de Ludovia 2011 à La Place Publique

Il est rare que j’indique désormais ce que je fais comme conférences, les interviews dans lesquelles vous me trouvez, les passages télé sur ce blog… puisque depuis quelques mois, toutes ces informations sont dans le blog eric-delcroix.com.

Aussi, pourquoi j’annonce que je serai au salon Européen de l’Éducation à la Porte de Versailles à Paris : Éducatec-Éducatice ce 25 novembre ?

Pour 2 raisons…

Pour donner encore un peu plus de relief pour l’université d’été Ludovia à laquelle je participe depuis 2 ans ! Et ce n’est pas parce que je dois y jouer un rôle plus important cette année mais simplement parce que je pense que cette université d’été de la e-éducation et du multimédia ludo-éducatif doit être supportée, soutenue, encouragée… Donc, passez le relais une fois lu l’article, faites connaître Ludovia 2011.
C’est l’endroit idéal pour que enseignants, non-enseignants, formateurs, parents, personnel du e-learning, syndicat professionnels, éditeurs de livres, institutions politiques et académiques… ou de solution à tous les degrés de l’enseignement : depuis la maternelle jusqu’aux universités et grandes écoles se réunissent, échangent et dialoguent enfin entre eux !

Vous pouvez suivre Ludovia 2011 sur Twitter, sur le site de Ludovia, on attend sous peu la page Facebook pour 2011 🙂

Seconde raison, dans le même état d’esprit… j’applaudis à deux mains à l’initiative de France Télévision qui à lancé La Place Publique. Je trouve que l’on en parle trop peu dans la blogosphère ! J’avais déjà écrit suite à mon passage lors de la soirée des élections tout le bien que je pensais de ces émissions, de sa démarche, de ce qui était fait, etc. Donc, même chose que pour Ludovia, supporter ce nouveau format de télévision 🙂

Retrouvez La Place Publique sur TwitterFacebook ou leur page, sur leur site, leur blog.

Ludovia 2011

Je dois retrouver l’équipe de Ludovia au salon Européen de l’Éducation et participer à l’annonce de Ludovia 2011.

En effet, l’équipe d’organisation de Ludovia m’a demandé de les aider pour un projet qui prendra naissance justement lors du salon Éducatec-Éducatice et qui se terminera lors de la prochaine université d’été à Ax-les-thermes (Arièges), du 29 août au 1 septembre 2011. Le thème de cette année sera : mobilité & ouvertures… dans l’éducation

Pour mémoire, Ludovia, outre le portail d’informations de la e-éducation et du multimédia ludo-éducatif, organise une université d’été chaque année sur le sujet au cours de laquelle, on croise les « faiseurs » de l’e-éducation de la Francophonie !

Spéciale Web sur l’école numérique : La Place Publique (France TV)

Je devrais également participer à la spéciale web de La Place Publique (France Télévision) sur l’école numérique lors du salon. L’émission sera en flux direct.

La Place Publique utilise, Storify dont les sources d’information sont Twitter, Facebook, Flickr, YouTube, les flux RSS et Google, pour créer un article évolutif et continu sur la question du développement du Numérique dans l’enseignement. Vous pouvez à travers vos comptes Twitter et Facebook participer à la conversation et partager vos vidéos et vos photos grâce à Youtube et FlickR. Avis aux amateurs 😉

retour sur Ludovia 2010

L’année dernière déjà lors de mon retour de Ludovia j’avais donné mes impressions sur cette université d’été de la e-éducation et des applications Multimédia Ludiques et Pédagogiques. Je fais de même pour la 7é édition de Ludovia qui vient de se dérouler du 23 au 27 août 2010.

Je suis frustré cette année de ne pas avoir pu utiliser mon blog pendant mon séjour comme je le souhaitais et notamment de ne pas pouvoir publier mon billet : Elle arrive dans Facebook. J’avais également promis de tenter de réaliser une séquence Ustream par jour… mais je n’ai pas eu le temps 🙂

En effet, l’une des innovations de cette année était la présence de personnes très présente dans les médias sociaux : blog, Twitter, YouTube… Éric Fourcaud a retenu le bruit que nous avions fait à 3 l’an dernier : Mario Asselin, Caroline Jouneau et moi même 🙂

Aussi, dès le premier jour, #ludovia2010 caracolait en tête des hashtags français !

