et si le prof piégeur d'élèves avait aussi pourri les médias ? — suite 2

Depuis la fin de la semaine dernière et notamment le passage éclair à Europe 1 pour exprimer mon opposition au « prof piégeur », trop occupé à mes activités professionnelles, je me pose à 3 h du mat. C’est parce que je n’ai pas besoin de contacter les deux sociétés mises en cause dans l’article d’origine pour leur demander des informations sur les statistiques de visite et de téléchargement sur les commentaires mis en ligne par notre éminent spécialiste.

Un commentaire dans l’un des deux billets précédents m’informe qu’ils ont publié l’information (sur Oboulo et Oodoc). Aucune consultation de la part des élèves et de quiconque sur les 2 sites :-(.

Donc, contrairement à ce que dit Loys, permettez moi de vous appeler Loys puisque nous avons participé à la même émission, donc contrairement à ce que vous insinuez dans comment j’ai pourri le web, votre 3ème étape a été un échec. Je me gausse (pas mal de connaître ce mot pour quelqu’un qui n’en possède que 300 selon certains commentaires à mon propos) lorsque je lis votre second article : Retour sur un petit maelström médiatique. À vouloir trop en faire parfois on s’y perd. Et, je ne pense pas que les 2 sociétés aient donné cette information à la légère.

En effet, sous votre plume (enfin, j’espère que c’est la vôtre car après tout, pourquoi ne seriez-vous pas plusieurs à avoir orchestré cette communication d’envergure suite à votre expérience que je juge désastreuse ? Je note que lors de votre passage à « notre » émission radio, à la question pourquoi l’avoir publié 1 an et demi plus tard, il n’y a pas de réponses…). Mais, c’est vrai lecteur, vous attendez les raisons de mes ricanements… Rappelez vous… Pas une consultation, pas un téléchargement et je lis : «Les sites de corrigés en ligne payants, ma vraie cible, ont promptement retiré mon corrigé qui sommeillait sur leurs pages depuis un an et demi. Ils avaient pourtant été validés par des « comités de lecture »… » C’est un gag ? Rassurez moi mon cher Loys… Vous nous l’avez fait exprès pour voir si nous savons lire ce que vous écrivez ?

Au passage, pour vos aficionados (mince, je connais aussi ce mot), je n’ai pas dit que j’approuvais ou non ce type de service, le débat n’est pas là. Vous avez juste insinué que les élèves avaient utilisé votre corrigé. Aucun ne l’a fait.

La baudruche se dégonfle ? Oui, je connais d’avance vos commentaires… : la preuve. Il suffit de se référer (encore un mot en dehors des 300… dites donc, vos supporters ne sont pas très perspicaces ou ne savent peut-être pas consulter et analyser l’environnement d’un article dans un blog, il faudra leur apprendre un de ces jours !) il suffit donc de regarder ce que vous écrivez pour tenter de nous faire croire que le témoignage de Camille Tête-David (elle a aussi diffusé ces informations dans Le plagiat, le professeur et la documentaliste sur son blog) rapporte «des témoignages d’élèves « humiliés », sans un commencement de preuve». La balance de mon côté pencherait naturellement vers cette dame que je ne connais pas personnellement.

Fort astucieusement, vous ne citez pas mon blog en parlant «Des « blogs » assez peu sympathiques, voire diffamatoires, ont cherché à surfer sur le succès de cet article». J’assume complément mes propos sous la colère… car je dois faire partie de l’un des types de blog. Et, je vous rassure ma petite notoriété me sied (encore un ! J’espère que votre « amie » n’est pas enseignante de français et ne note pas ses élèves comme elle émet des jugements sur mes productions) ma petite notoriété me sied très bien et je n’ai pas besoin de répondre à vos articles pour cela, mais si vous souhaitez réellement qu’il y ait débat, il est peut-être normal que la contradiction se fasse entendre. Je réitère mon invitation à débattre publiquement de nos points de vue dans un débat équitable en durée…

Je ne résiste d’ailleurs pas au plaisir de vous conseiller de rechercher ainsi qu’à vos amis qui mettent en exergue un titre de journal de la presse locale —mince, encore une fois, les personnes de votre entourage, au sens large du terme, n’ont jamais appris à contextualiser un auteur… c’est grave, selon moi, pour des enseignants de Français classique ou moderne selon moi ! Il est urgent de faire une formation aux enseignants, qu’ils apprennent à lire une page web ! — donc de compulser mon blog, parmi les 1 800 articles (1 800 trolls selon certains de vos amis) à plusieurs occasions, j’évoque le succès d’un site, d’un article de blog, du rôle et des responsabilités, de l’influence des blogueurs avec un nombre d’abonnés conséquent, audience qui peut maintenant s’étendre sur les médias sociaux, etc. Cela vous (vous-même et vos amis) permettrait de relativiser certains de vos jugements.

D’ailleurs, j’espère que vous n’avez pas commis l’erreur de m’inclure dans les «personnes qui ne sont ni professeurs de lettres, ni même professeurs tout court, ont vilipendé mon « manque de respect pour mes élèves » ou mon « absence de pédagogie ».» C’est vrai que depuis l’émission, au pire des cas, vous savez que l’on ne peut pas me mettre dans ce même paquet. Je note au passage que les parents chez vous n’ont pas le droit de posséder un jugement s’ils ne sont pas enseignants professeurs.

Je vais même aller dans votre sens… Merci aux seuls certifiés de s’exprimer sur le sujet. Les agrégés en fac, vous n’avez pas le titre de professeur, ni les maîtres de conférence… (pour ceux qui ne sont pas dans le domaine, Professeur est un titre à l’université) Et puis, seuls, les certifiés de français d’ailleurs peuvent s’exprimer. Ceux qui travaillent dans le domaine des sciences de l’information dont les documentalistes n’ont rien à dire.

Ce qui m’a amusé au début de l’émission, c’est que vous avez tout de suite annoncé le chiffre des visites sur votre site 🙂 Cela vous tiens vraiment à coeur de cartonner… Je ne dois pas m’être trompé tant que cela lorsque je juge votre comportement par rapport à vos élèves et au lycée, car c’est comme cela que vous introduisez également votre maelström médiatique. Dommage que l’on ne puisse faire le décompte de ceux qui l’ont jugé positif et de ceux qui ont été scandalisé à la lecture de votre prose. Mais, nous le savons vous et moi, cela est impossible…

Je remarque que de jour en jour de nombreuses voix, toujours plus nombreuses, s’élèvent en opposition à vos méthodes pédagogiques… le scoop-it L’affaire du « pourrisseur du web ».Points de vue critiques en recense quelques-uns. C’est sans parler des réactions sur Twitter ou autres réseaux sociaux. Aussi, attention de ne pas « manipuler » les lecteurs lorsque vous parlez de vos collègues (vous parlez de quels enseignants ? la plupart de ceux de Neoprofs ? c’est sûr que cela leur a donné un bon coup de projecteur).

Donc, nullement besoin de revenir sur vos faits pédagogiques, il suffit de consulter le web pour se rendre compte qu’il existe des dizaines de solutions où il n’est pas besoin de « pourrir » le web… Mais, je ne pense pas que vous ayez pris la peine de répondre un tantinet sur le fond… comme vous avez évité de le faire en commentaire. Je pense que votre objectif n’est pas de faire avancer le dialogue sur le sujet !

Juste une remarque. Malgré la virulence de mes propos, je n’ai jamais demandé l’intervention des instances d’inspection à votre encontre et je ne la demanderai jamais pour cette opération. Par contre, ce n’est pas la remise en question du dogme sacré du numérique venant pallier les défaillances de l’école, mais plus simplement l’évolution de l’école que vous remettez en question. C’était mieux avant… avant quand d’ailleurs ? J’ai vécu comme écolier et comme collégien, pas vous en raison de l’âge, l’arrivée des math modernes dans les années 70 et bien, je peux vous assurer, ce n’était plus la même chose !

Mais revenons quelque instants à l’article qui a tout déclenché. Si je comprends bien :

  • 1ère étape : Wikipédia… Je reste persuadé que l’on aurait exclu de l’établissement un élève si c’était lui qui l’avait commis le vandalisme, même si pour vous il n’est pas grave de détériorer le travail d’autrui (il suffit d’écouter votre réaction à ce propos à « notre » émission) est pour moi impardonnable, même si je ne produis pas sur ce site. Il été évoqué pendant l’émission une réaction officielle de Wikipédia,
    Ce qui a fait monter ma colère c’est que lors de votre coup d’essai Wikipédia, vous avez averti ! la copie d’écran est plus parlante. Donc, étape 1 nulle. Je ne sais pas si les médias le savaient, si vous leur avez expliqué.
wikipédia annulation de la 1er tentative d'ajout erroné volontaire
wikipédia annulation de la 1er tentative d'ajout erroné volontaire
  • 2ème étape : dans les forums, difficile de vérifier vos dires puisque comme vous le mentionnez la plupart de ces pages ont depuis malheureusement disparu dans les abysses du web ou ne sont plus référencées (mais si vous donnez quelques indications, nous pourrons avec joie nous faire un plaisir de rechercher leurs traces, contacter les forums concernés pour leur demander les statistiques de visites…)
  • 3ème étape : le fiasco… pour ceux qui ne s’en rappellent pas, le nouvel objectif était de montrer que les élèves copiaient les sites de devoirs corrigés (il faudra qu’un jour vous nous donniez enfin le véritable objectif de tous vos efforts pour cette manipulation car il change d’un article à l’autre). Aucun élève ne les a utilisés.
  • 4ème étape : Pour celle-là, je vous reconnais un grand talent… mais en l’occurrence il ne servait pas à grand chose car seuls vos éléments en parlaient sur le web ! À moins que vous ayez des doutes 🙂 Cela remettrait tout en cause alors… Non, je redeviens sérieux. Vous avez perdu un temps précieux pour la préparation de vos cours. Je suis sérieux, je vous assure… c’était inutile !
  • 5ème étape : qui n’est pas à votre honneur si j’en crois les résultats à vos étapes précédentes. Ah oui, vos marqueurs n’ont pas été d’une grande utilité… Pour nous aider à réfléchir, j’aimerais bien obtenir le décompte… Ce serait profitable. Allez dites nous précisément combien d’élèves ont employé Wikipédia, combien les forums… Connaissant le comportement des étudiants (je n’ai jamais écrit qu’il n’y avait pas un souci sur les citations !) le taux doit être proche de 95 % pour Wikipédia et 5 % pour le reste ?

