Chronique éducative vue par un papa

Suite à la publication de mon billet sur les classes pupitres des enseignants et des parents m’ont demandé de donner régulièrement des nouvelles, j’obéis 🙂

Au collège

Le premier point, ma grande fille n’a toujours pas pénétré dans la salle pupitre… mais les formations semblent battre à plein ! Elle a même eu des cours de supprimer à ses dires pour que certains profs se forment.

Mais le gros événement depuis la rentrée est en marge… bien que. Elle concerne le prof de musique, pardon d’éducation musicale. Ma fille de retours de cours me dit :«est ce que tu connais cette chanson ?» Un titre comme La ballade des gens heureux… (c’est un exemple). Effectivement, je connais… et je commence à lui chanter (si, si, cela m’arrive de chanter 🙂

Puis, on discute et elle me montre le texte de la chanson remise par l’enseignant… Chaque couplet comporte au moins une erreur… Mais ma fille doit l’apprendre. Je lui fournis donc le texte « officiel » de la chanson issu d’Internet.

Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Ma fille me demande également si j’ai cette chanson sur un CD ? Alors là, c’est peu probable. Sur mes K7 de jeunesse peut-être mais sur un CD, non. Je fais une recherche dans les règles sur le web… Sans succès. Seule l’intro est disponible dans sa version originelle.

Une semaine passe… et évidemment personne ne possède le CD. Et j’apprend que l’enseignant aurait promis 1 euro à qui lui rapporterait le CD ! Curieuse méthode. Je pense que cet enseignant attend qu’un papa bien intentionné se promène sur un réseau PtoP pour lui fournir la chanson en version numérique. Je crois qu’il l’a trouvé 🙁 Il serait bon également de faire remarquer à cet enseignant que plus de 40 sites permettent d’écouter et de télécharger légalement de la musique 🙂

Ah oui, j’oubliais. L’enseignant a perdu son CD !

Je n’ai rien contre cet enseignant que je ne connais pas encore, mais il a demandé une recherche d’une semaine sur l’autre concernant un compositeur. Les enfants devaient trouver : la nationalité, la date de naissance et de mort de l’artiste. Il leur a conseillé d’aller voir sur Internet. Je parie que l’on arrive sur une longue page Wikipedia. Gagné 🙂 Moi, j’ai dit à ma fille de prendre son « p’tit Larousse ». Trois lignes à lire. Cela me donne l’impression qu’il faut faire de l’Internet pour de l’Internet.

Sinon, un bon point. Malgré la description apocalyptique de ma grande après son cours de AATP (Aide au Travail Personnalisé), elle y a appris qu’il n’y avait pas que Wikipedia dans la vie et qu’elle allait apprendre à se servir de ces dix doigts pour saisir un texte ! Je commence déjà à trouver ce cours sympathique. Petite remarque, c’est le personnel du CDI (Centre de Documentation et d’Information) qui s’occupe de cette heure d’enseignement.

À l’école primaire

La grande, la grande… la petite va encore être jalouse… Dans son CM1, elle a une heure d’informatique par semaine… Elle découvre le fond d’écran, à naviguer dans le bureau, à se créer des dossiers… Cela me parait pas mal… À suivre. Mais, ce soir, lors d’une réunion d’information, j’ai percuté. Dans les nouvelles dispositions de notre Ministre de l’Éducation Nationale, l’enseignement de l’informatique en école primaire doit être dorénavant transversal. J’explique pour ceux qui ne connaissent pas. On doit faire de l’informatique pendant un cours d’histoire, de math, de français…

Seulement, l’école en question possède neuf classes mais une seule salle d’informatique. Difficile de s’organiser dans la transversalité comme nous l’expliquait l’enseignant.

Au passage, je note que c’est un intervenant extérieur (je ne sais pas qui est exactement cette personne) qui donne ces enseignements informatique.

Dans le supérieur

Bon, et dans le supérieur… Bien sûr, je n’ai pas d’enfant à ce stade de leur progression scolaire, mais j’aimerais revenir sur un billet de Sandrine Halbronn sur VIPeers : Est-ce OK de Bloguer ou de Twitter le Contenu d’un Cours En Classe ? En résumé, cela se passe aux USA. Une enseignante dans une école de journalisme à New York a interdit à ses élèves de bloguer ou de twitter ses cours pendant qu’ils se trouvaient en classe.

Comme je le dis sur ce billet en commentaire, cela m’évoque la discussion à laquelle j’ai un jour assisté entre enseignants du supérieur qui ne parlaient même pas de blog ou autre dans leur classe (je pense que cela doit être exclu d’office chez eux), mais de l’échange des notes de cours… L’un d’entre eux justifiait même sa position en indiquant que les paroles qu’il émettait pendant ces cours étaient soumises au droit d’auteur !
Je veux bien reconnaître que la diffusion des notes de cours peut poser problème du fait de l’interprétation des propos de l’enseignant par les étudiants… mais quand même. Par contre, disons tout haut ce que me confia un jour un enseignant du supérieur (il n’est pas le seul à m’avoir dit cela)… «j’imagine mal que les étudiants diffusent les notes de mes cours… Tu sais bien, parfois, il nous arrive de critiquer la position d’un collègue avec qui l’on est très proche (sous entendu, soit dans le même labo, soit un mandarin…) et s’il savait cela, j’aurais des problèmes.»

D’autres mon aussi dit que c’était par crainte de retrouver un cours quasi identique d’une année sur l’autre… Cela ne me pose pas particulièrement de problèmes… Je serai bien assez capable de la faire… y compris pour des enseignements de différents niveaux. Quel mal y a t-il à cela ? La langue anglaise évolue chaque année ? Je n’ai pas l’impression. Et après tout, n’est-ce pas ce que nous faisons dans le fond lorsque nous donnons une formation outil en entreprise ? La base est toujours la même pour enseigner InDesign ou PhotoShop par exemple. Nous ajustons simplement le contenu et la forme en fonction de notre public !

Invitation

Que vous soyez parents d’enfant en primaire, en collège ou étudiant dans le supérieur (on ne va pas demander à vos parents), vous pouvez compléter ce billet par vos commentaires… Pourquoi ne pas faire de ces chroniques un état des lieux « réel » de ce qui se passe concernant l’éducation à tous les niveaux. Nous trouvons facilement le point de vue de l’administration, un peu plus difficile, le point de vue des enseignants, mais les blogs ou site d’enseignants sont nombreux… la vision des accrocs pour ne pas dire les geeks de l’éducation nouvelle… mais le point de vue des parents, des enfants… mis à part dans des enquêtes, rien ! Profitons donc de ce lieu d’échange 🙂 Les enseignants peuvent également réagir, les parents tenteront de vous répondre :-)))

Pourquoi je n'ai pas mis ma fille dans la classe pupitre ?

