lundi 24 avril à 18 h, génération Z n° 2

Des experts, des influenceurs de la communication sur le net, du marketing digital, du community management vous offre leurs services
Génération Z, une émission des cuisines du net en live stream où la génération Z parle d’elle !

Comme nous étions satisfait par certains aspects, moins par d’autres, nous continuons sur le rythme que nous nous sommes fixés d’une web-émission tout les 15 jours d’une demi-heure pour Génération Z l’émission où la génération Z parle d’elle. Nous en profitons pour continuer notre apprentissage commun de ce type d’émission 🙂

Génération Z n° 2 ce sera en ligne, lundi 24 avril de 18 h à 18 h 30.

Autour de moi vous retrouverez Cladelcroix, la future journaliste et Yseultdel, l’influenceuse aux 415 000 abonnés Pinterest et désormais également sur Instagram parait-il !

Vous pouvez voir ce que nous avions fait pour la 1er web émission : Génération Z.

Pour nous suivre, cela se déroule dans le compte des cuisines du net de Ustream… (voir le menu en haut) ou dans la page des cuisines du net dans Ustream 🙂

Pour plus d’information, regardez du côté de Génération Z n°2, l’émission où la génération Z parle d’elle, blog officiel de l’émission 😉

Ah oui, vous avez encore le temps de nous poser la question que vous souhaitiez que nous traitions en commentaire d’ici dimanche soir…

la 1er web émission : Génération Z

génération Z n°1, là où la génération Z répond
génération Z n°1, là où la génération Z répond

Je vous l’avais annoncé : de nouvelles cuisines du net, orientées génération Z. voici la première émission sur la génération Z où des jeunes de la génération Z répondent 🙂

Autour de moi (qui joue le rôle du « vieux con », 2 générations Z répondent à mes questions : Clara, la future journaliste et Yseult, l’influenceuse aux 415 000 abonnés Pinterest (mais aussi désormais influenceuse Instagram si l’on considère 5 000 abonnés comme base à partir de laquelle nous sommes influenceurs)

Merci de ne pas être trop sévères sur le résultat de le vidéo… notamment pour la 1er partie de l’émission fortement dégradée au niveau de l’image.

Nous devons nous roder et nous avons décidé d’attendre un peu (histoire de voir le succès de cette nouvelle émission avant d’investir dans du matériel. On pense notamment au micro par exemple.

Mais, pour l’instant, rien ne reste figé… y compris sur le choix de la plate-forme  !

Vous pouvez retrouver les articles mentionnés de l’émission Génération Z n°1.

Nous commençons déjà à préparer l’émission suivante, celle du lundi 24 avril à 18 h, toujours en ligne (voir l’article) 

On attends vos questionnements pour les traiter…

En attendant, vous pouvez retrouver également un autre article sur le blog d’une pure génération z : Émission sur la génération Z — Épisode n°1 😉

de nouvelles cuisines du net, orientées génération Z

La génération Z à désormais son émission en live
La génération Z à désormais son émission en live

Qui se souvient du  mercredi 16 décembre 2009 à 20 h 30 ! C’était les premières des cuisines du net de l’époque. Un duo vous a apporté pendant quelques semaines son regard sur Internet, les réseaux sociaux (je ne me rappelle plus si l’on parlait déjà de média social ;-)…

Une émission sur la génération Z

Quelques années plus tard, je reprends la même principe mais cette fois en l’orientant génération Z. La première de cette nouvelle mouture arrive ce soir lundi 10 avril à partir de 18 h (heure française) pour une demi-heure d’émission à parler de la génération Z.

C’est un nouveau rendez-vous pour tous ceux et celles qui s’intéressent aux jeunes de la génération Z aussi bien dans le domaine de l’éducation, que du marketing et du commerce, du RH et du travail avec eux…

Ce rendez-vous sera bi-mensuel, les lundi de 18 h à 18 h 30.

Qui parle de la génération Z ?

Dans un premier temps, nous serons 3 devant la « caméra »

  • Yseult Delcroix, 19 ans, qui travaille avec moi depuis le mois de septembre. L’an dernier, nous lui avons interdit d’arrêter ses études… car forte de ses 400 000 abonnés dans Pinterest, elle gagne de ‘l’argent » depuis quelle était en 1er !
    Très orienté marketing, comportement d’achat, utilisation des réseaux et médias sociaux, elle donne des conférences avec moi comme celle très remarquée au SEO Campus : Le marketing d’influence au travers de la communication de la génération Z ? mais aussi seule au sujet de Pinterest par exemple.
    Yseult réalise également des audits pour les entreprises sur leur présence dans Pinterest ou d’autres média sociaux…
  • Clara Delcroix, 17 ans, a commencé à se faire repérer par RFI (Radio France Internationale) dans le cadre du projet Mondoblog. Elle est la benjamine à avoir été acceptée en tant que blogueuse l’année dernière alors qu’elle était âgée de 16 ans (elle a aussi eu la chance de participer à la formation Mondoblog et ainsi être blogueuse officielle au sommet de la Francophonie. Le nom de son blog : Pure génération Z. Elle réagit beaucoup sur ce qui est dit au sujet de la génération Z, mais aussi analyse ce qui fait encore son univers : l’éducation nationale.
  • Eric Delcroix… euh, oui… c’est moi… Vis à vis de la génération Z j’ai commis le blog generation-z.fr. Je suis fréquemment appelé par les médias pour donner mon avis au sujet de la génération Z et j’interviens lors de séminaires ou de conférences pour expliquer qui sont ces jeunes de la génération Z, comment ils travaillent, comment ils achètent, comment ils communiquent…

D’ailleurs, nous avons un autre projet commun avec Yseult et Clara ; la cuisine de mémé Moniq dont je vous ai déjà parlé 😉 dans
Communiquer par l’image comme la génération z, ça marche !
De plus, nous préparons un livre, au moins tout les 3 sur la génération Z 😉
Si vous souhaitez suivre l’émission, tout est expliqué pour nous retrouver ce soir dans l’article : l’émission sur les z ce soir, ce sera dans Ustream  ou en utilisant le menu cuisine du net de cette page 🙂

Génération Z à travers le monde : la newsletter sur les Z

La génération Z a désormais une lettre d'informations consacrée à elle
La génération Z a désormais une lettre d’informations consacrée à elle

Vous savez certainement que je suis particulièrement sensible à la génération Z. Je n’ai pas attendu la parution de l’enquête de la BNP : #lagrandeinvazion pour m’intéresser à cette génération puisque, le 19 février, le blog Génération Z, qui sont-ils fêtait ses 1an. Et, c’est depuis 2010 environ que je suis de plus près cette génération Z ! 

Comme je l’explique là-bas, sur le blog, j’effectue une veille sur les médias français et au niveau international, un peu comme j’ai mis en place une curation dans différents domaines : médias sociaux, marketing, contenu (dont content marketing), SEO, e-commerce, éducation) que vous pouvez retrouver principalement dans mon Pinterest ou dans Tumblr (non, il n’y a pas tout dans Twitter 😉  !

A priori, cela ne me dérange donc pas de diffuser mes informations car pour la plupart d’entre elles, je crois que je peux diffuser ce que je veux… ce n’est pas parce que l‘on possède les outils à disposition comme des pinceaux que l’on est un artiste. Encore faut-il savoir s’en servir ! Donc, dans ma curation, il n’y a pas de trop de soucis… ;) Y’a un esprit avant tout qu’il faut avoir par rapport à tout cela !

C’est un peu différent avec la génération Z ! Les Français ont pris beaucoup de retard dans leur approche et quand je vois qu’une entreprise par exemple rechigne à payer 200 € pour en savoir davantage au cours d’une interview afin de répondre à des appels d’offres (mais aurait bien admis que j’effectue une prestation gratuite…) je dis stop ! Bon, mais pas con…

Pour la génération Z, soit on y croit, soit on y croit pas ! Là, n’est pas l’objet (et je crois avoir compris pourquoi certains des experts du digital pense qu’ils sont juste l’évolution naturelle des choses et c’est pour cela qu’ils ne croient pas en l’existence des Z, mais dans le fond nos avis se rejoignent…)

Mais, si l’on « croit » qu’elle arrive… Si l’on a besoin de détails sur leur mode de fonctionnement, sur leurs habitudes et comportement d’achat, sur leurs valeurs… Bref, un peu de sociologie autour d’eux, il suffit de lire pour l’apprendre et de claquer quelques phrases chocs qui permettent d’enfoncer des portes plus ou moins vraies (comme je le trouve déjà dans certains articles français d’ailleurs!). Dommage, car la génération Z est pleine de paradoxes très intéressants et beaucoup de choses sont dans la nuance.

Donc, pour éviter ce pillage, j’ai décidé de passer la revue de presse internationale sous la forme d’une lettre d’informations mensuelle payante : Génération Z à travers le monde !

Je laisse la revue de presse francophone gratuite… Elle n’est pas difficile à trouver et, généralement, il y a beaucoup de retard par rapport au monde anglo-saxon (comme je le dis souvent ne pensez pas US mais anglo-saxo 😉 ! Pour ceux qui pensent que la génération Z française est différente de celle que l’on rencontre à travers le monde, ils se mettent le doigt dans l’œil puisque c’est la génération Z est la 1er génération véritablement mondiale et cela a (ou aura) des impacts sur l’entreprise.

Je voulais expliquer les raisons de la création de cette newsletter consacrée à la génération Z ! C’est chose faite.

