Ce que je fais : mes activités professionnelles

Parfois, souvent, on me connait mais j’ai déjà remarqué que la plupart de mes interlocuteurs ne savent pas toujours ce que je fais… C’est vrai que mon parcours et mes activités ne vous aident certainement pas pour vous y retrouver.

Eric-delcroix.com n’aide pas beaucoup à définir mes activités au quotidien (houps suite à mes problèmes de santé, j’y suis un peu en retard)… Je l’ai voulu comme un portfolio de mes activités principales, surtout orienté publication d’articles, d’interview et pour la promotion des livres que j’ai écrit ou dans lesquels je suis intervenu).

Aussi, certain pensent que je suis à 100 % enseignant à l’université, d’autres certifieraient que je vis de mes conférences et de la production de mes livres… et sinon, parfois, je suis aussi le « gentil » organisateur des journées du contenu web (je l’ai fait jusqu’ici à titre gracieux… donc, cela n’entre pas dans mes « activités commerciales », de l’Open coffee Lille, des apéros blog en nord… (d’autres annonces dans le domaines sont prévus dans quelques heures, quelques jours) 😉

Enseignant

Pour le côté enseignant, j’étais maître de conférence associé à l’université jusque août 2012. Depuis, j’ai pris une année sabbatique 😉 Mais à cette rentrée, de nouveau, j’interviendrais, cette fois comme vacataire pour une université, dans une licence pro de community management 😉 Pour être honnête, j’ai hésité à répondre à une proposition d’un nouveau contrat de maître de conférence associé dans une autre école également… Donc, si vous avez des propositions dans ce sens… je regarderais avec attention… Pourquoi pas 😉

Mais maître de conférence associé signifie que j’ai ou j’avais une activité principale à côté de ce travail universitaire. Il est vrai que les conférences m’occupent en partie, l’écriture des livres également (je vous annonce au moins deux livres sur lesquels je travaille actuellement dans mes prochains billets). En complément, vous devez le savoir tous ou presque, je gère la présence du salon #vad.conext dans les médias sociaux…

Oui, mais j’ai toujours pas dit quelle était mon activité principale, celle de ed-productions ! Normal me direz vous cela fait maintenant plusieurs années que le site  ed-productions.com a disparu de la circulation… suite à de méchants virus qui ont été déposés par je ne sais qui… Dans un premier temps, j’ai voulu tester si la présence seule dans les médias sociaux pouvait suffire.. au bout de ces quelques années, la réponse est oui… avec justement peut-être ce déficit sur mes activités réelles.

Séminaires

D’un côté, il y a les conférences sur les différentes thématiques : identité numérique, réseaux sociaux, médias sociaux, parents-enfants-internet, génération Z ou C, le web 2.0, nouveaux médias et enseignement (formation), l’état d’internet actuel (et demain), les outils sociaux, la communication sur Internet, le e-marketing… mais aussi sur Facebook, Twitter, Linkedin, Pinterest… Bref, la palette est importante… mais ce n’est que la partie émergée de l’iceberg.

En effet, Ed productions est à même d’organiser et organise des séminaires en entreprise, depuis la prestation d’1 h 30 à celle qui dure 3, voir 5 jours. Évidemment, cette partie est beaucoup moins visible n’ayant pas pour politique d’indiquer pour qui j’interviens dans ces cas là (sauf accord ou intérêt vis à vis de l’entreprise).

En discutant autour de moi, parfois certains me disent :

  • «On n’a pas fait appel à toi d’office, on se doute que tu es trop cher pour nous !». Quand je leur annonce mon tarif, ils regrettent souvent de ne pas m’avoir contacté… Je suis au tarif du milieu, et même parfois moins cher que d’autres confrères ! Juste une remarque pour les centres de formation, je suis au tarif de l’expert dans le domaine, pas à moins de 300 € la journée comme certains me le propose !
  • «On n’a pas pensé à toi, on ne savait pas que tu faisais ce type de prestations !». Maintenant, si ils disent me suivre… ils n’auront plus cette excuse 🙂

Conseil

La partie certainement la plus méconnue de mes activités est celle de conseil pour les entreprises, associations… Oui, je peux vous aider à mettre en place une politique de présence sur le web : depuis l’audit de site (ergonomie, référencement, communication…) jusque la mise en place d’une stratégie  dans les réseaux sociaux ou/et les médias sociaux.

D’ailleurs, dans ce cadre j’ai mis en place un système « original »… afin de faire bénéficier mon expertise le plus grand nombre : une solution sous forme de tickets conseil à l’heure ! Je me suis aperçu que très souvent à la suite d’un séminaire par exemple, pour la mise en place de la présence d’une entreprise, elle avait des besoins ponctuels, pas d’un suivi exorbitant… d’où ma proposition ! En plus, je me suis également aperçu à l’usage que les réunions ne s’éternisaient pas en longueur de cette manière…

L’achat de tickets permet d’organiser des réunions en présentiel (sur la métropole Lilloise), soit via internet (Skype ou autre à définir avec vous) selon les besoins du client. L’achat de ces tickets peut se faire à l’unité (1 h), soit par pack de 7 h – 7 x 1 h (ce qui permet de répondre à un nombre important de problèmes). Toute heure commencée compte pour 1 ticket.

Les tarifs sont de  300 € ht pour l’achat à l’unité et de 2 000 € ht  pour le pack et toute action débute après paiement.

Les horaires de ces réunions sont définis au plus rapide en fonction des disponibilités de chacun.

D’autres solutions peuvent être mise en place également… tout est fonction de vos besoins.

Dans le cadre de mes activités de conseil, sont exclus le travail du community manager… C’est l’objet du point suivant.

Community manager

Je suis devenu par des concours de circonstance community manager du salon VAD e-commerce devenu #vad.comext. Il faudra qu’un jour j’écrive un article sur les évolutions en chiffre, ma démarche… sur ce travail dans le monde du marketing, du retail, du e-commerce… 😉

Donc, oui, je peux faire aussi du community management pour d’autres « marques »… Je le dit clairement pour #vad.connext… je suis plus discret sur d’autres contrats 😉

Seulement, je précise quelques petites choses. Je ne peux pas faire du community management pour des marques, des produits, des secteurs qui me sont étrangers, à moins qu’ils ne présentent un réel intérêt pour moi 🙂 Dans ma démarche, je pense que l’on ne peut parler que de ce que l’on connait bien 😉

Second point… oui, je « choisis » si je travaille avec vous ou pas ! C’est présomptueux de ma part… mais j’en ai un peu marre des entreprises qui veulent se mettre sur les médias sociaux sans véritable stratégie (ou pire sans connaître et qui ne veulent rien entendre ! je pense à une entreprise qui en une semaine souhaitait avoir plus de personnes venant sur leur site depuis les médias sociaux que depuis Google, alors un référencement en béton !). Donc, oui, je choisis…

Ce choix me permet également de limiter mon nombre de prestations de ce type… Je ne veux pas devenir un « pur » community manager..

Je veux garder mon éventail d’activités et pouvoir en ajouter d’autres, comme organisateur d’événements par exemple.. Mais pour cela, il faudra lire mes prochains billets 😉

Ce billet vous a aidé à savoir quelles étaient mes activités réellement ?

identité numérique et citoyenneté dans les médias sociaux au collège

Dans le billet citoyenneté dans les réseaux sociaux, les organisatrices ont 13 ans j’avais annoncé l’événement. Alors, une semaine plus tard, qu’elles sont mes impressions ? Je vais tenter de ne pas impliquer le père que je suis dans ce compte-rendu.

