Je m’aperçois qu’il serait de bon ton de dire que j’existe toujours car certains on prit pour argent content mon canular du 1er avril : Je passe la main…
Devant mon silence, y compris sur génération Z, on pouvait le penser. Le seul indice que vous pouviez avoir était de surveiller ce qui se passait sur la cuisine de mémé Moniq car vous auriez appris là-bas que j’étais sur SnapChat désormais comme tout le monde, non 😉
Au passage, vous remarquerez que nous avons été originaux… Pour mémé Moniq, nous avons décidé de ne pas créer un compte Snapchat spécifique mais d’utiliser nos 3 comptes perso (celui des 2 filles et le mien).
La cuisine de mémé Moniq devient de plus en plus gourmande en temps pour être gérée… Il faut dire que certaines structures pense que désormais mémé Moniq fait partie des influenceurs dans le monde de la cuisine ou le monde culinaire, au choix, avec sa présence dans les médias sociaux et son blog !
Bref, cela n’explique pas toutes mes absences… Sur Lille, mon absence reste voulue… sur la toile ce n’était pas le cas.
En réalité, depuis la rentrée de septembre de l’an dernier, j’ai eu de « gros » soucis de santé (vous aurez bientôt les explications sur le pourquoi du comment 😉 et ensuite, nous avons du faire face au décès de ma belle-mère avec la gestion de tout ce qui va avec, surtout quand on doit traverser la France d’Est en Ouest pour gérer cela. On arrive au terme !
Donc, je suis de retour… pas seul, comme je le disais dans Je passe la main… mais avec Yseult, mon experte social média jeunes (pour mémoire, elle possède plus de 400 000 abonnés dans Pinterest et explore d’autres réseaux pour son compte privé, des marques ou pour la cuisine de mémé Moniq).
Mais, je reviendrais vite vous expliquer ce que ce conglomérat familial peut vous apporter, car il y a également Clara qui pointe son nez. Elle a décroché un blog sur Mondoblog que je vous conseille : Pure génération Z.
Donc, à très bientôt ici, ou sur génération Z ou sur les médias sociaux, y compris autour de la cuisine de mémé Moniq et de Niouf-niouf à moins que vous n’ayez besoin de conseils en stratégie éditoriale (y compris Picture marketing), de conseils en stratégie de mise en place d’une présence dans les médias sociaux, de coaching dans ces domaines ou d’un éclairage sur la génération Z…
je n’aborde pas le sujet, mais le picture marketing est-il lié au smartphone ?
La semaine dernière Camille m’avait demandé de répondre à la question : Faut-il publier vos visuels sur Pinterest ou Instagram ? pour Over-graph. Je terminais en écrivant : «À la vérité, mon usage et ma stratégie est un peu plus complexe… En effet, s’ajoute à Pinterest et Instagram : Tumblr et les albums Facebook selon les activités.»
la couverture du livre Animer et promouvoir son site Web
Depuis, j’ai repensé à l’interview dans le livre : Animer et promouvoir son site web aux éditions du CFPJ, que m’avait demandé Xavier Delengaigne en 2012 pour laquelle je devais répondre à 3 questions…
Pour un site d’information, quel est l’intérêt de partager ses photos via Flickr ?
Pour un site d’information, Flickr peut-il constituer une source d’images
Quelles sont les particularités du média web en ce qui concerne les photos ?
Et chose amusante… Quelques heures après avoir envoyé mon témoignage à Camille, je me suis dit ! Mince, j’ai oublié Flickr et quelques autres ! J’avais répondu à la question, mais n’avait pas fait un tour du picture marketin
Picture marketing ou marketing par l’image
Bouclons donc la chaîne en expliquant mon usage et ma stratégie « un peu plus complexe » de ce picture marketing. Me retrouver dans ce monde de l’image ne me dérange pas quand on sait que j’ai débuté ma carrière professionnelle comme photographe pour des agences d’illustration photo 😉
En effet, en dehors d’Instragram et de Pinterest, j’utilise (ou découvre, pas pour rien que je me décris comme vieux débutant) d’autres outils !
l’un de mes livres : flick, on s’y retrouve
Je suis historiquement sur Flickr (J’ai écrit un livre y’a bien longtemps maintenant : Flickr, on s’y retrouve), mais aussi sur Facebook, Twitter et Tumblr qui ont un rôle à jouer par rapport à l’image fixe et dans le picture marketing, je suis en phase de découverte de WeHeartIt et par l’intermédiaire de mes filles, je connais relativement bien FoodReporter (un site spécialisé dans « l’image culinaire« ). Si je continue ma série, le grand absent chez moi est Google + pour l’image (à tort certainement).