Pour en savoir plus, je vous invite à consulter la page de présentation de Génération Z à travers le monde ou pour ceux qui ont confiance en moi (et qui connaissent déjà la revue de presse internationale que je réalisais), ils peuvent s’abonner directement depuis cette page :)

La 1ère lettre sera en mars (les abonnements, pris dès à présent commenceront en mars). D’ici là, je publierai une ou 2 revues de presse internationale sur la génération Z car j’ai un peu de retard dans le domaine ;)

Ah oui, Et si vous êtes une entreprise ou une association, je continue à proposer mes services au sujet de la génération Z dans le domaine du RH, du marketing et du e-commerce, pour les tendances, pour leur arrivée en entreprise, etc.

Pour les APE, les établissements scolaires et le monde de l’éducation, c’est là pour des conférences parents, enfants, Internet ou autres.

 

écoles, enseignement, élèves : les problèmes des enseignants

Je ne sais pas pour vous… mais le monde de l’éducation me semble en ébullition ces derniers temps ! Ne me demandez pas pourquoi, je n’en sais rien…

Par avance, je voudrais m’excuser de la longueur de cet article… Cela m’a permis d’aborder pas mal de sujets qui me tiennent à coeur concernant le domaine de l’éducation et de l’enseignement, d’apporter mon grain de sel ici où là et aussi, de donner mes visions sur l’avenir du monde enseignant.

Effet de hasard ou pas, c’est après l’annonce des propositions du Conseil National du Numérique : Jules Ferry 3.0 que j’ai commencé à sentir comme un frémissement (Dans le monde de la veille on appelle cela un signal faible 🙂 parmi les enseignants, comme un signe de mal-être, de difficulté de positionnement, de peur de l’avenir…

Du côté matériel à l’école

Je pense que le 1er article à m’avoir alerté est le titre que donne Bruno Devauchelle à son billet : Après les TBI, la fin des tablettes, le retour de la craie et des claviers ? Ce doit être le titre qui m’a fait peur 😉

Ce qui m’effraie à la lecture, que l’on ait attendu 2014 pour s’apercevoir que les fabuleux TBI que l’on présente comme le summum des nouvelles technologies dans les écoles, collèges, etc. sont sous utilisés en regard de leurs possibilités et que finalement c’est la fonction vidéo projection qui est utilisée.

Combien d’années pour en arriver à ce constat ?

Pas certain pour ma part que l’ajout des boîtiers de vote arrange l’affaire ! Je n’ai toujours pas compris l’intérêt de ce genre de gadget (les boîtiers de vote) dans une classe « basique », dans un amphi je peux encore comprendre.

Pour connaître le pourcentage de oui ou de non même sur 30 élèves, je pense ne pas avoir besoin d’une calculette pour l’obtenir à moins que désormais les enseignants aussi ne connaissent pas (ou plus) le calcul mental !

À moins que ce ne soit une culture du secret que l’on veuille mettre en place. Houps, quand je consulte ma veille sur la génération Z, donc les enfants et ados actuellement à l’école, j’ai plutôt l’impression qu’ils ne sont pas trop pour les secrets !)

Dommage que l’on n’évoque pas les extraordinaires ENT (Espace Numérique de travail) de nos écoles dans cet article… Le scandale est encore pire selon moi ! J’y reviens en fin de billet.

Ce que je trouve de plus dommage dans tout cela c’est que le coup des TBI après celui des ENT nuit à l’intégration des tablettes dans les salles de classe ! Je ne parle même pas des téléphones, objets toujours interdits. Vivement que les calculettes arrêtent d’être fabriquées 😉

Vous ne connaissez pas la différence entre le calcul (le tracé des courbes) avec une calculette au lycée et l’emploi de l’iPad, je vous conseille de lire : Dyslexique, elle va au lycée sans cahier mais avec un iPad !

Mais c’est vrai, l’éducation nationale préfère les valeurs sûres… Un enseignant a « manqué » d’avoir un blâme par l’éducation Nationale pour avoir entre autre publié une photo prise dans un rectorat :

le matériel que l'on trouve dans une académie en 2014

Et dire que début septembre quand j’ai publié mon étonnement dans les réseaux sociaux sur le fait que l’outil de référence des enseignants restait le transparent, je me dis que ce doit être difficile pour les enseignants de sortir de cet environnement à la vue de la photo…

Des enseignants masquent la réalité

Donc, oui, j’ai depuis pas mal de temps déjà compris que les personnes que je croise à Ludovia sont les arbres qui cachent la forêt…

Il y a bien quelques illustres inconnus qui pratiquent, qui utilisent, etc. les nouvelles technologies dans leurs enseignements… mais, reconnaissons-le, ils restent rares. Ils (ceux de Ludovia) sont en quelque sorte des évangélisateurs des nouvelles formes d’enseignement et leurs travaux devraient encore être plus mis en avant qu’ils ne le sont !

Il suffit d’assister parfois aux réunions de pré-rentrée pour s’en rendre compte !

Je ne pense pas être seul à avoir ce sentiment d’entendre des discours que l’on tenait à nos parents (j’ai plus de 50 ans quand même et je parle de mes parents) ou à l’opposé d’entendre des discours technophobes ou enrobés d’une fausse technophilie qui donne l’apparence mais basés sur du vent en offrant l’illusion de pouvoir faire des choses dans l’établissement concerné !

Cela a encore été le cas dans l’un des lycées où se trouvent mes filles en septembre !

Autre exemple, posez la question des manuels numériques aux responsables de l’établissement où se trouvent vos enfants et écoutez les réponses données… On croirait entendre le représentant commercial d’un éditeur qui vous répond…

Cela me fait rire (jaune s’entend) quand le manuel papier offre la possibilité à l’enseignant de fournir à ses élèves des versions PDF… «On ne peut pas» Allez savoir pourquoi !

J’en ai un peu marre des discours « marketing » des écoles qui veulent faire semblant d’être dans le coup, marre du discours marketing des entreprises qui nous vantent leurs produits révolutionnaires soit disant si simples à utiliser et de la révolution à laquelle on nous fait croire où il faut faire table rase du passé pour « rénover » l’école et l’enseignement.

Marre aussi de la confrérie des enseignants qui défendent parfois l’indéfendable au profit de leur guilde, avec un corporatisme exacerbé !

Du rôle d’internet dans l’éducation

En continuant mes lectures, j’arrive à un article de l’express : Internet bouleverse-t-il vraiment l’éducation? Une confrontation entre Emmanuel Davidenkoff et le philosophe Marcel Gauchet.

Ce qui me dérange un peu dans ce débat c’est le côté tout-Web qui est mis en avant… J’ai écrit plut tôt que nous ne devions pas faire table rase du passé !

Bon, au moins eux et moi sommes d’accord sur un point : l’arrivée du numérique (houps, j’en parle depuis le début des années 2000 quand même donc ce n’est pas frais comme information) entraîne une transformation très profonde des manières d’enseigner et du rapport de la société à l’enseignement.

Mais je ne peux m’empêcher de relever ce que je considère comme des inexatictudes…

On nous fait croire que les enseignants participent activement à la diffusion de l’usage d’Internet ce qui est complètement faux.

Entre ceux qui ne savent pas utiliser le net, ceux qui pensent le connaître mais ne le connaissent pas en vérité, ceux qui savent l’utiliser mais le décrient car c’est leur modèle d’enseignement remis en cause qui est la référence absolue, la bonne vieille méthode que l’enseignant qui détient le savoir…

Il reste, sur le terrain, peu d’enseignants à ma connaissance qui participent activement à la diffusion de cet usage d’Internet, même si je note une augmentation d’année en année.

Leurre encore lorsqu’il est dit : contrairement à une idée reçue, les enseignants font partie des populations les plus numérisées et gardent une bonne longueur d’avance sur leurs élèves.

Ça veut dire quoi en réalité ? Ils ont des iPhones alors que leurs élèves sont sous Androïd ? Ils sont présents dans Facebook et leurs élèves dans Snapchat… Non… Certains enseignant ne savent toujours pas ce qu’est un PDF (ou si ils connaissent le nom ne savent pas en créer un !)

Ce débat sur les compétences numériques des enseignants me rappelle celui sur la recherche d’informations et la différence de la qualité du niveau de recherche entre un enseignant et un élève, et en dernier ressort, que l’enseignant devait former l’élève à la recherche d’informations sur le net ! J’en doute de plus en plus !

Je veux bien encore admettre que les enseignants soient la population la plus numérisée… mais je pense que l’on peut appliquer à cette population également ce que l’on reproche (reprochait ?) souvent aux jeunes : mais ils savent faire quoi avec ! Certainement pas de l’enseignement en ce qui les concerne.

C’est assez fabuleux quand même, dès que l’on touche au domaine de l’éducation et de l’enseignement, on s’aperçoit que tout ce qui est dit en général sur la génération Z s’évapore…

Juste pour mémoire, la génération Z (je le répète nos ados et enfants) est la première génération depuis l’origine du monde qui apprend des choses aux adultes (les rôles sont inversés en quelque sorte) et devinez dans quel domaine particulièrement… Bingo. Le numérique !

Arrêtons de prendre les jeunes pour des demeurés et les enseignants pour des surhommes et surtout, arrêtons de mettre des oeillères pour s’associer à ceux qui remettent en causes la sociologie des générations… ou alors, arrêtez de vous plaindre que les élèves ne sont plus ce qu’ils étaient !

L’avenir de l’éducation

Le tout-Web n’est pas à l’ordre du jour pour les enseignants et les élèves actuellement… D’ici 2030 peut-être, mais il y a 15 ans d’ici là… et donc, 15 ans de vide sidéral à encore attendre ?

De même que l’enfant soit l’acteur clef de la construction de ses savoirs ne me semble pas la solution idéale, et, de plus rarement le cas au moins jusqu’au lycée voire dans le supérieur… mais cela n’empêche nullement le numérique d’entrer à l’école.

