L'opportunité d'y être – sous-entendu les médias sociaux

Le numéro 12 de Support TIC aborde les nouveaux outils gratuits et payants sur la toile participant à la compétitivité des pme, tpe : quelles sont les tendances ? Le Cloud Computing et les Médias Sociaux.

La rédaction des services TIC de l’IGRETEC de la région de Charleroi m’avait demandé une participation à ce numéro. J’avais choisi : l’opportunité d’y être !

Voici ma prose sur l’opportunité d’être présent en effet dans les médias et réseaux sociaux 😉

J’ai consulté mon dictionnaire pour relire la signification exacte d’opportunité…

Oui, évidemment : les études d’opportunité dans le domaine informatique ! Je pourrais donc écrire l’article sous forme d’études d’opportunités en ces termes : «Devons nous déterminer dans quelles mesures les problèmes de recrutement, de communication, de marketing, de vente, de présence sur le web, d’e-reputation, etc. au sein d’une société, justifient l’utilisation des médias sociaux ?»

Bien trop d’articles en parlent en long, large, travers… donnant des illustrations diverses sur les raisons qui font qu’il est désormais vital très souvent d’y être (dans les médias sociaux).

Je suis toujours surpris que l’on puisse encore demander : «Faut-il ou non y être !».

Cette question m’évoque une situation passée : l’arrivée de la PAO (Publication Assistée par Ordinateur). La question à l’époque était pour les imprimeurs, les agences de communication… : «Est-il opportun ou non d’intégrer la PAO ?»

La réponse de « vieux » imprimeurs (et de moins vieux) était : «Je serais à la retraite avant (sous-entendu que le monde entier passer à la PAO)». Résultat, je les ai vus disparaître les uns après les autres avant qu’ils ne soient à la retraite !

J’entends parfois ce des réponses similaires de la part de dirigeants d’entreprise vis-à-vis des médias sociaux ! J’ai peur que le résultat soit identique à celui qui est arrivé à ces « pauvres » imprimeurs !

Continuons la lecture du dictionnaire… Opportunité : qui vient à propos, qui convient à la situation du moment !

Autrement dit, est-ce que les médias sociaux viennent à propos et conviennent à la situation du moment ?

Ce n’est pas un effet de mode. Allez jeter un œil sur les dernières statistiques du nombre d’utilisateurs, sur les durées de connexions sur les médias sociaux, etc.

Ah, je vous entends… Oui, mais ce sont les jeunes, les geeks… Non, contrairement aux apparences par exemple le 3e âge se taille la part de lion dans ces médias sociaux !

À force de focaliser sur les deux termes que sont réseaux et médias sociaux, on en arrive même à oublier les évolutions à ce domaine !

Twitter est-il un outil (oui, se sont avant tout des outils) de réseau social ou un outil du Web Temps Réel (Real Time Web) ? Avec Pinterest, Tumblr, SnapChat, etc. on commence à parler de Picture marketing !

D’ailleurs, le Picture Marketing correspond effectivement à l’évolution des publics, des clients…

On parle beaucoup de contenus marketing (sous-entendu de texte) mais pourtant les internautes réclament désormais des images, des vidéos… du Picture Marketing.

Les réseaux sociaux offrent le luxe de pouvoir surfer sur ce que recherchent les internautes !

C’est aussi pour cela qu’il est opportun d’y être !

Parfois, on me dit : «Oui, mais il faudrait que j’aie l’occasion ou les circonstances favorables pour y aller». Occasion ou circonstance favorable est aussi une entrée de mon dictionnaire !

Et curieusement, chaque jour, vous avez l’occasion d’aller sur les médias sociaux, d’y prendre place !

L’une des actions que je fais lorsque j’interviens en conseil pour une entreprise est de demander la liste des documents publiés en print (passé par un pdf, ils devraient être dans SlideShare, Issuue, Scribd…), les «Power Points» (ils peuvent enrichir un SlideShare), est ce que leurs logos, plans d’accès… sont disponibles en ligne, téléchargeable, échangeable, partageable… , etc.

Le mot est lâché ! Partage. Cela fait désormais une dizaine d’années que le terme Web 2.0 existe. Les réseaux et médias sociaux en sont les enfants directs !

Je définis le web 2.0 sous la forme de 3 verbes : partager, collaborer, interagir ! Partager est certainement le plus facile de tous ! C’est une bonne manière de commencer à mettre le pied à l’étrier des médias sociaux de cette manière ! Collaborer et interagir viendra naturellement par la suite !

Avoir le sens de l’opportunité, c’est savoir d’instinct ce qu’il convient de faire dans telle situation…

C’est peut-être la partie la plus délicate de la présence dans les médias sociaux ! Quelquefois, c’est un grand pari… On ne peut pas s’intéresser à tout… Le monde des médias sociaux est trop vaste !

Qui se souvient de l’engouement pour Second Life ? Personnellement, j’avais fait l’impasse pensant que le public n’était pas mûr pour cet outil !

Nous connaissons les valeurs sûres… et l’aide d’un véritable « pro » des médias sociaux apportera les éclairages nécessaires ! Faites vous aider !

C’est à lui d’avoir le sens de l’opportunité ! Un service comme SnapGuide par exemple sera-t-il un jour connu en France ?

L’autre aspect de ce sens de l’opportunité est le détournement d’outils de médias sociaux. Par exemple, transformer un outil de carnet de voyage social comme MobilyTrip a-t-il une raison pour votre entreprise ? Seule l’imagination et la créativité en complément feront le reste !

Donc l’opportunité d’y être, il faut la saisir… On l’a vu, en effectuant un inventaire au sein de votre entreprise, vous pouvez déjà y être…

Souvent, les entreprises ont des choses à raconter, des « histoires » ! Cela s’appelle du storytelling ! Les médias sociaux en raffolent, profitez en ! Et, pour une fois, le public connaîtra votre histoire !

Je ne peux m’empêcher de vous laisser un ou deux conseils. Je viens d’écrire qu’il faut y être… mais pas n’importe comment !

Un minimum de réflexion s’impose : qu’est-ce que j’ai envie de dire, à qui, sous quelle forme, dans quel but ! Retrouvez vos basiques de la communication !

L’autre conseil : pensez internautes et récompensez-les de vous suivre… Il y a fort à parier qu’ils vous en seront reconnaissants !

Pour prolonger la dernière phrase du paragraphe précédent : retrouvez vos basiques de la communication tout en gardant à l’esprit que vous ne communiquez pas unilatéralement (on n’est pas dans le print)… Le but ultime est d’établir le dialogue… Vous savez l’interactivité du web 2.0 !
Pour ceux qui voudraient retrouver l’article dans la revue ou lire les autres articles, elle est en ligne !

et si le prof piégeur d'élèves avait aussi pourri les médias ? — suite 2

Depuis la fin de la semaine dernière et notamment le passage éclair à Europe 1 pour exprimer mon opposition au « prof piégeur », trop occupé à mes activités professionnelles, je me pose à 3 h du mat. C’est parce que je n’ai pas besoin de contacter les deux sociétés mises en cause dans l’article d’origine pour leur demander des informations sur les statistiques de visite et de téléchargement sur les commentaires mis en ligne par notre éminent spécialiste.

Un commentaire dans l’un des deux billets précédents m’informe qu’ils ont publié l’information (sur Oboulo et Oodoc). Aucune consultation de la part des élèves et de quiconque sur les 2 sites :-(.

Donc, contrairement à ce que dit Loys, permettez moi de vous appeler Loys puisque nous avons participé à la même émission, donc contrairement à ce que vous insinuez dans comment j’ai pourri le web, votre 3ème étape a été un échec. Je me gausse (pas mal de connaître ce mot pour quelqu’un qui n’en possède que 300 selon certains commentaires à mon propos) lorsque je lis votre second article : Retour sur un petit maelström médiatique. À vouloir trop en faire parfois on s’y perd. Et, je ne pense pas que les 2 sociétés aient donné cette information à la légère.