Alors, pris au piège de qui et de quoi dans une ambiance chaleureuse ? D’un malfaiteur intellectuel (Source cnrtl —on a les références dont on est capable) au niveau de Wikipédia ?

Et puis, je ne vais pas défendre la triche, loin de moi, mais étiez-vous un étudiant modèle lors de vos études au point de nous jurer sur la bible que jamais vous ne vous êtes servi d’un document de référence pour vous inspirer dans un exercice de réflexion personnelle ? Y compris dans vos études dans le supérieur ? Curieux… autour de moi pas mal d’enseignants du supérieur me glissent à l’oreille l’inverse.

Donc, si je résume, en attendant vos chiffres de façon que l’on puisse vérifier, c’est-à-dire au moins avec les copies (dans le supérieur, nous devons conserver les copies plusieurs années, je pense qu’il en est de même pour les lycées), vous avez falsifié Wikipédia et les élèves se sont inspirés de ce texte… Nous savons qu’ils n’ont pas tous été heureux de vos procédés.

Aussi, pourriez-vous nous indiquer également la longueur de la copie de vos élèves ! Si, j’insiste… J’ai du mal à imaginer la longueur du texte : une phrase de modifié dans Wikipédia dans une copie d’élève, en pourcentage… Ça donne quoi ? Sans la possibilité de vérifier vos informations dans les forums… Comment pouvons-nous être sûr pour le reste ? Au fur et à mesure votre parole est de plus en plus mise en doute.

Précepte 1 du web 2, tu parleras vrai… ou alors tu en assumeras les conséquences.

Donc, après avoir manoeuvré, vous nous jetez en pâture une morale… Difficile d’y adhérer après tous les sous-entendus erronés et incohérences mentionnées dans les points précédents.

Et donc, la remise en cause des différents points de vos articles laisse un goût amer sur la médiatisation de vos articles. Je vous arrête, ce n’est pas de la jalousie de ma part ! J’aurai d’autres occasions d’intervenir dans les médias… même si ce n’est pas un objectif en soi dans mon existence.

Ah oui, désolé encore une fois de vous contredire, mais le « tourbillon roüant » contrairement à ce que vous pensez ne commence pas à s’évanouir aussi vite qu’il s’est formé (je note que vous avez modifié le texte de votre page, car comment prévoir ce qui allait se dérouler lors de « notre émission » puisque le billet est publié la veille ? une manipulation ? Si c’est le cas, ce n’est pas bien… Sinon, félicitation pour vos dons de voyance), au contraire, il ne fait que commencer. Sans parler des effets de la longue traîne.

Et, je me demande si la morale de cette histoire de la montagne qui accouche d’une souris ne sera pas celle de l’arroseur arrosé suite à la réflexion de ce qui pour moi ressemble plus à un baroud d’honneur qu’a autre chose.

le prof. saboteur de Wikipédia qui s'offusque du plagiat – suite

En rédigeant l’article précédent et si un enseignant n’avait pas la maturité pour tirer profit du numérique, je m’attendais à la volée de commentaires que cela générerait… heureusement, la plupart des commentaires ou des retweets dans Twitter ne sont pas du même type 🙂

J’avais passé sous silence un autre élèment qui me dérangeait… le témoignage direct ou indirect d’un élève ! Bingo… mon précédent billet a succité un témoignage complémentaire dans le groupe Infodoc.pro sur Linkedin !

Une documentaliste, Camille Tête-David a cotoyé des élèves de notre enseignant saboteur. Avec son autorisation, je reproduit son commentaire et vous laisse juge 🙂

Il se trouve que visiblement, cette personne l’a fait durant l’année scolaire 2010-2011, car j’ai rencontré plusieurs élèves de la classe qu’il a piégé au printemps 2011. Contrairement à ce qu’il dit, cela ne les avait pas du tout amusé et ils se sentaient humiliés. Ce n’était pas des élèves médiocres et l’un d’eux avait cherché dans une encyclopédie des auteurs littéraires avant de se rabattre sur Internet, car il n’avait rien trouvé lui permettant de développer son introduction et sa conclusion.
Je ne pense pas que des élèves qui ne sont pas formés à la recherche d’information puissent tirer une conclusion pédagogique de ce qui s’est passé. Il aurait été bien plus pertinent à mon sens de monter une séance pédagogique avec le documentaliste, par exemple, où justement le but était de trouver des réponses justes aux questions qui leur étaient proposées. Il n’est pas très difficile de trouver des erreurs, voire des bêtises sur Wikipedia, par exemple, et sans falsifier quoi que ce soit, il aurait pu être aisé de leur démontrer le manque de fiabilité que peut avoir ce site.

Néanmoins plus que l’absence de pédagogie de cet enseignant, je m’inquiète bien plus sur l’image qui est renvoyée d’Internet, comme un espace peu fiable et dangereux, au final, à des jeunes qui ont grandi avec, qui ne sont pas prêt à croire cette image et qui peuvent avoir une meilleure utilisation que certains adultes de cet outil. Je ne pense pas que ce soit ainsi, en niant des aptitudes, que nous permettrons à ces futurs adultes d’affiner leurs compétences et à avoir confiance en nos propres compétences. Je m’interroge par contre, si cet enseignant aurait osé agir ainsi avec un auditoire adulte. Je ne pense pas et cela soulève de réelles questions à mes yeux sur son positionnement par rapport à ces futurs adultes.

Voilà qui relativise de nouveau les propos de notre prof. saboteur !

et si un enseignant n'avait pas la maturité pour tirer profit du numérique

Je suis en droit de me poser la question suite à la lecture que l’on m’a conseillé d’un article qui me surprend beaucoup intitulé Comment j’ai pourri le web (ça c’est déjà pas malin pour un enseignant) d’un certain Loys , 36 ans (enfin si cela a été mis à jour), professeur certifié de lettres classiques dans un lycée parisien. Vaguement dessinateur à ses moments perdus (j’allais ajouter vaguement prof. la plupart du temps).

Je suis remonté car désolé Monsieur, mais à la première lecture, je mets en doute vos objectifs et leurs buts réels…

scandale : il se fiche du travail des autres

J’ai commencé par Wikipédia ! Excusez, j’ai aussi un compte contributeur.

Donc, premier réflexe trouver votre modification. C’est un gag ! Elle a tenu moins d’une demi-heure. Faut dire qu’il ne faut pas être très malin pour ajouter en commentaire dans Wikipédia : Erreur temporaire à caractère pédagogique : sensibiliser des lycéens en début d’année scolaire à la vérification des informations. Rectification prévue courant septembre ! Wikipédia n’est pas un terrain de jeu.

Votre modification mise en ligne le 18 août 2010 à 09:14 a été supprimé dès 09:49. Je doute donc que vos élèves aient pu faire référence à votre texte de ce premier essai… Excusez- moi, mais cela m’amuse… Comment un expert du numérique de votre trempe a pu ainsi se faire piéger ? Même chose, pour montrer patte blanche, vous dites avoir apporté plusieurs contributions utiles sur quelques articles littéraires. Pas pour Doleros en tout cas ! Une seule contribution.

Pas bien mieux avec Justin Delapierre avec 2 participations précédentes votre méfait qui est resté en ligne du 4 au 18 septembre !

Merci pour les bienfaits de votre contribution dans une « oeuvre collective ». C’est toujours sympathique pour les autres auteurs et rehausse certainement votre honneur. J’espère qu’aucun étudiant ou thésard n’a trouvé votre information et qu’il perd du temps à recherche une information fausse.

Je me doute, vous vous en fichez éperdument, le web et Wikipédia c’est nul… Ce n’est qu’un ramassis de connerie… Vite, reprenons les bonnes vieilles encyclopédies. J’aurais compris que l’on mette en place une information fausse dans un site « local »… Vous savez le genre d’ENT que vous aimez tant, où vous pouvez magouiller vos informations comme bon vous semble mais qui parfois n’ont rien à voir avec la vraie vie.

Eric, calme toi… Tu as encore du boulot pour répondre !

Votre pièce de théâtre : sont nuls les élèves

Donc, acte 1 de votre manipulation… que vous avez oublié de préciser, vous avez dû vous y prendre à 2 fois avant de tromper Wikipédia ! Mais, c’est noté, nous avons compris, vous n’avez pas le respect du travail communautaire et vous aviez envie d' »emmerder » votre monde !

Votre acte 2… posté sur différents forums des questions relatives à ce poème en se faisant passer pour un élève puis vous reconnectant en me faisant passer pour un érudit (ah bon, vous n’êtes pas un érudit… Merde, moi qui pensais que les enseignants l’étaient a minima dans leur matière), j’ai donné des réponses en apparence savantes et bien renseignées.

Je confirme d’ailleurs, votre vocabulaire me laisse pantois. Je commence à comprendre vos élèves qui recherchent sur Internet ! Ça veut dire quoi du type interprétation christique ? Excusez mon inculture littéraire ou/philosophique, mais je n’ai pas le temps de consulter l’encyclopédie Universalis, ni l’une des 2 autres que nous possédons à la maison, j’irai plus vite quand j’aurais le temps en posant la question à Google !

Heureusement que le net fait bien les choses à votre place, «la plupart de ces pages ont depuis malheureusement disparu dans les abysses du web ou ne sont plus référencées.» (j’adore le malheureusement). Tout compte fait, Internet ce n’est pas si mal que cela, les conneries heureusement disparaissent semblez vous dire !