La première remarque est la surprise et l’enthousiasme d’adultes à cette rencontre. J’en ai croisé parmi les participants, le monde de l’éducation sur les réseaux ou encore en croisant des journalistes (même si aucun article n’a été rédigé… pour l’instant 😉

Hormis, la fierté « normale » des parents… je peux dire que les filles ont été à la hauteur. Un grand coup de chapeau à elles. Si elles ont assuré ce jour-là seule l’organisation et la direction de la journée, je sais pertinemment que l’aide du collège dans la préparation, sauf le soutien de la direction que je remercie au passage, a été quasiment inexistant (où étaient les affiches par exemple). D’ailleurs, qui était la personne qui devait leur apporter de l’aide ? Elle ne c’est pas présentée à nous intervenants, en tout cas…et je n’ai vu que deux adolescentes gérer seules l’accueil des intervenants, courir parfois dans les couloirs pour des classes non prévenues…

Mais, elles ont été plus loin dans leur démarche. Elles ont également joué les « reporters » de la journée et ont mis l’ensemble de leur production dans leur blog en moins d’une semaine :

Ne croyez pas que j’ai fait quelque chose… J’ai juste joué le conseillé en ergonomie pour mettre des liens liant les articles et mis en ligne les vidéos :«sur mon Youtube à tout de suite dit l’aînée». Aussi, j’ai dû m’expliquer au sujet de la vidéo de l’atelier sur l’identité numérique qui est trop longue pour Youtube et qui a trouvé une place sur Daylimotion 😉 Ah, ces jeunes, jamais contents 🙂

Et puis, j’ai également noté l’intérêt de certains élèves à cette journée. Par exemple, quelque uns en fin de journée me demandaient pourquoi on ne revenait pas plus souvent pour faire ce genre de « cours » ou de voir que la discussion engagée à la fin de l’atelier sur la politique entre un élève et Marc Vasseur (Marc fût également surpris de la maturité de cet élève de 4e je crois).

L’analyse des réactions à chaud est assez parlante également, puisque certains collégiens trouvent que les ateliers n’étaient pas assez longs ! C’est vrai que nous avions une heure par atelier. Au passage, j’ai peu apprécié, puisque c’est arrivé pendant l’une de mes interventions, l’enseignant qui arrive la bouche en cœur (même pas une excuse) avec ses élèves un quart d’heure en retard et qui conseille à ces élèves de ne pas remplir la fiche d’évaluation (3 questions) car il y a un cours qui commence dans 5 minutes !

D’ailleurs je note que pour l’instant, je n’ai pas eu de réaction d’enseignants à cette journée. Peut-être lors du prochain CA 😉 J’en profite également pour mentionner l’absence des parents d’élèves. Je n’ose pas croire qu’ils pensaient que je les représentais, ce serait trop facile. Mais ce ne sont pas leurs seuls absents… Le rectorat, la ville, des responsables politiques de différentes instances avaient été averties, mais le sujet ne semble pas les concerner également ! Même pas une réponse au message en courrier électronique ! Seule, Alexandra Lechner a répondu et nous l’avons invitée à participer 🙂

Ce qui est amusant à la lecture des fiches de l’enquête (j’ai surtout décortiqué celles qui sont sur l’identité numérique) est le nombre de fiche où à la question : Qu’avez vous appris de cet atelier, ils répondent : «pas grand chose ou rien», mais s’empresses de noter dans ce qu’ils ont retenu que l’on ne peut pas publier on ne peut pas publier n’importe, surtout en ce qui concerne les images 🙂 C’est vrai qu’avec Yann Kervarec, nous avions remarqué que le droit à l’image, les droits d’auteur… les intéressaient fortement 🙂

D’autres remarques comme  » j’ai tout compris » ou « il était très intéressant et très instructif et surtout facile à comprendre » me pose un problème. Je ne pense pas que nous ayons fait de grands discours, nous n’avons pas parlé ou peu de cybercriminalité… et notre discours semblait passer. Nous avons parlé d’expérience, de notre expérience dans les réseaux et médias sociaux… sans langue de bois, sans « parler prof. », en laissant les uns et les autres s’exprimer comme bon leur semblait.

Mais ces petites phrases forcent à la réflexion… Cela voudrait dire que les explications qui sont en général donné aux collégiens au sujet d’Internet sont trop complexes pour eux ? Je trouve cela grave si c’est le cas !

D’ailleurs, cette journée montre, mais nous le savons tous, que les collégiens et les jeunes doivent êtres formés à ces nouveaux modes de communication qui sont leur quotidien. Dommage d’ailleurs que pour l’atelier de la pratique des réseaux sociaux, l’accès à Facebook était impossible !

Ah oui, j’ai essayé de savoir si à la suite de nos interventions il y avait des réactions dans Facebook ou Twitter (J’ai été surpris que quelques collégiens soient déjà présents dans cet outil). On peut dire que non ! Mais l’une d’entre elles m’a amusée. Quelqu’un a publié dans son Facebook une image en indiquant (avec la permission) !

Bref, ce fut pour moi une bonne journée… donc je ne peux que féliciter les organisatrices (vous pouvez aussi le faire dans leur blog, mais aussi via leur compte Twitter @cladelcroix et @yseultdel ) je sens que je vais me faire incendier 😉 qui attendent maintenant de présenter leur projet devant le jury le 11 avril !

Un autre intervenant a lui aussi diffusé un compte rendu de son atelier : Comment parler de “Citoyenneté et Réseaux Sociaux” à des collégiens ?

citoyenneté dans les réseaux sociaux, les organisatrices ont 13 ans

Vous le savez tous, l’une de mes filles utilise un iPad en cours… mais, l’activité de ma progéniture ne s’arrête pas là ! Alors, oui, je sais, vous ne pouvez vous empêcher de penser… C’est normal, leur père les aide, les conseille, les encadre…

Bien sûr elles baignent depuis leur plus tendre enfance dans un environnement privilégié, mais je n’impose rien, n’oppose pas d’interdictions particulières…

Ce n’est pas moi qui, comme je l’indiquais dans une conférence dernièrement leur dit d’employer Pearltrees pour collecter des liens sur le tricot ou la couture ; ce n’est pas moi qui leur ai dit de créer un compte Twitter qu’elles utilisent comme elles l’entendent, ce n’est pas moi qui ai décidé du choix des amis de la plus grande qui peut posséder son compte Facebook (je respecte autant que je peux les interdictions légales les concernant).

Par contre, je ne nie pas que le dialogue au sujet d’internet, des réseaux et des médias sociaux est constant entre nous. Par exemple, l’un des sujet de discussion actuel est quelle « thématique » doit-elle prendre pour son blog ou comment seront les commerces de demain !

Rien donc de surprenant lors de la genèse de leur projet que je sois présent… C’est « à cause » de la plus jeune (12 ans et demi) qui est très impliquée dans la vie de son collège : déléguée de classe, représentante des élèves au CA, membre du conseil de discipline… De retour de son établissement, dès le goûter, elle nous informe qu’elle veut participer au Prix du CDJ. Ce Prix du Conseil Départemental des Jeunes du Nord consiste à mener une action citoyenne dans le cadre du collège.

