publication de photos d’enfants par les parents dans les réseaux sociaux dont Facebook

publication de photos d'enfants par les parents dans les réseaux sociaux dont Facebook
publication de photos d’enfants par les parents dans les réseaux sociaux dont Facebook

Mon interview et ma phrase lâchée au sujet du problème des images d’enfants publiées et de la possibilité des enfants de porter plaintes contre leurs parents dans un media national m’a valu un petit tour du monde de la presse… puisque j’ai été appelé depuis la Russie jusqu’au Brésil en passant par la Grande-Bretagne 😉

Ces derniers temps la presse me contacte au sujet de Facebook suites aux soubresauts du réseau social avec l’affaire Cambridge Analytica : comme sur Atlantico ou sur les arpenteurs.

Mais, c’est un étudiant, Nelson Vieira de l’Institut supérieur des sciences sociales et politiques de l’Université de Lisbonne qui me contacte pour répondre à quelques questions. C’est un retour sur la publication des images d’enfants par les parents dans les réseaux sociaux et notamment de Facebook.

Quelle est votre opinion sur la publication et le partage de photos d’enfants sur les réseaux sociaux comme Facebook ?

Disons que la publication et le partage de photos d’enfants sur des réseaux sociaux de façon publique peut poser quelques soucis.

Ce ne sont pas tant les photos où les enfants sont « normaux » qui pose problème, mais celle où l’enfant n’est pas à son avantage, où il est ridicule…

Ainsi, je me souviens d’une connaissance qui a publié des photos de son nouveau-né où il est super joli, mignon… Il n’y a à mon sens aucun inconvénient à publier cette image des premiers jours d’un enfant…

Par contre, cela se corse rapidement… pour un enfant de quelques années. Nous avons le cas autour de nous d’une petite fille dont les parents mettent en ligne régulièrement son portrait… Ils sont persuadés que c’est une jolie photo de leur enfant, mais elle n’est vraiment pas à son avantage.

On a l’impression qu’elle fait une grimace à chaque fois (ce qui n’est pas le cas). Et, nous sommes plusieurs à penser que, plus tard, elle aura honte que l’on trouve cette photo d’elle dans Facebook ou ailleurs, car elle est diffusée en public. Idem pour les photos trop intimes.

Pas besoin d’évoquer le cas des enfants barbouillés de nourriture ou autres images hilarantes pour les parents. Pas pour les enfants plus grands. On se doute que les enfants ne soient pas contents de ces images plus tard.

Attention également aux grands-parents qui eux aussi sont fier de leur descendance et qui publient parfois à tour de bras des images de leurs petits enfants !

Considérez-vous comme sûr ou même éthique de publier des images d’enfants sur les réseaux sociaux sans votre consentement ?

Le réflexe des parents lorsque l’on évoque le sujet de la publication des images de leurs enfants et que ce sont justement leurs enfants. Ils ont l’impression d’avoir tous les droits sur ces images !

Ceci est en parti faux… car les parents sont responsables de la protection de l’image de leurs enfants.

D’ailleurs, en Allemagne, une campagne de publicité a sensibilisé à la question du droit à l’image des enfants : « #MeinBildGehörtMir » (« Mon image m’appartient »).

Donc, publier les images des enfants, pourquoi pas, à condition de leur avoir demandé l’autorisation au préalable !

C’est ce que j’ai fait depuis que les filles sont très petites. Comme pour un adulte, je demandais si je pouvais ou non publier l’image si elles étaient l’élément principal de la photo. Cela est beaucoup plus simple qu’il n’y paraît !

Parfois, elles m’ont demandé de retirer une photo quelques années plus tard et je me suis exécuté dans la seconde.

Le partage de vidéos et de photos constitue-t-il une violation du droit à la vie privée et à l’identité d’un enfant ou un simple geste pour rester en contact avec ses amis et sa famille ?

Cette question demande beaucoup de réponses et différentes réflexions.

Il est souvent confondu les photos de l’album de famille qui il est vrai comportait parfois des photos gênantes d’un enfant, mais que seul un nombre très restreint de personnes pouvait voir.