L’acte 3 est héroïque de votre part ! J’ai rédigé un pseudo-commentaire, le plus lamentable possible, avec toutes les erreurs imaginables pour un élève de Première, et même quelques fautes d’orthographe discrètes, tout en prenant garde à ce que ce commentaire ait l’air convaincant pour quelqu’un de pas très regardant ou de pas très compétent.» Cela a dû être difficile pour vous, on vous remercie de votre effort…

Et j’apprécie à sa juste valeur votre phrase bateau de la fin ! «J’avoue avoir même pris un certain plaisir à le rédiger.» et mon œil pour rester poli… Ce n’est pas cela qui vous a fait saliver… mais le piège que vous tendiez sournoisement à vos élèves ! Bref, je me demande si le Bonnet d’âne que vous évoquez pour Anne de Beaunais ne vous revient pas !

Ma pièce de théâtre : sont nuls les professeurs

À mon tour de partager une pièce en quelques actes également…

  • 1e étape : un enseignant travaille, prépare un cours avec le DM ou le DS adéquat
  • 2e étape : l’enseignant au fait des pratiques modernes et dans l’esprit du Web 2.0 partage sa production
  • 3e étape : à l’identique des corrigés mis en ligne pour les élèves par des sociétés (je n’aime pas ces sociétés, mais c’est un autre débat et si les enseignants donnaient des cours de façon différente certainement qu’elles n’existeraient plus !), une société qui vend des cours tout faits pour les enseignants récupère ce travail !
  • 4e étape : un enseignant qui trouve ce cours génial (une partie évidemment est en accès libre) débourse un montant dérisoire… Vous pensez un cours tout fait pour presque rien, y compris le corrigé !
  • 5e étape : l’enseignant sur de son fait effectue le cours et donne un DM à ces élèves !
  • 6e étape : surprise de l’élève et des parents qui surveillent le travail de leur enfant ! La question se pose. J’achète le cours et le corrigé ?

Ceci aussi est une histoire vraie… mais à la différence de vous, je n’ai pas eu à transformer quoi que ce soit… Et, vous connaissez la réaction que j’ai eue ? J’ai pesté en disant que cela était anormal… Je peux encore comprendre que la diffusion s’arrête à l’étape 2, pas que cela devienne commercial. (Au passage, comme vos corrigés ont été téléchargés semble t-il qu’avez-, vous fait de vos revenus ?).

Ma décision finale ? Évidemment, je n’ai pas autorisé ma fille à payer et télécharger les documents… mais pour le gag, je dois avouer avoir hésité… Vous pensez que le prof. aurait mis 20/20 en retrouvant le texte mot pour mot !

C’est bien de voir la paille dans l’œil du voisin, mais… la poutre… On oublie toujours la poutre !

Pourquoi ce serait bien pour les enseignants et pas pour les élèves ! Lorsque l’on veut pourrir Internet, il faut aller jusqu’au bout de sa mission.

J’attends avec impatience quelques années… 2 ans max. puisqu’il semble que c’est le délai que vous préconisez, vous nous raconterez vos expériences « trompeuses » pour les enseignant. Quand on fait un travail, il faut le faire jusqu’au bout ! Et puis, ce sera encore mieux. Vous pourrez prouver que les enseignants et les élèves sont des imbéciles !

Suggestion : et si vous faisiez des cours autrement ?

Bref, ces 2 histoires sont la meilleure illustration possible que les cours tels que vous les donnez, les cours « ancienne formule » sont complètement dépassés !

Rassurez- moi (mais je crois pas que vous saurez le faire) vous prévoyez de changer de système d’enseignement prochainement ?

65 -36 = 29 ! Vous imaginez encore au moins 29 ans à tirer ! Et ce que vous avez remarqué là n’est qu’un début… J’pourrais vous en raconter d’avantage si on avait la chance de se côtoyer ! Allez, un bon geste… Dites nous où se cache le blog que vous entretenez avec vos élèves… Si, j’insiste… Avec un peu de recherche, cela me permettra d’aller voir les productions de ceux à qui vous enseignez sur leur blog ou ailleurs… Je pense qu’il y en a quelques-uns qui ne sont pas mauvais !

Ah bon, ce que font les élèves dans leur vie privée n’est pas ce que l’on doit faire à l’école, ce n’est pas un travail digne de l’école ! Moi, j’ai des exemples vivants à la maison et ils ne sont pas encore en Première ! Mais, c’est vrai que parfois pour certains travaux cela devient difficile de leur expliquer que le prof. a trouvé cela nul, alors que des pros. (y’a juste une lettre d’écart entre prof et pro, je n’avais jamais remarqué) trouve cela génial, sans flagornerie…

Faut dire qu’ils ne savent pas qui est l’auteur. Parlant d’auteur, cela me rappelle une petite histoire que j’ai vécue. Nous étions dans un établissement d’enseignement en pleine discussion pour un cours d’enseignement à distance et un vieux prof. (pas vous donc Loys) alors que l’on proposait des contenus d’élèves c’est insurgé…

«Comment, des travaux d’élèves dans le site qui nous représente, vous n’y pensez pas» et d’ajouter, «en plus c’est plein d’erreurs». Les contenus étaient d’un enseignant de l’établissement qui avaient donné les textes aux élèves et que ceux-ci, avec son accord, avaient publié sous leur signature ! Pour le gag, l’enseignant en question était présent lorsque le vieux prof. a dicté sa sentence 🙂 Vous n’êtes pas vieux mais vous, Loys, me faites pensé à ce vieux prof.

La morale de l’histoire

Ceci n’était que le hors-d’œuvre… Plus intéressant selon moi le monceau de populisme que je peux lire dans votre conclusion et votre pseudo morale.

Oui, on recommande aux professeurs d’initier les élèves aux NTIC (nouvelles technologies de l’information et de la communication) mais trop souvent le problème est que les enseignants digèrent mal cette recommandation…

Je ne m’étendrais pas les recherches demandées aux élèves qui me hérissent. Ils doivent, selon les conseils de l’enseignant, les faire sur Internet alors que l’enseignant lui-même n’a jamais effectué la requête ! Je leur conseillerai plutôt des recherches du type : dans le site, trouvez… Mais, bref, ce n’est pas l’objet de cette réflexion.

Je veux bien que l’on demande aux profs. d’initier les élèves, mais les professeurs sont-ils formés à cela ? Eux-mêmes utilisent-ils correctement le numérique ? J’en doute fort pour la plupart d’entre eux lorsque je les entends parler du droit d’auteur sur Internet ou que je constate l’utilisation des images par exemple… Même l’exception pédagogique ils ne la maîtrisent pas. Je ne dis pas que c’est de leur faute… juste qu’ils ne savent pas.

Souvent, je me demande s’ils en ressentent aussi le besoin. De même l’importance pour eux de l’initiation aux NTIC ! Par exemple, que revêt pour l’enseignant qui arrive en retard à la conférence sur l’identité numérique et qui ne pense qu’à remettre ses élèves dans un « vrai cours » (exemple mentionné dans le billet identité numérique et citoyenneté dans les médias sociaux au collège).

Un prof.qui se la pète plus qu’un élève : minable

C’est vrai, j’en ai un peu marre que l’on méprise toujours les élèves sur ces sujets… et je ne pense pas que contrairement à ce que vous écrivez améliore la situation. Je lis : Avec cette pseudo expérience, «j’ai voulu démontrer aux élèves que les professeurs peuvent parfois maîtriser les nouvelles technologies aussi bien qu’eux, voire mieux qu’eux».

C’est dingue… vous n’évoquez même pas vouloir montrer aux élèves les principes de base des nouvelles technologies de l’information et de la communication. Y’a que votre petit égo surdimensionné qui compte ! On est en plein délire… le prof qui se vante d’être meilleur que ses élèves ! Et dans Facebook… vous avez combien d’amis ? Plus que vos élèves j’espère ! Ah, non, Facebook c’est privé ! Z’êtes aussi sur Twitter… Faites gaffes, les jeunes l’investissent… Alors, combien de followers ?

Je crois celui qui m’a dit un jour que les enseignants n’étaient jamais sortis de la cours d’école ne se trompait pas, en ce qui vous concerne… Vous êtes un grand gamin… qui fait la nique à ses élèves ! Pour moi, c’est déplorable…

Au passage, l’homme de la rue jusqu’à certains universitaires seraient également tombés dans votre piège… moi, le premier… je sais, je suis stupide !

Et au lieu de dire «les élèves au lycée n’ont pas la maturité nécessaire pour tirer un quelconque profit du numérique en lettres» et leur servitude à l’égard d’internet… j’aurais préféré que vous écriviez : «les élèves au lycée et dans les classes de niveaux inférieurs ne sont pas formés à l’utilisation d’Internet». La servitude que vous évoquez deviendrait alors un atout… mais, vous risqueriez d’être dépassé. Oh excusez- moi, cela c’est écrit tout seul !

Ce qui m’amuse dans la phrase : «en voulant faire entrer le numérique à l’école, on oublie qu’il y est déjà entré depuis longtemps et que, sous sa forme sauvage, il creuse la tombe de l’école républicaine.» Je me demande qui est le sauvage de votre histoire… Celui qui détruit le travail d’autres personnes dans Wikipédia et qui s’en vante me semble le plus sauvage de tous… Devrait même y avoir un droit de police pour saccage volontaire ou destruction d’œuvres collectives à mettre en place. Et, je ne pense pas que dans ce cas ce serait les élèves qui seraient condamnés.

si c’était l’élève qui avait raison ?

Et si après tout, les enseignants n’avait pas la maturité nécessaire pour tirer un quelconque profit du numérique… On peut se poser la question à  la vue de votre exemple. Je ne comprends pas comment un expert du numérique de votre niveau s’abaisse encore à donner du travail de cette manière… Pourquoi l’expert que vous êtes n’a pas encore transformé ses cours pour mettre à profit l’usage d’Internet dans ses cours de lettre ? C’est incompréhensible pour moi !

Mais, non, c’est vrai… vous cherchez à avoir la « plus grosse », c’est vous qui le dite : le prof qui se vante d’être meilleur que ces élèves…

Alors celle-là, elle est facile ! On vous sera reconnaissant à tout jamais d’avoir voulu faire la démonstration que tout contenu publié sur le web n’est pas nécessairement un contenu validé, ou qu’il peut être validé pour des raisons qui relèvent de l’imposture intellectuelle. Vous avez fait quoi comme étude pour démontrer cela !

