pour les médias : quelle information dans les réseaux sociaux ?

pour les médias : quelle information dans les réseaux sociaux ? Magazines mode Copenhague de Thierry Caro
pour les médias : quelle information dans les réseaux sociaux ? Magazines mode Copenhague de Thierry Caro

Un étudiant en journalisme, qui rédige un mémoire de stage en développant la problématique Médias et réseaux sociaux, quelle stratégie pour attirer le clic et quelles conséquences sur la diffusion d’une information ? m’a posé quelques questions. J’espère recevoir son mémoire 😉

En attendant, je vous fais profiter de mes réponses 😉

Pouvez-vous vous présenter brièvement ?

Eric Delcroix, je suis un indépendant, ancien maître de conf. associé, qui suite à un passé de journaliste a pris le chemin de la PAO fin des années 80 et qui c’est intéressé très tôt au web, et au médias sociaux depuis l’arrivée des blogs et de Facebook, Twitter, Pinterest… par la suite. Actuellement, j’ajoute une sensibilité particulière à la génération Z.

Pourquoi tant de personnes sont présentes sur les réseaux sociaux ?

En fait, l’engouement pour les réseaux sociaux a démarré avec Facebook, même s’il existait d’autres plateformes auparavant. La particularité de Facebook est d’avoir intégré des applications dont les jeux.

Basé sur la théorie des petits mondes et surtout sur les liens faibles (les liens forts sont la famille, les amis proches avec qui l’on discute régulièrement, les autres « amis » sont des liens faibles) ont fait le reste.

Je pense que fondamentalement l’Homme à besoin d’échanger… Et sa recherche ultime est la rencontre IRL.

Les réseaux sociaux offrent une approche de l’autre, quelle que soit sa condition, son pays, etc. de manière aisée.

Comment définiriez vous le réseau social aujourd’hui, sa place dans la société ?

Il n’existe pas une seule formule pour définir les réseaux sociaux. Désormais, c’est une sous-partie des médias sociaux. Pour ma part, je définis les médias sociaux par 3 verbes : partager, collaborer et interagir.

Donc, les réseaux sociaux doivent répondre à cette définition à laquelle j’ajouterai 3 autres critères : choisir et accepter ses « amis » ; diffuser une partie ou la totalité de son CV ; organiser une vie sociale d’échanges virtuels avec ses « amis ».

Pourquoi les médias sont-ils présents sur les réseaux sociaux ? Qu’est ce que cela leur apporte ? Comment font-ils pour y exister ?

Les médias comme toutes entreprises suivent le public là où il se trouve, il est donc normal de les retrouver à ce titre sur les réseaux sociaux. De plus, le cas des médias est un peu spécifique, car cela met en péril (ou demande de nombreuses modifications aux modèles qui étaient le leur) les structures même des médias, leur manière d’envisager l’information (le maître-mot est lâché les concernant), etc.

Le premier point que cela leur apporte est d’avoir un « nouveau » public de lecteurs, mais aussi de diffuser l’information de manières différentes.

D’ailleurs, si l’on inclut Twitter dans les réseaux sociaux (pour moi, Twitter n’est pas un réseau social, mais un média social en Temps Réel), on s’aperçoit assez vite que désormais l’information se fait dans ce média. Il est donc indispensable à ce que les médias traditionnels y trouvent une place.

En me demandant comment font-ils (les médias) pour y exister, j’aimerai bien répondre qu’ils y prennent leur place naturelle. Mais, ce n’est pas le fond de ma pensée. Je crois plutôt que la très grande majorité des médias n’ont pas encore compris comment utiliser les réseaux et médias sociaux. Ils me donnent l’impression de se contenter de replâtrages sur une jambe de bois !

Aucun, hormis les sites de médias en ligne ou les tentatives de France Télévision sur le net (mais je trouve qu’ils manquent de relais sur les écrans de télé) par exemple…

Donc, si je résume ma pensée, les médias font acte de présence. La plupart du temps, les journalistes complètent leurs reportages en simplifiant par une photo et un message (parfois, un article) sur le site du média ou par le compte Twitter ! Basta !

Quelle sont les stratégies pour forcer l’internaute à cliquer sur un lien ?

Il n’existe à mon sens aucune stratégie pour forcer l’internaute à cliquer sur un lien hormis la qualité et la véracité de l’ensemble.

