Dyslexique, elle va au lycée sans cahier mais avec un iPad !

Dyslexique, maintenant au lycée, elle va en cours avec une tablette depuis le collège
Dyslexique, maintenant au lycée, elle va en cours avec une tablette depuis le collège. Source image : Flickr Richard Allaway

Cela fait un certain temps que je devais rédiger ce billet qui est la suite naturelle de : Elle va en cours sans cahier mais avec un iPad ! En effet, l’article de l’époque racontait les débuts de l’usage d’une tablette en classe par ma fille dyslexique et dysorthographique reconnue par la MDPH comme telle, alors qu’elle était au collège (Parlant de collège, sa soeur qui entre en seconde a publié un article sur sa perception de l’enseignement dans un collège : ses années collège !).

Depuis, elle est passée par une seconde passerelle et un séjour dans un lycée Australien pendant quelques mois, puis elle est entrée en seconde générale au lycée public. Cette année, elle arrive en première avec le bac français en fin d’année (j’en reparlerai).

Déjà, lors de la présentation au Sénat pour le colloque étude plus, j’avais évoqué cette suite.

Et puis, c’est bientôt Ludovia, l’Université d’été de l’e-éducation en France à laquelle je ne participerai malheureusement pas cette année. Aussi, je voulais apporter ma contribution aux débats si besoin et après le témoignage de l’autre de mes filles sur sa perception de ses années collège.

La seconde passerelle

Après une année de Troisième chaotique pour des raisons de santé (elle a été pas mal absente), le cas de ma fille posait quelques soucis pour son orientation.

C’est quoi une classe passerelle ?

En effet, même si son niveau sur les bulletins lui permettait de passer en seconde générale (certains médecins rencontrés pour la reconnaissance de son « handicap » —elle ne se considère pas comme une handicapé— était de cet avis), son nombre de journées d’absence ne lui avait pas permis d’acquérir toutes les connaissances vis à vis du monde éducatif pour poursuivre en seconde générale ! Mais difficile de la faire redoubler, cela n’aurait eu aucun sens !

C’est pendant un conseil de classe (j’étais représentant des parents 😉 que la conseillère d’orientation proposa de l’orienter vers une seconde passerelle !

On nous présenta la seconde passerelle (Wikipédia vous expliquera comme cette classe est vendue !) : un mixte de troisième et de seconde (ce qui est le cas en effet). L’établissement privé (ces classes n’existent pas selon nos informations dans le public, allez savoir pourquoi !) confirma ces informations ajoutant même qu’ils avaient l’habitude de recevoir et d’accompagner des dys ! Discours sur-vendeur évidemment 🙁

Dans la réalité des faits, la classe où c’est retrouvé ma fille était surtout une classe d’élève en décrochage scolaire (sèches les cours, problème de drogue, « fouteurs de bordels »… ) mais rien à voir avec les dyslexiques. Elle était l’une des rares à être dans cette catégorie.

Donc, il était naturel que quelques étincelles devaient se produire pour la prise en compte de la dyslexie et l’usage de sa tablette en cours.

Dyslexie, iPad et seconde passerelle

En début d’année, comme je savais que c’était une année de transition, je ne me suis pas fait connaître (c’est-à-dire que nous, parents et enfant, avons tout fait pour garder sous silence mes activités ! Je ne veux pas être le papa poule qui surprotège son enfant (j’avais des exemples au collège de ce genre de pratique et cela m’énerve en général !).

Toutefois, nous avions prévenu que notre fille disposait un PPS qui lui permettait d’utiliser son iPad à la place de tout autre support pour ces cours ! Il n’y a d’ailleurs pas eu beaucoup de réactions de la part des élèves à cet instrument en classe hormis que certains d’entre eux lui ont demandé comment elle avait fait pour pouvoir venir avec une tablette en classe, afin de savoir si eux aussi pouvaient venir avec la leur. Pas plus de réactions, ou presque de la part des enseignants !

Non, la surprise est venue de la première rencontre parents – établissement (une grand-messe dans laquelle on nous a fait miroiter pas mal de choses en vantant les mérites de l’école !).

En effet, lors des questions des parents, une personne a demandé si cela était normal qu’une élève utilise une tablette en cours et pourquoi son garçon ne pouvait pas faire de même (je pense que vous savez de qui l’on parlait 🙂 La réponse du prof. principal a été qu’elle pouvait le faire car elle possédait les dérogations nécessaires. Mais, je me mets à la place des autres parents : pourquoi elle, pourquoi pas les autres !

Puis, vint assez rapidement la réunion de préparations pour son PPS ! Nous avons confirmé le choix de l’utilisation de l’iPad et fort des expériences passées la remise des cours en pdf ou dans un autre format si cela était possible et la mise en place de son 1/3 temps pour les contrôles. L’envoi des fichiers de cours ne fut pas suivi d’effets ! Elle n’a reçu aucun cours de cette manière durant l’année.

Une remarque de la direction (rappelez-vous, ils sont spécialisés en dys !) nous laissa un peu perplexe : «Oui, tu as cela pour l’instant… mais tu ne penses pas que ce n’est pas trop. Il faudra apprendre à te débrouiller sans notamment pour le bac et après !» (SIC). En plus, il était sous-entendu qu’elle avait de la chance d’être dans cet établissement qui lui permettait ce genre d’aménagement ! Je vous laisse juge.

Difficile de parler de l’ambiance de cet établissement sans parler de sa population. Évidemment, passer du public au privé selon les établissements peu amener des surprises (je suis certain cependant que l’écart n’est pas toujours celui que nous avons rencontré).

Comment qualifier la population présente ? J’aurais tendance à dire de façon triviale de fils et de filles de « faux-bourges » qui veulent placer leur cul plus haut que leur tête, mais qui n’en n’ont pas les moyens !

Je comprends l’incompréhension de ma fille vis-à-vis de ce public… Même si, pour elle, son quotidien se déroulait visiblement bien ! Toutefois, plus d’un an plus tard, elle n’a plus de contacts avec aucun de ces camarades de l’époque alors quelle est toujours « amie » avec des personnes du collège !

Si l’on veut résumer cette année de seconde passerelle, on pourrait dire que l’iPad était anecdotique tant ce lycée semble archaïque aux niveaux des nouvelles technologies !

Le summum a d’ailleurs été atteint selon ma fille lorsque une des enseignantes qui possédait un iPhone lui a demandé de prendre le tableau en photo pour avoir une trace de ce qui avait été fait ! Seul usage des nouvelles technologies pendant une année…ou presque !

Ce décalage dans l’usage des nouvelles technologies s’est d’ailleurs fait sentir dans le projet de mini-entreprise. Le soit disant projet que devaient réaliser les élèves à été plus que moins choisi par les enseignants et l’encadrant dit professionnel ! Et pour la mise en place du projet, attention les dégâts. J’avais l’impression de revivre mes cours lorsque j’étais moi-même étudiant (donc, 30 ans en arrière).

L’arrivée des frictions émergea rapidement notamment entre ma fille et le « pro » sur les notions de communication autour du projet ! Bizarrement, après quelques semaines, je n’ai pas pu m’empêcher de vouloir rencontrer cette personne, afin de mettre à plat leurs incompréhensions.

Je me suis présenté rapidement dans le message que j’ai adressé à la fois au responsable de la formation et au « pro » pour expliquer les raisons du désaccord profond et de l’approche différente de ma fille que je percevais et aussi comprendre avec les 2 sons de cloche la situation. Au final, je leur demandais juste un rendez-vous ! Je l’attends toujours !