En effet, sous votre plume (enfin, j’espère que c’est la vôtre car après tout, pourquoi ne seriez-vous pas plusieurs à avoir orchestré cette communication d’envergure suite à votre expérience que je juge désastreuse ? Je note que lors de votre passage à « notre » émission radio, à la question pourquoi l’avoir publié 1 an et demi plus tard, il n’y a pas de réponses…). Mais, c’est vrai lecteur, vous attendez les raisons de mes ricanements… Rappelez vous… Pas une consultation, pas un téléchargement et je lis : «Les sites de corrigés en ligne payants, ma vraie cible, ont promptement retiré mon corrigé qui sommeillait sur leurs pages depuis un an et demi. Ils avaient pourtant été validés par des « comités de lecture »… » C’est un gag ? Rassurez moi mon cher Loys… Vous nous l’avez fait exprès pour voir si nous savons lire ce que vous écrivez ?

Au passage, pour vos aficionados (mince, je connais aussi ce mot), je n’ai pas dit que j’approuvais ou non ce type de service, le débat n’est pas là. Vous avez juste insinué que les élèves avaient utilisé votre corrigé. Aucun ne l’a fait.

La baudruche se dégonfle ? Oui, je connais d’avance vos commentaires… : la preuve. Il suffit de se référer (encore un mot en dehors des 300… dites donc, vos supporters ne sont pas très perspicaces ou ne savent peut-être pas consulter et analyser l’environnement d’un article dans un blog, il faudra leur apprendre un de ces jours !) il suffit donc de regarder ce que vous écrivez pour tenter de nous faire croire que le témoignage de Camille Tête-David (elle a aussi diffusé ces informations dans Le plagiat, le professeur et la documentaliste sur son blog) rapporte «des témoignages d’élèves « humiliés », sans un commencement de preuve». La balance de mon côté pencherait naturellement vers cette dame que je ne connais pas personnellement.

Fort astucieusement, vous ne citez pas mon blog en parlant «Des « blogs » assez peu sympathiques, voire diffamatoires, ont cherché à surfer sur le succès de cet article». J’assume complément mes propos sous la colère… car je dois faire partie de l’un des types de blog. Et, je vous rassure ma petite notoriété me sied (encore un ! J’espère que votre « amie » n’est pas enseignante de français et ne note pas ses élèves comme elle émet des jugements sur mes productions) ma petite notoriété me sied très bien et je n’ai pas besoin de répondre à vos articles pour cela, mais si vous souhaitez réellement qu’il y ait débat, il est peut-être normal que la contradiction se fasse entendre. Je réitère mon invitation à débattre publiquement de nos points de vue dans un débat équitable en durée…

Je ne résiste d’ailleurs pas au plaisir de vous conseiller de rechercher ainsi qu’à vos amis qui mettent en exergue un titre de journal de la presse locale —mince, encore une fois, les personnes de votre entourage, au sens large du terme, n’ont jamais appris à contextualiser un auteur… c’est grave, selon moi, pour des enseignants de Français classique ou moderne selon moi ! Il est urgent de faire une formation aux enseignants, qu’ils apprennent à lire une page web ! — donc de compulser mon blog, parmi les 1 800 articles (1 800 trolls selon certains de vos amis) à plusieurs occasions, j’évoque le succès d’un site, d’un article de blog, du rôle et des responsabilités, de l’influence des blogueurs avec un nombre d’abonnés conséquent, audience qui peut maintenant s’étendre sur les médias sociaux, etc. Cela vous (vous-même et vos amis) permettrait de relativiser certains de vos jugements.

D’ailleurs, j’espère que vous n’avez pas commis l’erreur de m’inclure dans les «personnes qui ne sont ni professeurs de lettres, ni même professeurs tout court, ont vilipendé mon « manque de respect pour mes élèves » ou mon « absence de pédagogie ».» C’est vrai que depuis l’émission, au pire des cas, vous savez que l’on ne peut pas me mettre dans ce même paquet. Je note au passage que les parents chez vous n’ont pas le droit de posséder un jugement s’ils ne sont pas enseignants professeurs.

Je vais même aller dans votre sens… Merci aux seuls certifiés de s’exprimer sur le sujet. Les agrégés en fac, vous n’avez pas le titre de professeur, ni les maîtres de conférence… (pour ceux qui ne sont pas dans le domaine, Professeur est un titre à l’université) Et puis, seuls, les certifiés de français d’ailleurs peuvent s’exprimer. Ceux qui travaillent dans le domaine des sciences de l’information dont les documentalistes n’ont rien à dire.

Ce qui m’a amusé au début de l’émission, c’est que vous avez tout de suite annoncé le chiffre des visites sur votre site 🙂 Cela vous tiens vraiment à coeur de cartonner… Je ne dois pas m’être trompé tant que cela lorsque je juge votre comportement par rapport à vos élèves et au lycée, car c’est comme cela que vous introduisez également votre maelström médiatique. Dommage que l’on ne puisse faire le décompte de ceux qui l’ont jugé positif et de ceux qui ont été scandalisé à la lecture de votre prose. Mais, nous le savons vous et moi, cela est impossible…

Je remarque que de jour en jour de nombreuses voix, toujours plus nombreuses, s’élèvent en opposition à vos méthodes pédagogiques… le scoop-it L’affaire du « pourrisseur du web ».Points de vue critiques en recense quelques-uns. C’est sans parler des réactions sur Twitter ou autres réseaux sociaux. Aussi, attention de ne pas « manipuler » les lecteurs lorsque vous parlez de vos collègues (vous parlez de quels enseignants ? la plupart de ceux de Neoprofs ? c’est sûr que cela leur a donné un bon coup de projecteur).

Donc, nullement besoin de revenir sur vos faits pédagogiques, il suffit de consulter le web pour se rendre compte qu’il existe des dizaines de solutions où il n’est pas besoin de « pourrir » le web… Mais, je ne pense pas que vous ayez pris la peine de répondre un tantinet sur le fond… comme vous avez évité de le faire en commentaire. Je pense que votre objectif n’est pas de faire avancer le dialogue sur le sujet !

Juste une remarque. Malgré la virulence de mes propos, je n’ai jamais demandé l’intervention des instances d’inspection à votre encontre et je ne la demanderai jamais pour cette opération. Par contre, ce n’est pas la remise en question du dogme sacré du numérique venant pallier les défaillances de l’école, mais plus simplement l’évolution de l’école que vous remettez en question. C’était mieux avant… avant quand d’ailleurs ? J’ai vécu comme écolier et comme collégien, pas vous en raison de l’âge, l’arrivée des math modernes dans les années 70 et bien, je peux vous assurer, ce n’était plus la même chose !

Mais revenons quelque instants à l’article qui a tout déclenché. Si je comprends bien :

  • 1ère étape : Wikipédia… Je reste persuadé que l’on aurait exclu de l’établissement un élève si c’était lui qui l’avait commis le vandalisme, même si pour vous il n’est pas grave de détériorer le travail d’autrui (il suffit d’écouter votre réaction à ce propos à « notre » émission) est pour moi impardonnable, même si je ne produis pas sur ce site. Il été évoqué pendant l’émission une réaction officielle de Wikipédia,
    Ce qui a fait monter ma colère c’est que lors de votre coup d’essai Wikipédia, vous avez averti ! la copie d’écran est plus parlante. Donc, étape 1 nulle. Je ne sais pas si les médias le savaient, si vous leur avez expliqué.
wikipédia annulation de la 1er tentative d'ajout erroné volontaire
wikipédia annulation de la 1er tentative d'ajout erroné volontaire
  • 2ème étape : dans les forums, difficile de vérifier vos dires puisque comme vous le mentionnez la plupart de ces pages ont depuis malheureusement disparu dans les abysses du web ou ne sont plus référencées (mais si vous donnez quelques indications, nous pourrons avec joie nous faire un plaisir de rechercher leurs traces, contacter les forums concernés pour leur demander les statistiques de visites…)
  • 3ème étape : le fiasco… pour ceux qui ne s’en rappellent pas, le nouvel objectif était de montrer que les élèves copiaient les sites de devoirs corrigés (il faudra qu’un jour vous nous donniez enfin le véritable objectif de tous vos efforts pour cette manipulation car il change d’un article à l’autre). Aucun élève ne les a utilisés.
  • 4ème étape : Pour celle-là, je vous reconnais un grand talent… mais en l’occurrence il ne servait pas à grand chose car seuls vos éléments en parlaient sur le web ! À moins que vous ayez des doutes 🙂 Cela remettrait tout en cause alors… Non, je redeviens sérieux. Vous avez perdu un temps précieux pour la préparation de vos cours. Je suis sérieux, je vous assure… c’était inutile !
  • 5ème étape : qui n’est pas à votre honneur si j’en crois les résultats à vos étapes précédentes. Ah oui, vos marqueurs n’ont pas été d’une grande utilité… Pour nous aider à réfléchir, j’aimerais bien obtenir le décompte… Ce serait profitable. Allez dites nous précisément combien d’élèves ont employé Wikipédia, combien les forums… Connaissant le comportement des étudiants (je n’ai jamais écrit qu’il n’y avait pas un souci sur les citations !) le taux doit être proche de 95 % pour Wikipédia et 5 % pour le reste ?

