Avis mortuaire sur le e-learning ?

Xavier en posant sa question : Le e-learning est mort ? se disait intéressé par mon «commentaire, généralement sage, sur le sujet» (je lui ai juste répondu que c’était un flatteur 😉 et que je répondrai.

Je fourni d’autant plus facilement ma réponse puisqu’il réagit au billet de Thierry Klein L’e-learning est mort, vive l’enseignement nomade ! (1er partie) que je souhaitais également commenter 🙂

J’attendais de voir ce que proposerait concrètement Thierry avant de fournir un avis plus avant, en écrivant un billet, et qu’il nous livre plus de détails sur les concepts que regroupe sa vision du nomadisme « scolaire » (ce qui est prévu. Vite Thierry, plus vite ;-).

Xavier parle concept marketing au sujet de l’enseignement nomade, je pense que le coup de buzz est réussi en vue d’Educatice :-).

Au sujet de l’enseignement nomade

Je commenterai d’ailleurs en premier le billet de Thierry puisque c’est lui qui a mis le feu aux poudres 🙂

Thierry Klein est le fondateur de Speechy, une société et une solution éponyme de Rapid e-learning qu’il est possible de coupler à un tableau blanc interactif (TBI). Tableau blanc interactif dont il est un ardent défenseur.

Thierry m’a toujours dit qu’il ne croyait pas au e-learning. Je pense ne rien dévoiler si je dis qu’il considérait Speechy comme un moyen de révision, de complément à un enseignement donné… et non comme un système de elearning.

Je connais également son attirance pour le livre « électronique » qui devient l’équivalent ergonomiquement parlant au livre papier grâce aux e-books, au téléphone portable et toujours ses lunettes «écran» lorsqu’il se projette dans l’avenir.

Son intérêt pour le nomadisme ne me surprend pas. Pas plus que son jugement sur le Web 2.0 ou 3.0, le Web social : «un concept marketing fumeux». J’ai bien écrit que j’utilise le web 2.0 mais je ne m’en vante pas.

Et difficile de ne pas être de son avis lorsqu’il écrit : «L’e-learning, tel qu’on l’envisageait depuis le début des années 2000 est bien mort.» Les temps changent.

Depuis ces postulats et, connaissant un peu Thierry, après une longue réflexion (un an si j’en crois ses propos et à l’arrivée, une solution à n’en pas douter chez Speechy), il nous propose l’enseignement nomade. L’idée en tant que telle n’est pas idiote, mais j’y reviendrais…

Pour ma part, si vous cherchez bien dans ce blog, vous verrez que j’ai écrit au cours de ces six derniers mois que je n’utilise pas les téléphones mobiles actuels mais que je parie sur leur évolution et que je les emploierais ce jour-là.

Le point de vue de Xavier

«Thierry ne serait-il pas en train de réinventer l’eau tiède ?» dit d’emblé Xavier de Mazenod, de l’agence de communication Adverbe, spécialisée en contenu web (concurrent mais « ami »).

Effectivement, comme l’écrit Xavier pour beaucoup trop de personnes, e-learning signifiait et signifie toujours absence d’enseignant. Pourtant, l’acte d’enseigner consiste bien à tenter d’individualiser la formation et le suivi de chaque élève (je n’aime pas le terme de coaching en enseignement).

Pouvoir être mobile, pouvoir être distant, comme le dit fort justement Adrien Ferro en commentaire : «les choses deviennent vraies en fonction d’où on les regarde». Normal, il répond à un Normand 😉

Plutôt que la tendance, je dirai la mode du e-learning est à la simplicité des outils (blogs, wiki, Skype…) et le discours qui va avec à un réinvestissement dans la valeur ajoutée des professeurs : le suivi individualisé, la pédagogie, la réorientation permanente de l’apprenant dans son parcours.

Mais dans le concret qu’en est-il du suivi individualisé (j’entends souvent dire des enseignants : pourquoi il se plaint, c’est déjà pas mal qu’on lui propose ce cours en ligne), de la pédagogie (où est la pédagogie lorsque j’assiste à des séances où l’on se demande ce que l’on va mettre dans le site afin que cela tienne la route et que le principal est qu’il y ait quelque chose), de la réorientation permanente de l’apprenant dans son parcours (à condition que l' »encadrant » soit formé à cela).
Je ne parle évidemment pas de la vraie formation en « e-learning », mais de celle que l’on trouve le plus communément.

Vue avec sagesse 😉

Je me demande si l’évolution de ce que l’on appelait le e-elearning ne va pas justement dans le pis-aller que propose Xavier : «un moche fichier Word, un blog et un professeur derrière», évidemment mâtiné des nouveaux outils mis à notre disposition.

Nous vivons comme le signale en commentaire Marc Tirel dans une période de «changements de modèles, des ruptures de paradigmes qui ouvrent de nouvelles perspectives de nouveaux possibles ou notre créativité sera de plus en plus sollicitée. Les mots “formation”, “enseigner”, “élèves” commencent déjà à ne plus avoir de sens dans certains cas. Il faut être capable de désapprendre pour tout réapprendre, tout repenser…»

L’enseignant à n’en pas douter restera le pivot de la formation. Mais son métier se transforme depuis quelques années. Les élèves (les apprenants) évoluent eux aussi.

