
Étiquette : pédagogie
Mind mapping pour les exposés et l'apprentissage des leçons
J’avais indiqué dans un billet précédent que nous travaillons l’apprentissage des leçons avec mes filles par une retranscription des notes de cours sous la forme de carte heuristiques (en fin de billet)… Ainsi l’un de mes usages du Mind Mapping et des cartes heuristiques est pédagogique !
J’ai commencé avec la plus grande, celle qui est en 6éme. Mais le p’tit bout de chou de CM1 a demandé elle aussi à bénéficier de l’emploi des cartes de mind mapping, pour apprendre principalement ses cours d’histoire. Elle apprend selon ses dires (mais je constate les effets positifs) bien mieux les dates de cette manière 🙂
Le travail consiste à une réorganisation et à une hiérarchisation de l’information plus simple, sans se perdre dans les détails !
Autre usage que nous faisons des cartes heuristique à la maison au niveau éducatif : la préparation des exposés ! D’autres utilisent bien le mind mapping pour écrire leurs livres 😉
Premier avantage, la réalisation de cartes heuristiques permet aux enfants de réfléchir sans s’en rendre compte à l’organisation des différentes thématiques de l’exposé. Les grandes branches se créent rapidement et donc la structure de l’exposé (partie 1, partie 2, etc.) !
Au fil des découvertes dans les lectures, les filles complètent la carte… soit en ajoutant des « branchettes » (division des branches principales…), soit en créant de nouvelles branches !
Pour éviter les copier-coller pur et simple, le travail de l’exposé que nous préparons (je dis nous car j’encadre leur travail 🙂 consiste à recherche dans notre bibliothèque les livres qui pourraient servir de base de travail ! Cela évite également le choix des images « trop simplistes », c’est à dire en passant par Google images !
L’ébauche de la carte heuristique peut ainsi être mise en place et elle se complète au fur et à mesure des lectures.
Une fois les ressources des livres épuisés, nous reprenons la carte en tentant d’analyser ce que les filles ne comprennent pas. Si nous avons laissé passer un mot incompris ou incontournable, le Littré sur l’ordinateur nous vient en aide ! Pour les lieux, les faits historiques, les personnages inconus et autres compléments, nous organisons une recherche internet. Ces manipulations permettent d’affiner et d’enrichir la carte.
Le choix des illustrations vient souvent en dernier. Assez naturellement, les filles choisissent des images qui « collent » aux différents chapitres ou à des points qui pourraient passer inaperçus.
Par exemple, dans l’exposé sur Christophe Colomb (voir en fin de billet les exposés), la plus petite a choisi d’ajouter comme illustration un timbre (trouvé par sérendipité) qui associait le Santa Maria (bateau de Colomb) et un drakkar Viking afin d’insister sur le thème que Colomb n’était peut-être pas le « découvreur de l’Amérique ».
Le passage de la carte au texte final se fait assez facilement. D’ailleurs, la plus grande qui a quelques difficultés pour créer des paragraphes les organise naturellement depuis la carte. On pourrait presque dire qu’une branche donne naissance à un paragraphe 🙂
En plus, pour les récalcitrants à la rédaction, en réalité, ils rédigent presque l’ensemble du texte sans s’en apercevoir… Il est amusant de voir leur surprise sur le nombre de pages « word » que fait l’exposé 😉
La construction des phrases est simplifiée puisqu’il n’y a que les mots de liaison, les verbes à conjuguer correctement et quelques ajouts à fournir une fois un copier-coller des branches vers le traitement de texte effectué (Depuis Freemind par exemple, on pourrait utiliser l’export vers les traitements de texte de la même manière, mais je rappelle que nous utilisons au niveau familial MindNode en version gratuite, disponible seulement sur Mac).
Voici la liste des cartes heuristiques que nous avons réalisé pour apprendre des cours d’histoire, de géographie, de sciences (SVT), de français… en pdf 😉
- occupation du milieu par les êtres vivants au cours des saisons
- l’art roman et gothique
- la construction du pouvoir royal – Xe au XIIe
- de Saint-Louis à Philippe VI de Valois (réalisée dans MindManager)
- la féodalité
- la Grèce
- la guerre de cent ans
- la renaissance
- la Méditerranée au moyen-âge
- Paysans au Moyen-âge
- les pharaons
- les polygones
- population et plante à fleur
- le sens des déterminants
- les types de phrases
- la vie au château au moyen-âge
La liste des exposés est la suivante (version pdf et l’exposé en ligne sans la totalité des images puisque les filles ont décidé de publier leurs exposés sur leur blog ;-)) :
- Christophe Colomb (Chistophe Colomb : exposé)
- Prokofiev
- Remus et Romulus ou la naissance de Rome dans MindManager (l’exposé sur Remus et Romulus)
- Les volcans (exposé sur les volcans)
- Berlin (l’exposé n’est pas encore en ligne)
Certains utilisent les cartes heuristique comme outil pédagogique, preuves à l’appui 😉
Par contre, « on m’a dit » mais je n’ai pas vérifié. Aussi vos connaissances me seront utiles… Il est prévu dans le B2i pour le lycée que les élèves doivent savoir utiliser et créer des cartes heuristiques ? Vrai ou faux ?