Aujourd’hui, comme chacun le sait, c’était la rentrée des classes.

Je vais donc pouvoir de nouveau constater de visu comment se déroule l’enseignement de l’informatique pour les enfants. Mais, cette année, petite nouveauté. Je passe au stade collège, tout en gardant un oeil sur l’école élémentaire 🙂

Comme il est dit en titre, je n’ai pas mis ma fille dans la classe pupitre qui était proposé en 6e ! Stupéfiant, non ? Comment cela est-il possible avec un papa aussi accroc ?

Petit rappel, qu’est ce qu’une classe pupitre : Il ne s’agit pas d’une salle « informatique » comme on la conçoit habituellement, dans la mesure où la salle « pupitre » est, normalement, réservée à une seule classe de 6ème, puis de 5ème. En théorie, tous les cours de cette classe doivent avoir lieu en salle « pupitre », avec un tiers minimum du temps consacré à l’utilisation des ordinateurs. (source site de JMC).

La réponse est simple. Lorsque l’on m’a présenté l’établissement l’année dernière (précision, c’est un établissement tout neuf), il a suffit de deux questions et d’un intervention d’un enseignant. J’avais déjà évoqué les questions et les réponses dans formation continue, enseignement, e-learning… bref, l’apprentissage.

Première question : Qui s’occupe de la maintenance du matériel informatique (au passage des PC, et nous travaillons tous sur Mac à la maison).

Réponse : un enseignant est désigné comme responsable du parc de matériel, il a une décharge pour s’en occuper !

Ma réflexion : bien sûr, l’enseignant lorsqu’il sera en cours quittera son cours pour intervenir !

Seconde question : Quelle est la formation des enseignants pour utiliser la salle pupitre ?

Réponse : Ils auront je crois une formation d’une journée, mais de toute façon nous sommes en relation avec un établissement qui possède le même matériel !

Ma réflexion : Bien sûr, mais quid de la préparation des enseignements, de la médiatisation éventuelle des contenus, de l’approche différente de l’enseignement. Tout ne se résume pas en un apprentissage de l’outil. On ne doit pas faire des TIC pour faire des TIC, par obligation.

Intervention d’un enseignant : la personne présentait ses activités en cours de français et je n’ai pas pu m’empêcher de lui faire remarquer que dans le B2i (Brevet informatique et internet), il était possible de travailler de manière transversale entre différentes discipline ! Visiblement, cette personne ne mettait pas en place de tel enseignement !!!

Mais là, si je continue, je vais encore m’engouffrer dans la brèche du B2I 🙁 Pour ceux qui insiste, voir : Je n’ai pas le niveau B2i école, B2i : fantasme d’une génération Internet, l’éducation 2.0 existe t-elle ?, Cultures numériques, vers l’Homo Numericus ou pour retrouver d’autres articles sur l’enseignement et les TIC, avec parfois un peu de B2i…,

Allez, quand même, pour la route. La nouvelle collégienne a certainement eu son B2i des écoles. Mais en vérité je n’en sais rien car personne n’a évoqué la question à quelques niveaux : parents d’élèves, conseil d’école… C’est la grande inconnue.

Donc, ce matin, c’était la rentrée pour ma collégienne !
Je regarde ce soir son emploi du temps… Voyons voir !

Mis à part les problème de traduction. Oui, le lexique n’est pas fournit avec l’emploi du temps. Vous savez vous ce que c’est l’aide au travail ? l’AATP ? PPRE ? Moi pas… avant de regarder sur Internet 🙁 Pour AATP, j’ai le choix entre Agent d’Administration du Trésor Public, Agence Artistique Thierry Parent… mais rien qui n’évoque l’enseignement dans Google sur les deux premières pages :-(((

J’ai plus de chance avec PPRE : programmes personnalisés de réussite éducative ! Je lirais cela à tête reposée.

Bref, je regarde les classe est je m’aperçois que pour 6 heures de cours par semaine, ma fille peut être dans la salle pupitre (la seule de l’établissement à ma connaissance qui possède des ordinateurs) en SVT, Hist-géo, LV1, techno, mathématique, français. Seul l’EPS, l’éducation musicale, les arts plastiques ne sont jamais dans cette salle. je dis peut-être car à chaque fois la salle pupitre est doublé d’une salle sans ordinateur.

Donc, en résumé, 1/5e de son temps, elle pourrait-être devant un ordinateur (1/3 pour une classe pupitre). Nous verrons à l’usage !

Et puis, j’ai dû signer une charte pour l’utilisation de l’internet, des réseaux et des services multimédias au sein du collège.
Il est d’emblé précisé que le contenu sera adapté au fur et à mesure de l’évolution de la technologie…

Je tourne la page pour voir à quoi je m’engage (d’ailleurs, je n’ai pas encore compris pourquoi je devais signer ce document !)

J’y trouve au sein d’un phrase : ne jamais effacer les fichiers contenant les travaux d’un autre utilisateur.

Ma réaction : ah ben mince, et moi qui parfois efface des fichiers par erreur 🙁 et de me dire dans un second temps… Pourquoi n’ont-il pas de partition qui leur sont réservé ou mieux pourquoi ne sauvegardent-ils pas en ligne !

Me fait sourire car je sais que le contenu de la charte sera adapté au fur et à mesure de l’évolution de la technologie. Donc, je lis : «L‘utilisation de disquettes ou CD-Rom personnels est strictement interdites afin d’éviter la propagation de virus». Ma fille me dit : je peux apporter ma clef USB alors (véridique 🙂

Plus loin je lis : le téléchargement ainsi que la messagerie électronique sont interdits… je comprends que l’on ne puisse pas travailler en ligne, on pourrait envoyer un message ! Pourtant, on leur apprend en primaire, en théorie, les vertu de MSN dans le B2I, non ?

L’amalgame de deux articles du dernier point me fait sourire également. Premier point : Ne pas charger à l’écran des documents à caractère raciste, prosélytique (je ne suis pas certain qu’un enfant de 11 ans c’est ce que cela veut dire), extrémiste ou pornographique. Mince moi qui pensait qu’un système de contrôle parental existait sur les postes ! Et bien, non… Donc, si vous êtes un enfant, que vous vous prénommer Clara, mes p’tit chéris, avant d’ouvrir les pages, vous regardez bien si ce n’est pas indiqué que vous pouvez trouver du porno, car comme chacun sait, vous lisez entièrement la description avant de cliquer sur le premier lien ! Ah oui, lorsque vous trouver un X, cela veut dire que c’est interdit sauf si l’on travaille sur la multiplication.