Sa soeur est vite intéressée et la réflexion est de courte durée… Je pense qu’en une demi-heure le projet était sur ses bases !

Rapidement les questions arrivent  :

Les filles — est-ce que Facebook ça peut-être citoyen

Moi — oui ! Tous les réseaux sociaux

Les filles — Tu crois que la citoyenneté dans les réseaux sociaux ça peut le faire ?

Moi — oui, c’est un bon sujet à mon avis…  mais vous voulez parler de quoi !

Les filles — de ce que l’on peut faire ou pas dans les réseaux… mais on veut choisir qui en parle, pas que l’on nous dise que ce n’est pas bien les réseaux sociaux, qu’il ne faut pas y aller…

Tu peux venir faire une conférence ?

Moi – oui, si voulez !

Les filles — tu crois que Yann et Émilie viendraient ? (NDLR : elles entretiennent déjà leur réseau 🙂

Moi – Posez-leur la question… Vous les avez en contact dans Facebook, non ? Mais vous pouvez aussi un peu élargir sur le citoyenneté, sur la politique…

Les filles — tu peux nous dire pourquoi ?  et tu sais qui pourrait intervenir…

 j’peux demander à Charles (Brickmann, ancien journaliste politique pour le journal Le Soir mais qui intervient toujours dans le « journalisme » politique en Belgique !) ?

Voilà, vous avez à peu près l’intégralité de l’échange que nous avons eu.

Rapidement, elles préviennent la principale du collège de leur projet, envoient le dossier d’inscription et depuis début décembre je pense, elles affinent leur projet…

Résultat, elles ont tout préparé seules, en faisant le point régulièrement avec un « contact » au collège et avec moi (je posais quelques questions pour savoir où elles en étaient…)

Donc, voilà, à la rentrée des vacances de février, le 12 mars, au collège Descartes de Mons en Baroeul, la journée sera consacrée aux réseaux sociaux…

Émilie Ogez, (10 mars : Émilie vient de prévenir qu’elle ne pourra venir !) l’une des meilleures spécialiste de l’identité numérique en France ;Yann Kervarec, l’expert du monde du e-commerce notamment pour Euratechnologies ; Bruno Lestienne, fondateur du Blog de Roubaix, Marc Vasseur (bloggueur et Twitter politique), Charles Brickman (journaliste politique belge) ainsi que moi-même avons donné notre accord pour nous retrouver le 12 mars au collègue. Signalons que Guillaume Delbar avait accepté également de venir, mais la date ne convenait pas !

Voici donc le programme 😉

Le programme de la journée citoyenneté dans les réseaux sociaux
Le programme de la journée citoyenneté dans les réseaux sociaux

Bon, maintenant, avant de partir en vacances, elles ont prévu d’inviter quelques personnalités 🙂 et comme j’estime qu’elles ont « bien travaillé », je leur ai promis d’avertir quelques journalistes 😉

Donc, rendez-vous au 12 mars… et moi, ce qui me surprend c’est que ce sont 2 filles de 12 ans et demi et 14 ans qui se substituent à l’Éducation Nationale !

Au fait, ce ne sera pas leur seule actualité en mars. Elles ont répondu toutes les 2 à une interview pour le livre Mémoriser sans peine… avec le Mind Mapping de Xavier Delengaigne chez Dunod qui sortira ce même mois.

Mise à jour : un grand merci à Bertrand Formet @ticechampagnole.

Vie privée vie publique, à chacun son dosage

L’un des freins souvent évoqués lors de mes interventions dans les séminaires concernant le Web 2.0 ou les réseaux/médias sociaux est le partage de notre vie privé avec le grand public et le mélange vie privée – vie professionnelle sur le net.

Il n’est en réalité pas question de dévoiler entièrement sa vie privé sur la toile ! Le propos n’a jamais été celui-là. Lorsque l’on évoque le mélange de la vie privée – vie professionnelle, je prends souvent l’image de la rencontre autour de la machine à café, de la cigarette au bas de l’immeuble dans lequel on travaille.

Qui n’a jamais parlé du match de foot en Europe, de hockey au Canada, d’une émission de télévision autour d’un café avec ses collègues ? Phénomène plus féminin, j’observe souvent pendant ces pauses, des réclamations pour voir des photos familiales entre femmes ! etc.

C’est cette partie qui vous rend humain que l’on évoque en disant : «donner de votre vie privée sur les réseaux sociaux.»

En fait, désormais, nos deux sphères de connaissances – privée/professionnelle – possèdent une partie commune ! On peut la résumer en disant : je mets un peu de privé dans mon monde professionnel et je mets un peu de professionnel dans ma vie privée.

Pour illustrer, on pourrait prendre l’exemple de la recherche d’une information professionnelle ou privée. Jusqu’ici, la question était posée à un ami ou à un collègue (on sait qu’il est spécialiste d’un domaine ou qu’il possède le contact que l’on cherche).

Les outils de réseautage font la même chose : ils permettent de poser sa question auprès de ses connaissances privées (ses amis, sa famille) et professionnelles en une seule fois. Plus besoin de courriers électroniques ou de coups de fil multiples !

À chacun de placer le curseur là où il l’entend dans la part vie privé qu’il entend diffuser sur les médias sociaux. En tout cas, il est difficile de le laisser à zéro !

Cet article a été publié au préalable dans Résopointzero. Même s’il date un peu, il est toujours d’actualité 🙂

nouveaux faits d'homonymie pour les Delcroix

Couverture de Delcroix Academy
Couverture du livre Delcroix Academy

J’ai déjà écrit un billet sur l’homonymie… dans homonymie et usurpation d’identité

Même, su depuis ce mois de mars 2009, la situation décrite n’a pas beaucoup changé concernant ma situation d’homonymie sur mon nom et mon prénom : Éric Delcroix (seule, une nouvelle page Wikipédia : Éric Delcroix est venue tempérer la présence d’un autre Éric Delcroix :-), je dois vois parler de nouveaux élément dans l’utilisation de mon patronyme : Delcroix.

Donc, pour Eric Delcroix mis à part lors de ma veille (sur ma présence dans la presse, sur ma présence sur le web…), cela fait longtemps maintenant que je n’ai pas reçu mail ou coup de téléphone pour mes homonymes. Je vis sereinement cette situation. C’est vrai qu’il n’y a pas de quoi casser 4 pattes à un canard dans mon cas ! Dans d’autres, peut-être 🙂

Toutefois, j’aimerais avoir les réactions des autres Eric Delcroix de France et de Navarre… Ce n’est peut-être pas la même chose pour eux ! C’est ce que je racontais, il y a peu de temps à une journaliste ! Ce ne doit pas être évident pour les autres Éric Delcroix de se frayer un chemin dans nos nombreuses présences ! Les commentaires chers Éric Delcroix vous sont grands ouverts 🙂

Toujours avec cette journaliste, j’évoquais également le cas des personnes qui maintenant achète des noms de domaines au nom et prénom de leur enfant dès la naissance ! Évidemment, la question que l’on peut se poser est de savoir si l’on va désormais choisir le prénom de son enfant également en fonction de la présence dans le futur sur le web !

Mais, passons à l’objet réel de ce billet : lorsque je regarde mon identité sur Delcroix ! Je n’ai jamais cherché à me positionner sur ce nom seul !