Les communautés virtuelles et leurs applications en pédagogie
Les communautés virtuelles et leurs applications en pédagogie, c’est le théme de la conférence à laquelle je participerai en compagnie de Jean-Paul Pinte lors de la journée de la délégation régionale (Nord-Picardie) de l’ADBS. L’ADBS pour mémoire est l’Association des professionnels de l’information et de la documentation.
Cette journée se déroulera le 9 avril et la conférence débutera à 17 h (fin prévue 19 h) à dans la salle du conseil de l’Université Catholique de Lille (60 boulevard Vauban)
Université Vivaldi : Intégrer les TICE à sa pratique pédagogique
J’ai assisté à plusieurs conférences et ateliers de l’université Vivaldi. Vous pouvez voir les conférences en différé. Enfin, seulement sur PC car sur Mac, j’ai l’impression que cela ne fonctionne pas… 🙁
Une découverte pour commencer : le système de vidéo-conférence Evo.
Sinon, je reprendrai le débat que j’ai commencé par le jeu des questions-réponses suite à la conférence de Daniel Peraya de l’Université de Genève : Intégrer les TICE à sa pratique pédagogique (l’évolution du rôle et/ou du métier d’enseignant ?)
Ce propos n’a rien de scientifique, mais est plutôt du genre narratif, je préviens !
Cette conférence était intéressante… J’aime le métier d’apprenant, les segmentations effectuées… Seulement, une chose me chiffonne. C’était d’ailleurs le but de ma question. Daniel Peraya séparait distinctement les usages des TICE au niveau personnel et professionnel pour les enseignants et les étudiants.
Sa réponse me laisse à demi sur ma faim. Vous pouvez l’écouter à la fin des questions de sa conférence dans les différés. Je pense que justement il y a une forte corrélation entre le privé et le professionnel et ne vois pas le rapport avec l’infobésité ! Je l’avais écrit dans Et si les enseignants faisaient du e-learning et des TIC sans le savoir ? en juin 2007. C’est l’une des chances de la transition pour que l enseignant utilise petit à petit les TICE dans leur enseignement.
De même, difficile de ne pas avoir d’interaction, comme je le disais, dans des réseaux sociaux comme Facebook. Le point sur les nouveaux outils du web 2 a d’ailleurs été éludé par le conférencier, mais nous étions loin du web 2 dans cette université, hormis pour le sacro-saint wiki.
Mais, même le courrier électronique, même le chat… Comment peut-il ne pas entrer dans notre vie privée ?Nous possédons effectivement des adresses de courrier électronique universitaires. Mais pour ma part, elle correspond à un usage spécifique. Je suis certainement un cas par rapport aux maîtres de conférences, chercheurs… présents dans la salle. Mais, justement, cela me permet de porter peut-être un autre regard sur le phénomène.
Donc, si je reviens sur la solution préconisée, un délai de 36 h pour la réponse semble normal, je ne réponds qu’au message qui arrive dans ma plate-forme… Bien. Ok. Félicitation à l’enseignant qui reproduit ce schéma. C’est un choix. C’est vrai. Mais même ce choix interfère sur notre vie privée. M. Peraya récupère si j’ai bien compris l’ensemble de ces courriers le soir. Déjà, je pense qu’il est chez lui et n’est pas à son bureau, donc, cela interfère dans sa vie privée.
Mais prenons le cas des vacances scolaires. Devons nous répondre ou non aux messages des étudiants pendant cette période ? Moi, je le fais. Je préviens les étudiants que je suis en vacances, donc qu’ils ne me dérangent pas pour des peccadilles, que je ne répondrai peut-être pas… Mais, si j’en ai la possibilité je lis (et parfois réponds à leur message) pendant cette période.
Le cas des « grandes vacances » est encore plus terrible. Qu’est ce que je dois faire ? Ne pas répondre à mes étudiants ? Les laisser deux mois sans réponses (certains pratique cette méthode) alors qu’ils sont en stage et ont parfois besoin de notre aide ? Nous devons également préparer leur soutenance en commun… Là encore, j’essaye de répondre, alors que je suis également en vacances universitaires.
Quid des demandes de l’extérieur, de personnes qui prennent contact avec nous pour une raison universitaire, car elles souhaitent des renseignements sur nos masters… Je ne les lis plus qu’entre 9 h et 19 h. Avant ou après, c’est trop tard. Ah, oui, mais là, cela fait partie de la facette gestion. C’est différent ! Pas pour moi.
