Identité numérique : appel à communication

Comme je suis membre du comité scientifique pour Les cahiers du numérique plus exactement un numéro spécial sur l’identité numérique, il me semble normal de publier l’appel à publication de ce numéro.

Objectif du numéro spécial des cahiers du numérique sur l’identité numérique

Aujourd’hui, la toile Internet est un espace où se font et se défont les informations et les réputations. Le Web devient le lieu de convergences des médias (presse en ligne, Web TV, Web Radio, blogosphère, etc.) où se propage durablement l’information gratuite. Les nombreux services proposés par les systèmes de recherches d’informations généralistes sont désormais largement utilisés par les internautes comme point d’entrée sur l’univers informationnel du Web.

L’avènement du Web social, qualifié aussi de Web 2.0, a donné du pouvoir à l’internaute et l’a fait passer du statut de simple consommateur à celui de « consommacteur » à part entière du réseau. En produisant son propre contenu qui sera largement diffusé, chacun aujourd’hui devenir un véritable média ; la prolifération des outils de diffusion ne manquent pas pour s’exprimer : les blogs, les forums de discussion, les plateformes de partage multimédia, les réseaux sociaux, les wikis, etc. L’explosion rapide de tous ces espaces pose alors avec acuité le problème de l’identité numérique, notion confuse et complexe que les travaux les plus récents en sciences humaines et sociales tentent de circonscrire.

Bien que le phénomène ne soit pas nouveau et remonte à l’époque de Télétel, la puissance des réseaux sociaux dans Internet a fait de l’identité numérique, une problématique majeure qui invite chacun à se préoccuper aujourd’hui de son activité, de son image, voire de sa réputation en ligne. Une terminologie ad hoc s’est progressivement imposée et il est courant de recourir à des expressions telles que : E-réputation, cyber-réputation, web-réputation, réputation numérique, personal branding, etc.

Les acteurs économiques, sont de fait, extrêmement attentifs à cette tendance. Selon, une étude internationale réalisée en 2010 par l’éditeur informatique Microsoft , 69% des Français se sentent concernés par l’impact de leur réputation en ligne sur leur vie privée et professionnelle. 77% des Français interrogés soulignent être conscients que des informations publiées en ligne sont susceptibles d’être prises en compte dans le cadre d’un recrutement. Si, en Allemagne, près de neuf personnes sur dix en sont convaincues, en France, très contradictoirement aux résultats de l’étude, un seule personne sur trois en France (32%), se préoccupe systématiquement de la trace laissée au moment où elle diffuse du contenu sur Internet. C’est même une personne sur 4 seulement qui se soucie cette fois de la réputation des autres, à chaque fois qu’elle publie du contenu.

Aucun domaine de la société (institutions, entreprises) n’est à l’abri des préoccupations portées par l’identité numérique notamment en matière de recrutement et d’image véhiculée. Les premiers problèmes d’ordre juridique, viennent souligner le caractère sensible de ces questions et mettent en évidence leur complexité.

Quelques propositions non limitatives de thèmes pouvant être abordés
  • Identité numérique : définitions, composants, enjeux et non-enjeux
  • Identité numérique et construit social
  • Identités personnelles et professionnelles : état des lieux
  • L’impact de l’identité numérique sur la société, l’éducation, l’entreprise, l’économie, le marketing, le commerce…
  • Quelle maîtrise et gestion de sa visibilité en ligne ? Comment améliorer sa e-réputation ?
  • L’évolution des outils de surveillance de la e-réputation (buzz monitoring)
  • L’identité numérique : aspects philosophique et sociologique du phénomène
  • Société de l’information et identité numérique (évolution de la technologie, impacts des technologies nomades…)
  • Droit et identité numérique (le droit à l’oubli numérique, usurpation d’identité, législation actuelle, en cours ?, etc.)
  • Quelle place pour les médias sociaux dans l’identité numérique ?
  • Les pseudos et avatars au cœur de l’anonymat (pseudonymat, virtualité ou non de l’identité numérique ?, etc.)
  • Identité numérique, société de surveillance et réseaux (de quoi se protéger ?)

Cet appel à articles s’adresse prioritairement aux chercheurs en sciences de l’information et de la communication mais les contributions d’autres disciplines scientifiques sont les bienvenues.

Comité scientifique du numéro spécial des cahiers du numérique sur l’identité numérique

Responsable de la coordination de cet ouvrage : Jean-Paul Pinte

Le calendrier et recommandations aux auteurs du numéro spécial des cahiers du numérique sur l’identité numérique
  • Date de remise de proposition d’article : 30 octobre 2010
  • Acceptation de proposition : 15 novembre 2010
  • Notification aux auteurs : 20 janvier 2011
  • Remise version finale : 10 février 2011

Envoi des propositions d’articles (6 000 caractères, espace non compris, plan et références bibliographiques non compris) le 30 octobre 2010 dernier délai à Jean-Paul Pinte en indiquant prénom et nom.

Les contributions définitives (30 000 signes espaces compris) respecteront impérativement la feuille de style de la revue.

La notification aux auteurs (accepté, refusé, accepté avec modification) est fixée au 20 janvier 2011.

Pour les communications acceptées avec modifications, la date limite de réception des articles modifiés est le 10 février 2011.

Les articles retenus sont à adresser au plus tard le 10 février 2011 au coordonnateur accompagnés impérativement de l’accord de cession des droits dûment complété, sans lequel la publication est impossible (NB : un accord par auteur téléchargeable) le 15 février 2011.

Contact : Jean-Paul Pinte

MAM s'occupe de l'usurpation d'identité et les dangers du Net expliqués aux parents

De retour des Rewics (excellent cru 2008 avec plus de 800 visiteurs :-), à la lecture du journal la Voix du Nord ce matin, je m’étais dit, je vais faire un billet ce soir sur l’éducation des jeunes à Internet.

Les dangers du Net expliqués aux parents : 26 vl’a les flics

En effet, le quotidien régional La voix du Nord, a publié une double page, intitulé Les dangers du Net expliqués aux parents 🙂 J’espère que la direction du collège voisin a lu l’article car il est précisé que «les 26 gendarmes formé à un outil de sensibilisation iront à la rencontre des parents. Dans les établissements scolaires qui en auront fait la demande, via l’inspection académique».

Un encadré résumé les cyberconseils de prudence… (Parent d’enfants sur Internet, lisez le tous ! ) et pour clore la page, Damien Bancal donne son point de vue… (nos filles semblent avoir le même papa 😉

Votre image sur le Web, pour le meilleur et le pire

Mais, ce soir en consultant rapidement ma veille, je m’aperçois que Nord Eclair, autre quotidien régional a choisi le même jour pour sortir son enquête : Internet, Attention, vous êtes fiché ! Donc, chamboulement du programme… surtout après avoir lu le scoop concernant l’usurpation d’identité de notre ministre de l’Intérieur, de l’Outre-mer et des Collectivités territoriales.

