dédipix : répondre en 2013 sur le sujet considéré comme du sexting actuel et en arriver au Femen

J’ai eu voici quelques jours une demande d’une apprentie journaliste pour une interview pour parler de sexting ! Bon, pourquoi pas… mais je me retrouver à répondre à de nombreuses questions sur les dédipix ;-(

J’ai joué le jeu même si cela fait un peu troll.. mais pour moi car cela illustre la méconnaissance du monde numérique par certains journalistes. Des pros auraient été capable de me poser les mêmes questions, avec les mêmes orientations… c’est à dire, dire que c’est mal, que ce n’est pas bien… Avec un pro, mes réponses n’auraient certainement pas été publié… C’est en cela que l’exercice m’intéressait… Montrer ce que l’on dit parfois mais qui ne paraît jamais… à moins de brosser dans le sens du poil ! Je parle d’expérience 😉

Donc, allons y pour l’interview 🙂

Comment définiriez-vous le phénomène de dédipix ?

Je pense que le début de la définition fournit par Wikipédia est la bonne : La dédipix est une dédicace par l’image (mot-valise créé par contraction de « dédicace » et « picture », soit « image » en anglais, ou bien encore pixel). J’ajouterai qu’il ne faut pas confondre dédipix (l’intimité est rarement montrée) et sexting (vidéos osées, voire porno).

Croyez-vous que cette pratique récurrente va se propager ? …survivre au temps ?

Je ne pense pas que cette pratique soit encore réellement d’actualité, donc il est peu probable qu’elle se propage… D’ailleurs, si je m’en réfère à Google Trend, ce qui confirme ma perception, les dédipix étaient surtout d’actualité en 2010… Ils le sont beaucoup moins désormais à quelques rares exceptions prêtes.

Si non pour quelles raisons ? (la question originale était si oui…)

Cela correspondait à une époque… Les dédipix tels que vous semblez les imaginer correspondaient un peu à une suite au “lâche tes coms” dans les Skyblogs. D’ailleurs, je n’ai pas l’impression que les blogs chez les jeunes représentent souvent un grand intérêt de nos jours 😉

D’autres service sont désormais disponibles comme SnapChat qui doivent largement remplacer les dédipix, qui ont désormais une autre “signification” et un autre “usages” que lors de leur apogée.

Quelles sont pour vous les motivations des jeunes bloggeurs à partager ces photos dédicacées? Quels intérêts peuvent-ils y trouver?

La réponse est dans la question précédente… ne nous masquons pas la face, les blogs sont avant tout une histoire d’ego bien souvent… Ceci explique cela !

Pensez-vous qu’il y est une incitation au nu dans la “société numérique” actuelle?

Plutôt que de faire une longue réponse, je pense qu’il est pour moi plus judicieux de vous renvoyer vers l’article de la chronique d’Alain Gerlache à la RTBF : Le Web change la vie sexuelle des jeunes. qui fournit l’étude Génération YouPorn : mythe ou réalité ?

Toutefois, pour aller un peu plus loin, je ne pense pas que ce soit la société numérique qui incite au nu, je pencherai plutôt vers une évolution de la société tout court ! Rappelez vous les photos de Laure Manaudou… Personne n’a crié au scandale sur le contenu des photos, mais sur celui qui les a diffusés !

De même, il me paraît difficile dans notre société dans laquelle les artistes, les sportifs… sont tatoués que les jeunes, pour qui ces personnalités sont des exemples, de réagir autrement ! Devrions-nous également interdire le monokini qui pourrait donner des idées aux plus jeunes ?

Croyez-vous que cette pratique de dédicaces corporelle a ses avantages? Si oui Lesquelles ?

Ma réponse n’a pas beaucoup de sens à cette question ! Je ne saurais pas me mettre à la place d’un jeune à l’époque actuelle… Nous ne sommes pas de la même génération… En plus, ce n’est pas la génération qui me suit réellement puisque le phénomène est apparu à la fin de la génération Y (18-35 ans), début génération Z (0-18 ans).

Pensez-vous qu’elle ait des inconvénients? Si oui lesquelles ?

Si je prends le point de vue de ma génération en général, en fonction des valeurs qui nous ont été inculquées, oui, évidemment, je peux trouver des montagnes d’inconvénients à ces comportements !
Comme éducateur à titre de parent, si cela concernait mes enfants… Oui, je pourrais réagir !