Je ne parle évidemment pas de techniques publicitaires, des sacro-saints concours ou mêmes d’accroches par des titres du genre : les 10 astuces pour…

Attention d’ailleurs de ne pas confondre différents aspects des réseaux sociaux. Le but est de « recruter » des « fans » pour une page de médias par exemple dans le but d’offir des possibilité « d’échanges ».

La course à l’échalote du nombre d’inscrits est un mauvais pari. En tant que spécialiste des médias sociaux, je conseille souvent d’avoir une petite communauté active plutôt qu’une pléthore « d’amis » inactifs. Et dans ce cas-là, il est certain que vos « abonnés » réagiront plus aux liens que vous donnez.

Il est évident que si le lien dirige vers une information de qualité, qui correspond à l’attente du lecteur, il y a de fortes chances pour que ce lien soit suivi… C’est d’ailleurs tout le travail des curateurs actuellement, puisqu’ils ne diffusent que très rarement leur propre contenu, mais dirigent vers des liens qu’ils conseillent !

Y’at’il un impact sur la qualité de l’information transmise ? Moins d’info de fond ? Plus de place au ‘scoop’ et à l’insolite ?

C’est une bonne question.

Évidemment, la guerre du scoop est lancée depuis l’arrivée de Twitter. C’est d’ailleurs l’un des pièges auxquels les entreprises du secteur ont tendance à se laisser prendre. Mais, justement, c’est une erreur. Je me rappelle le comportement de l’AFP à la mort de Michael Jackson. Elle avait l’info, mais a vérifié par des sources « sures » l’exactitude de l’information avant de la publier !

Pas mal de journalistes actuels feraient bien d’en faire autant aujourd’hui ! Je ne pense d’ailleurs pas que ce soit le média qui soit à mettre en cause (Bien que… On peut se demander si certaines rédactions en chef ne poussent pas dans ce sens).

Et puis, soyons honnête, la guerre du scoop est perdue pour les médias (sauf pour le travail d’enquête). Désormais, il y aura toujours bien une personne connecté à Internet près d’un événement et qui ne sera pas journaliste !

Le métier de journaliste doit se positionner ailleurs : dans les explications, les informations complémentaires… Pas dans l’information brute ! La vérification des informations, également, est un large secteur d’investigations, tout comme l’open data…

Pour l’insolite, ma réponse est positive. Oui, il y a de l’insolite.

Mais si je regarde la dernière page de la Voix du Nord, version Print, de quoi est composée la dernière page sinon de brèves de l’AFP plus ou moins insolites.

Encore hier au soir, dans un journal télévisé du soir, une séquence était consacrée à une information insolite (illustrée exclusivement d’images en provenance du web) !

Donc, la faute est à l’utilisation des réseaux sociaux ou aux choix des journalistes qui peuvent désormais trouver des informations insolites pour lesquelles ils n’avaient pas accès dans le passé ?

En corolaire, est-ce que le public est friand ou non de ces informations ? Personne ne lit les journaux comme Voici et autres, et pourtant, regardons leurs chiffres de ventes !

Pour répondre enfin au début de votre question sur la qualité de l’information et sur l’info de fond, je ne pense pas qu’elle soit fondamentalement diminuée. Les niveaux de lecture sont différents.

Si je fais une comparaison presse papier – presse dans les médias sociaux, d’un côté, il y avait le titre et le chapô (ou une image) qui attirait. Puis on lisait l’article.

Désormais, il y a le tweet ou le message dans Facebook, une galerie d’images ou une vidéo qui peuvent attirer. À l’internaute d’aller lire la suite !

Je ne pense pas que les articles des médias traditionnels soit d’une qualité différente. Il n’en est pas de même parfois de certains nouveaux « organes de presse » du web où effectivement la qualité de l’information n’est pas toujours au rendez-vous, y compris des journalistes « amateurs ».

L’impression que la qualité est moindre provient peut-être de la part des médias traditionnels de leur manque d’ambition autour des possibilités offertes par les nouveaux outils…

On reste sur notre faim, car on attend toujours mieux que l’énième redite d’un communiqué de presse plus ou moins reformulé ou être à la recherche dans l’ensemble des sites d’informations des éléments qui nous permettent de comprendre la situation !

Je pense par exemple à des explications géopolitiques sur des conflits où je dois attendre la diffusion par des profs. de géo des cartes qui m’éclairent sur le pourquoi, les raisons historiques, etc. alors qu’aucun média ne le fait !

Je me pose une question subsidiaire qui relie au questionnement sur la qualité de l’information : les « experts » interviewés. Parfois, cela pose la question des influenceurs du web : qui sont-ils, comment le sont-ils devenus…

Quels sont les enjeux financiers ?