Des exemples comme ceux décrits dans Diffusion des savoirs sous différentes formes n’ont pas d’équivalent me semble t-il en France…

Dans Les enseignants, des non bloggers ? en janvier 2006, je reprenais les propos de Mario Asselin : « Pour certains, le premier pas à faire consiste à accepter l’idée de se voir faire; accepter de recevoir un feed-back de ses élèves, des parents de ses élèves ou de ses collègues ou d’un accompagnateur (C.P.) ou d’un superviseur (membre de la direction). Je suis encore stupéfait du nombre de personnes qui oeuvrent dans les écoles depuis longtemps tout en «ayant appris» comment contourner la moindre occasion de recevoir un feed-back. L’écoute sélective, les stratégies de fuite et d’évitement ainsi que la paresse intellectuelle et le laisser-aller font malheureusement partie «des armes» qui composent un genre de coffre à outils occulte de bon nombre de professionnels.»

J’ajoutais à l’époque : arrêtons le «maître dans sa classe» ! Hier, grand possesseur du savoir, il le distribuait à ces élèves, aujourd’hui, il l’échange avec ses élèves.

Depuis presque deux années se sont écoulés et l’on est en droit de se poser la question de savoir si les enseignants faisaient du e-learning et des TIC sans le savoir ?

Même si je n’aime pas la terminologie, les outils web 2.0, bientôt web 3 entrent de plain-pied dans ce e-learning sans nom. Les enseignants « nouvelle génération » intègrent progressivement ces outils plus ou moins bien, mais ils les intègrent.

L’enseignement à distance progresse sous cette forme et sous la forme du télé-enseignement, dont on entend peu parler en parallèle du e-learning (pour cause, un enseignant doit être présent). Si l’enseignement nomade de Thierry se conjugue télé-enseignement, je crois qu’il a décroché une timbale 🙂

Dernier en date, la possibilité de jongler avec les réseaux sociaux, de type Facebook (des réseaux sociaux dotés d’outils) pour le e-learning, sans tomber dans l’excès du micro e-learning. Il est d’ailleurs amusant de noter que la remarquer de Cyril Slucki : «Après il est vrai qu’il faut quelque chose pour faire le suivi» correspond à la question à laquelle je dois répondre dans le groupe de Facebook Formation et formateurs (oups, erreur c’est dans le groupe Foad & elearning (goup en Français – in French)

Je vais tenter une réponse car pour selon moi les systèmes de suivi actuels ne sont plus adaptés et c’est d’ailleurs l’un des avantages que je vois dans des outils de type Facebook. Je pencherai vers une solution proche du Portfolio qui permettrait de suivre ce qu’à appris et réalisé l’étudiant, en autodidacte ou en « cours » depuis sa plus tendre enfance, de voir le contenu des enseignements…

Des éléments utiles à chaque enseignants y compris en formation continue afin d’aider aux mieux les apprenants sous sa responsabilité du moment, en présentiel (pour moi, la formation en télé-enseignement est du vrai présentiel) ou à distance, en rattachant éventuellement ses formations à ce qu’à appris l’apprenant. De nouvelles applications certifiées Scorm par exemple permettrait d’évaluer les étudiants sur leurs compétences…

L’enseignement nomade que tente de décrire Thierry y trouverait justement tout son sens. De toute façon de nouveaux outils doivent apparaître afin de faire évoluer le concept du e-learning que nous connaissons aujourd’hui pour aller vers ce que notre monde sera demain. C’est juste un outil qui se cache derrière le vocable de formation nomade.

Entendons nous bien sur le terme nomade au passage. Je pense que dans l’esprit de Thierry, nomade veut dire visiblement (c’est dans les commentaires) que l’enseignant dispose de sa propre salle multimédia en une petite mallette (il nous annonce une nouvelle révolution dans le TBI, dans les connexions et les diffusions, de nouvelles possibilités en transformant les écrans d’une salle informatique en tablet PC, que les apprenant puisse enregistrer le « cour » Speechy (présentation+voix+TBI) sur un téléphone portable comme sur un magnétophone ?). Visiblement l’enseignant peut emporter partout avec lui cette mystérieuse mallette.

Déjà, c’est un progrès car nul besoin que l’enseignant attende de posséder une salle spécifique, déjà équipé pour pouvoir enseigner façon Speechy. Plus besoin d’équipement spécifique pour mettre en place le cours dans tous les types de salles sans se préoccuper des connexions à Internet (tout passe par le téléphone ?).

Il est possible de préparer son « Speechy » en studio (à la maison ou ailleurs) ou en direct, de le diffuser depuis l’endroit où l’on se situe (depuis une chambre d’hôtel, pourquoi pas) à des étudiants à des milliers (des centaines suffiront) de kilomètres en ayant avec eux une interactivité on-line (comme si on était en salle de cours) et que le tout se retrouve sur Internet après diffusion en direct. Un mixte entre le télé-enseignement et l’enseignement à la Speechi tel qu’il est envisagé par Thierry ? La question est là. Que nous a préparé Speechy ? Allez, je parie sans trop de risque que cela nous sera dévoilé avant la fin de l’année.

Dites Monsieur Xavier, j’ai répondu avec sagesse 😉

Mise à jour le 18 novembre :

  • Olivier Ertzscheid dans Blogging académique revient sur les rapports profs-élèves modifiés par les blogs en particulier et les NTIC en général.
  • « L’affaire du e-learning » d’Aïl un peu hérissé qui a «peur que le débat contourne une question essentielle qui est celle de l’enseignement individuel et/ou collectif».