Heureusement ! Vous devez vous poser certainement la question : pourquoi ? Outre les sociétés Delcroix, il y a Stella Delcroix… et d’autres Delcroix qui sont dans le haut de l’affiche !

Mais comme si cela ne suffisait pas que le monde francophone se batte sur le nom Delcroix, les Américains s’y mettent ! Si, je vous assure… Bien qu’improbable, le nom Delcroix a un certain succès outre-atlantique ! J’ai un homonyme, enfin presque, puisque c’est un livre qui fait l’actualité là-bas ! Si, je vous assure, ma veille a détecté dernièrement un lien à ce sujet ! Si l’academy Delcroix perdure… nous allons avoir du mal à nous positionner 😉

Author Inara Scott
Inara Scott, l'auteur de Delcroix Academy

Cela mérite quelques explications ! Pour cela allons à la découverte d’Inara Scott, une illustre inconnue pour moi voici encore quelque semaine ! Mais, Inara Scott est l’auteur d’un livre diffusé aux USA dont le titre Delcroix Academy m’a temps surpris !

Comment une Américaine a pu penser utiliser ce patronyme de Delcroix, imprononçable par des anglophones, pour désigner l’Académie objet de son livre The Candidates ?

Je fais quelque recherche… et voilà ce que j’obtiens dans Google ! 7 860 résultats pour « delcroix academy » ! Je me précipite sur Amazon pour en savoir plus ! le livre a été publié fin août 2010 et obtient semble t-il un beau succès !

Puis, je découvre le site d’Irina Scott où une large place est faite à l’ouvrage de mes préoccupations, puisque j’y retrouve mon nom de famille : Delcroix. La page sur la Delcroix Academy m’en apprend un peu plus sur l’ouvrage (mais ce n’est pas l’intérêt de ce billet 🙂 Et toujours la question lancinante… comment et pourquoi une Américaine a utilisé le nom Delcroix !

La solution, lui poser la question ! Après quelques hésitations… j’écris ma bafouille en anglais ! Au passage, cette situation illustre bien le monde dans lequel nous vivons ! Il y a encore une vingtaine d’années, jamais je n’aurais appris l’existence de ce livre et jamais je n’aurais pris contact avec un auteur américain pour l’une de ces publications en langue anglaise !

Bref, le temps de recevoir la réponse, j’ai pu consulter la vidéo bande-annonce du livre ! Je vous en fais profiter 😉

Et Irina Scott a répondu a mes questions 🙂

Thank you for writing me — I wish I had a good answer for your question but I’m afraid I don’t! I lived near the St. Croix river in Minnesota for a time, and when I was thinking for a name for the boarding school in my books, Delcroix simply came to my mind. (It is pronounced like the St. Croix river, which is to say, « Croy » and not the French pronunciation). I believe the translation would be « of the cross » and I liked that symbolism, because the people at the Academy would like to believe their actions are somehow blessed and above the common person (a bit of a « god complex » we would say here in the States).

L’explication était donc celle-là… une rivière 😉

Comme quoi, quel que soit notre patronyme nous ne somme à l’abri d’aucune utilisation surprenante de celui-ci : l’homonymie peut surgir de partout ! L’homonymie désormais peut venir d’une autre personne ou d’un produit ! Mais, c’est Olivier Ertzscheid qui a dit l’homme est un document comme les autres 😉

Ah oui, dernier détail, dans nos échanges avec l’auteur, j’ai appris qu’aucune maison d’édition francophone n’avait encore négocié les droits avec l’auteure !

Me restera à gérer dans le futur l’existence de la Delcroix Academy et à espérer qu’Inara Scott n’utilisera pas dans la suite de sa série un certain Eric Delcroix 🙂

à la suite des soutenances en Master IDEMM à l'UFR IDIST de Lille 3

Ce n’est pas parce que j’ai été nommé community manger de l’UFR IDIST (@ufr_idist) que je dois sous-estimer mes autres tâches au sein de l’UFR où je suis toujours maître de conférence associé 😉

La semaine dernière, j’officiais pour la soutenance des mémoires de stage des masters IDEMM. J’ai toujours aimé cette épreuve… qui pour moi est enrichissante.

C’est un moyen de prendre le pouls de la perception des futurs diplômés du monde professionnel dans lequel ils sont plongés, le pouls de ce qui se passe concrètement dans les entreprises (en dehors des discours officiels), m’apporter des bouffées d’oxygène à mes visions d’Internet, etc.

La plupart des étudiants qui passaient dans mes griffes avaient effectué leur stage comme community manager ou référenceurs. D’autres comme chef de projet, web analyste ou de rédacteur web.

Voici quelques soutenances auxquelles j’étais tuteur universitaire ou second jury :

  • Enjeux et perspectives des méthodes de référencement sur les web pour les petites et moyennes entreprises
  • Gestion et création de projet web dans le cadre de la fonction de chef de projet dans une agence web
  • Le e-tourisme communautaire : avantages et inconvénients
  • Le social média : une nouvelle ère pour le e-commerce
  • Quelles stratégies d’audience un site de presse féminin emploie t-il pour générer de l’audience
  • Réalisation d’un site web à bas prix : quelles solutions économiques et concurrentielles pour les PME à l’heure du web 2.0 et de l’omniprésence des entreprises sur le net ?

Dans quelque temps, certains de ces mémoires rejoindront la cinquantaine de mémoires de Master ICCD-SID en accès libre sur MemSIC.

Ce que j’ai noté de façon générale, c’est l’arrivée de la présence sur le web 2 par les société de référencement et aussi bien chez les référenceurs que pour les community manager, les questions posé par les nettoyeurs du net (la question que je me pose est l’influence de l’article Nettoyeur du net et e-reputation puisqu’il parle de ce qu’avait fait une société que je connais bien et dont j’avais discuté avec eux en cours 🙂

Autre remarque… L’absence bien souvent dans leur réflexion d’un retour sur le changement dans les modèles marketing aussi bien du processus d’achat que de celui de la communication à toutes les étapes… Par contre, comme pour beaucoup d’entre nous, la notion de communauté revient souvent sur le devant de la scène !

D’ailleurs, je me pose la question de savoir si lorsque Fanny Bricout écrit : C’est la nouvelle culture du web : «Je sais : je partage. Je ne sais pas, je demande» elle ne met pas le point sur un phénomène qui dépasse justement la notion de communauté pour en revenir à l’internaute, individualiste par essence… et qui donnerait l’illusion de se rassembler en communauté simplement parce qu’il sait ou ne sait pas, ce qui pourrait d’ailleurs expliquer la mouvance des « communautés ».

Autre travail que j’ai apprécié, la carte heuristique sur la tentative d’élaboration d’une méthodologie d’appropriation d’une interface d’administration, réalisée par Sophie Massemin.

Pour ne rien gâcher à mon plaisir, bon nombre d’étudiants ont été embauchés à la fin de leur stage en CDI, y compris Clément qui était en alternance. Cette année, ils sont 4 ou 5 en alternance dans cette formation !

Bon, maintenant, je dois encore travailler sur les projets d’année d’IDEMM : la communication on-line pour un événement local fin novembre, début décembre et sur une collaboration sur l’identité numérique lié au travail et au recrutement.