Les enjeux de la survie (oui, je dis bien survie) des médias traditionnels notamment en France est engagé, car les enjeux financiers sont importants.

On ne peut pas continuer à soutenir une presse papier par exemple qui ne fait rien ou presque sur le net. Les médias traditionnels doivent effectuer une véritable mue et pas un replâtrage comme indiqué précédemment.

De nouveaux modèles économiques doivent être trouvés, c’est une certitude ! Peu de médias se donnent cependant le moyen d’y réfléchir véritablement.

Pour l’anecdote, au début de Twitter, la Voix du Nord diffusait un flux d’information ! À l’époque, je m’étais posé la question de savoir si je devais continuer à lire la version papier du journal ! Quelques mois plus tard, le compte a été repris en main… Je suis obligé de lire la version papier (La version numérique n’apporte pas grand chose de plus sinon de dire : je lis mon journal sur un iPad).

Dommage ! Pourtant, je reste persuadé que la 1re mouture de ce compte Twitter pouvait être une énorme porte d’entrée pour le journal vers des versions payantes numériques.

Pouvons-nous parler d’un nouveau modèle économique ?

Comme dit dans la réponse précédente, oui, de nouveaux modèles économiques sont à créer.

On sait depuis longtemps maintenant que les Français ne veulent pas payer pour de l’information. Nous savons tous que les médias existent seulement par la publicité en relation avec le nombre de lecteurs, d’auditeurs, de téléspectateurs…

Donc, le but est de trouver en ligne, dans les médias sociaux (et pas seulement les réseaux) un lectorat, un auditorat ou des téléspectateurs (l’arrivée des télés interactives et pas seulement du Twitter autour d’un hashtag devrait aider) dignes de ce nom pour le média.

À lui de faire que ces personnes et les modèles économiques créés autour de ces principes fassent que la version papier deviennent la version « on la garde car nous avons encore quelques personnes qui l’achètent » avant sa disparition complète qui sera sans importance ou avec une version sous une autre forme à déterminer (format, contenu éditorial…)

Je reste convaincu que toute la presse papier ne disparaîtra pas. Par exemple, des magazines du type National Geographic continueront d’exister… Mais il est vrai le groupe a depuis longtemps intégré d’autres médias autour de son journal.

Je crois que ces nouveaux modèles économiques apparaîtront avec l’arrivée de la génération Z (nés entre 1995 et 2010) dans les entreprises et dans les médias, donc dans les prochaines années maintenant.

Le mieux est peut-être de reprendre ce que me dit l’une de mes filles qui veut devenir journaliste. Elle a 14 ans actuellement, mais déjà depuis plusieurs années, elle rabâche : «Je veux devenir journaliste, mais pas comme les journalistes actuels. Je ne veux pas travailler seulement pour un journal papier, ni pour une radio ou une télévision…». En fait, elle veut travailler dans les médias dans leur ensemble : alliant à la fois rédaction, voix, vidéo, dessin, graphismes, infographie… Cela ne vous rappelle pas un certain environnement numérique ?

Depuis combien de temps ce procédé prend de l’ampleur ?

Ce processus d’évolution vers la mue des médias a commencé très certainement avec l’arrivé des blogs dans les années 2005 et l’émergence de ce que l’on a appelé le journalisme citoyen.

Les premiers blogueurs donnaient une nouvelle orientation à l’écriture journaliste… et surtout amenait la disparition du point final de l’article. La discussion se poursuivait.

L’un des faits le plus marquant dans ce sens est certainement lors du référendum sur l’Europe où un blog catalysait les « non » sans commune mesure avec ce qui se passait dans les médias.

Une forme de coopération est également établie désormais entre journalistes dans les réseaux sociaux et l’homme de la rue… et aussi, par exemples, les politiques ont compris qu’ils pouvaient dialoguer en direct avec les journalistes via les réseaux sociaux. Idem pour les entreprises par les RP dites 2.0 (Les RP 2.0 n’incluent pas que les journalistes, mais les influenceurs du net également)

Pouvons-nous redouter que les gens ne s’informent plus que via les réseaux sociaux ?

Pour la primo information… Oui et non…

Si j’observe, notamment les jeunes, je m’aperçois que ce n’est pas par les réseaux sociaux proprement dits qu’ils s’informent.

Avant tout, ils s’abonnent à des systèmes d’alerte d’information de grands médias sur leur smartphone. Si l’information les intéresse, ils vont la voir sur le site du média.