Le dossier est composé de plusieurs articles. Votre image sur le Web, pour le meilleur et le pire.Olivier Zara, l’auteur de Réussir sa carrière grâce au personal branding. Une interview de votre blogueur favori (c’est un clin d’oeil pour les personnes qui assistaient à Dallas 2.0 dans les blogs) dans l’article : Big Brother est derrière nous, alors autant le savoir et agir en conséquence ;-), un article sur une société de « nettoyage d’identité » 🙁 et je vois un titre qui m’intrigue, car j’ai parlé du sujet dernièrement (loi sur l’usurpation d’identité numérique en France) : Vide juridique autour de l’usurpation d’identité.

Et dans ce témoignage de David Cassel, adjudant-chef à la cellule d’investigation criminelle du Pas-de-Calais, voici ce que je lis : «Une lacune (le vide juridique autour de l’usurpation d’identité) qu’a promis de combler Michèle Alliot-Marie, lors de son passage à Lille le 25 mars dernier, avec la future loi LOPPSI (loi de programmation et de performance pour la sécurité intérieure).» À rapprocher des dépots des lois aux Sénat ?

homonymie et usurpation d'identite

Je pense qu’il est temps que j’intervienne au sujet des problèmes d’homonymies et d’usurpation d’identité. Oups, pour l’usurpation d’identité, j’en ai déjà parlé. Mon dernier billet sur le sujet est : une loi sur l’usurpation d’identité numérique en France. Les précédents étaient principalement : Facebook : usurpation d’identité et bug ! et Le faux profil d’Alain Juppé sur Facebook, des détails !

Vous vous demandez pourquoi je veux vous reparler d’usurpation d’identité et d’homonymie ? À cause de deux événements qui se sont produits ces derniers jours.

Au sujet de l’homonymie

Comme chacun le sait, enfin, j’espère 😉 je ne m’appelle pas les z’ed, ça c’est mon blog. Mon nom est Delcroix, de prénom Éric. Delcroix est un nom très courant dans la région du Nord de la France. 6 081 personnes portent le nom Delcroix aujourd’hui en France selon les estimations de L’Internaute et serait le 49é nom dans le département du Nord.

Maintenant, si je croise avec mon prénom Éric, on découvre assez facilement qu’il fut un prénom largement utilisé au cours des années 60 ! Pas de chance pour moi, il existe de nombreux Eric Delcroix 🙁 Au sein même de ma famille, nous sommes 2 ou 3 cousins très éloignée à porter le même nom et prénom (je pense même que l’un d’entre eux a le même second prénom que moi 🙂

Tout cela pour expliquer qu’il est assez difficile pour moi d’échapper aux homonymies. D’ailleurs, je reçois régulièrement des messages (principalement dans Facebook d’ailleurs) où l’on me demande si je suis bien tel Eric Delcroix ou tel autre… Je vais bientôt pouvoir écrire un billet sur les activités et les rencontres des Eric Delcroix lors de leurs vacances, les surnoms dont ils sont affublés (bizarre, personne n’a encore prononcé ceux de ma jeunesse !).

Mais le principal n’est pas là. On peut être homonyme et effectivement être contacté pour savoir si l’on était l’ami d’enfance, de vacances, etc. Cela n’a pas d’influence sur son, pardon, on dit comment ? E-reputation ? Personal Branding ? Bref, sur ma présence professionnelle sur Internet.

Mais, voilà, j’ai un autre homonyme depuis très longtemps sur la toile, plus célèbre que moi (ce n’est pas difficile ;-), avec lequel je partage la première page de Google, qui possède un article à son nom dans Wikipedia (qui s’y colle pour ajouter mon portrait ;-), etc. Si, si, je vous jure, il y a un autre Eric Delcroix !

Seulement, si le fait d’être contacté dans Facebook pour savoir si j’ai passé mes vacances à Triffouillis les oies ne me dérange pas, lorsque l’on m’appelle au téléphone pour le demander si je suis avocat du Front National (en effet, c’est le métier de mon homonyme), j’ai quelques inquiétudes sur ma e-reputation, moi qui tente de « cacher » mon appartenance politique… En plus, là pour le coup, je trouve cela intrusif dans ma vie professionnelle et privée.

Les plus grincheux diront : «Bien fait pour lui, il n’avait qu’a pas laisser son numéro de téléphone sur Internet !». Désolé, Internet est pour moi un fabuleux outil de communication qui me permet de communiquer, de faire ma pub., de vendre mes activités de formation ou de conseil en média social, etc. Donc, comme pour le médecin dont on trouve le numéro à de multiples endroits, je laisse mon numéro en ligne, sinon, je « perds » des clients ! Je renvoie ces « grincheux » à mon billet La mode des enquêtes sur la vie privée

Car en effet, cette semaine, j’ai reçu un appel téléphonique pour cet homonyme, Monsieur Eric Delcroix ! J’suis resté poli et j’ai simplement dit que ce n’était pas moi. L’appel fut courtois. Il fait suite aux courriers électroniques de France ou de l’étranger qui prennent contact avec Monsieur Eric Delcroix, avocat. Donc, une bonne fois pour toute, je ne suis pas avocat de métier ! Ce n’est pas mon activité.Le Eric Delcroix qui possède le blog Les z’ed (c’est ici), Blog en Nord, le site Ed productions, Ed formations, etc. n’est pas avocat, il est selon Viadeo : Expert, spécialiste, consultant, touche à tout print et web 1 et 2.0 ! (ceux qui me connaissent remarqueront l’ironie de mon titre dans vidéo où tout le monde est expert –cf. le billet aux sujet des expert sur Viadeo, bien que pour moi 😉

Les plus grincheurs diront : «Bien fait pour lui, il n’avait qu’a pas laisser trainer son adresse de courrier électronique…

Voilà une situation que je devais éclaircir. L’étape suivante est le coup de sonnette… J’espère que cela n’arrivera pas ! Les plus grincheux diront : «Bien fait pour lui, il n’avait qu’a pas indiquer son adresse sur Internet…

Et côté usurpation d’identité

Par certain aspect, cette homonymie pourrait ressembler à de l’usurpation d’identité. Nous sommes tous les deux des « personnages publics » plus (pour lui) ou moins (pour moi) « médiatisés ».

Et là, j’en arrive au second volet de mon billet.

Dans identité numérique : un mouton noir, j’écrivais : «Avec la multiplication de nos articles, de nos manifestations, etc. nous sommes les artisans de notre propre parano.» Je ne croyais pas si bien dire.