Est-ce que cela a joué sur la perception de ma fille par l’équipe pédagogique de l’établissement ? On peut se poser la question. À moins que ce ne soit son départ pour l’Australie qui est en cause ! Nous avions anticipé sa fin d’année, car nous avions l’occasion de la faire rejoindre un lycée en Australie pour un trimestre. Grand bien nous en a pris !

Malgré tout, cela nous pose un problème, car nous devons rétablir l’équité entre les filles et donc, trouver une solution afin que la plus jeune puisse également bénéficier de ce régime de faveur. Seulement, cette dernière n’aura pas d’année « sabbatique » 😉

Le regard des enseignants sur notre fille dès lors que nous avons évoqué ce séjour à l’étranger s’est modifié… y compris avec des réflexions sur notre choix dans l’orientation vers une seconde généraliste. Il est bon d’ajouter que nous avions pris la décision de « retourner » au public (le choix de faire ES comme bac n’était pas possible dans l’établissement de la seconde passerelle) !

Je me rappelle à ce sujet d’une réunion avec l’enseignant référent (oui, chaque élève dans la classe passerelle bénéficie d’un enseignant référent) au cours de laquelle on nous a fait comprendre qu’il était pas bien, mais pas bien du tout que notre fille ne soit pas présente au mois de juin, l’aboutissement de son année. Et concernant l’orientation, vu sa connaissance de notre fille, qu’elle, forte de son statut d’enseignant, pensait que notre fille ne pourrait pas suivre un enseignement d’ES (Rire, elle sera l’une des meilleures dans sa classe dans ce domaine en seconde générale 😉 car selon l’enseignante qui avait elle aussi sa fille dans ce parcours cela était impossible !

Bref, difficile pour nous ces parents de savoir ce qui a été « incompris » dans cet épisode scolaire. Le comportement de notre fille qui savait qu’elle partait en cours d’année n’y est certainement pas étranger.

En tout cas, le départ vers l’Australie n’était pas du goût de l’établissement, jugeant que le mois de juin est capital dans leur établissement ! Malgré tout, il n’y eu aucun soucis pour son orientation, le passage du privé au public… et son départ pour l’Australie.

Le lycée en Australie et l’iPad

Un petit aparté. Sans Internet, il est clair que notre fille n’aurait jamais pu se rendre en Australie près de 3 mois à 15 ans, même si nous avons bénéficié de conditions particulières. Certains ont un oncle aux Amériques, mes filles ont une cousine très éloignée (la fille de la sœur de leur arrière-grand-mère) en Australie !

Nous n’avions rencontré cette personne qu’une seule fois, en l’invitant à passer à la maison lors de son dernier séjour en France. Et, par politesse, elle avait dit «il n’y a pas de problème pour vous accueillir en Australie». Évidemment, ce n’est pas tombé dans l’oreille d’une sourde et la demande est vite arrivée. Donc, à priori, pas de soucis pour l’hébergement !

Il nous restait à décider de la date… Mais finalement, nous nous sommes décidés tardivement ! Dès décembre (pour un départ en mai) nous avions demandé à notre fille de se rapprocher de l’administration de son école pour savoir s’il existait un partenariat particulier avec un lycée à Melbourne.

Finalement, sans réponses à nos différentes demandes auprès du lycée en France, nous avons pris les choses en main sachant que nous avions la possibilité d’inscrire notre fille dans l’un des meilleurs établissements pour jeunes filles de Melbourne : Loreto Mandeville Hall Toorak. C’était en février !

Donc, hébergement et établissement scolaire assurés, il nous restait le voyage et les documents administratifs. Tout, c’est fait sur le net (hormis le passeport 😉 : réservation du vol, « visa », assurances… soit au moyen du courrier électronique, soit par Facebook ! L’arrivée d’Internet a changé la donne dans les échanges internationaux… j’en reparlerai un peu plus loin !

En tant que parents, le vol avec son escale à Kuala Lumpur et l’éloignement à des dizaines de milliers de kilomètres pendant plusieurs mois nous effrayaient un peu.

Nous avions tort, Skype, FaceTime, SnapChat… semblent raccourcir l’éloignement.

Tout, c’est bien déroulé pour elle, même si, situation ubuesque, un jour alors qu’il était 5 ou 6 h du matin en Australie, nous avons reçu un appel FaceTime de sa part affolée. Elle avait été réveillée par du bruit… et pensait à des voleurs qui cambriolaient la maison… Son réflexe a été d’appeler son père en France 😉 Rassurez-vous ce n’était que des opossums qui visitaient les poubelles !

Mais revenons à ce qui nous intéresse, c’est-à-dire l’iPad en cours. En effet, nous devions prévenir l’établissement scolaire australien que notre fille n’utilisait pas les copies, pas les cahiers, ni les crayons… mais que la tablette l’accompagnait dans tous les cours ! Dans les documents d’inscription, nous l’avions mentionné, croisant les doigts pour qu’il n’y ai pas de soucis pour elle !

Nous étions crédules. L’Australie n’est pas la France. Notre fille de nous raconter que son arrivée équipé de son iPad en cours n’a pas posé de problème puisque chaque élève possèdent dans la classe son ordinateur, sur lequel les enseignants leur demandent de travailler en cours de journée en échangeant les courriers électroniques avec l’enseignant… ! On n’avait pas remarqué qu’elle utilisait une tablette !

Ce sont 3 mois d’une expérience fabuleuse dont elle est ressortie métamorphosée, ayant mûri considérablement entre-temps ! À la fois une découverte d’un pays complètement différent, une nette amélioration de son anglais, une ouverture d’esprit encore plus grande, la révélation d’un système scolaire inconnu (elle connaissait déjà le système Allemand) en uniforme « d’écolière » (l’uniforme est de rigueur en Australie), etc.

Elle est toujours en contact avec ses amies Australiennes… via Facebook, Snapchat, Instagram… et elle suit avec avidité toujours leurs activités. D’ailleurs, l’une d’entre elles a passé quelques jours à la maison l’hiver dernier pendant son séjour en France, en famille.

Côté anecdote pour l’usage des médias sociaux pendant ce voyage, comme je m’y attendais, quelques jours après son arrivée au lycée, ma fille m’a demandé l’autorisation d’ajouter SnapChat à ses applications, car toutes les australiennes l’utilisaient 😉 Personne ou presque ne connaissait SnapChat en France à l’époque 😉

La seconde générale

Changement de décor cette année avec son arrivée en seconde générale dans un lycée public. Comme c’est la règle, nous avions rappelé que notre fille utilisait un iPad en cours.

Les premières semaines

Lors de la réunion de rentrée, les parents étaient invités pour la présentation de l’établissement ! Toujours difficile de juger en pareil cas…mais cette présentation à l’aide de transparents m’avait un peu interloqué ! Des transparents pour un établissement qui possède un site internet… Il y avait contraste pour moi !

Mais cette année, suite à une discussion à Ludovia, nous (les parents) avons décidé de rencontrer dès le début de l’année la quasi-totalité des enseignants de notre fille afin de leur expliquer au besoin la dyslexie, ce qui pourrait aider notre fille, faciliter la relation et la compréhension entre elle et les enseignants selon les matières… Grand succès nous semble-t-il que cette opération.

La plupart des enseignants étaient ravis de cette démarche, certains comprenant la situation et allant même jusqu’à proposer d’éventuelles adaptations pleinement satisfaisantes !

Reconnaissons-le, la direction est aussi à l’écoute ! D’ailleurs, l’orthophoniste qui était invité à la réunion sur le PPS de notre fille en est ressortie agréablement surprise par la qualité d’accueil des élèves dys. dans l’établissement. Tout est fait pour leur facilité la scolarité et dès la seconde, on évoque déjà les différentes formules d’aménagements des épreuves du bac qu’il est possible de mettre en place.