L’autre source d’information pour eux est les amis…L’information comme le commerce doit désormais compter sur l’avis des pairs qui seront de redoutables relayeurs d’informations, le plus important même.

Les influenceurs du web qui sont surtout présent dans les médias sociaux ont un bel avenir devant eux et les médias feraient bien d’y prêter attention 😉

Mais pourquoi considérer que c’est un danger, pourquoi le redouter ? Je ne vois pas de raisons… sinon la mise en adéquation des reportages et compléments pour le support concerné.

Au passage, je mettrai en garde les médias à l’évolution vers un monde de l’image (fixe et animé) qui va plus loin que le poids des mots, le choc des images !

Ne pas être présent sur ces réseaux sociaux peut-il être préjudiciable aujourd’hui ?

Cette question est à tiroir. Oui, pour l’individu. Oui, pour les médias, il est préjudiciable dès à présent de ne pas être présent dans les réseaux et médias sociaux.

Que ce soit l’individu ou les entreprises dont les médias, il est nécessaire désormais de prévoir une stratégie de présence dans ce qui fait le monde actuel.

Un individu qui n’est pas présent par exemple dans une classe de seconde dans les réseaux sociaux est exclu de l’univers de la classe, d’informations sur les horaires de cours…

Aucune entreprise ne peut se permettre de ne pas être présente. Et quand je dis être présente, cela ne veut pas dire : relayer un flux d’info genre fil RSS ! Non, avoir une présence réelle pour sa « communauté ».

En marketing, l’on parle beaucoup de content marketing actuellement… Mais au delà du contenu de qualité évidemment mis dans ces médias sociaux, il est nécessaire de « travailler » à l’émergence de discussion.

C’est pour cela que les internautes sont dans les réseaux et médias sociaux : pour discuter… Refaire la discussion de comptoir ou des discussions plus « évoluées », donner leur avis et point de vue, enrichir l’information…

Intégrer le Web 2.0 dans sa pratique journalistique

Début février, le donne une formation intitulé conception et projet multimédia pendant 3 jours, les 2, 4 et 5 février, au centre de compétence en technologies de l’information et de la communication Technofutur TIC à Charleroi (Belgique).

Le 11 février, c’est une nouvelle formation que nous avons mis en place : Intégrer le Web 2.0 dans sa pratique journalistique destinée à des professionnels de la presse (journalistes) ou de la communication, déjà habitués à rédiger pour le print. Cette formation se déroulera également à Technofutur TIC.

Ces formations sont ouvertes aux Belges, mais également au Français. Renseignez vous auprès de Technofutur.

Voici le programme de la formation Intégrer le Web 2.0 dans sa pratique journalistique.

Les flux de syndication

  • Qu’est ce que les flux RSS
  • Comment les utiliser et les agréger
  • Que peut-on faire avec les flux de syndication
  • Netvibes
  • Symbaloo
  • Pearltrees

Le partage des informations

  • signets (delicious, Diigo)
  • PDF (Scrib, Docstoc, Issuu, Calame)
  • PowerPoint (SlideShare)
  • Notes (Evernote)
  • Photo (Flickr)
  • Vidéos (Youtube, Daylimotion)
  • stockage/partage de fichiers en ligne (DropBox).

La collaboration en ligne

  • Wiki (Xwik, Google doc, Zoho)
  • Gestion de tâches (TodoIst)
  • Diagrammes (Gliffy)
  • MindMapping (Xmind)
  • Émission vidéo (Ustream)

Les évolutions de la recherche d’informations

  • Rappel de Google (fonctions avancées)
  • Twitter et la recherche en temps réel
  • Moteur de tendances
  • La recherche spécifiques : les forums, les paroles de films…

Les blogs et CMS

  • Approche d’un blog (WordPress)
  • Approche d’un CMS (Joomla)

Les réseaux sociaux

  • Facebook (Profil, groupes, pages fan, appplications)
  • Linkedin (Profil, groupes)
  • Viadeo (Profil, hub)
  • la gestion de ses communautés
  • l’identité numérique

Le web temps réel

  • twitter
  • les applications autour de Twitter
  • Google Wave

Lifestream

  • Friendfeed

Si vous aussi vous souhaitez suivre cette formation ou que nous mettions en place une formation spécifique pour votre personnel, n’hésitez pas à me contacter 🙂

On se rencontre à Lille

Le mois de mars est chargé en rencontre et manifestations à Lille et dans la région Nord (Je pense à Bergues ;-). Et j’espère être présent à pas mal d’endroits 🙂

