents ? Où sont les syndicats ? Où êtes-vous tous puisque l’on ne vous rencontre jamais ?

Cela me donne parfois l’impression que le personnel de l’enseignement aime vivre sa vie pépère… J’vais encore faire de la provoc. mais une vie dans le genre : on me demande de faire mes cours. Ok, j’fais mon cours… mais faut pas m’en demander plus. Je fais ce qui est dit au programme. De toute façon, moi j’ai appris comme cela, donc, les élèves doivent apprendre comme ca également. J’vois pas pourquoi je changerai quelque chose qui marchait avec moi ! Ça doit bien fonctionner avec les autres (sous entendu les élèves et étudiants) ! Pourquoi changer. Bon d’accord, on nous enquiquine avec Internet, donc, de temps à autre je profite de ce que font les « bargots » (traduction ceux qui sont trop en avance) pour leur piquer une idée que j’applique dans mon cours… Ils ont déjà fait mon travail de préparation… j’ai plus qu’à « recopier ». Albert… Zéro… Tu as triché pendant ton devoir sur le voisin ! J’applique aux autres ce que je n’applique pas à moi-même ! etc.

J’en reste là pour ma p’tite colère du moment sur le manque d’implication, selon moi, de la part des enseignants qui pourtant sont en contact direct avec des élèves et des étudiants qui utilisent tous ces outils presque naturellement !

D’ailleurs, il est assez symptomatique de voir le buzz qu’a pu faire l’image pour un débat sur l’enseignement en version 1 et version 2 (floutée) sur Twitter notamment. Mais, encore une fois je n’ai pas l’impression que ce sont les enseignants (hormis ceux qui sont trop en avance) qui ont participé au débat. C’était plutôt un débat de génération entre les « vieux » et les « jeunes », mais en rien un débat sur l’enseignement. Surprenant, non ?

Donc, en résumé où sont les enseignants sur ces problématiques qui les concernent directement…

Enfin, bon, c’est pas moi qui peut y changer quelque chose ! En attendant, voici donc les résultats de l’enquête qui sont inexploitables !

Reprenons des valeurs sûres pour le sondage de cette semaine, avec l’annonce prévue demain de l’arrivé d’un mail Facebook. Alors Facebook, killer de Gmail ? ou autrement dit seriez vous prêt à passer de Gmail à Facebook ?

Sinon pour l’organisation de ces sondages du dimanche, j‘ai toujours besoin de vous pour m’aider en suggérant ou en commentant les idées de futur sondages dans Quel sondage du dimanche sur les Z’ed ?

Vous pouvez retrouvez les derniers sondages réalisés sur les z’ed : sondage du dimanche z’ed.

Grandeur et décadence du elearning et de l'enseignement à la française !

Je reprends en grande partie le titre de l’article d’Eric Tiertant dans un hub de Viadeo car si le titre provocateur a retenu mon attention, il est vrai que son contenu concernant le elearning m’interpelle…

En bref, Eric Tiertant, en recherche de prestataires pour monter d’importants projets elearning et après avoir rencontrer une grande partie des prestataires sur le sujet met en exergue quelques réflexions sur le monde du elearning Français.

Par exemple, son attente ludo-pédagogique est déçue et il précise que l’ensemble des prestataires propose sensiblement les mêmes activités : Quizz, QCM et drag & drop répétés à l’envi. Au final, les activités sont répétitives, l’intérêt pédagogique peu évident tant les réponses à trouver sont d’un faible niveau.

Le elearning semble être un sujet issu du monde de la formation dont se sont accaparés les techniciens informaticiens. Il note également un manque de DA (Directeur Artistique).

En parallèle, je lisais également L‘e-learning en manque d’imagination, et de collaboratif. J’en retiens : les TICE sont des outils à disposition de l’enseignant, mais pas à l’exclusion des autres : à juste titre. Ensuite, les intégrer facilement à l’enseignement nécessite qu’elles soient pertinentes par rapport aux objectifs de formation, mais aussi que soit mise en œuvre une stratégie de formation en adéquation avec elles.

Cela m’inspire quelques réflexions à mon tour…

Je suis souvent déçu moi aussi par ce que je rencontre dans le domaine du e-learning… et la question à laquelle je me confronte régulièrement est : pour quel usage ont-il fait du elearning. J’ai plus souvent l’impression de découvrir un moyen de compléter un cours… une aide à un cours en présentiel en quelque sorte… mais, pas du elearning dans le but réel d’apprentissage à distance.

