gestion de sa bibliothèque numérique et sa problématique de diffusion

La bibliothèque numérique est en face de moi, la papier derrière
Que l’on ne dise pas que je suis anti bibliothèque papier. Ici, l’une partie de l’une des 3 bibliothèques de la maison, celle qui est derrière moi au bureau. La bibliothèque numérique est en face de moi.

Avant, mais çà c’était avant, nous possédions une bibliothèque constituée de plus ou moins de livres papier ! C’est ce que j’ai dans mon dos dans ce bureau ! Mais devant moi, j’ai des outils dits modernes : ordinateur, portable, tablette… et là aussi j’ai créé mes bibliothèques mais numériques !

Une bibliothèque numérique privée pour les particuliers

En préambule, j’ai demandé à mes filles (les générations Z qui s’occupent du site la cuisine de mémé Moniq) de nous expliquer leur fonctionnement car nous possédons une bibliothèque numérique de plus de 1 000 documents sur la cuisine, environs 700 livres numériques et environ 300 magasines, le tout gratuitement ! Allez lire leur billet, il est complémentaire à celui-ci.

J’avais besoin de leurs explications en urgence, car je voulais publier cet article avant de participer à la table ronde Quel est l’avenir du livre à l’ère du numérique ? de cet après-midi aux Rencontres de la Culture 2.0, ce jeudi 12 juin 2014 au Campus Pôle Paris Alternance.

Les bibliothèques digitales pour les entreprises

Donc, voilà, c’est fait pour le côté amateur ou particulier. Mais au niveau professionnel ?

La première distinction que je fais est l’existence de nombreux livres blancs désormais que l’on nous invite à télécharger. Là, 2 possibilités se présentent après la lecture du document en question, soit c’est direction poubelle (de l’ordi évidemment), soit vous souhaitez conserver le document ! Les bibliothèques numériques entre en jeux !

Là encore, deux solutions… soit on les garde sur un disque dur, soit on les place dans le cloud !

Ma bibliothèque rassemble plus de 2 500 fichiers

Personnellement, je suis conservateur (Je possède actuellement plus de 2 500 fichiers ! Je parle de livre ou de livrets car je gère les infographies sous une autre forme et les présentations de type PowerPoint autrement), surtout pour les livres blancs. Vous ne pouvez pas imaginer le nombre de livres blancs, de thèses en ligne, etc. sur un sujet qui ont disparu ces dernières années ! Quasi-impossible de les retrouver rapidement sur la toile !

Et, comme je l’ai annoncé ici en son temps, je n’utilise plus de disques durs, y compris celui de l’ordinateur… Tout est dans les nuages depuis quelques années (Je n’oublie pas de faire une sauvegarde toujours dans les nuages de toutes les données que j’y mets. Heureusement qu’il y a le travail en tâche de fond 😉

Mais, cette solution de bibliothèque numérique dans le cadre de l’entreprise ou de la curation ou simplement pour écrire des articles ou des livres me pose encore quelques soucis je dois le reconnaître !

Pourquoi avec choisi Scribd pour ma bibliothèque numérique ?

D’abord, les outils… À l’origine, je devais trouver un service de partage de documents en ligne. Mon cœur a balancé longtemps entre Scribd et Issuu (je sais il en existe d’autres y compris Evernote qui sont certainement mieux… toutefois c’est comme cela, donc, pas de pub inutile en commentaires).

Au final, j’ai choisi Scribd, même si je trouve Issuu plus esthétique, qui me paraissait plus simple pour la gestion des fichiers « secrets » (je reviendrais sur cette notion de confidentialité). Puis, au fil des années une apps pour iPhone est apparue (Je ne sais pas pour le conçurent 😉 et surtout, ce qui peut être intéressant (Je ne suis pas du genre très ordonné… aussitôt reçu, aussitôt en ligne, ce n’est pas mon truc) il existe une application pour Mac : Scribd Uploader qui permet l’importation multi-fichiers. Cool, même si la quantité d’informations avant qu’il ne plante est limitée 😉 Toutes des actions que ne propose pas le conçurent Issuu !

Donc, voilà, j’ai tous mes fichiers en ligne et accessible de partout… C’est une bonne chose 😉 Rapidement le bât blesse. Dans Scribd, on peut se faire des collections ! Je m’étais dit à l’époque, génial, je vais pouvoir tout « cataloguer » ! Pas de chance, seuls les documents publics peuvent l’être 🙁 La puissance de la recherche de Scribd compense cela en grande partie.

Malgré tout, le système fonctionne ! À l’arrivée de l’iBook sur l’ensemble des gammes Macintosh, j’ai hésité à tout mettre « dedans » mais je ne vois pas ce que cela apporte en terme d’archivage. J’utilise donc l’iBook pour d’autres types de documents. Par exemple, ceux que Scribd refuse pour des problèmes de droit d’auteur (cela m’est déjà arrivé avec des livres de certains éditeurs que j’avais acquis légalement !).

Mes soucis de diffusion de ma bibliothèque numérique

Bref, jusque-là, je m’en sors… Je gère assez facilement cette bibliothèque numérique secrète. Je n’ai pas besoin de faire de distinction entre ce qui est libre de droit de ce qui ne l’est pas…

Cependant, l’une de mes activités consiste à faire de la curation ! Et, je ne sais pas si vous avez remarqué, mais il est rare que je mentionne dans Twitter, dans Facebook, dans Tumblr ou dans Pinterest l’existence d’un PDF (lorsque je l’ai fait, certain mon demandé le fichier pour ne pas s’identifier sur le site où le fichier était stocké !), alors que je publie l’information sur les livres que je reçois en service de presse !

L’idéal pour moi serait de pouvoir vous présenter ce que je « garde » dans cette bibliothèque numérique, vous donner accès à ces contenus ! Et là, je tourne en rond ! Je ne suis pas un centre de documentation, je ne suis pas une bibliothèque… Je suis seulement un indépendant qui souhaite partager légalement le fruit de son travail !

J’avais imaginé un temps créer le listing de l’ensemble des documents, outre la difficulté pour moi de le réaliser (dans l’esprit dans lequel je le souhaite), cela reste limité comme information (le titre du fichier). En plus, je ne veux pas le diffuser avec des notes d’information… Je fais confiance à ma mémoire pour mon usage personnel et aux possibilités de recherches qui me sont offertes dans l’outil choisi !

Alors, une question. Comment vous vous organisez  avec vos bibliothèques numériques ? Et vous diffusez comment leur contenu ? À vos plumes, j’attends vos réponses avec impatience 😉

dédipix : répondre en 2013 sur le sujet considéré comme du sexting actuel et en arriver au Femen

J’ai eu voici quelques jours une demande d’une apprentie journaliste pour une interview pour parler de sexting ! Bon, pourquoi pas… mais je me retrouver à répondre à de nombreuses questions sur les dédipix ;-(

J’ai joué le jeu même si cela fait un peu troll.. mais pour moi car cela illustre la méconnaissance du monde numérique par certains journalistes. Des pros auraient été capable de me poser les mêmes questions, avec les mêmes orientations… c’est à dire, dire que c’est mal, que ce n’est pas bien… Avec un pro, mes réponses n’auraient certainement pas été publié… C’est en cela que l’exercice m’intéressait… Montrer ce que l’on dit parfois mais qui ne paraît jamais… à moins de brosser dans le sens du poil ! Je parle d’expérience 😉

Donc, allons y pour l’interview 🙂

Comment définiriez-vous le phénomène de dédipix ?