  • Le 12 mars : journée Egide sur les intranets à Lille.
  • Le 13 mars : journée Idemmatic sur les contenus web (référencement, écriture, presse et journalisme, image, entreprise, blogs…) avec son apéro Blog en Nord le soir 😉 Plus d’informations sur Blog en Nord prochainement et sachez que les inscriptions (mais cela reste gratuit) sont ouvertes ou dans Facebook et Viadeo 🙂
  • Le 21 mars, c’est à Bergues (Bienvenue 😉 que les ch’tis se retrouvent pour un atelier de sensibilisation Zénon3000, sur la veille informationnelle, outils et stratégies utiles au développement touristique et à la valorisation du patrimoine. Cette rencontre a le soutien de Blog en Nord et en plus, j’y interviens 😉

La fin de semaine suivante est la plus chargé. Déjà, « le » Master Marketing Communication Culture de l’IAE de Lille organise une soirée privée pour « ses » 20 ans à laquelle il m’a invité 🙂 pour parler des médias sociaux, de Facebook, Flickr, Twitter, des blogs, etc.

Privé également, la soirée VIP de l’inauguration d’EuraTechnologies. Il faut être VIP 🙂 La journée porte ouverte d’EuraTechnologies, par principe ouverte à tous, c’est samedi 28 mars… Je peux même prédire qu’il y aura un événement en fin d’après-midi organisé où je devrais intervenir 🙂 Blog en Nord soutient également cette manifestation, ne serait ce que pour découvrir le site et d’ailleurs, je vous en avais déjà touché un mot, en parlant d’un événement Lillois Top Secret 😉

D’ailleurs, nous lançons un appel auprès des passionnés geeks ou blogueur qui veulent défendre leur projet, présenter leur blog, pourquoi pas parler de Mind Mapping, de capital altruiste, le libre… (voir 28 mars – Lille – geek – blogueur – Help)

Les gimmicks m’ont prévenu un peu tard (la semaine dernière alors que j’étais en vacances) de leur YOUontheWEB. Dommage, car le sujet de l’identité numérique, l’e-réputation et le personal branding & entreprise m’intéresse (ainsi que Blog en Nord, il suffit de consulter le billet précédent sur l’identité numérique. Et rendez-vous en octobre ;-). J’y ferais un tour certainement le samedi matin 🙂 Au passage, je regrette que nous n’ayons pas plus d’interactivité entre nos organisations 🙁 C’est un appel du pied à ceux qui veulent « fonctionner » avec Blog en Nord, pour des manifestations du même esprit 😉

C’est encore plus complexe ce week-end du 27-28, car ce sont les dates du rendez-vous annuel et national du Forum des enseignants innovants et de l’innovation éducative ! J’aimerai bien y passer le vendredi, mais je ne sais pas encore s’il est ouvert à tous 🙂 Le verdict vient de tomber : « C’est un événement privé. Désolé. » Pourquoi créer un groupe ouvert dans Facebook dans ce cas ?

Enfin, pour rappel, encore un événement soutenu par Blog en Nord, le premier mercredi des Web Analytics à Lille, le 1er avril.

relations presse et blogueurs dits influents

C’est à la lecture des billets d’Olivier Ertzscheid : Buzzosphère et de Nicolas Vanbremeersch : Tu veux des scoops, coco ? que je me suis dit que je devais écrire ce billet qui me trotte depuis pas mal de temps.

En effet, alors que j’ai participé à plusieurs opérations de communication, à différents niveaux, une phrase m’a toujours amusée, et à chaque fois je l’ai entendue, je vous assure : «bon, et ensuite on contacte les blogueurs influents pour qu’ils diffusent notre information.» Une fois, on m’a même fourni un fichier OPML (une liste de flux RSS) des 150 blogueurs dit influents. Enfin, ils étaient influents pour la personne qui me fournissait le fichier, pas pour moi. Les z’ed n’était même pas dedans 😉 La personne qui m’a fournit le fichier a une activité totalement différente de la mienne.