Ceci explique certainement l’aspect PowerPoint, l’utilisation à outrance des Quizz, QCM et drag & drop…

On pourrait pousser la réflexion plus avant… Cette situation ne reflète-t-elle pas outre l’immaturité du marché (le sera-il un jour ?) le manque d’implication des enseignants.

Pour ma part, je pense que nous en sommes encore beaucoup trop souvent à une situation où les enseignants en général font plus « mumuse » avec les outils qui leurs sont offerts qu’une profonde réflexion nécessaire à l’emploi d’outils, de technologies, de comportements… dans le but de tirer pleinement profit de ces nouveautés mis à leur disposition… L’un des exemples les plus aberrants pour moi est l’utilisation qui est faite la plupart du temps des TBI, les tableaux Blancs Interactifs !

Quoi qu’on en dise, les enseignants qui sont au cœur du dispositif ou pour lesquels on travaille sont tous issus du même moule… Ils ont, pour la plupart connu qu’une seule manière d’enseigner et s’ils sont devenus enseignants, c’est aussi parce que le cursus scolaire leur était adapté. Donc, en général, la seule manière de penser leurs enseignements, y compris à distance, est de reproduire plus ou moins la manière dont ils ont appris, qu’ils enseignent… en ajoutant par ci, par là des fonctionnalités qui donne l’impression de faire avancer la pédagogie mais qui ne sont en réalité qu’un saupoudrage de technologie.

Combien de cours à distance sont encore de simples PDF mis à disposition des étudiants ? On aurait même tendance à penser dans ces cas-là-là que l’enseignant ne sert à rien… puisque c’est une reproduction de ce qu’ils ont dit en cours, donc on pourrait considérer que le rôle de l’enseignant se limite à « lire » un discours qu’il a écrit à l’avance. Ce n’est évidemment pas ce que je pense. Alors, pourquoi le faire de cette manière à distance ?

Maintenant, changeons la donne. Prenons des enseignants hors normes ! Imaginons que nous employons des autodidactes ou des réfractaires aux systèmes scolaires traditionnels… Bref, nous apportons du sens neuf à l’enseignement et nous sortons du vase clos 🙂

Je pense que là, nous aurions du vrai elearning, de la vraie utilisation des nouvelles technologies dans l’enseignement…

Avez-vous déjà réfléchi comme se forme un autodidacte ? Cela n’a rien à voir avec un enseignement traditionnel, même si, parfois certaines formes d’enseignements traditionnels combles l’autodidacte… allez savoir pourquoi 😉 Donc, pas question non plus de vouloir faire table rase du passé… Certaines méthodes traditionnelles ont du bon 🙂 Il faut juste un bon équilibre entre tout cela !

La question que l’on pourrait se poser à juste titre est : «Quand arriverons-nous à maturité par rapport à cette thématique ?» J’aurais tendance à répondre quand les enseignants auront compris l’utilisation de l’informatique et d’Internet (et de ces dernières technologies), qu’ils l’utiliseront chaque jour dans sa diversité, qu’ils seront prêts à se remettre en cause au niveau de leur pédagogie…

Et puis, les structures environnent le monde éducatif doit évoluer lui aussi… Il ne doit pas rester à la traine. Un exemple. Sans le citer, alors. Une structure dans le monde de l’enseignenment que je connais (j’ai pas dit national, régional ou local, vous avez remarqué 😉 est en pleine réfléxion sur leur nouveau site…

Seulement, lorsque le site verra le jour, il y a fort à parier que les solutions ne seront pas présentes. Elles lui ont fait peur. Je peux vous prédire la disparition de cette entité à court terme (Moins de 5 ans) et j’entends déjà leurs remarques. On ne comprend pas, on a pourtant fait tout ce qui était possible ! Possible, oui… mais avec une vision passéiste, en prenant en compte l’avis d' »experts » orientés web comme au début des années 2000 (ceux qui entre autre diffuse des PDF en ligne 😉 ou, peut-être pire, dans certains cas des experts « acoquinés » avec des marques (je ne cite personne et aucune structure 😉 !

Alors, oui, ils ajouteront : «On ne savait pas !» Maintenant, ils savent !