En attendant, d’ici peu, je vous parlerai de ce que j’ai prévu de faire cette année avec le master 1 concernant les conférences… Je pense qu’il y aura de la nouveauté dans le domaine 😉

Identité numérique : appel à communication

Comme je suis membre du comité scientifique pour Les cahiers du numérique plus exactement un numéro spécial sur l’identité numérique, il me semble normal de publier l’appel à publication de ce numéro.

Objectif du numéro spécial des cahiers du numérique sur l’identité numérique

Aujourd’hui, la toile Internet est un espace où se font et se défont les informations et les réputations. Le Web devient le lieu de convergences des médias (presse en ligne, Web TV, Web Radio, blogosphère, etc.) où se propage durablement l’information gratuite. Les nombreux services proposés par les systèmes de recherches d’informations généralistes sont désormais largement utilisés par les internautes comme point d’entrée sur l’univers informationnel du Web.

L’avènement du Web social, qualifié aussi de Web 2.0, a donné du pouvoir à l’internaute et l’a fait passer du statut de simple consommateur à celui de « consommacteur » à part entière du réseau. En produisant son propre contenu qui sera largement diffusé, chacun aujourd’hui devenir un véritable média ; la prolifération des outils de diffusion ne manquent pas pour s’exprimer : les blogs, les forums de discussion, les plateformes de partage multimédia, les réseaux sociaux, les wikis, etc. L’explosion rapide de tous ces espaces pose alors avec acuité le problème de l’identité numérique, notion confuse et complexe que les travaux les plus récents en sciences humaines et sociales tentent de circonscrire.

Bien que le phénomène ne soit pas nouveau et remonte à l’époque de Télétel, la puissance des réseaux sociaux dans Internet a fait de l’identité numérique, une problématique majeure qui invite chacun à se préoccuper aujourd’hui de son activité, de son image, voire de sa réputation en ligne. Une terminologie ad hoc s’est progressivement imposée et il est courant de recourir à des expressions telles que : E-réputation, cyber-réputation, web-réputation, réputation numérique, personal branding, etc.

Les acteurs économiques, sont de fait, extrêmement attentifs à cette tendance. Selon, une étude internationale réalisée en 2010 par l’éditeur informatique Microsoft , 69% des Français se sentent concernés par l’impact de leur réputation en ligne sur leur vie privée et professionnelle. 77% des Français interrogés soulignent être conscients que des informations publiées en ligne sont susceptibles d’être prises en compte dans le cadre d’un recrutement. Si, en Allemagne, près de neuf personnes sur dix en sont convaincues, en France, très contradictoirement aux résultats de l’étude, un seule personne sur trois en France (32%), se préoccupe systématiquement de la trace laissée au moment où elle diffuse du contenu sur Internet. C’est même une personne sur 4 seulement qui se soucie cette fois de la réputation des autres, à chaque fois qu’elle publie du contenu.

Aucun domaine de la société (institutions, entreprises) n’est à l’abri des préoccupations portées par l’identité numérique notamment en matière de recrutement et d’image véhiculée. Les premiers problèmes d’ordre juridique, viennent souligner le caractère sensible de ces questions et mettent en évidence leur complexité.

Quelques propositions non limitatives de thèmes pouvant être abordés
  • Identité numérique : définitions, composants, enjeux et non-enjeux
  • Identité numérique et construit social
  • Identités personnelles et professionnelles : état des lieux
  • L’impact de l’identité numérique sur la société, l’éducation, l’entreprise, l’économie, le marketing, le commerce…
  • Quelle maîtrise et gestion de sa visibilité en ligne ? Comment améliorer sa e-réputation ?
  • L’évolution des outils de surveillance de la e-réputation (buzz monitoring)
  • L’identité numérique : aspects philosophique et sociologique du phénomène
  • Société de l’information et identité numérique (évolution de la technologie, impacts des technologies nomades…)
  • Droit et identité numérique (le droit à l’oubli numérique, usurpation d’identité, législation actuelle, en cours ?, etc.)
  • Quelle place pour les médias sociaux dans l’identité numérique ?
  • Les pseudos et avatars au cœur de l’anonymat (pseudonymat, virtualité ou non de l’identité numérique ?, etc.)
  • Identité numérique, société de surveillance et réseaux (de quoi se protéger ?)

Cet appel à articles s’adresse prioritairement aux chercheurs en sciences de l’information et de la communication mais les contributions d’autres disciplines scientifiques sont les bienvenues.

Comité scientifique du numéro spécial des cahiers du numérique sur l’identité numérique

Responsable de la coordination de cet ouvrage : Jean-Paul Pinte

Le calendrier et recommandations aux auteurs du numéro spécial des cahiers du numérique sur l’identité numérique
  • Date de remise de proposition d’article : 30 octobre 2010
  • Acceptation de proposition : 15 novembre 2010
  • Notification aux auteurs : 20 janvier 2011
  • Remise version finale : 10 février 2011

Envoi des propositions d’articles (6 000 caractères, espace non compris, plan et références bibliographiques non compris) le 30 octobre 2010 dernier délai à Jean-Paul Pinte en indiquant prénom et nom.

Les contributions définitives (30 000 signes espaces compris) respecteront impérativement la feuille de style de la revue.

La notification aux auteurs (accepté, refusé, accepté avec modification) est fixée au 20 janvier 2011.

Pour les communications acceptées avec modifications, la date limite de réception des articles modifiés est le 10 février 2011.

Les articles retenus sont à adresser au plus tard le 10 février 2011 au coordonnateur accompagnés impérativement de l’accord de cession des droits dûment complété, sans lequel la publication est impossible (NB : un accord par auteur téléchargeable) le 15 février 2011.

Contact : Jean-Paul Pinte

Mort IRL et mort numérique : Du commerce de la mort numérique et Les rites mortuaires sur le net

Cet article est publié en 3 parties :

  1. La mort numérique volontaire et De la mort des notoriétés
  2. La mort d’un internaute
  3. Du commerce de la mort numérique et Les rites mortuaires sur le net…
Du commerce de la mort numérique

Le développement de l’identité numérique Post Mortem (INPM) entraîne l’apparition de nombreux services en ligne permettant à l’internaute de confier les mots de passe de ses divers comptes et les instructions qu’il souhaite voir transmises aux ayants droit après son décès.

Cette solution pose toutefois des problèmes de confidentialité, certaines plates-formes interdisant en effet dans leurs conditions générales toute transmission de mots de passe à des tiers comme il était indiqué dans le billet précédent : Mort IRL et mort numérique : La mort d’un internaute.