Alors, pris au piège de qui et de quoi dans une ambiance chaleureuse ? D’un malfaiteur intellectuel (Source cnrtl —on a les références dont on est capable) au niveau de Wikipédia ?

Et puis, je ne vais pas défendre la triche, loin de moi, mais étiez-vous un étudiant modèle lors de vos études au point de nous jurer sur la bible que jamais vous ne vous êtes servi d’un document de référence pour vous inspirer dans un exercice de réflexion personnelle ? Y compris dans vos études dans le supérieur ? Curieux… autour de moi pas mal d’enseignants du supérieur me glissent à l’oreille l’inverse.

Donc, si je résume, en attendant vos chiffres de façon que l’on puisse vérifier, c’est-à-dire au moins avec les copies (dans le supérieur, nous devons conserver les copies plusieurs années, je pense qu’il en est de même pour les lycées), vous avez falsifié Wikipédia et les élèves se sont inspirés de ce texte… Nous savons qu’ils n’ont pas tous été heureux de vos procédés.

Aussi, pourriez-vous nous indiquer également la longueur de la copie de vos élèves ! Si, j’insiste… J’ai du mal à imaginer la longueur du texte : une phrase de modifié dans Wikipédia dans une copie d’élève, en pourcentage… Ça donne quoi ? Sans la possibilité de vérifier vos informations dans les forums… Comment pouvons-nous être sûr pour le reste ? Au fur et à mesure votre parole est de plus en plus mise en doute.

Précepte 1 du web 2, tu parleras vrai… ou alors tu en assumeras les conséquences.

Donc, après avoir manoeuvré, vous nous jetez en pâture une morale… Difficile d’y adhérer après tous les sous-entendus erronés et incohérences mentionnées dans les points précédents.

Et donc, la remise en cause des différents points de vos articles laisse un goût amer sur la médiatisation de vos articles. Je vous arrête, ce n’est pas de la jalousie de ma part ! J’aurai d’autres occasions d’intervenir dans les médias… même si ce n’est pas un objectif en soi dans mon existence.

Ah oui, désolé encore une fois de vous contredire, mais le « tourbillon roüant » contrairement à ce que vous pensez ne commence pas à s’évanouir aussi vite qu’il s’est formé (je note que vous avez modifié le texte de votre page, car comment prévoir ce qui allait se dérouler lors de « notre émission » puisque le billet est publié la veille ? une manipulation ? Si c’est le cas, ce n’est pas bien… Sinon, félicitation pour vos dons de voyance), au contraire, il ne fait que commencer. Sans parler des effets de la longue traîne.

Et, je me demande si la morale de cette histoire de la montagne qui accouche d’une souris ne sera pas celle de l’arroseur arrosé suite à la réflexion de ce qui pour moi ressemble plus à un baroud d’honneur qu’a autre chose.

le prof. saboteur de Wikipédia qui s'offusque du plagiat – suite

En rédigeant l’article précédent et si un enseignant n’avait pas la maturité pour tirer profit du numérique, je m’attendais à la volée de commentaires que cela générerait… heureusement, la plupart des commentaires ou des retweets dans Twitter ne sont pas du même type 🙂

J’avais passé sous silence un autre élèment qui me dérangeait… le témoignage direct ou indirect d’un élève ! Bingo… mon précédent billet a succité un témoignage complémentaire dans le groupe Infodoc.pro sur Linkedin !

Une documentaliste, Camille Tête-David a cotoyé des élèves de notre enseignant saboteur. Avec son autorisation, je reproduit son commentaire et vous laisse juge 🙂

Il se trouve que visiblement, cette personne l’a fait durant l’année scolaire 2010-2011, car j’ai rencontré plusieurs élèves de la classe qu’il a piégé au printemps 2011. Contrairement à ce qu’il dit, cela ne les avait pas du tout amusé et ils se sentaient humiliés. Ce n’était pas des élèves médiocres et l’un d’eux avait cherché dans une encyclopédie des auteurs littéraires avant de se rabattre sur Internet, car il n’avait rien trouvé lui permettant de développer son introduction et sa conclusion.
Je ne pense pas que des élèves qui ne sont pas formés à la recherche d’information puissent tirer une conclusion pédagogique de ce qui s’est passé. Il aurait été bien plus pertinent à mon sens de monter une séance pédagogique avec le documentaliste, par exemple, où justement le but était de trouver des réponses justes aux questions qui leur étaient proposées. Il n’est pas très difficile de trouver des erreurs, voire des bêtises sur Wikipedia, par exemple, et sans falsifier quoi que ce soit, il aurait pu être aisé de leur démontrer le manque de fiabilité que peut avoir ce site.

Néanmoins plus que l’absence de pédagogie de cet enseignant, je m’inquiète bien plus sur l’image qui est renvoyée d’Internet, comme un espace peu fiable et dangereux, au final, à des jeunes qui ont grandi avec, qui ne sont pas prêt à croire cette image et qui peuvent avoir une meilleure utilisation que certains adultes de cet outil. Je ne pense pas que ce soit ainsi, en niant des aptitudes, que nous permettrons à ces futurs adultes d’affiner leurs compétences et à avoir confiance en nos propres compétences. Je m’interroge par contre, si cet enseignant aurait osé agir ainsi avec un auditoire adulte. Je ne pense pas et cela soulève de réelles questions à mes yeux sur son positionnement par rapport à ces futurs adultes.

Voilà qui relativise de nouveau les propos de notre prof. saboteur !

et si un enseignant n'avait pas la maturité pour tirer profit du numérique

Je suis en droit de me poser la question suite à la lecture que l’on m’a conseillé d’un article qui me surprend beaucoup intitulé Comment j’ai pourri le web (ça c’est déjà pas malin pour un enseignant) d’un certain Loys , 36 ans (enfin si cela a été mis à jour), professeur certifié de lettres classiques dans un lycée parisien. Vaguement dessinateur à ses moments perdus (j’allais ajouter vaguement prof. la plupart du temps).

Je suis remonté car désolé Monsieur, mais à la première lecture, je mets en doute vos objectifs et leurs buts réels…

scandale : il se fiche du travail des autres

J’ai commencé par Wikipédia ! Excusez, j’ai aussi un compte contributeur.

Donc, premier réflexe trouver votre modification. C’est un gag ! Elle a tenu moins d’une demi-heure. Faut dire qu’il ne faut pas être très malin pour ajouter en commentaire dans Wikipédia : Erreur temporaire à caractère pédagogique : sensibiliser des lycéens en début d’année scolaire à la vérification des informations. Rectification prévue courant septembre ! Wikipédia n’est pas un terrain de jeu.

Votre modification mise en ligne le 18 août 2010 à 09:14 a été supprimé dès 09:49. Je doute donc que vos élèves aient pu faire référence à votre texte de ce premier essai… Excusez- moi, mais cela m’amuse… Comment un expert du numérique de votre trempe a pu ainsi se faire piéger ? Même chose, pour montrer patte blanche, vous dites avoir apporté plusieurs contributions utiles sur quelques articles littéraires. Pas pour Doleros en tout cas ! Une seule contribution.

Pas bien mieux avec Justin Delapierre avec 2 participations précédentes votre méfait qui est resté en ligne du 4 au 18 septembre !