Je pense que le début de la définition fournit par Wikipédia est la bonne : La dédipix est une dédicace par l’image (mot-valise créé par contraction de « dédicace » et « picture », soit « image » en anglais, ou bien encore pixel). J’ajouterai qu’il ne faut pas confondre dédipix (l’intimité est rarement montrée) et sexting (vidéos osées, voire porno).

Croyez-vous que cette pratique récurrente va se propager ? …survivre au temps ?

Je ne pense pas que cette pratique soit encore réellement d’actualité, donc il est peu probable qu’elle se propage… D’ailleurs, si je m’en réfère à Google Trend, ce qui confirme ma perception, les dédipix étaient surtout d’actualité en 2010… Ils le sont beaucoup moins désormais à quelques rares exceptions prêtes.

Si non pour quelles raisons ? (la question originale était si oui…)

Cela correspondait à une époque… Les dédipix tels que vous semblez les imaginer correspondaient un peu à une suite au “lâche tes coms” dans les Skyblogs. D’ailleurs, je n’ai pas l’impression que les blogs chez les jeunes représentent souvent un grand intérêt de nos jours 😉

D’autres service sont désormais disponibles comme SnapChat qui doivent largement remplacer les dédipix, qui ont désormais une autre “signification” et un autre “usages” que lors de leur apogée.

Quelles sont pour vous les motivations des jeunes bloggeurs à partager ces photos dédicacées? Quels intérêts peuvent-ils y trouver?

La réponse est dans la question précédente… ne nous masquons pas la face, les blogs sont avant tout une histoire d’ego bien souvent… Ceci explique cela !

Pensez-vous qu’il y est une incitation au nu dans la “société numérique” actuelle?

Plutôt que de faire une longue réponse, je pense qu’il est pour moi plus judicieux de vous renvoyer vers l’article de la chronique d’Alain Gerlache à la RTBF : Le Web change la vie sexuelle des jeunes. qui fournit l’étude Génération YouPorn : mythe ou réalité ?

Toutefois, pour aller un peu plus loin, je ne pense pas que ce soit la société numérique qui incite au nu, je pencherai plutôt vers une évolution de la société tout court ! Rappelez vous les photos de Laure Manaudou… Personne n’a crié au scandale sur le contenu des photos, mais sur celui qui les a diffusés !

De même, il me paraît difficile dans notre société dans laquelle les artistes, les sportifs… sont tatoués que les jeunes, pour qui ces personnalités sont des exemples, de réagir autrement ! Devrions-nous également interdire le monokini qui pourrait donner des idées aux plus jeunes ?

Croyez-vous que cette pratique de dédicaces corporelle a ses avantages? Si oui Lesquelles ?

Ma réponse n’a pas beaucoup de sens à cette question ! Je ne saurais pas me mettre à la place d’un jeune à l’époque actuelle… Nous ne sommes pas de la même génération… En plus, ce n’est pas la génération qui me suit réellement puisque le phénomène est apparu à la fin de la génération Y (18-35 ans), début génération Z (0-18 ans).

Pensez-vous qu’elle ait des inconvénients? Si oui lesquelles ?

Si je prends le point de vue de ma génération en général, en fonction des valeurs qui nous ont été inculquées, oui, évidemment, je peux trouver des montagnes d’inconvénients à ces comportements !
Comme éducateur à titre de parent, si cela concernait mes enfants… Oui, je pourrais réagir !

Maintenant, je prends une autre casquette, celle d’expert des réseaux sociaux et de l’identité numérique, qui observe justement les usages des jeunes sur le net, mes propos seront beaucoup plus nuancés… Et j’aurais deux questions que je me poserais :

  • est ce que, quand j’avais leurs âges, j’aurais fait ou non des dédipix ?
  • est ce que je ne traduis pas mes propres craintes sur un monde qui n’est plus celui dans lequel j’ai évolué ?

Donc, des inconvénients, il doit y en avoir… comme partout, mais loin de moi de les citer, car cela reste un problème spécifique à chaque personne concernée selon son éducation, son entourage, son milieu…

Cela rejoint pour moi une autre problématique : l’éducation des nouvelles générations à l’usage de ces nouveaux outils du numérique, sans tomber dans l’excès trop souvent mis en avant des dangers d’Internet !

Pensez-vous que les nouvelles générations n’ont plus la notion de ce qu’est la vie ? Que croyez-vous en être la cause ?

Je trouve votre raccourci un peu rapide et je suis surpris que ce soit une jeune étudiante qui pose ce type de question 😉 Je répondrais de façon lapidaire : les nouvelles générations ont la notion de ce qu’est la vie et j’ajouterai même peut-être plus que leurs aînés, aussi surprenant que cela puisse paraître !

Pensez-vous qu’ils agissent de façon réfléchie, en toute connaissance de cause? Ont-ils conscience des risques posés par “la société de surveillance ”?

Cette fois, je ferais une réponse de Normand : oui et non ! Il est bien évident que les jeunes n’agissent pas de façon réfléchie mais, je me permets de vous retourner la question ! Avez-vous, malgré votre jeune âge par rapport au mien toujours agît dans votre enfance et votre adolescence de façon réfléchie ? Comment se comportaient vos parents dans ce cas ?

La cinquantaine passée me permettent de répondre pour moi ! Oui, j’ai fait des choses irréfléchies en étant jeune, parfois de grosses “conneries”… mes parents m’inculquaient un modèle de vie qui correspondait à leur vision du monde… et ce n’est pas pour autant qu’ils savaient ce que je faisais à l’extérieur ! Cela s’appelle aussi l’adolescence, non ?

Juste une remarque cependant sur le rôle des parents qui sont souvent l’exemple ou qui favorisent ce genre “d’exhibition” en niant complètement la présence de leurs enfants sur les réseaux sociaux aujourd’hui, ou en leur interdisant l’accès (les jeunes évidemment y sont alors en cachette) ou encore, en se disant dépassé ! Voir pour certains parents à encourager l' »exhibition » de leurs enfants dès le plus jeune âge !

Il n’est pas juste à mon sens de tout mettre sur le “dos” des enfants et des jeunes… Les adultes un jour ou l’autre devront reconnaître qu’ils ont leur part de “responsabilité” si responsabilité il y a !!

Pour clore, le chapitre sur la conscience des nouvelles générations, autrement dit des jeunes, nous savons tous qu’il existe un âge légal de majorité ! Certaines études tendraient d’ailleurs à prouver que cette notion de majorité n’est pas en adéquation avec l’âge de la maturité qui serait à une bonne vingtaine d’années ! Donc, jusqu’à cet âge avancé, non, personne n’agit en conscience !

J’ai du mal à voir le rapport avec la société de surveillance ? Si vous me disiez une société de voyeurisme, je dirais oui, effectivement, ils ne peuvent avoir conscience pleinement de ces effets… Mais là encore, est-ce pour moi un jugement de valeur sur ce qu’est la vie privée ? Je vous renvoie à Jean-Marc Manach pour les réponses 🙂

Toutefois, j’aimerais ajouter une remarque issue des conférences que j’ai pu donner auprès des jeunes… Ils ne sont souvent pas au fait de ce qu’il est possible de faire ou non avec des données photos, vidéos… sur le net ! Et sans oublier que demain ce sera le son ! Pas difficile de retrouver aujourd’hui une image de quelqu’un depuis Google image  ! Mais le saviez vous vous-mêmes que l’on peut glisser déposer une image et que Google fait le reste ?