Un exemple, pour l’année qui va venir, lors de ses épreuves de bac blanc français, il a déjà été suggéré qu’elle puisse en réaliser une avec un secrétaire et une autre avec du matériel informatique ! Cela permettra à notre fille de choisir sa solution pour l’épreuve finale !

Côté enseignant, rien à redire. La grande majorité a joué le jeu, et même plus : agrandissement des photocopies, cours envoyé en PDF, 1/3 temps ! Le seul regret, l’inaccessibilité au réseau de l’établissement ! Ce serait parfois plus simple pour envoyer (ou recevoir) des documents !

Mention spéciale pour la calculatrice en math

Côté outils, elle reste fidèle à Evernote et à sa panoplie d’outils « traditionnels » (voir l’article précédent), même si elle a ajouté par exemple des applications pour projeter des présentations de type PowerPoint depuis son Ipad,

En seconde, l’instrument « magique » est la calculatrice statistique et permettant de tracer des fonctions. J’étais conscient du problème et certain de trouver l’équivalent de ce qui était demandé comme calculatrice sur la tablette. L’intérêt de la rencontre avec l’enseignant de mathématique en début d’année était indéniable sur le sujet ! Jackpot, j’ai rapidement trouvé les apps nécessaires : Desmos, StatCalcLite et Math42 (que semble bien connaître les élèves de la 6e à la terminale ;-).

Au passage, je reste persuadé de la disparition des calculettes et calculatrices dans un proche avenir ! Ce qui coûte cher, c’est le développement des applications… Pourquoi alors s’embêter avec « l’emballage » si tout le monde possède une tablette ou un smartphone ? Et, je dis souvent à qui veut l’entendre que l’arrivée de l’usage au quotidien des tablettes et smartphone dans le monde de l’éducation correspondra à l’arrêt de la fabrication des calculettes et calculatrices !

Pour clore le chapitre calculatrice, sachez que l’utilisation des versions sur la tablette n’a nécessité aucun apprentissage. Assez bluffant pour ma fille… Une saisie rapide et hop, le résultat alors que pour les autres élèves, ils devaient apprendre à programmer leur engin. Plusieurs fois, elle attendait pendant les cours au vu de son « énorme » gain de temps !

Tout n’est pas cool ou de l’incompréhension de certain

Seule ombre au tableau, l’enseignant de français qui nous avait accueillis en nous disant connaître dyslexie et dysorthographie… Parmi l’ensemble des aménagements discutés, nous nous étions mis d’accord pour que notre fille puisse « posséder » les livres sur son iPad quand cela était possible ou regarder la pièce de théâtre éventuellement, plutôt que de lire le livre papier !

Cependant, dès les premières lectures, il réclama la version papier ou prétexta des versions « différentes » inadéquates. Rares ont été les cas où la version électronique suffisait ! Pas très cool.

Pire à mon sens, son incompréhension de la dysorthographie… Le premier travail de notre fille a été rendu couvert de rouge, avec une remarque du genre travail et orthographe inadmissible ! De plus, quelques remarques en cours, devant toute la classe, ont été faites à notre fille ! Pas très cool non plus.

Enfin, comme il avait indiqué refuser de corriger les travaux de notre fille s’ils étaient rendus en l’état… Ce n’est plus notre fille qui produisait les travaux à rendre, mais ses parents ! Nous avons mis en place une stratégie à la maison propre à cet enseignant. Nous demandions à notre fille d’écrire son texte, puis nous le reprenions pour le mettre en « bon » français en corrigeant son orthographe, et enfin repassage en lecture orale pour savoir si cela correspondait bien à ce qu’elle avait voulu dire ! Cela devenait un gag pour nous savoir qui aurait la meilleure note entre le père et la mère ! Je ne compte plus les heures passées à ce travail.

Sans parler que parfois le travail, à réaliser en une semaine, consistait à lire quelques chapitres d’un ouvrage (plus fréquemment de plusieurs), évidemment, ouvrages non-disponibles en version audio ou pdf… On peut l’avouer, c’est papa-maman qui se collait à la tâche… C’était impossible pour notre fille à effectuer. L’accent pendant la mise en place du PPS de l’année avait quand même été de tenir compte de son handicap et de ne pas la « surcharger » de travail supplémentaire !

Notons que nous avons indiqué à l’enseignant la manière dont nous travaillons à la maison pour son cours et que c’est le seul enseignant avec qui il a été nécessaire d’échanger par courrier électronique ou carnet interposé et de rencontrer à d’autres occasions !

Contente de cette année

Bah, tout l’un dans l’autre, l’année s’est bien terminée et notre fille est très heureuse de poursuivre cette année en Première ES ! Tellement contente de son année, qu’elle qui auparavant ne souhaitait pas faire long feu sur les bans de l’Éducation Nationale émet désormais le souhait de faire des études longues ! On verra d’ici deux ans. Attendons déjà la fin de la première. Chaque chose dans son temps !

Côté élèves, pas de remarques particulières concernant son utilisation de l’iPad ! Difficile pour moi de l’expliquer. Les tablettes font désormais partie du paysage ? La maturité des lycéens ?

C’est plutôt notre fille désormais qui râle après les élèves visiblement dys. qui cherchent à cacher leur handicap ou dont les parents refusent qu’ils soient pris en charge. Son plus grand souhait serait en début d’année de présenter aux « petits » de seconde désormais ce que c’est d’être dys. et ce qu’ils peuvent faire pour être aidés 😉

Elle vit très bien son handicap (Non, je n’ai pas prononcé le mot ma fille 😉 Si ce n’était pas le cas, je ne pourrais pas vous « raconter » son histoire que nous relisons ensemble afin d’éviter les erreurs !

Des séjours internationaux

Quelques jours après la rentrée, l’enseignante d’Allemand proposa aux élèves de participer à des échanges internationaux (normal dans une classe en partie Allemand Européen). Notre globe-trotter évidemment a entendu l’appel (y compris celui de recevoir à la maison un élève d’un lycée Allemand venu passer quelques jours en compagnie de sa classe en France !).

Comme la question a été posé peu de temps après son retour d’Australie… Son premier réflexe a été de dire : «Je veux partir, mais pas trop longtemps !» Nous nous sommes mis rapidement d’accord sur la version de l’échange 3 semaines en Allemagne, accueil de la correspondante 3 semaines en France. Pour ma part, je pense que la version 3 mois lui aurait convenu comme un gant et en fin d’année elle regrettait un peu de ne pas l’avoir choisi ou même d’en prendre pour 6 mois !

Fort de nos expériences précédentes (Nous avions déjà organisé un échange d’une quinzaine de jours avec une correspondante Allemande pendant les vacances d’été, il y a 2 ans et 2 échanges avec notre fille cadette l’an dernier), nous savions comment procéder 😉 Internet simplifie la chose… Une petite annonce sur un site spécialisé (l’OFAJ pour l’Allemand) et pas besoin d’organismes pour nous venir en aide !

Une fois les premiers échanges par mail réalisés (Pardon, par Facebook ;), nous laissons nos filles choisir « leurs » correspondantes. Naturellement, la sélection s’effectue au fur et à mesure.

Dès le mois de décembre, notre fille savait avec qui elle voulait réaliser son échange ! Nous les laissons mettre au point ensemble (les 2 correspondantes entre elles) le gros de l’organisation via les outils d’échanges qu’elles veulent utiliser.

Nous, les parents, demandons juste de réaliser un Skype avec la famille d’accueil quand le terrain de l’échange est déblayé ! Quelques missives entre parents par courrier électronique affinent la préparation. Et hop, l’échange arrive !