Merci pour les bienfaits de votre contribution dans une « oeuvre collective ». C’est toujours sympathique pour les autres auteurs et rehausse certainement votre honneur. J’espère qu’aucun étudiant ou thésard n’a trouvé votre information et qu’il perd du temps à recherche une information fausse.

Je me doute, vous vous en fichez éperdument, le web et Wikipédia c’est nul… Ce n’est qu’un ramassis de connerie… Vite, reprenons les bonnes vieilles encyclopédies. J’aurais compris que l’on mette en place une information fausse dans un site « local »… Vous savez le genre d’ENT que vous aimez tant, où vous pouvez magouiller vos informations comme bon vous semble mais qui parfois n’ont rien à voir avec la vraie vie.

Eric, calme toi… Tu as encore du boulot pour répondre !

Votre pièce de théâtre : sont nuls les élèves

Donc, acte 1 de votre manipulation… que vous avez oublié de préciser, vous avez dû vous y prendre à 2 fois avant de tromper Wikipédia ! Mais, c’est noté, nous avons compris, vous n’avez pas le respect du travail communautaire et vous aviez envie d' »emmerder » votre monde !

Votre acte 2… posté sur différents forums des questions relatives à ce poème en se faisant passer pour un élève puis vous reconnectant en me faisant passer pour un érudit (ah bon, vous n’êtes pas un érudit… Merde, moi qui pensais que les enseignants l’étaient a minima dans leur matière), j’ai donné des réponses en apparence savantes et bien renseignées.

Je confirme d’ailleurs, votre vocabulaire me laisse pantois. Je commence à comprendre vos élèves qui recherchent sur Internet ! Ça veut dire quoi du type interprétation christique ? Excusez mon inculture littéraire ou/philosophique, mais je n’ai pas le temps de consulter l’encyclopédie Universalis, ni l’une des 2 autres que nous possédons à la maison, j’irai plus vite quand j’aurais le temps en posant la question à Google !

Heureusement que le net fait bien les choses à votre place, «la plupart de ces pages ont depuis malheureusement disparu dans les abysses du web ou ne sont plus référencées.» (j’adore le malheureusement). Tout compte fait, Internet ce n’est pas si mal que cela, les conneries heureusement disparaissent semblez vous dire !

L’acte 3 est héroïque de votre part ! J’ai rédigé un pseudo-commentaire, le plus lamentable possible, avec toutes les erreurs imaginables pour un élève de Première, et même quelques fautes d’orthographe discrètes, tout en prenant garde à ce que ce commentaire ait l’air convaincant pour quelqu’un de pas très regardant ou de pas très compétent.» Cela a dû être difficile pour vous, on vous remercie de votre effort…

Et j’apprécie à sa juste valeur votre phrase bateau de la fin ! «J’avoue avoir même pris un certain plaisir à le rédiger.» et mon œil pour rester poli… Ce n’est pas cela qui vous a fait saliver… mais le piège que vous tendiez sournoisement à vos élèves ! Bref, je me demande si le Bonnet d’âne que vous évoquez pour Anne de Beaunais ne vous revient pas !

Ma pièce de théâtre : sont nuls les professeurs

À mon tour de partager une pièce en quelques actes également…

  • 1e étape : un enseignant travaille, prépare un cours avec le DM ou le DS adéquat
  • 2e étape : l’enseignant au fait des pratiques modernes et dans l’esprit du Web 2.0 partage sa production
  • 3e étape : à l’identique des corrigés mis en ligne pour les élèves par des sociétés (je n’aime pas ces sociétés, mais c’est un autre débat et si les enseignants donnaient des cours de façon différente certainement qu’elles n’existeraient plus !), une société qui vend des cours tout faits pour les enseignants récupère ce travail !
  • 4e étape : un enseignant qui trouve ce cours génial (une partie évidemment est en accès libre) débourse un montant dérisoire… Vous pensez un cours tout fait pour presque rien, y compris le corrigé !
  • 5e étape : l’enseignant sur de son fait effectue le cours et donne un DM à ces élèves !
  • 6e étape : surprise de l’élève et des parents qui surveillent le travail de leur enfant ! La question se pose. J’achète le cours et le corrigé ?

Ceci aussi est une histoire vraie… mais à la différence de vous, je n’ai pas eu à transformer quoi que ce soit… Et, vous connaissez la réaction que j’ai eue ? J’ai pesté en disant que cela était anormal… Je peux encore comprendre que la diffusion s’arrête à l’étape 2, pas que cela devienne commercial. (Au passage, comme vos corrigés ont été téléchargés semble t-il qu’avez-, vous fait de vos revenus ?).

Ma décision finale ? Évidemment, je n’ai pas autorisé ma fille à payer et télécharger les documents… mais pour le gag, je dois avouer avoir hésité… Vous pensez que le prof. aurait mis 20/20 en retrouvant le texte mot pour mot !

C’est bien de voir la paille dans l’œil du voisin, mais… la poutre… On oublie toujours la poutre !

Pourquoi ce serait bien pour les enseignants et pas pour les élèves ! Lorsque l’on veut pourrir Internet, il faut aller jusqu’au bout de sa mission.

J’attends avec impatience quelques années… 2 ans max. puisqu’il semble que c’est le délai que vous préconisez, vous nous raconterez vos expériences « trompeuses » pour les enseignant. Quand on fait un travail, il faut le faire jusqu’au bout ! Et puis, ce sera encore mieux. Vous pourrez prouver que les enseignants et les élèves sont des imbéciles !

Suggestion : et si vous faisiez des cours autrement ?

Bref, ces 2 histoires sont la meilleure illustration possible que les cours tels que vous les donnez, les cours « ancienne formule » sont complètement dépassés !

Rassurez- moi (mais je crois pas que vous saurez le faire) vous prévoyez de changer de système d’enseignement prochainement ?

65 -36 = 29 ! Vous imaginez encore au moins 29 ans à tirer ! Et ce que vous avez remarqué là n’est qu’un début… J’pourrais vous en raconter d’avantage si on avait la chance de se côtoyer ! Allez, un bon geste… Dites nous où se cache le blog que vous entretenez avec vos élèves… Si, j’insiste… Avec un peu de recherche, cela me permettra d’aller voir les productions de ceux à qui vous enseignez sur leur blog ou ailleurs… Je pense qu’il y en a quelques-uns qui ne sont pas mauvais !

Ah bon, ce que font les élèves dans leur vie privée n’est pas ce que l’on doit faire à l’école, ce n’est pas un travail digne de l’école ! Moi, j’ai des exemples vivants à la maison et ils ne sont pas encore en Première ! Mais, c’est vrai que parfois pour certains travaux cela devient difficile de leur expliquer que le prof. a trouvé cela nul, alors que des pros. (y’a juste une lettre d’écart entre prof et pro, je n’avais jamais remarqué) trouve cela génial, sans flagornerie…

Faut dire qu’ils ne savent pas qui est l’auteur. Parlant d’auteur, cela me rappelle une petite histoire que j’ai vécue. Nous étions dans un établissement d’enseignement en pleine discussion pour un cours d’enseignement à distance et un vieux prof. (pas vous donc Loys) alors que l’on proposait des contenus d’élèves c’est insurgé…

«Comment, des travaux d’élèves dans le site qui nous représente, vous n’y pensez pas» et d’ajouter, «en plus c’est plein d’erreurs». Les contenus étaient d’un enseignant de l’établissement qui avaient donné les textes aux élèves et que ceux-ci, avec son accord, avaient publié sous leur signature ! Pour le gag, l’enseignant en question était présent lorsque le vieux prof. a dicté sa sentence 🙂 Vous n’êtes pas vieux mais vous, Loys, me faites pensé à ce vieux prof.

La morale de l’histoire

Ceci n’était que le hors-d’œuvre… Plus intéressant selon moi le monceau de populisme que je peux lire dans votre conclusion et votre pseudo morale.

Oui, on recommande aux professeurs d’initier les élèves aux NTIC (nouvelles technologies de l’information et de la communication) mais trop souvent le problème est que les enseignants digèrent mal cette recommandation…

Je ne m’étendrais pas les recherches demandées aux élèves qui me hérissent. Ils doivent, selon les conseils de l’enseignant, les faire sur Internet alors que l’enseignant lui-même n’a jamais effectué la requête ! Je leur conseillerai plutôt des recherches du type : dans le site, trouvez… Mais, bref, ce n’est pas l’objet de cette réflexion.