Serions-nous en pleine révolution sexuelle ?

Depuis plusieurs années désormais, pour moi cela a débuté au milieu des années 90, oui, nous vivons une révolution sexuelle mais à la différence de celle de Mai 68 par exemple, elle s’effectue sur la longueur, tout en douceur ! Au-delà de la révolution sexuelle d’ailleurs, j’ai l’impression que nous vivons ce qui sera considéré dans le futur comme une révolution importante de nos sociétés.

Pensez-vous que les jeunes ne savent plus s’exprimer que par le biais du numérique?

Pourquoi toujours vouloir faire des amalgames. Quand je disais que les jeunes sont peut-être plus matures que leurs aînées sur l’usage du numérique, je m’aperçois que nombre d’entre eux font certainement beaucoup plus d’activités d’expression que nous et sont beaucoup plus à l’aise ! Ensuite, cela reste, bien entendu, une question de tempérament !

Pensez-vous que le numérique est en partie ou totalement responsable de ce phénomène d’extimité ? Pourquoi ?

Je renvoie vos lecteurs à la page Wikipédia sur le terme d’exitimité car je suppose que peu de vos lecteurs en connaissent le sens exact ! Et je me réfère donc aux travaux de Serge Tisseron pour ma réponse, notamment sur l’importance de cette extimité à l’adolescence. Car c’est plutôt au psy à répondre à cette question…

Effectivement, pour moi, non, l’extimité n’est pas totalement issue du monde numérique. Elle existait avant l’arrivée du numérique que vous évoquez. Déjà le Minitel permettait l’extimité et d’autres comportements l’exprimaient plus en arrière encore ! C’était pour le coup moins visible certainement !

Le numérique le facilite très certainement… Je ne vois pas pourquoi les jeunes devraient se priver des outils qui sont à leur disposition pour cela !

Que pensez-vous de l’usage que les adultes font des dédipix sur les blocs? Est-ce moins condamnable que les enfants ou au contraire ? Les motivations sont-elles les mêmes?

Je disais plus haut que les adultes sont autant aussi du comportement des jeunes et font souvent bien pire… J’exclus de cette réflexion les dédipix “artistiques”, publicitaires ou revendicatives. J’y reviendrais lors de vos questions suivantes.
Je connais peu d’adultes qui utilisent les dédipix… mais pour ceux qui en font, les raisons peuvent rester les mêmes que pour les jeunes : se prouver qu’ils existent au travers du regard de l’autre.

Et, si dans cette tranche de la population, on trouve des images “interdites au – de 18 ans », arrêtons de nous voiler la face ! l’une des plus importante utilisation d’Internet a été pendant longtemps (et le reste) pour le sexe !

D’ailleurs, la réaction des adultes sur les dédipix de jeune est peut-être une réaction simplement vis-à-vis de la la sexualité des ados à laquelle ils, les adultes, ne savent pas comment prendre position (s’il y a une position à prendre !)

Que pensez-vous de l’utilisation du dédipix sur Internet à des fins commerciales? Dans le cadre de l’art ? Dans le cadre de campagne (publicitaire ou autre) ? (Femen…)

Ma réponse peut-être assez courte… La publicité et le commerce car ils doivent vivre à leur époque… Cela existe, pourquoi ne pas l’utiliser ?

L’art permet tout (ou presque)… Si je continue sur la réflexion de tout à l’heure sur le tatouage et que je considère le dédipix comme une forme de tatouage… Si je considère le premier comme un art, pourquoi ne pas l’accorder au second ? Cela me rappelle un peu les débats sur les tags ! Il est désormais admis que les tags peuvent être des œuvres d’art… Pourquoi pas les dédipix ?

L’utilisation par les Femen des “dédipix” ne me choque pas (pour mémoire, les Femen ont été créés en 2008). Pour moi, cela reste dans la continuité de contestation comme le mouvement Flower Power par les hippies durant les années 1960 et 1970. C’est une manière d’exprimer des revendications sur son corps !

Si je devais résumer ma réponse, rien de bien extraordinaire sur l’utilisation des différentes formes de dédipix dans la communication de nos jours… Je peux même parler de “normalité”, ce serait plutôt l’inverse qui aurait été surprenant !

Pensez-vous qu’on vive un phénomène de peopolisation du dédipix?

Je répondrais que le sujet n’est plus d’actualité… Il en a été question en 2009… Reste à savoir qui en parlait à l’époque ?

Pour ma part, je ne les entends plus parler des dangers des dédipix qu’ils nous expliquaient, même si des dérives peuvent toujours survenir (une affaire de ce type a eu lieu, il y a quelques mois, mais ce cas relève plus de la “notoriété” et de l’e-reputation de quelques-uns qui surfent sur la vague finissante qu’un vrai problème de société actuel).

Au passage, je suis toujours surpris de voir et revoir la rediffusion d’une émission à la télévision française… réalisé dans les années 2009-2010 comme si le sujet était toujours d’actualité ! Il faut attendre le générique de fin et rechercher l’information pour savoir de quand date la publication du reportage…

Ces trois derniers usages du dédipix ont-ils l’effet escompté à votre avis ? Pensez-vous qu’elles fonctionnent ?

Pour les entreprises, au niveau commercial ou dans la communication, je n’y ai pas prêté attention ces derniers temps, dans l’art pas d’échos (mais je me trompe peut-être). Reste les Femen qui poursuivent et augmentent semble t-il leurs “coups d’éclats” !

Donc, oui, l’usage des dédipix fonctionne au regard des Femen. L’effet attendu est bien là… Nous parlons d’elles, de leur mouvement, de leurs revendications ! C’est bien le but des dédipix ? Faire parler de soi ?

que je vois pour demain/après-demain en terme d'outils et d'usages numériques

Franck Plasse m’avait demandé de rédiger un encadré pour son article Web 2.0 pour les zéros qui fait la Une de la Lettre du cadre Territorial parue la semaine dernière.

Il me demandait ma vision d’expert sur ce que je vois pour demain/après-demain en terme d’outils et d’usages numériques en 800 caractères…

Déjà que l’exercice n’était pas facile, j’ai préféré commencer par une version longue que j’ai synthétisé pour la revue.

Aussi, je vous fais profiter de la version longue 😉

Il n’est pas facile de donner une vision précise sur les évolutions attendus dans l’univers d’Internet… C’est un monde qui change à une vitesse importance. Nous sommes dans une période ou ce qui est vrai aujourd’hui ne le sera peut-être plus demain.

D’ailleurs, ce n’est pas anodin si plus d’un quart des Français se sentent dépassés par les nouvelles technologies et que 81% auraient besoin d’une remise à niveau (enquête Grenade & Sparks). Il y a du boulot avant de parler d’avenir… et la fracture ira en s’agrandissant si l’on n’y prend garde.

Ce qui me semble important avant tout dans ces perspectives d’avenir est la prise en compte de deux choses, externes aux usages multimédias mais qui y sont pourtant liées. La première : 70 % des métiers du futur n’existe pas aujourd’hui ! La seconde : l’arrivée sur le marché du travail, de la consommation, sur le terrain de la politique de la génération Z (les 0 – 18 ans), les vrais digitaux natifs, qui eux n’ont connu que cela et qui l’utilisent instinctivement (les générations précédentes grimaient souvent des usages d’un autre temps).