Au passage, le fichier OPML n’indique que le flux, pas l’adresse des personnes. Je m’étais imaginé que nous allions pouvoir envoyer un message auprès des 150 influenceurs en indiquant que nous le contactions de la part de X (évidemment, je ne vais pas me griller en écrivant : «coucou, c’est le père Delcroix qui vous enquiquine ». La déception était profonde car lorsque l’on m’avait annoncé un fichier de 150 bloggers influents, je m’étais frotté les mains, pensez donc, les adresses emails de «personnalités» livrées tout chaud… Cela peut toujours être utile 😉

La première fois que j’ai été confronté à ces blogueurs influents c’était pour l’ouverture d’un site et j’ai entendu dit très sérieusement : «Il suffit de leur envoyer un message et ils le mettront dans leur blog». Bah tiens, il suffit de demander et le blogger s’exécute ! Encore, cette fois là, on ne visait que des bloggers d’un domaine d’activité spécifique… Reconnaissons, que la cible était bien trouvée. Mais cela ne m’empêcha pas de faire ma forte tête et sans en parler à personne de ne rien envoyer du tout.

Depuis, le temps à passé. Maintenant j’entends dire : «on espère qu’ils diffuseront notre information»… mais par contre, les blogueurs influents sont rarement triés. Comme le précise Olivier, on a tendance à prendre un classement et vas-y que je t’envoie ma prose.

Bien sûr, certains bloggers dont la spécialité est le buzz se feront un plaisir de colporter votre information. Toutefois sont-ils les influenceurs que vous souhaitez ? Etes-vous interpellé de la même façon par une information à la lecture du Monde ou d’un journal de presse féminine ?

Je rejoins le billet d’internet et opinion dans leur analyse de l’opération de l’Express et l’Expansion (celle dont parle Olivier) : «C’est pourtant un des principes de base de la communication avec les blogueurs : passer du temps à les lire avant de leur proposer quelque chose».

Cependant, arrêtons aussi de faire croire aux blogueurs qu’ils sont des journalistes en puissance ! Ce n’est pas parce que l’on délivre une information, un scoop avant les autres que l’on est journaliste. La preuve, je pourrais mener beaucoup plus loin les investigations sur Facebook, l’experience interdite si j’étais journaliste. Là, je fais du journalisme en chambre 🙂

Intermède, sur les sites protégés où nos billets sont cités

Cela m’exaspère d’accéder à un site où je sais qu’un lien vers l’un de mes billets est inscrit, mais je ne peux pas savoir où, dans quel contexte… Oui, parfois je trouve des adresses comme celle-ci concernant les métiers de l’enseignement mais je ne sais pas qui en parle, s’il y a un débat autour, ce que l’on en pense… De mon côté, je propose mes écrits, j’attends vos réactions ici ou ailleurs, mais j’aime bien pouvoir m’élargir mes horizons, connaître vos réactions car je ne suis pas Dieu qui délivre la vérité, etc. Bon, remarquez c’est mieux que si le billet est copier intégralement dans le site clôt 🙁
Fin de l’intermède

Bon revenons aux relations presse et aux blogueurs !

Je préfère de loin la démarche de notre éditeur. Oui, nous allons contacter des blogueurs « influents ». Mais, on a demandé à Alban et à moi qui nous voulions contacter 🙂 On peut se tromper, mais la marge d’erreur est faible… (là, je mets la pression sur ceux qui recevront le livre en service de presse et qui me lisent 😉 Une quinzaine chacun ! Par contre, vous avez peut-être déjà vu des billets au sujet de Facebook, on s’y retrouve.

Et bien, aucun communiqué de presse n’a été envoyé jusqu’ici, les blogueurs qui ont déjà parlé du livre (une dizaine) ont découvert l’information dans nos blogs ou sur le groupe Facebook dédié au livre Facebook, on s’y retrouve !

Pour Blog en Nord et les apéro Blog en Nord – référenceurs, je n’ai jamais demandé par mail ou autre à une personne de diffuser l’information, hormis les journalistes ou sites prévus à cet effet. Pourtant le buzz se met en place naturellement. Simplement, je demande dans un billet que l’information soit relayée, nous communiquons dans Facebook, etc. Et magie d’Internet, l’information est relayée.

On est loin des mailings auprès des 50, 100, 150 blogueurs dits influents selon les classements de blogs (Comparaison classement Wikio et Critéo et Classements des blogs : à qui se fier ?)

Mise à jour le 7 avril : Arnaud complète mon point de vue… 100 % d’accord

Mise à jour le 8 avril : une autre pierre à l’édifice… blogs et services de presse, de la question : « que valent les blogs littéraires ? »

Mac Luhan peut faire un bras d'honneur à son tour

couverture Icônes avec Gutenberg Depuis quelques jours, devant la recrudescence du nombre de visiteurs de ce blog, je me remémorais une discussion que nous avions eu en fin des années 80, début 90 avec le rédacteur en chef du Journal Icônes : Jean-Pascal Grevet.