Doit y avoir au bas mot quelques milliers de pages, voire centaines de milliers de pages que Google nous présentent qui sont de ce type ! Et, je vous rassure — mais, t’es bête Eric, Monsieur le sait, c’est un expert ! il le dit lui-même — enfin, je l’écris quand même, vous n’êtes pas le premier à avoir tenté l’expérience (même dans mon blog, il doit y avoir des exemples… j’pense au faux profil d’Alain Juppé) et ce depuis, le début du net (donc, depuis le début des années 90 pour ma part).

Ce qui nous différencie d’ailleurs dans l’expertise, je viens de le trouver… Si vous avez besoin de tenter de prouver que les professeurs peuvent parfois maîtriser les nouvelles technologies aussi bien qu’eux, voire mieux qu’eux, moi j’aime parfois que les jeunes me prouvent qu’ils sont meilleurs que moi dans les nouvelles technologies. Et je peux vous assurer que les générations Z de la maison le font régulièrement, que je demande parfois à mes étudiants de m’expliquer…

Ce n’est pas un hasard si je me présente de plus en plus souvent comme un vieux débutant… et oui, pourtant, j’ai l’impression que beaucoup de monde me considère comme un expert ! Cherchez l’erreur M. l’expert (c’est moi qui vous décerne le titre…)

Le laïus sur l’endossement de la pensée des autres m’afflige… Vous savez mon bon Monsieur, c’était vachement mieux avant. Et puis à la Renaissance y’avait les humanistes… Ça c’était une vraie époque, avec de la réflexion, de la culture… Oui, j’ai mis un lien vers Wikipédia pour vos lycéens 🙂 Désolé, mes encyclopédies sont 2 étages au-dessus et je n’ai pas le droit de faire un scan, droit d’auteur oblige !

C’est vrai à l’époque c’était des hommes, des vrais… d’ailleurs ils pensaient tellement « bien », que par exemple la guerre n’existait même pas chez eux, que, pour les duels, ils ont inventé un code d’honneur (ça c’était exister par soi-même de se battre en duel)…

Désolé, j’emploie le même populisme que vous ! D’ailleurs, je peux vous dire que vos études, votre statut, votre démarche, c’est de la roupie de sansonnet à côté de ce que je faisais pendant mes études… Pour moi, je trouve que ceux de votre génération n’exister plus par eux-mêmes. Oui, 20 ans d’écart environ entre vos études et les miennes…

36 ans aujourd’hui… la vingtaine dans les années 90… ah oui, années 80 : « les années fric » suivi des années sida à l’époque dont on écrit sur les ados : «Suicide, dépression, violence, conduites à risques… dans les années 90, on prend conscience d’un mal-être chez les adolescents.» C’est vrai que c’était moins no-life à l’époque…

Mais, cela m’inquiète… oublier après quelques années et juger les jeunes d’aujourd’hui ? Me demande s’il n’y a pas un fond de jalousie dans tout cela !

Ah, vous êtes réellement incorrigible… «Cette expérience me vaut aujourd’hui une belle réputation dans mon lycée.» Qu’est ce qu’on s’en fout ! Non content d’avoir la plus grosse avec vos élèves, c’est avec vos collègues que vous vous comparez… Oui, vous avez fait la plus grosse connerie dans tout le lycée… On aurait viré un élève pour avoir modifié volontairement une fiche Wikipédia de façon erroné… Vous en tirez un titre de gloire… Pour moi, c’est le monde à l’envers.

Et pour conclure sur vos phrases : pour ma part je ne crois pas du tout à une moralisation possible d’enseignant comme vous et j’espère que mes enfants n’auront jamais un professeur tel que vous semblez vous décrire !

Et, je vous conseille afin de confronter vos dires de venir faire un p’tit tout par exemple à Ludovia… On ne sait jamais, vous pourriez nous convaincre 🙁

Comme il semble impossible de commenter l’article à l’origine de cette réponse, je vous propose de le faire ici !

Mise à jour le 23 à 17 h : Une suite sur le prof. saboteur de Wikipédia qui s’offusque du plagiat : le témoignage de quelqu’un qui a rencontré les élèves.

Programme pour les seances Twitter de #Internet2010

Cette semaine, j’avais mon premier cours avec les étudiants du Master SID, nous avons mis en place le programme pour le cours avec les medias sociaux : twitter, blog… en classe pour Internet2010 :

En septembre :

  • Le micro blogging le 22, de 10 h 30 à 12 h 30
  • Flash le 22, de 8 h 30 à 10 h 30

Attention, ces deux premières séances avec chacun des groupes demandera peut-être un temps d’adaptation de la part des étudiants qui ne manipulaient pas Twitter auparavant !!

  • Le PDF le 29, de 8 h 30 à 10 h 30
  • Des groupes de news aux listes de diffusion, le 29 de 10 h 30 à 12 h 30

En octobre

  • La syndication, flux RSS, ATOM… le 6, de 8 h 30 à 10 h 30
  • L’agrégation de contenu le 6, de 10 h 30 à 12 h 30
  • Les forums le 12, de 8 h 30 à 10 h 30
  • Les blogs le 12, de 10 h 30 à 12 h 30
  • Le HTML et les CSS le 20, de 8 h 30 à 10 h 30
  • Les CMS le 20, de 10 h 30 à 12 h 30

En Novembre

  • Php et MySQL le 3, de 8 h 30 à 10 h 30
  • Le web 2 et les médias sociaux le 3, de 10 h 30 à 12 h 30
  • Le nomadisme le 10, de 8 h 30 à 10 h 30
  • Les réseaux sociaux le 10, de 10 h 30 à 12 h 30
  • Le XHTML et le XML le 17, de 8 h 30 à 10 h 30
  • Le web 3 le 17, de 10 h 30 à 12 h 30
  • Les interfaces riches, Ajax, Flex le 24, de 8 h 30 à 10 h 30
  • Les wikis et la collaboration en ligne le 24, de 10 h 30 à 12 h 30

Si vous souhaitez participer à ces séances, rien de plus simple, suivez le compte Twitter @internet2010 ou le hastag #Internet2010 🙂

Afin de rendre un peu plus lisible les horaires, je prépare un agenda en ligne afin que vous puissiez facilement inscrire ces rendez-vous dans vos agendas. Une fois réalisé, j’indiquerai le lien ici même 🙂

Ludovia 2009, c'est fini… enfin presque !

Difficile d’écrire, malgré les attentes, un compte-rendu de la semaine qui vient de se dérouler à l’université d’été de la e-éducation et du multimédia ludo-éducatif : Ludovia….

Cet exercice est d’autant plus difficile que Mario Asselin et Caroline, mes co-animateurs du barcamp et principaux commentateurs dans Twitter durant l’événement ont déjà réagi. Mario dans : C’est reparti à Ludovia, Animer pour apprendre à Ludovia et Le lieu en tant que capital de traces et Caroline avec son bilan subjectif de ce que j’ai vu, lu et entendu à Ludovia (et aussi un peu dit, d’ailleurs). Même Ludovia a déjà publié la conclusion de ces rencontres.

Pour commencer, je voudrais remercier Ludovia de m’avoir invité pendant cette semaine à Ax les Termes 🙂

Les rencontres…

En préalable, je vous conseille de lire le suivi que nous avons tenté (avec Caroline et Mario) de mettre en place dans Twitter #ludovia09. Toutefois, certains entretiens m’ont échappé, dû à la multiplicité des événements ouverts ou non à tous. C’est aussi sans parler des rencontres informelles, parfois plus enrichissante sur la vraie vérité que les débats officiels, mais j’y reviendrais.

Précision également de suite les raisons de ma présence : je devais co-animer une soirée Barcamp sur le thème des réseaux sociaux et de l’éducation. Donc, j’étais un peu un électron libre dans cette foule (500 participants) ce qui explique peut-être mon point de vue !

Si je devais résumer cette édition de Ludovia, un mot me viendrait à la bouche : ENT (Espace Numérique de Travail)… Les ENT étaient partout présents ou presque…

Second fait majeur qui bruissa pendant la semaine : l’enquête sur le programme «un collégien, un portable» dans les Landes, diversement interprété. Je pense que c’est une piste à poursuivre quel que soit le côté sombre des résultats.

Les « familles » et l’implication des familles (le cahier de texte numérique n’est peut-être pas la seule attente des parents) étaient une thématique également récurrente.

Bref, ces sujets correspondaient exactement au profil et aux préoccupations de nombreux présents : collectivités territoriales, ministère… Pour ma part, j’ai trouvé les enseignants peu représentés et notez l’absence des chefs d’établissements ! Caroline remarque elle l’absence des femmes (bien que 😉 Les parents et les enfants (ou adolescents) étaient quasi inexistant… Un seul enfant, quelques membres représentatifs des parents par ci, par là (en fait, j’en ai surtout repéré un seul, deux avec moi !).

J’ai été déçu par le niveau de certaines présentations. Par exemple, celle des TBI… mais je pense que cela n’est pas propre à Ludovia. J’y reviendrais certainement lors de la publication des résultats du concours de Speechi : Speech’ards, dans quelques jours. En tant que membre du jury, j’ai découvert les propositions en avant-première 😉

Mais revenons-en à quelque réflexions que je pense plus constructives pour ma part… Je ne suis pas intervenu lors des débats et pour cause, je me serais peut-être faits lynché ! 😉 Comment dire à une population visiblement tout acquise aux ENT que c’est fini des ENT, il est déjà trop tard ! Enfin, en apparence !