Si j’essaye de porter mon regard vers les années futures, l’axe principal sera certainement la disparition des ordinateurs (au profit des supports nomades : tablettes et téléphones) avec le retour des postes « client » via le Cloud computing. Cette extinction des ordinateurs (portables ou non) ira de pair avec la mort du web. Le web n’est qu’une partie d’Internet… C’est principalement celle des navigateurs, du format HTML…

Depuis quelques années, la course pour la présence des acteurs principaux du web : Google et Facebook pour ne citer qu’eux est symptomatique d’ailleurs de ce changement.

Cette prise en compte est importance dès maintenant… y compris par exemple en termes de référencement. Essayez d’analyser la stratégie de Google qui cherche à privilégier les résultats « frais » de personnes « influentes ».

Au passage, cette notion d’influence (pour l’instant Klout ou Peerindex fournissent des indications que l’on considère souvent comme anecdotiques, ce ne sera pas le cas demain !) prendra une place de plus en plus importante dans notre vie… y compris dans ce qui est le fondement du web 2.0 : la recommandation. On peut d’ailleurs se poser la question de savoir si la recherche d’information ne passera pas exclusivement par ce biais : la recommandation.

D’autres aspect technologique feront leur apparition comme la domotique dont on entend parler depuis longtemps… On a beaucoup parler d’objets connecté l’année écoulée et je pense que le pas sera franchi dès que le grand public sera prêt à accepter « l’intrusion » et le lien avec ces objets.

L’arrivée dans le monde des adultes de la génération Z bousculera nos différentes façons de voir, de travailler, de communiquer… La vieille génération du Print aura passé la main à la génération Y (les 18 – 35 ans) plus ouverts à ces nouvelles technologies et ils suivront les manières de fonctionner de leurs cadets.

D’autres révolution sont en train d’apparaître. La fin de la suprématie de l’écriture en est une. Désormais, on parle picture marketing avec l’émergence ces derniers mois de Pinterest, de la reconnaissance « faciale » dans les recherches Google, des images éphémères avec Snapchat !

D’ailleurs, on se pose même la question désormais de savoir s’il reste essentiel d’apprendre l’écriture manuscrite dans les écoles !

Donc, pas mal de changements en perspective… En attendant un nouvelle « révolution » du type : arrivée de Facebook ! Dans le monde du virtuel, un peu comme la tentative de Second Life il y a quelques années ?

journalisme citoyen : le citoyen s'exprime, le journaliste fait son boulot

Il était amusant pour moi de répondre par l’affirmative quand le PAC (Présence et Action Culturelles) de Belgique m’a demandé de participer à leur Cahier de l’Education permanente sur le journalisme et ses évolutions numériques et alternatives, notamment en rédigeant un texte sur le journalisme citoyen, qui plus est, pendant la campagne des présidentielles en France.

Le livre est sorti le 18 avril, peu de temps avant le premier tour (voir eric-delcroix.com : Journalisme : évolutions numériques et alternatives)… et voici ma participation à l’ouvrage.

Le journaliste citoyen s’exprime

le journalisme et ses évolutions numériques et alternatives
le journalisme et ses évolutions numériques et alternatives

Le terme journalisme citoyen dans la forme popularisée aujourd’hui sur les blogs et les sites collaboratifs en Europe (pas dans les pays où censure, dictatures… existent) me dérange.

D’ailleurs si au milieu de la décennie écoulée, on emploie régulièrement cette expression, elle a aujourd’hui une petite notion désuète. Et si, cela n’était qu’une expression de journalistes et de commerçants ? Pour mémoire, cette période correspond à l’arrivée d’Agoravox et par la suite des autres médias participatifs.

Ce sont ces nouveaux médias qualifiés de participatifs qui me pose le plus gros problème aujourd’hui. Ils mêlent contributions de journalistes, d’experts et d’hommes de la rue, comme Rue89.

Quelle différence entre Rue89 et le Lab d’Europe 1 ou dernièrement la version française du site The Huffington Post (fusion avec Le Post) où la direction éditoriale est assurée par des journalistes.

Ce sont des sites commerciaux, mis en place par des médias ou des journalistes qui ont peur de voir leur métier disparaître (certains diront que c’est l’évolution du journalisme avec l’introduction du journalisme citoyen dans leurs pratiques) qui offrent au final une information pas si différente de celle des médias traditionnels en ligne.

J’ai l’impression de retrouver le principe des magazines photo qui demandent à leurs lecteurs de remplir gracieusement leurs pages avec les photos ! Le photographe amateur est content de voir sa photographie publiée, la revue de remplir un quart de page.

J’aime beaucoup l’analyse d’Arnaud Meunier (en 2007) dans Journalisme citoyen = absurdité 2.0 qui évoque la quête de l’audience pour expliquer cette transformation du journalisme…

Le vrai journalisme citoyen si tant est qu’il existe n’est pas là ! On ne peut pas se revendiquer faire du journalisme citoyen en s’entourant de modérateurs, pour employer le langage internet, qui sont de « vrais » journalistes. Même Agoravox désormais possède son comité de rédaction !

Et je pense que ce qui est qualifié de journalisme citoyen dans ce cadre une appropriation de l’Internet participatif mal digéré ! Un détournement ou une expropriation du web 2…qui va de pair avec «tous journalistes» !

Des origines du journalisme citoyen

Il serait bon de revenir sur les origines du journalisme citoyen. En 2005, nous étions dans la phase où tout le monde parlait des blogs, du web 2.0. L’évolution de la presse, de l’avenir de la presse était aussi d’actualité… et c’était l’heure de gloire du journaliste citoyen.

À cette époque, le journalisme citoyen annonçait que le citoyen ordinaire pouvait rapporter, expliquer, analyser ou commenter l’actualité comme il l’entendait sur internet et que l’homme de la rue pourrait lui répondre !

Adieu, le comité de rédaction, rédactions en chef, relecteurs, secrétariats de rédaction.

Mais, si rappelez-vous. Le grand manitou des blogs Francophone : Loïc Lemeur nous vendaient les blogs de cette manière. C’est facile de posséder un blog, c’est facile de s’exprimer et une multitude de personnes vous réponds. La réalité était bien autre.

D’ailleurs, que sont devenus les blogs, leur audience ? Je parle des blogs personnels, pas des blogs communautaires !

C’est quoi un journaliste ?

Il m’a toujours semblé bizarre que l’on accole le terme de journaliste ou de journalisme à celui de citoyen.

D’ailleurs, c’est quoi un journaliste ? À la base une personne qui écrit pour un journal ! Il est payé pour faire son métier.

Donc, c’est un métier aux contraintes d’espace, de temps, de rentabilité, avec une rigueur et une déontologie dans le traitement de l’information (objectivité et « neutralité » notamment).

Le temps pour lui est à la fois un avantage et un inconvénient. Avantage, car il a le temps nécessaire pour enquêter, s’informer… Contrainte, pour des impératifs de date ou d’heure de publication !

Il a aussi un « carnet d’adresses », est invité aux conférences de presse, possède un encadrement (rédaction en chef, éditeur…) , protège ses sources…

Et qu’est ce qui différencie un journaliste d’un journaliste citoyen ?

Le journalisme citoyen doit répondre aux mêmes exigences que les journalistes notamment du point de vue éthique (combien de blog parlent de produits ou d’événements car le rédacteur est invité ?), pour la vérification des sources (dans la pratique la vérification des faits se fait souvent après publication) et pour l’analyse neutre des faits dans son contexte en restant le plus objectif possible (les propos du journaliste citoyen sont souvent engagés).