Il faut dire que si vous prenez les « invités » :

épaulé au fil des jours par Francois Bocquet, Cédric Naux, Damien Giard, Virginie Paillas / SayapaW2, le café pédagogique, Ludovia2010

et le tout bien relayé par des personnes absentes comme Yann Leroux, David Cordina ou Nicolas Loubet,

cela vous fait une belle brochette de spécialistes dans le domaine de l’éducation, une grande partie du gratin francophone, tous geek selon les uns, trop en avance sur leur temps pour d’autres… mais, tous actifs, très branchés médias sociaux…

En plus, imaginez que Ludovia c’est bien entendu les tables rondes, les conférences mais aussi le off qui se pratique au cours des repas, lors des pauses, aux thermes, au petit déjeuner bis, en soirée (avant, pendant et après les barcamps 🙂

Pour ma part je retiens effectivement cette explosion, ce feu d’artifice de ces acteurs à la fois entre nous et sur les réseaux ! Ce n’est pas un hasard si plusieurs personnes regrettaient leur absence de Ludovia 2010, si de nombreux FF (FollowFriday dans Twitter) étaient dédiés à Ludovia la semaine dernière et si certain on déjà pris note de Ludovia 2011 🙂

Amusant à ce sujet le message dans Twitter du Canadien Patrick Giroux :  «Je pioche sur mon plan de sabbatique. À quels évènements (colloques et autres) relatifs aux TIC dois-je absolument participer en 2011-12 ?» et dans le Tweet suivant : «Ne répondez pas ludovia… j’ai vu suffisamment de commentaires passer pour y penser! 🙂»

Aucun des participants n’est ressortis indemne. Nous avons tous profité de la richesse de nos échanges en tout sens. Pourtant, ces différents « influenceurs » (je n’aime pas ce terme… mais il fallait trouver un terme pour qualifier à la fois les spécialistes de Twitter, les bloggers…) n’ont épargné personnes, même entre eux 🙂

Le système, notamment des Tweets est perfectible, lors des tables rondes. Je ne reviens pas sur le sujet, il a été abordé ailleurs (voir dans la liste des articles ci-après) 🙂

D’ailleurs, cela a été évoqué lors du bilan où nous avons tous (organisation et participants : exposants, « influenceurs »)  pris la parole. Certains étaient étonné de la transparence de ce bilan. C’était la première fois qu’il voyait cela ! Un autre indique pendant ce débat : «suis je bien en france ? : on s’écoute parler, on se répond, on argumente… #surrealiste #jevaismereveiller». C’est aussi cela, j’allais écrire c’est surtout cela Ludovia, un lieu d’échange où l’on s’écoute les uns les autres sans pour autant laisser tout et n’importe quoi, chacun réagissant à bon escient !

J’en profite pour reformuler certains de mes regrets pour cette année : la difficulté d’assister au colloque scientifique (je n’ai pas pu aller voir une seule communication en dehors de celles d’ouverte du colloque), j’ai également été un peu déçu par la journée de vendredi consacré à la veillesse… Certainement pas assez web 2 pour me satisfaire 😉 et toujours le même regret d’une année sur l’autre, l’absence des parents… et aussi des mondes de la formation continue, des universités…

Certains assimilent peut-être Ludovia au qualificatif : Université d’été = vacances = repos ! Ce n’est pas le cas, je vous assure… même si certaines photos pourrait le faire songer 😉 On travaille à Ludovia, dans la décontraction, mais on travaille.

Cela fait du bien à tous ces adeptes des média sociaux, des outils de collaboration et de partage (je ne dis pas TIC car pour certains les TIC se limitent à Word et à Excel —pardon à Open Office —, et aux courriers électroniques, ayant pour la plupart une tendance anti-ENT…), de croiser, rencontrer, échanger sur nos pratiques… Incroyable, nous ne sommes pas seuls !

La Norvège, invité d’honneur, nous présenta également une vision différente de l’usage des TIC dans les établissements et les salles de cours ! !