Bon, je continue ma lecture… La consultation des sites doit se faire avec l’accord du professeur… gloups… enfant, prenez garde… si je mixte les deux articles, si vos enseignant vous donnent l’accord d’ouvrir un site désigné au premier point, vous lui dite non… je peux pas ! Je sais j’exagère mais cela m’exaspère de lire de telle chose et de devoir signer de tel documents.

Par contre, je n’ai rien trouvé dans l’ensemble des documents à signer (je n’ai pas encore lu le réglement intérieur, mais je doute que ce soit dedans), je n’ai pas trouvé d’autorisation de prise de vue et de diffusion de l’image de ma fille, alors que dans l’école primaire, le document existe 🙂

Mais le dernier point me rassure ! L’utilisation des jeux est soumise à l’approbation du professeur !

Bon, c’est vrai… Nouvel établissement, nouvelle salle pupitre, des enseignants formés, un responsable du matériel toujours présent (sauf en dehors de ses heures de service), une charte toujours d’actualité… y’a pas à dire, je crois que je vais continuer à former mes filles encore pas mal de temps au TIC avec leur blog, l’appropriation de Flickr (elle apprend à y mettre ses mots clefs en plus de se former à la photo), les outils Google, les sauvegardes en ligne, j’ai prévu l’apprentissage du Mind Mapping

Mise à jour le 4 septembre : un doute ! Est ce que ma fille ne serait pas dans la classe pupitre ? En effet, le bruit court que la classe de 6e de ma fille est la classe pupitre de l’établissement ! J’en ai bien l’impression car en consultant l’emploi du temps d’un élève d’une autre 6e du même établissement, il n’est jamais indiqué classe pupitre dans son document !!! Donc, allons-y pour une année (deux ? avec la cinquième) de classe pupitre. Cela promet de nouvelles sensations et de nouveaux billets 🙂

« Mise à jour le 6 septembre » : Hier, en fin d’après-midi, nous, les parents de 6e devions rencontrer les enseignants et l’administration pour faire le point de la rentrée. En bon père de famille, je me suis senti dans l’obligation de m’y rendre (je vais à toutes leurs réunions et généralement, je m’inscrits comme parent d’élève.
Une présentation des différentes classes est effectué et je note que l’on indique très rapidement que la classe de ma fille est la fabuleuse classe pupitre ! J’ai attendu la fin de la réunion pour poser simplement deux questions : comment on été choisi les élèves de cette classe ? (pour cela je n’ai pas eu de réponse) et j’ai fait remarqué que si c’était la classe pupitre, le quota d’heure ne fonctionnait pas. La réponse est édifiante : en fait, la classe pupitre n’a pas encore reçu sont agrément ! Certainement mardi prochain… Et ensuite un discours flou… Nous ne sommes pas certains d’avoir tous entendu la même réponse. J’essaye de résumé, mais il y a peut-être des erreurs. Il est certain que les enseignants « certifiés » informatique comme le prof de techno peut enseigner dans ces classes, les autres n’ont pas encore reçu la formation 🙁
Bref, devant l’évasiveté de la réponse, j’ai demandé aux instances dirigeantes de peut-être expliqué ce qu’était une classe pupitre… Ah oui, on m’a bien fait remarqué que les classes pupitres sont des classes expérimentales depuis plusieurs années déjà :-))

Blog en Nord, les référenceurs du Nord, Facenordbook… : l'apéro de rentrée

Le 26 septembre à partir de 19 h, Blog en Nord – Meet the blogger Lille, les référenceurs du Nord, Facenordbook… organisent leur apéro de rentrée. Pour mémoire c’est un apéro convivial gratuit des acteurs de NTIC du grand nord de la France et tout est expliqué dans Apéro Blog en Nord kesako.

Comme d’habitude, on devrait y parler référencement, marketing, ecommerce, blog, CMS, Facebook et autre réseaux sociaux…

Difficile à croire, mais je n’ai rien fait pour que ce soit la semaine de sortie des livres sur Flickr et MySpace dont les auteurs locaux seront parmi nous (ils sont dispos dans les bonnes librairies dès le 12 septembre) 🙂 D’autres surprises pourraient suivre !

En principe, la La soirée est prévu au Barbitur’Hic 26, Rue Nicolas Leblanc à Lille.

Si vous souhaitez nous rejoindre, merci de nous laisser un message en commentaire, ou sur Blog en nord, chez Yann ou chez Bistoule (Damien ou Renaud, faut pas oublier de mette le billet 😉 ou mieux de vous inscrire à l’événement Facebook consacré à cet apéro, histoire que l’on prévoit le nombre de présents 😉

D’autres rendez-vous sur la métropole lilloise sont en train de se mettre en place : Podcamp, Yulbiz Lille et toujours les OpenCoffee Club Lille-France en attendant la prochaine rencontre Blog en Nord sur l’identité numérique, en octobre, sans oublié peut-être une rencontre à… Bergues

Mise à jour le 2 septembre : quelques confirmations et le lien vers l’annonce de Yann 🙂

Les droit à la différence sur le web !

Sectaire, nous sommes sectaires…

Le monde de l’internet est spécial quand même vous ne trouvez pas ? Nous sommes dans une course en avant effréné où nous sommes êtes has-been au moindre retard… C’est à peine si l’on vous parle encore car vous n’êtes plus dans ces mouvances à la pointe des nouvelles technologies.

Lors du Barcamp Lillois, je répondais lors d’une interview que le Barcamp était un endroit où quiconque pouvait venir ! À la réflexion, oui et non. Oui, car l’utilisateur lambda peut découvrir des choses (mais pourquoi cela l’intéresserait ?), non, dans l’esprit (même si j’exagère un peu dans la suite) !

En effet, il ne fait pas partie de nos hautes sphères (et puis, reconnaissons le, cela n’apportera pas grand-chose à mon réseau social si le pauv’ type du coin est l’un de mes amis (pour moi, je parle, pour mon ego…, pour lui, il aura l’impression de pénétrer dans ce que l’on a coutume d’appeler le web 2.0). Nous sommes entre gens du même milieu…

Reconnaissons le, le monde de la blogosphère, du web 2, de Facebook et de toutes les dernières tendances, c’est quand même «prise de tête». On est surpris de ceux qui se la joue ! (pour l’organisation des rencontres Blog en Nord, je vous raconte pas le cinéma de certains…).