Et surtout, les copains, les amis et l’environnement d’un enfant ou d’un enfant devenu adulte ne pouvait pas voir cette image qui restait au sein de la famille.

Ce n’est pas le cas si l’on diffuse une image dans les réseaux ou médias sociaux y compris au sein d’un groupe privé. Il est facile et parfois tentant pour l’un des membres de ce groupe de partager cette image ailleurs…

On parle souvent de la vie privée des jeunes sur Internet, mais rarement dans le sens évoqué dans cette question. Et la difficulté d’en parler provient du fait qu’à la base un profil Facebook par exemple est considéré comme un espace privé (surtout, s’il n’est pas ouvert à tout le monde).

De la notion de vie privée

C’est ce que j’explique aux parents lorsque l’on parle des profils des enfants. C’est avant tout un espace de leur vie privée. Et je fais souvent le parallèle entre un jeune dans les années 70-80 et un jeune de maintenant.

Dans les années 70-80, nous recevions du courrier postal avec parfois des photos à l’intérieur. Il était hors de question que nos parents ouvrent ce courrier. Désormais, plus de courrier, mais des échanges dans les réseaux et médias sociaux… Les parents n’ont pas grand chose à y faire encore moins à juger les contenus.

Alors, oui, lorsqu’un parent publie une image de son enfant sans son consentement, c’est une violation de sa vie privée. L’enfant peut publier, s’il est en âge de le faire, l’image qu’il veut de lui, pas ses parents…

L’autre effet piège est également le comportement des adultes dans les commentaires de l’image. Ainsi, j’ai déjà vu des images de petits filles de 13 ans maquillées telles des prostituées et les amis de la famille d’indiquer : que tu es mignonne, très jolie…

Que devraient considérer les parents lorsqu’ils partagent les photos de leurs enfants en ligne ?

La question est difficile… car il n’existe pas une réponse mais plusieurs en fonction des familles qui ont pour habitude de s’exposer aux parents qui refusent toutes les publications des photos de leurs enfants parfois même sur les photos des groupes d’élèves par années dans les écoles !

De même, méfiance dans les couples divorcés sur « l’utilisation » qui peut être faite de l’image de l’enfant dans le profil de l’un ou de l’autre…

Après pour ceux qui publient des photos de leurs enfants, la réflexion avant de cliquer sur le bouton partage est de se demander si cela est nécessaire, si cela n’est pas pour montrer aux autres que j’ai un enfant, si l’image ne peut pas être « mal » interprétée, que cela devienne un sujet de moquerie, que cela « dérange » plus tard l’enfant… Mais, avouons le ce n’est pas toujours facile, nous sommes tellement fier de notre progéniture 😉

Et surtout que les parents demandent l’avis de leurs enfants le plus tôt possible sans chercher à les influencer sur l’acceptation ou non de la publication des images.

À quel âge les enfants devraient-ils pouvoir décider si les parents peuvent poster quelque chose en ligne à leur sujet ?

Là encore, il n’y a pas une réponse toute faite… Cela dépend des familles, des échanges et des relations parents-enfants…

Allez, je me lance… Dès 5 ans, un enfant sait s’il veut que sa photo soit publiée ou non… Même avant !

Et surtout, ce qu’il ne faut pas oublier… qu’il puisse demander à retirer n’importe quelle image de lui qui est en ligne !

Quel contrôle les enfants ont-ils sur leur propre empreinte digitale ?

En tant qu’enfant, actuellement ils n’ont aucune possibilité à ma connaissance d’intervenir.

Ils doivent attendre la majorité en France (ou à partir de 16 ans s’il est émancipé) pour poursuivre en justice leur(s) parent(s) comma l’a fait un ado en attaquant sa mère en justice pour des photos Facebook à Rome.

Mais déjà des fakes sur le sujet circule comme celle de cette Autrichienne de 18 ans qui aurait décidé d’intenter un procès à ses propres parents pour 500 photos personnelles d’elle sur Facebook !

Quel genre d’informations les enfants voudront-ils voir publiés sur eux-mêmes sur les réseaux sociaux à l’avenir ?

