Médias sociaux : médias ou social ?

Diagramme d'un réseau social ? Ce qui est perdu dans les médias sociaux ?
Diagramme d’un réseau social ? Ce qui est perdu dans les médias sociaux ? Source Wikipédia

L’article La fin des médias sociaux ? (un article en anglais The end of social media? du Belge Antoine Fournier) m’a interpelé… car moi aussi je me pose des questions sur ce que recouvrent les médias sociaux actuellement !

En effet, il me semble que désormais, il faut prendre chacun des termes de l’expression médias sociaux séparément, les analyser différemment !

C’est selon les définitions de mon « dico » l’étude des processus d’interaction : interactions entre les individus, entre l’individu et les groupes, entre les groupes eux-mêmes au sens de la psychologie sociale mais aussi social, s’emploie pour ce qui est Relatif à la vie mondaine. Nous parlons bien de l’individu.

Pour l’option « Qui favorise le développement culturel, l’amélioration des conditions matérielles du plus grand nombre », on repassera. On est très loin dans les médias sociaux de favoriser une meilleure adaptation des plus défavorisés à la société ! Pire, cela crée des fractures numériques entre ceux qui y sont présents et ceux qui n’y sont pas, ceux qui connaissent et ceux qui ne connaissent pas ! On retrouve là mon goût pour la formation, l’explication 😉

Quand je relie ces définitions, je me retrouve au début de Facebook, le réseau social par excellence ! Nous avions de relation entre Hommes !

Mais, depuis, le monde a bien changé (Tiens, cela me rappelle un enregistrement de Julos Beaucarne qui n’a rien à voir ;-). Les entreprises sont passées par là !

Et des médias ?

Qui se rappelle que média vient de mass(-)media ? Et en effet, nous sommes dans ce monde également ! Regarder ceux qui donnent le nom d’article à leurs billets dans les blogs, la chaîne YouTube à l’image des télévisions… Désormais, nous sommes tous des patrons de presse en puissance, aussi bien au niveau de l’individu que de l’entreprise (ou organisation à but ou non-lucratif).

Or l’analyse de l’article en référence rejoint mon point de vue… Les  messages dans les médias sociaux d’aujourd’hui sont de plus en plus conçus uniquement pour de nouvelles relations commerciales, principalement dûs aux entreprises,  une forme de réduction de social média  simplement comme un simple média parmi d’autres ! Le social est exclu ou reste le prétexte. On n’est pas loin d’une nouvelle forme de spams par l’envoie de messages marketing dans ces médias dit sociaux !

On est loin, très loin, souvent du discours habituel qui nous parle de communauté autour des marques ! Cela fait longtemps que je dis pour ma part que les communautés de marque n’existe pas ! Par contre, la base de données de leads ou de prospects… Oui ! La communauté est sociale, le lead ou le prospect, marketing !

Réseaux sociaux, médias sociaux, site de partages

Les réseaux sociaux sont les premiers touchés par ce phénomène. Évidemment, on peut toujours tenter de s’exclure du monde commercial dans ces réseaux, mais la tendance est pourtant là, la « pub » devient omniprésente !

D’ailleurs la tendance actuelle est de quitter ces réseaux sociaux pour de pures applications sociales où le média publicitaire n’est pas encore arrivé. Pourquoi pensez-vous que Facebook a racheté Whatsapp par exemple ? Pourquoi pensez-vous que Viber ait un tel succès (Au passage, je reste persuadé du retour de l’appel téléphonique chez les jeunes… Le seul souci étant le prix des abonnements jusque-là ce qui a impliqué une moindre utilisation de ce média 😉

Ce n’est pas, contrairement à une idée répandue, la présence des parents qui fait que les jeunes quittent par exemple Facebook ! Il existe une multitude de raisons… Le côté média non-social en est une ! L’apparition d’autres outils, une autre !

Pour l’instant, si on l’on regarde la situation les réseaux sociaux et les sites de partage sociaux sont inclues dans ce que l’on appelle communément les médias sociaux !

On s’aperçoit qu’il faudrait redéfinir avec beaucoup plus de finesses le rôle de chacune de ces catégories d’outils… réseaux sociaux à décliner en 2 modes : purement social et rattaché aux médias sociaux, redéfinir ce que sont les médias sociaux : médias, média social (dans l’esprit communautaire), médias promotionnels (pour les leads, clients et prospects).

J’ai l’impression que pour l’instant, seul, les sites de partage sociaux tirent leur épingle du jeu dans cette situation ! Mais, cela ne reste qu’une impression… À vous de me dire 😉

Dernière remarque, il est évident pour moi que les réseaux et médias sociaux comme Facebook, Twitter, Linkedin, Pinterest, etc. ont encore de beaux jours devant eux quitte à nous surprendre en séparant social de médias (l’exemple du rachat de Whatsapp par Facebook s’il est suivi par d’autres rachats pourrait le confirmer) ! Mais, n’est-ce pas à ce prix que nous arriverons à la maturité des réseaux et médias sociaux ?

J’ai l’impression que pour l’instant, seul, les sites de partage sociaux tirent leur épingle du jeu dans cette situation ! Mais, cela ne reste qu’une impression… à vous de me dire 😉

Dernière remarque, il est évident pour moi que les réseaux et médias sociaux comme Facebook, Twitter, Linkedin, Pinterest… ont encore de beaux jours devant eux quitte à nous surprendre en séparant social de médias (l’exemple du rachat de Whatsapp par Facebook s’il est suivi par d’autres rachats pourrait le confirmer) et je ne crois toujours pas aux réseaux dit de niche qui n’auront jamais la « surface » suffisante pour durer mais bien aux « généralistes » ! Mais, n’est ce pas à ce prix que nous arriverons à la maturité des réseaux et médias sociaux ?

Identité numérique SVP

Depuis l’origine des temps, l’identité numérique des internautes (description d’une personne physique ou morale sur Internet composée de données formelles : coordonnées… et informelles : commentaires, billets…) était relativement protégée… Peu d’informations circulaient sur les personnes sur le Net… et rares étaient ceux capables de trouver de telles informations.

L’évolution de l’identité numérique

Je me souviens des premières formations que je donnais concernant Internet et la question récurrente était : «y a-t-il un annuaire des adresses de courrier électronique au cas où l’on aurait perdu l’adresse de quelqu’un». La réponse était : «Non, si l’adresse est perdue, vous ne pouvez plus écrire à cette personne.»