Soyons clairs, il existe un aréopage de personnes qui se la pètent ! Non, non, je ne citerai pas de nom, mais j’en connais 😉 Mais, vous comprenez, moi je suis… Tu es quoi toi pour me demander quelque chose.

On pourrait facilement transformer le propos en parlant de «Parisianisme», terme compréhensible par les provinciaux. D’ailleurs, ces effets pervers se font quand même moins sentir en province… enfin, jusqu’ici, mais je sens le changement se propager.

Mais arrêtez les mecs, dans 5 ou 10 ans à l’exception d’un ou deux, personne ne se souviendra de vous ! Je parle d’expérience, j’ai eu mon heure de gloire (locale 😉 lorsque je travaillais à la revue Icônes. Que sont devenus les rédacteurs de l’époque ? Pour prendre un exemple plus célèbre que le mien, qui se souvient encore de Jean-Pascal Grevet hormis quelque uns ? Pour mémoire, Icônes était l’une des principales revues Macintosh francophone dans les années 80 et 90 !

Le monde du web est ainsi fait que vous devez être addict à toutes les nouveautés… sinon, vous n’êtes rien. La semaine dernière je rencontrais une blogger (je n’ose pas dire influent 😉 il se reconnaîtra) qui me disait : «j‘suis devenu un vieux chnoc, je n’ai qu’un blog !» En effet, il n’est pas inscrit dans les réseaux sociaux ou si peu, pas sur twitter… Son heure de gloire est passée 😉

J’évoquais avec lui les souvenir d’anciens combattants. Peu avant l’explosion de la bulle internet, je passais pour un ringard fou lorsque je déconseillais aux étudiants de faire un stage dans les célèbres Flash agency Lilloise, leaders nationaux ! Qui se souvient aujourd’hui des Chman, Oeil pour Oeil ou de la bordelaise Kalisto ?

J’ai longtemps été opposé aux réseaux sociaux, je n’ai pas pris le virage Second Life… Que d’erreurs… Entre temps, il est vrai que j’ai créé mon blog et là encore, je revendique une utopie : «ne pas vouloir être influent», comme je soutien que «expérimenté ne veut pas dire expert, moi je préfère les indépendants amateurs avertis» (oups, je viens de m’apercevoir que j’ai perdu ce billet :-(. De même, j’ai toujours dit que j’utilise le web 2.0 mais je ne m’en vante pas, même si j’emploie désormais parfois le terme !

Que voulez-vous je n’ai pas envie d’être un vieux chnoc, moi, même si je n’ai toujours pas accroché à Twitter et Seesmic ! Et puis, histoire de me faire encore plus « mal voir », je dis à qui veut l’entendre que le wiki, ça ne fonctionnera jamais mis à part quelques rares exceptions (wikipedia, sans entrer dans la polémique de sa qualité en est un exemple, Bibliopedia un autre)… Le partage de document, oui, mais pas le wiki, c’est trop compliqué pour les utilisateurs en général !

Alors, qu’est ce que je fais sur Facebook vous demandez vous, moi qui suis tant démodé ? J’ai répondu à cette question dans la fin du billet Facebook du dimanche. J’ai l’impression que le type d’interface sous forme de réseau social avec ses applications, genre Facebook, pourrait être l’interface de travail de demain !

Mon autre préoccupation du moment, outre les contenus web : l’identité numérique ! Au passage, l’usurpation d’identité : un faux Fred Cavazza dans la nature me surprend. Comment une personne comme Fred Cavazza n’a pas pensé à se protéger en s’inscrivant dans Viadeo… Je suis également surpris car je pensais qu’il avait testé Viadeo et donc, était inscrit pour garder un œil sur les évolutions réelles !

J’ai également l’impression que parfois il faut crier haut et fort pour que cela existe faire savoir que l’on fait du web 2.0…

Bon, je sais, vous n’êtes pas concerné puisque vous lisez comme tout bon officionados du web 2 ce billet par son flux RSS… Vous avez donc l’excuse ! Laquelle ? De ne pas m’avoir laissé un message sur mon nouveau répondeur en ligne (il y est bien depuis une quinzaine de jours, en haut à gauche de ce blog), mais ne vous inquiétez pas, personne n’a laissé de message… Et puis, après tout, pour quoi dire ? Si c’est «Salut, c’est bien ton blog» cela n’a pas beaucoup d’utilité 🙁

De même, j’étais un peu jaloux lorsque Lionnel a mis en place les réponses en vidéo dans ses commentaires… Cela me semble impossible à mettre en place rapidement sur ce blog ! Mais après touts, là encore… Pour quels commentaires ? Et je ne parle pas ici des utilisateurs de base…

Vous savez les utilisateurs qui ne comprennent rien…Ceux comme cette personne que j’ai formé en juin de l’année dernière et qui a mis péniblement un an à créer le site de son entreprise dans un Joomla, avec plein de GIF animé en page d’accueil, avec des menus bleu et rose 🙁 et que j’ai du aider ces derniers jours pour mettre à jour sa liste de ses membres, installer le site sous son vrai nom de domaine car il était toujours sur un hébergement temporaire gratuit et qui a bien du mal à comprendre qu’une adresse Wanadoo et orange, ce n’est pas la même chose ! Non, je ne noircis pas le tableau.

Je pourrai prendre l’exemple pour rester dans le web, de cette structure qui c’est fait faire un site par une agence (correct le site) mais qui ne sait toujours pas s’en servir un an après pour les mises à jour et les évolutions (c’est également un Joomla), même qu’ils ont manqué de faire recréer un nouveau site sur une autre plate-forme car l’habillage ne leur plaisait plus et qu’ils ne savaient pas que cela pouvait se changer !

Oui, ceux qui ne comprennent rien et que je côtoie régulièrement en formation, ceux qui ont une bulle internet de retard !

Cela fait plusieurs fois que je mets en garde contre cette nouvelle fracture numérique… et j’ai beaucoup de difficultés à assumer cette nouvelle forme d’élitisme… Il serait grand temps de ce côté-ci que l’on arrête de se « branler » l’esprit pour savoir comment être à la pointe… sans se soucier le moins du monde de l’homme de la rue !

L’éducation nationale doit jouer son rôle dans ce domaine, c’est certain.Même si je critique souvent son intervention (faite une recherche sur B2I dans ce blog, vous aurez un aperçu), les instits professeurs des écoles,… bref, l’enseignement des TIC dans les établissements, mais l’éducation nationale tente quelque chose.