Cette façon de procéder est selon nous très avantageuse sur plusieurs points. Le choix et la connaissance de l’autre est meilleure. Il y a moins de surprises sur la découverte de l’autre que si une structure choisissait pour nos enfants une personne !

D’ailleurs, cette année, un premier choix avait été déterminé et pendant la période d’organisation, les 2 ont fait machine arrière car visiblement, elles n’étaient pas sur la même longueur d’ondes.

Toutefois, cela n’empêche pas complètement les erreurs… On connaît véritablement une personne seulement lorsqu’on vit avec elle au jour le jour !

Le choix de la durée est également important à notre sens. Les échanges vont jusque 6 mois ! Personnellement, je trouve cela très long, trop long ! Surtout pour les jeunes en 3e et si c’est une personne imposée par une structure…

Aussi, pour notre cadette qui intègre une seconde Abibac, nous avons choisi, avec son accord, la solution de l’échange 3 mois en Allemagne, 3 mois en France ! Cela fait plusieurs mois désormais que nous connaissons Georgie, la future « correspondante » qui résidera chez nous un trimestre. Les dates des séjours dans les 2 pays sont déjà calées, reste à attendre l’approbation de l’encadrement de la section Abibac !

Bon, ce n’est pas tout ça, mais désormais, la plus jeune attend que nous l’envoyions en Australie et la plus grande établit des plans sur la comète pour se trouver un moyen de faire un échange avec les États-Unis ! Si vous avez des plans pour trouver des correspondantes prêtes à faire un échange, merci 😉

Et puis, ce sont les préparatifs pour la nouvelle année scolaire… On sait déjà comment nous allons la débuter : en rencontrant les nouveaux enseignants de notre dys. Et puis, toujours le dialogue constant entre notre fille et nous (et aussi les enseignants) sur les outils, de nouvelles manières d’intégrer la tablette dans sa vie de lycéenne, etc.

Et, nous nous retrouverons certainement pour parler de l’utilisation ou non de la tablette au bac désormais ou dans le supérieur 😉

avenir d'Internet et disparition du web ou la nouvelle révolution Internet

Cela fait quelque temps que je veux publier ce billet sur l’avenir d’Internet dans quelques mois, années… et attention les dégâts. Comme celle de la création d’Internet à son arrivée en France au début des années 90, comme l’arrivée des blogs et des réseaux (médias sociaux) ensuite… Cette révolution, c’est le nomadisme aussi bien avec les tablettes et les portables dont on nous parle depuis plusieurs années désormais ! La différence, c’est qu’il sera véritablement là !

L’idée de ce billet germe depuis une année… depuis l’introduction en Bourse de Facebook pour être précis. Les journalistes me posaient des questions sur l’éventuel futur Facebook payant… et je leur répondais que ce n’était pas la priorité de Facebook. Sa priorité était : trouver sa place sur les mobiles ! Un an plus tard, le pari semble gagné pour eux.

J’attendais de publier, car j’aime les discussions avec mon camarade de réflexion sur l’avenir du web, j’ai nommé Arnaud, spécialisé en communication & markerting avec qui nous refaisons le monde Internet lors de débat après repas chez les uns ou les autres… j’aime son ressenti, il m’aide parfois à y voir plus clair et généralement nos élucubrations s’avèrent exactes 2-3 ans plus tard. Nous avons donc échangé sur les nouveaux usages…

Mais, le déclencheur de la diffusion de ce billet reste ma participation à l’enregistrement de l’émission de Christophe Hondelatte : Hondelatte dimanche sur Numéro 23 (TNT). Le sujet était : faut-il encore apprendre l’écriture manuscrite à l’école ! je reviendrais d’ailleurs sur le sujet avant la diffusion de l’émission 😉

Le drame de cette nouvelle révolution est qu’elle est « insensible » ! Un peu à l’image de celle que nous avons connue (et le retard pris de ce fait par les entreprises entre autres) avec le web social,. Nous aurons tous l’impression d’être dans la bonne mouvance. En effet, qui ne possède pas un smartphone aujourd’hui ? J’observe que dans la plupart des classes de 6e seuls, 2 à 3 élèves n’en possèdent pas !
Mais, et c’est là que les écarts de cette révolution vont se creuser… qu’est ce que nous faisons avec notre smartphone ou nos tablettes actuellement… Observez autour de vous ? Qu’est ce que font les différentes générations de ces outils, comme ils les utilisent ! Je sais, on va encore dire que je parle de la génération Z (les 0-18 ans, les véritables digitals natives).

J’entends autour de moi des adultes qui disent : «moi, j’ai viré toutes les applications… c’est long pour trouver ce que l’on peut faire avec et comment s’en servir… au final, elles ne me servent à rien !». Bref, j’ai l’impression qu’ils utilisent leur smartphone comme un simple téléphone un peu évolué…

En parallèle, j’observe la génération Z ! Ils chargent régulièrement des applications, les testent, les « jettent », mais conservent celles qui leur semblent utiles ! Et grosse différence entre eux et nous, ils savent ce qu’ils possèdent comme application et ils savent s’en servir à bon escient souvent !

Si je prends mon exemple, comme j’essaye de suivre la tendance (oui, je ne suis pas encore à la retraite) j’essaye de les imiter… seulement je n’ai pas le réflexe d’utiliser l’application au bon moment (c’est fréquent que je me dise après coup, tiens avec cette apps, cela aurait été plus simple) ou que mes filles me disent : «mais, pourquoi tu n’utilises pas ceci ou cela» (à la différence de beaucoup d’entre nous, je les écoute et suis leurs conseils) et j’ai tendance à retourner plus volontiers sur mon ordinateur (vers ce que je connais) !

Pour être honnête jusqu’au bout, je commence à être dépassé… je dois me (nous, car parfois je l’avoue je leur demande leurs avis sur des conseils stratégiques pour les entreprises) faire aider par mes 2 ados ! Elles ont compris, elles utilisent naturellement ces nouveaux outils… pas moi ! Un exemple, pas propre au nomadisme… Pinterest ! J’ai plus de 7 000 abonnés… mais j’en dois une bonne partie à l’intelligence de l’utilisation de mes filles…

Pire, certaines applications sont complètement liées à ces nouvelles machines qui nous accompagnent partout et ne peuvent pas exister souvent sur un ordinateur.

Si je reste sur nos Smartphones, ils font réveil de voyage, alarme (y compris pour la cuisson des plats en cuisine), chronomètres, rappels, moyens de communication en déplacement (un exemple, hier ma fille en escale à Kuala Lumpur a discuté avec moi pendant son transit pour attendre l’avion vers Melbourne via nos 2 iPhones, j’aurais été sur l’ordinateur je ne l’aurais pas « vue » en ligne), lampe « torche », loupe, calculatrice (vous savez le truc qui va disparaître des écoles car tous les smartphones en possèdent une y compris des scientifiques, financières…), lecteur de code 2…

Je ne fais que reprendre le contenu de l’un de mes dossiers d’applications sur mon Smartphone… c’est donc sans parler des fonctions appareils photos (n’oublions pas que nous entrons dans le monde de l’image avec l’arrivée du Picture Marketing pour ne citer que lui !), des solutions de commande et de saisie vocale genre Siri…, des dossiers d’applications pour le commerce de proximité ou non, de la presse, etc.