N’oubliez pas les groupes Facebook : Foad & elearning et/ou Formation et formateurs où les débats continueront peut-être !


	

Formation au Rapid elearning

Ce n’est pas mon habitude de faire de la publicité pour un concurent, mais Adrien Ferro est-il un concurent ? Je ne le pense pas 😉 De plus, il traite de rapid e-learning… Vous savez le projet d’année que nous avions fait avec les étudiants 😉

Comme Adrien propose une journée de formation intitulé : Le rapid e.learning, un atout pour la FOAD, le 25 octobre et que le nombre de place est limité à douze, je me suis dis que je pouvais en faire profiter mes lecteurs.

Le public concerné est principalement les responsables de formation, ingénieurs pédagogiques, formateurs et responsables FOAD !

Pour moins de 460 € HT, repas compris, avec possibilité de convention de formation, vous y trouverez entre autes des démonstration de Speechi, de Captivate et d’Easyquizz.

La fiche de présentation est en ligne : Le rapid e.learning, un atout pour la FOAD.

Les nouveautés en librairies pendant l'été sur la communication, le web, la PAO…

J’ai pendant longtemps chercher à connaître les nouveaux livres au sujet des TIC, NTIC, TICE, Internet, pour la création des pages web, concernant le référencement et la gestion de projet web et multimédia et évidemment sur les blogs et la syndication RSS et autre.

Évidemment, mon champ d’intérêt étant large, les ouvrages de Pao et prépresse : typographie, mise en page, image, communication imprimée, ainsi que la photographie (n’oublions pas que c’était mon premier métier) et l’écriture (mon second métier d’origine 😉 sous toutes ses formes (écriture web, écriture multimédia, journalisme, écriture publicitaire…) entre dans cette recherche.

Bien vite, en dirigeant Ed Productions et m’intéressant de près à Internet, mes années d’études orientées commerce m’ont naturellement conduit à regarder du côté du marketing, du e-commerce, du e-marketing…

Le côté documentaliste rejoignait selon moi l’aspect journaliste que je n’ai jamais perdu. Je dois même avouer que j’ai commencé des études de documentaliste par correspondance, pour le fun, à 40 ans 🙂 Riez… J’étais convaincu avant d’intervenir à l’IDIST que les documentalistes ont l’avenir devant eux ! Evidemment de la documentation à la veille et la recherche d’informations (et c’est si proche du référencement) il n’y a qu’un pas que j’ai vite franchi.

Reste l’aspect éducation, formation, E-learning et foad. Difficile lorsque l’on dirige un centre de formation d’y échapper… surtout que je suis un autodidacte convaincu… Allez comprendre !

Mais je sens que je m’écarte, que vous ne comprenez pas où je veux en venir… Et bien, si vous avez lu tout depuis le début, vous devez vous douter que j’effectue une veille sur les nouveautés qui sortent en librairie 🙂

Et bien, c’est décidé, désormais, vous trouverez une nouvelle rubrique régulièrement dans les Zed concernant les derniers ouvrages parus dans le monde de l’édition sur les thèmes précédents ainsi que sur la communication et sur les logiciels auxquels nous formons…

Attention, cette liste n’est pas exhaustive. J’y exerce mon choix 😉

Voici la liste des ouvrages parus pendant l’été qui ont retenu mon attention.

  • Site web marchand en PHP/MySQL. 3e édition de Jean-Marc Herellier chez Micro Application. Isbn : 978-2-7429-8447-3
  • Ces mots qui vous trahissent de Joseph Messinger et Caroline Messinger chez Firts – Isbn : 978-2-7540-0463-3
  • Le Manuel du Knowledge Management. Mettre en réseau les hommes et les savoirs pour créer de la valeur, 2e édition de Jean-Yves Prax chez Dunod – Isbn : 978-2-10-051191-4
  • Des souris, des hommes et des femmes au village global. Parole, pratiques identitaires et lien social dans un espace de bavardage électronique de Madeleine Pastinelli aux PU Laval – Isbn : 978-2-7637-8478-6
  • Etudes marketing avec SPSS. 5e édition. Avec 1 CD-ROM de Naresh Malhotra, Jean-Marc Décaudin (Traducteur), Afifa Bouguerra (Traducteur) chez Pearson Education – Isbn : 978-2-7440-7261-1
  • Approches des questions culturelles en sciences de l’information et de la communication de Michèle Gellereau – Editeur : Université Charles de Gaulle- Isbn : 978-2-84467-093-9

les commentaires, si vous avez lu ces livres vous sont largement ouvert. De même, pour tout oubli, n’hésitez pas à laisser un message !

J’en profite pour finaliser une boutique Zlio (je la mets en ligne ce soir, mais elle n’est qu’à demi-complète :-(. Zlio Z’ed : le choix des livres pour vous z’eder ! dans laquelle vous retrouverez une rubrique des nouveautés du mois (s’ils sont disponibles dans la boutique :-), ainsi que les nouveauté du trimestre en plus des ouvrages au sujet du multimédia, de la PAO, des arts graphiques et d’internet dont je parle dans ce blogs ou des livres que nous recommandons en formation.