Évidemment, ces sources d’informations ne sont pas protégées.

L’un et l’autre ne dispose pas du temps de la même manière ! Mais, également, de l’argent et des moyens nécessaires. Le bénévolat du journaliste citoyen n’a qu’un temps. Très vite « on n’a plus le temps », d’autant qu’il est rare de trouver une compensation à l’absence de revenu, hormis pour les partisans, supporters, fidèles à une cause…

Et puis, il y a le problème de l’audience. Le média pour lequel travaille le journaliste possède un lectorat, un nombre de visiteurs… C’est une chose que ne possède pas le journaliste citoyen !

Pardon, si, certains internautes possèdent la masse des lecteurs nécessaires, ceux qu’on qualifie d’influenceurs !

Mais, généralement, même s’ils font oeuvre de journalisme citoyen dans leurs domaines, s’ils arrivent à vivre de leur statut, qu’ils ont le temps à l’image des journalistes, aucun ne revendique le titre de journaliste citoyen ! Ils préfèrent leur titre d’influenceur ou même pas de titre du tout !

Une réflexion sur leur avenir serait d’ailleurs intéressante. Ces influenceurs, parmi lesquels il y a des journalistes, ne vont-ils pas prendre le rôle et surtout le 4e pouvoir généralement accordé aux journalistes dans l’avenir ?

Parfois on évoque pour ces influenceurs un rôle de contre-pouvoir démocratique grâce à leur forte notoriété, comparable à celle d’organes de presse et autre héritage du web 2.0, ils sont considérés comme des pairs, leur parole est sacrée.

Le journalisme citoyen n’est pas du journalisme

Cet amalgame qui est fait entre les fonctions de journalisme et de journalisme citoyen provient peut-être de l’émergence avec le web 2.0 des pro-am (PROfessionnels AMateurs). Le journalisme citoyen étant une forme de pro-am du journalisme. Au mieux, le journaliste citoyen est un journaliste occasionnel s’il déniche en premier une information et qu’il la diffuse.

Mais le terme journaliste lorsqu’on l’emploie comme métier ou dans l’expression journaliste citoyen est-il le même ? J’aurai tendance à répondre par la négative. Le journaliste informe tandis que le citoyen internaute témoigne sur ce qu’il voit, sur ce qu’il entend ou sur ce qu’il constate.

C’est aussi pour cela qu’en général son action est de proximité, se concentrant sur une ville, parfois même sur un quartier, pour donner, par exemple, un point de vue sur la vie d’une communauté ignorée par les médias ou par les institutions locales.

Même si ces actes citoyens sont bien souvent nécessaires au bon fonctionnement d’une démocratie la frontière est mince avec la vision utopiste de l’internet, grand village mondial aux bouillonnements participatifs, à l’agora électronique bruyante marquée par une grande liberté d’expression. Le site indymedia en est un bon exemple… mais très orienté politiquement !

Et les dérives dans ce genre de site peuvent vite devenir dangereuses : chacun a le droit de dire ce qu’il pense à l’opinion de chacun est pertinente (si le premier cas est une notion fondamentale, la seconde est fausse et dangereuse). De même, le point de vue très personnels érigés en vérités fondamentales est un risque !

Nous sommes loin du journalisme, du 4e pouvoir évoqué à une époque pour le journalisme citoyen

C’est pour cela que je préfère parler de contenu généré par des citoyens à opposer aux contenus vendus ou diffusés par des médias traditionnels et produit par des journalistes.

Cependant, il est indéniable que l’apparition de ces nouvelles formes de contenus influence le travail des journalistes. Ils reviennent peut-être ainsi à leur vrai métier : le traitement de l’information et non plus la diffusion de l’information brute. Le journaliste devient éditorialiste comme le défini Thierry Crouzet dans Le journalisme citoyen, c’est de la foutaise : le journaliste devient éditorialistes

Le citoyen apporte ses réactions, ses opinions, des commentaires au travail du journaliste, peut faire remonter une information ou la relayer… C’est aussi le cas dans le domaine du data journalisme ou quiconque peut manipuler, retravailler les données fournis.

Et puis, les citoyens qui publient des commentaires et de l’information sur internet via les blogs, les réseaux et les médias sociaux ne revendiquent pas – sauf rares exceptions – ce terme.

Par contre, c’est indéniable, en partageant ses opinions et ses observations avec le reste du monde au travers des réseaux et des médias sociaux, Facebook en tête, l’homme de la rue chaque jour joue son rôle de citoyen, relayant telle information auprès de communauté, alerte tel homme politique, échange avec les journalistes sur Twitter… Il ne s’en rend même pas compte.

Ce net-citoyen n’a pas besoin d’être affublé du titre de journaliste, être citoyen lui suffit !

Depuis la rédaction de cet article, j’ai vécu deux exemples qui montrent la différence entre le « journaliste citoyen » que je pourrais être et le travail de journalisme.

Comme acteur du web, j’ai invité le parti Pirate à un Open Coffee sur Lille, un journaliste a pris le relais. Je n’ai pas vocation à suivre leur campagne et à informer de leur activités de manière régulière !

Second exemple, j’ai des informations concernant un conseil général qui mériteraient une enquête « fouillée » pour savoir ce qui se passe au niveau de certaines facturations ! Je peux lancer le pavé dans la marre… mais au final, je n’ai ni les compétences, ni les contacts, ni le temps… de me lancer dans cette investigation alors que je ne détiens que quelques bribes de l’écheveau de laine de l’affaire (et peut-être, au final, n’y a t-il pas d’affaires)… Seul un journaliste peut effectuer cette enquête, sur son temps de travail, protégeant ses sources, avec l’aides d’informateurs à certains endroits pour confirmer ou infirmer certaines choses, etc. D’ailleurs, si l’un d’entre eux est intéressé, il peut me le faire savoir 😉

de Ludovia 2011 à La Place Publique

Il est rare que j’indique désormais ce que je fais comme conférences, les interviews dans lesquelles vous me trouvez, les passages télé sur ce blog… puisque depuis quelques mois, toutes ces informations sont dans le blog eric-delcroix.com.

Aussi, pourquoi j’annonce que je serai au salon Européen de l’Éducation à la Porte de Versailles à Paris : Éducatec-Éducatice ce 25 novembre ?

Pour 2 raisons…

Pour donner encore un peu plus de relief pour l’université d’été Ludovia à laquelle je participe depuis 2 ans ! Et ce n’est pas parce que je dois y jouer un rôle plus important cette année mais simplement parce que je pense que cette université d’été de la e-éducation et du multimédia ludo-éducatif doit être supportée, soutenue, encouragée… Donc, passez le relais une fois lu l’article, faites connaître Ludovia 2011.
C’est l’endroit idéal pour que enseignants, non-enseignants, formateurs, parents, personnel du e-learning, syndicat professionnels, éditeurs de livres, institutions politiques et académiques… ou de solution à tous les degrés de l’enseignement : depuis la maternelle jusqu’aux universités et grandes écoles se réunissent, échangent et dialoguent enfin entre eux !

Vous pouvez suivre Ludovia 2011 sur Twitter, sur le site de Ludovia, on attend sous peu la page Facebook pour 2011 🙂

Seconde raison, dans le même état d’esprit… j’applaudis à deux mains à l’initiative de France Télévision qui à lancé La Place Publique. Je trouve que l’on en parle trop peu dans la blogosphère ! J’avais déjà écrit suite à mon passage lors de la soirée des élections tout le bien que je pensais de ces émissions, de sa démarche, de ce qui était fait, etc. Donc, même chose que pour Ludovia, supporter ce nouveau format de télévision 🙂

Retrouvez La Place Publique sur TwitterFacebook ou leur page, sur leur site, leur blog.