L’un des axes de Ludovia cette année était également l’établissement éducatif du XXIe siècle ! Nous avons proposé dans nos blogs et sur le site de Ludovia aux internautes de nous faire remonter leurs suggestions comme par le billet que j’avais diffusé !

Enfin, la graine que nous avions semé l’année dernière avec le Barcamp co-organisé avec Mario à commencer à donner des pousses (le premier barcamp de cette année où nous avons utilisé ardoises électronique et boitier de réponse) puis une belle plante lors du second barcamp sur l’utilisation du jeu multimédia et des Serious Game en salle de Classe . Il y a fort à parier que l’année prochaine nous récolterons les fruits 😉

D’ailleurs, en parlant de l’année prochaine dès le repas de vendredi, dernier jour de Ludovia, la réfléxion sur le thème de Ludovia 2011 était présente !

En attendant ce prochain rendez-vous, j’espère pour ma part vous recroiser sur les réseaux mais aussi en chair et en os à Lille, à Charleroi ? ou ailleurs, en tout cas avant l’été prochain 🙂 Et, mon espoir pour l’an prochain est de croiser encore plus de monde autour du Casino d’Ax les Thermes, en Ariège (Ludovia est subventionné par ce département :-).

Ce qu’ils ont dit sur Ludovia 2010

Généralement, lorsque j’apprends l’existence d’un événement ou d’une manifestation quelconque… j’aime retrouver au sein d’une page tous les liens qui me donne des comptes rendus sur ce qui c’est passé, etc. Je pense que cette année, je peux m’y coller 🙂

  • les comptes rendus officiels de l’ensemble des tables rondes, conférences… écrits par les « influenceurs » qui avait été invités nommés pour l’occasion rapporteur sont dans le blog de Ludovia.
  • Les causeries de Christophe


Causerie Ludovia2010 Eric Delcroix, Sébastien Reinders
envoyé par Batier. – Plus de vie étudiante en vidéo.

Mise à jour le 31 août à 23 h :

Ce qui a été dit dans de Ludovia dans Facebook, Buzz,  marqué dans Delicious est répertorié dans 48ers.

Mise à jour le 7 septembre :

La vidéo d’Alix Poulot : Ludovia 2010 et la version off 😉

Ludovia 2010 : 3, 2, 1… C'est parti

À partir de ce lundi, je serais en route pour Ludovia 2010 pour une semaine complète (jusque vendredi 27 août) ! Donc, je préviens mes amis sur Twitter, Facebook… Il y aura beaucoup de messages marqués #Ludovia ou #ludovia2010 en perspective 🙂

Les organisateurs qui sont déjà arrivés sur place ce dimanche soir nous préviennent des conditions difficiles de travail dont nous allons bénéficier : 35° à l’ombre… Heureusement, c’est à Ax les thermes, au cœur de l’Ariège et il y a les thermes 🙂

L’année dernière j’avais été invité à cette université d’été sur l’e-éducation et les applications multimédia ludiques et pédagogiques. Nous avions organisé avec Mario un barcamp dans des conditions un peu particulières mais en jouant en même temps sur la liaison avec Twitter 🙂

Le tweet sera d’ailleurs à l’honneur comme moyen de communication en quelque sorte pendant cette semaine. Autre grande nouveauté cette année, des blogueurs dans le domaine de l’éducation et de l’enseignement sont invités pour participer, relayer l’information, être « rapporteur » de certains événements…


Ludovia 2010 Les Blogueurs
envoyé par Batier. – Plus de vidéos campus.