Maintenant, je prends une autre casquette, celle d’expert des réseaux sociaux et de l’identité numérique, qui observe justement les usages des jeunes sur le net, mes propos seront beaucoup plus nuancés… Et j’aurais deux questions que je me poserais :

  • est ce que, quand j’avais leurs âges, j’aurais fait ou non des dédipix ?
  • est ce que je ne traduis pas mes propres craintes sur un monde qui n’est plus celui dans lequel j’ai évolué ?

Donc, des inconvénients, il doit y en avoir… comme partout, mais loin de moi de les citer, car cela reste un problème spécifique à chaque personne concernée selon son éducation, son entourage, son milieu…

Cela rejoint pour moi une autre problématique : l’éducation des nouvelles générations à l’usage de ces nouveaux outils du numérique, sans tomber dans l’excès trop souvent mis en avant des dangers d’Internet !

Pensez-vous que les nouvelles générations n’ont plus la notion de ce qu’est la vie ? Que croyez-vous en être la cause ?

Je trouve votre raccourci un peu rapide et je suis surpris que ce soit une jeune étudiante qui pose ce type de question 😉 Je répondrais de façon lapidaire : les nouvelles générations ont la notion de ce qu’est la vie et j’ajouterai même peut-être plus que leurs aînés, aussi surprenant que cela puisse paraître !

Pensez-vous qu’ils agissent de façon réfléchie, en toute connaissance de cause? Ont-ils conscience des risques posés par “la société de surveillance ”?

Cette fois, je ferais une réponse de Normand : oui et non ! Il est bien évident que les jeunes n’agissent pas de façon réfléchie mais, je me permets de vous retourner la question ! Avez-vous, malgré votre jeune âge par rapport au mien toujours agît dans votre enfance et votre adolescence de façon réfléchie ? Comment se comportaient vos parents dans ce cas ?

La cinquantaine passée me permettent de répondre pour moi ! Oui, j’ai fait des choses irréfléchies en étant jeune, parfois de grosses “conneries”… mes parents m’inculquaient un modèle de vie qui correspondait à leur vision du monde… et ce n’est pas pour autant qu’ils savaient ce que je faisais à l’extérieur ! Cela s’appelle aussi l’adolescence, non ?

Juste une remarque cependant sur le rôle des parents qui sont souvent l’exemple ou qui favorisent ce genre “d’exhibition” en niant complètement la présence de leurs enfants sur les réseaux sociaux aujourd’hui, ou en leur interdisant l’accès (les jeunes évidemment y sont alors en cachette) ou encore, en se disant dépassé ! Voir pour certains parents à encourager l' »exhibition » de leurs enfants dès le plus jeune âge !

Il n’est pas juste à mon sens de tout mettre sur le “dos” des enfants et des jeunes… Les adultes un jour ou l’autre devront reconnaître qu’ils ont leur part de “responsabilité” si responsabilité il y a !!

Pour clore, le chapitre sur la conscience des nouvelles générations, autrement dit des jeunes, nous savons tous qu’il existe un âge légal de majorité ! Certaines études tendraient d’ailleurs à prouver que cette notion de majorité n’est pas en adéquation avec l’âge de la maturité qui serait à une bonne vingtaine d’années ! Donc, jusqu’à cet âge avancé, non, personne n’agit en conscience !

J’ai du mal à voir le rapport avec la société de surveillance ? Si vous me disiez une société de voyeurisme, je dirais oui, effectivement, ils ne peuvent avoir conscience pleinement de ces effets… Mais là encore, est-ce pour moi un jugement de valeur sur ce qu’est la vie privée ? Je vous renvoie à Jean-Marc Manach pour les réponses 🙂

Toutefois, j’aimerais ajouter une remarque issue des conférences que j’ai pu donner auprès des jeunes… Ils ne sont souvent pas au fait de ce qu’il est possible de faire ou non avec des données photos, vidéos… sur le net ! Et sans oublier que demain ce sera le son ! Pas difficile de retrouver aujourd’hui une image de quelqu’un depuis Google image  ! Mais le saviez vous vous-mêmes que l’on peut glisser déposer une image et que Google fait le reste ?

Serions-nous en pleine révolution sexuelle ?

Depuis plusieurs années désormais, pour moi cela a débuté au milieu des années 90, oui, nous vivons une révolution sexuelle mais à la différence de celle de Mai 68 par exemple, elle s’effectue sur la longueur, tout en douceur ! Au-delà de la révolution sexuelle d’ailleurs, j’ai l’impression que nous vivons ce qui sera considéré dans le futur comme une révolution importante de nos sociétés.