Par contre, je note toujours et de plus en plus, un grand absent dans ces débats : le parent ! N’aurait-il plus son mot à dire sur l’éducation de ses enfants ? En serions-nous arrivé à l’avènement de l’enfant roi ? Il serait temps que les parents aussi se manifestent… Je pense qu’ils ont un point de vue à défendre même si il n’est pas le même que le mien ! Et cela voudrait dire, si tel est le cas, qu’il serait nécessaire d’expliquer aux parents les évolutions de la société ! 

Cela me permet de glisser vers l’article Le numérique ouvre de nouveaux horizons pédagogiques à l’université sur le site de l’étudiant, pardon éduc pros.(Je ne donnerais pas de nom, ni de positions hiérarchiques ; «nous ne pouvons pas travailler avec toi, tu as 5 ou 10 ans d’avance !».

À d’autres endroits, il est indiqué que la France a laissé passer une révolution sur le numérique dans l’éducation… et il était dit qu’il serait bon de ne pas rater la prochaine… Alors, oui, utilisez les services de ceux qui ont 5 ou 10 ans d’avance… Je suis certain que la bataille sera gagnée et, un peu en réponse à d’autres remarques que j’aborderai plus loin, n’hésitez pas à ouvrir la porte (les murs) des écoles aux non pédagogues, aux non enseignants…

De l’innovation en éducation

D’ailleurs, j’ai l’impression que le Ministère déploie de belles journées sur le sujet ;) Quel espace pour apprendre à l’ère du numérique ? Comment ne pas applaudir en lisant : Nos systèmes éducatifs ont besoin d’équiper les apprenants à penser de manière créative, indépendante, rigoureuse et collaborative.

Mais après il y a quoi concrètement ?

Et voilà qu’on nous reparle de l’innovation en éducation, en ajoutant que c’est un processus complexe.

Il est tellement complexe qu’à mon sens, il n’y a plus d’innovation dans l’éducation, juste des expérimentations.

Et d’ailleurs, pourquoi toujours vouloir innover ?

Je suis provocateur, certes, mais comment ne pas l’être lorsque je lis la phrase qui suit l’intertitre : L‘ensemble de ces activités doit s’inscrire dans une réflexion plus globale liée à l’importance de valoriser l’innovation en éducation.

Je vous la traduis…

On commence par établir des commissions diverses et variées qui vont devoir réfléchir, au bas mot, pendant plusieurs mois, avant de donner des orientations en fonction des études réalisées sur le terrain. Orientations qui seront elles-mêmes incluses dans un projet quelconque (comptez bien quelques mois avant la publication du projet) avec pour finir certaines des propositions qui passeront en directives elles aussi après plusieurs mois de gestations en étant moulinées par des pédagogues, le lobbying des entreprises du domaine… pour déboucher sur un projet de loi, par exemple, qui fixera des objectifs non pas pour l’année en cours mais l’année suivante, voir l’année qui suivra l’année suivante…

Certains appellent cela de l’innovation, moi, j’appelle cela de la perte de temps !

Je pense plutôt que nos gouvernants manquent cruellement de perspectives d’avenir ! Ils pensent le monde à la lueur de leur vision, de leur vie, de leurs études… sans penser qu’ils travaillent pour des gamins qui vivront dans le monde de demain, qui n’aura plus rien à voir avec celui d’aujourd’hui !

L’un des reproches que l’on me faisait pendant les 10 ans que j’ai été enseignant : être un électron libre… et ne pas penser à l’industrialisation de mes « procédés » d’enseignement…

L’erreur à mon sens est là… Arrêtons de vouloir tout industrialiser dans l’enseignement… J’y reviens par la suite.

Bien sûr, si je réfléchis un peu sur la raison d’être des manuels scolaires… je peux comprendre une des raisons à cette industrialisation qui est nécessaire.

Arrêtons nous encore une fois pour appeler un chat un chat ! Il existe des enseignants qui ne sont pas fais pour enseigner…

L’avantage des manuels scolaires et des « cahiers des profs » qui les accompagne est l’un de ces cache-misères… Le cours est préparé… il suffit de l’adapter (et encore) à son environnement !

La version moderne est : je vais piquer un cours à quelqu’un qui l’a mis en ligne mais je fais croire à mes élèves que c’est moi qui l’ai pondu !

Cela m’amuse… car j’ai fait un jour un cours en utilisant une ressource de SlideShare (je voulais par la même occasion montrer l’efficacité des licences Creative Commons et au passage j’ai fait de l’éducation au numérique) et j’ai fait mon cours avec ce support…

Seulement, en début de mon heure, j’ai prévenu mes étudiants…

.Avec un peu d’honnêteté les élèves y compris au collège ou au lycée comprennent très bien 😉 et ils préférent cela de loin à la version… «tu sais quoi, j’ai trouvé le cours du prof. –à vous de choisir la matière– sur Internet… Il a pompé son cours !»

C’est quoi un prof. aujourd’hui ?

Je suis prof, et (je) ça vous emmerde. Non, je n’ai pas dit cela à mes étudiants de l’époque 😉 Mais comme je parle des enseignants, j’en profite pour répondre à l’auteur de cet article…

Dans mon imaginaire, il y a schématiquement 2 sortes de profs… Ceux qui se décarcassent pour leurs classes et leurs élèves, et les autres… Je n’ose pas publier les pourcentages auxquels je pense… car ce serait la vindicte de tous les côtés.

Toutefois, la lecture de l’article concerné va faire couler beaucoup de larmes dans les chaumières… si, si, soyez en certaine… à tel point que cela me rappelle une revue syndicale d’enseignants qui fin des années 90 ou début 2000 avait réussi l’exploit de rédiger un article dans lequel il était expliqué que le pauvre enseignant (c’est bien je vous plains) avait des journées de 25 ou 26 h par jour !

Alors, comme je sens que vous avez besoin d’exemples, je ne vous en donnerai qu’un seul !

Un ami enseignant… (oui, je peux être ami avec des personnes qui ne sont pas le meilleur des exemples) donc, cet ami enseignant qui n’avait pas eu le temps de corriger ses copies pendant la période scolaire avait prévu de le faire pendant ses vacances…

Toussaint, Février ou Pâques, qu’importe… jusque là, rien d’anormal… non ? Bon, d’accord les élèves auraient certainement préféré voir les copies rendues avant les vacances…

Mais, pendant ces vacances, cet enseignant n’a pas eu le temps de corriger… donc, le lundi de la rentrée, il a été voir un médecin, prétextant une maladie… ce qui lui a permis de corriger ses copies…

Je vais même vous donner la raison pour laquelle il n’a pas pu corriger ses copies… Il restaurait sa maison !

Vous voulez un autre exemple… Il est simple… Qui n’a pas connu un enseignant qui d’année en année donne exactement le même cours ! Où est le travail de préparation que vous vantez ?

On est loin du « Comme on aime notre métier ! ».

Stop… je ne veux pas entendre les excuses sur les jeunes qui ont changé (voir ce que je dis du rejet de la notion de génération Z), le manque de respect des uns et des autres… La société a évolué, en effet, et je ne porte pas de jugement de valeur (bien ou mal)… mais cela impacte aussi d’autres secteurs d’activités que celui de l’enseignement et de l’éducation. Mais, les enseignants aussi ont bien changé !

Souvent, je me demande si la plupart de vos collègues (ceux qui n’ont pas choisi le métier de l’école au collègue 😉 n’ont pas embrassé la profession d’instituteur par dépit (je vais être vache, mais ne pouvant pas devenir prof. — je ne vous raconte même pas les rivalités entre profs. certifiés et agrégés dans certains établissements… ce ne sont pas les jeunes qui comptent mais l’échelon et le concours ! Ni à l’université les calculs d’apothicaires parfois pour gagner plus, je parle argent là, pas étudiants).

D’ailleurs, l’un de vos collègues instituteur (je préfère ce terme) exprime son mécontentement : Pourtant, nous sommes tous profs…

Si je le lis, dois-je croire que la guerre des profs existe désormais ? Je vous pose la question (aux deux ;).

Juste une remarque, ce n’est pas moi qui ai voulu avoir le titre de professeur pour désigner l’instituteur… alors, que l’on fasse des comparaisons et que l’on amalgame l’ensemble des profs. ne me surprend pas !

Attention, je ne dis pas que tous les enseignants sont comme ceux que je décris…

Je ne pense pas que ce soient des brebis égarées… j‘en ai trop côtoyés… c‘est certainement votre exemple qui est la brebis égarée… ce qui explique la réaction du grand public et si au besoin il est nécessaire de vous rassurer, vous n’êtes pas la seule brebis égarée… j‘en connais d’autres ;)

De l’industrialisation de l’enseignement

Bon, je me suis écarté de l’industrialisation… Cela m’évoque d’ailleurs l’intérêt de pas mal de personnes dans le monde éducatif pour les MOOC Je me demande si ce n’est (j’allais écrire n’était car pour moi et pour d’autres l’avenir des MOOC est déjà derrière) pas simplement l’une des formes d’industrialisation des enseignements…

Revenons dans la classe plus traditionnelle.

Oui, j’ai fait certainement le 1er cours avec Twitter à l’université en France pendant que d’autres l’utilisaient en lycée professionnel ou dans des classes de primaire… J’ai été aussi l’un des premiers à avoir utilisé les blogs en enseignement en France, l’un des premiers avec Facebook…

Est-ce pour autant possible de « reproduire » ces expériences ? Non… c‘est souvent difficile.