Il y a quelques jours, j’ai reçu un courrier électronique d’un lecteur qui me demandait conseil. Cette personne soupçonne un profil Facebook d’usurper son identité alors qu’elle-même n’y était pas présente (voir le conseil dans Facebook : usurpation d’identité et bug ! Ce ne sont pas les éléments pris un par un qui semblent bizarres mais pris dans leur ensemble me précise mon interlocuteur. Voici rapidement les éléments :

  1. Une personne de son entourage a envoyé une demande de « contact » accepté par l’homonyme usurpateur. Cette personne de l’entourage de mon correspondant c’est rapidement aperçu que ce n’était pas « mon correspondant ».
  2. L’homonyme usurpateur prétend vivre dans une ville étrangère.
  3. La personne de l’entourage de mon correspondant a envoyé un commentaire sur le mur de l’homonyme usurpateur lui indiquant qu’elle connaissait une personne du même nom
  4. Tous les contacts de l’homonyme usurpateur sont anglais sauf deux français dont un seul que connaît mon lecteur.
  5. Mon correspondant ne côtoie plus depuis au moins 5 ans le Français en question !
  6. L’homonyme usurpateur à qui appartient le compte ne répond jamais sur son mur
  7. Mon correspondant lui a envoyé plusieurs invitations d’une vingtaine de comptes différents (hommes et femmes) et l’homonyme usurpateur n’a accepté personne
  8. La même opération a été effectuée avec les amis de l’homonyme usurpateur. Aucun n’a accepté d’amitié, hormis 1.
  9. Cette personne qui a accepté d’être « ami » possède la même photo de profil que l’homonyme usurpateur
  10. Il n’y a aucune photo de cette homonyme usurpateur sur son compte mais un simple coucher de soleil (je précise celui de Windows dans mes images)
  11. Mon correspondant a récupéré une adresse mail et a envoyé un message auquel l’homonyme usurpateur avait répondu avec un niveau d’anglais très basique en trois mots (je précise que l’homonyme usurpateur et mon correspondant possèdent un nom à consonance étrangère aussi bien en France que dans pays anglophone) Depuis, l’homonyme usurpateur n’a plus répondu à aucun mail en anglais ou en français.

En complément, j’apprends que 5 ans sépareraient les deux protagonistes de l’affaire, et que l’homonyme aurait au moins une fille alors que mon interlocuteur n’en a pas !

Voici mon analyse :

  1. Oui, et alors, cela ne prouve rien.
  2. Et si c’était vrai ?
  3. Oui, je reçois bien des messages qui me demande si je suis un certain Eric Delcroix (CF. la première partie homonymie de ce billet) et je ne réponds pas toujours. J’ai d’ailleurs 400 messages en attende de réponse dans Facebook. Je suis la risée lors des conférences et des formations à ce sujet !
  4. Normal me semble-il puisque cette personne semble vivre dans un pays anglophone
  5. Je parierai sur une erreur d’homonymie de ce Français… Il pensait contacter mon correspondant !
  6. Je n’ai pas l’impression de répondre sur mon mur… et pire, à une époque, je l’avais supprimé de l’affichage
  7. Maintenant, il faudrait accepter tout le monde ? Je connais beaucoup d’utilisateurs de Facebook qui n’accepte que les personnes qu’ils connaissent réellement dans la vraie vie après avoir parfois accepté tout le monde.
  8. Même remarque que précédemment
  9. Comme je l’indique dans mon point suivant, cela ne veut rien dire
  10. C’est effectivement une image que l’on retrouve beaucoup comme photo de profil ! Encore une fois, cela permet de noter l’importance de l’image dans les profils Facebook. Quand j’entends dire que la photo ne sert à rien, la preuve !
  11. L’homonyme usurpateur et mon correspondant possèdent un nom « étranger » à la France et au pays anglophone donc ceci explique peut-être cela ! Notre homonyme usurpateur ne parle peut-être pas très bien Français et Anglais, car ce n’est pas sa langue d’origine. Par politesse, je réponds parfois la première fois et puis, si l’on continue à m’envoyer des messages, je trouve mon interlocuteur un peu « gonflant » n’ayant rien de commun avec lui et je ne réponds pas !
  12. Avec l’adresse de courrier électronique, j’ai effectué ma petite recherche (merci Google et Spokeo 😉 et un profil sur un autre réseau social apparaissait. Cette fois, une image avec des enfants apparaissaient. Leur âge pouvait en effet correspondre à l’âge d’enfants que pourraient avoir l’homonyme usurpateur.

J’en conclus pour ma part, que nous sommes devant un cas d’homonymie typique… et vous ? Pourquoi mon correspondant a-t-il autant peur de voir son identité usurpé ? Il a peur car tout le monde autour de lui ne cesse de parler d’identité numérique, d’e-réputation, de personal branding, d’usurpation d’identité… il « fantasme » alors que cette personne, je pense est complètement équilibré. Mais, elle a la vision de la projection de ses craintes, augmenté semble t-il par son entourage sur l’autre ne serait-il pas moi… Les marchands de rêve ont l’avenir devant eux !

Lorsque, hier soir, j’évoquais avec un journaliste l’identité numérique (l’objet de son reportage. Je vous dirai quand cela sera publié 🙂 nous avons mis le doigt sur les sociétés qui vendent leur service (pour les particuliers) dans le dessein de proposer une e-reputation sans tache, nickel chrome aux pauvres malheureux qui pensent que grâce à l’effet magique de l’annonce et après avoir payé une somme démesurée à mon goût, ils auront un boulevard devant eux.

D’ailleurs, pourquoi un boulevard devant eux ? Pour trouver du boulot, pardi ! Cela me rappelle cruellement l’époque brève où j’ai travaillé dans un endroit au coeur des années 1980. Nous proposions l’impression laser d’un CV… Évidemment, il était sous-entendu à l’époque que plus le CV était « beau », plus on était embauché ! Le tarif pour une feuille de papier imprimé (c’était le service proposé) était dissuasif. Pourtant, régulièrement, de « pauvres » personnes venaient nous voir, en mettant tous leurs espoirs dans le bout de papier brûlant qui allait sortir de l’imprimante. Grande devait être leur désillusion ! J’ai le même sentiment sur ce nettoyage des profils dans la e-réputation, dans le personal branding (on n’a même pas été foutu de trouver un terme français pour cela).

Et puis, je dis stop. Tout le monde n’a pas besoin d’avoir un CV « propre » sur Internet. Le garagiste du coin n’ira pas faire une recherche sur internet. Il ne va pas googeliser votre nom, rechercher votre profil sur Facebook… (enfin, aujourd’hui, je ne sais pas comment sera fait demain !). Au passage, vous vous rappelez vous de ce qui se disait sur les personnes qui googlisaient leurs connaissances au début des années 2000 ? Maintenant, cela paraît normal ! Comme quoi l’identité numérique, si elle est à la mode aujourd’hui, elle ne date pas d’hier ! Et qu’est ce qu’on dira demain ? Allez regarder la réaction chez l’ami Yann concernant sa curiosité dans Facebook ! Chiche qu’il nous met en ligne un billet dans 5 ans sur les réactions de ses amis sur Facebook 🙂

Bon, mais revenons en à mon exemple. Celui que j’ai reçu ! Les sociétés bien intentionnées revendiquent de posséder presque des passes droits chez Facebook par exemple pour faire supprimer un compte ! Elles vont faire supprimer le compte de l’homonyme usurpateur ? Cela me pose un gros problème déontologique.

Et puis, vos traces passées… je parle de celles que vous avez laissées traîner à une époque lointaine (début 2000 par exemple) pour lesquels vous ne connaissez même plus les codes d’accès ni le mot de passe et dont le responsable du site est parti sans adresse… brrr cela fait froid dans le dos. Ils arriveront avec toutes leurs connaissances à les faire disparaître ?