Pensez-vous que les jeunes ne savent plus s’exprimer que par le biais du numérique?

Pourquoi toujours vouloir faire des amalgames. Quand je disais que les jeunes sont peut-être plus matures que leurs aînées sur l’usage du numérique, je m’aperçois que nombre d’entre eux font certainement beaucoup plus d’activités d’expression que nous et sont beaucoup plus à l’aise ! Ensuite, cela reste, bien entendu, une question de tempérament !

Pensez-vous que le numérique est en partie ou totalement responsable de ce phénomène d’extimité ? Pourquoi ?

Je renvoie vos lecteurs à la page Wikipédia sur le terme d’exitimité car je suppose que peu de vos lecteurs en connaissent le sens exact ! Et je me réfère donc aux travaux de Serge Tisseron pour ma réponse, notamment sur l’importance de cette extimité à l’adolescence. Car c’est plutôt au psy à répondre à cette question…

Effectivement, pour moi, non, l’extimité n’est pas totalement issue du monde numérique. Elle existait avant l’arrivée du numérique que vous évoquez. Déjà le Minitel permettait l’extimité et d’autres comportements l’exprimaient plus en arrière encore ! C’était pour le coup moins visible certainement !

Le numérique le facilite très certainement… Je ne vois pas pourquoi les jeunes devraient se priver des outils qui sont à leur disposition pour cela !

Que pensez-vous de l’usage que les adultes font des dédipix sur les blocs? Est-ce moins condamnable que les enfants ou au contraire ? Les motivations sont-elles les mêmes?

Je disais plus haut que les adultes sont autant aussi du comportement des jeunes et font souvent bien pire… J’exclus de cette réflexion les dédipix “artistiques”, publicitaires ou revendicatives. J’y reviendrais lors de vos questions suivantes.
Je connais peu d’adultes qui utilisent les dédipix… mais pour ceux qui en font, les raisons peuvent rester les mêmes que pour les jeunes : se prouver qu’ils existent au travers du regard de l’autre.

Et, si dans cette tranche de la population, on trouve des images “interdites au – de 18 ans », arrêtons de nous voiler la face ! l’une des plus importante utilisation d’Internet a été pendant longtemps (et le reste) pour le sexe !

D’ailleurs, la réaction des adultes sur les dédipix de jeune est peut-être une réaction simplement vis-à-vis de la la sexualité des ados à laquelle ils, les adultes, ne savent pas comment prendre position (s’il y a une position à prendre !)

Que pensez-vous de l’utilisation du dédipix sur Internet à des fins commerciales? Dans le cadre de l’art ? Dans le cadre de campagne (publicitaire ou autre) ? (Femen…)

Ma réponse peut-être assez courte… La publicité et le commerce car ils doivent vivre à leur époque… Cela existe, pourquoi ne pas l’utiliser ?

L’art permet tout (ou presque)… Si je continue sur la réflexion de tout à l’heure sur le tatouage et que je considère le dédipix comme une forme de tatouage… Si je considère le premier comme un art, pourquoi ne pas l’accorder au second ? Cela me rappelle un peu les débats sur les tags ! Il est désormais admis que les tags peuvent être des œuvres d’art… Pourquoi pas les dédipix ?

L’utilisation par les Femen des “dédipix” ne me choque pas (pour mémoire, les Femen ont été créés en 2008). Pour moi, cela reste dans la continuité de contestation comme le mouvement Flower Power par les hippies durant les années 1960 et 1970. C’est une manière d’exprimer des revendications sur son corps !

Si je devais résumer ma réponse, rien de bien extraordinaire sur l’utilisation des différentes formes de dédipix dans la communication de nos jours… Je peux même parler de “normalité”, ce serait plutôt l’inverse qui aurait été surprenant !

Pensez-vous qu’on vive un phénomène de peopolisation du dédipix?

Je répondrais que le sujet n’est plus d’actualité… Il en a été question en 2009… Reste à savoir qui en parlait à l’époque ?

Pour ma part, je ne les entends plus parler des dangers des dédipix qu’ils nous expliquaient, même si des dérives peuvent toujours survenir (une affaire de ce type a eu lieu, il y a quelques mois, mais ce cas relève plus de la “notoriété” et de l’e-reputation de quelques-uns qui surfent sur la vague finissante qu’un vrai problème de société actuel).