Je veux bien que l’on demande aux profs. d’initier les élèves, mais les professeurs sont-ils formés à cela ? Eux-mêmes utilisent-ils correctement le numérique ? J’en doute fort pour la plupart d’entre eux lorsque je les entends parler du droit d’auteur sur Internet ou que je constate l’utilisation des images par exemple… Même l’exception pédagogique ils ne la maîtrisent pas. Je ne dis pas que c’est de leur faute… juste qu’ils ne savent pas.

Souvent, je me demande s’ils en ressentent aussi le besoin. De même l’importance pour eux de l’initiation aux NTIC ! Par exemple, que revêt pour l’enseignant qui arrive en retard à la conférence sur l’identité numérique et qui ne pense qu’à remettre ses élèves dans un « vrai cours » (exemple mentionné dans le billet identité numérique et citoyenneté dans les médias sociaux au collège).

Un prof.qui se la pète plus qu’un élève : minable

C’est vrai, j’en ai un peu marre que l’on méprise toujours les élèves sur ces sujets… et je ne pense pas que contrairement à ce que vous écrivez améliore la situation. Je lis : Avec cette pseudo expérience, «j’ai voulu démontrer aux élèves que les professeurs peuvent parfois maîtriser les nouvelles technologies aussi bien qu’eux, voire mieux qu’eux».

C’est dingue… vous n’évoquez même pas vouloir montrer aux élèves les principes de base des nouvelles technologies de l’information et de la communication. Y’a que votre petit égo surdimensionné qui compte ! On est en plein délire… le prof qui se vante d’être meilleur que ses élèves ! Et dans Facebook… vous avez combien d’amis ? Plus que vos élèves j’espère ! Ah, non, Facebook c’est privé ! Z’êtes aussi sur Twitter… Faites gaffes, les jeunes l’investissent… Alors, combien de followers ?

Je crois celui qui m’a dit un jour que les enseignants n’étaient jamais sortis de la cours d’école ne se trompait pas, en ce qui vous concerne… Vous êtes un grand gamin… qui fait la nique à ses élèves ! Pour moi, c’est déplorable…

Au passage, l’homme de la rue jusqu’à certains universitaires seraient également tombés dans votre piège… moi, le premier… je sais, je suis stupide !

Et au lieu de dire «les élèves au lycée n’ont pas la maturité nécessaire pour tirer un quelconque profit du numérique en lettres» et leur servitude à l’égard d’internet… j’aurais préféré que vous écriviez : «les élèves au lycée et dans les classes de niveaux inférieurs ne sont pas formés à l’utilisation d’Internet». La servitude que vous évoquez deviendrait alors un atout… mais, vous risqueriez d’être dépassé. Oh excusez- moi, cela c’est écrit tout seul !

Ce qui m’amuse dans la phrase : «en voulant faire entrer le numérique à l’école, on oublie qu’il y est déjà entré depuis longtemps et que, sous sa forme sauvage, il creuse la tombe de l’école républicaine.» Je me demande qui est le sauvage de votre histoire… Celui qui détruit le travail d’autres personnes dans Wikipédia et qui s’en vante me semble le plus sauvage de tous… Devrait même y avoir un droit de police pour saccage volontaire ou destruction d’œuvres collectives à mettre en place. Et, je ne pense pas que dans ce cas ce serait les élèves qui seraient condamnés.

si c’était l’élève qui avait raison ?

Et si après tout, les enseignants n’avait pas la maturité nécessaire pour tirer un quelconque profit du numérique… On peut se poser la question à  la vue de votre exemple. Je ne comprends pas comment un expert du numérique de votre niveau s’abaisse encore à donner du travail de cette manière… Pourquoi l’expert que vous êtes n’a pas encore transformé ses cours pour mettre à profit l’usage d’Internet dans ses cours de lettre ? C’est incompréhensible pour moi !

Mais, non, c’est vrai… vous cherchez à avoir la « plus grosse », c’est vous qui le dite : le prof qui se vante d’être meilleur que ces élèves…

Alors celle-là, elle est facile ! On vous sera reconnaissant à tout jamais d’avoir voulu faire la démonstration que tout contenu publié sur le web n’est pas nécessairement un contenu validé, ou qu’il peut être validé pour des raisons qui relèvent de l’imposture intellectuelle. Vous avez fait quoi comme étude pour démontrer cela !

Doit y avoir au bas mot quelques milliers de pages, voire centaines de milliers de pages que Google nous présentent qui sont de ce type ! Et, je vous rassure — mais, t’es bête Eric, Monsieur le sait, c’est un expert ! il le dit lui-même — enfin, je l’écris quand même, vous n’êtes pas le premier à avoir tenté l’expérience (même dans mon blog, il doit y avoir des exemples… j’pense au faux profil d’Alain Juppé) et ce depuis, le début du net (donc, depuis le début des années 90 pour ma part).

Ce qui nous différencie d’ailleurs dans l’expertise, je viens de le trouver… Si vous avez besoin de tenter de prouver que les professeurs peuvent parfois maîtriser les nouvelles technologies aussi bien qu’eux, voire mieux qu’eux, moi j’aime parfois que les jeunes me prouvent qu’ils sont meilleurs que moi dans les nouvelles technologies. Et je peux vous assurer que les générations Z de la maison le font régulièrement, que je demande parfois à mes étudiants de m’expliquer…

Ce n’est pas un hasard si je me présente de plus en plus souvent comme un vieux débutant… et oui, pourtant, j’ai l’impression que beaucoup de monde me considère comme un expert ! Cherchez l’erreur M. l’expert (c’est moi qui vous décerne le titre…)

Le laïus sur l’endossement de la pensée des autres m’afflige… Vous savez mon bon Monsieur, c’était vachement mieux avant. Et puis à la Renaissance y’avait les humanistes… Ça c’était une vraie époque, avec de la réflexion, de la culture… Oui, j’ai mis un lien vers Wikipédia pour vos lycéens 🙂 Désolé, mes encyclopédies sont 2 étages au-dessus et je n’ai pas le droit de faire un scan, droit d’auteur oblige !

C’est vrai à l’époque c’était des hommes, des vrais… d’ailleurs ils pensaient tellement « bien », que par exemple la guerre n’existait même pas chez eux, que, pour les duels, ils ont inventé un code d’honneur (ça c’était exister par soi-même de se battre en duel)…

Désolé, j’emploie le même populisme que vous ! D’ailleurs, je peux vous dire que vos études, votre statut, votre démarche, c’est de la roupie de sansonnet à côté de ce que je faisais pendant mes études… Pour moi, je trouve que ceux de votre génération n’exister plus par eux-mêmes. Oui, 20 ans d’écart environ entre vos études et les miennes…

36 ans aujourd’hui… la vingtaine dans les années 90… ah oui, années 80 : « les années fric » suivi des années sida à l’époque dont on écrit sur les ados : «Suicide, dépression, violence, conduites à risques… dans les années 90, on prend conscience d’un mal-être chez les adolescents.» C’est vrai que c’était moins no-life à l’époque…

Mais, cela m’inquiète… oublier après quelques années et juger les jeunes d’aujourd’hui ? Me demande s’il n’y a pas un fond de jalousie dans tout cela !

Ah, vous êtes réellement incorrigible… «Cette expérience me vaut aujourd’hui une belle réputation dans mon lycée.» Qu’est ce qu’on s’en fout ! Non content d’avoir la plus grosse avec vos élèves, c’est avec vos collègues que vous vous comparez… Oui, vous avez fait la plus grosse connerie dans tout le lycée… On aurait viré un élève pour avoir modifié volontairement une fiche Wikipédia de façon erroné… Vous en tirez un titre de gloire… Pour moi, c’est le monde à l’envers.

Et pour conclure sur vos phrases : pour ma part je ne crois pas du tout à une moralisation possible d’enseignant comme vous et j’espère que mes enfants n’auront jamais un professeur tel que vous semblez vous décrire !