Évangélisateur dans les nouvelles technologies

On me qualifie souvent, à tort ou à raison, mais certainement à cause ou grâce à mes prises de positions, de ce que j’écris parfois, de mes prestations lors des conférences, de ce que je fais en cours… d’évangélisateur dans les nouvelles technologies, d’évangélisateur du web 2.0, d’évangélisateur des réseaux et médias sociaux, du web temps réel…

Je réfléchissais à cette situation, à cette étiquette lors de mon intervention de cette après-midi au Forum International de la cybercriminalité et en répondant à un journaliste à la suite ! Qui devais-je évangéliser ? (je me posais déjà la question dans une constatation et une question sur les médias sociaux…). En regardant et analysant les personnes présentes dans la salle : des experts, des passionnés… pro ou anti (paranoïaque de la sécurité) ! Comme le faisait justement remarquer « M. Cybion » 😉 nous prenons trop souvent des exemples dans le dessus du panier ! Nous parlons de nous (ou de nos semblables) et cherchons à convaincre nos pairs (vous savez les pairs avec qui ont fait le web 2.0). C’est un peu comme si en tentant de convaincre cet auditoire on se disait, que les éventuels convaincus officieront auprès des non-pairs qui les entourent !

Ceci tendrait à vouloir dire que le web et internet est profondément égalitaire. Non, non et non. Le web n’est pas cet espace de liberté où chacun est égal à l’autre. Il n’est pas pire hiérarchie que le réseau web. Je ne dis pas que j’approuve cette élitisme. Mais, je ne peux que le constater. On est loin du village mondial (article du 27 avr. 2000) où tout le monde est beau et gentil ! D’ailleurs, ceux qui ont inventé cette expression ont-il déjà vécu dans un village.

Sans le vouloir, et peut-être, à la différence de ce que nous avons connu jusqu’ici, Internet peut nous donner du pouvoir (monter dans la hiérarchie). Le nous n’est pas à considérer comme un nous universel. C’est le nous des évangélisateurs et véritable experts de tous poils, parfois même désigné par la masse des utilisateurs eux-même, les pro-am (professionnels amateurs)… Nous le percevons car nous voyons parfois ceux qui veulent devenir khalife à la place du khalife. Pourquoi croyez-vous les termes comme blogueurs influents ont été créé 😉 Plus prosaïquement, l’homme de la rue reproduit par mimétisme ce que fait l’expert en espérant atteindre sa réputation, son aura ! Mais, encore une fois, souvent, c’est peine perdu… Il n’y a pas de place pour tout le monde en haut de la hiérarchie. Les initiés sont en position de force et ils ont trop d’avance sur la masse pour être dépassé.

Pour ma part, je n’ai rien contre cette nouvelle forme de pouvoir… Chaque époque possède ces nouveau groupes de pouvoir ! L’un des derniers en date était celui des journalistes… Désormais, il faudra compter les utilisateurs « avertis » d’internet ! Les utilisateurs « avertis » étant les utilisateurs d’internet proche des évangélisateurs et de leurs pairs ! Je n’ai rien contre cette nouvelle forme de pouvoir, à la condition que l’on forme la population à cette nouvelle forme de pouvoir sur Internet.

Mais, ce n’est pas l’homme de la rue qui profite réellement de cette situation. Cela est rare. D’ailleurs, un gouffre existe entre ces deux mondes. Il suffit de se reporter à mon billet : le fossé enseignant élève se creuse sur Internet pour s’en convaincre. Il est urgent d’éduquer la masse : ereputation, danger éventuels sans tomber dans les extrêmes… tout en tenant compte des valeurs des uns et des autres afin que le gouffre ne devienne pas fracture (on peut se poser la question de savoir si cette fracture numérique n’existe pas ? Je penche vers l’affirmation !).

Aussi, pour en revenir au début de ce billet, si je prends ma théorie, les évangélisateurs éclairent leurs pairs en espérant que ceux ci à leur tour joueront le rôle de prêcheur au niveau inférieur, et ainsi de suite ! L’homme de la rue est bien loin !