Lors d’une présentation des ENT le mardi après-midi, donc en début de l’université, une slide m’a fait réagir dans Twitter et poser la question sur l’avenir des ENT… Il était indiqué que les ENT avait été créé en 2003, en 2006 un plan de poursuite avait été engagé par le Ministère. Seulement, la plupart des ENT sont des coquilles vides. On est donc reparti pour 3 ans… 2009 – 2012 pour remplir ces ENT dont l’instigation remonte à 2003… 10 ans dans le monde d’Internet : combien de génération à l’échelle du net. Remplir avec quoi et pour quoi faire ? Certaines régions, dont celle du Nord-Pas de Calais, ont agi différemment… Je suis curieux de voir 😉

Au passage, je ne sais pas si le représentant de l’Académie du Nord a pris conscience de l’importance de l’apprentissage des dangers d’Internet, de l’identité numérique… dans les collèges (j’avais brièvement résumé les mésaventures relatées dans ce blog). Sa seule réponse a été : «on va donner une vidéo conférence au chef d’établissement à la rentrée pour les alerter sur le sujet». On est loin de ce que réalise l’académie de Versailles sur le sujet depuis plusieurs années !

Mais revenons à ces ENT… Il est amusant de constater dans un commentaire chez Mario qu’à la fin de l’université, on parlait des ENT au passé ! J’avais déjà eu vent de cela sur place 😉 Moi-même, j’en avais discuté, dès le premier soir, et le responsable me disait que la question pouvait effectivement se poser.D’ailleurs, lors d’une autre conférence, il fit référence à nos entretiens, si j’ai bien tout compris ;-))

Surprenant ce décalage entre le discours officiel en présentation et les à-côtés…

Et puis, l’autre aspect des ENT qui me donne des « boutons », c’est cette impression de concentration ! Tout chez nous, rien à l’extérieur (ceci explique en parti le débat sur l’intégration des familles !) Cela me rappelait les discours de l’université lors de l’université Vivaldi où les productions des étudiants devaient rester dans Moodle (j’vous expliquerai bientôt ce que j’ai prévu de faire avec les étudiants cette année au premier trimestre en mêlant Twitter, SlideShare, blog…).

D’ailleurs, les médias sociaux, le web 2… (attention, j’vais exagérer), j’attends toujours que l’on en parle à Ludovia ! Ah, si le représentant de la Catalogne l’a évoqué officiellement à plusieurs reprises.

Sinon, j’ai presque la confirmation que la fracture numérique telle qu’on l’entend avec le taux d’équipement, de connexion… est presque résorbée.

Je persiste et signe pour dire qu’une autre fracture numérique existe désormais : savoir ou non utiliser efficacement l’outil informatique et Internet en particulier.

Lorsque j’entendais les statistiques sur les parents, jamais je n’ai su ce qu’il faisait sur leur ordinateur ! Il joue ? ils sont sur le web pourquoi faire ? je constate ce que font les gens autour de moi ! Je suis entouré de « béotiens » en Internet et parfois en informatique. Cela me permet de relativiser certaines choses !

Bref, vous l’avez compris nous étions dans un dialogue état – région qui connu son summum lors de la prestation d’Henri Emmanuelli, le président du Conseil Général des Landes qui réjouit tant de personnes dans l’assistance ! Mais, dans ce dialogue, on pouvait remarquer également que les bonnes volontés étaient également une question d’homme ! Si la bonne personne se trouvait au bon moment en relation avec les personnes adéquates : les projets avançaient, sinon… Une situation qui semble équivalente dans les établissements. Sans « meneurs », il n’y a pas de résultat.

J’en reviens à ma pauv’ région, je ne pense pas que les problématiques d’éducation et de nouvelles technologies devraient beaucoup avancer dans la région avec la non-impulsion de l’Académie par exemple !

Du côté des enseignants

Mais ce danger de «consanguinité» risque de contaminer également le corps enseignant.

À la réflexion, il existe un microcosme d’enseignants. Si vous prenez les enseignants qui interviennent dans les différentes associations ou regroupement d’enseignants, on s’aperçoit assez vite que ce son toujours les mêmes qui sont présents quelle que soit la structure.

Et dire que quelques jours avant lors d’un rendez-vous, on discutait avec mon interlocuteur (un site de référence dans le domaine de la communication) sur le plan marketing du danger de trop vouloir focaliser et se restreindre à une cible communautaire de plus en plus affinée… C’est de lui que vient le terme consanguinité 😉

D’ailleurs, encore aujourd’hui, dans le cadre d’une autre manifestation, on me demandait si je connaissais des noms d’enseignants utilisateurs de nouvelles technologies dans la région (en simplifiant) ! Évidemment, les noms que je fournissais étaient toutes des personnes que tout le monde connaît et il existe un gouffre entre ces enseignants à la pointe du progrès (groupe dans lequel je me situe au niveau de l’enseignement universitaire, je pense) et le reste de la population des enseignants ! Comme le qualifiait mon interlocuteur, on trouve beaucoup de formateurs de formateurs, mais peu d' »élus » pour l’instant.

Ceci explique peut-être aussi le décalage dans les résultats de l’enquête dans les Landes, en ce qui concerne les enseignants et les enseignements. J’avais écrit en son temps que les enseignants faisaient du e-learning et des TIC sans le savoir… Seulement, comment l’avouer publiquement !

De plus, l’adhésion à un groupe n’est peut-être pas significative… J’en suis l’exemple type, même si je suis plusieurs regroupements d’enseignant, je n’accepte plus depuis longtemps de rejoindre une « unité » de ce type. Et cela, pas seulement dans le domaine de l’éducation (certain dans le Nord le savent dans d’autres domaines ;-). Ce n’est pas pour autant que je ne peux pas être une force de proposition ou de critique par ci ou par là…

D’ailleurs, c’était assez amusant de voir qui suivaient nos tweets… J’suis pas certains que c’était des enseignants. Loin de là vus les échos que j’ai eus. On trouvait des formateurs de formateurs, quelques parents, des anciens enseignants, des pro-am… mais peu voir pas d’enseignants « standard ».

Je ne pense pas que le C2I dans les IUFM transforme comme par magie cet état de fait…

Autre réflexion que je me faisais pendant ces journées à Ax les thermes… les tentatives de rencontres blog en Nord qui abordaient le sujet de l’éducation ont été des bides… et de là à penser que l’enseignant n’est pas concerné, il n’y a qu’un pas que je franchi allégrement. En réalité, non… Nous n’avons pas trouvé avec Blog en Nord le moyen d’impliquer l’enseignant dans cette démarche. Mais n’est-ce pas le même soucis à Ludovia ? Est ce que nous ne « volons » pas trop haut par rapport à ce public ? Est ce que leurs préoccupations au niveau numérique n’est pas ailleurs ?

D’ailleurs, cette implication dans l’emploi d’Internet à son revers. Je me demande si certains enseignants pensant bien faire demandent aux élèves des choses incongrues à faire sur Internet. Simplement dans le dessein de pouvoir dire : «j’ai fait ou j’ai utilisé Internet pendant mes cours !».

Le débat, hors conférence, sur les formations à l’outil ou à l’usage était d’ailleurs assez révélateur de cela. Pour moi, c’est un compromis avec les deux. Sans connaître l’outil, je ne peux pas en voir l’usage… et sans avoir d’idée sur l’usage, je ne peux pas savoir de quel outil j’ai besoin !

J’irais même plus loin (on me le reproche parfois car je diffuse dans Twitter beaucoup d’outils), il faut multiplier l’offre des outils, en présenter un maximum afin que l’enseignant trouve l’outil le plus adapté à l’usage qu’il veut en faire… En parallèle, il faut multiplier les présentations d’usage tout azimut… Les deux vont de pair et l’un ne va pas sans l’autre…

Quand je dois choisir un outil pour travailler dans un domaine, j’explore une multitude d’outils pour trouver celui qui me convient pour le type de travaux que je réalise. L’exemple typique dans mon cas est le MindMapping… où aucun outil n’est l’outil idéal, et donc, j’en emploie plusieurs.

Seulement, j’ai une très bonne connaissance de mon environnement informatique et d’Internet qui a été acquis au cours des années… Ainsi, lors des conférences sur les médias sociaux on me dit souvent que j’ai l’avantage de connaître « parfaitement » tous ces outils et donc de gagner du temps…

C’est identique dans d’autres secteurs. Je raconte souvent une expérience que j’avais menée à Sup Info Com… J’avais demandé à des étudiants combien de temps ils mettraient pour réaliser un travail spécifique sur Photoshop et de m’expliquer comment il procéderait. Résultat, j’avais deux réponses : quelques heures ou une semaine ! Question de connaissance de l’outil simplement ! C’est toujours vrai plus de dix ans plus tard.

et les familles…

Lors d’une conférence, Caroline lança : «on devrait créer un syndicat des parents !». Je glissais que j’avais déjà pensé créer un site où les parents pourraient s’exprimer sur le sujet de l’école ! C’est vrai… Pourtant, je ne l’ai jamais mis en place et ne le mettrai jamais en place.

Pourquoi, je ne créerai jamais ce site ? Pour deux raisons. La première, par manque de temps. C’est déjà une bonne excuse 🙂 Ce type de site demande une modération démoniaque… et quel est le juste milieu à obtenir pour une communication claire… je m’explique. J’ai l’impression que chaque parent vit le système éducatif différemment… Tout parent aimerait que son enfant soit éduqué selon ses principes…

Appartenant depuis 10 ans aux sphères des parents d’élèves, j’ai pu m’apercevoir de ces attentes différentes. Qui plus est, cela ne concerne principalement que les représentant des parents qui siègent dans les différentes assemblées…

Les points de vue et les attentes de ces représentants sont parfois complètement divergents (et je ne parle pas de point de vue de fédérations de parents d’élèves…) sur des sujets primordiaux. Certains sont adeptes de la nouvelle politique du « moins pire », d’autres visent l’excellence… sans parler des considérations dues aux orientations politiques, religieuses des uns et des autres, ou encore selon le cursus éducatif qu’ils ont suivi pour leur part. Bref, chacun voit midi à sa porte.

Et puis, second effet, révélateur également dans les différentes instances éducatives… il y a les parents non enseignants et les parents enseignants ! C’est là que l’affaire se corse… Jusqu’ici, j’ai eu l’impression que le corps professoral dans ces cas-là se ressoudait ! Nous, parents non enseignants (dans ces cas-là, je me considère comme non-enseignant 😉 avons devant nous souvent un bloc : enseignants de l’établissement et parents d’élèves enseignants. Si, si, j’vous assure, parfois, on m’a fait avaler des couleuvres comme cela ! Tiens, faudrait que les parents enseignants ne soient pas admis comme représentant des parents d’élèves 😉 (je précise, c’est pour rire !!!)