Au passage, si vous aussi vous souhaitez créer votre boutique Zlio, merci d’utiliser ce lien. Je ferais ainsi fortune en gagnant 10% de vos futures commissions + 5% des commissions de vos filleuls. Pour la vie !

blogues à caractère éducatif, spécialiste elearning

Le blog les z’ed apparait dans quelques listes, blogrolls, etc. consacrées au monde de la documentation et des bibliothèques, dans celles dédiées au marketing, parfois comme blog généraliste, ou spécialisé dans les blogs, d’autres y voit un blog orienté mise en page et typographie (même si cela fait longtemps que je n’en ai pas parlé), internet… dont le référencement, etc.

Je suis également mentionné dans la liste de Thot parmi les blogues à caractère éducatif permettent de discuter des sujets chauds en éducation…

Voilà que ce soir, j’ai l’agréable surprise d’appartenir au 21 blogs de la scène elearning française qui ont fait du elearning et des NTIC appliquées à la formation ou à l’éducation le l’un des sujet(s) principal de leurs discussions et qui actualisent – plus ou moins, mais plutôt plus que moins – régulièrement leur blog. (Bienvenue au passage aux lecteurs de e-learning bretagne).
Pour être éligible dans cette liste il ne fallait pas être un blog éducatif – disons, pas exclusivement – , mais être surtout un blog d’infos dans un des domaines d’application du elearning.
Je note également que dans le Nord, à Lille, plusieurs blogs appartiennent à cette scène… et qu’il n’est pas toujours nécessaire de faire venir les spécialistes elearning de loin. «J’ai rien dit, Adrien» 😉

J’adore la description :«Le blog d’un formateur multimédia engagé et très prolifique.» C’est amusant, c’est dans le même ton que le travail d’un étudiant (on m’avait demandé l’autorisation d’utiliser un texte les blogs sont morts, vive les blogs pour une comparaison sur le style d’écriture, la forme… entre différents supports dont Le Monde. Christian me corrigera, mais je crois que les mots étaient : humour, provoquant 😉

Et vous, comment percevez-vous ce blog ? Son ton, la description que vous en feriez, dans quelle catégorie le placeriez vous ?

Mise à jour le 3 avril : Je fais parti des quelques incontournables du elearning, dixit le web pédagogique ! Merci encore une fois 😉 Là, je vais commencer à rougir…

TBI = tableau blanc interactif

Qu’est ce qu’un tableau blanc interactif ?

Selon wikipedia, le tableau blanc interactif ou TBI est «un écran blanc tactile relié à un ordinateur via un câble (généralement USB). Il est capable de lui transmettre diverses informations, dont la nouvelle position du curseur de la souris, par toucher. Un vidéoprojecteur se charge d’afficher l’écran de l’ordinateur, sur le tableau blanc.»
Je le définirais de manière différente… C’est une surface blanche (tableau, feuille de papier, mur) identifiée comme tableau par un ordinateur (avec ou sans fils) à l’aide d’un vidéoprojecteur. Comme sur un tableau traditionnel, il est possible d’écrire, de dessiner, etc. à l’aide de stylets ou de « crayons » ou de « feutres » virtuels. L’ordinateur peut enregistrer l’évolution de ce qui est inscrit à l’écran, l’imprimer mais aussi de manipuler les textes et images tracés (redimensionnement, rotation). Il est aussi possible d’afficher une image, une photo ou une animation. Résumons nous en simplifiant : c’est à la fois un tableau traditionnel que l’on sauvegarde, et un écran de projection permettant de conserver les annotations réalisées sur les éléments projetés qui sert éventuellement d’interface avec l’ordinateur.
En complément, Juliette a fait le point sur les types de tableaux blancs interactifs existent et Christine propose une présentation interactive de ce qu’est un tableau blanc interactif.

Quel usage pour les TBI ?

Les tableaux blanc interactifs sont principalement employé dans le système scolaire (surtout en primaire) mais en entreprises pour des conférences et des réunions les TBI devraient se développer, surtout en relation avec les applications de rapid elearning. Pensez-vous que Bill Gates utilise le tableau blanc pour être à la mode ? Mais en entreprise, l’usage du TBI ne fait que commencer. Un exemple, à la SNCF.
Si peu de ressources sur internet concernent l’usage en entreprise, par contre, en milieux scolaire, l’usages des tableaux interactifs et des activités réalisables avec un tableau interactif sont largement disponibles.

Les avantages des TBI ?

Des études semblent prouver l’intérêt de ce matériel en milieux scolaire (à quand les même études pour le monde de l’entreprise ?). Ainsi, les conclusions de lExpertise relative aux usages du tableau blanc interactif en école primaire (pdf de 44 pages pour 679 Ko), du laboratoire de recherche ERT34 – Hypermédias et apprentissages – à la demande de la SDTICE (Sous-direction des technologies de l’information et de la communication pour l’éducation du ministère de l’Éducation nationale) confirme les apports du tableau blanc interactif dans les classes. « un bon moyen de promouvoir non seulement l’utilisation de l’outil informatique mais également de nouvelles approches pédagogiques, voire l’acquisition et le développement de nouveaux savoirs.

Quelques avantages en bref
  • Plus besoin de prendre des notes de ce qui est inscrit au tableau, celui-ci peut être sauvegarder et imprimé
  • Pas de perte d’informations.
  • La diffusion et la communication de l’information est facilité (copies imprimées, par mail ou sous format HTML)
  • Rembobiner, feuilleter, visualiser, retravailler, corriger, comme un film
  • Incorporer dans une présentation de type PowerPoint la session ou quelques pages.
  • Éventuellement, se servir du TBI comme d’une télécommande de votre ordinateur.
  • Éventuellement travailler ensemble en temps réel sur le tableau y compris par intranet et internet.