Et même, je vais pousser le raisonnement plus loin, désormais, lorsqu’un enseignant me contactera en dehors des heures de bureau, je ne réponds pas dans la foulée même si c’est pour une réunion le lendemain. Désolé, tous les enseignants ne sont pas des amis, se sont de simples relations de travail. En plus, ils ont utilisé mon adresse universitaire, celle que je ne consulte plus après 19 h.
Précédemment, à l’époque du téléphone, du courrier… effectivement ce genre de problème n’existait pas. Devons-nous pour autant reproduire le même schéma aujourd’hui ? Les usages des différents outils se sont modifiés.
Pour l’anecdote, alors que je ne suis pas chat, je crois avoir fait le seul chat de ma vie avec deux étudiants un dimanche soir 🙁 Le problème à régler était urgent, très urgent même. La vie professionnelle interférait bien dans ma vie privée.
Aucune disposition n’est prise sur cette problématique, qui je le rappelle est peut-être l’une des plus fabuleuse porte d’entrée vers l’usage des TICE en cours. On ne peut pas, on ne doit pas la balayer d’un revers de main. Combien d’enseignants se posent des questions sur ce sujet en coulisse. Je n’ai toujours pas trouvé quoi leur répondre à ceux qui me posent la question !
En plus, c’est vrai que l’on passe complètement sous silence les évolutions du domaine informatique et le comportement des uns et des autres vis-à-vis de ces nouveaux système. Bientôt, j’en suis intimement convaincu, nous allons tous basculer « obligatoirement » sur des réseaux sociaux. Pour l’instant, il est simple de dire : «Non, je ne veux pas partager mes informations avec les autres».
Cependant, si j’en crois mon expérience sur Facebook, sur Viadeo… mais plus particulièrement sur le premier, nous sommes deux enseignants dans notre UFR à être inscrit officiellement. Tous les deux nous avons reçu des demandes des étudiants pour être nos «amis» virtuels. Que devions nous faire ? Refuser ? Accepter ?
Pour ma part, sachant que je ne diffuse rien de ma vie privée que les étudiants ne peuvent savoir, car j’utilise ses outils dans une optique professionnelle, je penche plutôt sur l’intégration des étudiants dans mon réseau, ce qui leur permet d’être en contact facilement avec d’autres personnalités du domaine.
J’assume (mais là c’est un autre problème des réseaux sociaux et de l’identité numérique, il est nécessaire d’assumer l’ensemble de ces choix) le fait que les étudiants soient à côté de personnes un peu plus connues, voire célébrées aussi bien qu’à côté d’un illustre inconnu.
Mais maintenant, comment devons-nous réagir lorsqu’un étudiant nous contacte le soir parce qu’il a vu que nous étions en ligne ? On ne lui répond pas ? On lui répond ? Eux, travaillent parfois le soir, comme nous. Il n’est pas question de se comporter en enseignant-poule, qui couve ses étudiants. C’est un transfert assez naturel des listes de diffusion ou groupe Moodle qui s’établit… Seulement, vous vous trouvez dans un environnement qui mélange tout : vie privée, vie professionnelle…
Le métier d’enseignant évolue vers un mélange épisodique entre vie privée et vie professionnelle… Reste à savoir comment évoluera la relation enseignants – étudiants avec l’arrivée du nomadisme ! Je parie pour une plus forte présence de la vie professionnelle dans la vie privée que ce que nous connaissons actuellement.
Au fait, quand commence et se termine l’usage des TICE dans la vie privée d’un enseignant ? Et dans celle des étudiants ?
Pour ma part, je m’en vais lire le compte-rendu de la journée d’étude sur les usages des TIC et pratiques communicationnelles électroniques des jeunes.
Université Vivaldi à Lille
Demain, à partir de 9 h jusque vendredi, je participe à l’université Vivaldi de Lille. J’ai réussi à me libérer. Donc, si vous lisez ce blog et que vous participez à ces journées sur l’accompagnement pédagogique via le numérique n’hésitez pas à prendre contact avec moi.
Pour les autres, j’essayerai de faire mon rapport journalier des ateliers auxquel je participerai 😉
L’université Vivaldi (programme de formation aux TIC des personnels de l’enseignement supérieur et IATOS) est organisée par l’UNR Nord-Pas de Calais (Universités Numériques en Région), à Villeneuve d’Ascq.
Dans le programme, on retrouve :
- Les outils numériques de suivi et d’accompagnement des étudiants
- Transfert d’un cours présentiel à un cours en présentiel allégé
- Dispositifs pédagogiques pour la formation en ligne
- L’évaluation et le contrôle continu en ligne
- La communication synchrone et asynchrone
- L’évaluation et le contrôle continu en ligne
- Le C2i, la communication et le travail collaboratif
- Accompagnement via le numérique : complémentarité ou substitution
- Le travail collaboratif et les outils numériques associés
- État des lieux de la e-formation
- Intégrer les TICE à sa pratique pédagogique : évolution du rôle et/ou du métier d’enseignant ?