Les blogueurs : Mario Asselin – Québec,  Christophe Batier – Lyon, Jonathan Fischbach – Belgique, Caroline Jouneau-Sion – Lille, Yann Leroux – Paris, Jean-Paul Moiraud – Lyon, Lyonel Kaufmann – Suisse, Annabel Saint-Paul – Toulouse, et moi-même et certainement quelques autres —j’ai les noms devrions vous préparer une petite surprise genre causerie hebdomadaire. Vous en saurez plus dès lundi soir je pense 🙂

Ludovia, 7e du nom dont le thème est Créativité et interaction regroupe des enseignants, des chercheurs, des entreprises actives dans le domaine, des collectivités publiques locales, des représentants de l’Éducation nationale française, des chefs d’établissement…

Si l’année dernière, outre le Barcamp cité plus haut, j’avais été l’un des instigateurs de l’introduction de Twitter en compagnie de Caroline et de Mario notamment, cette année, en complément de ce qu’a prévu l’organisation de Ludovia, j’ai mis en place un journal de Ludovia basé sur les messages de la liste twitter des participants à Ludovia depuis mon compte grâce à Paper.li : Ludovia2010. J’ai également mis en place les newsletters sur #ludovia et #ludovia2010 !

Voilà pour ce que j’ai préparé avant mon départ.

Sur place, je participerai à la table ronde sur Les médias sociaux en classe et je serai le rapporteur du BarCamp / atelier créatif : Concevoir et imaginer l’établissement du XXIe avec le numérique. Ça, c’est pour l’officiel 🙂

Officieusement, je serai régulièrement sur Twitter, mais, j’ai pensé également essayer de mettre en ligne une séance UStream chaque jour ! Je fais des infidélités aux cuisines du net pour quelques jours 🙂 J’essayerais de vous faire découvrir Ludovia d’une autre façon sur mon compte Ustream Eric Delcroix.

En attendant, demain, c’est le départ… D’ailleurs, je fais une pause à l’aéroport de Toulouse… Avis aux amateurs… j’ai deux heures environ à perdre (de 14 h 45 à 16 h 30 :-). Dernier détail pratique, je suis hébergé à la Résidence Pierre & Vacances ! Qui d’autres ?

Ludovia 2009, c'est fini… enfin presque !

Difficile d’écrire, malgré les attentes, un compte-rendu de la semaine qui vient de se dérouler à l’université d’été de la e-éducation et du multimédia ludo-éducatif : Ludovia….

Cet exercice est d’autant plus difficile que Mario Asselin et Caroline, mes co-animateurs du barcamp et principaux commentateurs dans Twitter durant l’événement ont déjà réagi. Mario dans : C’est reparti à Ludovia, Animer pour apprendre à Ludovia et Le lieu en tant que capital de traces et Caroline avec son bilan subjectif de ce que j’ai vu, lu et entendu à Ludovia (et aussi un peu dit, d’ailleurs). Même Ludovia a déjà publié la conclusion de ces rencontres.

Pour commencer, je voudrais remercier Ludovia de m’avoir invité pendant cette semaine à Ax les Termes 🙂

Les rencontres…

En préalable, je vous conseille de lire le suivi que nous avons tenté (avec Caroline et Mario) de mettre en place dans Twitter #ludovia09. Toutefois, certains entretiens m’ont échappé, dû à la multiplicité des événements ouverts ou non à tous. C’est aussi sans parler des rencontres informelles, parfois plus enrichissante sur la vraie vérité que les débats officiels, mais j’y reviendrais.

Précision également de suite les raisons de ma présence : je devais co-animer une soirée Barcamp sur le thème des réseaux sociaux et de l’éducation. Donc, j’étais un peu un électron libre dans cette foule (500 participants) ce qui explique peut-être mon point de vue !

Si je devais résumer cette édition de Ludovia, un mot me viendrait à la bouche : ENT (Espace Numérique de Travail)… Les ENT étaient partout présents ou presque…

Second fait majeur qui bruissa pendant la semaine : l’enquête sur le programme «un collégien, un portable» dans les Landes, diversement interprété. Je pense que c’est une piste à poursuivre quel que soit le côté sombre des résultats.

Les « familles » et l’implication des familles (le cahier de texte numérique n’est peut-être pas la seule attente des parents) étaient une thématique également récurrente.

Bref, ces sujets correspondaient exactement au profil et aux préoccupations de nombreux présents : collectivités territoriales, ministère… Pour ma part, j’ai trouvé les enseignants peu représentés et notez l’absence des chefs d’établissements ! Caroline remarque elle l’absence des femmes (bien que 😉 Les parents et les enfants (ou adolescents) étaient quasi inexistant… Un seul enfant, quelques membres représentatifs des parents par ci, par là (en fait, j’en ai surtout repéré un seul, deux avec moi !).