Si je résume, cela fait 9 applications pour lesquelles je dois prendre une décision lorsque je trouve une image, prends une photo, réalise une image…, en fonction du type d’images, selon l’usage ou la cible que je veux viser, avant le début d’un événement… Ah non, j’oubliais 10 avec SnapChat 🙂 Et, un autre encore… Ah oui, j’ai aussi oublié celui-là ! Les outils du picture marketing sont trop nombreux pour les lister tous ici !
Pour moi, c’est une erreur de vouloir toujours tout concentrer en un endroit… Comme on le verra dans les lignes qui vont suivre, une réflexion avant tout projet est nécessaire afin de déterminer l’outil qui nous semble le mieux adapté en fonction de ses objectifs… Mais, je garde toujours en arrière-pensée ce que j’appelle la présence sur le net, ce qui oblige à réfléchir au-delà de l’outil, à ses possibilités de rediffusion de l’information.
C’est quoi le picture marketing ?
Ah oui, avant d’aller plus loin… Sinon, on va encore me poser la question. C’est quoile picture marketing ? Je peux reprendre comme base la définition qu’en donne Webmarketing en l’aménagent un peu : c‘est la promotion par l’image sous toutes ses formes (fixe, animée…) sur les médias sociaux, visant à mettre en avant un produit, un service, une entreprise ou une marque, une personne en vue de répondre à de nombreux objectif marketing tel que générer de l’engagement envers la marque, favoriser le partage du contenu ou développer la e-réputation ou le personal branding. On parle bien d’image pas de photos exclusivement !
Pour ceux qui ne sont pas prévenus, c’est le mode de communication privilégié par la génération Z (Suffit d’ajouter les émoticons est on dresse un tableau facile de la communication avec eux. À mon tour d’enfoncer les portes ouvertes 😉
Dans le cadre de ma curation
Alors, finalement, comment je fonctionne ? Comme je l’expliquais dans le témoignage pour Over-graph, le premier choix s’effectue selon que je suis en « curation » ou pas. Rien n’est faux de ce que j’ai écrit… j’ai juste omis de dire que les applications citées : Pinterest et Instagrampermettent lors de l’ajout d’images de diffuser l’information vers d’autres sites.
Ainsi, Pinterest propose l’ajout d’images dans le flux Twitter (de là, par un travail sur les hashtags, elles peuvent même être redirigé vers Linkedin, IFTTT fait le reste) et dans Facebook. Depuis Instagram, ce sera vers Facebook, Twitter, Tumblr, Flickr, et même Foursquare (que je n’utilise plus. Qui l’utilise encore d’ailleurs ?).
Mais en réalité, lors de ma curation, mon choix se porte surtout entre publier dans Pinterest ou dans Tumblr (lui permet la rediffusion dans Twitter -encore et toujours- et dans Facebook) et au final, si je faisais mon boulot à fond, je devrais republier manuellement les images de Tumblrs dans le tableau Pinterest dédié et repartir les images dans les tableaux concernés.