En voici quelques-uns :

  • Pour vous aider avant votre décès à transmettre, en payant, à vos héritiers vos codes d’accès ou autres informations personnelles, Legacy Locker, Asset Lock ou Deathswitch se sont lancé sur ce marché au niveau US notamment.
  • Après la mort propose de délivrer après votre mort à vos proches, amis ou ennemis, des messages d’amour ou de haine que vous leur aurez préparés et postés de votre vivant.
    Vous devez « pointer » régulièrement sur ce site au risque au 3e manquement… Aprèslamort vous considère comme décédé et vos messages post mortem seront délivrés aux destinataires avec l’avis de décès
  • Grâce à La vie d’après , vous pouvez léguer à vos proches vos identifiants et mots de passe de l’ensemble de vos comptes (Facebook, blog, banque…), déposer des documents de valeur (contrats d’assurance, actes notariés…), laisser des photos ou vidéos ou encore écrire un message à lire après votre trépas ! Trois mandataires sont conseillés pour avertir le site de votre mort et ainsi pouvoir partager les infos avec vos proches. Le tarif est d’environ 40 € par an.
  • Carnet de Vie d’Etherna Family Services offre la possibilité de révéler ses données les plus intimes de notre vie à l’heure de votre départ. Il suffit de choisir le ou les destinataires pour chacune des informations strictement privées que vous choisissez de consigner dans le carnet, vous vous assurez que chacun prendra connaissance de ces avec les mots que vous aurez choisis. Cependant, j’ai du mal à calculer le coût d’utilisation du service.
    Et entre le « testament » et le décès, il peut se passer du temps. Vos destinataires peuvent avoir changer de compte et donc d’adresses email, par exemple…
  • Le réseau social de la mémoire : mémoire des vies permet d’entretenir en ligne la mémoire de proches disparus, de décrire la vie du disparu dans un lieu de souvenir, d’échange et de partage avec des textes, des photos, des vidéos, des enregistrements sonores… Facebook, YouTube, Dailymotion, Twitter… sont de la « fête ».
    Mémoire des vies ratisse large puisque dans le titre de sa page : Mémoire des vies | hommage à un être cher lors d’un deuil avec Mémoire des vies | annuaire des professionnels du funéraire et des obsèques ! qui en fait plus par certains aspects le supermarché de la mort avec son annuaire des professionnels selon les régions !
  • Dans lecimetiere.net, les stèles s’usent au fil de l’année et les bougies fondent, les fleurs se fanent…
  • D’autres services comme ce nouveau service gratuit de publication d’avis de décès en temps-réel sur Internet, par email via Netcropole.

Reste peut-être aux états à réfléchir sur les solutions à mettre en place dans de telles situations notamment d’éclaircir au niveau juridique de la notion d’identité numérique, y compris avec après le trépas d’un individu.

Les rites mortuaires commencent à s’exprimer sur le net…

Lors de la préparation de cette série d’articles sur la vague funéraire du net, je me suis vite aperçu de la « sensibilité » du comportement et de réactions des uns et des autres au vu des rites mortuaires sur Internet. Risible, morbide, ou voyeur pour les uns ; nouvelle façon de rendre hommage, de « parler », de faire son deuil pour les autres ! Le débat de société est lancé !

En tout cas, il est clair que les utilisateurs du net s’emparent librement des symboles mortuaires et développent, sans le savoir le plus souvent, les rituels de demain

Dès mars 2005, des “commémorations mortuaires” étaient organisées dans le World of Warcraft pour un décédé. Mydeathspace recensait les utilisateurs de MySpace.com décédés avant de devenir une sorte de journal morbide ou non selon la personnalité du lecteur.

Les sites funéraires et les cimetières virtuels fleurissent désormais. En général, ils permettent de créer une page pour célébrer la mémoire d’un membre de sa famille, un ami, un chien ou une célébrité comme lecimetiere.net

Parfois, ce sont des blog, y compris et surtout sur Skyrock, comme Hommageojeune – un hommage pour tous les jeunes décédés !!!

Et là, de nouveau nous retrouvons les problématiques de l’article précédent : le défunt souhaitait-il cette «exposition», cet hommage est-il fait par la famille ou par des amis.

Le blog de Clélia, assassinée en février 2008, est animé désormais par sa mère pour nous «parler de la jeune femme adorable qu’elle était » est simple à analyser.

Que se passe-t-il en cas de désaccord de la famille ?  Lors de mes recherches, j’ai ainsi trouvé le site en hommage à une fille pour lequel à un moment la famille avait demandé à une amie de la disparue de suspendre l’animation du blog, puis quelques mois plus tard, autorisait de nouveau les publications !

Et quel jugement apporter sur les sites ou blogs au sujet des enfants morts-nés où l’on continue de leur souhaiter un anniversaire quelques années plus tard ?

Et puis, la notion de cimetière virtuel ne s’arrête pas à l’humain ! Les cimetières pour animaux ont également fait leur apparition : le cimetière animalier, le cimetière pour chien, etc. La requête «cimetière virtuel animaux» dans Google est explicite au niveau des résultats !

Les rites funéraires eux-mêmes commencent à arriver sur Internet. En Inde, la crémation se fait aussi en ligne depuis quelque temps. À quand en France ?

Et de nouveau le jeu (voir le 1er volet : Mort IRL et mort numérique : le post-mortem de l’identité numérique d’un défunt), avec Ils vont bientôt mourir «Jusqu’ici la mort des célébrités ne vous avait jamais rien apporté ? Et bien aujourd’hui, elle vous permettra de gagner des cadeaux.»
Second degré, j’espère, il est précisé : «Il est interdit de provoquer la mort d’une célébrité en vue de gagner un pari.»

Si vous le voulez, vous pouvez également mourir pour 20 jours afin d’expérimenter une vie virtuelle après la mort. Ce cimetière des libres-penseurs de 600 places est à votre disposition !

Et puis, nouveau rite funéraire pour certain(e)s, n’oubliez pas votre Porn Buddy si vous avez peur que votre famille découvre vos films XXX après votre décès? Le porn buddy est un ami proche dans la confidence qui a votre mort débarrassera la maison et l’ordinateur de toutes traces compromettantes avant que la famille ne fasse le tri.

Je me suis arrêté à ces aspects dans ma petite étude. Mais, on peut se poser encore différentes questions : l’influence de l’âge (du mort, de son entourage), du type de décès (mort par accident, suite à un crime, de sa belle mort…), du sexe (les hommes réagissent-ils de ma même manière que les femmes sur ce sujet), le niveau d’éducation, etc. Les réponses sont en suspend… Qui s’y collera ?

Pour aller plus loin :

Mise à jour :

On peut désormais créer son clone numérique pour laisser une trace après la mort (le 7 nov. 2010)

Un grand merci à ceux qui ont répondu à mon appel pour rédiger cet article sur Twitter ou dans Facebook 🙂

Le 14/2/2011 : Même pas mort dans ma deuxième vie numérique !

Cet article est publié en 3 parties :

  1. La mort numérique volontaire et De la mort des notoriétés
  2. La mort d’un internaute
  3. Du commerce de la mort numérique et Les rites mortuaires sur le net…

Mort IRL et mort numérique : La mort d’un internaute (part. 2)

Cet article est publié en 3 parties :

  1. La mort numérique volontaire et De la mort des notoriétés
  2. La mort d’un internaute
  3. Du commerce de la mort numérique et Les rites mortuaires sur le net…

Dans l’article précédant, bon… Rien de bien extraordinaire au sujet de la mort d’un point de vue virtuelle ou numérique !

Dans cette partie, il en va tout autrement ! Cela concerne l’homme de la rue utilisateur d’internet, mais aussi les personnes qui publient anonymement (il y a quand même quelqu’un derrière cet anonymat), les gens plus ou moins célèbre dans la vie réelle ou sur la toile, et toutes les personnes publiques et privées : l’internaute. L’internaute décédé aura son identité numérique qui lui survivra même si les héritiers s’en mêlent !