Encore une question sans réponse ou presque. On aurait tendance à répondre : «Des informations qui les avantages ». Mais, qu’est ce que cela veut dire… Et puis, je remarque qu’une fois plus grand (en général adolescent), ce sont eux qui choisissent de publier des images de leur passé marquant un événement, un rassemblement de personnes…

Cela va plus loin que leur image. À la maison, nous avions l’habitude, toujours avec leur accord de publier leurs travaux d’art plastique (et ils sont toujours en ligne). C’était une fierté pour eux enfants de recevoir des commentaires parfois d’artistes sur leur travail…

Bref, le monde évolue et les enfants sont de plus en plus jeune à intégrer les réseaux et médias sociaux… et honnêtement je serais de mauvais conseil sur le sujet 😉

Comment pouvons-nous apprendre à un enfant à ne pas partager trop d’informations sur les réseaux sociaux si les parents ont un comportement opposé?

Avec cette question, vous mettez le doigt sur l’une des grosses difficultés de l’apprentissage des réseaux sociaux. Normalement, c’est aux parents à apprendre à leurs enfants les dangers et les risques des réseaux sociaux, comment communiquer au mieux grâce à ces outils, etc. et des études nous montre l’inverse.

Souvent, les parents sont pires utilisateurs des réseaux sociaux que leurs enfants… Les enfants ont beau être de la génération Z (ou pour ceux nés depuis 2010 de la génération Alpha), la 1re génération qui apprend à ses parents… ce n’est certainement pas la panacée.

Il y aurait l’école… mais à de rares exceptions près, les enseignants sont du même type que les parents !

C’est pour moi une guerre sans fin… qui devait s’éloigner avec l’arrivée de nouvelles générations successives qui géreront « normalement » ce type de problèmes.

Comment assurer la protection de l’identité en ligne et de la vie privée des enfants ?

Il faudrait définir les limites de la vie privée de l’enfant que l’on expose (indiquer son école est déjà sujet à débat) et aussi l’identité en ligne que l’on laisse ou non transparaître…

Déjà, il existe un âge légal (13 ans en général) qui permet l’usage des réseaux. En dessous de cet âge, normalement, même si je suis bien conscient que de nombreux jeunes de moins de 13 ans sont déjà dans les réseaux, c’est aux parents de savoir ce qu’ils publient au sujet de leurs enfants.

Très tôt, je conseille d’expliquer de manière simple que l’on ne sait pas qui vient voir ce que nous publions.

Mais aussi expliquer que l’on ne sait pas qui est l’internaute qui est derrière un profil et également apprendre à « communiquer » correctement : savoir ce que l’on peut publier, ne pas publier…

Donner quelques explications sur le droit (droit à l’image notamment)

Mon maître-mot reste l’éducation, éduquer les enfants. Mais aussi éduquer les parents qui croient savoir utiliser ces outils, mais qui ne savent pas le faire en réalité !

parents, faut-il avoir peur des réseaux sociaux ?

Je reprends en titre l’une des interventions que je dois faire auprès d’un public de parents (et grands-parents) et de jeunes.

Dernièrement, coup sur coup, j’ai donné une conférence de ce type et pour ainsi dire, le lendemain, j’ai assisté à une conférence sur le même sujet organisé pour les collègues dans la ville voisine. J’avais mis les filles à contribution ! L’une est venue m’aider dans ma conférence, l’autre a assisté avec moi à la conférence d’Action innocence..

Il existe plusieurs façons de présenter la réalité et les dangers d’Internet, des réseaux sociaux, de Facebook aux parents ! La différence entre les deux séances était intéressante à noter !

J’assiste à la conférence sur les dangers d’Internet

À la présentation à laquelle j’ai assisté, le premier slide indiquait le mot cybercriminalité !

Nous avons eu le droit dans cette présentation à toute la série des dangers potentiels d’Internet ! Vous savez l’ensemble des choses que l’on nous présente au sujet d’Internet à la télévision en général : phishing, vente de médicaments en ligne, achat de contrefaçon (on peut m’expliquer comment font les jeunes pour utiliser la carte bancaire de leurs parents ?), téléchargement illégal, images choquantes (autrement dit : images porno et violence), fake, cyberdépendance (version ils sont tous addicts), les jeux violents, pédophilie…

Grosso modo, même si la cybercriminalité existe (Je n’emploie presque jamais dans ce type de prestation le terme de cybercriminalité), une seule chose sur laquelle nous sommes au même diapason : éviter les ordinateurs dans les chambres, préférer les « installations » dans des lieux de passage, dans une pièce commune.