Comment s’effectue ce choix ? Par la mise en place d’une stratégie (on y revient toujours à celle là) harmonisée d’une charte éditoriale : type d’images (c’est quoi une image ?), public concerné, consultation des informations par l’internaute…
Hors de ma curation, pour un site, une marque…
Maintenant, il y a les photos que je publie dans le cadre d’un site ou pour une marque. Je ne vais pas vous dévoiler de secret concernant les entreprises pour qui je travaille 😉 Non, je vais simplement prendre l’exemple de la cuisine de mémé Moniq dont s’occupent mes filles (Comme, elles ont mis les stratégies en place avec mon aide, je connais leurs principes 😉
D’ailleurs, ce cas est intéressant à mon sens, car elles ont pris le contre-pied de beaucoup de sites de recettes de cuisine ou autour de la cuisine. Elles ne publient pas systématiquement toutes leurs recettes. Comme elle l’explique quelque part dans leur blog, ces générations Z ont une communication avant tout par l’image ! L’image doit être le prétexte d’échanger et de discuter avec sa communauté, et c’est à la communauté de demander la recette… On est en plein dans notre sujet de discussion.
J’ai déjà montré la cartographie de ce qu’elle avait mis en place à l’origine. Donc, pas de problèmes pour que je le rediffuse.
Côté outils… Le noyau central pour elle est Instagram. Toutes les photos passent par là ! Par une série d’automatismes, ces images sont relayées à différents endroits (ce qui explique le nombre de hashtags associé aux images) : leurs comptes Twitter, la page Facebook, le Tumblr et dans mon compte Flickr 😉
Comme nous sommes dans le secteur de la cuisine, évidemment (et cela a été le déclencheur), une fois l’image dans Instagram, quelques copier-coller et indications complémentaires dans Foodreporter permettent l’ajout des images qui correspondent à la démarche de ce service.
Depuis peu, voulant tester WeheartIt, j’ai créé un compte là-bas, que je teste avec une collection « cuisine de mémé Moniq ». De nouveau, une reprise des images d’Instagram…
Elles possèdent également un compte Snapguide. Un véritable système de pas à pas imagé méconnu des Français (rien à voir avec un pseudo concurrent Français qui n’a toujours pas donné les résultats du concours qu’il avait lancé à l’été dernier d’ailleurs et dont le système est toujours imbuvable à notre sens malgré la nouvelle version). Oui, Snapguide est aussi une possibilité de diffusion d’images, mais d’une autre forme. Allez-le découvrir si vous ne le connaissez pas !
Le cas de Pinterest
quelques uns de mes tableaux pinterest dont ceux qui hébergent la cuisine de mémé Moniq
Pour boucler la boucle de leur démarche, évidemment, elles sont dans Pinterest. Pas de chances pour elle, Yseult (elle a désormais 250 000 abonnés… son objectif était simplement de me dépasser… j’ai honte avec mes bientôt 47 000 abonnés) lors des débuts de la présence pour mémé Moniq là bas avait du retard sur moi en nombre d’abonnés, donc, nous avons hébergé le tableau collaboratif Cuisine de Mémé Moniq dans mon compte. Il est réservé à nos propres images de cuisine. C’est en réalité, les images de FoodReporter qui y sont ajoutées. Très vite, par intérêt personnel et pour d’autres projets, j’ai créé un board des Trucs et astuces de cuisine (généralement, une reprise des astuces trouvées dans Pinterest même).
À l’origine, le blog la cuisine de mémé Moniq avait pour slogan la cuisine pour des enfants par des enfants (elles l’ont commencé pour la plus jeune à 7-8 ans, je crois, elle en a aujourd’hui 15) et que la plus âgée (17) envisage une activité avec des enfants autour de la cuisine, elle a « lancé » le tableau cuisine de mémé Moniq kids.
Enfin, au fil du temps, nous avons ajouté autour de ces tableaux : recettes à faire et recettes testées (une fois la recette qui était dans « à faire » a été englouti au fond de nos estomacs, elle doit (ou devrait) passer en « testée » ;-).