D’ailleurs, une voisine, enseignante à la Fac à « découvert » à la maison l’intérêt des tablettes…
Et nous (les enfants et moi) lui avons expliqué, c’est que ce n’était pas la même chose que sur l’ordinateur… Plus de dossiers et de hiérarchisation de dossier sur la tablette à proprement parler, ce n’est pas le but ! Par contre, des usages et des manières de se comporter d’une nouvelle forme… même vis à vis d’annotations pour un texte…

Depuis, elle a acheté sa tablette et passe pour prendre des « piqures de rappels » 😉 afin de prendre toute la mesure de l’outil, apprendre de nouvelles façons de travailler, de se comporter…

Ce qui se prépare me rappelle la fin des années 90… on formait pour apprendre à utiliser le web y compris le mail… on va bientôt former pour utiliser ces nouvelles interfaces et ces nouveaux moyens de travailler en ligne…

Mais, on peut pousser la réflexion plus loin… Les influenceurs d’aujourd’hui ne seront pas ceux de demain… Si l’on schématise, les influenceurs de la période des blogs sont pour la plupart des influenceurs d’aujourd’hui… Peu de génération Y (les 18 – 35 ans) à leur grand dam arrive à se positionner dans cette frange de la population… mais l’influence issue des blogs va disparaître et le sursaut actuel des blogs n’est pour moi qu’un chant du cygne !

D’ailleurs, pour plagier Influencia, qui titre La blogosphère libre existe-t-elle encore ?, je poserai la question de savoir si la La blogosphère existe-t-elle encore ? et vous pouvez lire leur article de la même manière 🙂 Influenceur tu ne m’influences plus pourras également être une bonne lecture sur le sujet 😉

D’ailleurs, je perçois les prémisses de cette révolution qui pointe le bout de son nez… la question de savoir si l’apprentissage de l’écriture manuscrite à l’école dans un débat télé en est un, mais lorsque je vois des titres comme Le référencement mobile. Tout est à réinventer… je me dis que je ne dois pas être le seul à penser en termes de révolution dans le sens où nous allons devoir remettre à plat toutes nos pratiques.

L’arbre qui cache la forêt de tout cela est l’omniprésence dans les influenceurs entre autres de personnes qui doivent défendre leur gagne pain. On ne scie pas la branche sur laquelle on est assis ! Alors pour eux, il y a encore de l’avenir sur le web, les médias sociaux dans leur forme actuelle…

Dernièrement, lors d’un séminaire, j’entendais des participants qui devaient rencontrer une agence de communication (agence web en l’occurrence) qui allait leur faire un site Internet ! Scandale pour moi… les agences web sont les premières appelées à disparaître… Créer des dispositifs pour les mobiles est un autre métier ! Elles ne diront jamais que demain le web n’existera plus ou ne représentera plus rien… nada… rien… Et, comment vont-elles expliquer, si elles prennent le virage dans quelques années, qu’elles ne savaient pas que cela allait changer aussi vite… Je pense que le montant de ce dernier site restera coincé dans la gorge du client !

Cela m’amuse… on prône avec les médias sociaux le parlé vrai… mais ne l’appliquons surtout pas à nous même. Mais c’est vrai que nous sommes dans le domaine du commerce et du marketing… 🙂

Qui se souvient encore des groupes Usenet par exemple ? je suis certain que les plus jeunes ne savent même pas que c’était l’un des fleurons de l’internet fin des années 90 ! Il faut dire qu’en plus ils étaient gratuits…

Bref, il m’est peut-être plus facile qu’à d’autres de m’exposer… je vends du conseils, donc je peux mettre en garde.. et surtout, j’ai tout au long de ma vie professionnelle, perpétuellement changé de routes (il suffit de voir mon portfolio)…

Pour moi la vie n’est pas figée, comme celle du web n’est pas figée… j’ai toujours tenté de m’adapter au monde dans lequel je vis… une nouvelle fois, je me formerai… ah la formation tout au long de la vie ! Donc, pas d’enjeux financiers dans cette révolution pour moi, d’autant plus que j’en ai conscience… Mais, ils vont être nombreux ceux qui vont rester sur le carreau pour non-(r)évolution… Au passage, le responsive design n’est qu’un pis-aller provisoire, pensez désormais usages et comportement avec des outils nomades…

J’attends aussi avec impatience les réactions de ceux qui se sont « moqués » des personnes qui ne suivaient pas l’évolution d’internet, de ceux qui ne passaient pas au web 2.0, de ceux qui ne comprenaient pas, que c’était impossible, incompréhensible… de ne pas utiliser le web social… Je me demande si, à leur tour, ils évolueront aussi facilement vers ce nouvel environnement d’Internet !

Vos magnifiques ordinateurs, de bureaux ou même portables n’ont plus que quelques années à vivre, ensuite vous les mettrez au rang de votre musée familial… demain, les engins mobiles vous créeront des environnements de travail virtuels et comme je le disais déjà en 2008 dans nomadisme, vous avez dit mobilité 2.0, tout écran deviendra interface avec vos outils nomades… comme par exemple les « écrans » sur les vitres arrières des voitures… sans parler des objets connectés…

Quand je vous dis que la révolution est en cours !

Elle va en cours sans cahier mais avec un iPad !

Les pdf de math dans les ebooks
Les pdf de math dans les ebooks

Si cet article vous intéresse, il existe une suite : Dyslexique, elle va au lycée sans cahier mais avec un iPad ! qui évoque également des améliorations qui peuvent convenir au collège 😉 

Comme je l’avais indiqué en début d’année scolaire, l’une de mes filles atteinte de dyslexie peut cette année utiliser son iPad au collège. Elle est la seule dans la classe (du collège) à être équipé d’une tablette. Les autres élèves restent au papier – crayon…

Aussi, j’avais promis de faire un retour de cette « expérience » de l’utilisation de l’iPad en classe !

En fin d’année dernière, en 4e, nous avions demandé la mise en place d’un PPS (Projet Personnalisé de Scolarisation) ainsi que pour les examens suite à son « handicap », à sa dyslexie.

Aussi, la veille de la rentrée, j’appelle la directrice de l’établissement pour savoir si nous pouvons déjà mettre en place l’usage de la tablette Apple dès le 1er jour de la rentrée scolaire.

La décision est vite prise… la réponse est : «il vaut mieux qu’elle démarre dès le début de l’année !» Au collège, on sait que je travaille dans « l’informatique » et donc, les problèmes techniques et l’apprentissage de l’outil sont à ma charge 😉 L’un des freins à cette décision est levé.

En effet, cela fait plusieurs mois que nous testons des outils pour une utilisation en classe. Côté manipulation, je pense que ma fille est plus habituée que moi désormais au maniement de sa tablette… Nous échangeons nos astuces d’utilisation.

D’ailleurs côté outil, j’ai laissé Yseult choisir ses propres outils !

Rapidement, elle s’est déterminé pour employer Evernote, un logiciel de mind mapping : SimpleMind et à l’occasion, elle use d’un logiciel de dessin : Jotter Notes ou encore, manie son iPad comme un appareil photo.

L’iPad en classe côté collégiens
prise de note en classe sur l'iPad - SimpleMind
prise de note en classe sur l’iPad – SimpleMind

À son arrivé en classe, évidemment l’apparition de l’iPad à fait son effet (les enseignants avaient été prévenus par la principale).

Côté élèves, c’est la surprise… et les réactions sont diverses : «Tu n’as pas le droit». La plupart râlent qu’ils n’ont pas le droit de venir avec leur portable en cours. Certains menacent de sortir leur portable lors des contrôles ou d’autres réagissent en lui disant : «t’as bien écrit pendant 3 ans, tu pourrais écrire une 4e année».

D’autres personnes lui demandent si elle aura toute l’année son iPad et pour d’autres, ils restent « baba » qu’elle possède un « vrai » iPad.