Donc, je veux bien créer un site pour que les parents puissent s’exprimer à plusieurs conditions : qu’ils soient du même avis que moi sur tout ce qui touche l’éducation… On ne serait pas nombreux, je vous rassure ! Et puis, si j’interdisais l’accès aux parents qui sont enseignants, il n’y aurait personne. Car le problème est également là ! Qui dans les parents se soucie de l’éducation de ses enfants concrètement ? Tous les parents ! C’est évident, non ? La réalité est tout autre !

Dans les instances auprès des établissements scolaires, heureusement que les parents enseignants sont présents pour représenter les parents, sinon, nous n’attendrions que rarement le nombre de représentants nécessaires.

Si je prends le sujet d’Internet… Ne parle t-on pas en général de démission des parents dans ce domaine ! Je persiste à dire que si la formation des jeunes est nécessaire, la formation des parents à leur rôle d’éducateur dans ce domaine l’est aussi ! Donc, pour moi, les chiffres annoncés dans l’étude sur les Landes n’ont rien de surprenant, ni d’effrayant…

Par contre, dans le cadre de Ludovia, j’aurais aimé trouvé un groupe de « vrais » parents (non-profs. quoi), intéressé par la thématique de l’éducation et des nouvelles technologies. Je serai curieux de connaître leur réaction… C’est certainement mon côté « web 2.0 » qui veut cela 😉

Donc, un groupe de parents, mais aussi un groupe d’enseignants non-spécialistes afin de pouvoir prendre le pouls de l’ensemble de ce mixage 😉

Le colloque scientifique

Quand je dis que Ludovia était riche, ce n’est pas une expression vaine… Ludovia depuis l’origine est organisé en parallèle avec un colloque scientifique. En parallèle semble le terme adéquat car je n’ai pas l’impression que beaucoup de monde passe d’un milieu à l’autre hormis lors des repas !

Pourtant, comme Mario (Le lieu en tant que capital de traces), j’ai été bluffé par Daniel Poitras, un historien, qui a relu Michel de Certeau dans le texte et qui réactualise cette lecture au travers du numérique ! Les traces de notre histoire sur net… Comme l’écrit Mario qui était mon voisin, réflexion à poursuivre…

Il était également question de traces lors de l’ouverture de ce colloque scientifique avec Alain Mille. Mais, cette fois, les traces que nous laissons pouvaient êtres retravaillés… afin de fournir un moyen d’échange d’information dans le but de formation, de mémorisation d’enchaînement de séquence… Une fois encore, la réflexion est à poursuivre…

Et Twitter dans tout cela

Fort de l’expérience lors de la conférence de Michelle, Philippe et Claude à Lille (rappelez vous mon compte-rendu simplement avec les twitters des personnes dans la salle), il me semblait naturel de faire la même chose à Ludovia…

Après avoir fixé avec Caroline le hashtag nécessaire #ludovia09, au fil du temps nous avons twitté pendant les interventions des uns et des autres. Mario évidemment nous a rejoint…

Très vite, quelques personnes ont relayé l’information comme quoi l’on pouvait suivre l’événement sur Twitter… et c’est avec un brin de fierté que l’on c’est retrouvé plusieurs jours dans les 5 hashtag du jour en français ! Je me demande d’ailleurs, à vous de me confirmer ou de m’infirmer, si ce ne serait pas le premier événement hors conférence Internet relayé pendant plusieurs jours par Twitter en France ?

Bref, au fil des jours, nous avions nos habitués… parfois même certains « râler » gentiment car nous n’alimentions pas de commentaires 🙂 Nos habitués ? Des « formateurs de formateurs », des pro-am…

Rares étaient les présents à Ludovia qui suivaient nos propos. Pourtant, ils étaient nombreux à utiliser un portable lors des conférences ! De notre côté, j’ai remarqué que plusieurs questions venaient directement de Twitter 🙂 Ah, je rêve d’une conférence avec les tweets en projections en arrière-plan 🙂

C’est ce soutien les jours précédents qui nous a donné l’idée d’ajouter les personnes de l’extérieur (de Twitter) à l’organisation de notre Barcamp. Mario raconte tellement bien le déroulement que je ne reviens pas sur le sujet et Florence (qui justement était de l’autre côté de la barrière) revient sur le sujet !


Autre satisfaction personnelle, j’suis content d’avoir « converti » François à Twitter pour ce genre d’événement. Seul, son droit de réserve l’a empêché d’utiliser en toute liberté cet outil auquel il était inscrit, mais qui restait sans usage ou presque jusque-là !

Attendons maintenant les photos de cette année (des images de notre soirée Barcamp sont déjà en ligne) et la prochaine version de Ludovia, en 2010… J’pense que je saurais me libérer si les organisateurs m’invitent à nouveau 😉

Ludovia 2009, j'y suis

Bon, je suis arrivé depuis hier à Ludovia, l’université d’été de l’e-Education et des Applications Multimédia Ludiques et Pédagogiques.

Bon, si vous voulez tout savoir ce qui se déroule à Ax les Thermes. Suivez #ludovia09, on vous raconte tout avec @cjouneau et dans quelques temps avec @MarioAsselin qui est est arrivé (il est en face de moi 🙂

Mise à jour le 27 : cela fait deux jours que le #ludovia09 est dans le top 5 des tags populaires français 😉 N’hésitez pas à venir nous rejoindre… Ce soir nous organisons un barcamp en relation avec Twitter ;-)))

que se passe t-il à Lille dans le Nord et sur Twitter ?

Vous l’avez certainement remarqué, parfois, Blog en Nord me permet d’avoir un laboratoire à porté de main…

Aussi, peut-être avez-vous noté ces derniers temps l’arrivée de @Tweetennord, un compte Twitter dédié au Nord. Vous pensez bien que je n’avais pas créé ce compte par hasard, simplement pour occuper le terrain ayant trouvé un z’oli nom !

C’est là que Blog en Nord devient mon labo 😉 En effet, suite à différentes discussions, je me suis rendu compte qu’il manquait deux choses dans la région !

  • Un vrai flux d’actualité « citoyen » (je n’aime pas le terme, mais je n’en trouve pas d’autre !)
  • Un calendrier des événements régionaux, petits et grands dans le domaine de l’informatique et de l’internet !

Reprenons chacun des points…

un flux d’information régional (Lille et le Nord) dont vous êtes acteur

Le flux d’actualité « citoyen », le flux d’actualité au sujet du Nord ! Oui, un canal de diffusion d’information simplement sur la région ! Avec l’arrivée des prochaines élections, de la nouvelle télévision régionale, etc. il pourrait nous être utile 😉 Donc, tous sur le twit des gens du Nord 🙂

Vous diffusez certainement des informations qui concernent la région… Il suffit d’effectuer une recherche dans Twitter au sujet de Lille pour s’en apercevoir. Seulement, pour l’instant, l’info est disparaître… On en trouve à la fois partout et nulle part ! Sans parler du bruit.

Dans un premier temps, j’ajoute ce week-end quelques flux RSS de personnes ou de structures présentent dans Twitter sur le compte @tweetennord ! Si vous aussi vous mettez dans votre twitter que des informations locales ou régionales, vous êtes le bienvenu. Attention, je n’ai pas dit que j’ajoutai les Twitter publicitaires 🙂 Pour information, j’utilise Flock O Tweets, une solution basée sur les pipes de Yahoo 🙂

Mais, parfois, vous souhaiteriez porter à la connaissance de tous une « révélation » concernant la région… Je ne parle pas de l’annonce d’un événement (voir seconde partie) mais quelque chose d’autre : un billet qui vous semble intéressant, un accident de voiture, le métro en panne… Malheureusement, votre flux habituel est éloigné de cette problématique, mais vous êtes de Lille ou du Nord de la France et vous aimeriez bien avertir toutes les personnes de la région ! Et bien désormais la solution existe, elle s’appelle @tweetennord.

Comment pouvez-vous faire ? C’est relativement simple. Dans un premier temps, vous m’envoyez votre adresse de courrier électronique et votre nom ou pseudo (un p’tit mot en même temps ne mange pas de pain, surtout pour m’expliquer que vous êtes bien du Nord si je ne vous connais pas :-). Hootsuite vous envoie un mot de passe ! Connectez vous au site, vous êtes éditeur du Twitter des gens du Nord ou pour la plupart le tweetch’ti ;-). Éventuellement, vous pouvez ajouter vos autres comptes 🙂 Facile, non ?

Pour les anonymes, ceux qui veulent simplement suivre le fil de discussion, soit vous suivez le compte @Tweetennord, soit récupérer un flux RSS

Vos événements informatiques et internet dans la région du Nord

Bon, je vous ai promis un agenda des événements… En effet, régulièrement, je tente de vous informer d’événements qui se déroulent dans la région dans Blog en Nord… Seulement, la région ne se limite pas à Lille et sa communauté urbaine 🙂

Donc, une fois encore, j’ai besoin de vous. Vous de la grande région Nord, celle qui s’étend à l’Aisne, le Pas de Calais, Le nord, Somme, et à travers la frontière jusque Charleroi 😉 et donc, habitants de Lille, Roubaix, Tourcoing, Lens, Arras, Calais, Boulogne, Laon, Saint-Quentin, Amiens, Mons… n’hésitez pas, j’ai mis un outil en place 🙂

Je dois l’avouer cet outil n’est pas nouveau 🙁 Il s’agit de upcoming (Yahoo). L’Upcoming Blog en Nord est en place depuis quelques mois, mais je n’avais pas encore eu le temps ou l’opportunité de vous le présenter :-).

Comment cela fonctionne ?

Vous voulez consulter l’agenda pour mettre en place un nouvel événement, simplement voir ce qui va se passer dans la région ces prochains mois ? Un passage sur upcoming Blog en Nord devrait suffire ! Cela n’empêche pas de s’organiser comme avant pour certains (n’est-ce pas Nicolas 😉

Maintenant, vous organisez un événement et vous souhaitez indiquer la date, le lieu, l’heure…, vous devez commencer par rejoindre le groupe de l‘agenda Blog en Nord puis trouver dans la barre de menu +add a event. Attention, n’oubliez pas de rattacher l’événement au calendrier Blog en Nord (partie droite de l’écran après validation).