Pour le reste, nous ne fonctionnons pas de la même manière dans nos interventions… Quid de la géolocalisation, de l’usage du téléphone pour ces réseaux sociaux, des différences entre la génération Y et Z (et entre la génération des « vieux cons » et des « jeunes cons« )…

Autre remarque : lors de mes interventions, je demande à travailler en deux temps. Une séance avec les jeunes seuls, eux et moi, sans parents ! Une autre avec les parents sans les enfants 🙂 On ne parle pas de la même manière aux uns et aux autres ! Prenons l’exemple de la pédophilie. Je vais mettre en garde les jeunes sur les dangers de la pédophilie (en fait, de discuter… avec n’importe qui, même si souvent ils sont déjà informés et ont mis des stratégies en place) mais en compagnie des parents, je vais relativiser le danger de la pédophilie sur le net !

D’ailleurs, les effets du mélange des publics (parents-enfants) a atteint sa limite dans la conférence que j’ai écoutée en compagnie de ma fille (parents et enfants étaient invités). J’ai été frustré de ne pas voir certaines diapos (elles n’étaient pas « montrables » aux enfants) et ma fille est ressortie de là en indiquant avec toute la malice de ces 11 ans  : «Il est dangereux d’aller sur Internet. On ne doit pas aller sur Internet» et elle est toute contente d’avoir appris un nouvel acronyme : NTIC (Nouvelle Technologie de l’Information et de la communication). Mais, vous pouvez aller lire son article à la suite de la conférence (enfin, il faudra attendre quelques jours, car elle le peaufine car elle sait que je vais mettre le lien ;-).

Toutefois, ayant effectué un mini sondage auprès de connaissances, le public ne semble pas avoir réagi comme moi sur cette présentation des dangers d’Internet. Cela confirmait surtout leur perception du média Internet ! C’est dangereux comme on nous rebat les oreilles à ce sujet dans les médias traditionnels. Seulement, je trouve que l’aspect, quel conseil pouvons nous donner, quelles explications et tentatives d’explications de ces nouveaux moyens de communication étaient absents.

Le public est reparti conforté dans son idée. Je préfère tenter de soulever des questions, de faire réfléchir les uns et les autres sur les dangers et les non-dangers, tenter de fournir des explications…

Dommage que la plus grande des filles n’ait pas pu assister à cette conférence, elle aurait pu faire le parallèle de son point de vue entre les deux manières de présenter les « dangers des réseaux sociaux » aux uns et aux autres (sous-entendu, aux jeunes et aux parents).

Ce que je dis aux jeunes des dangers du web

Comme je l’ai dit, j’ai commencé avec les jeunes… Avec eux, rien de formel c’est-à-dire, pas de présentation… Je préfère la discussion, le débat et utiliser des exemples concrets de leur site au besoin !

On discute de ce qu’ils font de ces outils… Un gros passage sur les droits d’auteur et les droits à l’image est toujours nécessaire. Autre explication, que ce qu’ils diffusent peut-être lu par tous, s’ils n’y prêtent attention.

Pour les problèmes téléchargement illégal et de loi Adopi, chacun sait qu’ils ont vite fait de contourner le problème avec YouTube !

Reste le cas des images « choquantes ». Ils ont pour réflexe de parler de cela entre copains-copines, mais très rarement avec un adulte (parent ou pas).Le dialogue parents-enfants est rompu dès que l’on aborde le sujet des réseaux sociaux. Cela leur paraît toujours bizarre quand je leur dis qu’ils peuvent en parler avec leurs parents… ! Beaucoup mentionnent l’incompréhension des parents et pour la plupart les parents, à juste titre, n’ont pas leur place dans ce qu’ils considèrent comme leur vie privée. Et, visiblement, ils ne comprenaient pas que nous en discutions à la maison avec les filles.