Les freins

  • Vous devez remettre en cause votre travail au tableau…
  • La présence de points chauds (reflet de la lampe du vidéoprojecteur sur la surface de projection) surtout sur les TBI de poche sur les projections sur les surfaces brillantes
  • Certains craignent pour la fatigue visuelle des auditeurs

L’avenir

De nouveaux tableaux blancs interactifs devraient voir le jour. Cette vidéo sur YouTube présente un exemple de tableau blanc interactif «intelligent». Attention toutefois, Pierre Vandeginste relativise et rend à César ce qui lui appartient… pardon, à Christine Alvarado ce qui lui appartient depuis 2000 :-)…
Certains, comme Thierry Klein se pose également la question de savoir si des tablettes sans fil complètent ou remplacent l’usage d’un tableau interactif ? Le TBI de poche à l’avenir devant lui.

Le retour du e-learning et de la FOAD

Comme je le disais dans les jours précédents, cela foisonne dans le domaine de la FOAD et du e-learning. Des TIC ou TICE également mais d’un autre manière (cela s’appelle du teasing, vous connaissez déjà le sujet d’un prochain article).

En mai, on sentait les premiers frémissements… N’avais-je pas écrit joli moi de mai pour la FOAD et le elearning. Une carte du elearning Web 2.0 fait son apparition… Tiens, c’est la première fois que j’en parle de celui-là !

Les rencontres du elearning du Puy en Velay : Technologies, Formation et Territoires, le Insertion et TIC en 2005 ouvrait la voix au retour du elearning. C’était l’époque ou le jounal du net titrait : Le temps de la maturité s’amorce enfin pour l’e-learning et ajoutait directement derrière, en première ligne du châpo : «Seulement 2% des entreprises françaises auraient opté pour l’e-learning» Je vous laisse juge. Sur le Le blog de Speechi, Thierry Klein indiquait que pour survivre, l’e-learning doit industrialiser la création de ses contenus.
L’annuel » baromètre du e-Learning du PREAU (centre de veille et d’accompagnement en e-formation de la CCI de Paris) dont le thème cette année était « Nouvelles tendances, nouvelles pratiques au sein des entreprises » est paru. Dans cette étude de 12 pages on trouve la confirmation que c’est en bureautique et en langue que le e-elearning est le plus fréquent, la perception d’un tendance à la création de contenu métiers, la moitié des entreprises connaissent ou utilise des outils de rapid elearning mais visioconférence et classes virtuelles restent à la traîne. Mais, surtout 6 tendances correspondant à 6 tribus sont repérées :

  • les pionniers sont depuis longtemps concernés par les TIC en formation et cherchent à lier KM (Knowledge Management).
  • les engagés pratiquent le elearning depuis 2 à 5 ans et privilégie la démarche de KM.
  • les concernés font du e-learning mais ne semble pas concernés (parfois considéré comme négatif) par le Knowledge Management
  • les néophytes engagé dans le domaine du e-learning et de la FAOD intègre le présentiel dans leur formation.
  • les malthusiens réalise du e-learning qu’un nombre de collaborateur restreint, peu concernés.
  • les réservés adepte du ni-ni. Ni e-learning, ni KM… même si pour certains d’entre eux prépare des e-formations.

Reste le cas de l’éducation nationale qui a tout prévu pour enseigner à distance nous (r)assure le Figaro «au cas où les élèves seraient obligés de rester chez eux, France 5 et France Culture se transformeraient en «maîtres d’école». Des heures de programmes sont déjà prêtes.» Le virus H5N1 fait des « ravages » où on ne penserait pas. Attention d’ailleurs à ne pas confondre France 5 et TV5

Le grand retour du elearning

Alors qu’Inffolor pose succinctement la question : Qu’est-ce que la FOAD ? , le dossier des Suisses d’@-sens : E-Learning – Les recettes du succès parcoure aux travers de différents articles le monde du elearning et de la FOAD. Et le premier texte, repose à nouveau la sempiternelle question : E-Learning – Solution efficace ou gadget ? (Quand le lis le châpo : « L’e-Learning est aujourd’hui une réalité pour grand nombre d’entreprises. Cet article présente un aperçu de son fonctionnement et des raisons qui motivent les entreprises à investir dans ce mode de formation. » devant l’énormité mise en gras, je n’ai pas envie de continuer). E-Learning et PME est basé sur une étude menée par la Commission Européenne qui reflète les points de vue souvent confus et contradictoires des PME ! L’interview de Nicolas Meyer, Directeur d’InfoLearn (leader du conseil en formation technologique en Suisse qui offre des solutions e-Learning) est excellent (j’dois avouer que j’avais peur d’un coup de pub) suivi de l‘interview de John May, Responsable des projets e-Learning chez CapGemini. SWISSAIR fait figure de précurseur de l’e-Learning en Suisse, aussi l’historique de la mise en place d’un véritable programme global e-Learning au sein de la défunte Swissair est intéressant. Pour clore se dossier, manquait juste des informations sur tendances du elearning, les normes et la mise en place.