Pour le gag, j’ai le cas en ce moment. Des personnes me demandent de supprimer leur adresse email (ça c’est intelligent, car qui pense à ses adresses email, tout le monde focalise sur son nom et son prénom !) et leur nom dans un site dont j’avais en grande partie la responsabilité (un peu plus que les personnes en question en réalité). Ce site à moins de 5 ans. Seulement, j’ai perdu l’ensemble des codes d’accès. Conclusion, je ne peux rien modifier sans un effort « surhumain » de ma part : consulter l’ensemble de mes archives pour tenter de retrouver ces codes planquées dans un message électronique !

Alors, dans ce genre de situation, le réflexe des entreprises qui vont vous proposer de vous rendre beau, intelligent, etc. sur Internet sera certainement de vous dire. Pas grave, on va faire descendre le site dans son référencement afin qu’il n’apparaisse plus sur votre nom ! Oui, je veux bien. Dans quelques années, lorsque j’effectuerai une recherche, je crois que je regarderai les premières pages et les dernières 🙂 Sans parler des archives internet ! Si, si, elle aussi elles existe. Ces entreprises qui vendent la vertu possèdent également des contacts aux archives du net ? Sont-elles les seules d’ailleurs ?

Des regrets pour mes enfants

Parfois, cette situation d’homonymie ou de résultat de requêtes sur Internet me donne des regrets. Pas pour moi, à mon âge, je n’ai plus grand chose à craindre mais pour mes filles.

Pour l’une d’entre elles, je suis tranquille au niveau de son prénom 🙂 Par contre, l’autre se prénomme Clara. Vous connaissez le réflexe des enfants ? Il tape, comme les adultes leur nom dans Google ! Je vous laisse deviner le résultat. Comment, vous n’y avez pas pensé ? Mais si voyons, le résultat est  ! Et oui, la pauvre Clara ne peut pas faire une recherche sur son prénom dans Google sans ma présence !

Et puis, on n’est pas responsable de son nom, mais je ne peux pas laisser les filles (les deux cette fois) regarder leur nom patronymique dans Google. En effet, un jour, j’y ai découvert Stella Delcroix que je ne connais ni d’Éve, ni d’Adam (je n’ai pas pu m’empêcher ;-).

Donc, maintenant, si vous avez des enfants dont vous attendez la naissance, pour choisir un prénom, réfléchissez à deux fois. Une fois pour choisir votre prénom comme on le faisait avant internet ; une fois en essayant de voir ce qui pourrait éventuellement apparaître maintenant et dans le futur dans Google et autres moteurs de recherche 😉 Voir au besoin, changez de nom 🙂

Si vous en voulez un peu plus sur l’identité numérique, une simple requête dans le moteur de recherche de ce blog 😉

loi sur l'usurpation d'identité numérique en France

En juillet 2005, déjà, une proposition de loi tendant à la pénalisation de l’usurpation d’identité numérique sur les réseaux informatiques été présentée au Sénat par Michel Dreyfus-Schmidt.

Le texte est simple :
«Art. 323-8 – Est puni d’une année d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende, le fait d’usurper sur tout réseau informatique de communication l’identité d’un particulier, d’une entreprise ou d’une autorité publique.»

« Les peines prononcées se cumulent, sans possibilité de confusion, avec celles qui auront été prononcées pour l’infraction à l’occasion de laquelle l’usurpation a été commise. »

Peu après le décès du sénateur, Jacqueline Panis a repris le texte au mois de novembre dernier. Voici cette propoition de loi relative à la pénalisation de l’usurpation d’identité numérique.

« Art. 323-8. – Est puni d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende, le fait d’usurper sur tout réseau informatique de communication l’identité d’un particulier, d’une entreprise ou d’une autorité publique.

« Les peines prononcées se cumulent, sans possibilité de confusion, avec celles qui auront été prononcées pour l’infraction à l’occasion de laquelle l’usurpation a été commise. »

Des hommes de gauche et de droite proposent le même texte… Que pourrions nous mettre en place comme action afin que nos politiques mettent en avant un état de droit qui fait confiance à ces citoyens. Suscitons le débat ! La personne qui a dit cela se reconnaitra 😉 Et pourquoi pas, une « petition » pour la mise à l’ordre du jour du vote de cette loi… par exemple en laissant un commentaire à ce billet 🙂

Ce texte retirerait une épine du pied de la gestion de l’identité numérique : celle de l’usurpation d’identité dont j’ai parlé à plusieurs reprises ici (une netiquette pour les blogs — hé oui, je suis l’un des premiers à en avoir parlé en 2005 ; Le faux profil d’Alain Juppé sur Facebook, des détails ! ; Facebook : usurpation d’identite et bug !) 😉 ou dans Twitter (je pense au lien que j’ai donné y’a pas que sur Facebook que le vol d’identité se produit ! 🙂

Je ne savais pas que de telle proposition avait été faite au Sénat… C’est à la suite de la diffusion de me précédent billet sur l’identité numérique identite numerique : un mouton noir (je dois avouer que j’ai mis plus d’une quinzaine de jours pour le publier… je n’osais pas 🙂

Par un commentaire, un fidèle lecteur de longue date (maintenant, je le sais 😉 que vous pouvez retrouver sur les ondes de France Culture, entre autres, Tristan Mendès France, tout premier rédacteur de cette proposition de loi, venait d’en faire état sur les ondes et le net 🙂

Mise à jour le 10 mars 2009 : Au vue de certaines utilisation de ce billet, je ferais remarquer que comme il est écrit, ceci est un projet de loi sur l’usurpation d’identité. La loi sur l’usurpation d’identité n’existe toujours pas et elle ne s’applique donc pas pour l’instant ! Certaines personnes en effet indiquent que la loi existe en citant ce lien !

Identité numérique : les vidéos de la 1er rencontre de Lille

Au mois de janvier, par une journée glaciale Blog en Nord avait organisé à Lille l’acte 1 de sa table ronde sur l’identité numérique. Alexandre Villeneuve et moi-même répondions aux questions d’Émilie Ogez. La première rencontre 2009, car comme il est expliqué dans Blog en Nord, nous avons pris rendez-vous tous ensemble pour faire le point lors de l’acte 2 en octobre 🙂

Les étudiants de la licence e-commerce de Roubaix, sous la houlette de Lionnel, avaient enregistré l’ensemble de l’après-midi 🙂 Voici le résultat en 11 vidéos :

  • sommes nous tous concerné par l’identité numérique ? – 5′ 26
  • la e-réputation – 8′ 26
  • Faut-il être paranoïaque avec l’identité numérique ? – 7′ 08
  • le rôle des noms de domaine dans l’identité numérique – 5′ 44
  • quelques conseils concernant votre identité numérique – 5′ 16
  • les outils de l’identité numérique – 5′ 08
  • open ID au sein de l’identité numérique – 2′ 04
  • l’identité numérique au sein de sa vie professionnelle – 5′ 12
  • l’usurpation d’identité – 3′ 40
  • veiller sur son identité numérique – 4′ 44
  • Les outils pour la veille de l’identité numérique – 1′ 08 (depuis, j’aurais parlé de l’excellente [carte sur le e-réputation|http://www.demainlaveille.fr/2009/02/14/e-reputation-cartographie-des-outils-de-veille/|fr] réalisé par Jdef.