Désormais, je ne peux plus faire la même réponse… Si l’on me posait la question, je serais tenté de dire : «Cela dépend des traces et des contributions sur Internet de cette personne, mais vous trouverez peut-être des informations sur cette personne qui vous permettront de trouver son adresse !». En cause, principalement mais pas seulement, les réseaux sociaux, les blogs et forums qui peuvent dévoiler vos données personnelles au grand public.

Y compris pour les personnes qui ne sont pas sur Internet. Je donne un exemple, j’ai appris en effectuant une recherche sur un ami des années 80 que je n’ai pas revu depuis qu’il est aujourd’hui délégué syndical dans une agence bancaire 🙂 Pourtant, je ne pense pas que cette personne laisse des traces elle-même sur Internet. En tout cas, je n’en ai pas trouvé et je ne pense pas qu’elle soit internaute.

Dans le même esprit, chaque année j’effectue une recherche pour savoir si l’une des fonctions qu’occupait mon père est présente sur le Net ! Cela ne manquera pas d’apparaître un jour !

Googler

Qui n’a pas essayé de voir sur quel genre de page il retrouvait untel ou untel ? C’était (c’est ?) un grand sport semble-t-il aux États-Unis de passer ses voisins au filtre de Google. C’est devenu un verbe d’ailleurs repris en français : Googler une personne.

Googler est courant dans la vie privée mais aussi professionnelle (employé, employeur, partenaire, sous-traitant, etc.). Reste à ne pas se tromper dans les homonymes.

Soucis d’homonymie

Je connais bien ce cas des homonymies ! Nous sommes de nombreux Éric Delcroix à travers le monde 🙂 Aussi, dans la première page de résultats chez Google, à la recherche Éric Delcroix : je ne suis pas l’avocat ni le révisionniste. L’autre Éric Delcroix est en effet avocat révisionniste proche du Front National ! Ce serait bien qu’un jour d’ailleurs que quelqu’un pense à faire une fiche sur Wikipédia à mon sujet 😉

Régulièrement, je reçois des messages électroniques à destination de cet autre Éric Delcroix … 🙁

Une fausse protection

Pas grave, j’ai mon pseudo, mon avatar qui me protège pensent certains. D’autres multiplient les adresses de courrier électronique. Pas si sûr que cela protège. Ce ne sont pas des panacées. J’en veux pour preuve les erreurs d’utilisation d’adresse de courrier électronique.

Ainsi, mieux vaut éviter, pour envoyer un message à une flopé de personnes dans une sphère professionnelle, d’employer l’adresse qui permet ses frasques sexuelles orientées SM. Si, si, nous (une vingtaine de personnes) ont reçu un jour un message d’une personnalité «importante» dans le contexte qui c’était trompée d’adresse. Combien sommes-nous à savoir ce que cache cette adresse ? Je suppose deux en plus de l’intéressée. 🙂

Idem pour les pseudos. Il m’est déjà arrivé d’utiliser devant un public un pseudo pour me logger par exemple à un compte de messagerie que je ne souhaitais pas divulguer auprès de ces personnes. Combien l’ont noté ? Je n’en sais rien… Pas grand monde semble-t-il car l’erreur a été commise voici plus de 4 ans sans avoir d’écho depuis.

Toutefois, j’émets des réserves sur cette conclusion car dans le cas précédent (la personne à l’adresse électronique), je n’en ai jamais fait mention à la personne concernée… mais lorsque je la rencontre, mon jugement dans certains cas pourrait être influencé 🙂

Autre détail qui tue, les tics d’écritures (les tics de langage transposés à l’écrit) et les tics typographiques (par exemple, l’oubli fréquent de la majuscule initiale en tête de paragraphe)… permettent de reconnaître parfois l’auteur des propos…

Pourtant c’est quelquefois très utile de posséder plusieurs adresses de courrier, plusieurs pseudos… 🙂

Gérer son identité numérique

Faut-il pour autant ne plus laisser de traces, de messages, d’écrits, de photos, de vidéos, etc. ? On peut se poser la question. J’y réponds de suite : continuez à écrire, à mettre des images… car d’autres écriront sur vous, à votre place. Il est parfois difficile de modifier ce que les autres ont dit, d’autant plus que le pouvoir de la rumeur est extrêmement fort sur Internet. Mais sachez que l’on peut un jour retourner contre vous vos propos polémiques, on peut employer les données trouvées pour vous nuire, on peut vous demander des explications sur certains points de votre vie en certaines circonstances… Peut-être que votre « identité numérique » expliquera pourquoi vous n’avez pas obtenu ce job que vous convoitiez, etc.

Il nous faut désormais apprendre à gérer notre identité numérique sur Internet ! En effet, si vous ne possédez pas d’identité numérique, c’est comme si vous n’existiez pas sur le Net !

Je transformerais ce que dit Stéphane Hugon, sociologue et responsable du Gretech (Groupe de Recherche sur les Technologies et le Quotidien) au sujet du social networking pour l’identité numérique (Comment les réseaux sociaux changent la vie) : Considérez que sur internet comme dans la vie, on n’existe pas comme individu, mais comme potentiel de sociabilité, comme connexion. Et pour cela il faut savoir qui est l’autre. Rôle de l’identité numérique.

L’avenir

La solution d’avenir n’est-elle pas ce que pratique déjà Guillaume Frat sur son blog, en affichant clairement une rubrique identité numérique. Reste à choisir la bonne si vous en possédez plusieurs 😉 Je mets moi aussi en ligne une rubrique identité numérique dans la bande de gauche de ce blog !

De même, cette solution pourrait corriger les innombrables «compétences» attribuées rapidement aux personnes virtuelles que l’on connait. Les erreurs de jugement sont faciles, mais humaines 🙂

FredCavazza dans Qu’est-ce que l’identité numérique ? liste les différentes facettes de l’identité numérique et les applications reliées (ce qui est bien utile) : coordonnées, certificats, contenus publiés à partir d’outils d’expression, contenus partagés à l’aide d’outils de publication, avis sur des produits, hobbies qui sont partagés, habitudes de consommation, connaissance diffusée, réseaux sociaux, services qui gèrent la notoriété d’un individu, services de rencontre, jeux en ligne, univers virtuels, avatars en ligne…

Autre forme. Un site dédié à cet identité numériqe. Ziki, par exemple, en a fait son cheval de bataille cherchant à regrouper toutes les informations sur votre identité numérique.

Gérer son identité numérique, cela veut dire également surveiller les traces dispersées afin de maîtriser son image numérique et l’utilisation de ces informations. Pas simple !