On peut donner l’idée d’utiliser un outil ou un autre pour faire telle ou telle chose, détourner un outil ou un autre pour l’adapter à son enseignement… mais après cela dépend de la sensibilité de chacun, de son niveau de connaissance… et c’est là d’ailleurs, le trompe l’œil souvent sur l’innovation…

La seule innovation dans l’usage de Twitter en classe par exemple a peut-être été la twictée

De plus, ce choix des outils, j’insiste sur le terme d’outils doit s’inclure dans une pédagogie beaucoup plus large…

Rien ne sert de vouloir faire du blog, du Twitter… pour faire du blog, du Twitter parce que c’est la mode, que c’est ce qui « marche ». C’est stupide.

Je vais même vous livrer un scoop… moi qui suis pourtant pro nouvelles technologies (NTIC ou TIC selon les époques), je n’ai jamais utilisé les TBI qui avaient été achetés par l’Université !

Je n’ai pas trouvé l’occasion d’en « avoir besoin » en fonction de mes enseignements ! Cela aurait pu être le cas quelques années plus tôt… mais pas dans la période où ce matériel était devenu disponible !

Je me rappelle d’une table-ronde sur l’innovation dans l’enseignement à laquelle j’avais été invité… L’une des personnes présentait son activité dans les blogs avec sa classe…

C’était « bien » dans l’absolu, mais cela n’avait rien d’innovant… Cela faisait 5 ou 6 ans que j’avais utilisé pour ma part les blogs avec mes étudiants, que de nombreuses expérimentations avaient été mise en ligne depuis… et continuent de l’être en 2014…

De la formation des enseignants au numérique

Évidemment quand je lis (ce qui contredit au passage les propos notés dans un des articles précédents sur le numérique et les enseignants) dans Qui enseignera le numérique aux enseignants ? : Il faut convaincre des enseignants à qui l’on n’a jamais appris le numérique – et qui, souvent, ne l’utilisent pas eux-mêmes – que cet univers ne se réduit pas juste à Facebook et aux jeux vidéo.

Je dis oui, c’est la triste réalité…

Assez similaire (hop, j’enfile mon autre casquette) que dans le monde de l’entreprise en général (un article sur les entreprises et le monde du numérique autour d’eux est prévu également dans les prochains jours… je suis dans ma phase… j‘suis mécontent et je le fais savoir).

J’irais même plus loin que Mathieu Nebra en disant que cette formation est nécessaire à tous les enseignants, y compris les débutants, ceux qui « connaissent », avec des piqures de rappel régulières, car le monde du numérique évolue vite, très vite, parfois trop ! Alors, là, oui, on pourra parler d’éducateurs qui utilisent le numérique.

Sans le vouloir Mathieu Nebra m’offre une transition de choix quand il écrit : Nous devons leur mettre à disposition des ressources pédagogiques de qualité qu’ils pourront ensuite exploiter en cours. Ils en ont besoin. Mais, là encore le point de vue est trop sélectif. Arrêtons de penser ressources pédagogiques pour les enseignants. Il est préférable désormais de penser ressources pédagogiques pour tous !

Parlons ressources pédagogiques

Ah, les ressources pédagogiques… Cela fait des années que je me dis qu’elles ne doivent pas être issues seulement du monde de l’éducation, pour le monde de l’éducation, validées, labelisées par l’éducation nationale comme seul arbitre… c’est beaucoup trop souvent le cas aujourd’hui. Cela renforce l’image du vivons entre nous, nous détenons la vérité !

L’annonce du million deux d’euros levés par la start-up française Kartable (voir l’article de Declic kids a fait réagir dans le monde de l’enseignement, notamment par Mila Saint Anne que je salue en passant… oui, on se connait ;dans un article où elle est très en colère… Mordioux les gougnafiers !

Sa position à mon sens reflète assez bien le commun des enseignants.

Je passe rapidement sur la partie la classe en ligne… Même si je ne suis pas d’accord avec elle sur tout, son point de vue se défend.

Toutefois, je retrouve un leitmotiv que j’entends souvent de la part des enseignants… «Faire la classe ? Savent-ils seulement ce que c’est les auteurs de cet article». J’allais dire une parole d’enseignants qui pensent souvent être les seuls à savoir ou pouvoir enseigner et parler d’enseignement… Et ce n’est pas parce que l’on n’est pas enseignant au quotidien que l’on ne peut pas avoir d’avis sur les questions de l’éducation scolaire…

Ce serait trop simple à moins que les enseignants ne souhaitent créer une confrérie intouchable des enseignants !

Je trouve cette tendance dangereuse… C’est certainement elle qui empêche d’évoquer les fuites des élèves de l’éducation traditionnelle en écoles vers un enseignement à la maison, par exemple.

Ce recroquevillement sur soi-même est souvent l’un de mes reproches au monde des enseignants de l’éducation nationale. Même si cela ne te concerne pas tout à fait, Mila, la plupart des enseignants sont de grands enfants qui n’ont jamais quitté la cour d’une école à jouer au 1er de la classe.

Leur regard est peut-être un peu faussé pour le coup ! Allez savoir !

À force de vivre en autarcie, la consanguinité n’apporte rien de bon ! Là aussi comme le dirait Mario Asselin, il serait enfin bon d’ouvrir les murs de l’école.

Cela conduit d’ailleurs parfois à différencier enseigner, former et éduquer… Ma vision de l’éducation est l’éducation tout au long de la vie. Pour moi, depuis longtemps maintenant, ils ne forment qu’un ! Et curieusement, on le retrouve le plus souvent sous le vocable la formation tout au long de la vie !

L’une des réflexions de Julien Cohen-Solal, co-fondateur du site qui révolte Mila est : «j’ai constaté qu’il y avait un manque de contenus éducatifs fiables et facilement accessibles en France

Personnellement, je trouve qu’il n’a pas tort dans son propos. Les exemples de sites que tu donnes Mila sont ceux du monde éducatif, sous entendu des professionnels du domaine. On en revient à ce que j’écrivais précédemment, tu confirmes par ce que tu écris que les ressources éducatives doivent être labellisées « éducation nationale »…

C’est un phénomène qui n’est pas nouveau… Je dirais même que c’est une constante…

Trois exemples que j’ai connus de près !

On avait demandé un travail à une enseignante sur un sujet… Elle découvre sur le net un document mis en ligne par la structure concernée (le texte à rédiger avait un lien direct avec une grande structure) qu’elle considérait comme adéquate ! Son « supérieur » lui a répondu, on ne peut pas… Ce n’est pas nous qui l’avons écrit !

Le second exemple tournait autour d’un travail que des élèves effectuaient sur un projet de site internet. Alors qu’officiellement, c’étaient les élèves qui devaient fournir le contenu, et dans la réalité, c’est un enseignant qui a repris la base du travail des élèves pour tout réécrire et le site a été publié dans l’état.

Seules, quelques personnes étaient au courant de la procédure 😉 Ce qui devait arriver, arriva… Lors d’une réunion, alors que nous cherchions des ressources à mettre en ligne… un enseignant qui ne savait rien de l’affaire a vivement réagit lorsqu’il a été question d’utiliser le site en question… Vous imaginez, ce sont des textes d’étudiants !

Dernier exemple qui me concerne directement… À mes débuts dans le monde universitaire comme vacataire (tiens, question, ce sont aussi des enseignants ?), je devais donner des cours sur Word, Excel… Je possédais depuis longtemps des supports de cours que j’utilisais en formation continue et j’ai donc proposé cela à la responsable de la matière informatique… La réponse a été non… Ils ne sont pas adaptés à ce que nous faisons ce qui était faux ! Et, elle s’est senti obligée de réécrire des documents à remettre aux étudiants ! Ou l’art et la manière de se créer du travail quand il n’y en a pas besoin, comme dans le premier exemple !

Pour aller plus loin maintenant, pour ma part, ce n’est jamais dans les sites institutionnels que j’ai pu découvrir les ressources qui m’étaient nécessaires pour enseigner !

Et, le comble de cette histoire, c’est que je conseille aux entreprises de surveiller ce qui se fait dans l’usage des outils par les « experts » du genre de ceux que l’on rencontre à Ludovia que tu connais pour les adapter à leurs usages en entreprise !

Si maintenant, je prends ma casquette de parent, lorsque je cherche une information pour aider mes filles, je n’ai pas le réflexe des enseignants de consulter les ressources académiques… Je consulte comme tout un chacun le web en passant par Google ! Ah oui, c’est vrai… je n’aurais pas dû dire cela… Les parents ne doivent plus s’occuper des devoirs de leurs enfants désormais.

Jetons un coup d’oeil sur la démarche de mes filles… Elles ne vont jamais sur les sites institutionnels… et lorsque l’une d’elles a dit à l’un de ses profs. avant le brevet en fin d’année que ses derniers cours n’étaient pas très utiles… Elle n’a pas été chercher l’information sur les sites mentionnés dans ton article… mais ailleurs !

Cerise sur le gâteau, avant la publication de la levée de fonds, je savais que dans le monde des lycées (je n’ai plus personne au collège à la maison), la référence pour trouver un cours « potable » est Kartable.

En effet, j’ai noté au passage un phénomène pour moi qui est nouveau… Désormais, nos chères têtes blondes, sans que l’enseignant le sache bien entendu, s’ils elles trouvent que l’enseignement suivi manquait de structure, de clarté, de rigueur… une fois à la maison cherchent un cours qu’elles comprennent ! Les élèves ont aussi désormais leurs exigences.

Plutôt que de ronchonner sur l’argent qui mis dans cette start-up, personnellement, je mettrais en parallèles les sommes qui ont été dépensées par l’éducation nationale pour maintenir (encore et toujours) les ENT !

Les sommes sont largement supérieures à celle de la levée de fonds !

Dans d’autres secteurs, des levées de fonds peuvent surprendre… Mais, c’est aussi cela la liberté d’entreprise… Et d’ailleurs, pourquoi l’éducation nationale n’a pas créé un Kartable avant l’heure plutôt que de focaliser sur les ENT… le problème ne se poserait pas !