Vous pouvez retrouver les étudiants de la licence e-commerce dans leur blog sur l’analyse de l’e-juridique. Encore un grand merci à eux et à Lionnel ;-). A n’en pas douter, vous les croiserez certainement lors de la journée Idemmatic, journée sur les contenus web. À quand une manifestation commune : Blog en Nord, Idemm, Licence e-commerce ? L’appel est lancé officiellement 😉

Tous concerné par l’identité numérique

Quelques conseils pratiques sur l’identité numérique

Faut-il être paranoïaque avec son identité numérique ?

identité numérique : usurpation

La question du nom de domaine vis à vis de l’identité numérique

le rôle d’Open ID dans l’identité numérique

e-reputation

L’identité numérique dans sa vie professionnelle

Veillee sur son identité numérique

Les outils de veille de l’identité numérique

Les outils de l’identité numérique

Au mois d’octobre, pour la seconde rencontre : l’acte 2 😉

Vie privé et identité : et si la télévision était plus responsable qu'Internet ?

On critique souvent le web, et les réseaux sociaux pour le manque de « sérieux » concernant la vie privée des individus (moi y compris en première ligne).

Mais, je soir, je dois reconnaître que le web est battu à plate couture ! Par qui ? Par la télévision. Jusqu’ici je trouvais limite, les informations diffusées par la télévision concernant le buzz sur Laure Manaudou (je me disais, cela entre dans leur travail), pas très net dans l’implication de Jérôme Kerviel (au passage, les profils dans Facebook sont revenus encore plus nombreux qu’avant !) dans l’affaire de la Société Générale… Mais ce soir, je me demande si la télévision n’a pas laissé filtrer des informations afin que des internautes attrapent l’affaire au vol et que ce soit eux (les internautes) qui soient accusés de pousse au crime !

Je m’explique. Vous devez tous savoir qu’un enseignant a giflé un élève. Je préviens d’avance, je n’interviendrais pas sur le fond de l’histoire.

Comme l’événement c’est déroulé dans ma ville d’enfance (habitant Aulnoye-Aymeries, j’allais régulièrement à pied à Berlaimont), j’ai été peut-être plus attentif que d’ordinaire à ce qui c’est dit lors de différents journaux télévisés.

Aviez-vous remarqué que le nom de famille du professeur a été cité ? Non ? Moi, oui. J’étais d’autant plus sensible à cela que j’ai effectué mes études là-bas avec une personne du même nom ! Possible qu’il s’agisse de cette personne 🙁

Au cas où vous n’auriez pas bien entendu le nom, histoire de confirmer, la fin du nom patronymique de cet enseignant était inscrite sur un papier (une pétition ?) qui était filmée.

Bref, vous mettez bout à bout les informations : professeur, élève, «connard», gifle à un collégien fil de gendarme, garde à vue de 24 heures, justice, fin mars pour «violence aggravée sur mineur», polémique, problème d’alcool (Au passage, je n’ai pas trouvé l’intervention du représentant du tribunal correctionnel d’Avesnes de très bon goût et me demande pourquoi les journalistes n’ont pas coupé), etc.

Le fait divers doit en intéresser plus d’un (dans le camp des pour et dans celui des contre). Pourquoi les journaux télévisés livrent-ils ainsi le nom de la personne incriminée ? Pour que d’autres effectuent le travaille de «barbouze» ? Que d’autres que les fiers journalistes ne remue la merde afin de découvrir d’autres penchants, d’autres perversions de cet homme car les journalistes n’ont rien trouvé ? Facile ensuite de tout rejeter en masse sur le dos d’Internet dans ces conditions…

Parfois je me pose des questions de qui est le plus responsable dans ces situations !

identité numérique de Jérôme Kerviel

Il y a encore une demi-heure, je ne savais pas qui était Jérôme Kerviel (quand j’écrivais que j’étais débordé par le travail en ce moment).

Je suis certain que vous savez tous que Jérôme Kerviel est le trader « indélicat » de la Société Générale.

J’ai découvert son existence au travers du billet de François Jeanne-Beylot où les profils sur facebook et Linkedin son mis en exergue.

Mise à jour à 22 h 20 : il n’existe plus qu’un seul profil Facebook qui réponde à la recherche Jérôme Kerviel, même pas à son nom. Que c’est-il passé entre temps ? Le profil Linkedin est toujours actif. Je n’avais pas vérifié cet après midi, mais deux profils sont au nom de Jérôme Kerviel sur Linkedin !

Intrigué, je mène une rapide enquête…Sept profils Facebook concernent Jérôme Kerviel dont cinq sont au nom de Jérôme Kerviel (les deux derniers font référencés à ce nom). Lequel est le bon ? Et d’ailleurs, y a t-il réellement Jérôme Kerviel ? Posséderait-il plusieurs profils ?

  • Dans le profil choisit par François Jeanne-Beylot l’ami qui reste est en contact avec le « trader » depuis le 11 décembre. Il semblerait que ce profil comportait l’adresse professionnelle (que l’on trouve ailleurs sur Internet) de Jérôme Kerviel ! Plusieurs sites indiquent que ce serait effectivement le profil du Trader.
  • L’un d’entre eux fourni une adresse de courrier électronique en hotmail qui aurait été utilisé dans des CV de Jérôme Kerviel. 39 amis inscrits depuis une dizaine d’heures. Amusant de voir que certains amis ont même ajouté comme portrait à leur profil la photo de Jérôme Kerviel. Un signe ?
  • ce Jérôme Kerviel possède 90 amis, inscrit il y a une dizaine d’heures et il est en ligne !
  • Les 286 friends de celui-ci le sont depuis quelques heures 🙁
  • le dernier est vide.

Reste le profil Linkedin. Vrai ou faux ?

Un autre profil existe concernant Jérôme kerviel sur le forum Java de Sun. Il a été créé le 24 janvier 🙁 et le nom de domaine jeromekerviel.com a été déposé ! Il a même sa page dans wikipedia (Tiens, Wikipedia se lance dans le buzz 😉

Bref, difficile d’authentifier formellement le trader de la Société Générale. Cela est encore rendu plus difficile parce que l’on trouve aisément sont CV et sa photo en ligne après une recherche sur les outils traditionnels.

L’accès aux modules des anciens de Master Finance de Marché Lyon 2 – spécialité Management des Opérations de Marché (Back Middle Office) qui est son école n’est plus active. Une remarque, la Société Générale fait partie des partenaires.

Ce site de l’association Orcofi doit voir sa popularité monter en flèche. 43 visiteurs en ligne lors de mon passage 🙂

Moi qui pensais qu’en France la présomption d’innocence existait ! Difficile maintenant si votre nom est jeté en pâture de garder un coin de vie privée…

Si le sujet de l’identité numérique vous intéresse, vous pouvez rejoindre le groupe OUPS…J’ai perdu ma vie privée quelque part sur facebook !!