Devrons-nous confier ce travail à des entreprises comme web réputation ? Je vous laisse juge. Elles ne peuvent rien contre les archives du web par exemple et rien sur votre « travail » en amont. Quizz de Google et consort qui possèdent une manne considérable d’informations en tout genre vous concernant ! Big Brother n’est pas loin !

De par mon éducation, mon passé, mon tempérament… je serais plutôt du genre à tenter de gérer moi-même ma propre image numérique et de dire : «Connaissons les dangers qui nous guette, soyons en conscient, laissons nos traces en le sachant, soyons francs et honnêtes, assumons ce que nous disons et faisons et reconnaissons nos erreurs.»

Pour le futur, c’est aussi le rôle de l’éducation à Internet. Apprenons enfin à nous servir d’Internet. Je ne suis pas persuadé que les jeunes qui sortent de l’école (ou même pendant leurs années d’études) soient mieux lotis que les personnes d’un certain âge qui ont appris sur le tas, mais c’est un autre débat. Non, pensons dès à présent aux générations futures et posons nous la question (qui me tient à coeur) du B2I, la formation internet de nos enfants.

Identification et identifiant

Identité numérique évoque évidemment identification. Aussi, comment être certain par exemple qu’un texte proposé est bien de telle personne ? Vérifier la source d’information, le propriétaire de cette source, la date de publication, etc. est un réflexe que tout internaute devrait avoir acquis et que les générations futures devront apprendre, comme on nous a appris dans notre jeunesse que la lecture du journal s’effectuait en fonction des lignes éditoriales de chacun d’eux.

La solution, et je suis certain que vous n’arrêter pas de râler à son sujet : les mots de passes associés à l’identifiant que vous devez saisir dans les forums par exemple…

Pourquoi ce système d’identités numériques couplé à une authentification ? Rien n’existe aujourd’hui pour identifier formellement un « auteur », un « participant », etc. Seul le couple identités numériques – authentification permettra de créer un lien entre le monde réel et le monde virtuel.

Nous devrons donc gérer la liste des couples identifiants/mots de passe correspondant à nos différentes vies, un peu comme OpenID commence à le mettre en place et avoir de plus en plus recours à des solutions du type Clipperz.

Enjeux majeurs des prochaines années à n’en pas douter, l’identité numérique est considérée par certain comme une nouvelle révolution ! Par exemple, la FING (Fondation Internet Nouvelle Génération) ne s’y est pas trompé et possède un groupe de travail sur le sujet depuis 2005.

Autres exemples de problèmes d’identité numérique ou d’image numérique que j’ai rencontré

  • Un universitaire était ennuyé, il y a quelques années car sa participation à un congrès scientifique devait être annulé. Une recherche rapide permit de savoir que ce n’était pas tant l’absence au congrès scientifique qui dérangeait cet universitaire mais plutôt son absence à un congrès politique à la même période dans la même ville 🙂 Les informations ont été obtenues suite à une recherche sur son adresse mail.
  • Une personne du monde de l’Industrie, très proche des milieux politiques Européens (mariée, ayant 2-3 enfants). Cette personne possède plusieurs sites (des blogs entre autres) en plusieurs langues dont elle se sert vraisemblablement pour attirer la gente du sexe opposé… en publiant des poèmes (pas folichon, et pleins de fautes dans certaines langues), des textes soi-disant érotiques… La «double vie» de cette personne a été mise à nu car il avait juste confié l’adresse d’un ou deux de ces blogs softs… Facile à partir de là de rechercher qui citait ces sites, de lire les messages que laissait l’internaute en question et de récupérer les adresses de courrier électronique pour compléter le tableau… Surprenant d’ailleurs que depuis le mois de juin, il ne publie plus rien :-(( Mais ces écrits précédents reste. Espérons que les concurrents ou les pays étrangers ne connaîtront jamais ses pages, sinon, attention le chantage.

Mise à jour le 22 octobre : J’ajoute l’article d’InternetActu.net Personnalisation sans identification

Viadeo, Linkedin, Facebook… j'en suis arrivé là !

Depuis longtemps je peste contre les réseaux sociaux, je ne vois pas leur intérêt et pourtant, ils continuent de progresser y compris avec des dangers. En cette fin l’année, on parlera à n’en pas douter beaucoup d’identité numérique et donc, de nouveaux ces réseaux sociaux seront sur la selette.

Mais, il a suffit d’un article de Sébastien sur l’optimisation de son profil Linkedin pour que je me dise : «Tiens, pourquoi je ne mettrai pas à jour mes contacts dans ces outils ?». C’est ce que j’ai fait, sans jamais livrer mes propres carnets d’adresses à ces Bigs Brothers !

J’ai commencé par une mise à jour sur Viadeo et un passage en version payante. Tant qu’à tester, autant allez jusqu’au bout ! Puis, ce fut le tour de Linkedin et enfin, je viens de finaliser (un peu moins bien que pour les précédents) Facebook.

Premiers constats.

  • Le nombre de personnes qui sont inscrits sur deux ou même les trois services est impressionnant. On voit toujours les mêmes têtes. Les mêmes que sur Ziki ou MyBloglog au passage. Une vraie « communauté » dans les « communautés » 😉
  • Je n’ai trouvé quasiment personne que je côtoie dans la vraie vie 🙁
  • C’est long, très long à compléter ses profils, rechercher les personnes que l’on connait surtout en regardant les contacts que possèdent déjà vos amis !
  • J’ai été surpris par la vitesse de réaction de certains lors des demandes de mise en relation. Dans certains cas, c’était dans la minute ! Par contre, j’ai toujours une quinzaine de demandes sans réponse… alors que je sais que la plupart des personnes sont connectées depuis 10 jours 🙂 Non, je ne citerais pas de nom… Au passage, certains réponde sur un réseau, mais pas sur l’autre !
  • Et puis, il y a les Hubs dans Viadeo et les groups dans Facebook où il n’est pas toujours facile de ce retrouver. Je n’ai par exemple pas trouvé à ma grande surprise de groupe sur le business dans le nord !
  • Je regrette qu’il ne soit pas possible de s’abonner aux discussions des Hubs et groupes à l’aide de fil RSS ou autre. C’est assez difficile à consulter et cela oblige à venir sur sa page d’accueuil… C’est un principe que je n’aime pas. Être obligé d’aller consulter un site pour savoir ce qu’il y a de neuf !
  • J’ai aussi eu l’agréable surprise, principalement et presque exclusivement sur Viadeo, de découvrir que nous pouvions avoir des relations « professionnelles » avec une personne que je connaissais virtuellement, des anciens étudiants se sont rappelés à mon bon souvenir 🙂 et là encore, ce sera peut-être l’occasion de travailler ensemble. Une personne qui m’avait demandé une proposition pour une formation quelques jours auparavant m’a demandé de faire parti de ces contacts. Enfin, je dois l’avouer, j’ai chercher à entrer en contact avec une personne que j’ai croisé un jour et dont je n’avais pas le courage de rechercher les coordonnées sur Internet. 2-3 contacts en 10 jours, c’est pas mal, mais attendons la suite pour nous faire une idée concrète.