Comme on le voit, c’est tout un écosystème qui a été développé par les uns et les autres autour de ce projet, par l’image dans Pinterest. Rien n’y est fait au hasard, chaque création de tableau a été mûrement réfléchi : dans quel but, pourquoi…
Au passage, si vous regardez du côté de chez Yseult notamment, vous verrez d’autres tableaux au sujet de la cuisine qu’elle ne souhaite pas inclure dans la dynamique de mémé Moniq (comme Lunch box ou cuisine !) qui ne pointe pas obligatoirement vers leur blog (Je le rappelle la cuisine de mémé Moniq n’a rien de professionnel 🙂
Comme cela n’est pas relié à une véritable entreprise des pans complets sont laissés à l’abandon, je pense à Flickr en particulier, l’animation manque à d’autres endroits… Qu’importe… C’est un exemple et c’est l’esprit qui compte…
Dans notre vie perso ou pour des coups au niveau pro
l’album Facebook solution à titre privé ou pro en picture marketing
Et dans la vie de tous les jours ? Comment cela se déroule-t-il pour les images du quotidien ? Là encore « grande » réflexion en amont… Je sais que je dois faire vivre mon compte Instagram mais j’explique comment dans le témoignage d’over-graph où je fournis également quelques détails sur ce qui se passe lors d’événements particuliers ou de live Images.
Autre exemple au niveau professionnel, j’ai mis 2 années de suite en place un trombinoscope pour l’université d’été de Ludovia dans Pinterest afin que l’on connaisse ou que l’on retrouve les têtes de ceux que nous croisons, que nous avons rencontré. Bref, afin de savoir qui est qui !
Mais, prenons un exemple concret… L’une des filles, actuellement, est en Allemagne pour 3 mois avec chaque jour son lot d’images… Nous avons discuté de ce qu’elle voulait faire de ces images pendant son séjour : pour qui, pour quoi… (d’ailleurs, on en a reparlé voici quelques jours, car elle s’est aperçu qu’elle avait pris du retard sur son programme 😉
Pour éviter les problèmes de stockage d’images (nous l’avions déjà mis en place lors du séjour en Australie de la plus grande), chaque jour, l’ensemble des images nous est transmis par Dropbox. C’est aussi de la gestion d’images 😉
Mais revenons à ce que notre fille voulait faire en priorité pendant son séjour avec ses images :
que ces ami(e)s et la famille puissent suivre son actualité en images
faire partager son quotidien au niveau de l’alimentation (oui, oui… La cuisine de mémé Moniq déteint un peu parfois sur leurs activités)
en profiter pour montrer « ses » qualités de photographe par son Instagram et dans sa page Tumblr
Je pense que nous aurons une nouvelle discussion à son retour sur : qu’est-ce que l’on peut faire maintenant des images ?
Les choix ont été simples pourInstagram et Tumblr (ce sont les mêmes images qu’elle diffuse).
Pour l’alimentation, il était assez clair que les images devaient trouver leur place dans la page Facebook de mémé Moniq sous la forme d’un albumCuisine et alimentation en Bavière (Allemagne) mis à jour chaque jour ou presque par les bons soins de son père 🙂
SnapChat : un incontournable lui aussi
Restait le partage des images par la famille et ses amies ! Mobilytrip que j’avais déjà utilisé en le détournant lors de la couverture d’une session de Ludovia me semblait la solution idéale pour elle : une version confidentielle pour elle et nous, une version publique. De plus, l’information est structurée d’une façon différentes aux autres outils.
Les mise à jours apparaissent, en principe, dans son Facebook pour les amis… Comme Mobilytrip est un carnet de voyage et qu’elle doit rendre un compte rendu à la fin de son séjour, les prises de notes lui faciliteront son travail au retour ! Pas de lien, je ne lui ai pas demandé l’autorisation (oui, je leur demande l’autorisation de les citer 😉
Évidemment, notre ados n’échappe pas à la règle… Elle utilise Snapchat 🙂 Mais, dans la famille, nous sommes habitués puisque nous l’utilisons au quotidien entre nous depuis plusieurs années maintenant ! C’est le moyen rapide pour montrer bobo, images d’objets qu’il faut ou non acheté, décider si tel produit ou tel autre est bien un savon surgras ;-), etc.
Au passage, c’est assez curieux… Je n’arrive toujours pas à définir quand elle utilise SnapChat, les eMessages d’Apple ou la messagerie de Facebook pour publier ses images… Elle passe allègrement de l’un à l’autre et est capable de vous envoyer un snapchat alors que l’on discute dans eMessage et pourrait tout aussi bien le faire là ! Je parierai que c’est parce que dans SnapChat, l’image ne prend pas de place sur ses mobiles !