En réalité, je me pose toujours la question : qui utilise les ENT (Je sens les nombreuses réactions… Moi, moi, moi…) et je ne peux pas te laisser dire : c’est pas comme si des centaines (voire des milliers) d’enseignants ne mettaient pas gratuitement à la dispositions de leurs élèves des millions de cours sur les Espaces Numériques de Travail (ENT), sur leurs sites, leurs blogs….

Déjà, parce que peu d’enseignants remplissent les ENT… C’est tout juste parfois si certains indiquent les notes… et qui consulte les ENT en réalité (je passe sous silence l’accès impossible aux ENT… par exemple, je ne peux accéder aux ENT où sont mes filles – 2 établissements différents) et les cours, quand ils sont données à ma fille dyslexique, arrivent par courrier électronique et non par l’ENT pour les enseignants qui possèdent un cours sous forme numérique.

Donc, je pense que l’on peut rester sur les centaines d’enseignants qui mettent leurs cours dans les espaces numériques… et je serais curieux de connaître le nombre d’enseignants qui mettent leurs cours à disposition sur le net (ils se comptent par dizaines ?).

À mon grand regret d’ailleurs. Ceci ne veut pas dire pour autant qu’en tant que parent, je n’ai pas croisé des enseignants qui ne le font pas, mais ils sont tellement rares que je pense pouvoir les compter sur les doigts d’une main 😉

Personnellement, je ne jugerai pas de la qualité ou non des cours diffusés sur le site en question… Je ne discuterai pas non plus de l’origine des cours, ni des licences qui leur étaient attribuées à l’origine.

Juste la réaction quand j’ai annoncé à mes filles les soupçons que tu mettais sur l’origine des cours… elles m’ont répondu que pour elles, il n’y avait rien de surprenant quand elles voyaient le nombre de cours que les enseignants utilisaient intégralement depuis le net ! et d’ajouter, et en plus, bien souvent, ils ne se soucient pas du droit d’auteur sur les images… ce qui n’est pas faux pour le dernier point malgré l’exception pédagogique que peu d’enseignants connaissent véritablement).

Je ne jugerai donc pas, mais, je constate comme souvent au travers de ce que je vois autour de moi !

Donc, des élèves révisent grâce à ces cours qu’ils découvrent dans le site incriminé et ailleurs, des cours qui je me répète ne sont pas obligatoirement labellisés « éducation nationale », et, ils réussissent dans leurs devoirs « maison », devoirs surveillés, aux examens… On peut m’expliquer le hiatus ?

À ce sujet, je me rappelle les réactions de certains enseignants qui se moquaient de la Khan academy. Où en est-on aujourd’hui vis-à-vis de cette institution… La Khanacademy a trouvé son public comme Kartable trouve le sien ! Ce n’est certainement pas celui de l’institution éducation nationale, même si le même public est concerné ! Un peu comme si Auchan et le commerce de quartier ne pouvaient pas coexister car ils ont le même but mais des pratiques différentes !

L’important dans tout cela n’est-il pas que la personne comprend, apprend ce que nous devons lui enseigner d’une façon officielle ou non.

Toujours en observant ma génération Z de filles, je m’aperçois, qu’effectivement, comme toutes personnes de la génération Z, elles sont très auto-didactes (voir generation-z.fr à ce sujet 😉

Et, évidence pour moi, elles apprennent d’autres disciplines qui ne sont pas présentes au sein de l’enseignement national sans problèmes particuliers… On trouve tous cela génial, on est ébahi devant leurs compétences… Pourquoi pas alors le même traitement pour les matières « officielles ».

Pire peut-être pour un enseignant… Parfois ce sont d’autres gamins de leur âge qui ont produit la ressource explicative…

D’ailleurs, pourquoi les sites institutionnels ne font pas le tour des ébauches ou des cours mis en ligne par les jeunes…

L’exemple n’est pas le meilleur, mais j’ai 2 frustrées à la maison car aucun enseignant n’a demandé à retravailler depuis l’existant, alors qu’elles avaient communiqué dans ce sens, leur Tour de France par 2 enfants, qui est resté en l’état depuis par manque de motivation !

Et puis, à mon sens un autre problème se pose… Comment va faire l’enseignant d’art plastique pour le gamin de 9 ans qui vient de remporter le 1er prix de photo animalière à Londres ! J’ai déjà été confronté à des problèmes du même type avec mes filles à un moindre degré ! La réponse est claire… c’est le rôle des parents de jouer le « conciliateur », d’expliquer pourquoi l’enseignant a dit ceci ou cela alors que la compétence a été validée par de véritables professionnels !

Cela me conduit à poser la question : À quoi va ressembler le prof du 21 ème siècle ? comme l’a fait Claude Garcia.

Je rejoins son point de vue concernant les MOOCS ou sur la pédagogie inversée qui ne sont pas des panacées… La panacée en éducation n’existe pas !

Nous devons employer toutes les technologies et pédagogies à différents niveaux, pour différents usages… Mais ceci veut dire également que tous les enseignants désormais doivent pouvoir changer de « stratégie pédagogique »… un peu comme un formateur en formation continue qui perpétuellement s’adapte à son public !

Et oui, je vais employer un terme qui ne plaît bien souvent pas aux enseignants. Votre métier est en passe de devenir celui de coach d’études… où vous passerez le plus clair de votre temps à être des guides, des orientateurs…

Je ne crois pas à l’avenir des établissements en « dur »… ce sera d’ailleurs une manière de réduire les nombre des élèves dans les classes… Plus de bâtiments pour l’école « primaires », pour les collèges, pour les lycées, pour les universités…

La révolution de l’éducation

Naturellement, le «il faut montrer ce qu’on sait faire grâce à ses savoirs» y trouvera sa place et je reste persuadé que les bases de l’éducation vireront également du : apprendre à lire, à écrire et à compter à apprendre à lire (texte et images), à parler et à compter (et seulement compter)…

Après ces bases réellement acquises, cela nous conduit à l’équivalent du collège, plusieurs solutions sont possibles… comme celle de donner des enseignements concrets par rapport à son domaine d’activité dans le futur, fournir les compétences dont ils auront besoin aux jeunes…

Comme il est précisé dans l’article : L’humanité numérique dans l’Express, il serait temps de réorienter les programmes vers des savoirs et des savoir-faire qui ne tentent pas de concurrencer ce que les machines réalisent plus vite, mieux et à moindre coût que les hommes, c’est-à-dire concernant le monde de l’éducation : les activités impliquant une capacité à raisonner, à enchaîner une série d’actions logiques.

D’ailleurs, les enseignants feraient bien de réfléchir rapidement à cette situation, car c’est leur survie même qui est menacée en grande partie !

Devant cette situation, ce n’est pas perdre son temps que d’expliquer le fonctionnement des outils numériques aux élèves. Au contraire… Et je ne suis pas convaincu que le plâtre proposé par le Conseil national du numérique de créer un bac « humanités numériques » soit suffisante…

On doit employer et expliquer le numérique dès l’école maternelle et aussi apprendre aux élèves à évoluer avec lui. Je pense que la révolution d’Internet n’en est qu’à ses débuts ! Nous n’avons perçu que la partie visible de l’iceberg.

Je terminerai avec celui par lequel j’ai débuté mon billet : Bruno Devauchelle… qui répond dans Le praticien, le journaliste, l’expert, le formateur, le consultant et le scientifique un peu à ma place aux questions de savoir si c’est comme ex.enseignant dans le supérieur, comme formateur en formation continue, comme conférencier sur les problématiques d’e-éducation, comme expert pour certains mais aussi comme parent (qui se pose beaucoup de questions sur l’éducation donnée par l’école à ses enfants)… afin de répondre à tous ceux qui se disent… oui… mais sa prise de parole n’est pas légitime, il n’est pas… (le terme de votre choix) !

génération Z et communauté web

Génération Z, qui sont-ils ?
Génération Z, qui sont-ils ? un blog pour compléter cet article

C’est la saison des mémoires et autres travaux pour les étudiants de licences, de masters… Normal donc que je réponde à quelques demandes de leurs parts.

Aussi quand Amélie m’a demandé de répondre à quelques questions sur la génération Z, difficile de résister à la satisfaire alors qu’elle écrit : «Tout d’abord sachez que je suis votre travail de près depuis plusieurs mois. Votre blog est dans ma page de démarrage, c’est pour dire.» De plus, son questionnement concerne l’un de mes sujets de prédilection du moment : la génération Z 😉

Son mémoire a pour thème : la génération Z et comment la fédérer autour d’une communauté web.

Voici donc mes réponses à son questionnaire sur la génération Z (pour ceux que le sujet intéresse, je vous rappelle que j’ai ouvert le blog Génération Z, qui sont-ils dans lequel j’essaye d’assurer une revue de presse sur cette génération et en annexe proposer mes services pour vous faire découvrir cette génération 😉

Au fil de mes recherches, je me suis rendu compte qu’on parlait encore trop peu de la génération Z. Pourtant, cette génération fait déjà partie intégrante de la société. Pensez-vous que les entreprises ont déjà opéré un virage vers la génération Z?

Premièrement, il serait bon de réfléchir pourquoi on parle peu de la génération Z plus spécialement dans le monde francophone d’ailleurs, car c’est beaucoup moins vrai dans le monde anglo-saxon, notamment en Australie, Angleterre, dans les pays d’Asie…

Plusieurs raisons expliquent ce phénomène à mon sens.