Elle ne doit pas être la seule ! Ne rejetons pas les « simples d’esprits » car ils ne comprennent rien à rien… et n’oublions pas que pour eux, nous donnons l’impression d’avoir réponse à tout dans le mauvais sens du terme ! Lundi, une personne appartenant à cette catégorie me disait : «Mais, comment savez vous cela, y’a personne qui le dit !»

D’ailleurs, à la réflexion, est ce que le monde de l’entreprise sera meilleur une fois que l’ensemble des sociétés auront mis en place tous les systèmes web 2 et web 3 et web 4 qu’on leur proposera ou dans la plupart des entreprises, cela restera-il un bordel ambiant comme actuellement dans la plupart des structures ? J’aurai tendance à pencher vers la seconde solution, malgré tout ce que l’on nous dit ! L’homme reste humain, avec ses qualités et ses défauts quel que soit l’outil.

Et d’ailleurs parlant d’outil, on confond trop souvent nouvelle technologie et simple changement de support. Prenons le lecteur MP3 et les podcast. Révolutionnaire, non ?

Et bien, pour moi, non, le podcast n’a rien de révolutionnaire. Ipod et autres lecteurs MP3 sont de simples substituts à nos ancêtres walkman. À la fin des années 70, on ne comptait pas le nombre de personne avec des écouteurs sur les oreilles. L’arrivé de l’Ipod était similaire. Que possède réellement un lecteur MP3 de plus qu’un baladeur dans le fond ? C’est la forme moderne du lecteur de K7 de notre jeunesse (euhh, pour ceux qui ont un certain âge). Nous avons ensuite connu le lecteur de CD portable… puis le lecteur Mp3 : un disque dur miniature.

Autre élément qui m’a amené à écrire ces lignes, le billet de Bastien Preudhomme : une étude intéressante sur le positionnement et le principe des réseaux sociaux, qui commence comme cela : « On devrait selon certain assister à l’avènement de réseaux sociaux, non plus généralistes comme facebook, mais de plus en plus la création ou le développement de réseaux sociaux de niche dédiés aux communautés d’intérêts dites virtuelles mais bien réelles…»

Non… pas d’accord à plus d’un titre… L’abandon des réseaux généralistes pour des réseaux sociaux de niche me semble être l’argument massue en général de ceux qui prônaient l’utilisation des réseaux sociaux à l’époque du vieux bon dieu !

J’ai déjà dû écrire qu’il me semblait que toute une partie de cette population ne se reconnaît pas dans ce qu’elle attendait d’un réseau social (oui, c’est dans réseaux sociaux : du passé à l’avenir). Pour elle, Facebook pour ne pas le citer ne correspond pas à leur attente. En fait, je me demande si derrière ce rejet de Facebook, il ne s’agit pas plus simplement d’une manière de se situer au-dessus de la mêler, de se donner l’impression d’être en avance sur son temps !

Désolé, mais pour moi, Ning et consort sont maintenant une régression. C’est les retrouvailles du cocon dans lequel personne n’apportera de contradiction puisque l’on est entre nous et que nous sommes tous du même avis !

Rien à voir avec les possibilités d’échanges et d’ouverture d’un réseau généraliste, où l’on peut aussi bien s’inscrire à des groupes public ou privé… Pourquoi personne n’évoque le développement de réseaux sociaux de niche au sein d’un réseau généraliste. Cela me surprend !

Enfin, Cédric Rainotte sur son blog Wow Effect proposait en fin de semaine dernière une lettre ouverte aux blogueurs “influents”.

Si Romain dans le journal du blog trouve : «Un fond de vérité sur des propos exagérés», pour ma part, je ne pense pas que ce qui est dit est tant exagéré que cela !

Il serait temps que l’on joue carte sur table ! Pour ma part, mon assistante qui termine bientôt sa formation en alternance et donc son activité chez moi, me donne parfois un coup de main… notamment pour la saisie de liens comme par exemple dans le billet sur le manuel Facebok.

En forme d’excuse ou pour me justifier, (pourtant, je n’ai pas l’impression d’en avoir besoin), je trouve ce billet mal écrit, mal organisé… c’est un peu comme un texte écrit sous la colère… pourtant, cela fait trois jours que je travaille dessus !

Les soucis de santé qui agissent ? L’âge ? Une vision d’un monde ouvert qui s’écroule ? Un changement dans la mentalité de la société ? Des responsabilités que je ne veux pas assumer ? Voir un monde qui m’échappe ? Je n’en sais rien, et je me suis forcé à publier ce billet dans son intégralité ! À vous de juger…

Par contre, je ne suis pas certain d’assumer et de répondre aux commentaires… Allez savoir pourquoi. Cela ne vous empêche pas de donner pourtant votre opinion sur ces sujets !

Les TIC de 7 à 77 ans

Pendant que l’Association Nord Internet Solidaire (ANIS) prépare une nouvelle édition des roumics sur le thème « Intergénérationnel et TIC » ; un centre social me demande d’animer des séances « blog » auprès des jeunes.

Le mercredi 25 juin 2008 à la Faculté de Droit de Lille 2 se dérouleront conférences, débats et démonstrations pour mieux comprendre les enjeux des TIC dans le domaine de l’intergénérationnel (L’intergénérationnel, un enjeu majeur pour notre société ; Rapports des Seniors aux TIC et aux usages technologiques ; Vieillissement et TIC – et demain ? ; TIC et liens entre les générations ; Echanges, transmission bilatérale des savoirs, collecte de mémoires : les TIC, vecteurs de lien entre les générations ; Comment amener les personnes âgées à utiliser davantage les TIC ?..).
L’inscription est obligatoire, car le nombre de place est limité.

De mon côté (enfin, y’a quand même un lien avec ANIS ;-), je prépare une rencontre équivalent à celle que j’avais mis en place à Halluin (une animation au sujet des blogs avec des lycéens et des collégiens), mais dans l’Avesnois. Prévu pendant l’année scolaire, cette intervention auprès des jeunes, se déroulera en définitive pendant les grandes vacances. Nous avons prévu deux journées sur les blogs, l’identitée numérique, les droits et devoirs des internautes… La première sera debut juillet (je me ferais accompagner de O et E 😉 qui pourront parler de leur expérience de blog)… et une autre fin août, car pendant les deux mois, un ou des blogs seront mis en place par ces jeunes, et nous fairons le point sur ce qu’ils ont réalisé !

Autre originalité que j’ai réclamé, lors de la première journée, en début de soirée pendant 2 h, les parents sont invités pour que je leur présente ce qu’est un blog, les « dangers » d’internet pour leurs enfants, etc. !