Je m’aperçois que, de nouveau, je n’ai pas parlé de Flickr… C’est vrai que désormais, je le considère un peu comme ma bibliothèque (ma bibliothèque professionnelle et notre bibliothèque familiale). Pourtant, je suis le premier à vanter les qualités de Flickr… Je l’ai fait même lorsqu’il était sur le déclin avant sa large gratuité pour tous. L’inconvénient, ce qui est aussi sont avantage, est que l’ajout « correct » d’images dans Flickr avec son lot de mots-clés, de descriptions, d’ajout à des groupes, etc. demande du temps et je ne l’ai plus actuellement pour m’en occuper sérieusement… C’est l’une de mes grandes frustrations, d’autant plus que j’ai l’impression que l’on redécouvre Flickr notamment grâce ou pour alimenter Pinterest !
Vous avez noté, je l’évoquais en début de billet, je n’utilise pas Google + ! Je n’ai jamais utilisé Picasa non plus… C’est un choix de ma part. Mais, c’est vrai, j’ai toujours eu du mal avec Google et les médias sociaux, images y compris ! Je ne dis pas qu’il est inutile, qu’il ne fonctionne pas… Non, juste que je ne suis pas à l’aise dedans, et, je crois qu’il y a assez de présences ailleurs pour en ajouter encore une là 😉 Je devrais regarder du côté de IFTTT, dois bien y’avoir quelques solutions pour l’alimenter lui aussi… 😉 Mais, me reste un problème… qui est dans Google + ? C’est ma cible ?
Ah si, j’utilise Google+ parfois ! Rarement… En effet, de temps à autre, surtout pour une image qui me fait rire ou sourire un peu plus que les autres et que j’ai envie de partager dans l’instant avec tous, je la publie dans Twitter, Facebook, Linkedin et Google+ (parfois aussi Pinterest)… mais c’est juste pour le fun… Tiens donc, j’aurais aussi une stratégie pour publier des images à très courte durée de vie et sans avenir, sans longue traine et sans effet au niveau référencement (de manière générale ! Surprenant 😉
Comme je viens de le décrire en fonction de différentes circonstances, désormais le picture marketing est partout. Il nous environne au quotidien. Et encore, là, j’ai parlé seulement d‘image fixe… hors PDF 😉 Imaginez maintenant les PDF, les vidéos très courtes, les vidéos, les animations… et j’en passe, l’Image avec un grand I en résumé, ce serait encore une autre histoire.
Je peux d’ailleurs vous la raconter… Si vous avez besoin de mes services dans le domaine du Picture marketing, de l’image dans les réseaux et médias sociaux ou sur Internet, suffit de prendre contact avec moi… On peut toujours voir comment travailler ensemble depuis la formation jusqu’à la réflexion en amont et la mise en place d’une stratégie de picture marketing dans votre entreprise 😉
Vous avez certainement noté l’apparition dans l’univers des outils d’Internet des applications dites éphémères : SnapChat en est le fleuron.
En effet, depuis 2012, SnapChat a lancé le mouvement via l’image et la vidéo éphémère. Désormais, les services d’échange de messages, de photos et de vidéos qui disparaissent au bout de quelques secondes prolifèrent.
Faisons tout de suite le point sur SnapChat (mais c’est assez similaire pour les autres outils) souvent « vendu » comme le lieu des sextos (textos et images sexy) !
Laissons donc à ceux orientés « Internet n’est que du sexe » le soin de parler de SnapChat comme application uniquement à des fins sexuelles pour revenir à une utilisation plus « normale » de cet outil ajouté de plus en plus par les jeunes y compris en France à leur panoplie sur les mobiles !
Pour ma part, je ne trouve pas qu’il y ait beaucoup de sexe pour ce que j’ai pu voir (Normal me direz-vous :-)… et des échanges avec les jeunes que je côtoie… J’ai plutôt l’impression que ce sont surtout des selfies que l’on trouve dans Snapchat et je ne suis pas le seul à le penser si j’en crois mes lectures sur le net !