Bref, étonnement et jalousie dans un premier temps. Mais, c’était attendu. Par contre, personne n’a demandé à manipuler ou à toucher la tablette…

Rapidement, les élèves de sa classe sont plus intéressé par elle et son iPad que par le cours. Ils regardent ce qu’elle fait ! Elle se fait charrier : «t’as plus de batteries, etc.», mais aussi conseiller (on lui évoque les risques de vol, tu ne l’auras pas au brevet mais aussi d’aller jouer ou de consulter son Facebook) et une copine lui demande pour voir le contenu « privé » de l’appareil.

D’ailleurs, la conséquence de cet intérêt à l’iPad des camarades de classe est rapide. Yseult prend la décision de modifier chaque jour son code Pin. Quelques semaines plus tard, moins sous « surveillance », elle continue de le faire par habitude, mais la « pression » est moins forte !

Dès le premier jour, des élèves lui demandent qu’elle mette ses prises de note dans Facebook afin qu’ils puissent réviser ! (avec le recul, je me dis que c’est une bonne solution également pour ceux qui sont malades !) Mais ce sont les mêmes qui dans la cour de récréation disent qu’«elle apporte son iPad pour se la péter.»

À la première récréation, le bruit qu’Yseult utilise un iPad en classe se propage! Et à nouveau des question : savoir si la tablette lui appartient réellement, combien ça coûte (ce sera également une question d’un enseignant pendant une séance de travail), depuis quand elle l’a… et aussi s’il était 3G 😉

Pour la 3G, c’est motus et bouche cousu (la plupart des collégiens pensent : « « de toute façon, y’a pas de 3G sur l’iPad») car cela évite que d’autres camarades l’incitent à aller sur Facebook ou d’autres réseaux pendant le cours 😉 Au fil du temps, en cas de besoin, elle sait qu’elle peut s’en servir !

Elle doit fournir également des explications sur le pourquoi elle utilise son iPad ! Au passage, certains veulent faire croire qu’ils sont handicapés pour pouvoir utiliser eux aussi un iPad en classe ! Elle explique un peu ce qu’est la dyslexie. Toutefois, elle demandera plus tard à son prof. Principal, lors d’une heure de vie scolaire qu’il explique en cours la dyslexie, le handicap, la raison de l’iPad en classe).

Une question parallèle : a-t-elle due acheter d’autres équipement comme des cahiers… pour la classe !

Yseult note également un changement de comportement de certains élèves autour d’elle. Ils « fayottent » pour devenir amis avec la personne qui possède un « engin extraordinaire ».

Cela se ressent également pendant les cours. Des élèves « friment » d’être à la table de l’iPad (ils sont voisins d’Yseult dans la classe).

Mais, la sensation de l’iPad s’atténue rapidement au fil des jours. Dès la troisième journée, l’iPad n’est plus l’objet de tous les regards… même si, par Facebook, on lui demande si elle vient encore aujourd’hui avec son iPad !

Un iPad en classe, les enseignants
plus traditionnelle, la prise de notes sur Evernote sur l'iPad en classe
la prise de notes sur Evernote sur l’iPad en classe

Et côté enseignants… Pour la grande majorité d’entre eux, l’arrivée de l’iPad ne change rien à leur cours en apparence même si un professeur propose de donner son cours sous forme électronique, mais sans effet derrière !

Mais là aussi, comme pour les élèves, les réactions peuvent être ambiguës. Le même enseignant dit qu’il attent les « aménagements» officiels mais demande s’il ne va pas trop vite pour la saisie par l’engin électronique.

Exception, l’enseignante de mathématique. Sa première question est de savoir si le livre de math est disponible sur l’iPad. Et petit clin d’oeil, dans son premier cours, cette enseignante doit distribuer des calculettes aux élèves qui ne l’avaient pas sur eu. Pas besoin avec l’iPad.

Rapidement, le professeur fait parvenir son cours au format Pdf. De même pour les DM, Yseult reçoit le Pdf et elles se sont mis d’accord, l’enseignante et Yseult sur la date et heure d’envoi du devoir.

Pour en avoir discuter l’enseignante, je sais qu’elle s’est rapprochée de son inspecteur pour en savoir un peu plus sur l’emploi de l’iPad au brevet par exemple.

D’ailleurs, c’est dans cette matière, les mathématiques que se pose le plus de problèmes pour la prise de notes, pour les DM et les DS.

En effet, côté saisie… l’écriture des fractions, des x (multiplication), des √ n’est pas native. D’ailleurs, si vous avez une solution simple, on est preneur 😉

On évoquait également avec l’enseignante, la difficulté de la correction orthographique, important, y compris en mathématique. Il existe une aide à la saisie (l’iPad propose des mots lors de la saisie) mais pas d’outil de correction orthographique comme dans Open Office ou Word !

Second soucis plus général, la récupération des documents pour les DS.

Ce dépôt ou la réception de fichiers pendant les cours, lors des DS pourrait être résolu par l’emploi d’une Dropbox (avec la connexion 3G depuis l’iPad), ou avec l’autorisation de se brancher sur le réseau du collège. L’iPad ne possède pas de connexion USB, il n’y a donc pas la solution de la clef USB).

Elle utilise un iPad en classe
le dessin exploité en prise de note via Jotter notes sur l'iPad en classe
le dessin exploité en prise de note via Jotter notes sur l’iPad en classe

Comment fonctionne Miss iPad (surnom qu’on lui a donné au collège) avec son iPad et l’intérêt pour elle d’avoir cet équipement au bout de quelques semaines de cours.

Le premier point est qu’elle peut prendre note de ces cours sous différentes formes. Elle passe aussi bien par une carte heuristique (beaucoup de ses camarades de sa classe lui ont dit : «c’est quoi ?», à de la saisie traditionnelle (nous avons ajouté une coque avec un clavier intégré) ou encore, elle prend le tableau en photo

La prise de vue résout la difficulté de prendre l’ensemble des notes, notamment en fin de cours, Cependant, selon les enseignants, ce contenu du tableau est plus ou moins exploitable : pression de la craie sur le tableau, écriture « lisible » ou non…

Les contraintes de l’écriture à la main dans un cahier : bout de ligne, ajouts… sont désormais du passé. Plus surprenant peut-être, lorsque j’en discute avec ma fille, elle me dit mieux et plus facilement hiérarchiser l’information en pouvant choisir son mode de prise de note !

L’utilisation de l’iPad abouti même parfois à un gain de temps sur la saisie par rapport aux autres membres de la classe. On regarde sur son iPad pour connaître la suite de ce qu’a dit l’enseignant.

L’un des plus importants avantage de l’utilisation de l’iPad est à la relecture… Ce n’est pas écrit «torchon». Mais, mieux encore, le zoom avec les doigts permet de régler le niveau de grossissement et de mettre au besoin en évidence par exemple une équation mathématique par exemple.

Par contre, nous sommes « déçus » car en Français, nous espérions trouver les livres sous forme Pdf… de plus, l’un d’eux doit être dans une collection spécifique. » Nous avons dû rechercher des versions sonores des livres 🙁

Petit détail… auquel je n’aurais pas pensé. Yseult a l’heure pendant les contrôles. Qui possède encore une montre dans les élèves ? Personne ou quasiment… Ils ont tous leur montre sur leur téléphone portable. Et les téléphones doivent être au fond du cartable ! Donc, autre avantage de l’iPad… il fait montre 😉

Autre avantage mis en avant par ma fille, l’iPad est moins lourd que l’ensemble des cahiers ou même qu’un ordinateur portable. Elle fait aussi remarquer que son autonomie est un plus. Pas besoin d’une prise de courant en cours de journée…

Des effets secondaires sont aussi apparus en classe qui dépasse le cadre de ma fille puisque dans le cours de math, d’autres élèves demandent eux aussi à recevoir les DM au format Pdf. Ils savent ainsi où se trouve leur DM !

une photo du tableau, habituel en réunion… pas au collège
une photo du tableau, habituel en réunion… pas au collège

Cet envoi de PDF offre un autre avantage… Il permet à Yseult de suivre les cours même si elle est absente comme c’est souvent le cas ces derniers temps pour des soucis de santé. La continuité pédagogique est de mise dans ce cours de mathématique… et c’est l’arrivé de l’iPad qui en est le générateur.

