nouveaux faits d'homonymie pour les Delcroix

Couverture de Delcroix Academy
Couverture du livre Delcroix Academy

J’ai déjà écrit un billet sur l’homonymie… dans homonymie et usurpation d’identité

Même, su depuis ce mois de mars 2009, la situation décrite n’a pas beaucoup changé concernant ma situation d’homonymie sur mon nom et mon prénom : Éric Delcroix (seule, une nouvelle page Wikipédia : Éric Delcroix est venue tempérer la présence d’un autre Éric Delcroix :-), je dois vois parler de nouveaux élément dans l’utilisation de mon patronyme : Delcroix.

Donc, pour Eric Delcroix mis à part lors de ma veille (sur ma présence dans la presse, sur ma présence sur le web…), cela fait longtemps maintenant que je n’ai pas reçu mail ou coup de téléphone pour mes homonymes. Je vis sereinement cette situation. C’est vrai qu’il n’y a pas de quoi casser 4 pattes à un canard dans mon cas ! Dans d’autres, peut-être 🙂

Toutefois, j’aimerais avoir les réactions des autres Eric Delcroix de France et de Navarre… Ce n’est peut-être pas la même chose pour eux ! C’est ce que je racontais, il y a peu de temps à une journaliste ! Ce ne doit pas être évident pour les autres Éric Delcroix de se frayer un chemin dans nos nombreuses présences ! Les commentaires chers Éric Delcroix vous sont grands ouverts 🙂

Toujours avec cette journaliste, j’évoquais également le cas des personnes qui maintenant achète des noms de domaines au nom et prénom de leur enfant dès la naissance ! Évidemment, la question que l’on peut se poser est de savoir si l’on va désormais choisir le prénom de son enfant également en fonction de la présence dans le futur sur le web !

Mais, passons à l’objet réel de ce billet : lorsque je regarde mon identité sur Delcroix ! Je n’ai jamais cherché à me positionner sur ce nom seul !

Heureusement ! Vous devez vous poser certainement la question : pourquoi ? Outre les sociétés Delcroix, il y a Stella Delcroix… et d’autres Delcroix qui sont dans le haut de l’affiche !

Mais comme si cela ne suffisait pas que le monde francophone se batte sur le nom Delcroix, les Américains s’y mettent ! Si, je vous assure… Bien qu’improbable, le nom Delcroix a un certain succès outre-atlantique ! J’ai un homonyme, enfin presque, puisque c’est un livre qui fait l’actualité là-bas ! Si, je vous assure, ma veille a détecté dernièrement un lien à ce sujet ! Si l’academy Delcroix perdure… nous allons avoir du mal à nous positionner 😉

Author Inara Scott
Inara Scott, l'auteur de Delcroix Academy

Cela mérite quelques explications ! Pour cela allons à la découverte d’Inara Scott, une illustre inconnue pour moi voici encore quelque semaine ! Mais, Inara Scott est l’auteur d’un livre diffusé aux USA dont le titre Delcroix Academy m’a temps surpris !

Comment une Américaine a pu penser utiliser ce patronyme de Delcroix, imprononçable par des anglophones, pour désigner l’Académie objet de son livre The Candidates ?

Je fais quelque recherche… et voilà ce que j’obtiens dans Google ! 7 860 résultats pour « delcroix academy » ! Je me précipite sur Amazon pour en savoir plus ! le livre a été publié fin août 2010 et obtient semble t-il un beau succès !

Puis, je découvre le site d’Irina Scott où une large place est faite à l’ouvrage de mes préoccupations, puisque j’y retrouve mon nom de famille : Delcroix. La page sur la Delcroix Academy m’en apprend un peu plus sur l’ouvrage (mais ce n’est pas l’intérêt de ce billet 🙂 Et toujours la question lancinante… comment et pourquoi une Américaine a utilisé le nom Delcroix !

La solution, lui poser la question ! Après quelques hésitations… j’écris ma bafouille en anglais ! Au passage, cette situation illustre bien le monde dans lequel nous vivons ! Il y a encore une vingtaine d’années, jamais je n’aurais appris l’existence de ce livre et jamais je n’aurais pris contact avec un auteur américain pour l’une de ces publications en langue anglaise !

Bref, le temps de recevoir la réponse, j’ai pu consulter la vidéo bande-annonce du livre ! Je vous en fais profiter 😉

Et Irina Scott a répondu a mes questions 🙂

Thank you for writing me — I wish I had a good answer for your question but I’m afraid I don’t! I lived near the St. Croix river in Minnesota for a time, and when I was thinking for a name for the boarding school in my books, Delcroix simply came to my mind. (It is pronounced like the St. Croix river, which is to say, « Croy » and not the French pronunciation). I believe the translation would be « of the cross » and I liked that symbolism, because the people at the Academy would like to believe their actions are somehow blessed and above the common person (a bit of a « god complex » we would say here in the States).