Et, je vous conseille afin de confronter vos dires de venir faire un p’tit tout par exemple à Ludovia… On ne sait jamais, vous pourriez nous convaincre 🙁

Comme il semble impossible de commenter l’article à l’origine de cette réponse, je vous propose de le faire ici !

Mise à jour le 23 à 17 h : Une suite sur le prof. saboteur de Wikipédia qui s’offusque du plagiat : le témoignage de quelqu’un qui a rencontré les élèves.

Ludovia, tout le monde y va

 

Université d'été Ludovia 2011
L'université d'été de l'e-éducation : Ludovia 2011

Je profite de la parution voici quelques jours de l’avant programme de l’université d’été de l’e-éducation : Ludovia 2011. Ludovia cette année, ce sera du 29 août au 1er septembre, à Ax les termes, au cœur des Pyrénées, dans l’Ariège.

Le thème : Mobilité et ouverture, comme d’habitude recevra un double traitement : colloque scientifique et la partie réunissant enseignants, parents, institutions… Le passage de l’un à l’autre étant recommandé 🙂

Le projet de collaboration au programme via le Wiki Ludovia a fait un peu « pschitt » comme le dirait Eric Fourcaud (mais vous pouvez toujours vous y exprimer !).
Toutefois, cela n’a pas empéché Eric de nous préparer un avant programme  riche et de qualité avec un biathlon numérique, une séance sur les nouveautés de la rentrée 2011-2012 en matière de numérique et les grandes tendances en matière de TICE pour 2011 sous la forme d’échanges avec les personnalités élus et constructeurs. Les principaux thèmes discutés : les ENT en 1er degré / le chèque ressources numérique/ le référent TICE des établissements / Les outils mobiles et nomades tendance actuelle et à venir.
Dans cette annonce, on peut noter que cette université d’été n’est pas réservé seulement aux enseignants du premier degré, mais aussi aux enseignants du supérieur, aux spécialistes de la FOAD ou du e-learning, aux universitaires (côté enseignants ou campus numérique)… et bien entendu, les instances territoriales et politiques concernées par l’éducation au sens large du thème…
Il est implicite que les parents, mais aussi les syndicats d’enseignants… sont les bienvenus dans ces échanges ! Pour ma part, j’aimerai beaucoup entendre, en live, lors de cette université d’été de l’e-éducation la réaction des syndicats de parents d’élèves ou des enseignants… Et aussi débattre de leur point de vue sur la question !
Voici le programme annoncé. 

  • Colloque Scientifique : Mobilités numériques (le programme sera disponible en juin)
  • Séminaire + Bar Camp : Établissements du XXIème et numérique
  • Journée premier degré : Ouverture de l’école primaire au numérique
  • Table ronde interactive : Espace Numérique de Travail… et le premier degré ?
  • Ateliers découverte et ExplorCamps : séances de découverte et de partage d’expériences animée par l’Académie de Créteil, l’Académie de Toulouse, le CRDP Midi-Pyrénées et les partenaires de Ludovia.
  • Table ronde interactive : Comment gérer le paradoxe de la mobilité dans l’établissement
  • BarCamp Ludovia (LudoCamp) « Mobilité & Ouverture »
    • Mobilité pour l’école : pouvoir enseigner, accompagner et apprendre hors les murs de la classe, pour ancrer l’enseignement dans le réel, pour assouplir le rapport à l’école et le rendre plus spontané. De ce fait, les outils doivent pouvoir passer d’un lieu à l’autre, les productions et ressources aussi…
    • Classe mobile, élève mobile ou enseignant mobile, faut il faire un choix ? Un portable/ une tablette pour chacun ? Des équipements en classes mobiles ? Des dotations pour chaque enseignant ? Comment permettre la fluidité et la continuité des politiques ? Les équipements évoluent trop vite, les dotations vieillissent également…
    • Ouverture de l’établissement sur la vie locale avec un E.N.T. ? Avec la généralisation des E.N.T. dans bon nombre d’académies et la place importante qu’on pris les collectivités dans leur financement, comment faire de l’E.N.T. non seulement un outil de gestion de la vie scolaire, mais également un outil en prise avec la vie locale et de proximité. Expériences, avis, idées, comment faciliter l’ouverture non seulement au Monde, mais avec le quotidien des élèves et des parents d’élèves…
  • Table Ronde Interactive : Les politiques e-éducatives à mettre en place face aux enjeux de la mobilité
  • Présentation de l’étude politiques d’investissements en matière de TICE dans les collectivités territoriales menée par Ludovia Magazine et l’ADF avec le concours des partenaires Smart Technologies, IT’S LEARNING, FRONTER, PROMETHEAN, FOCUS particulier sur les équipements permettant la mobilité, place de la mobilité dans l’établissements, impact sur l’organisation des infrastructures, impact sur l’organisation des enseignants, des élèves, investissements prévus, avis des collectivités locales, …
  • SéminaireLes tablettes numériques le futur cartable numérique ? : Retours d’expériences sur les premières expérimentations sur Tablettes et Netbooks au sein des établissements : Fiabilité des matériels, adaptation au contexte de l’établissement, évolutions envisagées, le point sur le contenu et les ressources disponibles
  • Séminaire : Les référents TICE de l’établissement, les hommes clés pour le développement des TICE 3. Proposés à plusieurs reprises pour l’organisation et le développement des usages TICE dans les établissements. Le référent TICE est l’homme clé, l’homme ressource pour mener à bien les projets TICE du collège ou du Lycée. Comment sont-ils choisis, quelle est leur pérennité ? Comment en faire de véritable point relais établis pour favoriser les actions pérennes et les collaborations à moyen terme  avec les partenaires collectivités territoriales et constructeurs. Attentes des collectivités, attentes des constructeurs, attentes des enseignants…
  • BarCamp Ludovia (LudoCamp)
    • Création d’une ressource interactive mobile par un enseignant ou un élève, limites technologiques, limites pédagogiques,
    • Le smartphone outil pédagogique à l’école ?
  • Journée Supérieur et formation continue : de l’Université Numérique à l’enseignement à distance, pour les apprenants et les enseignants
  • Symposium et Colloque ScientifiqueMobilité et santé
  • Table Ronde Interactive : Espace Numérique de Travail et le Campus Numérique ? L’Université Numérique a t’elle transformé la façon d’enseigner ? Répertoire des actions et outils mis en place, éléments de progrès qui font l’ouverture de l’Université aujourd’hui : le campus numérique, l’Université à distance, FOAD, l’internationalisation des publics et des enseignements. La place de l’E.N.T.
  • Table ronde Interactive : Formation à distance, Serious Games, les nouveaux outils numériques pour la formation continue et le supérieur Et après la formation initiale ? La formation continue est-elle plus en avance d’un point de vue technologique, est-ce parce qu’elle est plus proche du monde l’entreprise ? Retours d’expériences sur des actions emblématiques. Les projets de formation à distance pour permettre un meilleur accès sur tout le territoire, Utilisation des boitiers de vote en cours, le Serious Game, les TNI. Les innovations et les pistes de progrès / plusieurs exemples dans l’éducation nationale,.. ou dans d’autres secteurs
  • Table Ronde : La formation des ATTEE de l’éducation (Collèges et Lycées) dans les collectivités locales, le Multimédia, les Serious Games facilitateurs, publics, diplôme, équipements…
  • BarCamp Ludovia (LudoCamp) « Mobiité & Ouverture » : Premier degré, Second degré, supérieur et formation continue et TIC ; « y a t’il des passerelles de réflexions entre ces différents niveaux d’éducation : la formation tout au long de la vie, la place des TIC, du Multimédia, des Serious Games, les échanges sont-ils possibles ? Sommes nous dans des mondes véritablement « à part » ?

Fort de l’expérience de ces dernières années, des « influenceurs » notamment dans le monde de l’éducation  seront également présents pour relayer l’information lors de ces journées, mais aussi s’entretenir avec les uns et les autres… Quelques noms sont déjà confirmés :

  • Caroline Jouneau-Sion, l’incontournable aux multiples implications dans le domaine des TICE
  • Laurence juin, qui utilise Twitter en cours
  • Christophe Batier, M. Spiral 😉 
  • Francois BOCQUET, la force tranquille de l’e-éducation 😉
  • Julien Llanas, si vous vous intéressé aux Serious Game, vous le connaissez par la force des choses
  • Lyonel Kaufman, notre ami Suisse, référence de TIC pour l’enseignement au delà des frontières Helvétique
  • Mario Asselin, notre maitre Canadien à tous !