Si je devais faire une comparaison, je dirai que nous en sommes au médias sociaux, au web temps réel et l’homme de la rue en est presque encore à l’internet du début des années 2000. D’ailleurs, en formation, je plains souvent les stagiaires qui ont 10 ans à ratrapper ! Moi, j’ai eu la chance de progresser au fur et à mesure, de tester, d’avancer par le jeu des erreurs…

Seule contrainte, pour l’évangélisateur, faire les bons choix. Par exemple, j’ai évité de trop me focaliser sur Second Life pour différentes raisons, je vais peut-être faire l’impasse sur Foursquare (merci de ne pas me demander d’explications pour l’instant en commentaires, je ne saurais pas encore expliquer pourquoi ou plutôt si, je n’utilise pas de téléphone portable pour l’instant :-). Par contre, je garde un oeil sur Google Wave ou plus exactement sur le type de possibilités qu’il offre.

Et puis, le danger pour l’évangélisateur est de ne pas vouloir rester le gardien du temple c’est à dire de vouloir s’enfermer dans son monde.

Tout le monde n’est pas Serge Soudoplatoff 😉 Je vous recommande son intervention sur les vraies ruptures d’Internet lors d’une conférence donnée aux Ernest de Normale sup’ en février 2010.


SergeSoudoplatoff, les vraies ruptures d’Internet
envoyé par liberation. – Regardez les dernières vidéos d’actu.

Université Vivaldi : Intégrer les TICE à sa pratique pédagogique

J’ai assisté à plusieurs conférences et ateliers de l’université Vivaldi. Vous pouvez voir les conférences en différé. Enfin, seulement sur PC car sur Mac, j’ai l’impression que cela ne fonctionne pas… 🙁

Une découverte pour commencer : le système de vidéo-conférence Evo.

Sinon, je reprendrai le débat que j’ai commencé par le jeu des questions-réponses suite à la conférence de Daniel Peraya de l’Université de Genève : Intégrer les TICE à sa pratique pédagogique (l’évolution du rôle et/ou du métier d’enseignant ?)

Ce propos n’a rien de scientifique, mais est plutôt du genre narratif, je préviens !

Cette conférence était intéressante… J’aime le métier d’apprenant, les segmentations effectuées… Seulement, une chose me chiffonne. C’était d’ailleurs le but de ma question. Daniel Peraya séparait distinctement les usages des TICE au niveau personnel et professionnel pour les enseignants et les étudiants.

Sa réponse me laisse à demi sur ma faim. Vous pouvez l’écouter à la fin des questions de sa conférence dans les différés. Je pense que justement il y a une forte corrélation entre le privé et le professionnel et ne vois pas le rapport avec l’infobésité ! Je l’avais écrit dans Et si les enseignants faisaient du e-learning et des TIC sans le savoir ? en juin 2007. C’est l’une des chances de la transition pour que l enseignant utilise petit à petit les TICE dans leur enseignement.

De même, difficile de ne pas avoir d’interaction, comme je le disais, dans des réseaux sociaux comme Facebook. Le point sur les nouveaux outils du web 2 a d’ailleurs été éludé par le conférencier, mais nous étions loin du web 2 dans cette université, hormis pour le sacro-saint wiki.

Mais, même le courrier électronique, même le chat… Comment peut-il ne pas entrer dans notre vie privée ?Nous possédons effectivement des adresses de courrier électronique universitaires. Mais pour ma part, elle correspond à un usage spécifique. Je suis certainement un cas par rapport aux maîtres de conférences, chercheurs… présents dans la salle. Mais, justement, cela me permet de porter peut-être un autre regard sur le phénomène.

Donc, si je reviens sur la solution préconisée, un délai de 36 h pour la réponse semble normal, je ne réponds qu’au message qui arrive dans ma plate-forme… Bien. Ok. Félicitation à l’enseignant qui reproduit ce schéma. C’est un choix. C’est vrai. Mais même ce choix interfère sur notre vie privée. M. Peraya récupère si j’ai bien compris l’ensemble de ces courriers le soir. Déjà, je pense qu’il est chez lui et n’est pas à son bureau, donc, cela interfère dans sa vie privée.

Mais prenons le cas des vacances scolaires. Devons nous répondre ou non aux messages des étudiants pendant cette période ? Moi, je le fais. Je préviens les étudiants que je suis en vacances, donc qu’ils ne me dérangent pas pour des peccadilles, que je ne répondrai peut-être pas… Mais, si j’en ai la possibilité je lis (et parfois réponds à leur message) pendant cette période.

Le cas des « grandes vacances » est encore plus terrible. Qu’est ce que je dois faire ? Ne pas répondre à mes étudiants ? Les laisser deux mois sans réponses (certains pratique cette méthode) alors qu’ils sont en stage et ont parfois besoin de notre aide ? Nous devons également préparer leur soutenance en commun… Là encore, j’essaye de répondre, alors que je suis également en vacances universitaires.