Pour commencer, il y a eu, et cela continue, le matraquage que nous avons subi sur la génération Y avec au fil du temps une évolution sur leurs caractéristiques afin de faire coller l’image à nos souhaits et le dérapage dès que l’on a commencé à les appeler digital natives (les vrais digitaux natifs sont la génération Z, ils ont toujours vécu pour le coup avec le numérique).

Autre raison, la perméabilité qu’il y avait entre les différentes générations notamment X et Y. Je m’explique : on pouvait être un X avec un comportement d’Y et inversement. Je pense que ce sera beaucoup plus difficile avec la génération Z.

Un phénomène en réaction à l’appropriation du concept de génération des sociologues par le marketing évidemment a joué son rôle. Pour certains, désormais, les générations n’ont de sens que dans le domaine du marketing et non de la sociologie. Ceci d’ailleurs à conduit à la remise en cause de la « légitimité » des réflexions sur le concept de génération et sur l’existence des générations.

En fonction de ce que je viens de dire, pour ce qui est des entreprises, elles sont loin, très loin de s’intéresser au concept de la génération Z même si je commence à avoir quelques demandes à ce sujet.

D’ailleurs, quand on voit que la presse nous présente encore des articles sur la génération Y comme la génération d’avenir, les dirigeants d’entreprises ne sont pas aidés dans le domaine.

Donc, le virage de la génération Z dans l’entreprise, malheureusement, sera pris, non pas comme une belle courbe avec la visibilité nécessaire dès l’entrée du virage, mais comme une épingle à cheveux, avec les dangers et les morts que cela comportent.

C’est d’ailleurs pour cette raison que j’ai mis en place le blog generation-z.fr afin de mettre en garde les entreprises (niveau Ressources Humaines et marketing) mais aussi la société en général, car l’arrivée de la génération Z à l’âge adulte aura des répercussions dans pas mal de domaines y compris l’éducation, le commerce et le retail, etc.

Il y a une grosse confusion entre génération Z et génération C. Pensez-vous que cette confusion est préjudiciable dans les stratégies marketing des entreprises ?

J’évoquais dans ma réponse précédente la prise en main par le marketing de la notion de génération. La génération C en est un exemple parfait.

Resituons ces générations (vous pouvez consulter la frise des générations ici). La génération Z correspond aux personnes nées entre 1995 à 2010 (la génération qui suit est la génération A pour Alpha). La génération C est à cheval sur la génération Y et la génération Z (schématiquement nés entre 1990 et 2000). Elle n’a de raison d’être que d’un point de vue marketing afin de cibler étudiants du supérieur et les jeunes salariés.

frise des générations X, X, Z
la frise des générations X, X, Z…

Pour les entreprises, si les services marketing ont compris le sens de cette segmentation, cela ne me pose pas de problèmes. C’est la situation, je pense dans les grosses entreprises.

Par contre, pour les PME et les TPE, il n’en est certainement pas de même. La confusion est grande. Il suffit de regarder le mélange que nous fait régulièrement la presse française spécialisée ou grand public à ce sujet. Il est à mon sens impossible à la plupart des décideurs de stratégies marketing de prendre la mesure de ces évolutions et de comprendre les nuances qui peuvent exister entre les uns et les autres. Ceci est d’autant plus vrai que je fais partie de ceux qui crois qu’une génération ne commence pas à un instant T pour se terminer à un autre moment précis. Une forme de flou existe entre deux générations… mais pas sur 10 ans !

La génération Z a ses codes et ses rites. Quelles sont pour vous les valeurs auxquelles elle accorde le plus d’importance ?

En effet, la génération Z possède ses codes, ses usages, ses rites.

Je commencerai par le plus évident : leur connexion régulière à Internet. Ils ne peuvent vivre sans ! Toute leur communication passe par ce média, notamment le mobile, au détriment des sites web traditionnel ! L’ordinateur n’est plus leur objectif ! C’est le smartphone désormais.

En second, j’indiquerai leur maturité dans l’usage d’Internet et notamment des réseaux et médias sociaux. Depuis que j’interviens dans des séminaires ou des conférences sur les réseaux et médias sociaux, j’explique l’arrivée de l’avis des pairs, des pro-am (professionnels amateurs)…

Avec la génération Z, plus besoin de voir venir l’arrivée… Ils vivent le web 2.0 comme ils respirent à l’exclusion de tout autre système.

Ainsi pour eux, plutôt que de rechercher une réponse sur Google, ils préfèrent demander l’avis à des amis virtuels par exemple.
Autre modification dans les concepts « d’amis » sur Internet, toutes personnes présentes sur la toile sont nécessairement disponibles pour leur répondre, sinon, pourquoi elles seraient sur le net ? Ah oui, j’oubliais, ils considèrent que tout le monde est connecté comme eux 24 h sur 24, 7 jours sur 7 !

Si les générations précédentes fonctionnaient en mode cercle d’amis sur Internet, la génération Z à un mode de connexion aux autres en étoiles (je prends contact avec telle personne, car elle peut m’apporter telle réponse !)

Concernant leur travail, les études tendent à prouver qu’ils veulent travailler « réellement » dans ce qui leur plaît. L’idéal étant pour eux de transformer leurs loisirs en métier ! En corollaire, comme ils sont entreprenants, ils désirent créer leurs entreprises ou être associés à la direction… Pas facile à gérer pour les entreprises qui auront beaucoup de difficultés à les conserver comme salariés.

On est à des années-lumières de ce que j’entends en général les concernant pour leur arrivée en entreprise : «Bah, comme pour les autres, on va tirer profit de leurs connaissances des médias sociaux et les mater !»

Autre facteur à mon avis très important, la communication par l’image. Si, les personnes de mon âge, la cinquantaine, notre communication était à base de plume et de papier, déjà avec la génération Y, cette communication avait évolué vers le chat et la webcam. La génération Z franchit un pas supplémentaire avec l’image et la vidéo (on parle peu de l’oral, mais pourquoi pas, surtout si l’on entrevoit la disparition de l’écriture manuscrite à laquelle ils participeront très certainement).

Sinon, ils sont écolos (certainement due à leur éducation), travaillent en groupe (ils l’ont appris dès l’école à la différence des générations précédentes), refusent l’injustice et la corruption, sont très tolérants : pas raciste, pas homophobe… mais ils ne supportent pas qu’on les trompe.
L’un des paradoxes qui les concernent est qu’ils sont très individualistes, mais ils se retrouvent autour de causes communes qui les intéressent.

Curieux et autodidactes, ils sont très créatifs et inventifs… Des études indiquent des changements profonds dans leurs habitudes de consommation et dans leur vie : moins d’alcool et de drogue (l’image dans les réseaux est importante ;-), le retour des activités cuisines, le désintérêt pour les voitures, ils resteront « tard » chez leurs parents…

Je pourrais continuer longuement la série de leurs caractéristiques, de leurs valeurs… mais je vous invite à vous rendre sur le blog generation-Z.fr pour compléter 😉

Pensez-vous qu’il est plus facile de fédérer la génération Z autour d’un support (réseau social par exemple) ou autour d’un concept ?

Il ne faut pas confondre fédérer autour d’un support comme le réseau social et utiliser un outil de réseau social. La particularité des jeunes de la génération Z est d’utiliser les outils qui sont mis à leur disposition.

Il y a quelques années, ils se sont retrouvés sur Facebook. Même si le réseau social par excellence connaît une diminution de son utilisation, les jeunes continues de l’utiliser. Mais depuis la belle époque (3-4 ans), désormais, ils sont passés sur Twitter pour maintenant être sur SnapChat.

La difficulté ou la différence par rapport aux générations précédentes est que dans les années précédentes, un outil était adopté par toute une génération pendant un laps de temps assez long. Ce n’est plus vrai avec la génération Z qui est capable d’adopter rapidement de nouveaux modes de communication.

En Allemagne, les Universités utilisent WhatsApp pour communiquer auprès des étudiants ! Ce service est encore peu utilisé en France ! Mais la vérité est là, les entreprises ne vont plus pouvoir se contenter de communiquer sur un réseau social. Elles vont devoir tester par de petites campagnes telle ou telle nouvelle application qui aura le vent en poupe afin de suivre la génération Z et utiliser ses outils. Car pour eux, un service de médias social est avant tout un outil pour communiquer, échanger…

Et à l’entreprise d’adapter son discours à la génération Z, autrement dit, ne pas chercher à leur vendre quelque chose, mais à devenir leurs  » potes ».

Donc, pour répondre clairement à votre question, il est possible de fédérer les générations Z dans un réseau social, encore faut-il savoir lequel ! Mais effectivement, c’est dans les réseaux et médias sociaux que se trouve l’avenir des entreprises qui souhaitent toucher ce public.

Pour la seconde partie de la question, en effet, l’idée de les rassembler autour d’un concept me semble plus facile. Mais, là encore, attention aux désillusions. Je les vois souvent se rassembler autour de concepts ou de communautés qui leur sont propres, qu’ils ont édifié eux-mêmes selon des critères qui généralement nous échappent, mais qu’eux perçoivent !

Et, c’est peut-être sur ce point que les entreprises peuvent bâtir leurs communautés, leurs leads… en intégrant ces univers et en y répondant sous forme de dialogue… Attention, je ne dis pas que les entreprises doivent vendre… Elles sont là avant tout comme « amies » de la cause !

Est-ce que la génération Z se regroupe facilement en communauté? Si oui, autour des quelles pourrait ce être ?

Fondamentalement, la génération Z n’est pas très différente des autres générations. De ce point de vue, la génération Z reste fidèle au précepte : l’homme est un animal grégaire !

Donc, oui, ils se regroupent facilement en communauté, j’allais ajouter d’intérêts, dans le sens où cela doit répondre à leurs attentes et les intéresser réellement.