Ludovia 2011

Je dois retrouver l’équipe de Ludovia au salon Européen de l’Éducation et participer à l’annonce de Ludovia 2011.

En effet, l’équipe d’organisation de Ludovia m’a demandé de les aider pour un projet qui prendra naissance justement lors du salon Éducatec-Éducatice et qui se terminera lors de la prochaine université d’été à Ax-les-thermes (Arièges), du 29 août au 1 septembre 2011. Le thème de cette année sera : mobilité & ouvertures… dans l’éducation

Pour mémoire, Ludovia, outre le portail d’informations de la e-éducation et du multimédia ludo-éducatif, organise une université d’été chaque année sur le sujet au cours de laquelle, on croise les « faiseurs » de l’e-éducation de la Francophonie !

Spéciale Web sur l’école numérique : La Place Publique (France TV)

Je devrais également participer à la spéciale web de La Place Publique (France Télévision) sur l’école numérique lors du salon. L’émission sera en flux direct.

La Place Publique utilise, Storify dont les sources d’information sont Twitter, Facebook, Flickr, YouTube, les flux RSS et Google, pour créer un article évolutif et continu sur la question du développement du Numérique dans l’enseignement. Vous pouvez à travers vos comptes Twitter et Facebook participer à la conversation et partager vos vidéos et vos photos grâce à Youtube et FlickR. Avis aux amateurs 😉

Grandeur et décadence du elearning et de l'enseignement à la française !

Je reprends en grande partie le titre de l’article d’Eric Tiertant dans un hub de Viadeo car si le titre provocateur a retenu mon attention, il est vrai que son contenu concernant le elearning m’interpelle…

En bref, Eric Tiertant, en recherche de prestataires pour monter d’importants projets elearning et après avoir rencontrer une grande partie des prestataires sur le sujet met en exergue quelques réflexions sur le monde du elearning Français.

Par exemple, son attente ludo-pédagogique est déçue et il précise que l’ensemble des prestataires propose sensiblement les mêmes activités : Quizz, QCM et drag & drop répétés à l’envi. Au final, les activités sont répétitives, l’intérêt pédagogique peu évident tant les réponses à trouver sont d’un faible niveau.

Le elearning semble être un sujet issu du monde de la formation dont se sont accaparés les techniciens informaticiens. Il note également un manque de DA (Directeur Artistique).

En parallèle, je lisais également L‘e-learning en manque d’imagination, et de collaboratif. J’en retiens : les TICE sont des outils à disposition de l’enseignant, mais pas à l’exclusion des autres : à juste titre. Ensuite, les intégrer facilement à l’enseignement nécessite qu’elles soient pertinentes par rapport aux objectifs de formation, mais aussi que soit mise en œuvre une stratégie de formation en adéquation avec elles.

Cela m’inspire quelques réflexions à mon tour…

Je suis souvent déçu moi aussi par ce que je rencontre dans le domaine du e-learning… et la question à laquelle je me confronte régulièrement est : pour quel usage ont-il fait du elearning. J’ai plus souvent l’impression de découvrir un moyen de compléter un cours… une aide à un cours en présentiel en quelque sorte… mais, pas du elearning dans le but réel d’apprentissage à distance.

Ceci explique certainement l’aspect PowerPoint, l’utilisation à outrance des Quizz, QCM et drag & drop…

On pourrait pousser la réflexion plus avant… Cette situation ne reflète-t-elle pas outre l’immaturité du marché (le sera-il un jour ?) le manque d’implication des enseignants.

Pour ma part, je pense que nous en sommes encore beaucoup trop souvent à une situation où les enseignants en général font plus « mumuse » avec les outils qui leurs sont offerts qu’une profonde réflexion nécessaire à l’emploi d’outils, de technologies, de comportements… dans le but de tirer pleinement profit de ces nouveautés mis à leur disposition… L’un des exemples les plus aberrants pour moi est l’utilisation qui est faite la plupart du temps des TBI, les tableaux Blancs Interactifs !

Quoi qu’on en dise, les enseignants qui sont au cœur du dispositif ou pour lesquels on travaille sont tous issus du même moule… Ils ont, pour la plupart connu qu’une seule manière d’enseigner et s’ils sont devenus enseignants, c’est aussi parce que le cursus scolaire leur était adapté. Donc, en général, la seule manière de penser leurs enseignements, y compris à distance, est de reproduire plus ou moins la manière dont ils ont appris, qu’ils enseignent… en ajoutant par ci, par là des fonctionnalités qui donne l’impression de faire avancer la pédagogie mais qui ne sont en réalité qu’un saupoudrage de technologie.

Combien de cours à distance sont encore de simples PDF mis à disposition des étudiants ? On aurait même tendance à penser dans ces cas-là-là que l’enseignant ne sert à rien… puisque c’est une reproduction de ce qu’ils ont dit en cours, donc on pourrait considérer que le rôle de l’enseignant se limite à « lire » un discours qu’il a écrit à l’avance. Ce n’est évidemment pas ce que je pense. Alors, pourquoi le faire de cette manière à distance ?

Maintenant, changeons la donne. Prenons des enseignants hors normes ! Imaginons que nous employons des autodidactes ou des réfractaires aux systèmes scolaires traditionnels… Bref, nous apportons du sens neuf à l’enseignement et nous sortons du vase clos 🙂

Je pense que là, nous aurions du vrai elearning, de la vraie utilisation des nouvelles technologies dans l’enseignement…

Avez-vous déjà réfléchi comme se forme un autodidacte ? Cela n’a rien à voir avec un enseignement traditionnel, même si, parfois certaines formes d’enseignements traditionnels combles l’autodidacte… allez savoir pourquoi 😉 Donc, pas question non plus de vouloir faire table rase du passé… Certaines méthodes traditionnelles ont du bon 🙂 Il faut juste un bon équilibre entre tout cela !

La question que l’on pourrait se poser à juste titre est : «Quand arriverons-nous à maturité par rapport à cette thématique ?» J’aurais tendance à répondre quand les enseignants auront compris l’utilisation de l’informatique et d’Internet (et de ces dernières technologies), qu’ils l’utiliseront chaque jour dans sa diversité, qu’ils seront prêts à se remettre en cause au niveau de leur pédagogie…

Et puis, les structures environnent le monde éducatif doit évoluer lui aussi… Il ne doit pas rester à la traine. Un exemple. Sans le citer, alors. Une structure dans le monde de l’enseignenment que je connais (j’ai pas dit national, régional ou local, vous avez remarqué 😉 est en pleine réfléxion sur leur nouveau site…

Seulement, lorsque le site verra le jour, il y a fort à parier que les solutions ne seront pas présentes. Elles lui ont fait peur. Je peux vous prédire la disparition de cette entité à court terme (Moins de 5 ans) et j’entends déjà leurs remarques. On ne comprend pas, on a pourtant fait tout ce qui était possible ! Possible, oui… mais avec une vision passéiste, en prenant en compte l’avis d' »experts » orientés web comme au début des années 2000 (ceux qui entre autre diffuse des PDF en ligne 😉 ou, peut-être pire, dans certains cas des experts « acoquinés » avec des marques (je ne cite personne et aucune structure 😉 !