Allons-y pour un exemple ! Je viens à décéder. Que se passe-t-il pour mes courriers électroniques ? qui peut y accéder ? qui peut lire le contenu de mes correspondances ? cela concerne toute mes boîtes aux lettres ou seulement celle dont mon entourage connaît l’existence ? J’ai peut-être écrit des choses qui déplaisent à ma famille, qui sait ! J’ai peut-être les preuves de mes infidélités à ma femme, allez savoir !

Et, mes sites… Il y a ceux que je revendique et ceux que je cache ! Qui décidera de leur sort ? Est-ce que je désire ou non que les uns ou les autres perdurent ? Est-ce que les commentaires seront encore autorisés ou pas puisque je ne peux plus y répondre ? Est ce que je souhaite que quelqu’un prenne ma suite ?

Que faire de mes réseaux sociaux ! Une sanctuarisation de mon profil en mode mémorial comme le propose Facebook, pour rendre hommage à l’ami disparu tout en supprimant certaines fonctionnalités devenues inutiles ou propices à des atteintes au respect du défunt (voir l’article de rue89 ne veux pas de pierre tombale numérique ou réelle, je suis contre toutes formes d’idolâtrie ! Mais, qui indiquera à Facebook et consorts ma disparition ?

Il y a aussi les photos (mes archives familiales y compris) que je dépose sur le net, les films, les présentations Power Point, les Tic Chti… bref, toutes les traces privées et professionnelles que je laisse ! Comment mon entourage pourra récupérer ce qu’il doit récupérer et détruire éventuellement ce que je souhaite voir disparaître après ma mort ? Qui décidera et en fonction de quoi ?

Et les activités professionnelles, j’utilise des outils pour améliorer la visibilité des entreprises pour lesquelles je travaille et aucune procédure n’a été mise en place en cas de mon décès ! Pour les comptes Facebook, Twitter, etc. je suis parfois le seul à posséder les identifiants ? Bonne chance à ceux qui reprendront le flambeau de mon travail et qui devront assurer la pérennité de mes missions ?

Je pourrais continuer longuement cette liste… afin d’alerter mes divers héritiers, qui a n’en pas douter, seront bien ennuyés au fil du temps avec mon héritage numérique et mes dizaines d’identités numériques différentes !

Encore une fois retournons dans le passé (celui d’avant Internet). Que se passait-il lorsque quelqu’un venait à mourir ? Vos héritiers vidaient votre logement où étaient stockés l’ensemble de vos souvenirs : la boîte de biscuit avec des petits objets ou messages accumulés au fil du temps, votre courrier de jeunesse (vous savez vos courriers d’amoureux enflammés), vos journaux intimes… La boîte à biscuit est vidée de son contenu avec un peu plus d’attention que le reste, les courriers d’amoureux mis dans le feu et les journaux même pas repéré et jeté dans la benne !

Mais, sur Internet ! Pas question de faire le vide dans les données personnelles du défunt aussi facilement et puis le souhaitait-il ? Quelle est la pudeur du trépassé et de ses légataires ? On parle beaucoup de l’oubli numérique autour de nous, mais l’extinction naturelle de la présence n’est pas pour demain !

D’ailleurs l’oubli numérique s’applique-t-il sur la vie privée d’un trépassé alors que le droit au respect de la vie privée s’éteint avec le décès de la personne et donc les vivants sont les seuls titulaires de ce droit ? Et, le secret de la correspondance, qu’est ce qu’il devient dans l’histoire… puisqu’à la mort du destinataire, le secret des correspondances ne peut plus être invoqué. Ce ne sont pas là quelques lettres poussiéreuses… mais l’ensemble d’une correspondance sur des années ! On retrace une vie de cette manière.

Première question à se poser : y a-t-il quelqu’un qui a accès à vos différents comptes (pour l’instant, j’ai la chance d’avoir des tiers autorisés auxquels peuvent être transmis mes informations privés, sinon que se passerait-il ?) ! Sans ce sésame en poche, l’accès à mes comptes est impossible et il est difficile de les gérer. Mes comptes ont de fortes chances de rester ouverts encore pendant longtemps !

Déjà que je n’arrive pas à récupérer certain mot de passe ou accès de mon vivant ! Comment vont faire mes héritiers ?

Seconde question. Effacement ou transmission des données ? L’effacement d’un compte et la transmission des données qu’il contient ce n’est quand même pas la même chose au niveau de l’intimité numérique. Et là, pour ajouter un peu à l’embrouille, selon les services… soit le contenu est simplement supprimé, soit il est transmis aux légataires. Il n’y a pas de règles générales, mais une règle par service.

Et encore, c’est sans compter sur la suppression des données personnelles dans certains réseaux sociaux et moteurs de recherche à la demande des ayants droits.

Mais l’affaire se corse rapidement. Le défunt s’est exprimé dans un site public genre forum, Agoravox… ou sur son site personnel ? Dans le premier cas, bien souvent, les participations deviennent propriétés du site !Il est donc difficile d’intervenir et les publications peuvent rester en ligne ad vitam æternam.

Pour le site personnel, selon les conditions d’hébergement à la fin du paiement le site s’autodétruira ! Quid des sauvegardes et de la restitution des contenus ?

Et d’ailleurs, simplement dans le domaine du courrier électronique, on parle de quoi ? Des courriers précédemment ouverts ou seulement ceux qui n’ont pas encore été lus ? Bon, le réflexe serait de dire : comme pour le courrier traditionnel, on peut tout lire !

Oui, mais voilà, l’un de ces courriers contient une œuvre ! La législation n’est plus la même… Nous passons sous la coupe du droit d’auteur (la création d’un site est une œuvre) ! Ceci implique de différencier droits patrimoniaux (droit d’exploitation par les héritiers pendant 70 ans et ensuite l’œuvre tombe dans le domaine public) et droit moral (une œuvre, un site par exemple, ne peut être modifié sans l’accord des héritiers).

Même si cela peut choquer, l’aspect financier n’est pas à négliger dans le trépas d’une personne ! Que deviennent ses biens virtuels : fichiers MP3 achetés, films et livres électroniques téléchargés, ou les biens immatériels acquis dans les jeux en ligne, etc. Qui hérite et de quoi ?

Et si, au lieu de tout supprimer, de tout vouloir épurer… on souhaitait conserver l’historique de sa vie pour les générations futures (autrement dit avoir un désir de postérité) ? Après tout, le droit d’expression et de pensée d’un défunt peut continuer de vivre… un peu à l’image du blog de Blogokat (voir l’article précédent : La mort numérique volontaire et De la mort des notoriétés) !

C’est par exemple le choix de la famille de Renée Wathelet bien connue dans le monde des blogs au Canada, 9 mois après son assassinat. Son profil Facebook est toujours en ligne  ainsi que son compte Twitter.

Le quart d’heure de célébrité d’Andy Warhol prend un coup de vieux !

Juste un conseil dans ce cas, pensez aux standards numériques sinon comment feront les générations futures pour consulter les productions passés ?

D’autres souhaiteront certainement voir une action se faire tel ou tel jour ! Qui en est responsable ? Et puis, d’autres formes d’hommages seront rendues à n’en pas douter dans l’avenir ! Qui sera le mayor de votre tombe sur Foursquare ?

Reste la solution : le testament numérique pour gérer son héritage numérique comme l’a fait Michelle Blanc avant son opération.