Pour le sexe, il me semble beaucoup plus simple d’aller sur Twitter ou Tumblr pour ne citer que deux exemples pour en trouver !
Des raisons fausses ou qui ne sont pas les seules sur l’adoption de l’éphémère
Que les jeunes dont nous parlons sont des adolescents ne fait pas de doute et il faut bien qu’adolescence se passe ! Qu’il y ait quelques dérives ne me surprend donc pas ! Toutefois, j’ai souvent remarqué la maturité dans l’usage de ces outils surtout des jeunes ! Pas la peine de venir me dire (leur dire) que l’image peut-être enregistrée, ils le savent et généralement, c’est selon le degré de connaissance de l’autre que sont envoyé tel ou tel SnapChat par exemple ! Donc, l’argument de dire que ces outils rencontrent le succès, car ils permettent un contrôle très simple sur les données n’a pas lieu d’être !
Et puis désormais, sur SnapChat, il existe une fonction replay 🙂 Pas si fugace que cela la photo ou la vidéo !
Alors, oui, on pourrait penser que Snapchat et autres applications éphémères permettent de retrouver un semblant d’intimité (au sens où les « vieux » l’entendent !). Cela leur permet certainement de se laisser aller un peu plus en image…
Par contre, je n’ai pas l’impression que cela leur permet d’envoyer des messages plus personnels, secrets ou intimes que ceux qu’ils envoyaient auparavant par SMS… c’est juste un transfert d’outils ! N’oublions pas que ces outils de communication éphémère permettent aussi l’envoie multiple ! On avertit sa tribu ! On est loin du secret, de l’intime… C’est d’ailleurs ce qui intéresse les entreprises dans ces outils !
Comment souvent, dès qu’apparaissent de nouveaux outils, le refrain du rejet du partage de nos vies sur les réseaux sociaux réapparaît ! L’éternelle menace des réseaux sociaux et l’évocation de leur fin dans un futur proche !
Ce qui m’amuse, c’est que ces outils éphémères sont avant tout des réseaux sociaux par nature ! C’est aller un peu vite en besogne, hormis les doutes sur les données conservées ou non par les systèmes qui les gère, l’utilisation qui peut en être faite… On ne va pas refaire le coup de l’Internet où tout le monde est beau, tout le monde est gentil régulièrement ! Juste pour informations à ceux qui ne le sauraient pas, il y a des entreprises qui doivent vivre derrière ces nouvelles applications !
L’autre piste que l’on peut creuser est celle de la valorisation de l’instant ! Le web éphémère correspond certainement mieux à l’immédiateté, si chère à notre monde actuel ! Cela donne l’impression de plus de spontanéité ! En effet, dans l’esprit de plus d’une personne, fugace doit être assimilé à immédiat, instant, instantanéité… et, je dois avouer, je pense que ce n’est pas très faux !
Cette notion d’instantané permet d’aller plus loin : on peut diffuser une image où l’on se moque de soi, on peut faire du second degré, il sera compris… Le risque n’est pas grand car une autre notion qui existait dans le web traditionnel : l’asynchronicité de lecture est mis à mal curieusement grâce à l’outil employé… Celui qui reçoit l’information a l’impression que cela vient d’arriver et réagit comme si c’était le cas ! Et souvent d’ailleurs, il y a peu de temps entre réalisation et lecture !
Ceux qui voient dans ces outils une solution au droit à l’oublie se trompent, même si dans la réalité des faits, ce qui est publié dans ces solutions éphémères par principe disparaît ! Le danger n’est pas là, si danger il y a, mais dans l’utilisation des autres outils qui ne disparaîtront pas au profit de l’éphémère. Nous nous dirigeons vers une cohabitation entre les systèmes à durée de vie limitée et ceux aux informations pérennes ! En parallèle à ces nouveaux outils les jeunes, par exemple, continuent à utiliser Facebook et Twitter en parallèle. Et c’est certainement dans ces usages justement, dans ce qu’ils veulent montrer au monde entier que réside l’importance pour sa e-réputation de ce que l’on dit, de ce que l’on fait !