Quid des demandes de l’extérieur, de personnes qui prennent contact avec nous pour une raison universitaire, car elles souhaitent des renseignements sur nos masters… Je ne les lis plus qu’entre 9 h et 19 h. Avant ou après, c’est trop tard. Ah, oui, mais là, cela fait partie de la facette gestion. C’est différent ! Pas pour moi.

Et même, je vais pousser le raisonnement plus loin, désormais, lorsqu’un enseignant me contactera en dehors des heures de bureau, je ne réponds pas dans la foulée même si c’est pour une réunion le lendemain. Désolé, tous les enseignants ne sont pas des amis, se sont de simples relations de travail. En plus, ils ont utilisé mon adresse universitaire, celle que je ne consulte plus après 19 h.

Précédemment, à l’époque du téléphone, du courrier… effectivement ce genre de problème n’existait pas. Devons-nous pour autant reproduire le même schéma aujourd’hui ? Les usages des différents outils se sont modifiés.

Pour l’anecdote, alors que je ne suis pas chat, je crois avoir fait le seul chat de ma vie avec deux étudiants un dimanche soir 🙁 Le problème à régler était urgent, très urgent même. La vie professionnelle interférait bien dans ma vie privée.

Aucune disposition n’est prise sur cette problématique, qui je le rappelle est peut-être l’une des plus fabuleuse porte d’entrée vers l’usage des TICE en cours. On ne peut pas, on ne doit pas la balayer d’un revers de main. Combien d’enseignants se posent des questions sur ce sujet en coulisse. Je n’ai toujours pas trouvé quoi leur répondre à ceux qui me posent la question !

En plus, c’est vrai que l’on passe complètement sous silence les évolutions du domaine informatique et le comportement des uns et des autres vis-à-vis de ces nouveaux système. Bientôt, j’en suis intimement convaincu, nous allons tous basculer « obligatoirement » sur des réseaux sociaux. Pour l’instant, il est simple de dire : «Non, je ne veux pas partager mes informations avec les autres».

Cependant, si j’en crois mon expérience sur Facebook, sur Viadeo… mais plus particulièrement sur le premier, nous sommes deux enseignants dans notre UFR à être inscrit officiellement. Tous les deux nous avons reçu des demandes des étudiants pour être nos «amis» virtuels. Que devions nous faire ? Refuser ? Accepter ?

Pour ma part, sachant que je ne diffuse rien de ma vie privée que les étudiants ne peuvent savoir, car j’utilise ses outils dans une optique professionnelle, je penche plutôt sur l’intégration des étudiants dans mon réseau, ce qui leur permet d’être en contact facilement avec d’autres personnalités du domaine.

J’assume (mais là c’est un autre problème des réseaux sociaux et de l’identité numérique, il est nécessaire d’assumer l’ensemble de ces choix) le fait que les étudiants soient à côté de personnes un peu plus connues, voire célébrées aussi bien qu’à côté d’un illustre inconnu.

Mais maintenant, comment devons-nous réagir lorsqu’un étudiant nous contacte le soir parce qu’il a vu que nous étions en ligne ? On ne lui répond pas ? On lui répond ? Eux, travaillent parfois le soir, comme nous. Il n’est pas question de se comporter en enseignant-poule, qui couve ses étudiants. C’est un transfert assez naturel des listes de diffusion ou groupe Moodle qui s’établit… Seulement, vous vous trouvez dans un environnement qui mélange tout : vie privée, vie professionnelle…

Le métier d’enseignant évolue vers un mélange épisodique entre vie privée et vie professionnelle… Reste à savoir comment évoluera la relation enseignants – étudiants avec l’arrivée du nomadisme ! Je parie pour une plus forte présence de la vie professionnelle dans la vie privée que ce que nous connaissons actuellement.

Au fait, quand commence et se termine l’usage des TICE dans la vie privée d’un enseignant ? Et dans celle des étudiants ?

Pour ma part, je m’en vais lire le compte-rendu de la journée d’étude sur les usages des TIC et pratiques communicationnelles électroniques des jeunes.

Université Vivaldi à Lille

Demain, à partir de 9 h jusque vendredi, je participe à l’université Vivaldi de Lille. J’ai réussi à me libérer. Donc, si vous lisez ce blog et que vous participez à ces journées sur l’accompagnement pédagogique via le numérique n’hésitez pas à prendre contact avec moi.