Cet article est publié en 3 parties :

  1. La mort numérique volontaire et De la mort des notoriétés
  2. La mort d’un internaute
  3. Du commerce de la mort numérique et Les rites mortuaires sur le net…

Mort IRL et mort numérique : le post-mortem de l'identité numérique d'un défunt (part. 1)

Cet article est publié en 3 parties :

  1. La mort numérique volontaire et De la mort des notoriétés
  2. La mort d’un internaute
  3. Du commerce de la mort numérique et Les rites mortuaires sur le net…

Dans le domaine de l’identité numérique, il y a en un qui émerge en ce moment : celui de l’identité numérique post-mortem. En effet, que se passe-t-il après un décès naturel, par accident, etc. dans le monde réel (IRL : In Real Life) ? La mort numérique ne va pas de pair, bien au contraire avec l’apparition de cimetières numériques… Et puis, on parle désormais de testament numérique à mettre en place et même la législation dans ce domaine à voix au chapitre !

Depuis que je suis sur Internet la question m’a rarement effleuré l’esprit même si depuis quelques années on commence à voir sortir des papiers principalement virtuels sur le sujet ! D’ailleurs, c’est lors d’une « interview » d’une future étudiante de l’ESJ (École Supérieur de Journalisme) de Lille que j’ai commencé à réfléchir à ce domaine de la vie privée, aidé par la publication dans la même période de plusieurs articles sur le sujet.

En réfléchissant aux éléments de réponse que je donnais à l’étudiante, je me suis aperçu que moi aussi j’étais au cœur du problème avec ma page en hommage à Jean-Pascal Grevet, fondateur de la revue Icônes !

Aussi, pour m’aider à structurer ma réflexion sur le sujet, rien ne vaut une carte heuristique sur la mort numérique !

La mort numérique volontaire

Qui n’a pas eu un jour envie de disparaître du monde numérique ? Peut-être pas totalement mais suffisamment pour marquer les esprits !

Un exemple sera plus concret… Qui se souvient du blog Blogokat ? Ce blog anonyme mais réputé notamment dans les milieux de la documentation était anonyme ! On savait juste qu’elle s’appelait Blogokat pour la plupart des internautes !

Lors de la création de son blog en octobre 2004, elle avait prévenu :
«Et puis, inévitablement, je me pose des questions :
– vais-je trouver de la « matière » afin d’alimenter régulièrement mon premier blog ?
– vais-je le mettre à jour assidûment ?
– est-ce une seulement une nouvelle lubie ou vais-je réussir à continuer au-delà des premiers jours ?
– est-ce que ma prose sera lue ou ignorée ?
»

Trois ans plus tard, fin septembre 2010, le point final : «Après des faux départs et retours manqués, j’ai décidé qu’il était temps de mettre un point final à BlogOKat… D’autant que désormais, un projet personnel qui me tient à cœur va me demander du temps et de l’énergie. Et puis, comme je l’ai écrit dans un billet précédent, l’envie n’est tout simplement plus là.»

Je garde dans un coin de mon agrégateur de flux les anciens blogs aujourd’hui disparus selon le désir des uns et des autres ! Il y a un paquet de morts numériques volontaires !

Bref, rien à redire… Les internautes concernés ont choisi leur « propre » mort ! Cependant, même mort, la plupart continu d’être présent sur la toile ! On est loin d’une extinction naturelle de la présence. Le site n’est pas détruit… donc, est-ce réellement une mort numérique ? Oui, dans le sens de la mort : qui a cessé de vivre car il n’est plus animé, alimenté, etc. Non, car il est toujours présent sur la toile donc toujours vivant !

La plupart des abandons, des morts numériques volontaires ressemblent à celle de Blogokat… Le blog ou le média est « mort », pas la personne qui le détient ! Enfin, j’espère dans le cas de Catherine de qui je n’ai pas eu de nouvelles depuis longtemps 🙂

Signalons d’ailleurs que la mort numérique de Blogokat pourrait s’apparenter à une mort complète : Blogokat n’a qu’une existence passée sur le net, pas d’entité actuelle, juste une existence momentanée due à son anonymat !

On pourrait également rapprocher cette forme de mort à la fin d’un jeu ou la fin de l’utilisation d’un avatar ! La mort d’une représentation de soi à une période donnée.

Cependant, la plupart des sites ne meurent jamais, les archives du web nous rappellent nos sites passés à moins que vous n’ayez pris la précaution de mettre votre blog au cimetière des blogs.

De la mort des notoriétés

J’ai longtemps cherché un terme pour définir une distinction entre l’homme de la rue et les personnes possédant une notoriété publique quelle qu’elle soit ! En effet, sur Internet, chaque internaute devient une personnalité publique, ce n’est pas pour autant une personne de renom.

Pourquoi cette distinction ? Si je me réfère au passé (avant l’existence d’Internet) que se passait-il pour les personnalités publiques ? On trouvait leur trace sur des tableaux, par des statues, par les livres publiés, par leurs chansons ou leurs films rediffusés, etc.

Aujourd’hui, ces marques de notoriétés publiques sont également visibles sur internet ! Ce n’est plus le who’s who qui fait référence mais Wikipédia !

Certains l’ont compris… On les considéra peut-être comme mégalomane, mais Thierry Ardisson par exemple expliquait qu’il préférait lui-même créer le site qui passerait à la postérité ! Posséder son linceul ou sa pierre tombale numérique comme d’autres préparent leurs funérailles, achètent leur caveau de famille… de nombreuses années à l’avance !

Il explique très bien son héritage numérique dans une interview à Paris Match.

Et puis, il y a ceux qui n’avait rien prévu mais qui sont décédés ! Un hommage posthume leur est parfois rendu sur la toile du net !

C’est ce que j’ai fait avec Jean-Pascal Grevet, qui a marqué l’arrivée des ordinateurs Macintosh en France et qui était surtout connu au niveau francophone pour la revue qu’il dirigeait de main de maître : Icônes. La revue majeure du monde Mac pendant une dizaine d’année. Je dois toujours rédiger son entrée dans Wikipédia !

D’autres morts célèbrent font couler beaucoup d’encre sur le net ! Ainsi, à la mort de Michael Jackson, on a vu fleurir une pléiade de sites en tout genre à son sujet ! D’ailleurs, Yann Kervarec, le président du fan-club Français de Michael Jackson me précisait que cela n’était pas que sur Internet. Des associations et autres structures sont apparues après la mort de l’artiste !

Là, on touche le domaine des fans ! Mais, avec cette abréviation de fanatique, on est de plain-pied dans le monde des passionnés à l’excès. La vie de ces artistes et autres personnalités publiques ne leur appartient plus ! Des internautes leur vouent une dévotion incommensurable et cela se retrouve sur le net !

On pourrait donc comprendre l’apparition des sites comme je suis mort (rien que le titre m’effraie !). JeSuisMort.com sous couvert de biographies de célébrités et de personnalités disparues emploie un vocabulaire macabre : cimetière, tombes, silence… mais rapidement on mélange les genres : … leur rendre hommage et faire ainsi évoluer leur score de popularité.

La mort devient un jeu !

La suite demain 😉

Cet article est publié en 3 parties :

  1. La mort numérique volontaire et De la mort des notoriétés
  2. La mort d’un internaute
  3. Du commerce de la mort numérique et Les rites mortuaires sur le net…