J’ai la chance de voir les évolutions d’un site comme diy.org (Petite pub pour l’une de mes filles qui explique DIY.org) où le slogan est « Découvre tes talents. Impressionne ton monde » qui correspond aux attentes de pas mal de personnes de la génération Z 😉

un livre de cuisine pour les dyslexiques

couverture du livre : la cuisine pour des enfants par des enfants
couverture du livre : la cuisine pour des enfants par des enfants

J’ai pu suivre de prés la création et la genèse du livre de cuisine pour des enfants par des enfants.

Ce livre est assez traditionnel dans sa conception : des pas à pas illustrés d’une quarantaines de recettes de cuisine que peuvent réaliser des enfants à partir de 6 ans. Un format courant 21,59 x 21,59 cm, 46 pages tout en couleur, avec une couverture souple… que du classique !

L’originalité vient d’abord des auteurs… 14 et 16 ans mais, en réalité, ce projet date… Elles avaient alors moins de 10 ans ! Et donc, c’est réellement un livre écrit par des enfants pour des enfants !

Mais, même si je supervise ce projet, je leur ai laissé carte blanche… et c’est là que l’on voit « la créativité » des jeunes d’aujourd’hui. Bien sûr, le livre est en version papier (selon elles, pour que les grands parents offrent le livre à leurs enfants et afin qu’il puisse être dans les librairies). Cependant, au fil des années, et désormais c’est une certitude pour elles, le livre doit exister sous forme numérique : «pour ceux de notre âge et les enfants sur leur tablette !». Donc, acte.

Vous allez me dire, pas de quoi révolutionner le secteur de l’édition !

Non, en effet… Mais, comme l’une des 2 est dyslexique, il leur est apparu naturel de réaliser une version papier et ePub pour les dyslexiques. Une dyslexique qui écrit pour les dyslexiques 🙂 Je ne pense pas que l’édition de livres pour dyslexiques soit courante en France ! Une maison d’édition au Pays-Bas le fait pourtant !

Vous pouvez tester en imprimant la page ci-dessous et donnez-la à lire à un dyslexique… vous serez certainement surpris de sa lecture !

Page du livre de cuisine pour les enfants dyslexiques
Page du livre de cuisine pour les enfants dyslexiques

Comme se sont des générations Z évidemment, je dois freiner… mais les versions en Anglais et Allemand sont déjà dans les cartons et j’entends parler d’une version en Espagnol ! Est-ce une différence de génération cette volonté d’aller « au bout » en voulant tout couvrir ? Pour moi, c’est aussi un effet secondaire de la mise en ligne de certaines de leurs recettes (et le « succès » parfois rencontré) sur SnapGuide !

La date de sortie officielle du livre est programmée pour le 1er septembre 2014. Avant cette date vous bénéficiez d’un tarif préférentiel sur le prix de vente public et vous pouvez contribuer à la publication de ces ouvrages :–)

Pendant la souscription, le livre sera vendu 12,50 € (à compter du date de la sortie officielle le livre sera vendu   14,99 €) en version papier et pour les versions e-pub 3,99 € (4,99 € à compter de cette date).

Pour souscrire, voir les versions print et web du livre La cusine par des enfants pour des enfants, suivez le lien 😉

Et surtout, n’hésitez pas à relayer l’information 😉

dédipix : répondre en 2013 sur le sujet considéré comme du sexting actuel et en arriver au Femen

J’ai eu voici quelques jours une demande d’une apprentie journaliste pour une interview pour parler de sexting ! Bon, pourquoi pas… mais je me retrouver à répondre à de nombreuses questions sur les dédipix ;-(

J’ai joué le jeu même si cela fait un peu troll.. mais pour moi car cela illustre la méconnaissance du monde numérique par certains journalistes. Des pros auraient été capable de me poser les mêmes questions, avec les mêmes orientations… c’est à dire, dire que c’est mal, que ce n’est pas bien… Avec un pro, mes réponses n’auraient certainement pas été publié… C’est en cela que l’exercice m’intéressait… Montrer ce que l’on dit parfois mais qui ne paraît jamais… à moins de brosser dans le sens du poil ! Je parle d’expérience 😉

Donc, allons y pour l’interview 🙂

Comment définiriez-vous le phénomène de dédipix ?

Je pense que le début de la définition fournit par Wikipédia est la bonne : La dédipix est une dédicace par l’image (mot-valise créé par contraction de « dédicace » et « picture », soit « image » en anglais, ou bien encore pixel). J’ajouterai qu’il ne faut pas confondre dédipix (l’intimité est rarement montrée) et sexting (vidéos osées, voire porno).

Croyez-vous que cette pratique récurrente va se propager ? …survivre au temps ?

Je ne pense pas que cette pratique soit encore réellement d’actualité, donc il est peu probable qu’elle se propage… D’ailleurs, si je m’en réfère à Google Trend, ce qui confirme ma perception, les dédipix étaient surtout d’actualité en 2010… Ils le sont beaucoup moins désormais à quelques rares exceptions prêtes.

Si non pour quelles raisons ? (la question originale était si oui…)

Cela correspondait à une époque… Les dédipix tels que vous semblez les imaginer correspondaient un peu à une suite au “lâche tes coms” dans les Skyblogs. D’ailleurs, je n’ai pas l’impression que les blogs chez les jeunes représentent souvent un grand intérêt de nos jours 😉

D’autres service sont désormais disponibles comme SnapChat qui doivent largement remplacer les dédipix, qui ont désormais une autre “signification” et un autre “usages” que lors de leur apogée.

Quelles sont pour vous les motivations des jeunes bloggeurs à partager ces photos dédicacées? Quels intérêts peuvent-ils y trouver?

La réponse est dans la question précédente… ne nous masquons pas la face, les blogs sont avant tout une histoire d’ego bien souvent… Ceci explique cela !

Pensez-vous qu’il y est une incitation au nu dans la “société numérique” actuelle?

Plutôt que de faire une longue réponse, je pense qu’il est pour moi plus judicieux de vous renvoyer vers l’article de la chronique d’Alain Gerlache à la RTBF : Le Web change la vie sexuelle des jeunes. qui fournit l’étude Génération YouPorn : mythe ou réalité ?

Toutefois, pour aller un peu plus loin, je ne pense pas que ce soit la société numérique qui incite au nu, je pencherai plutôt vers une évolution de la société tout court ! Rappelez vous les photos de Laure Manaudou… Personne n’a crié au scandale sur le contenu des photos, mais sur celui qui les a diffusés !

De même, il me paraît difficile dans notre société dans laquelle les artistes, les sportifs… sont tatoués que les jeunes, pour qui ces personnalités sont des exemples, de réagir autrement ! Devrions-nous également interdire le monokini qui pourrait donner des idées aux plus jeunes ?

Croyez-vous que cette pratique de dédicaces corporelle a ses avantages? Si oui Lesquelles ?

Ma réponse n’a pas beaucoup de sens à cette question ! Je ne saurais pas me mettre à la place d’un jeune à l’époque actuelle… Nous ne sommes pas de la même génération… En plus, ce n’est pas la génération qui me suit réellement puisque le phénomène est apparu à la fin de la génération Y (18-35 ans), début génération Z (0-18 ans).

Pensez-vous qu’elle ait des inconvénients? Si oui lesquelles ?

Si je prends le point de vue de ma génération en général, en fonction des valeurs qui nous ont été inculquées, oui, évidemment, je peux trouver des montagnes d’inconvénients à ces comportements !
Comme éducateur à titre de parent, si cela concernait mes enfants… Oui, je pourrais réagir !

Maintenant, je prends une autre casquette, celle d’expert des réseaux sociaux et de l’identité numérique, qui observe justement les usages des jeunes sur le net, mes propos seront beaucoup plus nuancés… Et j’aurais deux questions que je me poserais :

  • est ce que, quand j’avais leurs âges, j’aurais fait ou non des dédipix ?
  • est ce que je ne traduis pas mes propres craintes sur un monde qui n’est plus celui dans lequel j’ai évolué ?

Donc, des inconvénients, il doit y en avoir… comme partout, mais loin de moi de les citer, car cela reste un problème spécifique à chaque personne concernée selon son éducation, son entourage, son milieu…

Cela rejoint pour moi une autre problématique : l’éducation des nouvelles générations à l’usage de ces nouveaux outils du numérique, sans tomber dans l’excès trop souvent mis en avant des dangers d’Internet !

Pensez-vous que les nouvelles générations n’ont plus la notion de ce qu’est la vie ? Que croyez-vous en être la cause ?

Je trouve votre raccourci un peu rapide et je suis surpris que ce soit une jeune étudiante qui pose ce type de question 😉 Je répondrais de façon lapidaire : les nouvelles générations ont la notion de ce qu’est la vie et j’ajouterai même peut-être plus que leurs aînés, aussi surprenant que cela puisse paraître !

Pensez-vous qu’ils agissent de façon réfléchie, en toute connaissance de cause? Ont-ils conscience des risques posés par “la société de surveillance ”?

Cette fois, je ferais une réponse de Normand : oui et non ! Il est bien évident que les jeunes n’agissent pas de façon réfléchie mais, je me permets de vous retourner la question ! Avez-vous, malgré votre jeune âge par rapport au mien toujours agît dans votre enfance et votre adolescence de façon réfléchie ? Comment se comportaient vos parents dans ce cas ?

La cinquantaine passée me permettent de répondre pour moi ! Oui, j’ai fait des choses irréfléchies en étant jeune, parfois de grosses “conneries”… mes parents m’inculquaient un modèle de vie qui correspondait à leur vision du monde… et ce n’est pas pour autant qu’ils savaient ce que je faisais à l’extérieur ! Cela s’appelle aussi l’adolescence, non ?