Cette histoire tombe à pic pour illustrer les propos que je tiens dans l’interview de Pascal Bernheim pour l’émission de la Radio Suisse Romande : Médialogues d’Alain Maillard et Pascal Bernheim, qui sera diffusé en direct lundi entre 9 h 30 et 10 h dans le cadre d’une opération spéciale de La 1ère (nom de la radio) pour la Journée européenne de la protection des données. Pendant ce temps là, je donnerai cours à l’université.

Les podcasts seront sont en ligne 🙂 et vous pouvez intervenir sur le sujet, grâce au twitter de l’émission.

Mise à jour à 22 h 20 : il n’existe plus qu’un seul profil Facebook qui réponde à la recherche Jérôme Kerviel, même pas à son nom. Que c’est-il passé entre temps ? Le profil Linkedin est toujours actif. Je n’avais pas vérifié cet après midi, mais deux profils sont au nom de Jérôme Kerviel sur Linkedin !

Mise à jour vers minuit : si cela se confirme que la société Facebook a supprimé les profils répondants au nom de Jérôme Kerviel, comme je réponds à Jérôme (un autre) en commentaires, sur quel critère la société facebook peut-elle ainsi supprimer un ensemble de profils ? Sur quelle notion de droit se base t-elle ou sur quelles conditions d’utilisation ? Cela pose pas mal de questions…

Mise à jour le 29 janvier : le podcast est en ligne depuis hier

Mise à jour le 1er février : 11 profils répondent au nom de Jérôme Kerviel.

Facebook, la revue de presse et de blogs

Pour ceux qui ne sont pas membre du groupe de la revue de presse Facebook (222 membres) et n’aurait pas eu l’occasion de lire mon billet des Meilleurs voeux 2008, je réitère tous mes meilleurs voeux dans votre vie personnelle et professionnelle pour cette année qui débute.

Au passage, merci à Martin Lessard entre autres qui a mentionné l’enquête sur les usages et les attentes de Facebook que nous réalisons dans le cadre universitaire.

Bon allons-y pour cette revue de presse Facebookienne de la fin 1007, début 2008

Si je n’ai pas trouvé de prédiction sur l’avenir de Facebook hormis quelques bribes par ci, par là, et une vision de Facebook dans 50 ans|fr] (trouvé par Guillaume Frat) par contre, Eric Baillargeon a mis en ligne une rétrospective de l’année 2007 pour Facebook.

un vrai-faux président

Robert Scobble

Identité virtuelle

  • Facebook et sa place dans les réseaux sociaux
  • La francophonie est-il soluble dans FaceBook? |http://zeroseconde.blogspot.com/2008/01/la-francophonie-est-il-soluble-dans.html] demande Martin Lessard. En simplifiant, on peut regrouper les trois grands réseaux sociaux (mySpace, Skyrock et FaceBook) selon leur clientèle:
    • mySpace concerne les artistes,
    • Skyrock les ados et
    • FaceBook les travailleurs qui génèrent de l’information, de la connaissance ou de l’émotion. (Plus prosaïquement, ce sont ceux dont l’ordinateur est un outil de travail et qui se font convertir, un à un, au fait qu’il existe un deuxième écran sur le monde.)
  • Autre réponse, celle indiquée par bibliothécaire : le choix de Facebook ou de MySpace reflète au moins autant qu’une différence d’âge une différence socio-culturelle dans Facebook vs. MySpace: ethno-sociologie comparée ? issue de l’essai de Danah Boyd , Viewing American class divisions through Facebook and MySpace.
  • Pour Jean-François Ruiz, dans Les réseaux sociaux en pleine (r)évolution, Facebook va devenir « LE réseau social grand public » mais que le réseau social n’est pas une fin en soi
  • D’autres y voit le successeur de Meetic, car Facebook a su attirer les femmes : Facebook vs Meetic
  • mais attention, on vous aura prévenu : Facebook, c’est comme une drogue, tu prends un rail juste pour goûter, après, t’es mort

des chiffres

Applications, outils toujours plus nombreux

Virus et autres désagréments, rançon du succès ?

du côté du marketing sur Facebook

  • On comprend mieux l’intérêt du marketing pour Facebook à la lecture du titre : le potentiel publicitaire des réseaux sociaux multiplié par 8 d’ici 2011 dans Cyberstrat sous la signature de Jean-Claude MORAND.
  • Rien d’étonnant alors que Facebook séduit aussi la presse !.
    • eMarketing Garden revient sur les 4 services proposés par Facebook aux annonceurs dans une optique marketing :
      • Facebook Pages : une page ouverte à l’ensemble du réseau
      • Facebook Social Ads aux bannières vendues au CPC ou au CPM
      • Facebook Insights : les campagnes publicitaires dans les pages du réseau
      • Facebook Beacon qui peut être désactivé, permet d’importer dans Facebook les informations concernant les actions des membres venant de sites partenaires (Nouveau contrôle et règles plus strictes compléterait l’information)
    • et précise les 3 types de présence des titres de la presse en ligne dans Facebook :
      • La création de pages ou d’applications par le titre lui-même
      • La création de pages organisées par les fans d’une thématique ou les lecteurs d’un titre
      • La création de pages, publiques ou privées, des collaborateurs du titre en question
  • Agitation et propageante 2.0 : le cas HSBC sur Facebook dont la filiale anglaise fut contrainte de revenir sur une décision commerciale sous la pression d’un lobby créé sous Facebook
  • À l’aéroport de Montréal, Henri Kaufman a découvert un livre (ou un magazine ?) sur Facebook… Tiens, il emploie le terme de Facebookistes (moi, celui de Facebookien), je lance donc une nouvelle opération : Facebookiste ou Facebookien ? sur ce blog et sur Facebook. Les résultats dans une prochaine revue de blogs ;-). Une revue ou un livre de ce type aurait un avenir en France ? Netizine ne laisserait-il pas trop de traces ? En tout cas, notre étude devrait apporter un certain nombre de réponses sur qui est le public francophone de Facebook 🙂 Le mot Facebook entre dans Collins English Dictionary donc autant préparer son arrivé dans nos dictionnaires (Facebooker: un verbe du 1er groupe? ).
  • Tiens, Miss TICS emploie également le terme de Facebookiens, Facebookiennes… 🙂 pour relater l’intervention d’Hervé Bloch au Club AEC,

divers et variés : interviews, conférences, autres usages

Enquête sur les usages de Facebook

  • Nous ne sommes pas les seuls à nous intéresser aux similitudes (en termes de contacts) entre les réseaux sociaux (c’est l’une des questions de notre enquête). Savoirs en réseau (Emilie Ogez) a déniché Je suis sur Viadeo mais aussi sur Facebook, LinkedIn… pour des chiffres US. Si vous nous aidez en répondant à notre enquête sur les usages et les attentes de Facebook, nous vous livrerons les chiffres pour les « Français ».

Bon, allez une dernière fois ;-), juste pour patienter jusqu’à la prochaine revue de presse et de blog, n’oubliez pas de remplir votre devoir, c’est à dire de répondre et de diffuser l’enquête sur les usages et les attentes de Facebook

Dernière minute : Miguel Teixeira pose une nouvelle fois la question : Facebook et networking, pour quoi faire ?