Pardon pour ceux que je ne cite pas… mais, ils peuvent laisser un commentaire 😉

Bref, vous l’avez compris, quelques jours avant la pré-rentrée scolaire, il est presque indispensable de se retrouver à Ludovia pour bien démarrer l’année 2011-2012 🙂 Alors, un conseil, filez vite vous pré-inscrire à Ludovia 2011

sondage : les profs encore absents…

Les semaines se suivent mais ne se ressemblent pas ! Si la semaine précédent le sondage Prof, quels outils en 2011 ? près de 200 personnes s’était exprimées sur le sujet Netvibes, Pealtrees, Symbaloo, si cette semaine après moins de 24 h de présence en ligne le sondage récolte déjà dans les 80 votes et des commentaires dans Twitter…, le score de la semaine écoulé est peu glorieux : 30 votes !

Le commentaire dans le billet d’annonce du sondage de Pierre (question, êtes vous un enseignant Pierre ?) m’a fait réagir en ligne…  il posait la question : «Comment peut-on publier un sondage avec 30 sondés ? Il ne peut avoir aucune valeur !».

Effectivement, difficile dans ces conditions de tirer des conclusions sur les outils que doivent employer les enseignants en 2011. Enfin, presque… Car pour ma part, ce qui me surprend c’est le manque de participants aux événements ou aux animations concernant l’enseignement en France et aussi à ce sondage.

Je crois pouvoir dire sans me tromper que le seul événement que j’ai organisé avec Blog en Nord qui fut un réel échec était celui sur l’usage des blogs dans l’enseignement des langues ! Nous étions 4 ou 5 à l’époque ! Je pense que l’on me dira que je devais être trop en avance déjà en 2006 !

Là, c’est un sondage où personne ne répond. En comparaison, et ce qui m’avait inspiré ce sondage, c’est ce top 100 :  The Top 100 Tools for Learning 2011 List qui existe depuis 2007 ! Non, non… ce n’est pas Américain… pas besoin d’aller si loin. C’est seulement en Grande-Bretagne de l’autre côté de la Manche ! Cela voudrait-il dire que les Francophones sont les « mauvais » enseignants de la classe ? Oui, je sais, je suis provocateur !

Mais, à la réflexion, à Ludovia, qui sont les enseignants présents ? Les mêmes qui animent le web de leurs contributions, ceux qui prêchent «la bonne parole»… Mais où sont les enseignants qui voudraient bien mais qui ne savent pas ? Où sont les enseignants qui disent : «non, je ne veux pas me servir de ces outils» afin qu’un débat s’instaure (je pensais que j’aurais au moins reçu un message quelque part de ce type) ?  Où sont les parents ? Où sont les syndicats ? Où êtes-vous tous puisque l’on ne vous rencontre jamais ?

Cela me donne parfois l’impression que le personnel de l’enseignement aime vivre sa vie pépère… J’vais encore faire de la provoc. mais une vie dans le genre : on me demande de faire mes cours. Ok, j’fais mon cours… mais faut pas m’en demander plus. Je fais ce qui est dit au programme. De toute façon, moi j’ai appris comme cela, donc, les élèves doivent apprendre comme ca également. J’vois pas pourquoi je changerai quelque chose qui marchait avec moi ! Ça doit bien fonctionner avec les autres (sous entendu les élèves et étudiants) ! Pourquoi changer. Bon d’accord, on nous enquiquine avec Internet, donc, de temps à autre je profite de ce que font les « bargots » (traduction ceux qui sont trop en avance) pour leur piquer une idée que j’applique dans mon cours… Ils ont déjà fait mon travail de préparation… j’ai plus qu’à « recopier ». Albert… Zéro… Tu as triché pendant ton devoir sur le voisin ! J’applique aux autres ce que je n’applique pas à moi-même ! etc.

J’en reste là pour ma p’tite colère du moment sur le manque d’implication, selon moi, de la part des enseignants qui pourtant sont en contact direct avec des élèves et des étudiants qui utilisent tous ces outils presque naturellement !

D’ailleurs, il est assez symptomatique de voir le buzz qu’a pu faire l’image pour un débat sur l’enseignement en version 1 et version 2 (floutée) sur Twitter notamment. Mais, encore une fois je n’ai pas l’impression que ce sont les enseignants (hormis ceux qui sont trop en avance) qui ont participé au débat. C’était plutôt un débat de génération entre les « vieux » et les « jeunes », mais en rien un débat sur l’enseignement. Surprenant, non ?

Donc, en résumé où sont les enseignants sur ces problématiques qui les concernent directement…

Enfin, bon, c’est pas moi qui peut y changer quelque chose ! En attendant, voici donc les résultats de l’enquête qui sont inexploitables !

 

Reprenons des valeurs sûres pour le sondage de cette semaine, avec l’annonce prévue demain de l’arrivé d’un mail Facebook. Alors Facebook, killer de Gmail ? ou autrement dit seriez vous prêt à passer de Gmail à Facebook ?

Sinon pour l’organisation de ces sondages du dimanche, j‘ai toujours besoin de vous pour m’aider en suggérant ou en commentant les idées de futur sondages dans Quel sondage du dimanche sur les Z’ed ?

Vous pouvez retrouvez les derniers sondages réalisés sur les z’ed : sondage du dimanche z’ed.

sondage : les profs encore absents…

Les semaines se suivent mais ne se ressemblent pas ! Si la semaine précédent le sondage Prof, quels outils en 2011 ? près de 200 personnes s’était exprimées sur le sujet Netvibes, Pealtrees, Symbaloo, si cette semaine après moins de 24 h de présence en ligne le sondage récolte déjà dans les 80 votes et des commentaires dans Twitter…, le score de la semaine écoulé est peu glorieux : 30 votes !

Le commentaire dans le billet d’annonce du sondage de Pierre (question, êtes vous un enseignant Pierre ?) m’a fait réagir en ligne…  il posait la question : «Comment peut-on publier un sondage avec 30 sondés ? Il ne peut avoir aucune valeur !».

Effectivement, difficile dans ces conditions de tirer des conclusions sur les outils que doivent employer les enseignants en 2011. Enfin, presque… Car pour ma part, ce qui me surprend c’est le manque de participants aux événements ou aux animations concernant l’enseignement en France et aussi à ce sondage.

Je crois pouvoir dire sans me tromper que le seul événement que j’ai organisé avec Blog en Nord qui fut un réel échec était celui sur l’usage des blogs dans l’enseignement des langues ! Nous étions 4 ou 5 à l’époque ! Je pense que l’on me dira que je devais être trop en avance déjà en 2006 !

Là, c’est un sondage où personne ne répond. En comparaison, et ce qui m’avait inspiré ce sondage, c’est ce top 100 :  The Top 100 Tools for Learning 2011 List qui existe depuis 2007 ! Non, non… ce n’est pas Américain… pas besoin d’aller si loin. C’est seulement en Grande-Bretagne de l’autre côté de la Manche ! Cela voudrait-il dire que les Francophones sont les « mauvais » enseignants de la classe ? Oui, je sais, je suis provocateur !

Mais, à la réflexion, à Ludovia, qui sont les enseignants présents ? Les mêmes qui animent le web de leurs contributions, ceux qui prêchent «la bonne parole»… Mais où sont les enseignants qui voudraient bien mais qui ne savent pas ? Où sont les enseignants qui disent : «non, je ne veux pas me servir de ces outils» afin qu’un débat s’instaure (je pensais que j’aurais au moins reçu un message quelque part de ce type) ?  Où sont les parents ? Où sont les syndicats ? Où êtes-vous tous puisque l’on ne vous rencontre jamais ?