Fractures numériques

Parfois, il suffit de presque rien pour avoir une idée de billet !

• Pendant longtemps, on nous a parlé de la fracture numérique souvent confondue avec la fracture sociale. Mais d’ailleurs de quelle fracture numérique (équipé en informatique et Internet) parlons nous ? De celle entre ville et campagne, de celle entre pays du Nord et pays du Sud ? de celle entre les foyers modestes et les foyers « aisés » ?

Cependant, ces fractures numériques n’indiquent pas quel est l’usage des TIC de ceux équipés qui peuvent accéder à la «société de l’information».

• Pour ma part, je prêche depuis un certain temps l’ajout d’une nouvelle fracture numérique entre les « utilisateurs à la base » et un dessus du panier sur l’utilisation des outils mis à leur disposition, mis en image dans fracture numérique d’un nouveau type à ma conférence à la CCI de Lille pour l’ADBS.

Cet après-midi, lors de la conférence pour la campagne d’information sur les métiers de la rédaction web organisé par e-criture (prononcer écriture, c’est ça Marie ? 😉 alors que nous tentions d’expliquer le rôle des « rédacteurs » web, cela m’évoquais cette distance dans les savoirs et les usages que nous avons tous d’Internet. Comment expliquer à une PME ou a une structure plus importante qu’il ne suffit pas de recopier le contenu de la plaquette commerciale pour faire un site, pour qu’il soit naturellement référencé ! Comment pouvait-on vendre ce besoin. Et de me remémorer, que le même débat existe concernant l’accessibilité… J’avais en son temps répondu à un billet qui posait la question : «comment vendre l’accessibilité».

• Pourquoi je parle de fracture numérique aujourd’hui ? Pour deux raisons :

  • hier soir, j’ai lu en coup de vent le début de l’article la fracture amicale d’Olivier Ertzscheid. En fait, j’ai juste lu « La nouvelle fracture numérique opposera les gens disposant d’un réseau d’amis et ceux sans amis. L’ancienne fracture numérique entre les riches (ceux disposant d’une connexion internet) et les pauvres continuera d’exister. » Non, ce n’est pas Olivier qui parle mais Robert Scoble.
  • ce midi, en voiture, j’écoutai la radio. On y évoquait l’importance pour les médias de s’intéresser à la banlieue. Fin des années 1970, début 1980, la presse avait un problème. Elle était trop parisianiste ! Elle cherchait à trouver des relais d’information pour parler de la province. Depuis, la province n’est plus la priorité, ce sont les banlieues.

Et de me dire, que si la fracture « amicale » dénoncée par Robert Scoble se réduisait, que la fracture des usages que je mentionne se rétrécissait, que les fractures précédentes étaient résolues, la presse n’aurait plus de problèmes vis-à-vis de son lectorat. D’ailleurs, elle servirait encore à quelque chose la presse ? (euh, je crois que j’exagère un petit peu là 😉

Et vous, cela vous évoque quoi la fracture numérique ?

J’ai été surpris de voir le nombre de pages qui traite de la fracture numérique alors que j’effectuais une recherche en cours de rédaction de ce billet. En voici quelques-uns, que je n’ai lu qu’après la rédaction du billet 🙂

et même l’Association for Learning Technology pour sa Conférence du 9-11 septembre 2008 à Leeds, Grande-Bretagne aura pour thème : Repenser la fracture numérique

Université Vivaldi : Intégrer les TICE à sa pratique pédagogique

J’ai assisté à plusieurs conférences et ateliers de l’université Vivaldi. Vous pouvez voir les conférences en différé. Enfin, seulement sur PC car sur Mac, j’ai l’impression que cela ne fonctionne pas… 🙁

Une découverte pour commencer : le système de vidéo-conférence Evo.

Sinon, je reprendrai le débat que j’ai commencé par le jeu des questions-réponses suite à la conférence de Daniel Peraya de l’Université de Genève : Intégrer les TICE à sa pratique pédagogique (l’évolution du rôle et/ou du métier d’enseignant ?)

Ce propos n’a rien de scientifique, mais est plutôt du genre narratif, je préviens !

Cette conférence était intéressante… J’aime le métier d’apprenant, les segmentations effectuées… Seulement, une chose me chiffonne. C’était d’ailleurs le but de ma question. Daniel Peraya séparait distinctement les usages des TICE au niveau personnel et professionnel pour les enseignants et les étudiants.

Sa réponse me laisse à demi sur ma faim. Vous pouvez l’écouter à la fin des questions de sa conférence dans les différés. Je pense que justement il y a une forte corrélation entre le privé et le professionnel et ne vois pas le rapport avec l’infobésité ! Je l’avais écrit dans Et si les enseignants faisaient du e-learning et des TIC sans le savoir ? en juin 2007. C’est l’une des chances de la transition pour que l enseignant utilise petit à petit les TICE dans leur enseignement.

De même, difficile de ne pas avoir d’interaction, comme je le disais, dans des réseaux sociaux comme Facebook. Le point sur les nouveaux outils du web 2 a d’ailleurs été éludé par le conférencier, mais nous étions loin du web 2 dans cette université, hormis pour le sacro-saint wiki.

Mais, même le courrier électronique, même le chat… Comment peut-il ne pas entrer dans notre vie privée ?Nous possédons effectivement des adresses de courrier électronique universitaires. Mais pour ma part, elle correspond à un usage spécifique. Je suis certainement un cas par rapport aux maîtres de conférences, chercheurs… présents dans la salle. Mais, justement, cela me permet de porter peut-être un autre regard sur le phénomène.

Donc, si je reviens sur la solution préconisée, un délai de 36 h pour la réponse semble normal, je ne réponds qu’au message qui arrive dans ma plate-forme… Bien. Ok. Félicitation à l’enseignant qui reproduit ce schéma. C’est un choix. C’est vrai. Mais même ce choix interfère sur notre vie privée. M. Peraya récupère si j’ai bien compris l’ensemble de ces courriers le soir. Déjà, je pense qu’il est chez lui et n’est pas à son bureau, donc, cela interfère dans sa vie privée.

Mais prenons le cas des vacances scolaires. Devons nous répondre ou non aux messages des étudiants pendant cette période ? Moi, je le fais. Je préviens les étudiants que je suis en vacances, donc qu’ils ne me dérangent pas pour des peccadilles, que je ne répondrai peut-être pas… Mais, si j’en ai la possibilité je lis (et parfois réponds à leur message) pendant cette période.