J’ai été déçu par le niveau de certaines présentations. Par exemple, celle des TBI… mais je pense que cela n’est pas propre à Ludovia. J’y reviendrais certainement lors de la publication des résultats du concours de Speechi : Speech’ards, dans quelques jours. En tant que membre du jury, j’ai découvert les propositions en avant-première 😉

Mais revenons-en à quelque réflexions que je pense plus constructives pour ma part… Je ne suis pas intervenu lors des débats et pour cause, je me serais peut-être faits lynché ! 😉 Comment dire à une population visiblement tout acquise aux ENT que c’est fini des ENT, il est déjà trop tard ! Enfin, en apparence !

Lors d’une présentation des ENT le mardi après-midi, donc en début de l’université, une slide m’a fait réagir dans Twitter et poser la question sur l’avenir des ENT… Il était indiqué que les ENT avait été créé en 2003, en 2006 un plan de poursuite avait été engagé par le Ministère. Seulement, la plupart des ENT sont des coquilles vides. On est donc reparti pour 3 ans… 2009 – 2012 pour remplir ces ENT dont l’instigation remonte à 2003… 10 ans dans le monde d’Internet : combien de génération à l’échelle du net. Remplir avec quoi et pour quoi faire ? Certaines régions, dont celle du Nord-Pas de Calais, ont agi différemment… Je suis curieux de voir 😉

Au passage, je ne sais pas si le représentant de l’Académie du Nord a pris conscience de l’importance de l’apprentissage des dangers d’Internet, de l’identité numérique… dans les collèges (j’avais brièvement résumé les mésaventures relatées dans ce blog). Sa seule réponse a été : «on va donner une vidéo conférence au chef d’établissement à la rentrée pour les alerter sur le sujet». On est loin de ce que réalise l’académie de Versailles sur le sujet depuis plusieurs années !

Mais revenons à ces ENT… Il est amusant de constater dans un commentaire chez Mario qu’à la fin de l’université, on parlait des ENT au passé ! J’avais déjà eu vent de cela sur place 😉 Moi-même, j’en avais discuté, dès le premier soir, et le responsable me disait que la question pouvait effectivement se poser.D’ailleurs, lors d’une autre conférence, il fit référence à nos entretiens, si j’ai bien tout compris ;-))

Surprenant ce décalage entre le discours officiel en présentation et les à-côtés…

Et puis, l’autre aspect des ENT qui me donne des « boutons », c’est cette impression de concentration ! Tout chez nous, rien à l’extérieur (ceci explique en parti le débat sur l’intégration des familles !) Cela me rappelait les discours de l’université lors de l’université Vivaldi où les productions des étudiants devaient rester dans Moodle (j’vous expliquerai bientôt ce que j’ai prévu de faire avec les étudiants cette année au premier trimestre en mêlant Twitter, SlideShare, blog…).

D’ailleurs, les médias sociaux, le web 2… (attention, j’vais exagérer), j’attends toujours que l’on en parle à Ludovia ! Ah, si le représentant de la Catalogne l’a évoqué officiellement à plusieurs reprises.

Sinon, j’ai presque la confirmation que la fracture numérique telle qu’on l’entend avec le taux d’équipement, de connexion… est presque résorbée.

Je persiste et signe pour dire qu’une autre fracture numérique existe désormais : savoir ou non utiliser efficacement l’outil informatique et Internet en particulier.

Lorsque j’entendais les statistiques sur les parents, jamais je n’ai su ce qu’il faisait sur leur ordinateur ! Il joue ? ils sont sur le web pourquoi faire ? je constate ce que font les gens autour de moi ! Je suis entouré de « béotiens » en Internet et parfois en informatique. Cela me permet de relativiser certaines choses !

Bref, vous l’avez compris nous étions dans un dialogue état – région qui connu son summum lors de la prestation d’Henri Emmanuelli, le président du Conseil Général des Landes qui réjouit tant de personnes dans l’assistance ! Mais, dans ce dialogue, on pouvait remarquer également que les bonnes volontés étaient également une question d’homme ! Si la bonne personne se trouvait au bon moment en relation avec les personnes adéquates : les projets avançaient, sinon… Une situation qui semble équivalente dans les établissements. Sans « meneurs », il n’y a pas de résultat.