Pour les autres, j’essayerai de faire mon rapport journalier des ateliers auxquel je participerai 😉

L’université Vivaldi (programme de formation aux TIC des personnels de l’enseignement supérieur et IATOS) est organisée par l’UNR Nord-Pas de Calais (Universités Numériques en Région), à Villeneuve d’Ascq.

Dans le programme, on retrouve :

  • Les outils numériques de suivi et d’accompagnement des étudiants
  • Transfert d’un cours présentiel à un cours en présentiel allégé
  • Dispositifs pédagogiques pour la formation en ligne
  • L’évaluation et le contrôle continu en ligne
  • La communication synchrone et asynchrone
  • L’évaluation et le contrôle continu en ligne
  • Le C2i, la communication et le travail collaboratif
  • Accompagnement via le numérique : complémentarité ou substitution
  • Le travail collaboratif et les outils numériques associés
  • État des lieux de la e-formation
  • Intégrer les TICE à sa pratique pédagogique : évolution du rôle et/ou du métier d’enseignant ?

B2i : fantasme d’une génération Internet

Comme c’est la rentrée des classes et que nos chères têtes blondes vont être de nouveau être confrontées aux B2i, c’est le moment de rappeler au Ministre pour sa future réforme de l’éducation nationale (ben oui, chaque ministre à fait sa réforme) qu’il ne doit pas oublier de modifier le B2i 😉

Je ne comprends toujours pas d’ailleurs pourquoi les parents d’élèves ne montent pas au créneau sur le sujet… À croire qu’aucun d’entre eux ne pratique l’informatique et ne possède d’opinion sur le sujet !

Vous ne savez pas ce qu’est le B2i ? Ce n’est pas grave, je vous explique… car Je n’ai pas le niveau B2i école !

C’est la lecture sur creatif de l’article B2I : une certification qui bouscule les habitudes de Florent Lajous, animateur multimédia dans un Collège et Président de l’association des Epnologues qui m’a influé l’idée de ce billet.

J’adore ce passage : «Mais comment évaluer certains items, comme l’attitude citoyenne, quand le droit d’auteur n’est pas respecté par les professeurs eux-mêmes, que ce soit par le photocopillage ou l’absence des sources ? Et quel esprit critique vis-à-vis de l’information peut-on avoir en CM2 ? Sans parler des problèmes techniques que pose le courriel (…).»

Vous l’avez compris, j’approuve et applaudi à deux mains quand il écrit : «le fantasme d’une génération Internet, où les ados en sauraient plus que les adultes» et j’irais même plus loin que lui en disant y compris dans les milieux favorisés !

Le ton est donné…

C’est une extrait revue par l’auteur d’un billet de décembre 2006 : le B2I nouveau est arrivé !

Petits rappels très personnel pour compléter :

Au fait, si vous avez des témoignages sur le C2i, je suis preneur. Je prépare un billet sur le sujet !

Les nouveautés en librairies pendant l'été sur la communication, le web, la PAO…

J’ai pendant longtemps chercher à connaître les nouveaux livres au sujet des TIC, NTIC, TICE, Internet, pour la création des pages web, concernant le référencement et la gestion de projet web et multimédia et évidemment sur les blogs et la syndication RSS et autre.

Évidemment, mon champ d’intérêt étant large, les ouvrages de Pao et prépresse : typographie, mise en page, image, communication imprimée, ainsi que la photographie (n’oublions pas que c’était mon premier métier) et l’écriture (mon second métier d’origine 😉 sous toutes ses formes (écriture web, écriture multimédia, journalisme, écriture publicitaire…) entre dans cette recherche.

Bien vite, en dirigeant Ed Productions et m’intéressant de près à Internet, mes années d’études orientées commerce m’ont naturellement conduit à regarder du côté du marketing, du e-commerce, du e-marketing…

Le côté documentaliste rejoignait selon moi l’aspect journaliste que je n’ai jamais perdu. Je dois même avouer que j’ai commencé des études de documentaliste par correspondance, pour le fun, à 40 ans 🙂 Riez… J’étais convaincu avant d’intervenir à l’IDIST que les documentalistes ont l’avenir devant eux ! Evidemment de la documentation à la veille et la recherche d’informations (et c’est si proche du référencement) il n’y a qu’un pas que j’ai vite franchi.