Retrouvez cette revue de presse blog que vous pouvez enrichir directement sur Facebook

les deux images ont été « volées » sur le blog de Thomas Chaimbault : vagabondages (Réseaux sociaux illustrés… – Vagabondages)

Mise à jour : la revue de presse est disponible désormais dans sa version Française exclusivement sur mon univers Netvibes : les z’ed Netvibes, tandis que la version complète (français, Anglais, ajout des participants…) dans le groupe Facebook revue de presse et de blog au sujet de Facebook et des réseaux sociaux

Enfin la revue de blog Facebook

Bon, j’ai des excuses… Je sais je suis en retard, mais mieux vaut tard que jamais. Pour les grincheux, il suffit de s’abonner au groupe Facebook sur la revue de presse (164 liens vers des articles).

Donc, voici la revue de presse Facebook de cette quinzaine… Oui, oui, je pense la réaliser tout les 15 jours désormais sauf actualité brûlante. Assez de bla-bla… des infos.

Marketing

Sondage IFOP sur les réseaux sociaux

  • Cette étude a été réalisée à partir d’un échantillon de 1021 personnes, représentatif de la population française âgée de 15 ans et plus révèle que la notoriété de ces réseaux ainsi que leur adhésion ne sont pas encore forcément rentrés dans les mœurs selon David Bénard : 38% des sondés connaissent de nom le site Facebook.
  • Gilles Klein reproduit une partie des commentaires d’Yves-Marie Cann (IFOP) : 67% des internautes âgés de moins de 25 ans ont déjà entendu parler de Facebook, soit un score élevé si l’on tient compte du fait de l’arrivée très récente de ce site en France et exclusivement disponible en anglais.
  • Rien de surprenant lorsque 80% des Français sont contre l’utilisation des données personnelles dans le Web communautaire. Le sondage considère que cette opposition pourrait constituer un « frein » au développement futur de ces sites écrit Challenges.
  • Le pdf de l’IFOP sur ce sondage.

Des chiffres

Beacon, la pub et le coté négatif…

Plus positifs

  • Facebook cherche encore son modèle publicitaire où Fred Cazzava conclue : «Mais ne dramatisons pas, la blogosphère adore autant qu’elle déteste et ils finiront bien par trouver un modèle qui parvienne à satisfaire les annonceurs et les membres. Après tout Google Rome ne s’est pas faite en un jour et Facebook peut bien encore survivre à quelques défauts de jeunesse.»
  • Par contre, Cortix dit oui à Facebook pour les PME
  • Cultiver le bon réseau ! propose Marketing Perso en précisant que faire du réseau pour faire du réseau est aussi une erreur tactique.

Facebook et les autres applications

Identité numérique

  • Christophe sur Outils froids revient sur l’identité numérique et la réputation numérique au travers principalement du billet d’Olivier Zara : L’impact de notre vie numérique sur notre identité et notre réputation.
  • Comment maîtriser sa réputation en ligne sur Facebook ?
  • Quel meilleurs exemple pour parler d’identité numérique que l’anniversaire de Patrick Amiel (bon anniversaire en retard 🙂 ou mieux encore le cas Juppé-Facebook dont les zed était le premier à vous informer 🙂

En vrac

Identité numérique SVP

Depuis l’origine des temps, l’identité numérique des internautes (description d’une personne physique ou morale sur Internet composée de données formelles : coordonnées… et informelles : commentaires, billets…) était relativement protégée… Peu d’informations circulaient sur les personnes sur le Net… et rares étaient ceux capables de trouver de telles informations.

L’évolution de l’identité numérique

Je me souviens des premières formations que je donnais concernant Internet et la question récurrente était : «y a-t-il un annuaire des adresses de courrier électronique au cas où l’on aurait perdu l’adresse de quelqu’un». La réponse était : «Non, si l’adresse est perdue, vous ne pouvez plus écrire à cette personne.»

Désormais, je ne peux plus faire la même réponse… Si l’on me posait la question, je serais tenté de dire : «Cela dépend des traces et des contributions sur Internet de cette personne, mais vous trouverez peut-être des informations sur cette personne qui vous permettront de trouver son adresse !». En cause, principalement mais pas seulement, les réseaux sociaux, les blogs et forums qui peuvent dévoiler vos données personnelles au grand public.

Y compris pour les personnes qui ne sont pas sur Internet. Je donne un exemple, j’ai appris en effectuant une recherche sur un ami des années 80 que je n’ai pas revu depuis qu’il est aujourd’hui délégué syndical dans une agence bancaire 🙂 Pourtant, je ne pense pas que cette personne laisse des traces elle-même sur Internet. En tout cas, je n’en ai pas trouvé et je ne pense pas qu’elle soit internaute.

Dans le même esprit, chaque année j’effectue une recherche pour savoir si l’une des fonctions qu’occupait mon père est présente sur le Net ! Cela ne manquera pas d’apparaître un jour !

Googler

Qui n’a pas essayé de voir sur quel genre de page il retrouvait untel ou untel ? C’était (c’est ?) un grand sport semble-t-il aux États-Unis de passer ses voisins au filtre de Google. C’est devenu un verbe d’ailleurs repris en français : Googler une personne.

Googler est courant dans la vie privée mais aussi professionnelle (employé, employeur, partenaire, sous-traitant, etc.). Reste à ne pas se tromper dans les homonymes.

Soucis d’homonymie

Je connais bien ce cas des homonymies ! Nous sommes de nombreux Éric Delcroix à travers le monde 🙂 Aussi, dans la première page de résultats chez Google, à la recherche Éric Delcroix : je ne suis pas l’avocat ni le révisionniste. L’autre Éric Delcroix est en effet avocat révisionniste proche du Front National ! Ce serait bien qu’un jour d’ailleurs que quelqu’un pense à faire une fiche sur Wikipédia à mon sujet 😉

Régulièrement, je reçois des messages électroniques à destination de cet autre Éric Delcroix … 🙁

Une fausse protection

Pas grave, j’ai mon pseudo, mon avatar qui me protège pensent certains. D’autres multiplient les adresses de courrier électronique. Pas si sûr que cela protège. Ce ne sont pas des panacées. J’en veux pour preuve les erreurs d’utilisation d’adresse de courrier électronique.

Ainsi, mieux vaut éviter, pour envoyer un message à une flopé de personnes dans une sphère professionnelle, d’employer l’adresse qui permet ses frasques sexuelles orientées SM. Si, si, nous (une vingtaine de personnes) ont reçu un jour un message d’une personnalité «importante» dans le contexte qui c’était trompée d’adresse. Combien sommes-nous à savoir ce que cache cette adresse ? Je suppose deux en plus de l’intéressée. 🙂

Idem pour les pseudos. Il m’est déjà arrivé d’utiliser devant un public un pseudo pour me logger par exemple à un compte de messagerie que je ne souhaitais pas divulguer auprès de ces personnes. Combien l’ont noté ? Je n’en sais rien… Pas grand monde semble-t-il car l’erreur a été commise voici plus de 4 ans sans avoir d’écho depuis.