J’en reviens à ma pauv’ région, je ne pense pas que les problématiques d’éducation et de nouvelles technologies devraient beaucoup avancer dans la région avec la non-impulsion de l’Académie par exemple !

Du côté des enseignants

Mais ce danger de «consanguinité» risque de contaminer également le corps enseignant.

À la réflexion, il existe un microcosme d’enseignants. Si vous prenez les enseignants qui interviennent dans les différentes associations ou regroupement d’enseignants, on s’aperçoit assez vite que ce son toujours les mêmes qui sont présents quelle que soit la structure.

Et dire que quelques jours avant lors d’un rendez-vous, on discutait avec mon interlocuteur (un site de référence dans le domaine de la communication) sur le plan marketing du danger de trop vouloir focaliser et se restreindre à une cible communautaire de plus en plus affinée… C’est de lui que vient le terme consanguinité 😉

D’ailleurs, encore aujourd’hui, dans le cadre d’une autre manifestation, on me demandait si je connaissais des noms d’enseignants utilisateurs de nouvelles technologies dans la région (en simplifiant) ! Évidemment, les noms que je fournissais étaient toutes des personnes que tout le monde connaît et il existe un gouffre entre ces enseignants à la pointe du progrès (groupe dans lequel je me situe au niveau de l’enseignement universitaire, je pense) et le reste de la population des enseignants ! Comme le qualifiait mon interlocuteur, on trouve beaucoup de formateurs de formateurs, mais peu d' »élus » pour l’instant.

Ceci explique peut-être aussi le décalage dans les résultats de l’enquête dans les Landes, en ce qui concerne les enseignants et les enseignements. J’avais écrit en son temps que les enseignants faisaient du e-learning et des TIC sans le savoir… Seulement, comment l’avouer publiquement !

De plus, l’adhésion à un groupe n’est peut-être pas significative… J’en suis l’exemple type, même si je suis plusieurs regroupements d’enseignant, je n’accepte plus depuis longtemps de rejoindre une « unité » de ce type. Et cela, pas seulement dans le domaine de l’éducation (certain dans le Nord le savent dans d’autres domaines ;-). Ce n’est pas pour autant que je ne peux pas être une force de proposition ou de critique par ci ou par là…

D’ailleurs, c’était assez amusant de voir qui suivaient nos tweets… J’suis pas certains que c’était des enseignants. Loin de là vus les échos que j’ai eus. On trouvait des formateurs de formateurs, quelques parents, des anciens enseignants, des pro-am… mais peu voir pas d’enseignants « standard ».

Je ne pense pas que le C2I dans les IUFM transforme comme par magie cet état de fait…

Autre réflexion que je me faisais pendant ces journées à Ax les thermes… les tentatives de rencontres blog en Nord qui abordaient le sujet de l’éducation ont été des bides… et de là à penser que l’enseignant n’est pas concerné, il n’y a qu’un pas que je franchi allégrement. En réalité, non… Nous n’avons pas trouvé avec Blog en Nord le moyen d’impliquer l’enseignant dans cette démarche. Mais n’est-ce pas le même soucis à Ludovia ? Est ce que nous ne « volons » pas trop haut par rapport à ce public ? Est ce que leurs préoccupations au niveau numérique n’est pas ailleurs ?

D’ailleurs, cette implication dans l’emploi d’Internet à son revers. Je me demande si certains enseignants pensant bien faire demandent aux élèves des choses incongrues à faire sur Internet. Simplement dans le dessein de pouvoir dire : «j’ai fait ou j’ai utilisé Internet pendant mes cours !».

Le débat, hors conférence, sur les formations à l’outil ou à l’usage était d’ailleurs assez révélateur de cela. Pour moi, c’est un compromis avec les deux. Sans connaître l’outil, je ne peux pas en voir l’usage… et sans avoir d’idée sur l’usage, je ne peux pas savoir de quel outil j’ai besoin !