Des outils et services se mettent en place

Par exemple, OASIF, (Outil d’Aide à la Scénarisation pour l’Ingénierie de la Formation) sous licence libre, fonctionne sur Windows XP, 2000, Linux, Mac OS X. Vous accéderez à la page du téléchargement d’OASIF depuis un sous-domaine d’éducagri.
Éducagri, parlons en justement. Dernièrement, j’ai acquis le guide méthodologique : Ressources pédagogiques en ligne – De la conception à la mise en ligne sous la coordination de Sonia Rougier. (ISBN 2-84444-392-3). Surprise, dans leur catalogue, plusieurs ouvrages concernent le e-leaerning, la FOAD et les TIC (TICE).
Autre outil, Click TV permet dans des vidéos au format Flash d’ajouter des commentaires et des liens sur des images clefs, de partager de tout ou partie de cette vidéo avec une autre page web, d’afficher en transparence de pistes, sur la vidéo, correspondant à chaque commentateur, et représentant les images clefs commentées, de se rendre à l’image clef commentée en cliquant soit sur le commentaire, soit sur les points représentant ces images. l’information provient d’Emob.
Dans une moindre mesure l’apparition des applications bureautique équivalent à la suite bureautique de Microsoft : Word, Excel, PowerPoint sous la forme d’application en ligne bouleverse également le paysage, mais pas seulement du e-learning… Un exemple : Thumbstacks pour des présentation à la PowerPoint en ligne.

De nouveaux sites

De nouveaux sites internet fleurissent dans le domaine. TIC et FOAD : « un outil rassemblant les repères de base, véritable viatique pour formateurs souhaitant découvrir ou approfondir leurs connaissances en ce domaine. » Ce domaine, c’est bien sûr la FOAD, le e-learning, de l’usage des technologies en formation (TIC) autour de quatre thèmes : Les enjeux sociaux de la FOAD ; L’ingénierie de formation ; L’ingénierie pédagogique ; et Les nouveaux rôles des acteurs. Notons au passage dans la partie dossier, la Bibliographie Tic & Foad (pdf de 260 Ko) mais dommage quelle s’arrête en 2005, quelques liens vers la législation, des adresses de lexique…
Des concours sont même organisé sur les ressources d’Elearning préférées (Elearning Europa). Le gagnant est un site communautaire, permettant l’échange en Tandem d’une langue : SharedTalk ! SharedTalk fait partie des outils que je présentais dans Apprendre gratuitement l’anglais, l’allemand, l’arabe, etc. par Internet dont on connaît le succès.
L’Europe, toujours l’Europe est de la partie. Le projet Européen EQUAL a mis en ligne le site apprendre à apprendre destine essentiellement aux formateurs ou aux formateurs de formateurs intéressés par la problématique « Apprendre à apprendre ». Eric Goyard, sur le site d’Algora complète l’information.

Une multitude de guides, colloques et rencontres

Le très dynamique Inffolor (CARIF – Centre d’Animation et de Ressources de l’Information sur la Formation Lorrain) a réalisé, avec ses partenaires du réseau lorrain FOAD et grâce au soutien financier de la DRTEFP Lorraine, un guide pratique sur la formation ouverte à distance. Destiné principalement aux professionnels de l’information sur la formation, ce document, aux nombreux cas concrets et retours d’expériences aborde les questions de financement et de contrôle de la FOAD (Pdf 1,4 mo 17 pages). Très orienté lorraine (c’est normal), il pourra être utile à d’autres !

Autre région, autres moeurs 😉 Sur le site Les TIC pour la formation de la mission POSYTIF (PrOgramme régional de développement en SYstèmes et Technologies de l’Information pour la Formation professionnelle et l’apprentissage) de Basse-Normandie, vous trouverez un Document de capitalisation de l »expérience collective acquise sur le développement des dispositifs de FOAD : Développement de dispositifs FOAD en Basse-Normandie dans le cadre du programme POSYTIF ( Pdf de 84 pages – 802 Ko. Ce document s’adresse aux professionnels de la formation qui s’intéressent aux problématiques d’intégration des technologies en formation…

Sortons des régions mais restons dans les guides. Connaissez vous le guide réalisé dans le cadre d’un projet Leonardo sur les différentes étapes à parcourir pour monter un projet en e-learning : E-learning, Comment commencer ? (pdf de 38 pages de 1,1 Mo) présenté par le GEM (Groupe des Écoles des Mines). Leur page de guide S’orienter dans les Technologies Educatives propose également un lien vers le guide de conception d’un produit pédagogique basé sur l’utilisation des TIC de l’INT-Evry, etc. En remontant un peu plus haut dans la hiérarchie du site, vous arriverez sur le portail des technologies éducatives de la GEV (Grande Ecole Virtuelle)…

Ne nous arrêtons pas en si bon chemin… Voici le guide en ligne de conception d’un site web éducatif de l’université Laval (Canada), à moins que vous ne préfériez le Guide d’animation d’un forum de discussion ou un modèle de rédaction du guide d’étude pour les cours à distance (pdf de 48,8 ko de 13 pages).

Changeons de type de supports avec les actes du colloque TICE 2004 qui avait pour thème Les TICE ou les Technologies de l’Information et de la Connaissance dans l’Enseignement Supérieur et dans l’Industrie en 2004… donc cela concernait également e-learning et FOAD.