Le cas des « grandes vacances » est encore plus terrible. Qu’est ce que je dois faire ? Ne pas répondre à mes étudiants ? Les laisser deux mois sans réponses (certains pratique cette méthode) alors qu’ils sont en stage et ont parfois besoin de notre aide ? Nous devons également préparer leur soutenance en commun… Là encore, j’essaye de répondre, alors que je suis également en vacances universitaires.

Quid des demandes de l’extérieur, de personnes qui prennent contact avec nous pour une raison universitaire, car elles souhaitent des renseignements sur nos masters… Je ne les lis plus qu’entre 9 h et 19 h. Avant ou après, c’est trop tard. Ah, oui, mais là, cela fait partie de la facette gestion. C’est différent ! Pas pour moi.

Et même, je vais pousser le raisonnement plus loin, désormais, lorsqu’un enseignant me contactera en dehors des heures de bureau, je ne réponds pas dans la foulée même si c’est pour une réunion le lendemain. Désolé, tous les enseignants ne sont pas des amis, se sont de simples relations de travail. En plus, ils ont utilisé mon adresse universitaire, celle que je ne consulte plus après 19 h.

Précédemment, à l’époque du téléphone, du courrier… effectivement ce genre de problème n’existait pas. Devons-nous pour autant reproduire le même schéma aujourd’hui ? Les usages des différents outils se sont modifiés.

Pour l’anecdote, alors que je ne suis pas chat, je crois avoir fait le seul chat de ma vie avec deux étudiants un dimanche soir 🙁 Le problème à régler était urgent, très urgent même. La vie professionnelle interférait bien dans ma vie privée.

Aucune disposition n’est prise sur cette problématique, qui je le rappelle est peut-être l’une des plus fabuleuse porte d’entrée vers l’usage des TICE en cours. On ne peut pas, on ne doit pas la balayer d’un revers de main. Combien d’enseignants se posent des questions sur ce sujet en coulisse. Je n’ai toujours pas trouvé quoi leur répondre à ceux qui me posent la question !

En plus, c’est vrai que l’on passe complètement sous silence les évolutions du domaine informatique et le comportement des uns et des autres vis-à-vis de ces nouveaux système. Bientôt, j’en suis intimement convaincu, nous allons tous basculer « obligatoirement » sur des réseaux sociaux. Pour l’instant, il est simple de dire : «Non, je ne veux pas partager mes informations avec les autres».

Cependant, si j’en crois mon expérience sur Facebook, sur Viadeo… mais plus particulièrement sur le premier, nous sommes deux enseignants dans notre UFR à être inscrit officiellement. Tous les deux nous avons reçu des demandes des étudiants pour être nos «amis» virtuels. Que devions nous faire ? Refuser ? Accepter ?

Pour ma part, sachant que je ne diffuse rien de ma vie privée que les étudiants ne peuvent savoir, car j’utilise ses outils dans une optique professionnelle, je penche plutôt sur l’intégration des étudiants dans mon réseau, ce qui leur permet d’être en contact facilement avec d’autres personnalités du domaine.

J’assume (mais là c’est un autre problème des réseaux sociaux et de l’identité numérique, il est nécessaire d’assumer l’ensemble de ces choix) le fait que les étudiants soient à côté de personnes un peu plus connues, voire célébrées aussi bien qu’à côté d’un illustre inconnu.

Mais maintenant, comment devons-nous réagir lorsqu’un étudiant nous contacte le soir parce qu’il a vu que nous étions en ligne ? On ne lui répond pas ? On lui répond ? Eux, travaillent parfois le soir, comme nous. Il n’est pas question de se comporter en enseignant-poule, qui couve ses étudiants. C’est un transfert assez naturel des listes de diffusion ou groupe Moodle qui s’établit… Seulement, vous vous trouvez dans un environnement qui mélange tout : vie privée, vie professionnelle…

Le métier d’enseignant évolue vers un mélange épisodique entre vie privée et vie professionnelle… Reste à savoir comment évoluera la relation enseignants – étudiants avec l’arrivée du nomadisme ! Je parie pour une plus forte présence de la vie professionnelle dans la vie privée que ce que nous connaissons actuellement.

Au fait, quand commence et se termine l’usage des TICE dans la vie privée d’un enseignant ? Et dans celle des étudiants ?

Pour ma part, je m’en vais lire le compte-rendu de la journée d’étude sur les usages des TIC et pratiques communicationnelles électroniques des jeunes.

Université Vivaldi à Lille

Demain, à partir de 9 h jusque vendredi, je participe à l’université Vivaldi de Lille. J’ai réussi à me libérer. Donc, si vous lisez ce blog et que vous participez à ces journées sur l’accompagnement pédagogique via le numérique n’hésitez pas à prendre contact avec moi.

Pour les autres, j’essayerai de faire mon rapport journalier des ateliers auxquel je participerai 😉

L’université Vivaldi (programme de formation aux TIC des personnels de l’enseignement supérieur et IATOS) est organisée par l’UNR Nord-Pas de Calais (Universités Numériques en Région), à Villeneuve d’Ascq.

Dans le programme, on retrouve :

  • Les outils numériques de suivi et d’accompagnement des étudiants
  • Transfert d’un cours présentiel à un cours en présentiel allégé
  • Dispositifs pédagogiques pour la formation en ligne
  • L’évaluation et le contrôle continu en ligne
  • La communication synchrone et asynchrone
  • L’évaluation et le contrôle continu en ligne
  • Le C2i, la communication et le travail collaboratif
  • Accompagnement via le numérique : complémentarité ou substitution
  • Le travail collaboratif et les outils numériques associés
  • État des lieux de la e-formation
  • Intégrer les TICE à sa pratique pédagogique : évolution du rôle et/ou du métier d’enseignant ?

OBservatoire Technologies de l’Information et de la Communication (OBtic) et autres projets d'années

Pour une fois, je commencerai par l’un des projets d’années des Master Gestion de l’Information et de la Documentation (GIDE) : l’Observatoire des TIC, de l’UFR IDIST de Lille 3.

L’objectif de cet l’Observatoire des Technologies de l’Information et de la Communication est la mise à disposition d’un outil pédagogique présentant les notions-clés et les principales problématiques liées aux systèmes d’information a présidé à. Adressé aux professionnels et aux étudiants, l’Observatoire OBtic a en effet pour ambition de dresser un état de l’art sur les solutions techniques et organisationnelles adaptées aux besoins d’un organisme dans une situation donnée.