Pour mémoire, le journal Icônes était l’un des principaux journaux de la presse Macintosh en France, concurrent à l’époque des SVM Mac, Univers Mac, Golden…

Un jour, nous avions reçu Jean-Pascal et moi alors que je travaillais au journal, un magazine anglais qui assurait être le leader européen de la presse Macintosh… De mémoire, il diffusait moins que nous 🙂

En 1993, Icônes tirait à 30 000 exemplaires. La répartition de sa diffusion était de 10 000 exemplaires en kiosque, 4 000 exemplaires par abonnement, 500 en boutique micro et le même nombre en service gracieux. Sa diffusion totale était de 15 000 exemplaires pour une audience de 30 000 lecteurs (en moyenne, 2 par exemplaire).

Je repensais à ces chiffres qui nous paraissaient énormes (et ils l’étaient à l’époque) ces derniers jours en me disant, non, ce n’est pas possible, je dois faire erreur !

Lorsque j’écrivais un article à l’époque, j’avais potentiellement la chance d’être lu par 30 000 lecteurs ! Aujourd’hui, si je regarde les statistiques de visite, je pourrais les décliner comme suit (source Feedburner du 11 septembre au 10 octobre) :

  • Abonnés au fil RSS : 336 par jour
  • Moyenne des visiteurs uniques par jour : 1 156 visiteurs (1 253 en moyenne les 7 derniers jours) soit près de 35 000 visiteurs par mois !

C’est assez difficile pour moi d’admettre que je « diffuse » seul plus que le « leader européen de la presse Macintosh » voici 20 ans en France, sans m’en rendre vraiment compte.

Imaginez vous le « pouvoir » (pouvoir de la presse) que nous représentions à l’époque (dix à vingt personnes travaillaient pour le journal). Je ne m’imagine pas posséder de « pouvoir » aujourd’hui et pourtant les chiffres sont là.

L’autre différence est économique. Jean-pascal avait besoin de la publicité pour faire vivre son journal (de 3 000 F à 30 000 F selon le format – 460 € à 4 600 €). Ce blog ne me coûte quasiment rien hormis le temps que j’y consacre.

Herbert Marshall Mac Luhan avait bien vu en 1962, que nous quittions la « Galaxie de Gutenberg » pour entrer dans la « Galaxie de Marconi ». Malgré ce que l’on pensait encore au début des années 90, c’en est fini de l’information imprimée

Difficile de résister au chiffre… Les blogs sont certainement les fossoyeurs de la Galaxie de Gutenberg, même si je pense que de nouvelles formes « d’imprimés » prendront le relais de nos journaux, magazines, flyers et prospectus en tout genre.

Par contre, je ne crois pas à la disparition du livre dans l’immédiat. Enfin, pour certains d’entre eux tout au moins, car les manuels scolaires, les livres « mode d’emplois », les livres de recettes de cuisine… disparaîtront eux à très court terme ?

Pour terminer sur une anecdote, sur couverture du journal Icônes que j’ai mis en introduction de ce billet. Nous la possédions dans un grand format et nous l’affichions dans les stands lors des salons comme Apple Expo. Aussi, souvent des visiteurs étaient persuadés que j’avais posé pour la photo… ce qui nous faisait sourire. Ah, la barbe…

Visite Entreprises et Management

couverture entreprise management Ce matin, au courrier, il y avait le premier numéro du premier mensuel régional (Nord -Pas de Calais) gratuit 100% économie : Visite Entreprises & Management.

Ce journal édité à 60 000 exemplaires dans la région Nord – Pas de Calais, est disponible dans 1 600 points de dépôts : sièges sociaux, banques, points de rencontre et d’affaires, cabinets d’avocats ainsi que dans les grandes écoles.

Visite Entreprises & Management est le petit frère de Visite Immo et Visite Déco du groupe Visite que les habitants de la région connaissent déjà.

Le journal est organisé autour de trois thèmes : l’économie du Nord – Pas de Calais, le Management et une partie Perso.

Voici une partie de la table des matière de ce numéro 1.