Bon, je vous sens alléché… aussi, je vous livre les sésames pour me retrouver sur ces lieux de perdition :

N’hésitez pas à me demander une mise en relation, mais attention, j’ai pas dit que je répondais favorablement à toutes les demandes… 😉

Au passage, j’en ai profité pour créer un groupe pour les étudiants et les enseignants de l’IDIST de façon générale sur Facebook et j’ai été devancé par un autre Aulnésien d’origine : Christophe REMY qui avait créé le Hub : Master GIDE-PRISME-IDEMM , Ufr IDIST – Lille 3 sur Viadeo.

Big Brother, pardon Facebook vous surveille. Il n'est pas le seul.

Merci à Michel Leblanc de me remémorer cette vidéo concernant la face caché de Facebook ! Je l’avais complétement oubliée…

Vite, je dois aller vérifier si machinalement je ne suis pas inscrit !

Remarquez Facebook n’est pas seul… sinon, pourquoi WordPress Tutu expliquerait Comment éviter de laisser sa trace dans MyBlogRoll à l’aide de Firefox ? Différent encore de la solution de Guillaume Goyette que je citais dans Adieux les blogrolls… Mybloglog et Ziki sont là mais pas sans dangers.

Mise à jour le 22 juillet : Trop tard, Jean-François Ruiz vient de m’ajouter dans ses amis de Facebook… Je continue l’expérience :-))

Pour des blog généralistes ou des blogs de spécialistes ?

La lecture du billet de Christophe : Mais à quoi sert Outils Froids 2 ? Ou les questions qu’on se pose après 4 ans de blogging ne pouvait pas me laisser de marbre… d’autant plus qu’il y rappelle son intervention lors de notre première table ronde dans l’histoire de Blog en Nord… en septembre 2005 !

Pour ma part, j’ai débuté ce blog en septembre 2004, soit une grosse année après Christophe. À l’époque, peu de blogs concernait les sciences de l’information. Mais, ce qui est vrai pour ce domaine l’était également dans d’autres secteurs : le référencement, la typographie, l’image, l’enseignement… Depuis, une multitude de blogs sont apparus.

Christophe se pose une question à laquelle j’ai déjà réagi dans le passé : faut-il faire des blogs spécialisés ou généralistes ? Et je suis sur la même longueur d’onde que lui… gardons nos blogs généralistes (pas de « stupidité » Christophe !).

Nos blogs évoluent sur les thématiques abordées au fil du temps contrairement à d’autres… Qui parlait des TPE en 2004 dans les blogs ? C’est devenu une rubrique des zed… Par contre, depuis combien de temps, n’ais je pas parlé des ebooks ? Pourquoi cette évolution ? Étant donné que les domaines concernés ne cadrent plus avec nos activités, nous jugeons que toutes nouvelles informations ne serait qu’une illustration de ce que nous avons dit dans le passé, parce qu’il y a pléthore de sites ou de blogs consacrés au domaine et que nous n’apportons rien de neuf…

Pour moi aussi, les Zed me sert y compris pour Ed Productions (voir le billet blogs et entreprises) à me poser des questions, à partager de l’information, à confronter mes idées et à m’assurer une certaine réputation numérique 😉 et comme je l’ai déjà écrit, je ne veux pas être mis dans une case, être étiquette, labélisé… Je revendique mon éclectisme. Je ne suis toujours pas d’accord avec Jean-Marc Hardy (l’occasion d’une nouvelle rencontre :-)) lorsqu’il écrivait «sur un blog professionnel, nous vous conseillons de maintenir cette ligne éditoriale. Quitte à créer plusieurs blogs distincts couvrant différentes matières auxquelles vous vous intéressez.» À la lecture de ma réponse de l’époque, en mai 2006, je m’aperçois que je ne change pas de points de vue sur mon blog… :

même si je pense que les blogs sont morts 🙂

C’est d’ailleurs curieux ce procès des blogs à tendance généraliste… Si l’on effectue un parallèle entre la presse papier et les blogs (Je n’ai pas écrit que les bloggers sont des journalistes), j’ai l’impression que la presse spécialisée cohabite avec la PQR (Pressse Quotidienne Régionale), les journaux d’informations généralistes, les quotidiens nationaux, les hebdos… Pourquoi n’en serait-il pas de même dans les blogs…

Et pourtant, une fois encore, on se pose régulièrement des questions après quelques années de vie dans la blogosphère. À quoi sert notre blog ? Pourquoi blogue-t-on ? Choississons nous les bonnes directions ? Pour qui écrivons-nous ? Qu’est ce qu’un billet intéressant ? Comment nous positionner par rapport aux nouveaux médias et aux sites spécialisé ou non de tout ordre (blogs y compris) qui apparaissent ? Comment nous situer par rapport au web 2.0 ? etc. Une multitude de question se pose chaque jour (euh, je crois que j’exagère, de temps à autre seulement), parfois même des questions de responsabilité.

Je prends trois exemples simples. Les trackback en 2004 fonctionnait encore très bien. Ils n’étaient pas spammés comme aujourd’hui. Ce système de liens permettaient une relation privilégiée entre bloggers. Aujourd’hui, ils sont quasiment disparus alors comment conserver ce lien aujourd’hui.
Autre exemple, en 2004, lorsque je débutais ce blog, personne sur la toile ne me connaissait. Maintenant, chaque jour je reçois des mails « d’informations » destinés à être repris sur le blog… ou l’on me demande même de vive voix d’écrire quelque chose ! Et pourtant, je ne suis pas si célèbre que cela (ou alors, je feins de ne pas l’être).
Enfin, prenons un secteur, celui des bibliothécaires et documentalistes. Dans un premier temps, je devais m’y intéresser car j’interviens dans une UFR (IDIST) spécialisée dans le domaine… À mes débuts, les blogs dans ce secteur devait se compter sur les doigts d’une main… Combien sont-ils aujourd’hui ? Je suis abonné à leur fils RSS… Et qu’est-ce que je peux apporter «fréquemment» que le communauté mentionné ne connaît pas déjà sinon des informations complémentaires de façon très ponctuelle ?