Alors, oui, ils ajouteront : «On ne savait pas !» Maintenant, ils savent !

Identité numérique : les vidéos de la 1er rencontre de Lille

Au mois de janvier, par une journée glaciale Blog en Nord avait organisé à Lille l’acte 1 de sa table ronde sur l’identité numérique. Alexandre Villeneuve et moi-même répondions aux questions d’Émilie Ogez. La première rencontre 2009, car comme il est expliqué dans Blog en Nord, nous avons pris rendez-vous tous ensemble pour faire le point lors de l’acte 2 en octobre 🙂

Les étudiants de la licence e-commerce de Roubaix, sous la houlette de Lionnel, avaient enregistré l’ensemble de l’après-midi 🙂 Voici le résultat en 11 vidéos :

  • sommes nous tous concerné par l’identité numérique ? – 5′ 26
  • la e-réputation – 8′ 26
  • Faut-il être paranoïaque avec l’identité numérique ? – 7′ 08
  • le rôle des noms de domaine dans l’identité numérique – 5′ 44
  • quelques conseils concernant votre identité numérique – 5′ 16
  • les outils de l’identité numérique – 5′ 08
  • open ID au sein de l’identité numérique – 2′ 04
  • l’identité numérique au sein de sa vie professionnelle – 5′ 12
  • l’usurpation d’identité – 3′ 40
  • veiller sur son identité numérique – 4′ 44
  • Les outils pour la veille de l’identité numérique – 1′ 08 (depuis, j’aurais parlé de l’excellente [carte sur le e-réputation|http://www.demainlaveille.fr/2009/02/14/e-reputation-cartographie-des-outils-de-veille/|fr] réalisé par Jdef.

Vous pouvez retrouver les étudiants de la licence e-commerce dans leur blog sur l’analyse de l’e-juridique. Encore un grand merci à eux et à Lionnel ;-). A n’en pas douter, vous les croiserez certainement lors de la journée Idemmatic, journée sur les contenus web. À quand une manifestation commune : Blog en Nord, Idemm, Licence e-commerce ? L’appel est lancé officiellement 😉

Tous concerné par l’identité numérique

Quelques conseils pratiques sur l’identité numérique

Faut-il être paranoïaque avec son identité numérique ?

identité numérique : usurpation

La question du nom de domaine vis à vis de l’identité numérique

le rôle d’Open ID dans l’identité numérique

e-reputation

L’identité numérique dans sa vie professionnelle

Veillee sur son identité numérique

Les outils de veille de l’identité numérique

Les outils de l’identité numérique

Au mois d’octobre, pour la seconde rencontre : l’acte 2 😉

nomade = telephone portable

Je voudrais revenir sur l’atelier Génération Mobile 2.0 auquel j’ai participé jeudi dernier, où je jouais le rôle du vieux ronchon vis-à-vis des nouvelles technologies 😉

Soyons clairs, je ne suis pas anti-téléphone portable même si je n’utilise pas mon téléphone portable (oui, j’ai un téléphone portable) car j’irais même plus loin, à terme, chez les particuliers, les téléphones fixes dans l’état actuel disparaîtront.

Pourquoi je n’utilise pas mon téléphone portable pour Ed Productions

Je dois déjà une première explication : pourquoi je « n’utilise pas » mon téléphone portable de manière professionnelle, c’est-à-dire que je ne laisse pas mon numéro de portable pour que l’on m’appelle régulièrement. Dans certains cas, je le laisse ouvert et communique mon numéro, mais ces périodes sont exceptionnelles.

La raison de ce refus est double : pour une notion d’urgence galvaudé et pour pouvoir différencier ma vie privée de ma vie publique. En plus, de par mes différentes fonctions, je ne vois pas l’intérêt d’employer le téléphone portable !

Quelques éclaircissements au sujet de ce dernier point. Lorsque je suis en formation en entreprise, je dois me rendre sur le lieu de formation… J’aime utiliser ce temps pour trouver des idées, réfléchir… donc, je n’ai pas envie d’être dérangé par une sonnerie de téléphone. Ensuite, une fois sur le lieu de stage, si j’avais un portable, je devrais le « couper » pendant la formation… Arrive l’heure de la pause… pendant laquelle j’utilise cette brève interruption du travail pour prendre un café, me ressourcer… Donc, pas question pour moi de consulter les messages qui seraient en attente. C’est presque la même situation à l’heure du midi, seulement je pense que tout le monde déjeune et je n’aime pas avoir mon repas interrompu par le téléphone et j’imagine qu’il en est de même pour les autres. L’après-midi reprend sur le même rythme jusqu’à la fin de la formation. Ensuite, c’est le retour !

Si j’avais dû répondre aux différents messages que je reçois au cours d’une journée, je me serai certainement inquiété, j’aurai stressé… car je n’aurais pas pu répondre efficacement à la demande formulée (celle qui demande du temps) par exemple. Je me serai créé des situations d’urgences qui n’ont rien d’urgent dans le cadre de mes activités.

Urgence, le mot est lâché. Pourquoi est-il nécessaire d’appeler un correspondant sur un téléphone portable s’il est possible de le joindre par une multitude d’autres moyens ? Pour dire : «T’es où ?», non, parce qu’il y a une urgence à régler… Trouver une information que l’on a besoin dans la minute. Lorsque j’organise les rencontres Blog en Nord, mon téléphone est ouvert et les intervenants en ont possession… J’ai besoin de savoir rapidement s’ils ont un problème et eux de me joindre en cas de soucis.

C’est vrai que je refuse à ma manière ce monde où tout va vite, trop vite…

Mon second argument est de protéger ma vie privée. Le téléphone fixe est pour moi la vie professionnelle, le téléphone portable, celui de ma vie en dehors du travail. Je sens que vous allez me dire qu’il est possible de mettre le téléphone sur répondeur si je ne veux pas être dérangé… Effectivement, si je possédais un téléphone portable spécifique pour le travail et un pour le privé, je pourrais le faire. Mais, je n’aime pas multiplier les outils ! Donc, un seul téléphone portable ! Mais, lors des vacances, je mets également mon téléphone sur répondeur ? Donc, j’en conclue que je dois me priver des possibilités de garder le contact avec ma famille pour ne pas être dérangé par le travail !

Je dois préciser que je suis en profession libérale. La situation est un peu différente pour les salariés. Bien que, j’entends souvent les salariés se plaindre qu’ils ont été contactés pendant leurs vacances par leur entreprise… Je passerai sous silence les appels matinaux ou tardifs sur les portables ! C’est aussi pour moi une protection pour ma tranquillité 🙂

Dernière remarque, qu’est ce que je dois inscrire sur mon site ? Un numéro de portable ou un numéro de fixe ? Après réflexion en son temps (mais je pense que c’est toujours d’actualité), lorsque je visite un site internet et que je vois que partout il est écrit nous, nous, nous… et que pour seul contact, j’ai un numéro de portable, je me dis : il, il, il ! Encore une fois, c’est un réflexe d’indépendant (au sens free-lance)… mais, niveau marketing, ne faut-il pas rassurer le client ? Donc, j’opte et je continuerai d’indiquer mon numéro de fixe sur mes sites.