Et voici le Forum Européen du E-learning pour les services publics chez mes voisins Belges (à Mons) découvert grâce à Forminfo qui vient de se dérouler. la liste de quelques présentations disponibles donne une idée de ce qui s’y est dit… (au format pdf) :

La multiplication des articles

Prenons l’exemple de Claire Garcin qui fournit régulièrement des liens, des articles excellents soit sur le site du GRECO (Jacques Rodet y intervient également Le journal d’enseignement :

ou sur sont site e-TIC ET(te) FOAD :

  • Elle nous rappelle l’existence du guide Réaliser des ressources d’enseignement et d’apprentissage informatisées (80 pages en pdf – 7,8 Mo) du CCDMD (Centre Collégial de Développement de Matériel Didactique);
  • déniche un lien vers une traduction des 20 recommandations pour humaniser l’apprentissage synchrone à distance de Kat Barclay ;
  • elle pointe du doigt La formation est-elle bien au service du développement des compétences ?, une synthèse (Pdf de 21 pages – 4,1 Mo) des pratiques d’entreprises face à l’évolution de leurs besoins en compétences et/ou performances de leurs collaborateurs.
  • présente un dossier sur la scénarisation en FOAD.

Mais si le e-learning est vu et commenté par un concepteur multimédia, voilà que l’on Tue le QCM ou que l’on se pose la question de l’imagination au service de la e-formation ; que la formation-action et e-learning est une union possible et pour finir qu’après la désillusion, c’est le réalisme et structuration !

Mais, car il y a des mais…

Sandra Bellier, directrice de CAPIO (Veille en Ressources Humaines du groupe ADECCO), fournit dans un vidéo (en Real Player ?) de six minutes son approche des TIC en formation professionnelle. Axé sur les évolutions nécessaires du formateur, son propos répond à quelques grandes questions : pourquoi les TIC ? les limites des ressources à produire, le degré d’interactivité des outils d’apprentissage. Elle revient aussi sur les avantages des Technologies de l’Information et de la Communication tout en insistant sur les freins possibles qui peuvent apparaître chez les formateurs.

Quant à David Touvet, il repose la même question qu’Emob qui réagissait à l’article de Thierry Klein… : Pourquoi un grand nombre d’écoles et d’universités françaises suivent une stratégie e-learning vouée à l’échec. Pourquoi, mais pourquoi donc ? J’ai un droit de réserve, non ? 😉

Bloggy-foad avec son Mythes et logiques du multimédia en formation… va à contre-courant de l’ambiance actuelle du retour de la e-formation. Selon lui, les mythes et les logiques de diffusion et d’intégration des NTE repose sur une « mythologie programmée ». Cet article est issu de la thèse de Pascal Guillain (l’auteur de Bloggy-foad), Entre mythe et réalité, comment évolue la société éducative à l’aune des nouvelles technologies de l’information et de la communication : analyse critique. (au passage, les 472 pages de la thèse ne sont plus disponibles sur Grisemine)… Dommage !

Bon, c’est pas tout cela, mais moi, je m’inscrit aux parcours initiation et « choix stratégiques » de la formation en ligne à l’accessibilité proposées par Temesis 🙂

Mise à jour le 12 juillet : Merci à Pascal Guillain qui m’a communiqué une adresse pour télécharger sa thèse.

services et entraides aux étudiants de la FOAD

Chantal Dumont sur le liste de diffusion de foademplois.org vient de dresser un rapide panorama des quatre années d’existence du site (1 233 membres actuellement).
Elle profite de l’occasion pour mettre en place une nouvelle rubrique : services et entraides aux étudiants en LMD.
Les différents chapitres sont :

  • Ressources d’aides à l’apprentissage (apprendre à apprendre, apprendre en groupe, méthodes de détente, méthodes permettant de développer ses capacités d’apprentissage).
  • Sources de financement (liste d’organismes d’aide au financement, annonces de demandes de financement, de partenariats etc…)
  • Terrains de recherche (offres et demandes)

Encore à ces balbutiement, cette partie de site est en cours de construction y compris pour le forum. Gageons qu’elle se remplira rapidement.

Azimut + Elearnactu = Speedernet elearning

Oyez Oyez… Le monde du rapid elearning et plus généralement du elearning bouge. Changez vite vos signets… (ne faites pas comme moi qui ai mis quelques jours avant de m’apercevoir que) le blog Azimut et le site Elearnactu que dirige Nicolas étaient morts. D’autant plus que les fils RSS d’Azimut fonctionnent toujours…
Mais comme le phénix Speedernet elearning, le nouveau bébé de Nicolas est déjà arrivé et il nous explique les raisons de ce changement. Notez qu’Adrien a déjà sévi
Longue vue vie (c’est un véritable lapsus celui là) à Spidermann Speedernet elearning

lettre sur la FOAD, le web 2 et TIC et TPE

Bonjour à toutes et tous,

Voilà qu’il vient le joli mois de mai. Explosion des couleurs de la nature… et de la FOAD ?

Rapide excursion dans la les blogs qui en parlent… ça avance ça avance….mais le fond de l’air n’est pas frais. Il y a comme une odeur de bataille marketo-pédagogique !

En effet la déferlante du web 2.0 ne laisse pas indifférents les éditeurs de contenus en ligne, tandis que les fans du Kiss (keep it simple stupid !) prônent une FOAD de l’intelligence plus que de la gadgetisation high tech !

Le premier bataille est donc celle qu’entretiennent les créateurs de contenus multimédiatisés, en parlant de tous ses nouveaux outils comme d’une « solution au rabais » ou « juste pour commencer ».

Comme s’il n’y aurait pas de vérité de la formation à distance que dans les contenus en ligne à grand spectacle, conçus surtout pour l’autoformation.