Le discours des dangers d’Internet et des réseaux sociaux aux parents

La partie avec les parents est beaucoup plus structurée… À la base, j’utilise une présentation qui permet d’ouvrir les débats en cours de projection ! Mais, au préalable, comme le public est généralement peu nombreux (malheureusement), je peux faire un tour de salle où chacun m’expose le pourquoi, il est là ! Ainsi, cela permet d’aborder certains sujets comme lorsqu’une personne me dit : «nous avons puni notre fille en lui interdisant l’accès de Facebook à la maison». J’insiste sur le fait que c’est chez eux sans même parler de téléphone ! Sa réaction «On s’est encore fait avoir» 😉

Tout y passe… les usages des jeunes de ces outils, quel est le comportement que doivent avoir les parents ou les grand-parents (je n’impose rien, j’apporte juste des éléments de réflexion… ). On s’aperçoit également assez vite que des différences peuvent être mises en évidence entre les moins de 13 ans, les 13 – 16 ans (pré-ados ?) et les plus d e 16 ans… D’ailleurs, une enquête de l’université d’Anvers annonce que 65% de 10-13 ans sont déjà sur les réseaux sociaux !

Le problème de « l’addiction » est abordé. Addiction ? vite dit ! Yann ne me contredira certainement pas 😉

Autre problématique que je soulève, le rôle de l’entourage adulte des jeunes. Est-il aussi « propre » que cela ? Nous sommes loin d’une situation où les jeunes sont les diables et les parents des anges ! N’oublions pas que les jeunes fonctionnent également par mimétisme entre frères et soeurs mais aussi en fonction de que ce font les adultes qui les entourent : parents, enseignants dans l’établissement scolaire et en dehors…

On tombe assez facilement d’accord sur le fait de dédramatiser la situation… et surtout, qu’il serait bon d’établir un simple dialogue, sans pour autant choisir de rentrer dans la vie privée des enfants, y compris s’ils ont 21 ans ou 13 ans. Et là, se pose la question, faut-il être ami ou non avec son enfant dans Facebook ?

La présence de la plus grande de mes filles permet de rétablir certaines situations : vous êtes combien à posséder un compte Facebook dans ta classe ?

Bon, ce n’est pas tout ça, je dois préparer ma présentation pour la conférence de demain à La Rochelle sur les réseaux sociaux et celle du 25 mars à Ronchin, pour les parents et enfants… (l’organisation n’a pas voulu faire 2 parties 🙁

Vous de votre côté, vous souhaiteriez assister à la version cybercriminatlité ou ouverture du débat !

Pour compléter mon propos, voici trois vidéos qui me semblent complémentaires 😉

Pourquoi utiliser Facebook ? Témoignages de jeunes
Les jeunes et Facebook : pourquoi cet engouement ?
Les jeunes et Facebook : les craintes des parents

Internet et jeunes : dangers du web !

La semaine dernière, Caroline  m’avait demandé si je connaissais des documents, des liens… à destination des lycéens, qui cherchent à donner leur avis sur les « dangers » d’internet, les usages…

Comme cela faisait longtemps que je voulais faire le point sur le sujet, sans tomber dans l’alarmisme à tout va… Je m’y colle !

J’ai recherché dans mes agrégateurs de liens en ligne et hors ligne (ceux du passé car rien n’a vraiment changé dans le domaine), dans Evernote, sur mon disque dur !

Commençons par blog notes – jeunes réalisé en septembre 2005, le Clemi, avec le CRDP de Versailles. C’est un dépliant destiné aux élèves de cycle 3 et de collège, pour les aider à s’exprimer sur les nouveaux supports de communication, notamment les blogs.

Le Forum des droits sur l’internet avait publié également un documente PDF : Je blogue tranquille. Édité en 2005, il a été remis à jour en 2009.

Toujours concernant les blog, un livre existe : mais, non je blogue.

Les travaux de classe : La publication sur Internet, la recherche sur Internet ou le site dirigé par Christelle Membrey : On ne nait pas internaute… on le devient ! alias cicla71 sont de bonnes pistes de travail avec les élèves !