Juste une remarque cependant sur le rôle des parents qui sont souvent l’exemple ou qui favorisent ce genre “d’exhibition” en niant complètement la présence de leurs enfants sur les réseaux sociaux aujourd’hui, ou en leur interdisant l’accès (les jeunes évidemment y sont alors en cachette) ou encore, en se disant dépassé ! Voir pour certains parents à encourager l' »exhibition » de leurs enfants dès le plus jeune âge !

Il n’est pas juste à mon sens de tout mettre sur le “dos” des enfants et des jeunes… Les adultes un jour ou l’autre devront reconnaître qu’ils ont leur part de “responsabilité” si responsabilité il y a !!

Pour clore, le chapitre sur la conscience des nouvelles générations, autrement dit des jeunes, nous savons tous qu’il existe un âge légal de majorité ! Certaines études tendraient d’ailleurs à prouver que cette notion de majorité n’est pas en adéquation avec l’âge de la maturité qui serait à une bonne vingtaine d’années ! Donc, jusqu’à cet âge avancé, non, personne n’agit en conscience !

J’ai du mal à voir le rapport avec la société de surveillance ? Si vous me disiez une société de voyeurisme, je dirais oui, effectivement, ils ne peuvent avoir conscience pleinement de ces effets… Mais là encore, est-ce pour moi un jugement de valeur sur ce qu’est la vie privée ? Je vous renvoie à Jean-Marc Manach pour les réponses 🙂

Toutefois, j’aimerais ajouter une remarque issue des conférences que j’ai pu donner auprès des jeunes… Ils ne sont souvent pas au fait de ce qu’il est possible de faire ou non avec des données photos, vidéos… sur le net ! Et sans oublier que demain ce sera le son ! Pas difficile de retrouver aujourd’hui une image de quelqu’un depuis Google image  ! Mais le saviez vous vous-mêmes que l’on peut glisser déposer une image et que Google fait le reste ?

Serions-nous en pleine révolution sexuelle ?

Depuis plusieurs années désormais, pour moi cela a débuté au milieu des années 90, oui, nous vivons une révolution sexuelle mais à la différence de celle de Mai 68 par exemple, elle s’effectue sur la longueur, tout en douceur ! Au-delà de la révolution sexuelle d’ailleurs, j’ai l’impression que nous vivons ce qui sera considéré dans le futur comme une révolution importante de nos sociétés.

Pensez-vous que les jeunes ne savent plus s’exprimer que par le biais du numérique?

Pourquoi toujours vouloir faire des amalgames. Quand je disais que les jeunes sont peut-être plus matures que leurs aînées sur l’usage du numérique, je m’aperçois que nombre d’entre eux font certainement beaucoup plus d’activités d’expression que nous et sont beaucoup plus à l’aise ! Ensuite, cela reste, bien entendu, une question de tempérament !

Pensez-vous que le numérique est en partie ou totalement responsable de ce phénomène d’extimité ? Pourquoi ?

Je renvoie vos lecteurs à la page Wikipédia sur le terme d’exitimité car je suppose que peu de vos lecteurs en connaissent le sens exact ! Et je me réfère donc aux travaux de Serge Tisseron pour ma réponse, notamment sur l’importance de cette extimité à l’adolescence. Car c’est plutôt au psy à répondre à cette question…

Effectivement, pour moi, non, l’extimité n’est pas totalement issue du monde numérique. Elle existait avant l’arrivée du numérique que vous évoquez. Déjà le Minitel permettait l’extimité et d’autres comportements l’exprimaient plus en arrière encore ! C’était pour le coup moins visible certainement !

Le numérique le facilite très certainement… Je ne vois pas pourquoi les jeunes devraient se priver des outils qui sont à leur disposition pour cela !

Que pensez-vous de l’usage que les adultes font des dédipix sur les blocs? Est-ce moins condamnable que les enfants ou au contraire ? Les motivations sont-elles les mêmes?

Je disais plus haut que les adultes sont autant aussi du comportement des jeunes et font souvent bien pire… J’exclus de cette réflexion les dédipix “artistiques”, publicitaires ou revendicatives. J’y reviendrais lors de vos questions suivantes.
Je connais peu d’adultes qui utilisent les dédipix… mais pour ceux qui en font, les raisons peuvent rester les mêmes que pour les jeunes : se prouver qu’ils existent au travers du regard de l’autre.

Et, si dans cette tranche de la population, on trouve des images “interdites au – de 18 ans », arrêtons de nous voiler la face ! l’une des plus importante utilisation d’Internet a été pendant longtemps (et le reste) pour le sexe !

D’ailleurs, la réaction des adultes sur les dédipix de jeune est peut-être une réaction simplement vis-à-vis de la la sexualité des ados à laquelle ils, les adultes, ne savent pas comment prendre position (s’il y a une position à prendre !)

Que pensez-vous de l’utilisation du dédipix sur Internet à des fins commerciales? Dans le cadre de l’art ? Dans le cadre de campagne (publicitaire ou autre) ? (Femen…)

Ma réponse peut-être assez courte… La publicité et le commerce car ils doivent vivre à leur époque… Cela existe, pourquoi ne pas l’utiliser ?

L’art permet tout (ou presque)… Si je continue sur la réflexion de tout à l’heure sur le tatouage et que je considère le dédipix comme une forme de tatouage… Si je considère le premier comme un art, pourquoi ne pas l’accorder au second ? Cela me rappelle un peu les débats sur les tags ! Il est désormais admis que les tags peuvent être des œuvres d’art… Pourquoi pas les dédipix ?

L’utilisation par les Femen des “dédipix” ne me choque pas (pour mémoire, les Femen ont été créés en 2008). Pour moi, cela reste dans la continuité de contestation comme le mouvement Flower Power par les hippies durant les années 1960 et 1970. C’est une manière d’exprimer des revendications sur son corps !

Si je devais résumer ma réponse, rien de bien extraordinaire sur l’utilisation des différentes formes de dédipix dans la communication de nos jours… Je peux même parler de “normalité”, ce serait plutôt l’inverse qui aurait été surprenant !

Pensez-vous qu’on vive un phénomène de peopolisation du dédipix?

Je répondrais que le sujet n’est plus d’actualité… Il en a été question en 2009… Reste à savoir qui en parlait à l’époque ?

Pour ma part, je ne les entends plus parler des dangers des dédipix qu’ils nous expliquaient, même si des dérives peuvent toujours survenir (une affaire de ce type a eu lieu, il y a quelques mois, mais ce cas relève plus de la “notoriété” et de l’e-reputation de quelques-uns qui surfent sur la vague finissante qu’un vrai problème de société actuel).

Au passage, je suis toujours surpris de voir et revoir la rediffusion d’une émission à la télévision française… réalisé dans les années 2009-2010 comme si le sujet était toujours d’actualité ! Il faut attendre le générique de fin et rechercher l’information pour savoir de quand date la publication du reportage…

Ces trois derniers usages du dédipix ont-ils l’effet escompté à votre avis ? Pensez-vous qu’elles fonctionnent ?

Pour les entreprises, au niveau commercial ou dans la communication, je n’y ai pas prêté attention ces derniers temps, dans l’art pas d’échos (mais je me trompe peut-être). Reste les Femen qui poursuivent et augmentent semble t-il leurs “coups d’éclats” !

Donc, oui, l’usage des dédipix fonctionne au regard des Femen. L’effet attendu est bien là… Nous parlons d’elles, de leur mouvement, de leurs revendications ! C’est bien le but des dédipix ? Faire parler de soi ?

dangers dans les réseaux sociaux ? oui, mais pas où on pense !

Hier, une étudiante en journalisme qui réalise une enquête sur les dangers des réseaux sociaux m’a demandé si j’étais disponible pour quelques questions. Le sujet est brûlant et c’était l’occasion pour moi de donner un point de vue un peu différent à tout ce que l’on entend régulièrement sur les dangers des réseaux sociaux.

D’ailleurs, cet avis, que j’avais donné à 2 journaliste précédemment, suite aux révélations concernant la NSA n’ont jamais été publié ! C’est vrai que mon point de vue n’est certainement pas politiquement correct au niveau des dangers des réseaux sociaux et d’Internet d’une façon plus large !

Donc, j’ai choisi de répondre à cette étudiante et de diffuser mes réponses afin d’ouvrir le débat sur les dangers des réseaux sociaux sous une autre forme. Aucune question sur les hackers et autres pirates… ce sera pour une prochaine fois 😉

Voici les questions auxquelles je devais répondre  :

  • Quels sont aujourd’hui, pour vous, les dangers que représentent les réseaux sociaux ? Qui sont les principaux concernés ?
  • Diriez-vous que le danger réside dans les réseaux sociaux eux-mêmes ou dans l’utilisation qui en est faite ?
  • Quelles sont les erreurs à ne pas commettre ?
  •  MySpace avait découvert, il y a quelques années, que 90 000 personnes sur son réseau avaient été jugées comme délinquants sexuels. Diriez-vous qu’il y a un manque de contrôle ?
  • Les enfants et les adolescents sont les premiers concernés par ces dangers. Facebook interdit aux enfants de moins de 13 ans de s’inscrire, mais 20% des moins de 13 ans disposent d’un compte. C’est un problème ?
  • Doit-on s’attendre, dans un futur proche, à des nouvelles législations au sujet des réseaux sociaux ?

Voici donc mes réponses librement discutables 😉

Quels sont aujourd’hui, pour vous, les dangers que représentent les réseaux sociaux ? Qui sont les principaux concernés ?

Même si la période n’est pas propice suite aux révélations d’Edward Snowden au sujet de l Continuer la lecture de dangers dans les réseaux sociaux ? oui, mais pas où on pense !