L’évocation de la table ronde sur l’usage des blogs dans le monde de la documentation qui réunissait Christophe Deschamps, Olivier Ertzscheid, Bruno Richardot et Willy Tenailleau… a fait germer une idée… Et si deux ans plus tard, on reprenait les mêmes avec l’apport de quelques autres participants de la table ronde l’entreprise et l’information dans les blogs : Thierry Klein et Arnaud Meunier, avec pour thème : l’évolution des blogs en deux ans et quel avenir pour les blogs et Internet. Je lance l’invitation… pour la 10e table-ronde de Blog en Nord.

Le nord a son digg-like

En effet, nordactu est un nouveau site d’actualité 100 % spécialisé sur le Nord de la France sous la forme d’un Digg-like.

Le souhait de son créateur est de référencer l’ensemble des flux RSS des sites d’actualité, d’infos sportives, de culture et d’économie de la région Nord Pas de Calais. Blog en Nord y est présent d’or et déjà présent dans la rubrique Blog du Nord (les articles publiés dans les blogs des gens du Nord). Voici les autres catégories : vidéos, actualité, sports, culture / sorties, économie, internet, blogs du Nord, Lille, Villeneuve Ascq, Roubaix / Tourcoing, Valenciennes, Dunkerque.

Comme dans les digg-likes qui se respectent, si vous ouvrez un compte, vous aurez la possibilité de référencer librement les articles de votre choix.

Mais j’y pense, les Zed auraient leur place dans la rubrique Internet, non ?

Du buzz sur les blogs qui me citent

Encore diront certains une nouvelle chaîne sur les blogs diront certains…

L’origine de ce buzz : 10 blogs qui citent mon blog vient de Belgique… Plus exactement de Bleebot de Christophe Lefevre… et je note que c’est la première fois que je suis aussi rapidement inclu dans la liste puisque le message à seulement transité par le Cyber carnet depuis le 18 juin, jour de diffusion du premier billet.

Il faut nommer et mettre un lien vers les dix blogs qui ont cité les zed. Cyber carnet utilise Technorati (en passant, n’hésitez pas à ajouter mon blog dans vos favoris également) pour effectuer ce choix… POur ma part, j’utiliserai un mélange de Technorati et de « surveillance » par les fils RSS 😉

À mon tour de citer les 10 blogs qui me citent dans l’un de leur billet…

Il ne me reste plus qu’à prévenir par mail : Xavier de Mazenod, Philippe Gambette, Mickael Thomassin, Stéphane Brossard, NatachaQS, Charles Bricman, Clotilde Vaissaire, Isabelle Arnaud Meunier et euhhh, blog en nord 😉 pour qu’ils nomment à leur tour les dix blogs qui les ont cités. Mais je ne doute pas qu’ils auront repéré avant ce billet :-))

vos propres réseaux sociaux

Malgré mes réticences vis à vis des réseaux sociaux et comme je peux me tromper, ce n’est pas un mais plusieurs réseaux sociaux que j’ai mis en place…
Ainsi vous pouvez rejoindre :

C’est le lecture du billet de Sylvie le Bars où est expliqué la simplicité de la mise en place de son propre réseau social à l’aide de Ning qui m’a convaincu de tenter l’expérience 🙂

Mise à jour le 22 mars : sur ma lancé, j’ai mis en place un réseau social spécial étudiants : fac-off qui se veut dans la logique de la suite des sites fac-off dont seul pour l’instant lille3.fac-off est mis en ligne à titre expérimental — dommage que les étudiants ne l’aient pas pris en main :-((
mise à jour le 28 mars : je n’arrête plus. Je vais devenir accroc des réseaux sociaux 😉 Non, j’crois que je suis blême devant le résultat obtenu par Willy et son réseau des bibliothécaires (pas seulement, les documentalistes semblent les bienvenues). Donc, j’ai mis en place un nouveau réseau social, celui des utilisateurs francophone du Mac. Oui, le Macintosh d’Apple 😉 y’avait encore rien me semble t-il sur ning !
Autre mise à jour, en fin de journée, suppression des zedka.

Adieux les blogrolls… Mybloglog et Ziki sont là mais pas sans dangers

Vers la mi décembre j’écrivais dans un commentaire à un billet de David Castera : Les services communautaires online ont-ils un avenir ? «j’ai hésité moi aussi avant de tester Mybloglog et Ziki, cela fait peu de temps que je suis inscrit à ces services…
Et j’ai déjà désactivé l’affichage de Mybloglog sur les Zed (par contre, je continue de tester sur blog en nord). Ziki ne semble pas m’apporter grand chose au jour le jour…
Par contre, j’ai l’impression que ces services génèrent une nouvelle sorte de spam… On est le copain du copain donc j’peux laisser un commentaire afin d’espérer obtenir un lien de plus dans mon référencement sur les moteurs…»

Trois mois plus tard, je reste toujours autant septique, sinon plus. Et ce, d’autant plus, que l’on vante partout ces deux sites comme des fleurons du web 2.0 (Le rachat de Mybloglog par yahoo ne change selon moi rien à l’affaire).

Même s’il est vrai que Mybloglog et Ziki n’ont rien en commun (ou presque), on les retrouve fréquemment associés. D’ailleurs au fil du temps, ils se rapprochent (Mybloglog jouant sur les plate-bandes de ziki). Mais une petite présentation des deux services s’impose.

Myblogblog

Mybloglog est considéré par beaucoup comme un outil de mesure de la fréquentation de son (ses) blogs 🙁 Pourtant les statistiques obtenus sont maigrichonnes. Au passage, l’écart du nombre de visites fournis par Mybloglog par rapport à feedburners par exemple est impressionnant… 5 à 6 fois moindres :-((

Dans un premier temps inscrivez vos blogs ou tels blogs (sites) «références» auxquels vous n’avez pas accès au code sources même s’il est indiqué que ce sont les sites ou blogs dont vous êtes l’auteur sur les pages de membres (en page d’accueil, il est dit «vos sites favoris». Donc, en réalité, nul besoin d’être bloggeur… Le quidam peut s’inscrire.

Le but du jeu consiste outre à présenter votre (vos) blog(s) dans l’espoir de fonder une communauté (humm, on sait ce que je pense des communautés autour des blogs), mais l’ami de celui qui vient voir votre fiche ou éventuellement de celui qui a visité votre site, après un détour par son profil, pour apparaître à côté du beau monde. Certaines personnes s’en sont fait une spécialité… y compris en laissant un commentaire… communauté oblige :-))

Plus grave, même si beaucoup d’adeptes le minimise, Mybloglog vous suit à la trace… Un cookies inscrit l’ensemble des sites où vous vous promenez… même si vous avez l’impression de ne pas être pisté 🙁 La preuve, vous qui lisez ce billet, trop tard, je sais que vous êtes passé. Pourtant, rien ne l’indique dans le site… Dangereux, non ? Depuis décembre, je sais qui passe sur ce site… les visiteurs ne le savent pas !