J’irais même plus loin (on me le reproche parfois car je diffuse dans Twitter beaucoup d’outils), il faut multiplier l’offre des outils, en présenter un maximum afin que l’enseignant trouve l’outil le plus adapté à l’usage qu’il veut en faire… En parallèle, il faut multiplier les présentations d’usage tout azimut… Les deux vont de pair et l’un ne va pas sans l’autre…

Quand je dois choisir un outil pour travailler dans un domaine, j’explore une multitude d’outils pour trouver celui qui me convient pour le type de travaux que je réalise. L’exemple typique dans mon cas est le MindMapping… où aucun outil n’est l’outil idéal, et donc, j’en emploie plusieurs.

Seulement, j’ai une très bonne connaissance de mon environnement informatique et d’Internet qui a été acquis au cours des années… Ainsi, lors des conférences sur les médias sociaux on me dit souvent que j’ai l’avantage de connaître « parfaitement » tous ces outils et donc de gagner du temps…

C’est identique dans d’autres secteurs. Je raconte souvent une expérience que j’avais menée à Sup Info Com… J’avais demandé à des étudiants combien de temps ils mettraient pour réaliser un travail spécifique sur Photoshop et de m’expliquer comment il procéderait. Résultat, j’avais deux réponses : quelques heures ou une semaine ! Question de connaissance de l’outil simplement ! C’est toujours vrai plus de dix ans plus tard.

et les familles…

Lors d’une conférence, Caroline lança : «on devrait créer un syndicat des parents !». Je glissais que j’avais déjà pensé créer un site où les parents pourraient s’exprimer sur le sujet de l’école ! C’est vrai… Pourtant, je ne l’ai jamais mis en place et ne le mettrai jamais en place.

Pourquoi, je ne créerai jamais ce site ? Pour deux raisons. La première, par manque de temps. C’est déjà une bonne excuse 🙂 Ce type de site demande une modération démoniaque… et quel est le juste milieu à obtenir pour une communication claire… je m’explique. J’ai l’impression que chaque parent vit le système éducatif différemment… Tout parent aimerait que son enfant soit éduqué selon ses principes…

Appartenant depuis 10 ans aux sphères des parents d’élèves, j’ai pu m’apercevoir de ces attentes différentes. Qui plus est, cela ne concerne principalement que les représentant des parents qui siègent dans les différentes assemblées…

Les points de vue et les attentes de ces représentants sont parfois complètement divergents (et je ne parle pas de point de vue de fédérations de parents d’élèves…) sur des sujets primordiaux. Certains sont adeptes de la nouvelle politique du « moins pire », d’autres visent l’excellence… sans parler des considérations dues aux orientations politiques, religieuses des uns et des autres, ou encore selon le cursus éducatif qu’ils ont suivi pour leur part. Bref, chacun voit midi à sa porte.

Et puis, second effet, révélateur également dans les différentes instances éducatives… il y a les parents non enseignants et les parents enseignants ! C’est là que l’affaire se corse… Jusqu’ici, j’ai eu l’impression que le corps professoral dans ces cas-là se ressoudait ! Nous, parents non enseignants (dans ces cas-là, je me considère comme non-enseignant 😉 avons devant nous souvent un bloc : enseignants de l’établissement et parents d’élèves enseignants. Si, si, j’vous assure, parfois, on m’a fait avaler des couleuvres comme cela ! Tiens, faudrait que les parents enseignants ne soient pas admis comme représentant des parents d’élèves 😉 (je précise, c’est pour rire !!!)

Donc, je veux bien créer un site pour que les parents puissent s’exprimer à plusieurs conditions : qu’ils soient du même avis que moi sur tout ce qui touche l’éducation… On ne serait pas nombreux, je vous rassure ! Et puis, si j’interdisais l’accès aux parents qui sont enseignants, il n’y aurait personne. Car le problème est également là ! Qui dans les parents se soucie de l’éducation de ses enfants concrètement ? Tous les parents ! C’est évident, non ? La réalité est tout autre !

Dans les instances auprès des établissements scolaires, heureusement que les parents enseignants sont présents pour représenter les parents, sinon, nous n’attendrions que rarement le nombre de représentants nécessaires.