OBtic est divisé en cinq parties :

  • Dossier thématique sur les TIC (les dossiers sur le Knowledge Management – KM, la gestion de contenu, la Gestion Electronique de Documents – GED, le travail collaboratif, L’intelligence économique et la veille stratégique sont déjà disponibles)
  • Glossaire TIC
  • Acteurs TIC
  • Événements TIC
  • Ressources TIC

Un regret, l’absence de flux RSS car j’espère que cet observatoire des TIC sera mis à jour. Comme le dit Vedocci, à suivre 😉

Pour le Master Ingénierie Documentaire, Edition et Médiation Multimédia (IDEMM) que vous connaissez bien, orientant aux métiers du web, comme vous le savez cette année ils avaient deux projets d’année. La communication on line du Congrès Net 2007 et l’organisation de la journée Idemmatic sur les contenus web. Vendredi, c’était la soutenance de leurs projets.

Voici leur présentation. Elle correspond bien à l’esprit des objectifs des IDEMM, manque juste le côté Elearning et ergonomie qui n’était pas mis en avant dans leur projet.

Pour ceux qui veulent en savoir un peu plus, leur rapport est également disponible au format pdf.

En cette période d’orientation, de choix… n’hésitez pas à postuler si vous souhaitez rejoindre les Master IDEMM, Gide ou Prisme, les dossiers d’inscription sont disponibles directement au secrétariat de l’UDF IDIST ou par courrier électronique ou par téléphone au 33.3.20.41.66.31

formation continue, enseignement, e-learning… la suite en liens

Je ne pensais pas être si bavard… aussi, je dois faire un deuxième billet sur le sujet de la formation continue, de l’enseignement, du e-learning car depuis quelques temps je collectionnais les billets sur ces sujets dans le but dans faire un article 🙁

Guide EPN (Espace public numérique)

  • Le guide EPN (Espace public numérique) et l’école , dont la version papier sera présentée en avant-première à l’occasion des Rencontres d’Autrans en janvier 2008. Ce guide est un travail collaboratif d’une trentaine de personnes associant des animateurs de lieux d’accès public à internet, des dispositifs de soutien territoriaux, des personnes ressources au sein de l’Education Nationale et d’organismes de formation et de recherche. Il propose des interviews d’acteurs de terrains, des points de vue d’experts, des présentations d’initiatives, des exemples de projets pédagogiques, des conseils méthodologiques pour monter des projets en partenariat, des fiches-ressources sur les références réglementaires, les financements…

En voici les chapitres :

  • Introduction
  • Se connaître pour travailler ensemble
  • Les compétences numériques de base
  • Mutualiser les moyens
  • Des projets en partenariat
  • Accompagner la scolarité
  • Des projets à la pointe de l’innovation

Bien que je n’ai pas encore lu l’ensemble des articles proposés en lignes, deux-trois réactions à chaud… C’est encore une fois l’apanage du B2i, pas de référence à l’identité numérique, et quand je lis par exemple, l’article Une médiathèque au service des projets des enseignants, j’aurais tendance à dire : les enseignants manquent cruellement d’imagination 🙂 et la réaction de l’enseignante qui a déclaré : «percevoir de plus en plus de différence dans la maîtrise de l’outil entre ceux qui ont un ordinateur chez eux et ceux qui n’en ont pas» cela me laisse pantois ! Ah, ben mince alors !

J’ai l’impression que dans cette école ont fait mieux avec moins de « frime ».

Bref, j’ai peur que cela devienne encore un document « d’auto-satisfaction » de référence déjà dépassé avant parution.

Un extrait de ce qu’écrit François Duport… « A l’heure où les régions, les départements et les collectivités investissent massivement dans les établissements scolaires pour la mise en place des ENT (Espace Numérique de Travail, il n’y a pas de réflexions sur un usage raisonné de ces technologies tout au long de la vie.
Tout le monde s’accorde qu’il y a besoin de réformer le machin, et de centrer les dispositifs en direction de l’usager. L’amusant de la chose, c’est d’utiliser les occurrences des mots « TIC, Internet, portfolio, TICE » et autres termes qui permet d’évaluer le niveau d’intégration des technologies. Résultat : chou blanc.
Par essence l’acte de formation est transversal. Pourquoi séparer formation initiale et formation continue ? La formation est informelle… »

Des liens en vrac

  • Traversons l’Atlantique pour s’apercevoir que les problèmes sont identiques d’un bord à l’autre de l’Océan même si les termes changent. Chez nos lointains cousins, on parle de Réforme et de renouveau pédagogique 🙂 Profession : enseignant vous donnera quelques explications complémentaires sur l’histoire de l’école jusqu’à celle de demain.
  • Je serais curieux de lire le dernier Nouvel Educateur, La revue de l’ICEM-Pédagogie Freinet. Ce numéro 185 de décembre 207 porte comme titre : Quelles TICE ? Pour quelle école ? Et la question que je me pose depuis pas mal de temps… Les écoles Freine intégrent-elles mieux ou pas les TICE dans leur enseignement ? Au passage, si quelqu’un avait un avis, je suis preneur, ainsi que d’un exemplaire de la revue de décembre 🙂
  • Autre revue qui se consacre au TIC dans le monde de l’enseignement : les dossiers de l’ingénierie éducative du CNPD. Son numéro d’octobre s’appelait « L’éducation du citoyen internaute« . Christelle Membrey|fr] en recommande la lecture, donc lisez le 🙂
  • Les futurs enseignants…, on compte beaucoup sur eux, mais en attendant, que faire ?
  • Espérons qu’ils auront conscience s’ils doivent aussi faire du elearning (ce sera également une facette de leur métier de base dans quelques années) de ne pas penser qu’en terme d’outils : «Ainsi la principale difficulté pour les acteurs de la formation en ligne est de valoriser le coeur du métier : la pédagogie. De la même façon que Word ne fait pas de nous des écrivains et que excel ne nous transforme pas en champion de l’analyse financière, les outils de e-learning – dans toute leur richesse – ne déterminent pas ce que doit être un contenu, comment partir des objectifs pédagogiques, comment tenir compte des pré requis, comment accompagner l’apprentissage et évaluer les connaissances et les compétences, comment enfin mettre en scène et donner de l’appétence à apprendre.»
  • enfin, pour conclure, moi j’aime bien ce guide e-learning : comment commencer ? (PDF de 1,1 Mo – 38 pages) , où il est écrit noir sur blancs dans la partie Déterminez le besoin de formation….: Existe-t-il un besoin de formation en e-learning ? J’ajouterai juste réel ou pour faire comme les autres ?