Vous pouvez inviter vos amis et même tenir à jour les inscrits pour vos événements 🙂 Amis et inscrits ne sont pas obligatoirement membres du groupe !

Le fil RSS de Upcoming Blog en Nord est intégré à deux comptes twitter : @blogennord et @tweetennord. Vous pouvez également récupérer ce calendrier dans iCal, Google Calendar…

Je comptes sur vous

Maintenant, il ne reste plus que ces outils vivent ! Et encore une fois j’ai besoin de vous… Faites savoir autour de vous qu’il existe un compte twitter spécifique à la région Nord – Pas-de-Calais et de Lille ainsi qu’un agenda des événements informatique et internet.

Chronique éducative vue par un papa : la situation à la Toussaint

Pour commencer, quelque réaction suite à la diffusion des épisodes précédents. Tout d’abord Thierry Klein avec son «Des “TICE” vues comme symptôme de la perte du capital scolaire» et également la série de billets de François sur Le B2I® Ecole : Retour d’expérience en trois parties (ici, et ). François est bien placé pour en parler lui qui depuis 2002 propose ses services en interventions périscolaires et pour l’encadrement du B2I. Je vous invite à réagir à ses propos 🙂

L’enseignement musical… y’a du conflit dans l’air !

Revenons à ma chronique a proprement parlé. L’aventure de cours de musique continue.

Il y a un mois maintenant ma fille est rentrée du collège avec deux flûtes ! Ma vieille flûte en bois (celle que j’avais moi-même au collège) dont elle fait l’usage en cours depuis ces années de primaire et une flûte neuve en plastique rose translucide.

Surpris, je lui demande la raison de la présence de ce second instrument. Elle me répond que son professeur lui a demandé s’il était possible de changer d’instrument car la flûte en bois fait un mauvais son (elle sonne mal soi-disant) ! J’en reste ébahi car même avec mon oreille déplorable, le son de cette flûte ne peut être mis en cause. Je questionne donc la gente demoiselle.

J’apprends que l’enseignant lors du premier cours avait ronchonné car plusieurs élèves possédaient déjà leur instrument (je pense qu’elle se retrouve avec un stock de flûte à écouler).

J’aurai dû me méfier lorsqu’elle avait demandé lors du premier cours à ma fille de rapporter le doigtier de la flûte ! (La raison évoquée par l’enseignant à l’époque était que les doigtiers des flûtes avaient changé dans le temps et qu’elle ne connaissait pas le doigtier de Ma flûte… Deux petite précision, cette personne doit être proche de la quarantaine et je sais jouer sur une flute de l’époque et celles d’aujourdh’ui sans aucun problème, mais je ne suis pas prof. de musique 🙁

Bref, autre détail important, comme elle ne connaît notre niveau social, l’enseignant précisa même que nous pouvions payer le morceau de plastique (6 euro) en deux fois, trois fois… ! L’intention est sympathique. Merci. C’est vrai que six euro pour notre budget n’est pas rédhibitoire mais je pense que ce n’est pas le cas de tous les parents !

De mon côté, j’ai mis un mot dans le cahier de correspondance, réclamant à l’enseignant de m’expliquer les raisons pour lesquelles mon enfant devait changer son instrument et je donnais les six euro (paiement en une fois donc) pour le cours suivant.

L’histoire évidemment ne s’arrête pas là ! Lors de la présentation du cahier de correspondance, l’enseignant dit : «j’suis d’accord de le remplir mais il y a un p’tit problème, car je vais devoir remplir une page entière du cahier ! Je vais téléphoner à tes parents si j’ai le temps pour leur expliquer.» Je n’aime pas ce type de réaction. Après, je sens que l’on va me reprocher encore de ne pas en avoir parlé avant avec l’enseignant !

La semaine suivante, l’enseignant demande à l’enfant en dehors des cours : «Est ce que c’est grave si je ne téléphone pas à tes parents ?». Ma fille ne sachant pas trop quoi lui répondre, dit : «Non, ce n’est pas grave 🙁 La réponse d’un sixième était évidente. Comment pouvait-elle dire que c’était grave !

Cette semaine c’était le premier rendez-vous avec les enseignants, vous savez la soirée où tout le monde attend de passer devant les profs pour savoir comme se déroule la scolarité de ses enfants.

J’avais décidé de mon côté de boycotter cette personne qui ne souhaite pas me répondre ! J’avais une excuse en plomb. Le même soir, aux mêmes horaires, dans l’école de la plus petite, il y avait un conseil d’école (je suis parent élu :-). Nous étions deux parents dans le même cas c’est-à-dire à devoir abréger la consultation des enseignants du collège pour participer à l’autre réunion !

Ce serait bien si l’éducation nationale tentait d’harmoniser les réunions des différents établissements afin que les diverses réunions ne soient pas en simultané afin que l’on ne puisse pas reprocher aux parents de ne pas participer 😉

Mais revenons à notre ami des arts musicaux. Donc, un mois plus tard, je ne connais toujours pas la raison de ce changement de flûte ! En plus, ma fille a oublié de lui dire aujourd’hui que contrairement à ce qu’elle avait dit, pour moi, il est important de savoir pourquoi elle devait changer de flûte !

Pour votre information, le CD de la chanson demandée n’est toujours pas arrivé 😉 Petit rappel, l’enseignant a donné une chanson à apprendre mais ne possède pas le disque de la chanson !

En effet, depuis le dernier billet, j’ai téléchargé la chanson 🙁 et j’ai mis le MP3 sur un CD. Seulement, le CD ne fonctionnait sur le matériel de l’enseignant en classe et chez elle ! Sur d’anciens lecteurs de CD effectivement, il ne fonctionne pas ! Bref, du temps passé, un CD de perdu… Je n’ai pas été le seul à chercher… D’autres élèves de la classe ont effectué des recherches sur YouTube… Ce sont les enfants qui ont fait le boulot de l’enseignant maintenant.

Ah une information de dernière minute. Une amie de ma fille aurait (attention conditionnel) reçu de l’argent (les 1 ou 2 euro promis ?). Les petits entendront peut-être la chanson dans sa version originale après les vacances de la Toussaint ?

Tiens, faudrait aussi que je vérifie que le CD n’est pas disponible dans une bibliothèque du coin !

Dernière remarque, l’enseignant à découvert la version du texte imprimé que j’avais fourni à ma fille. «Il est super ton texte, je voudrais bien le même !» Je lui ai fourni aujourd’hui l’adresse d’un site (ils sont nombreux) où le texte de chanson est disponible. Ma fille ajoute d’un ton déçu : «Je crois qu’elle ne se souvenait plus quand je lui ai donné le papier». En moi-même, je me dis : «Bien sûr, je n’ai pas fait une photocopie du texte pour l’ensemble des élèves !»

J’en reste là pour la partie musicale mais la marmite bout !

Et la classe pupitre !

Passons maintenant à la classe pupitre car nos têtes blondes ont été en classe pupitre et ce que je redoutais est arrivé !

Lors de leur premier passage en classe pupitre (avec l’enseignant de Français qui semble vouloir utiliser régulièrement la salle, un bon point pour elle), ce fut assez folklorique.

Voici en détail le déroulement de l’heure de cours. Après être entré dans la salle, l’enseignant ne savait pas comment allumer l’électricité de la salle. Une collègue est venue donner une explication, mais visiblement un autre problème existait ! Les deux enseignants firent donc appel à un troisième professeur (le responsable de la salle ?) qui était en cours avec des élèves.

L’enseignant qui était venu en aide au premier surveilla les élèves du troisième pendant que celui-ci tentait de résoudre la panne. Il ne réussit pas davantage. On fit donc appel à un technicien du collège qui «mit du courant dans la salle». Cette perturbation dura une demi-heure sur l’heure de temps prévu. L’autre demi-heure fut consacrée à expliquer le réseau et le dossier privé des élèves.

Depuis, les jeunes ont fréquenté à plusieurs reprise depuis deux semaine la classe pupitre avec les enseignants de mathématique (une fois) et de français (pour saisir un conte).

Aujourd’hui, nouveau problème. Cinq ordinateurs étaient en panne à l’arrivée des élèves. Donc, on fit appel au « responsable de la salle » qui était en cours et qui ne pouvait pas venir. La quête d’un autre enseignant « responsable de la salle » lui aussi (je ne sais pas qui est (sont) le(s) responsable(s) en fait) se termina par un échec. Il était en dehors de l’établissement, ayant terminé ses cours.

En conclusion, ceux qui avaient leur ordinateur en panne durent rejoindre un camarade de classe et regarder ce que faisait ce camarade !

Les outils maison, dont du mindmapping

Pendant la rencontre enseignants-parent, j’ai expliqué à l’enseignant d’Allemand que je fais utiliser Genius (un logiciel sur Mac) pour l’apprentissage des mots, etc. Ma fille commence à utiliser seule le logiciel y compris pour la saisie des mots !

À plusieurs enseignants, j’ai expliqué que nous réalisions désormais des cartes euristiques des leçons avec les filles.

J’ai choisi la version gratuite de MindNode qui est très simple d’emploi et qui met des couleurs automatiquement ;-)… Voici quelques exemples de cartes euristiques (en pdf) que nous avons créés soit avec la plus grande ou la plus petite (elle en réclame elle aussi maintenant) :

L'innovation des TIC à Lille et dans le Nord-Pas de Calais

Depuis 2002, la métropole Lilloise et le Nord-Pas de Calais possède son observatoire des TIC (Technologies de l’Information et de la Communication) : l’Observ@toire, l’analyse des TIC de Lille Métropole et du Nord-Pas de Calais. Il faut dire que les TIC représentent plus de 2 000 établissements et de 20 000 emplois sur la région de Lille.

Dommage qu’aucune alerte ne semble permettre de récupérer les numéros à leur sortie (il parait deux fois par an en juin et décembre) ! Sur le site de Digiport, il est possible de retrouver les anciens numéros en pdf… Enfin, pas tous, car le n° 10 est curieusement absent !