Reste l’aspect éducation, formation, E-learning et foad. Difficile lorsque l’on dirige un centre de formation d’y échapper… surtout que je suis un autodidacte convaincu… Allez comprendre !

Mais je sens que je m’écarte, que vous ne comprenez pas où je veux en venir… Et bien, si vous avez lu tout depuis le début, vous devez vous douter que j’effectue une veille sur les nouveautés qui sortent en librairie 🙂

Et bien, c’est décidé, désormais, vous trouverez une nouvelle rubrique régulièrement dans les Zed concernant les derniers ouvrages parus dans le monde de l’édition sur les thèmes précédents ainsi que sur la communication et sur les logiciels auxquels nous formons…

Attention, cette liste n’est pas exhaustive. J’y exerce mon choix 😉

Voici la liste des ouvrages parus pendant l’été qui ont retenu mon attention.

  • Site web marchand en PHP/MySQL. 3e édition de Jean-Marc Herellier chez Micro Application. Isbn : 978-2-7429-8447-3
  • Ces mots qui vous trahissent de Joseph Messinger et Caroline Messinger chez Firts – Isbn : 978-2-7540-0463-3
  • Le Manuel du Knowledge Management. Mettre en réseau les hommes et les savoirs pour créer de la valeur, 2e édition de Jean-Yves Prax chez Dunod – Isbn : 978-2-10-051191-4
  • Des souris, des hommes et des femmes au village global. Parole, pratiques identitaires et lien social dans un espace de bavardage électronique de Madeleine Pastinelli aux PU Laval – Isbn : 978-2-7637-8478-6
  • Etudes marketing avec SPSS. 5e édition. Avec 1 CD-ROM de Naresh Malhotra, Jean-Marc Décaudin (Traducteur), Afifa Bouguerra (Traducteur) chez Pearson Education – Isbn : 978-2-7440-7261-1
  • Approches des questions culturelles en sciences de l’information et de la communication de Michèle Gellereau – Editeur : Université Charles de Gaulle- Isbn : 978-2-84467-093-9

les commentaires, si vous avez lu ces livres vous sont largement ouvert. De même, pour tout oubli, n’hésitez pas à laisser un message !

J’en profite pour finaliser une boutique Zlio (je la mets en ligne ce soir, mais elle n’est qu’à demi-complète :-(. Zlio Z’ed : le choix des livres pour vous z’eder ! dans laquelle vous retrouverez une rubrique des nouveautés du mois (s’ils sont disponibles dans la boutique :-), ainsi que les nouveauté du trimestre en plus des ouvrages au sujet du multimédia, de la PAO, des arts graphiques et d’internet dont je parle dans ce blogs ou des livres que nous recommandons en formation.

Au passage, si vous aussi vous souhaitez créer votre boutique Zlio, merci d’utiliser ce lien. Je ferais ainsi fortune en gagnant 10% de vos futures commissions + 5% des commissions de vos filleuls. Pour la vie !

Comment se comprendre entre geeks et entreprises ?

Comment se comprendre entre infographistes et webmasters est une question que posait Le blog de la blonde… peu avant les vacances.

Mais comment se comprendre entre geeks et entreprises en est une autre à laquelle je réfléchis depuis quelques années, car je côtoie les deux mondes, D’un côté, comme maître de conférence associé et en parcourant les blogs, de l’autre, comme responsable (également formateur) de Ed Productions et Ed formations. Pas facile d’être à mi-chemin entre les deux !

C’est ce que je dis en substance et en conclusion d’un mini débat du début juillet sur le site de BaPtiste qui se qualifie lui-même comme pure geek !

L’histoire à la base est significative. BaPtiste qui a reçu un courrier électronique pour un échange de lien d’un centre de formation concurrent à ed formations 😉 Mais voilà, le BaPtiste ne peut s’empêcher d’envoyer un message : «target= »_blanc » Mais ce n’est pas du tout valide ça…» à la personne qui l’avait contactée !

Quelques jours plus tard il reçoit la réponse :« j’ai pas compris ce que vous voulez dire, merci d’être plus explicite.»
La réaction de son contact me paraissait évidente, comme celle de BaPtiste qui est frustré : «libre à vous de vous faire « former », mais n’espérez pas apprendre à faire un site accessible bien comme il faut», car il pense que doit au moins «savoir ce qu’est une balise.» (Euh, chez Ed Productions, y’a des formateurs qui font cela très bien… Tu en connais au moins un ou deux, BaPtiste).