Au passage, je suis toujours surpris de voir et revoir la rediffusion d’une émission à la télévision française… réalisé dans les années 2009-2010 comme si le sujet était toujours d’actualité ! Il faut attendre le générique de fin et rechercher l’information pour savoir de quand date la publication du reportage…

Ces trois derniers usages du dédipix ont-ils l’effet escompté à votre avis ? Pensez-vous qu’elles fonctionnent ?

Pour les entreprises, au niveau commercial ou dans la communication, je n’y ai pas prêté attention ces derniers temps, dans l’art pas d’échos (mais je me trompe peut-être). Reste les Femen qui poursuivent et augmentent semble t-il leurs “coups d’éclats” !

Donc, oui, l’usage des dédipix fonctionne au regard des Femen. L’effet attendu est bien là… Nous parlons d’elles, de leur mouvement, de leurs revendications ! C’est bien le but des dédipix ? Faire parler de soi ?

Pour aller plus loin au sujet de Flickr

Flickr users

Pour ceux qui veulent aller plus loin au sujet de Flickr et compléter leur lecture de Flickr, on s’y retrouve, notamment dans ces aspects recherches… voici quelques PDF en ligne dont la plupart sont des articles d’universitaires 🙂

C Berkeley School of Information)

Cette liste de document est issue d’une recherche avec pdf-search-engine 🙂

L’image d’entrée de ce billet provient du blog soldierant http://soldierant.net/archives/uploads/2005/10/Flickr-10242005.pdf

référencer ses images dans Flickr ou Picasa

On parle de plus en plus du référencement des images… dans l’optique (normal on parle d’images) d’une recherche universelle. N’oublions pas que la recherche d’images est le second secteur du « search » à travers le monde. En effet, le référencement s’élargit désormais à de nouveaux types de contenus : images, vidéos, cartographiques…

Pourquoi ne pas utiliser Flickr ou Picasa (par la suite, je parlerai de Flickr mais la démarche fonctionne également pour Picasa) pour nous aider dans ce référencement des photos que nous possédons puisqu’il est souvent conseillé de référencer ses images sur les sites de partage en optimisant légendes et mots-clés ?

Toutefois, s’il est relativement simple de trouver des mot-clés pour un texte (hum, je demande à voir), cela est beaucoup plus complexe me semble-t-il pour les images… et comme je suis en train de « référencer » mes images d’archives et les images actuelles dans Flickr, autant vous faire profiter de mes réflexions (le débat est ouvert) 😉

Pour rappel, les images sont opaques pour la plupart des moteurs de recherche (y compris dans la recherche Flickr) c’est-à-dire qu’ils ne sont pas capables d’indexer le contenu de l’image si celles-ci ne sont pas décrites. Des moteurs spécifiques commencent à travailler sur les couleurs, d’autres sur la reconnaissance de formes… mais ce n’est pas l’objet de ce billet.

Nous disposons donc de 6 ou 7 éléments dans Flickr pour enrichir le contenu de nos images, pour sa description….

  • Les classeurs en version Pro
  • Les albums
  • Le titre
  • La description
  • Les tags ou mot-clés
  • Les informations EXIF
  • Le géotagguage (la carte)

Classeurs et albums

Mais, comment décrire une image ? D’autant que dans le cas des logiciels de partage d’image comme Flickr, plutôt que de mots clés, nous devrions parler de Famille de mots clés !

La première analyse d’une image peut être celle-ci !

  • Qui : ami, inconnu, parent, mon chien, mon chat…
  • Dates : pas seulement la date réellement mais aussi la période de l’année au besoin (Noël, Pâque, anniversaire, automne, hiver, etc.)
  • Lieux : géotag
  • Stockage : Si vous archivez vos images car vous ne diffusez pas sur Flickr les images en haute définition, il peut être intéressant de conserver la trace de l’information du lieu de stockage.
  • Sujets : animaux autos, bateaux, fleur…
  • Domaine : effets spéciaux, macro, paysage, portrait, Noir et blanc, etc.
  • Technique : appareil photo, objectifs, ouvertures, vitesse, ISO, etc.
  • Qualité : Excellent Bon Moyen Non diffusable (pour ceux qui utilise Flickr comme stockage complet)
  • Autres : texture, à traiter…

Première remarque, une partie des réponses sont fournies par données EXIF (Exchangeable Image File) sont produites automatiquement par votre APN (Appareil Photo Numérique), elles vous indiquent la date et l’heure de la prise de vue, ou encore le type d’appareil utilisé. C’est pourquoi il convient de toujours régler avec minutie l’horodateur de votre appareil. De même, certains APN fournissent les informations nécessaires au géotagguage des images (les indications de longitude et latitude de prise de vue).