Le nomadisme est le téléphone portable

Bon, je crois que tout le monde est du même avis sur ce point, le téléphone n’est que l’un des outils du nomadisme… Le reste n’est qu’une affaire de marketing. Pour l’instant, on nous fait croire un peu trop souvent que tout va passer sur les téléphones portables ! Reste à savoir comment ce téléphone évoluera ! Pour quelles pratiques (je fais mienne la distinction usage et pratique de Christian Fauré) vais je employer mon téléphone dans le cadre du nomadisme ?

Réfléchissons dans un premier temps à ce qui va évoluer (ou ce qui a évolué) dans les téléphones : la géolocalisation, les médias images, vidéos et son (on pourrait simplifier en disant que le téléphone portable deviendra appareil photo, caméra et magnétophone), radio (je ne crois pas à la télé sur le téléphone car l’écran est trop petit), disque dur…

Déjà les pratiques changent. Il est possible de prendre une photo ou un film avec son téléphone… Si cela induit des comportements différents (demandez aux commerçants ce qu’ils pensent des photos prises dans leurs magasins en cas de soucis), jeudi, je racontais l’anecdote des vacances alors que je prenais en photo un panorama avec mon « bon vieux » reflex numérique, l’une de mes filles, pris rapidement une vidéo de mon panorama…
J’ai été bluffé sur le coup en me disant qu’elle avait tout compris et qu’elle avait raison ! Aussitôt en ligne sur Internet, la famille pouvait suivre notre périple de vacances en direct ou presque… (à moins que cela n’arrive sur un tableau numérique qui ornerait le salon de leur cousine 🙂

Moi, je devais encore recoller les morceaux de mon panorama… Mais, après cette découverte et ma première réaction enchanté… Mon côté professionnel de la photo et du print a repris rapidement le dessus. Comment pouvais-je mettre son magnifique panorama filmé en fond sur une plaquette publicitaire ? Impossible pour deux raisons : la qualité de sa vidéo et comment remettre cette image animé en image fixe ! Chacun de notre côté, nous faisions le même usage de nos appareils : photo pour moi, caméra pour elle mais dans des pratiques différentes. Elle voulait communiquer avec la famille et ses amis, moi, je pensais « travail », production, imprimerie…

C’est en cela que je réfute la plupart des outils que les services marketing nous vendent aujourd’hui sur les téléphones. Ce sont des outils pour communiquer ou garder le contact avec sa communauté de copains (je n’emploie pas volontairement le terme ami, trop connoté réseaux sociaux).


De nouvelles applications nomades peuvent naître du téléphone portable, sans parler de l’aspect domotique… Je suis persuadé que de nouveaux usages (cf. Christian Fauré) c’est-à-dire de nouvelles fonctions et services qui permettent de nouveaux usages deviendront des pratiques courantes. Nous évoquions à la suite de la présentation de Cédric la possibilité grâce à la réalité enrichie des possibilités qui pourraient se développer au niveau du tourisme ou du commerce ; par la géolocalisation, le guidage de randonnées, la réunion dans un lieux de rencontre, les prises de vue géotaggées, etc.

Toutefois, ne cherchons pas à tout vouloir faire passer sur un téléphone portable ! Votre site en l’état a peu de chance de pouvoir être lisible sur le téléphone… et d’ailleurs, quel en serait l’intérêt ? Rien de surprenant que le premier service de Goojet soit la météo (je vous conseille le blog de Cédric pour vous tenir informé des tendances de la mobilité à l’aide de téléphone portable)… Le téléphone fournit des informations précises et ponctuelle : une adresse, un conseil, un prix… pas un article complet, sauf exception… Je félicite celui qui lira ce billet sur un portable 🙂

Twitter semble être la solution avec ses 140 caractères. Mais là encore, n’est-ce pas une évolution du SMS vers un langage compréhensible par tous ? La question est posée.

Je peux comprendre l’interaction pour un jeu par téléphone (en extrapolant, on pourrait même imaginer un radio guidage par téléphone interposé dans le futur) mais, je ne pense pas qu’en dehors de la tranche 18-35 ans beaucoup d’adultes, pardon de vieux, imitent le bruit de la moto afin de gagner à un jeu.

Autre question qui n’a pas été abordé lors de l’atelier est ce que les créateurs de services pour la téléphonie mobile tente un coup (se faire beaucoup d’argent en peu de temps en surfant sur la vague de la mobilité) tout en sachant que cela n’a pas d’avenir ou pensent-ils à des solutions pérennes ? Où est le Tam-tam, Tatoo ou Kobby de leur jeunesse ? Ne me dites pas que France Telecom, Cegetel ou Bouygues Telecom ne savaient pas que les téléphones portables arrivaient (le lien conduit à un article de 1997 :-)… Ah, marketing, quand tu nous tiens, tu nous fais croire n’importe quoi 😉

Ma conclusion… Il est urgent d’attendre… à moins que vous n’apparteniez aux early adopters (on en trouve à tout âge ;-). Sagesse, grand âge, génération différente… Je ne sais, mais j’aurai plutôt tendance à ne rejoindre les précurseurs dans ce domaine 🙂 J’attends autre chose du nomadisme que la vision restreinte du téléphone portable comme nous le connaissons aujourd’hui… mais quand nous en seront , promis… je l’adopte de suite (au fait, vous avez remarqué la taille des écrans 🙂 cela rejoint ce que j’écrivais dans nomadisme, vous avez dit mobilité 2.0 ? pour lancer le débat, non ? Et l’idée de la transformation des portables actuels en montre, me plait bien 😉

Je viens de découvrir cette vidéo déniché par les étudiants du Master ICD (Information, communication, Documentation) Spécialité SID (Sciences de l’Information et du Document) qui doivent me faire un exposé demain sur le nomadisme 😉 D’autres vidéos de DOCOMO sont disponibles sur YouTube comme NTT DoCoMo Mobile Future ou leur vision à 2010 (dans deux ans !)

à 24 h, de la generation mobile

Que me reste-t-il à dire de plus que ce que viens de présenter ces derniers jours Christian Bensi lors de la conférence sur la téléphonie mobile dans le cadre de sa manifestation « Culture en tête ». Nous semblons avoir la même vision de la téléphonie mobile : faut-il décrocher ? 😉

Je ne peux qu’approuver sa présentation à 100 % !

Bon, mais c’est vrai, demain, 14 h 30, la thématique est un peu différente. L’atelier s’appelle Génération mobile 2.0. Selon les échos, il devrait y avoir pas mal de monde de présents (Merci Yann), mais vous pouvez toujours vous inscrire venir directement au jeudi 27 novembre, à Lille Grand Palais 😉 Je vous rassure, nous ne serons pas 700 dans la salle de notre atelier 😉

Pour ceux qui ne l’on pas déjà fait, je vous conseille la (re)lecture de nomadisme, vous avez dit mobilité 2.0 ?, cela vous donnera déjà un point de départ 😉

Cultures numériques, vers l'Homo Numericus

Bruno Richardot sur son blog Brich59 publie aujourd’hui une cartes conceptuelles de la culture numérique intitulée constitution de l’Homo Numericus… Comme il le fait remarquer, il faudrait plutôt dire des cultures numériques !

Je reproduis son propos : «on découvre cinq grandes branches : culture technique informatique, culture bureautique, culture communicationnelle, culture informationnelle et enfin culture esthétique ou artistique (là où ‘culture’ fait fonctionner son ambiguïté, comme dans cyberculture). J’ai tenté le schéma (pdf).
J’ai également passé en revue les référentiels des différents diplômes que l’Éducation a mis en place dans le cadre de cette acculturation numérique (B2i et C2i).»