Si je prends le sujet d’Internet… Ne parle t-on pas en général de démission des parents dans ce domaine ! Je persiste à dire que si la formation des jeunes est nécessaire, la formation des parents à leur rôle d’éducateur dans ce domaine l’est aussi ! Donc, pour moi, les chiffres annoncés dans l’étude sur les Landes n’ont rien de surprenant, ni d’effrayant…

Par contre, dans le cadre de Ludovia, j’aurais aimé trouvé un groupe de « vrais » parents (non-profs. quoi), intéressé par la thématique de l’éducation et des nouvelles technologies. Je serai curieux de connaître leur réaction… C’est certainement mon côté « web 2.0 » qui veut cela 😉

Donc, un groupe de parents, mais aussi un groupe d’enseignants non-spécialistes afin de pouvoir prendre le pouls de l’ensemble de ce mixage 😉

Le colloque scientifique

Quand je dis que Ludovia était riche, ce n’est pas une expression vaine… Ludovia depuis l’origine est organisé en parallèle avec un colloque scientifique. En parallèle semble le terme adéquat car je n’ai pas l’impression que beaucoup de monde passe d’un milieu à l’autre hormis lors des repas !

Pourtant, comme Mario (Le lieu en tant que capital de traces), j’ai été bluffé par Daniel Poitras, un historien, qui a relu Michel de Certeau dans le texte et qui réactualise cette lecture au travers du numérique ! Les traces de notre histoire sur net… Comme l’écrit Mario qui était mon voisin, réflexion à poursuivre…

Il était également question de traces lors de l’ouverture de ce colloque scientifique avec Alain Mille. Mais, cette fois, les traces que nous laissons pouvaient êtres retravaillés… afin de fournir un moyen d’échange d’information dans le but de formation, de mémorisation d’enchaînement de séquence… Une fois encore, la réflexion est à poursuivre…

Et Twitter dans tout cela

Fort de l’expérience lors de la conférence de Michelle, Philippe et Claude à Lille (rappelez vous mon compte-rendu simplement avec les twitters des personnes dans la salle), il me semblait naturel de faire la même chose à Ludovia…

Après avoir fixé avec Caroline le hashtag nécessaire #ludovia09, au fil du temps nous avons twitté pendant les interventions des uns et des autres. Mario évidemment nous a rejoint…

Très vite, quelques personnes ont relayé l’information comme quoi l’on pouvait suivre l’événement sur Twitter… et c’est avec un brin de fierté que l’on c’est retrouvé plusieurs jours dans les 5 hashtag du jour en français ! Je me demande d’ailleurs, à vous de me confirmer ou de m’infirmer, si ce ne serait pas le premier événement hors conférence Internet relayé pendant plusieurs jours par Twitter en France ?

Bref, au fil des jours, nous avions nos habitués… parfois même certains « râler » gentiment car nous n’alimentions pas de commentaires 🙂 Nos habitués ? Des « formateurs de formateurs », des pro-am…

Rares étaient les présents à Ludovia qui suivaient nos propos. Pourtant, ils étaient nombreux à utiliser un portable lors des conférences ! De notre côté, j’ai remarqué que plusieurs questions venaient directement de Twitter 🙂 Ah, je rêve d’une conférence avec les tweets en projections en arrière-plan 🙂

C’est ce soutien les jours précédents qui nous a donné l’idée d’ajouter les personnes de l’extérieur (de Twitter) à l’organisation de notre Barcamp. Mario raconte tellement bien le déroulement que je ne reviens pas sur le sujet et Florence (qui justement était de l’autre côté de la barrière) revient sur le sujet !


Autre satisfaction personnelle, j’suis content d’avoir « converti » François à Twitter pour ce genre d’événement. Seul, son droit de réserve l’a empêché d’utiliser en toute liberté cet outil auquel il était inscrit, mais qui restait sans usage ou presque jusque-là !

Attendons maintenant les photos de cette année (des images de notre soirée Barcamp sont déjà en ligne) et la prochaine version de Ludovia, en 2010… J’pense que je saurais me libérer si les organisateurs m’invitent à nouveau 😉