Évidemment, quelques geeks ont enfoncé le clou… Peu de personnes pour défendre le représentant de l’entreprise.

Ce billet montre bien la différence de raisonnement et la méconnaissance des structures des centres de formation (je ne parle pas des indépendants) : commerciale, marketing et la sous-traitance (la délégation). Je fournis un autre exemple que celui que j’ai laissé dans les commentaires sur le billet de BaPtiste où j’explique aussi comment se vendent les formations de création de site internet.

La semaine dernière, pour la première fois, le responsable d’un «gros» centre de formation de la région m’appelle pour une formation un peu spécifique sur les blogs… Et le dialogue s’engage et il ne comprend pas pourquoi les entreprises créent des blogs et ont besoin de formation… Mais il a cette demande. Grosso modo, je lui ai indiqué ce qu’il devait mettre dans sa proposition… Pour lui, la demande était du chinois… alors qu’elle était d’une simplicité déconcertante pour moi !

L’échange de BaPtiste avec son interlocuteur marque bien la différence qu’il y a dans le monde des TIC et les différents paliers qui existent entre les uns et les autres. Entre le néophyte jusqu’au geek en passant par l’utilisateur lambda et l’utilisateur averti : les niveaux de connaissance sont évidemment très différents.

Comment aller parler à un patron d’entreprise qui souhaite employer les vertus de l’informatique que des solutions plus adaptées en web 2 existent. Cela m’est arrivé avant les vacances… J’ai tenté d’orienter la personne sur une solution web 2 équivalente et selon moi mieux adaptée. Le non a été catégorique mais compréhensible vu les freins (réels ou imaginaires annoncés). Il n’est simplement pas prêt.Au passage d’ailleurs, je ne suis même pas certain que sa solution soit acceptée par ses employés… qui sont plus rétrogrades que lui et qui ne n’acceptent pas l’informatique car ils seraient ainsi fliqués 🙁 Euh, curieusement, ce sont les jeunes qui réagissent comme cela.

De même, ce n’est pas un hasard, je pense si j’ai été présenti pour animer dans une université d’été d’une grande entreprise un après-midi… Entre les désirs de la Direction et la connaissance effective des cadres, le fossé est énorme.

Je l’ai déjà écrit, mais s’il existe une fracture numérique (ceux qui sont équipés, qui utilisent…), un autre fossé plus pernicieux celui-là est entrain de se créer entre les « utilisateurs à la base » et un dessus du panier. Seulement, les évolutions et les directions à prendre vont de plus en plus vite aussi le panier au fil du temps se perce de plus en plus et un abîme s’ouvre entre les uns et les autres. Dommage et je ne jette pas la pierre à ceux qui sont dans le fond du gouffre mais rien n’est fait pour les aider à y voir plus clair ou si peu !

Et que l’on ne me dise pas que les jeunes qui arrivent sur le marché transformeront l’état d’esprit dans l’entreprise. Ils arriveront avec leur connaissance et les imposeront. Vaste utopie selon moi. Déjà, ces jeunes doivent souhaiter s’impliquer (ce qui ne semblait pas le cas dans l’entreprise présentée plus haut) et imposer leur point de vue.

Le temps d’imposer leurs idées… et déjà de nouveaux schémas, de nouvelles orientations se sont mis en place… et de nouveau l’entreprise à du retard…

La solution est ailleurs. Mais où ? Je trouve dommage que des formations qui se pratiquaient au début d’internet se sont plus mises en place. Des formations du genre : que faire avec Internet aujourd’hui, que faire avec l’informatique aujourd’hui. Ce peut-être aussi le rôle d’un conseiller externe.

Les dirigeants de l’entreprise possèdent à la fois un ordinateur et une connexion internet. Il pense peut-être savoir ce qu’est Internet et l’informatique (ils en ont une vision à travers leur propre usage et soi-disant que le service informatique les conseille)… Je serai curieux de voir si ces cadres dirigeants à la suite des formations mentionnées n’auraient pas une autre optique… Je connais par avance la réponse car j’ai la chance de tester régulièrement auprès de dirigeants leurs méconnaissances des possibilités offertes dans différents domaines.

Si cela vous intéresse à mettre en place, je connais une société et un conseil qui ferait cela très bien 😉