Notre apprentissage (car pour nous aussi nous —Yseult et ses parents) devons remettre en question nos manières de fonctionner, de réviser… continue.

Actuellement, nous regardons ce qu’il est possible de faire pour « écouter » plutôt que de « lire » ! C’est possible de « faire lire » l’iPad. De même, pour l’instant, elle n’a pas intégré la possibilité d’enregistrer le cours ou une partie du cours ! Mais, des solutions de transcription comme Dragon Dictation ne sont pas encore idéales.

De son côté Yseult, envisage de demander l’avis des enseignants pour savoir si elle peut diffuser les notes de cours issus de son iPad dans un groupe sur Facebook auprès des élèves de sa classe !

Mais, là, dans l’immédiat… vendredi nous avons une réunion pour la mise en place du PPS. En cours de trimestre, nous avons eu un appel de la MDPH (Maison Départementale des Personnes Handicapées) pour savoir ce qui avait déjà été mis en place dans la perspective de ce PPS !

L’arrivée de l’iPad au sein de la classe a apporté quelques changements, mais surtout, et c’était le but facilite la vie de la collégienne au quotidien.

Et puis, des élèves se renseignent auprès d’Yseult pour en connaître un peu plus sur la tablette car il souhaite passer commande d’un iPad pour Noël ou comme cadeau de réussite du brevet des collèges !

Quelques mise à jour (nuit du 20 au 21 nov.) :

Merci aux nombreux visiteurs de ce billet et à ceux qui nous fournissent des liens divers et variés. J’ai l’impression que le sujet intéresse pas mal de monde au vu des réactions des uns et des autres, professionnels de la dyslexie, passionnés de tablettes, parents concernés…

Pour répondre à quelques questions reçues dans Facebook, Twitter ou Google, le choix de l’iPad n’est que secondaire. J’aurais dû employer le terme de tablette, mais qui aurait lu l’article 😉 Par contre, je ne pense pas qu’un portable aurait eu le même apport que la tablette Apple !

je voudrais également ajouter quelques liens :

Enfin, iWorks n’apporte pas la solution pour les équations mathématiques sur iPad (pas de modules complémentaires comme sur Mac). Par contre, nous avons peut-être trouvé l’outil qui manquait ! Mince, son iPad est verrouillé… et je n ‘ai pas le mot de passe… Je vous dit cela demain 😉  Il s’agit de MathBot

une famille i : iPad, iPhone… ou l'arrivé de la 100% mobilité dans une famille

Bon, vous êtes désormais habitué à mes digressions au sujet de l’usage de l’informatique au sein de ma famille ! Quelques événements ont fait qu’un chamboulement complet vient d’avoir lieu ! Je m’explique brièvement :

  • iPhone : malgré mes réticences et pour différentes raisons dont la principale est la possibilité de pouvoir mettre en place une alerte locale dans l’instant, je suis désormais équipé d’un iPhone ! Jusqu’ici, j’ai tenté de résister 🙂 Mais, je savais depuis quelques années qu’un jour prochain je devrais passer à ce périphérique, le smartphone !
    D’ailleurs, j’avais anticipé, puisque avant de recevoir l’appareil, j’avais préparé mon arrivée : pas moins de 200 amis sur Foursquare alors que je ne possédais pas de téléphone portable digne de ce nom !
    Et pareil pour l’ensemble de mes choix dans les applications… Je choisissais toujours en fonction de sa présence ou non sur le téléphone portable Apple (mon choix était fait depuis longtemps).
  • iPad : la plus grande de mes filles a commandé pour Noël un iPad ! Nous avions négocié (normal, c’est l’adolescence 🙂 afin qu’elle attende la sortie de l’iPad 2 ! Fin avril… il est dispo et donc, nous (les parents et la famille) avons tenu nos engagements. Elle possède son iPad.
  • MacBook Air : en début d’année, mon MacBook pro ayant lâché, j’avais hésité entre un iPad et de nouveau un mac portable, avec une préférence pour le MacBook Air
  • ma femme, la moins accroc aux nouvelles technologies au sein de la famille, a vu elle aussi son vieux MacBook rendre l’âme ! Elle peut désormais aller sur Facebook (sa version « ancestrale » de système l’empêchait jusque-là !) sur son nouveau MacBook flambant neuf, même si elle a hésité également à acquérir un iPad ! Seule la perspective de sa thèse l’a empêché de franchir le pas !
  • reste la petite dernière… pour qui l’année 2011 n’a rien apporté de mobile. Elle doit se contenter (je pèse mes mots, vous comprendrez ensuite pourquoi), elle doit se contenter de l’iMac familial, celui là même qui sert aux autres pour les sauvegardes ! Nous venons de gagner un iPad 2 à Where is the Kitchen ?

Bon, vous l’avez compris, on est Mac à la maison 🙂 C’est historique depuis les années 80, l’époque où j’assistais Jean-Pascal Grevet au Journal Icônes. Mais, l’important de cette remise à plat matérielle n’est pas là, mais dans les transformations rapides des usages, conséquence de l’adoption de ce nouvel ensemble matériel !

La place de l’ordinateur dans la maison

Déjà, la place qu’occupe physiquement l’ordinateur (au sens générique du terme) à la maison est assez « amusante » et préfigure assez bien selon moi ce qui se déroulera dans les années futures…

En effet, mis à part dans les chambres où l’ordinateur est interdit (pas seulement pour les enfants ;-), nous avons tous constamment un ordinateur à porté de main en cuisine, devant la TV… Il est devenu omniprésent.

Pas obligatoirement pour jouer comme certains pourraient le penser ! Non, comme outil de travail permanent ! En cuisine, pour trouver rapidement une recette, un temps de cuisson… mais aussi comme minuterie ! Oui, nous avons abandonné nos anciennes minuteries au profit des ordinateurs 🙂

Devant la télévision ou au cours de nos discussions, un ordinateur n’est jamais loin… Il nous est utile pour compléter l’information diffusée, pour apporter un éclairage sur un débat que nous avons sur un mot… L’ordinateur est devenu notre dictionnaire et notre encyclopédie constamment à porté de main.

Autre exemple, nous évoquions un déplacement dans le Sud de la France, et hop, un passage sur l’iPad qui traînait là, pour connaître la durée du déplacement jusque la ville concernée, ce qui modifiait en l’occurrence complètement notre vision de ce voyage.

Surprise, ma femme sort également maintenant son ordinateur de son bureau… Plus de problème de batterie, de connexion Wifi…

L’arrivée de son nouvel ordinateur correspond pour elle aussi à de nouveaux usages…

Elle possède désormais un compte Facebook, sous l’influence des filles et de la demande de ses étudiants ! Parions que le phénomène Facebook l’intriguait également avec tout ce qu’elle entend à la maison autour d’elle sur le sujet 😉

Mais, son nouveau MacBook est aussi l’occasion pour elle de commencer à travailler « en ligne » et à comprendre l’intérêt de passer d’un ordinateur à l’autre et de retrouver son environnement de travail !

D’ailleurs, régulièrement, elle se fait squatter son ordinateur portable par la plus petite des filles qui râle désormais car elle nous retrouve parfois à 3 équipé de notre portable dans la même pièce et elle qui doit s’exiler dans le bureau pour pouvoir travailler…

Je pense notamment au moment des devoirs !