Par curiosité, j’ai tapé le mot « sexe » sans e dans le moteur de recherche de Mybloglog. Il y 200 sites qui répondent à ce tag… J’ai choisi quelques blogs ou sites français. Et bien, devinez quoi ! Pas de trace de Mybloglog à l’écran. Idem peut-être pour des sites politiques, religieux… Que fait la CNIL ?

Prenons un scénario catastrophe. Un jeune diplômé trouve un emploi… Admettons que le responsable des Ressources Humaines de l’entreprise possède des sites orientés dans tel ou tel domaine, que la présence du postulant sur ces sites « négatifs » soit fréquente. Que croyez vous qu’il arrive ? Vous ne pensez pas avoir déjà laissé suffisamment de traces comme cela ? Forum non protégées, mise en ligne de photos de soirées entre copains, blog « délire »…

Nous sommes tous en train de nous effrayer de l’omniprésence de Google et de tout ce qu’il peut connaître de nous… mais Yahoo qui a racheté Mybloglog rappelons le, dans son genre n’est pas mal non plus.

Ce n’est pas la possibilité de cacher sa présence quand on ne veux pas se faire remarquer sur les site que l’ont visite qui y changera quelque chose. Qui connaît cette manip et qui l’utilise lorsqu’il navigue ?

Autre sources de stupeur, la facilité apparente avec laquelle on peut tricher sur mybloglog et la (les) vagues de spam engendré ici et

Ziki

Ziki permet de centraliser en une seule page tout ce qui me concerne flux RSS, vos photos issues de flickr, vos liens liens de.icio.us, vos liens vers d’autres services sociaux, vos autres profils et d’ajouter des personnes à son réseaux (sa communauté) (en général celles qui ont visité votre profil ou par les les tags utilisés pour se décrire) et surtout Ziki sponsorise gratuitement votre nom sur Google, Yahoo et MSN. La mise en avant sur la page d’accueil de Ziki est réservé à ceux qui ont fourni une photo, pas de caricature, une photo 🙁

Ceux que je lis sur Ziki ici ou là ne m’inspire pas confiance… par exemple, chez Lilyprune : «L’idée est tant novatrice que géniale : faire en sorte que l’on soit visible! Avec Ziki, les principales informations d’une personne sont à une portée de clic. Terminées les contraintes de référencement, une seule inscription permet désormais à tout un chacun de mettre ses informations à disposition sur la toile.»
Si j’en crois mes retours et les visites issus de ce site, je vais encore pendant longtemps soigner mon référencement sur Google pour ma part.

Dans un échange de courrier électronique avec jean-François Ruiz, Directeur Général de Ziki France, je lui disais que je préférais Ziki aux systèmes genre Viaduc (pardon Viadeo) et consorts, ce qui est vrai. À l’époque, je lui écrivais dans le même courrier au sujet de la voix du savoir : «Mais je n’arrive pas à savoir ce qui me gêne… Y’a quelque chose, mais quoi ?». Cette réflexion c’est vite projeté également sur Ziki.

J’ai cherché ce qui me chagrinait et j’ai trouvé… enfin, je pense.
Les sites de rencontre sous forme de réseau social nous donnent l’explication. Moins connu (enfin presque, y’a peu d’articles sur eux surtout), j’ai découvert Amiz (1 995 389 membres d’annoncés) et je me me suis inscrit. Une centaine d’amis (il suffit juste de demander à devenir ami, et les amis commun facilitent l’acceptation des amis) donc une centaine d’amis obtenu en quelques jours… La plupart sont toujours inscrits comme amis chez moi (je le suis chez eux) alors que nous n’avons jamais échangé le moindre courrier ! Seulement la lecture d’un descriptif et éventuellement quelques photos. On y trouve également des groupes… ce qui facilite évidemment les liens 🙂

Les mêmes principes quasiment que ceux de Ziki, le référencement, les tags et le « professionnalisme » des membres en moins… Juste sur des individus qui souhaitent rencontrer des personnes pour des loisirs dirons nous sur Amiz. Par contre, je n’arrive pas premier en lien commercial sur Google 😉

Et, c’est concernant les membres que le problème se corse. Je suis rapidement surpris par la qualité des images. Soit je n’y connais rien en photo, soit les français ont fait des progrès extraordinaire dans le prise de vue grâce aux appareils photo numériques (je ne parle pas des qualités techniques), soit… euh, soit les photos ne sont pas les photos des «amateurs» qui se présentent. Reste une question à élucider. Qui met ces photos en ligne ? amiz ou les membres ? J’ai mon idée…
Au passage, quel est la limite d’âge inférieure sur ce site et quels sont les moyens de protections mis en place pour les mineurs ? Il n’y a rien de porno, mais je ne crois pas que toutes les images et l’ensemble des textes soient adaptés à tous les âges !

On retrouve le même système, photo compris sur un autre réseau social belge du même genre…

Jean-François, ce qui me chagrinait… le danger de la superficialité des individus… L’amis de mon amis est mon ami ! Non, je ne crois pas… En plus quand je lis sur votre blog comment Patrick Chassany (le créateur de Ziki) définit Ziki : «Ziki met en relation des personnes, des sociétés et des groupes par rapport à ce qu’elles sont, ce qu’elles aiment et ce qu’elles recherchent». Si je remplace Ziki par Amiz, cela pourrait donner :«Amiz met en relation des personnes et des groupes par rapport à ce qu’elles sont, ce qu’elles aiment et ce qu’elles recherchent»… Cherchez l’erreur.

Nous avons 4 ans « d’échanges » pour certains au sein de Rézoting pour arriver à faire du web 2 sans le dire… faire du vrai réseau social ! Et, ce n’était pas seulement en affichant nos compétences, nos savoir… mais en dialoguant régulièrement de manière asynchrone 😉

Mybloglog et Ziki ont quand même des avantages

Je suis loin de l’engouement d’Henri Kaufman, pour ne citer que lui, mais on ne peut retirer l’aspect découverte de ces outils. Ils m’ont permis de mettre un visage parfois sur certains visiteurs… et je dois l’avouer j’ai découvert quelques blogs intégrés depuis dans mon lecteurs de fils Rss.