Et si simplement, on n’avait pas besoin de tout conserver ?
Étant moi-même utilisateur de SnapChat (notamment avec mes filles), la semaine dernière alors que je l’utilisais, il m’est revenu en mémoire une discussion de quelques années en arrière avec un ami qui créait son entreprise. Le sujet concernaient le cloud computing (je ne sais même pas si il s’appelait comme cela à l’époque 🙂
La personne en face de moi avait peur de ne plus pouvoir retrouver ses informations si elle les confiait aux nuages ! De là, nous avons eu un entretien sur les documents que nous stockons ?
Je ne sais pas vous, mais moi, j’ai toujours des documents sur mon ordinateur qui traînent qui datent de l’an 2000 (j’ose pas dire qu’il y en a même de bien plus vieux ;-). J’étais parti à l’époque de ce constat pour me dire : est-ce que nous consultons ce que nous avons créé il y a 10 ans ? Allez-vous encore souvent regarder certaines photos prises il y a plus d’un an ? Qui parmi vous à redescendu dans son profil Facebook au delà d’un an ? Avez-vous été consulter le contenu d’un Facebook d’une personne en dehors du dernier trimestre ?
Ce sont comme les boîtes à souvenir ou les albums de famille de nos grands-parents… Ils sont dans un tiroir et personne n’y va jamais !
La question que l’on devrait se poser depuis longtemps est de savoir si l’information, le document, la photo, etc. que je diffuse doit être archivé ou stocké (et dans quel but), a-t-elle une importance capitale ou non (au sens de je dois la conserver)…
Je suis certain qu’en regardant votre boite mail ou l’endroit où vous conservez les messages mails importants, vous ne vous rappelez même pas que vous en avez reçu certain ! Mais cela rassure d’avoir la possibilité d’éventuellement les retrouver !
L’éphémère, c’est avant tout cela… Offrir la possibilité en un clin d’œil de diffuser autour de nous une information qui a un sens dans le contexte actuel, qui n’est pas fait pour durer… Les informations qui sont importantes à conserver ne sont pas diffusées par les mêmes outils !
Je crois que les jeunes qui « ont tout compris du digital » utilisent l’éphémère simplement parce qu’il n’y a pas de raison de conserver ces informations textuelles ou iconographiques et qu’il n’y a pas de limite à en envoyer maintenant en très grand nombre !
Mais prenons deux exemples concrets. Le 1er… l’une des traces qui me concerne sur le net (avant l’an 2000) est la vente d’une voiture, une autre la recherche de recettes pour un ingrédient particulier ! Ces 2 informations n’ont aucun intérêt à être toujours présente sur la toile ! J’aurais eu la possibilité de les publier de façon éphémère, cela aurait été parfait !
Maintenant, prenons le cas de mes filles (14 et 16 ans) qui font un stage ou un séjour dans un pays étranger ! Il y a fort à parier qu’elles le mentionneront dans leur Facebook, sur leur blog, etc. Mais, ce qui se passera au quotidien (mis à part si elles veulent tenir un carnet de voyages par exemple), l’essentiel de la communication passera par des outils éphémères ! Yseult par exemple chaque matin depuis l’Australie nous envoyait un SnapChat à son réveil ! En une photo, nous savions qu’elle était en vie (je le mets pour ceux qui m’ont qualifié à l’époque de Papa Poule 2.0), qu’elle était ou non-malade, etc. Quel est l’intérêt de garder ces images ? Aucun ! Cela pouvait aussi être pour montrer à l’un d’entre nous un cadeau qu’elle voulait faire à l’autre…
Coût des moyens de communication et l’anonymat ont leur mot à dire
Un autre aspect non-négligeable dans l’utilisation de ses outils basés sur l’utilisation du réseau Internet est le coût. Je soutiens la thèse que nous utilisons avant tout les outils qui sont les moins coûteux pour nous ! En cela, je crois au retour de l’appel téléphonique via Internet comme avec Viber !