Depuis cette page, l’onglet Observatoire conjoncturel des TIC, sous entendu du Nord – Pas de Calais) qui promet de mieux connaitre la conjoncture régionale de votre entreprise TIC ou le lien qui permet d’adhérez gratuitement à l’Observatoire Régional des TIC Digiport, il est possible d’adhérer à l’Observatoire ! En réalité, rien de tout cela. Si «l’adhésion est gratuite, votre seul engagement consiste à nous renvoyer dans les meilleurs délais les questionnaires d’enquête» (sic). Pour moi, ce n’est pas une adhésion mais une participation !

Surprise également à la lecture de cette page, le point 4 me fait sursauter… je vous le livre en indiquant en gras :
«Chaque fin de trimestre (mars, juin, septembre, décembre), vous recevrez par télécopie (ou par voie postale si vous ne possédez pas de fax), un questionnaire d’enquête qui concernera votre entreprise.
Vous aurez à nous le retourner (par télécopie ou par courrier si vous ne possédez pas de fax) dès que vous l’aurez rempli. Ce questionnaire comportera uniquement votre numéro d’adhérent et non vos identité et adresse réelles, ce qui garantit l’anonymat et la confidentialité de l’opération.
Dès que le traitement des réponses est effectué, un bulletin d’information vous sera envoyé. Ce document présentera les résultats des réponses à chaque question pour l’ensemble des activités et par activité.»

Cet organe spécialiste des NTIC ne propose pas de mode de communication par Internet ! un comble, non pour un observatoire des TIC ?

Je suis curieux de voir si l’univers Netvibes de la CCI de Lille, oups, Grand-Lille mis en ligne fin juillet contient dans l’un de ses vingt onglets une trace de l’Observ@toire ! (mes félicitations pour cette initiative :-).

Au passage, voici les onglets proposés :

  • Actions CCI Grand Lille,
  • Actualités / Agenda en Région,
  • Pôles de compétitivité,
  • Presse régionale,
  • Presse nationale,
  • Presse web,
  • Sources gouvernementales,
  • Europe, International,
  • Propriété industrielle et droit,
  • Financement,
  • Management de l’innovation,
  • Outils pour innover,
  • Stratégie & innovation,
  • Marketing & innovation,
  • Tendances & prospective,
  • Eco-innovation,
  • Réseaux,
  • Univers et blogs d’intérêt.

Même s’il a été peu visité (quel est l’intérêt de mettre un compteur sur une page Netvibes avec un résultat aussi ridicule, moins de 1 000 visiteurs aujourd’hui), je n’ai pas trouvé trace de l’Observatoire ! Est ce à dire que l’Observ@toire, l’analyse des TIC de Lille Métropole et du Nord-Pas de Calais et donc la filière TIC n’appartient pas à la sphère de l’innovation ? Oui, j’ai oublié de vous dire l’univers Netvibes de la CCI Grand Lille a pour titre, Innosphère : votre univers Innovation CCI Grand Lille et que la CCI Grand Lille est partenaire de l’Observ@toire !

Si cela continue, je vais penser que l’un des endroits sur la métropole Lilloise où vous pouvez découvrir les vrais innovateurs dans le monde des TIC se sont encore les apéros Blog en Nord – référenceurs…. Le prochain, avec une soixantaine d’inscrits se déroule demain vendredi… Gratuit, allez vite vous y inscrire vous aussi 😉

Chronique éducative vue par un papa

Suite à la publication de mon billet sur les classes pupitres des enseignants et des parents m’ont demandé de donner régulièrement des nouvelles, j’obéis 🙂

Au collège

Le premier point, ma grande fille n’a toujours pas pénétré dans la salle pupitre… mais les formations semblent battre à plein ! Elle a même eu des cours de supprimer à ses dires pour que certains profs se forment.

Mais le gros événement depuis la rentrée est en marge… bien que. Elle concerne le prof de musique, pardon d’éducation musicale. Ma fille de retours de cours me dit :«est ce que tu connais cette chanson ?» Un titre comme La ballade des gens heureux… (c’est un exemple). Effectivement, je connais… et je commence à lui chanter (si, si, cela m’arrive de chanter 🙂

Puis, on discute et elle me montre le texte de la chanson remise par l’enseignant… Chaque couplet comporte au moins une erreur… Mais ma fille doit l’apprendre. Je lui fournis donc le texte « officiel » de la chanson issu d’Internet.

Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Ma fille me demande également si j’ai cette chanson sur un CD ? Alors là, c’est peu probable. Sur mes K7 de jeunesse peut-être mais sur un CD, non. Je fais une recherche dans les règles sur le web… Sans succès. Seule l’intro est disponible dans sa version originelle.

Une semaine passe… et évidemment personne ne possède le CD. Et j’apprend que l’enseignant aurait promis 1 euro à qui lui rapporterait le CD ! Curieuse méthode. Je pense que cet enseignant attend qu’un papa bien intentionné se promène sur un réseau PtoP pour lui fournir la chanson en version numérique. Je crois qu’il l’a trouvé 🙁 Il serait bon également de faire remarquer à cet enseignant que plus de 40 sites permettent d’écouter et de télécharger légalement de la musique 🙂

Ah oui, j’oubliais. L’enseignant a perdu son CD !

Je n’ai rien contre cet enseignant que je ne connais pas encore, mais il a demandé une recherche d’une semaine sur l’autre concernant un compositeur. Les enfants devaient trouver : la nationalité, la date de naissance et de mort de l’artiste. Il leur a conseillé d’aller voir sur Internet. Je parie que l’on arrive sur une longue page Wikipedia. Gagné 🙂 Moi, j’ai dit à ma fille de prendre son « p’tit Larousse ». Trois lignes à lire. Cela me donne l’impression qu’il faut faire de l’Internet pour de l’Internet.

Sinon, un bon point. Malgré la description apocalyptique de ma grande après son cours de AATP (Aide au Travail Personnalisé), elle y a appris qu’il n’y avait pas que Wikipedia dans la vie et qu’elle allait apprendre à se servir de ces dix doigts pour saisir un texte ! Je commence déjà à trouver ce cours sympathique. Petite remarque, c’est le personnel du CDI (Centre de Documentation et d’Information) qui s’occupe de cette heure d’enseignement.

À l’école primaire

La grande, la grande… la petite va encore être jalouse… Dans son CM1, elle a une heure d’informatique par semaine… Elle découvre le fond d’écran, à naviguer dans le bureau, à se créer des dossiers… Cela me parait pas mal… À suivre. Mais, ce soir, lors d’une réunion d’information, j’ai percuté. Dans les nouvelles dispositions de notre Ministre de l’Éducation Nationale, l’enseignement de l’informatique en école primaire doit être dorénavant transversal. J’explique pour ceux qui ne connaissent pas. On doit faire de l’informatique pendant un cours d’histoire, de math, de français…

Seulement, l’école en question possède neuf classes mais une seule salle d’informatique. Difficile de s’organiser dans la transversalité comme nous l’expliquait l’enseignant.

Au passage, je note que c’est un intervenant extérieur (je ne sais pas qui est exactement cette personne) qui donne ces enseignements informatique.

Dans le supérieur

Bon, et dans le supérieur… Bien sûr, je n’ai pas d’enfant à ce stade de leur progression scolaire, mais j’aimerais revenir sur un billet de Sandrine Halbronn sur VIPeers : Est-ce OK de Bloguer ou de Twitter le Contenu d’un Cours En Classe ? En résumé, cela se passe aux USA. Une enseignante dans une école de journalisme à New York a interdit à ses élèves de bloguer ou de twitter ses cours pendant qu’ils se trouvaient en classe.

Comme je le dis sur ce billet en commentaire, cela m’évoque la discussion à laquelle j’ai un jour assisté entre enseignants du supérieur qui ne parlaient même pas de blog ou autre dans leur classe (je pense que cela doit être exclu d’office chez eux), mais de l’échange des notes de cours… L’un d’entre eux justifiait même sa position en indiquant que les paroles qu’il émettait pendant ces cours étaient soumises au droit d’auteur !
Je veux bien reconnaître que la diffusion des notes de cours peut poser problème du fait de l’interprétation des propos de l’enseignant par les étudiants… mais quand même. Par contre, disons tout haut ce que me confia un jour un enseignant du supérieur (il n’est pas le seul à m’avoir dit cela)… «j’imagine mal que les étudiants diffusent les notes de mes cours… Tu sais bien, parfois, il nous arrive de critiquer la position d’un collègue avec qui l’on est très proche (sous entendu, soit dans le même labo, soit un mandarin…) et s’il savait cela, j’aurais des problèmes.»

D’autres mon aussi dit que c’était par crainte de retrouver un cours quasi identique d’une année sur l’autre… Cela ne me pose pas particulièrement de problèmes… Je serai bien assez capable de la faire… y compris pour des enseignements de différents niveaux. Quel mal y a t-il à cela ? La langue anglaise évolue chaque année ? Je n’ai pas l’impression. Et après tout, n’est-ce pas ce que nous faisons dans le fond lorsque nous donnons une formation outil en entreprise ? La base est toujours la même pour enseigner InDesign ou PhotoShop par exemple. Nous ajustons simplement le contenu et la forme en fonction de notre public !

Invitation

Que vous soyez parents d’enfant en primaire, en collège ou étudiant dans le supérieur (on ne va pas demander à vos parents), vous pouvez compléter ce billet par vos commentaires… Pourquoi ne pas faire de ces chroniques un état des lieux « réel » de ce qui se passe concernant l’éducation à tous les niveaux. Nous trouvons facilement le point de vue de l’administration, un peu plus difficile, le point de vue des enseignants, mais les blogs ou site d’enseignants sont nombreux… la vision des accrocs pour ne pas dire les geeks de l’éducation nouvelle… mais le point de vue des parents, des enfants… mis à part dans des enquêtes, rien ! Profitons donc de ce lieu d’échange 🙂 Les enseignants peuvent également réagir, les parents tenteront de vous répondre :-)))