Mais, je ne peux que désavouer Jean-François Ruiz, lorsqu’il dit en commentaire d’un billet de C. DeniaudMybloglog aide les bloggers à mieux connaître leur audience». Cela aurait plutôt tendance à me faire hérisser le poil (de barbe).

Avouez le. Comme moi, vous avez plongez dans le système simplement pour voir la tête de vos visiteurs… Le reste, c’est du bonus ! Quand vous lisez le journal, vous regarder bien les images pour voir si l’une de vos connaissances ne s’y trouve pas, non ? C’est pareil sur le web grâce à Mybloglog et à Ziki… c’est pour cela que je reste inscrit, mais caché, sauf pour Blog en nord, où distance oblige les visiteurs peuvent se croiser dans la rue 😉

Ah, grave erreur… J’ai oublié de vous donner mes profils Mybloglog et Zki

travailler autrement dans les TPE : travail collaboratif ou le travail en web 2.0 ?

Depuis le mois de septembre, nous mettons en place une nouvelle structure. Du travail en quasi solitaire (indépendant pur et dur), la structure d’Ed Productions passera prochainement en SARL avec trois personnes dans les bureaux (ou à la direction), une centaine de formateurs qui gravitent autour de nous, etc. Cette évolution est l’occasion de mettre en place des procédures diverses et variées où nous tentons d’utiliser au mieux les possibilités offertes par les NTIC.

En parallèle, suite à un billet de Sylvie, j’avais demandé le Petit précis de l’efficacité collective – Travailler autrement. Ce livre blanc (bleu en réalité) de 130 pages rassemble des analyses, témoignages et réflexions sur l’efficacité du travail collaboratif… Le travail web 2.0 en fait 😉
Vous pourrez recevoir gratuitement cet ouvrage (je sais, c’est Microsoft qui est derrière, mais… après tout pourquoi pas, ne soyons pas sectaires).
Le débat proposé sur le blog EC 2006 (efficacité collective 2006) a semblé tourner court. Aucune mise à jour depuis la parution du livre et peu de commentaires dans les derniers billets… Dommage. Les limites du social promis sont-elles atteintes ?

Une lecture du livre en parallèle avec les mises en place d’outils dans notre TPE (Très Petite Entreprise) me semblait intéressante. Une TPE a-t-elle besoin ou non d’utiliser ce modèle de travail ? Première remarque, notre structure est éclatée. Même si nous avons un siège social comme toute entreprise, la gestion et l’organisation n’ont rien de traditionnel.

Plantons le décor. Les fondateurs de la SARL sont deux solos pur jus, qui veulent garder leur indépendance, aux méthodes de vente similaires (nous vendons nos prestations tous les deux seulement à l’aide d’internet). Qui plus est, nous sommes deux spécialistes du web (plutôt orienté avec la vision d’une agence de publicité pour l’un, plutôt orienté marketing pour l’autre, et une volonté de veille et de KM commune). Enfin, autonome, nous souhaitons le rester, ne serait ce que par nos lieux de résidence éloigné l’un de l’autre et par le choix de notre structure mobilière. Nous sommes de véritable «enfants» du monde du travail de l’internet, professionnels de l’information (sans le savoir notre assistante et nos formateurs sont également des pros de l’info car ils nous remontent tous des informations :-)))

Les questions rapidement évoquées pour notre organisation étaient : «quelle forme d’organisation» allions-nous prendre ? Un élément important dans cette décision était la confiance que nous nous accordions les uns aux autres, car le partage de l’information et le partage de connaissances n’est pas si simple… Nous devons passer d’un schéma : je cherche et garde l’information pour moi à je cherche et diffuse l’information à tous…

Personnellement, je connaissais le problème suite à des audits réalisés dans différentes organisations. L’une des constance a toujours été la multiplication des bases de données sur des sujets identiques et les querelles qui consistaient à dire : «je ne veux pas qu’untel sache qui je contacte, etc.» En corollaire, les bases de données aux informations identiques se multipliaient dans l’entreprise et aucune base commune, complète n’existaient.

Cela ne m’empêche pas d’avoir un mal fou à me séparer de mon système de gestion d’agenda actuel pour le basculer sur un agenda collaboratif… et je me trouve une tonne d’excuses pour ne pas m’en séparer complètement. Comportement stupide mais humain… Quelle information doit rester privée, quelle information est publique ? Jusque-là je pouvais allégrement marier les deux, car certains rendez-vous correspondaient aux deux… C’est la même chose avec le carnet d’adresse… La culture du collaboratif n’est pas innée. Loin de là.

Pourtant, dans le monde actuel, une adaptation permanente et continue de chacun est nécessaire. Déjà, les technologies évoluent chaque jour, de manière rapide et parfois de façon radicalement différentes. Ceci nous oblige à trouver des solutions souples d’adéquation entre technologie et organisation de l’entreprise. Par exemple, nous voulons garder la souplesse, la réactivité des indépendants (structure d’une personne) au sein de la SARL (structure de plusieurs personnes)…

Pour nous, le travail collaboratif efficace doit être un avantage concurrentiel en termes de vitesse, d’innovation… Mais pour cela nous devons penser le management autrement, bien loin des structures en pyramides ou autres apprises à l’école… Les modèles restent d’ailleurs à inventer. Mais d’ailleurs y aura-t-il un modèle ou des modèles tel qu’on nous l’enseigne encore aujourd’hui ? Les usages de ces outils de collaboration n’en sont qu’à leur balbutiement, même si, lorsque je travaillais pour le journal Icônes à la fin des années 80, je me rappelle avoir été attiré par le logiciel CAT, prémisse du collaboratif au niveau commercial (un CRM avant l’heure 🙂

La mise en place d’un système collaboratif doit résulter d’une réflexion globale sur les objectifs à atteindre. La tentation est forte de supprimer les anciennes méthodes et les anciens outils. Est ce raisonnable ? faut-il le faire ? Je ne le pense pas. C’est cette alliance entre ce passé récent et les nouveaux outils et méthodes qui doit être optimisé.

Après tout, si les outils n’existent pas, il n’y a pas de méthode.Donc, ne laissons pas les outils NTIC prendre le pouvoir. C’est nous qui devons décider de ce que nous apporte l’outil et non l’outil qui doit nous imposer une façon de voir. De plus, les possibilités des outils collaboratifs proposés sont tellement riches que constamment nous devons penser à mesurer l’évolution de leurs usages dans la qualité de notre travail.