Toutefois, j’émets des réserves sur cette conclusion car dans le cas précédent (la personne à l’adresse électronique), je n’en ai jamais fait mention à la personne concernée… mais lorsque je la rencontre, mon jugement dans certains cas pourrait être influencé 🙂

Autre détail qui tue, les tics d’écritures (les tics de langage transposés à l’écrit) et les tics typographiques (par exemple, l’oubli fréquent de la majuscule initiale en tête de paragraphe)… permettent de reconnaître parfois l’auteur des propos…

Pourtant c’est quelquefois très utile de posséder plusieurs adresses de courrier, plusieurs pseudos… 🙂

Gérer son identité numérique

Faut-il pour autant ne plus laisser de traces, de messages, d’écrits, de photos, de vidéos, etc. ? On peut se poser la question. J’y réponds de suite : continuez à écrire, à mettre des images… car d’autres écriront sur vous, à votre place. Il est parfois difficile de modifier ce que les autres ont dit, d’autant plus que le pouvoir de la rumeur est extrêmement fort sur Internet. Mais sachez que l’on peut un jour retourner contre vous vos propos polémiques, on peut employer les données trouvées pour vous nuire, on peut vous demander des explications sur certains points de votre vie en certaines circonstances… Peut-être que votre « identité numérique » expliquera pourquoi vous n’avez pas obtenu ce job que vous convoitiez, etc.

Il nous faut désormais apprendre à gérer notre identité numérique sur Internet ! En effet, si vous ne possédez pas d’identité numérique, c’est comme si vous n’existiez pas sur le Net !

Je transformerais ce que dit Stéphane Hugon, sociologue et responsable du Gretech (Groupe de Recherche sur les Technologies et le Quotidien) au sujet du social networking pour l’identité numérique (Comment les réseaux sociaux changent la vie) : Considérez que sur internet comme dans la vie, on n’existe pas comme individu, mais comme potentiel de sociabilité, comme connexion. Et pour cela il faut savoir qui est l’autre. Rôle de l’identité numérique.

L’avenir

La solution d’avenir n’est-elle pas ce que pratique déjà Guillaume Frat sur son blog, en affichant clairement une rubrique identité numérique. Reste à choisir la bonne si vous en possédez plusieurs 😉 Je mets moi aussi en ligne une rubrique identité numérique dans la bande de gauche de ce blog !

De même, cette solution pourrait corriger les innombrables «compétences» attribuées rapidement aux personnes virtuelles que l’on connait. Les erreurs de jugement sont faciles, mais humaines 🙂

FredCavazza dans Qu’est-ce que l’identité numérique ? liste les différentes facettes de l’identité numérique et les applications reliées (ce qui est bien utile) : coordonnées, certificats, contenus publiés à partir d’outils d’expression, contenus partagés à l’aide d’outils de publication, avis sur des produits, hobbies qui sont partagés, habitudes de consommation, connaissance diffusée, réseaux sociaux, services qui gèrent la notoriété d’un individu, services de rencontre, jeux en ligne, univers virtuels, avatars en ligne…

Autre forme. Un site dédié à cet identité numériqe. Ziki, par exemple, en a fait son cheval de bataille cherchant à regrouper toutes les informations sur votre identité numérique.

Gérer son identité numérique, cela veut dire également surveiller les traces dispersées afin de maîtriser son image numérique et l’utilisation de ces informations. Pas simple !

Devrons-nous confier ce travail à des entreprises comme web réputation ? Je vous laisse juge. Elles ne peuvent rien contre les archives du web par exemple et rien sur votre « travail » en amont. Quizz de Google et consort qui possèdent une manne considérable d’informations en tout genre vous concernant ! Big Brother n’est pas loin !

De par mon éducation, mon passé, mon tempérament… je serais plutôt du genre à tenter de gérer moi-même ma propre image numérique et de dire : «Connaissons les dangers qui nous guette, soyons en conscient, laissons nos traces en le sachant, soyons francs et honnêtes, assumons ce que nous disons et faisons et reconnaissons nos erreurs.»

Pour le futur, c’est aussi le rôle de l’éducation à Internet. Apprenons enfin à nous servir d’Internet. Je ne suis pas persuadé que les jeunes qui sortent de l’école (ou même pendant leurs années d’études) soient mieux lotis que les personnes d’un certain âge qui ont appris sur le tas, mais c’est un autre débat. Non, pensons dès à présent aux générations futures et posons nous la question (qui me tient à coeur) du B2I, la formation internet de nos enfants.

Identification et identifiant

Identité numérique évoque évidemment identification. Aussi, comment être certain par exemple qu’un texte proposé est bien de telle personne ? Vérifier la source d’information, le propriétaire de cette source, la date de publication, etc. est un réflexe que tout internaute devrait avoir acquis et que les générations futures devront apprendre, comme on nous a appris dans notre jeunesse que la lecture du journal s’effectuait en fonction des lignes éditoriales de chacun d’eux.

La solution, et je suis certain que vous n’arrêter pas de râler à son sujet : les mots de passes associés à l’identifiant que vous devez saisir dans les forums par exemple…

Pourquoi ce système d’identités numériques couplé à une authentification ? Rien n’existe aujourd’hui pour identifier formellement un « auteur », un « participant », etc. Seul le couple identités numériques – authentification permettra de créer un lien entre le monde réel et le monde virtuel.

Nous devrons donc gérer la liste des couples identifiants/mots de passe correspondant à nos différentes vies, un peu comme OpenID commence à le mettre en place et avoir de plus en plus recours à des solutions du type Clipperz.

Enjeux majeurs des prochaines années à n’en pas douter, l’identité numérique est considérée par certain comme une nouvelle révolution ! Par exemple, la FING (Fondation Internet Nouvelle Génération) ne s’y est pas trompé et possède un groupe de travail sur le sujet depuis 2005.

Autres exemples de problèmes d’identité numérique ou d’image numérique que j’ai rencontré

  • Un universitaire était ennuyé, il y a quelques années car sa participation à un congrès scientifique devait être annulé. Une recherche rapide permit de savoir que ce n’était pas tant l’absence au congrès scientifique qui dérangeait cet universitaire mais plutôt son absence à un congrès politique à la même période dans la même ville 🙂 Les informations ont été obtenues suite à une recherche sur son adresse mail.
  • Une personne du monde de l’Industrie, très proche des milieux politiques Européens (mariée, ayant 2-3 enfants). Cette personne possède plusieurs sites (des blogs entre autres) en plusieurs langues dont elle se sert vraisemblablement pour attirer la gente du sexe opposé… en publiant des poèmes (pas folichon, et pleins de fautes dans certaines langues), des textes soi-disant érotiques… La «double vie» de cette personne a été mise à nu car il avait juste confié l’adresse d’un ou deux de ces blogs softs… Facile à partir de là de rechercher qui citait ces sites, de lire les messages que laissait l’internaute en question et de récupérer les adresses de courrier électronique pour compléter le tableau… Surprenant d’ailleurs que depuis le mois de juin, il ne publie plus rien :-(( Mais ces écrits précédents reste. Espérons que les concurrents ou les pays étrangers ne connaîtront jamais ses pages, sinon, attention le chantage.

Mise à jour le 22 octobre : J’ajoute l’article d’InternetActu.net Personnalisation sans identification