De façon plus générique, Ma vie en numérique du CRDP de versailles, propose aux jeunes de maîtriser leur identité numérique en ligne et de prendre des précautions indispensables notamment en matière d’utilisation des réseaux sociaux. Le Manuel de maîtrise de l’internet du Conseil de l’Europe

Enfin, le cyber info, un guide de la Polices… traite également de ces sujets.

Et puis, il y a les sites dédiés à cette thématique :

Et dans une moindre mesure :

D’autres pistes comme le copyright expliqué aux enfants permettront certainement à des enseignants de proposer des activités sur le sujet d’Internet, son usage et les jeunes.

Enfin, il serait bon de ne  pas exclure les parents lorsque l’on évoque ces sujets. J’ai toujours regretté le peu d’implication des parents dans ces débats. J’ai déjà parlé du sujet des e-parents ! Mais, la lecture des Recommandations aux parents qui ont des enfants sur l’Internet ou la consultation du modèle de charte familiale d’utilisation d’internet (PDF) proposé par le Centre de ressources des EPN de Wallonie offre d’autres pistes.

J’ai certainement oublié des ressources… Mais, vos commentaires sont là, j’espère, pour corriger cela 🙂

D’ailleurs, si un graphiste se sent inspiré par le sujet… j’suis preneur. J’aurais une idée de livre sur le sujet 😉

E-parents

Il y a peu je mentionnais les résultats d’une enquête auprès de nos jeunes dans le billet éducation 2.0. Dans cette enquête, le comportement des parents était abordé. Il est grand temps de devenir e-Parent.

E-Parent au Canada

Je tiens ce terme de E-Parent des Canadiens. Merci à l’incontournable Infobourg (L’agence de presse pédagogique) pour le relais au sujet de la Semaine nationale de l’éducation aux médias au Canada, organisé par le Réseau Éducation-Médias et la Fédération canadienne des enseignantes et enseignants qui aura lieu du 5 au 9 novembre. Cette année, le thème de la semaine : Devenir e-Parent. Tout un programme.

Effectivement, comme il est dit, je pense que la responsabilité d’assumer notre rôle de e-parent en tentant de comprendre la cyberculture des jeunes et en s’engageant activement dans l’utilisation que ceux-ci font d’Internet est devenu indispensable.

Petit exemple en passant, l’une de mes filles se prénomme Clara. Et hier, elle et sa soeur voulaient lancer la recherche de leur prénom sur Google… sur un poste que je savais non sécurisé. Heureusement, je les ai entendues râler car toutes les places de la première page étaient prises par une certaine Clara M. :-((

Mais revenons au Canada où un tutoriel : Devenir e-Parent pour suivre vos enfants en ligne est déjà disponible en ligne. Ce sont cinq sujets-clés d’environ cinq minutes: la recherche et les devoirs, les relations en ligne, les contenus inappropriés, le cybermarketing, et la cyberdépendance. Certains regretteront la non-accessibilité 🙁

Initiation des parents aux ENT

En France, @ Brest dans le guide « Les espaces publics numériques & l’Ecole », un article de Jérôme Jagoury de la Communauté de communes de Ploërmel propose : L’initiation des parents aux Espaces numériques de travail.

En effet, rappelons nous que les ENT (Espaces Numérique de Travail) doivent faciliter les échanges entre l’école, les parents et les enfants à l’aide d’un outil de communication.

La collectivité de Ploërmel a donc mis en œuvre un dispositif d’accompagnement des classes de CM2 pour l’équipement et la formation des familles :

  • micro-crédit social pour les équipements, composés d’ordinateurs neufs, d’une connexion à Internet haut débit et si besoin, de services d’assistance à domicile (pour l’installation, le paramétrage, et la formation initiale), sont fournis par des partenaires agréés « Internet accompagné » et les foyers connaissant de fortes difficultés financières sont dotés gratuitement.
  • Deux animateurs proposent gratuitement, pour chaque école des formations à l’attention des parents pour la découverte de l’ENT mais aussi, en fonction du niveau de connaissance, l’initiation à l’outil informatique et à Internet.

Je suis curieux de connaître les résultats. Mais que se passera t-il l’année prochaine quand Internet aura pris de nouvelles directions ? Que se passera t-il dans quelques années pour les familles les plus démunis à l’ordinateur obsolète ?