L’utilisation du mail est un bon exemple… Combien sont débordés par la gestion de leur courrier électronique ? Passer moins de temps à lire ses emails, Email consideration. Là encore après l’appropriation de nouveaux usages sont à créer, voir même à disparaître : Et si l’e-mail disparaissait ?. J’avais l’impression qu’Adrien Ferro avait également mis un billet à ce sujet mais je ne le retrouve pas 🙁

Le choix de mentionner l’usage du courrier électronique n’est pas anodin.La collaboration est souvent réduite à l’email et l’usage des autres outils est quasi nul, surtout pour l’organisation des réunions, parmi les personnes qui ont répondu à l’enquête d’EC 2006…

Mais revenons à notre situation. Nous n’avons pas eu le problème que doivent rencontrer les structures existantes et qui veulent évoluer : la mise en place d’un processus pour les applications informatiques plaquées sur des processus fonctionnels existants. Chez nous, le terrain était quasiment vierge. Si nous devions faire l’analyse de l’existant, il était pour ainsi dire presque nul. Bien que, chacun de son côté, nous eussions nos propres outils et nos propres démarches.

Le choix des outils de NTIC ou de coopération est lié à notre niveau dans la configuration de ces outils (nous avons abandonné certains outils qui nous semblaient intéressants car nous n’avons même pas su les installer) et des ressources dont nous avons les capacités à mettre en oeuvre (au niveau matériel notamment, d’autant plus que nous travaillons tous sur Macintosh).

Nous réalisons l’ensemble des installations, la maintenance, la gestion de ces outils… en prenant notre temps. Un nouveau module est ajouté si nous avons suffisamment exploré les possibilités des modules précédents. Ce sont pour la plupart des outils libres ou/et gratuits que nous paramétrons pour notre usage car aucune solution ne semble prévue pour les TPE dans ces domaines !

Autres critères pris en compte dans nos décisions : l’outil doit permettre de travailler facilement avec nos partenaires et/ou nos clients en tenant compte de l’arrivée des systèmes nomades. Enfin, l’ergonomie est également l’un des éléments du choix (peu de ces outils sont réellement ergonomiques et ils sont pour certains d’entre eux d’une lenteur, mais d’une lenteur…) ainsi que la préservation voir le développement des relations humaines. Nous sommes d’autant plus attachés à ce dernier point qu’un freelance travaille seul et a appris à se créer un réseau autour de lui : sa bulle de «connaissances humaines». De plus, par différentes expériences (blog en nord, la liste de discussion des étudiants…), nous connaissons le potentiel de ces outils pour des relations humaines, sociales…

Parmi les outils que nous souhaitons mettre en place, on trouve des outils de messageries interne, des portails, des blogs, de cartographie sémantique, de gestion de tâches, d’emplois du temps et de carnet d’adresses partagés, de gestion, de gestion de documentations (sans aller jusqu’à la numérisation de tous les documents, des infos, des données), de gestion de liens, de gestion de fils RSS, de gestions de projets, de gestion de clientèles, de base de connaissances… tel que l’on peut les trouver en partie dans egroupware, Mindmanager, SugarCRM, de Joomla ou Drupal, de WordPress ou Dotclear, et d’applications de gestion plus classique que nous avons développé et mis en ligne… Il est, bien entendu, que nous n’oublions pas les bonnes vieilles technologies comme le courrier électronique, le téléphone, le papier et le stylo, y compris les rencontres physiques formelles et informelles.

Allez, histoire de râler comme à l’accoutumer, j’ai deux reproches à formuler à ce Petit précis de l’efficacité collective. Dans la classification peu enthousiaste, on trouve comme critère : «jamais d’utilisation de la messagerie instantanée ou de chat» et dans la classe des meilleurs, les motivés et bien impliqués : «utilisateurs en permanence de réseaux sociaux». Difficile pour moi de respecter cette classification. Ne jamais utiliser de messagerie instantanée n’est pas une preuve de non-travail collaboratif. J’appartiens à ceux qui refusent l’emploie du téléphone portable et du chat pour une seule et même raison, nous (dans le sens de la population des personnes qui travaillent) n’avons pas encore compris la différence entre urgence, prioritaire et standard… Avez-vous déjà remarqué comme les personnes vous demandent tout, tout de suite… Pardon, pour hier ? Ne me dite pas que c’est le monde qui s’accélère qui veut cela… je n’en crois rien !

L’autre aspect du livre blanc qui me procure quelques soucis concerne la description du futur diplômé qui pratique et s’est approprié : «le téléphone portable, l’ordinateur portable équipé de wifi, qui possède un blog, qui a collaboré à des wiki, qui reçoit ces relevés par SMS, qui téléphone via skype, qui chat»… J’arrête là. Oui, bien sur qu’ils possèdent le matériel, qu’ils pratiquent certaines de ces activités (certaines, car ils ne savent pas tous ce qu’est un wiki par exemple ; alors de là à savoir collaborer la marge est grande).

Je relativiserai beaucoup ces propos et je suis beaucoup moins optimiste que cette version utopique de la chose. D’ailleurs je me méfie beaucoup des discours que l’on entend dans les écoles : vous êtes les meilleurs (dans toutes les écoles que j’ai fréquentées et dans celle de mes amis, nous avons entendu cette phrase), vous imposerez (désolé, vous m’n’imposerez rien du tout. Tout au plus vous suggérerez dans le meilleur des cas).

Pour la plupart des jeunes que je connais, le blog c’est pour des pages persos. Les entreprises n’en font pas 🙂 Donc pourquoi voudraient-ils créer un blog en entreprise et pourquoi y participeraient-ils ? Le chat est réservé à des discussions entre amis, voir à la drague… Comment peut-on utiliser un outil de drague dans l’entreprise ? Que dire de la recherche d’informations ?

Pour pratiquer la gestion de projet de manière collaborative avec les étudiants depuis plusieurs années, je peux vous dire que ce n’est pas gagné d’avance… Que d’efforts même à déployer pour essayer de faire adopter un CMS ! Que d’efforts pour leur faire dire «ah oui, on pourrait prévoir une zone collaborative dans le site» ! Que d’efforts pour qu’ils essaient de garder un blog actif !

Ah oui, pour la petite histoire, j’ai téléchargé (pdf – 781 ko – 19 p.) et tenté de remplir (36 questions) le questionnaire de base (30 à 40 minutes prévues) mais le pdf n’est pas interactif et n’espérez pas obtenir une synthèse immédiate de vos réponses sous forme d’un profil graphique (sic), cela n’est plus possible… Le collaboratif dans la circonstance a une durée de vie inférieure à un an 🙁

Pour compléter mes propos, certains seront peut-être curieux de savoir comment d’autres réagissent :