Cette pensée et cette démarche commerciale sont héritées du fait que ces sociétés ne vendent leurs produits qu’à des grandes entreprises ou à des grandes institutions, fascinées par les « économies d’échelle » de l’autoformation en ligne, via des modules bien pensés d’autoformation. De la à prendre une réponse très particulière à un besoin spécifique pour la seule réponse digne à terme….

Attention donc à cette pensée iconoclaste de toute souplesse formative en mise à distance de la formation. Ce n’est que de la pub qui lave plus blanc le cerveau.

Dans ce contexte Novantura, passe sans solution de continuité de la présentation des possibilités du rapid e.learning aux possibilités du web 2.0.

Elle passe également en mode gestion des compétences, car l’une des raisons d’être de cette association est de ne pas penser la formation professionnelle sans penser les nouvelles relations au travail induites par les nécessaires réorganisations d’entreprise. C’est de ne pas penser pédagogie en formation professionnelle sans penser économie et rapports individuels et collectifs au travail.

La deuxième bataille est celle que tout être raisonnable travaillant dans des TPE devrait livrer face aux propositions faites par la mission TIC et TPE du ministère des PME, du Commerce, de l’Artisanat et des Professions libérales.

Le risque est que de grandes institutions et de fourbes revendeurs fourguent aux TPE leur passeport pour Internet et le e-commerce, leur mallette numérique pleine de logiciels bridés de grands éditeurs, avec la « complicité » de l’Etat.

La manière de procéder est en effet semblable à la façon dont on a procédé dans le cadre du plan IPT (Informatique pour tous) en 1985-86 (et oui, j’y étais !). On visait soit disant la formation des enseignants tout en cherchant à développer l’industrie informatique et logicielle française (ce fut un échec sur toute la ligne).

Sommes nous sûr que c’est de ceci que les TPE ont besoin en priorité pour utiliser les réseaux, pour améliorer leur compétitivité ?

Une expérience en grandeur réelle sur environ 3 000 TPE du secteur de la distribution de petit et grand électroménager, que j’ai pu suivre de près, montre à quel point les TPE sont demandeurs de formation et d’utilisation de TIC, sans pour autant savoir comment « prendre le temps » pour apprendre.

L’action « Formation à la bureautique », pourtant mise en place avec l’excellente collaboration de l’éditeur des logiciels d’auto-formation choisis, s’est soldée par un échec.

Aucune des personnes des TPE inscrites, pourtant volontaires au début, n’a terminé son parcours de formation, happée par le quotidien.

Au lieu de confier de type d’action à des TPE, ou à des structures habituée à travailler avec, l’Etat préférera sûrement s’appuyer sur des grosses structures qui vont plaquer leurs solutions toute faites et « verrouiller » l’informatique des TPE, même si le chargé de mission, Olivier Midière, y met les précautions d’usage.

Pour poursuivre la réflexion je vous invite à lire l’intéressante note tic choc tpe d’Eric Delcroix sur son blog « les z’ed » et celle de Sylvain Tourrière. Tous les deux dynamiques entrepreneurs de TPE.

Du côte de Novantura

Dans la lettre précédente je vous annonçais deux surprises. Les voilà !

C’est la floraison également du côté de Novantura. Nous avons conçu nos premières actions de sensibilisation, dont une en partenariat.

La première : La mise à distance en formation : les nouveaux outils, les nouvelles pratiques. La révolution du « low-tech » web.

Une demi-journée de sensibilisation pour les Carif et les organismes de formation. Première prévue le 23 mai au Carif du Languedoc-Roussillon.

La deuxième, en collaboration avec le cabinet de consultants PSCI : De la gestion des compétences à la mise à distance de la formation. Un petit déjeuner de sensibilisation à Paris. Deux heures, de 8h30 à 10h30, dans le magnifique cadre du Procope, pour les RH, RF, prescripteurs de formation aux entreprises. Première prévue le 31 mai.

Et pour ceux qui n’ont pas reçu la lettre précédente, je rappelle que ma dernière conférence sur le web 2.0 est disponible en ligne (PowerPoint et mp3).

Enfin, pour les curieux qui veulent en savoir plus sur le parcours professionnel d’Adrien Ferro, c’est par .

C’est tout pour aujourd’hui. Le n° 7 de la lettre novanturière paraîtra le vendredi 2 juin.

Bonne lecture

scénarisation pédagogique et ressources pédagogiques

  • Guide de scénarisation pédagogique PrimTICE est destiné à favoriser l’usage des TIC ou TICE dans l’enseignement primaire par la mise à disposition de scénarios pédagogiques (387 scénarios pédagogiques sont en ligne actuellement). Un fil RSS permet même d’être informé des nouveaux scénarios mis en ligne. La liste de référence en scénarisation pédagogique d’Educnet est intéressante à consulter y compris pour les personnes qui ne travaille pas dans le primaire.
  • Le Rescol canadien met à disposition plus de plus de 7 000 sites qui sont autant de ressources pédagogiques destinées aux enseignants, aux élèves et aux parents. Aujourd’hui @ Rescol présente du matériel pédagogique, des projets éducatifs. Dommage qu’aucun fil Rss ou lettre d’information ne viennent compléter cette page.
  • CSDCEO (Conseil Scolaire de District Catholique de l’Est Ontarien), vient de mettre en ligne le site cyberque?tes. Cyberque?tes permet de re?pertorier, de classifier et me?me de produire des activite?s de recherches de contenus sur Internet de la maternelle a? la 12 anne?e (équivalent de nos terminales ?).