Mais revenons à nos questions de départ. En fait, si on extrapole cette analyse sur l’ensemble de notre production, assez rapidement, on arrive à définir les grands thèmes que l’on aborde : paysage, nature, nu, portrait, reportage, animaux, fleurs… Il suffit de les ordonner par la suite…

Comme Flickr permet d’organiser ses photos en album et classeurs (un classeur comprend plusieurs albums) et qu’il est possible de glisser une photo dans plusieurs albums… Vous voyez où je veux en venir ? Cette réflexion vous permet de définir la hiérarchise du classement que vous devrez mettre en place pour les classeurs et les albums !

À vous donc de déterminer la structure de votre banque d’images par thèmes et par sujets.Par exemple, le classeur Nature contiendra les albums Flore, animaux, arbres, ciels… celui sur les paysages, les paysages, le classeur sur les voyages, les sets Nord, Pas-de-Calais, Reims, Californie, New-York, Angleterre, Ecosse… dans lesquels on retrouvera des images de paysage, peut-être de flore ou de faune…


Bref, voyez si le classement des classeurs et des albums doit être par catégorie, thème, genre, lieu, temps, ou quoi que ce soit d’autre.

Certains ajoute des classeurs du type des photos les plus populaires, les plus regardées, mises en favoris, qui comportent des commentaires…

Pensez également aux groupes auxquels vous avez adhéré ou adhérez. Il est en effet plus simple lorsque vous êtes dans un groupe dédié aux fleurs de posséder un album ou un classeur dédié ! Il est plus facile ainsi d’ajouter les images au groupe 🙂

Titre des images dans Flickr

Vous pouvez titrer vos images comme bon vous semble, mais il est plus facile pour vous de les appeler avec des mots-clés en rapport avec l’image, sauf si vous souhaitez vraiment apporter un titre spécifique. En fait, c’est la même problématique que pour le titre d’un billet de blog.

Description des photos dans Flickr

La description est la légende de l’image. Elle ajoute du contenu textuel et permet surtout d’ajouter du texte au sein d’une galerie de photos. Les moteurs qui analysent le contexte sémantique de l’image devraient se baser entre autres sur cette légende.

Tentez donc de décrire l’image en répondant aux questions : qui, quoi, quand, où, comment, pourquoi… avec des termes légèrement différents de ceux qui sont utilisés dans les tags (mot-clé), tout en écrivant en français. Quelques lignes, voir 7 à 10 mots devraient suffire.

Tiens, un exemple, qui vient de Wikipédia

Quelques pistes issues de Wikipédia sur les éléments importants à inclure dans la description d’une image.

Monuments

Donnez avant tout le nom complet, ainsi que sa localisation. Exemple : Cathédrale Notre-Dame, Le Havre. Préciser la partie photographiée (façade, portail, clocher, colonne, etc), sa situation (orientation, pièce du bâtiment), l’angle de prise de vue, la distance de prise de vue, le lieu où vous vous tenez, en particulier pour les photos à longue distance.
Compléter ces renseignements par des indications sur le sujet, en particulier s’il peut y avoir des confusions, de style par exemple : date de construction, matériaux, détails architecturaux à souligner, etc., l’architecte ou le sculpteur si possible.

Végétaux

L’essentiel est bien sûr le nom, nom commun et nom scientifique, le nom latin (wikipedia est d’une aide fabuleuse dans le domaine), parfois la famille suffit. Indiquer aussi l’étape du développement : bourgeonnement, premières feuilles quand elles changent de teinte (vert tendre au printemps pour certains arbres, plus sombre ensuite), etc. Précisez le lieu, l’altitude, l’exposition, le type de milieu (terrain humide, inondable, rocailleux) qui explique son implantation et son développement.

Paysages et plans larges

La date est importante, mais aussi l’endroit d’où vous prenez la photo, cela éclaire sur la perspective et peuvent expliquer certains effets (utiliser le géotag par la carte de Flickr). Le lieu doit préciser le continent, le pays… Vous compléterez par une description plus ou moins détaillée des composantes du sujet : éléments naturels (forêts, rivière), monuments ou rues visibles, etc.