Économie dans le Nord – Pas de Calais
  • dossier : Les jeunes qui font bouger le Nord-Pas de Calais
  • L’interview du mois : Jacques Gounon, Pdg d’Eurotunnel
  • Défi : le textile remet l’ouvrage sur le métier
  • Détours vers le futur : Produira-t-on un jour du vin de pays dans le Nord – Pas de Calais ?
Management
  • Une journée avec…. Olivier Dufour, chasseur de tête chez Michale Page International
  • Tendance : comment bien choisir son coach ?
  • Développement durable : Renault Douai fait la chasse au gaspillage
  • Ecoles et carrières : un jour à l’étranger, c’est le bon plan
  • Conseils de pros : la clause de non concurrence / Comment bien préparer son salon
Perso

Tiens, tiens, on y retrouve le blog préféré de Thibaut Bayart 😉

Ce genre de support manquait en effet sur la Métropole Lilloise. C’est chose faite maintenant. Longue vie à Visite Entreprises & Management.

Dommage que leur site ne soit pas à la hauteur de leur magazine. Mais cela pourrait s’arranger… Nous (Ed Production) sommes disponibles pour ce genre de réflexion 🙂

Je profite de l’occasion de parler du Nord pour vous rappeler que les zed sont dans cette région, et que outre Ed Productions, vous retrouvez nos formations inter sur Lille aux formation et pour les bloggers, que Blog en Nord organise depuis 3 ans des rencontres (conférence, tables rondes, apéro…) au sujet des blogs et plus largement sur les grands thèmes de l’Internet. Par exemple, la rencontre du 12 octobre sur l’accessibilité et l’ergonomie des sites 🙂

Détour en belgique pour la presse graphique

À une époque, j’avais songé mettre en place un petit journal d’informations pratiques destiné à nos clients de l’industrie graphique et du web.

En France, la presse graphique est d’une pauvreté déconcertante pour les non-spécialistes. Les Icônes, Micro-Impression, Red Green Blue, Blog notes… bref, des magazines pratiques manquent à l’appel aujourd’hui ! (À la réflexion, c’est peut-être de la nostalgie de ma part, ayant travaillé pour plusieurs de ces titres). Je rêve toujours de l’existence d’un Dynamic Graphics en édition française, d’un Publish ou d’un Step-by-Step electronic design en français…

Les seules revues actuelles sont le magazine Caractère, Etapes, France graphique, Pixel Creation numérique, le journal belge Nouvelles graphiques et comme portail internet graphiline ou le Cerig (Centre d’études et de ressources des industries graphiques) ! C’est peu. Le reste de l’information est éparpillé sur le net. À vous de le trouver… comme le « journal » d’Adobe !

Et voilà que je découvre L’info, un trimestriel d’informations des formations pour l’industrie graphique. Un journal belge gratuit diffusé sur Internet… C’est le centre CEPEGRA, que je dois avouer je ne connaissais pas, qui nous offre ce cadeau.

Nous ne sommes pas loin de la revue que j’avais imaginé mettre en place dans le cadre de Ed Productions : un mélange d’information sur nos formations et le monde de la PAO, du graphisme, du multimédia et de l’Internet. Cela correspond d’autant mieux que nous visons les mêmes types de formations pour l’industrie graphique au sens large du terme. Seule, différence à ce niveau, L’info vise à diffuser des informations technologiques seulement aux acteurs du secteur graphique. J’avais pensé également aux béotiens : assistantes, personnes nouvellement responsables…

Voici quelques exemples d’articles que l’on peut trouver au sein de leurs 30 revues de 16 pages déjà publiées et disponibles au format PDF :

  • Action script
  • Ajax
  • Arial ou Helvetica, même combat ?
  • Gif ou jpg
  • Html/dhtml
  • La couleur dans Illustrator
  • La gestion des couleurs
  • La gestion des couleurs dans la chaîne graphique
  • La pao, il y a 20 ans
  • La photo numérique
  • La presse graphique
  • Le coloriage avec Photoshop
  • Le JDF
  • Le son numérique
  • Les CSS
  • Les mesures typographiques
  • Les plug in d’Illustrator
  • Les réglages couleur dans Photoshop
  • Logo picto symboles
  • XML

Ce magazine gratuit est diffusé à 7 500 exemplaires et il est possible de s’y abonner par mail !

Seuls reproches que je peux leur faire : ils sont nos concurrents et le côté maquette trop proche du défunt Bloc Notes Publishing me gêne un peu !

Ah, au fait, vous savez comment devait s’appeler le journal pour les clients d’Ed Productions ? Les zed 🙂

Mise à jour le 27 juillet : hier, dans le train qui me consuisait à Paris, je me suis aperçu d’un oubli. Mon voisin dans le TGV lisait ComputerArts que j’avais oublié de nommer et qui n’a toujours pas son site en Français ! Proche de Step-by-Step dans l’esprit, il lui manque le côté Dynamic Graphics.