L’iPad de la fille

Les devoirs, l’école, parlons en ! Quelques jours après l’arrivé de la tablette dans la maison, l’adolescente a commencé à me poser des questions pièges… Bon, celle de savoir si désormais elle pouvait faire ses devoirs sur l’iPad plutôt que sur l’iMac se résolvait facilement… Ma réponse était oui !

Mais, ensuite, elle est parti dans des discours sur son incompréhension sur les raisons pour lesquelles l’éducation nationale n’imposait pas l’iPad comme outil à la place des cahiers…

Cerise sur le gâteau, après avoir compris que l’iPad est aussi une liseuse de m’annoncer de but en blanc : «si une prof. de français nous dit d’acheter un livre… Je l’achète sur l’iPad… ce sera plus facile pour moi !»

Petit détail, elle est dyslexique… En préambule d’un conseil d’administration au collège, j’ai posé la question ! Est ce possible ou pas ! En effet, même si l’élève peut avoir le texte, l’enseignant doit préparer son cours d’une certaine manière… Impossible de dire : aller page 43 🙂 Le seul souci semble t-il est un problème d’assurance.

D’ailleurs, à cause ou grâce à sa dyslexie, l’année prochaine elle devrait pouvoir utiliser son iPad en cours de façon régulière.

Mais déjà d’autres réflexions pointent le bout de leur nez. Les punitions vont devoir changer (ou les méthodes pédagogiques dans certains cas) : «Toto, tu me copieras 50 fois : je dois respecter le règlement et ne pas hurler à l’oreille de mes camarades en classe !» La punition avec le copier-coller n’est pas des plus rébarbative !

L’iMac à la maison est avant tout un outil de travail… D’ailleurs, avant d’installer des jeux, nous avons mis en place un logiciel de Mindmapping, Evernote… De même sur mon iPhone.

Évidemment, nous avons aussi « quelques » jeux et j’ai dû faire la police pour imposer un temps limite d’utilisation de l’iPad (et des écrans informatique en général) : 1 h par jour (ça c’est ce que j’ai annoncé ;-), hors travail scolaire…

Avec le passage « obligatoire » sur Facebook : matin (au réveil), midi (en arrivant de l’école et avant de repartir au collège, le soir dès son retour, une fois avant manger et une fois avant coucher… il ne reste plus beaucoup de temps pour jouer 🙂

Toutefois, ce temps de connexion explose parfois !

L’exemple le plus simple est l’émission de TV ratée… ou si l’on veut regarder autre chose que les autres à la télévision ! heureusement, nous ne sommes pas « très » télé !

Désormais, en voiture, elles regardent également la télé sur l’iPad… à moins qu’elle n’effectue le radio guidage 😉 (oui, je lui ai choisi un modèle 3G 😉

Au passage, exit les lecteurs MP3, MP4, lecteur de DVD… L’iPad les a mis au rebut ! Ouf, nous n’avons jamais fait le forcing dans ce domaine.

Autre surprise au 60éme anniversaire de mariage de ses grands-parents, je vous donne en mille ce qui a servi de caméra et d’appareil photo ! L’ipad évidemment ! Seuls ces grands parents râlent ! Ils ne verront jamais les photos… ils ne sont pas à la mode 😉

Bref, chaque jour nous allons de surprises en surprises sur l’intégration de ces écrans tactiles dans notre vie de tous les jours, avec des effets que nous n’avons pas encore mesurés !

Je prends un exemple. Vous êtes dans une réunion… Est-ce la même chose de déployer un ordinateur portable pour prendre des notes (y compris un MacBook Air) ou d’utiliser un iPad ? Il y a un écran qui fait muraille dans le premier cas, dans le second, c’est comme si nous avions une feuille de papier !

L’impact n’est pas le même et la prise de note différente quand même de celle de l’iPhone, même si là aussi, on peut se faire des cartes heuristiques !

Nous n’en sommes donc qu’aux balbutiements dans tous ces usages.

Même Delcroix a un iPhone

On pourra me dire que ces différents pour l’iPhone… Je n’en suis pas certain.

D’ailleurs, nous avons eu la chance de participer au concours Where is the kitchen ? qui pour moi (outre l’espoir de gagner un iPad pour la plus jeune des filles) était très éducatif pour l’ensemble de la famille.

Une chasse au trésor de la fraich’attitude qui mêlait géolocalisation et réalité augmentée entre autres. Qui dans le commun des mortels est déjà habitué à ces notions ? mes filles 😉

Alors, oui… l’usage du startphone change ma vie… à tel point que dans les premiers jours, j’ai « oublié » de passer par un magasin, absorbé que nous étions par les informations de l’écran !

Plus sérieusement, mais je ne vais rien apprendre à ceux qui l’emploient depuis plusieurs mois, années… :

  • je me fais guider pour trouver une adresse (pas besoin d’achat de GPS)
  • les détecteurs de radars de zones de dangers évitent les mauvaises surprises,
  • je ne porte plus de montre (cela sert également de minuteur et de réveil),
  • j’ai un « Minox », je peux prendre une photo quand et où je veux (y compris l’envoyer dans l’instant à qui je veux ou sur les réseaux !),
  • je me « foursquare » (géolocalise) et donne des avis sur les établissements,
  • je crée des cartes heuristique à la volée à la sortie d’une réunion,
  • je prends des notes (écrites ou audio avec une retranscription textuelle),
  • je gère quand et où je veux mes listes des tâches,
  • j’ai constamment à disposition mes carnets d’adresses, agenda, etc. ainsi que l’ensemble des réseaux et médias sociaux où je suis présent,
  • je passe mes commandes au drive et n’ai pas besoin d’imprimer le bon de commande pour connaître le code pour le retrait des marchandises,
  • la présence des applications commerciales ou bancaires (comparateurs de prix, lecteur de flashcode, « porte-carte », etc.),
  • la mise à disposition de bibliothèque (bon, d’accord, je n’ai pas encore su lire un livre en entier dessus…) y compris dictionnaire et encyclopédie…
  • et même un anti-moustique 😉

Le terme vieux débutant s’applique à plein dans ces conditions. Au bout de quelques jours, je me retrouvai dans la situation de l’arrivé des ordinateurs dans les années 80.

À l’époque, nous discernions quelques possibilités ! Jamais ce qui existe aujourd’hui.

J’ai depuis longtemps déjà l’impression qu’une révolution du nomadisme se déroule de nos jours.

Nous voyons (imaginons) une faible partie du potentiel réel de ces nouveaux outils et chaque jour, nous en découvrons de nouveaux usages, de nouvelles possibilités…

Et au final ?

Le plus difficile pour moi, pour l’instant, est de savoir quand je dois utiliser tel outil ou tel autre !

À titre d’exemple, des alertes m’informent de message Twitter sur l’iPhone, mais si l’un des MacBook est ouvert, je peux répondre sur l’ordinateur et non sur le téléphone ! Bref, un nouvel apprentissage… Moi, aussi je dois apprendre 🙂

Ah oui, celle-là m’a fait « craquer ». L’année dernière, nous avions galéré pour la connexion Internet de la maison de campagne ! La clef 3G ne voulait rien savoir, nous étions dans une zone « blanche » improbable pour le commercial ! 15 km dans un sens, 15 km dans l’autre !

Seul Orange nous sauvait avec un ADSL à petit débit !

L’iPad fonctionne à merveille : de 2 à 3 « barres » selon l’emplacement dans la maison et l’iPhone avec 1 ou 2 barres en moins également… Comme quoi, nous aurions dû y penser avant !