Objets

Il est bon de préciser la date de fabrication ou de création, ainsi que la date du cliché et donner les dimensions si nécessaire. Vous pouvez préciser l’histoire de l’objet, ce qui relève de l’état d’origine de l’objet et de l’usure ou autres dégradations subies. Le nom du fabricant (usine ou société) ou de l’artiste.

J’ajouterai pour les personnes

Si cette personne est un tant soit peu connu son nom, mais également le cadre dans lequel a été pris la photo : manifestation, journée spécifique, son âge (jeune, vieux, etc.), l’action que la personne ou le groupe de personne est en train de réaliser, sa nationalité ou son ethni… et des détails physiques. Vous compléterez par une description plus ou moins détaillée des composantes de l’image : vêtements, bijoux, maquillages, etc.

En plus, vous devez considérer l’image comme une œuvre et pas seulement sous son seul aspect documentaire. Il y a mille et une manière d’analyser ou de lire les images. La lecture du cours l’image et sa légende sur La Page des Lettres pourra vous y aider.

Ainsi, vous aborderez les notions de sentiments, de valeurs affectives, de couleurs, etc. Toutes des notions subjectives… Certains recherche les portraits romantiques… Portrait dans la description est objetctif ! C’est un portrait. Romantique ! Non.

Cette zone de description est aussi un moyen de faire pointer des liens texte y compris vers les pages contenant l’image avec des mots clé en rapport avec l’image au besoin.

Les tags de Flickr

Les 75 tags de Flickr laissent dubitatif un référenceur… et pourtant Inscrire un maximum de métadonnées (tags et données EXIF) sur vos photographies revient à les décrire dans le détail, ce qui facilitera leur classement et leur recherche à l’avenir d’un point de vue l’archivage et du catalogage des images (que voulez-vous, il me reste des traces de mon ancienne activité de photographe :-). Et plus les mot-clés précis, plus l’image a de chance d’être trouvée et donc exploitée, même à des usages imprévus. Par exemple, cette image tagguée Cartable qui a été récupéré ici.

Donc, nous devons trouver les mot-clé de cette image… Déjà nous pouvons reprendre les termes des classeurs et des albums contenant l’image. Notre description doit fournir quelques mot-clés également. Ensuite, nous pouvons nous lancer dans une description précise de l’image, sous toutes ses formes, y compris d’un point de vue technique (appareil photo, technique de prise de vue, travail sur Photoshop…).

De plus, certains groupes réclame la présence de tag spécifique pour pouvoir afficher les images dans leur pool. Donc, n’employez pas les 75 tags systématiquement 🙂

Cette limite de 75 mots clés qui semble énorme peut-être toutefois rapidement atteinte. À la différence d’un texte, les images n’ont pas besoin de connaissance de la langue pour être lu ! C’est le domaine de l’international qui s’ouvre à vous 😉 Déjà, les tags en langue anglaise sont « obligatoire ». Et pourquoi pas d’autres langues… Espagnol, Allemand…

Wikipédia qui permet de regarder si le terme employé existe dans une autre langue (en descendant dans la colonne de gauche) est de bons conseils. Panimages, le moteur qui interroge Google Images et Flickr en 100 langues avec la traduction de requêtes automatique est aussi une bonne aide.

Si les tags sont faciles à traduire (en général le titre également), cela est différent pour la description qui nécessite des connaissances de la langue.

Les géotags

Comme je l’écris précédemment, il est important pour de nombreuses prise de vue de préciser l’endroit précis de prise de vue… En plus, avec l’arrivée du nomadisme, cette présence des images sur les cartes revêt de plus en plus d’importance. Donc, je serai tenté de dire qu’il faudrait géotagguer toutes ses images dans Flickr, les placer sur la carte Flickr. Heureusement, le traitement par lot nous aide dans cette démarche…

Maintenant, reste à connaître les liaisons qui peuvent exister entre Flickr et Google Map ou Google Earth… Mais cela fera l’objet, je pense, d’un autre billet 🙂

Reste un facteur… Le temps. Il est en effet relativement long de légender et de décrire complétement une série d’images malgré le traitement par lot…

Enfin, pour ceux qui s’intéressent au référencement sur Google images, on trouve des ressources et informations diverses sur la solution Google de recherche d’images sur le blog Googr :-).

Sinon, une bonne partie d’un chapitre du livre Flickr, on s’y retrouve concerne l’organisation de sa photothèque dans Flickr. Avis aux amateurs 😉

Ce billet est également disponible dans le groupe Flickr, le livre en français et je lance le débat dans le groupe Facebook 😉