Prenons un forfait pour un mobile. Vous avez une quantité d’appels téléphoniques limités. Maintenant, vous vous dites, par un simple Wifi, je peux communiquer par téléphone. À votre avis… que pensent les jeunes ? Idem sur les envois d’image par 3 ou 4 G ! Le coût du forfait limite… Donc, l’ensemble des outils qui démocratisent ces diminutions de coûts expliquent aussi en parti l’adoption de ces outils éphémères (ainsi que « l’absence » de place de stockage sur les appareils mobiles) et pas besoin de passer par des stockages intermédiaires comme des DropBox ou sur Flickr pour les images ! Nous sommes dans l’ère de l’immédiateté : aussitôt pris, aussitôt envoyé !
Dernier aspect lié à ce phénomène du passager, l’anonymat dont on reparle de plus en plus aujourd’hui. Il faut dire que Secret même s’il n’est pas éphémère y est pour quelque chose 😉
Depuis l’origine d’Internet l’anonymat à de tout temps eu ses défenseurs ! Même si je ne suis pas un adepte de ces pratiques, je pense que cela est nécessaire à l’équilibre d’Internet ! D’ailleurs, en consultant des articles pour la rédaction de ce billet, j’ai souri lorsqu’il était écrit : «Comme au bon vieux temps des Internet, oui, tout à fait : vous pouvez échanger anonymement avec vos proches, en créant un pseudo que vous ne communiquez qu’à ceux-ci.»
Au delà de cette remarque, pour moi, c’est aussi au niveau créativité que j’ai pu m’apercevoir de l’intérêt de ces pratiques anonymes ! D’autres aspects, comme des effets de contre-cultures sont également importants…
Mais, j’ai souvent eu des doutes sur le véritable anonymat hormis à quelques endroits ! Comment savoir si les systèmes qui sont derrière sont réellement anonymes ! Mais c’est un autre débat !
L’avenir de l’éphémère
Attendons maintenant, les évolutions et l’extensions à d’autres domaines de ces applications éphémères !
Bref, l’éphémère est partout.. même quand vous relayerez ce billet dans Twitter, sur Linkedin ou sur Facebook.. Quelle sera la durée de vie réelle de l’information que vous diffuserez ? Par contre, ce billet s’inscrit dans la durée… il restera en ligne le temps que ce blog existera 😉
Hier, une étudiante en journalisme qui réalise une enquête sur les dangers des réseaux sociaux m’a demandé si j’étais disponible pour quelques questions. Le sujet est brûlant et c’était l’occasion pour moi de donner un point de vue un peu différent à tout ce que l’on entend régulièrement sur les dangers des réseaux sociaux.
D’ailleurs, cet avis, que j’avais donné à 2 journaliste précédemment, suite aux révélations concernant la NSA n’ont jamais été publié ! C’est vrai que mon point de vue n’est certainement pas politiquement correct au niveau des dangers des réseaux sociaux et d’Internet d’une façon plus large !
Donc, j’ai choisi de répondre à cette étudiante et de diffuser mes réponses afin d’ouvrir le débat sur les dangers des réseaux sociaux sous une autre forme. Aucune question sur les hackers et autres pirates… ce sera pour une prochaine fois 😉
Voici les questions auxquelles je devais répondre :
Quels sont aujourd’hui, pour vous, les dangers que représentent les réseaux sociaux ? Qui sont les principaux concernés ?
Diriez-vous que le danger réside dans les réseaux sociaux eux-mêmes ou dans l’utilisation qui en est faite ?
Quelles sont les erreurs à ne pas commettre ?
MySpace avait découvert, il y a quelques années, que 90 000 personnes sur son réseau avaient été jugées comme délinquants sexuels. Diriez-vous qu’il y a un manque de contrôle ?
Les enfants et les adolescents sont les premiers concernés par ces dangers. Facebook interdit aux enfants de moins de 13 ans de s’inscrire, mais 20% des moins de 13 ans disposent d’un compte. C’est un problème ?
Doit-on s’attendre, dans un futur proche, à des nouvelles législations au sujet des réseaux sociaux ?
Voici donc mes réponses librement discutables 😉
Quels sont aujourd’hui, pour vous, les dangers que représentent les réseaux sociaux ? Qui sont les principaux concernés ?