Cela me donne parfois l’impression que le personnel de l’enseignement aime vivre sa vie pépère… J’vais encore faire de la provoc. mais une vie dans le genre : on me demande de faire mes cours. Ok, j’fais mon cours… mais faut pas m’en demander plus. Je fais ce qui est dit au programme. De toute façon, moi j’ai appris comme cela, donc, les élèves doivent apprendre comme ca également. J’vois pas pourquoi je changerai quelque chose qui marchait avec moi ! Ça doit bien fonctionner avec les autres (sous entendu les élèves et étudiants) ! Pourquoi changer. Bon d’accord, on nous enquiquine avec Internet, donc, de temps à autre je profite de ce que font les « bargots » (traduction ceux qui sont trop en avance) pour leur piquer une idée que j’applique dans mon cours… Ils ont déjà fait mon travail de préparation… j’ai plus qu’à « recopier ». Albert… Zéro… Tu as triché pendant ton devoir sur le voisin ! J’applique aux autres ce que je n’applique pas à moi-même ! etc.

J’en reste là pour ma p’tite colère du moment sur le manque d’implication, selon moi, de la part des enseignants qui pourtant sont en contact direct avec des élèves et des étudiants qui utilisent tous ces outils presque naturellement !

D’ailleurs, il est assez symptomatique de voir le buzz qu’a pu faire l’image pour un débat sur l’enseignement en version 1 et version 2 (floutée) sur Twitter notamment. Mais, encore une fois je n’ai pas l’impression que ce sont les enseignants (hormis ceux qui sont trop en avance) qui ont participé au débat. C’était plutôt un débat de génération entre les « vieux » et les « jeunes », mais en rien un débat sur l’enseignement. Surprenant, non ?

Donc, en résumé où sont les enseignants sur ces problématiques qui les concernent directement…

Enfin, bon, c’est pas moi qui peut y changer quelque chose ! En attendant, voici donc les résultats de l’enquête qui sont inexploitables !

Reprenons des valeurs sûres pour le sondage de cette semaine, avec l’annonce prévue demain de l’arrivé d’un mail Facebook. Alors Facebook, killer de Gmail ? ou autrement dit seriez vous prêt à passer de Gmail à Facebook ?

Sinon pour l’organisation de ces sondages du dimanche, j‘ai toujours besoin de vous pour m’aider en suggérant ou en commentant les idées de futur sondages dans Quel sondage du dimanche sur les Z’ed ?

Vous pouvez retrouvez les derniers sondages réalisés sur les z’ed : sondage du dimanche z’ed.

Grandeur et décadence du elearning et de l'enseignement à la française !

Je reprends en grande partie le titre de l’article d’Eric Tiertant dans un hub de Viadeo car si le titre provocateur a retenu mon attention, il est vrai que son contenu concernant le elearning m’interpelle…

En bref, Eric Tiertant, en recherche de prestataires pour monter d’importants projets elearning et après avoir rencontrer une grande partie des prestataires sur le sujet met en exergue quelques réflexions sur le monde du elearning Français.

Par exemple, son attente ludo-pédagogique est déçue et il précise que l’ensemble des prestataires propose sensiblement les mêmes activités : Quizz, QCM et drag & drop répétés à l’envi. Au final, les activités sont répétitives, l’intérêt pédagogique peu évident tant les réponses à trouver sont d’un faible niveau.

Le elearning semble être un sujet issu du monde de la formation dont se sont accaparés les techniciens informaticiens. Il note également un manque de DA (Directeur Artistique).

En parallèle, je lisais également L‘e-learning en manque d’imagination, et de collaboratif. J’en retiens : les TICE sont des outils à disposition de l’enseignant, mais pas à l’exclusion des autres : à juste titre. Ensuite, les intégrer facilement à l’enseignement nécessite qu’elles soient pertinentes par rapport aux objectifs de formation, mais aussi que soit mise en œuvre une stratégie de formation en adéquation avec elles.

Cela m’inspire quelques réflexions à mon tour…

Je suis souvent déçu moi aussi par ce que je rencontre dans le domaine du e-learning… et la question à laquelle je me confronte régulièrement est : pour quel usage ont-il fait du elearning. J’ai plus souvent l’impression de découvrir un moyen de compléter un cours… une aide à un cours en présentiel en quelque sorte… mais, pas du elearning dans le but réel d’apprentissage à distance.

Ceci explique certainement l’aspect PowerPoint, l’utilisation à outrance des Quizz, QCM et drag & drop…

On pourrait pousser la réflexion plus avant… Cette situation ne reflète-t-elle pas outre l’immaturité du marché (le sera-il un jour ?) le manque d’implication des enseignants.

Pour ma part, je pense que nous en sommes encore beaucoup trop souvent à une situation où les enseignants en général font plus « mumuse » avec les outils qui leurs sont offerts qu’une profonde réflexion nécessaire à l’emploi d’outils, de technologies, de comportements… dans le but de tirer pleinement profit de ces nouveautés mis à leur disposition… L’un des exemples les plus aberrants pour moi est l’utilisation qui est faite la plupart du temps des TBI, les tableaux Blancs Interactifs !

Quoi qu’on en dise, les enseignants qui sont au cœur du dispositif ou pour lesquels on travaille sont tous issus du même moule… Ils ont, pour la plupart connu qu’une seule manière d’enseigner et s’ils sont devenus enseignants, c’est aussi parce que le cursus scolaire leur était adapté. Donc, en général, la seule manière de penser leurs enseignements, y compris à distance, est de reproduire plus ou moins la manière dont ils ont appris, qu’ils enseignent… en ajoutant par ci, par là des fonctionnalités qui donne l’impression de faire avancer la pédagogie mais qui ne sont en réalité qu’un saupoudrage de technologie.

Combien de cours à distance sont encore de simples PDF mis à disposition des étudiants ? On aurait même tendance à penser dans ces cas-là-là que l’enseignant ne sert à rien… puisque c’est une reproduction de ce qu’ils ont dit en cours, donc on pourrait considérer que le rôle de l’enseignant se limite à « lire » un discours qu’il a écrit à l’avance. Ce n’est évidemment pas ce que je pense. Alors, pourquoi le faire de cette manière à distance ?

Maintenant, changeons la donne. Prenons des enseignants hors normes ! Imaginons que nous employons des autodidactes ou des réfractaires aux systèmes scolaires traditionnels… Bref, nous apportons du sens neuf à l’enseignement et nous sortons du vase clos 🙂

Je pense que là, nous aurions du vrai elearning, de la vraie utilisation des nouvelles technologies dans l’enseignement…

Avez-vous déjà réfléchi comme se forme un autodidacte ? Cela n’a rien à voir avec un enseignement traditionnel, même si, parfois certaines formes d’enseignements traditionnels combles l’autodidacte… allez savoir pourquoi 😉 Donc, pas question non plus de vouloir faire table rase du passé… Certaines méthodes traditionnelles ont du bon 🙂 Il faut juste un bon équilibre entre tout cela !

La question que l’on pourrait se poser à juste titre est : «Quand arriverons-nous à maturité par rapport à cette thématique ?» J’aurais tendance à répondre quand les enseignants auront compris l’utilisation de l’informatique et d’Internet (et de ces dernières technologies), qu’ils l’utiliseront chaque jour dans sa diversité, qu’ils seront prêts à se remettre en cause au niveau de leur pédagogie…

Et puis, les structures environnent le monde éducatif doit évoluer lui aussi… Il ne doit pas rester à la traine. Un exemple. Sans le citer, alors. Une structure dans le monde de l’enseignenment que je connais (j’ai pas dit national, régional ou local, vous avez remarqué 😉 est en pleine réfléxion sur leur nouveau site…

Seulement, lorsque le site verra le jour, il y a fort à parier que les solutions ne seront pas présentes. Elles lui ont fait peur. Je peux vous prédire la disparition de cette entité à court terme (Moins de 5 ans) et j’entends déjà leurs remarques. On ne comprend pas, on a pourtant fait tout ce qui était possible ! Possible, oui… mais avec une vision passéiste, en prenant en compte l’avis d' »experts » orientés web comme au début des années 2000 (ceux qui entre autre diffuse des PDF en ligne 😉 ou, peut-être pire, dans certains cas des experts « acoquinés » avec des marques (je ne cite personne et aucune structure 😉 !

Alors, oui, ils ajouteront : «On ne savait pas !» Maintenant, ils savent !