L’explication était donc celle-là… une rivière 😉

Comme quoi, quel que soit notre patronyme nous ne somme à l’abri d’aucune utilisation surprenante de celui-ci : l’homonymie peut surgir de partout ! L’homonymie désormais peut venir d’une autre personne ou d’un produit ! Mais, c’est Olivier Ertzscheid qui a dit l’homme est un document comme les autres 😉

Ah oui, dernier détail, dans nos échanges avec l’auteur, j’ai appris qu’aucune maison d’édition francophone n’avait encore négocié les droits avec l’auteure !

Me restera à gérer dans le futur l’existence de la Delcroix Academy et à espérer qu’Inara Scott n’utilisera pas dans la suite de sa série un certain Eric Delcroix 🙂

homonymie et usurpation d'identite

Je pense qu’il est temps que j’intervienne au sujet des problèmes d’homonymies et d’usurpation d’identité. Oups, pour l’usurpation d’identité, j’en ai déjà parlé. Mon dernier billet sur le sujet est : une loi sur l’usurpation d’identité numérique en France. Les précédents étaient principalement : Facebook : usurpation d’identité et bug ! et Le faux profil d’Alain Juppé sur Facebook, des détails !

Vous vous demandez pourquoi je veux vous reparler d’usurpation d’identité et d’homonymie ? À cause de deux événements qui se sont produits ces derniers jours.

Au sujet de l’homonymie

Comme chacun le sait, enfin, j’espère 😉 je ne m’appelle pas les z’ed, ça c’est mon blog. Mon nom est Delcroix, de prénom Éric. Delcroix est un nom très courant dans la région du Nord de la France. 6 081 personnes portent le nom Delcroix aujourd’hui en France selon les estimations de L’Internaute et serait le 49é nom dans le département du Nord.

Maintenant, si je croise avec mon prénom Éric, on découvre assez facilement qu’il fut un prénom largement utilisé au cours des années 60 ! Pas de chance pour moi, il existe de nombreux Eric Delcroix 🙁 Au sein même de ma famille, nous sommes 2 ou 3 cousins très éloignée à porter le même nom et prénom (je pense même que l’un d’entre eux a le même second prénom que moi 🙂

Tout cela pour expliquer qu’il est assez difficile pour moi d’échapper aux homonymies. D’ailleurs, je reçois régulièrement des messages (principalement dans Facebook d’ailleurs) où l’on me demande si je suis bien tel Eric Delcroix ou tel autre… Je vais bientôt pouvoir écrire un billet sur les activités et les rencontres des Eric Delcroix lors de leurs vacances, les surnoms dont ils sont affublés (bizarre, personne n’a encore prononcé ceux de ma jeunesse !).

Mais le principal n’est pas là. On peut être homonyme et effectivement être contacté pour savoir si l’on était l’ami d’enfance, de vacances, etc. Cela n’a pas d’influence sur son, pardon, on dit comment ? E-reputation ? Personal Branding ? Bref, sur ma présence professionnelle sur Internet.

Mais, voilà, j’ai un autre homonyme depuis très longtemps sur la toile, plus célèbre que moi (ce n’est pas difficile ;-), avec lequel je partage la première page de Google, qui possède un article à son nom dans Wikipedia (qui s’y colle pour ajouter mon portrait ;-), etc. Si, si, je vous jure, il y a un autre Eric Delcroix !

Seulement, si le fait d’être contacté dans Facebook pour savoir si j’ai passé mes vacances à Triffouillis les oies ne me dérange pas, lorsque l’on m’appelle au téléphone pour le demander si je suis avocat du Front National (en effet, c’est le métier de mon homonyme), j’ai quelques inquiétudes sur ma e-reputation, moi qui tente de « cacher » mon appartenance politique… En plus, là pour le coup, je trouve cela intrusif dans ma vie professionnelle et privée.

Les plus grincheux diront : «Bien fait pour lui, il n’avait qu’a pas laisser son numéro de téléphone sur Internet !». Désolé, Internet est pour moi un fabuleux outil de communication qui me permet de communiquer, de faire ma pub., de vendre mes activités de formation ou de conseil en média social, etc. Donc, comme pour le médecin dont on trouve le numéro à de multiples endroits, je laisse mon numéro en ligne, sinon, je « perds » des clients ! Je renvoie ces « grincheux » à mon billet La mode des enquêtes sur la vie privée

Car en effet, cette semaine, j’ai reçu un appel téléphonique pour cet homonyme, Monsieur Eric Delcroix ! J’suis resté poli et j’ai simplement dit que ce n’était pas moi. L’appel fut courtois. Il fait suite aux courriers électroniques de France ou de l’étranger qui prennent contact avec Monsieur Eric Delcroix, avocat. Donc, une bonne fois pour toute, je ne suis pas avocat de métier ! Ce n’est pas mon activité.Le Eric Delcroix qui possède le blog Les z’ed (c’est ici), Blog en Nord, le site Ed productions, Ed formations, etc. n’est pas avocat, il est selon Viadeo : Expert, spécialiste, consultant, touche à tout print et web 1 et 2.0 ! (ceux qui me connaissent remarqueront l’ironie de mon titre dans vidéo où tout le monde est expert –cf. le billet aux sujet des expert sur Viadeo, bien que pour moi 😉

Les plus grincheurs diront : «Bien fait pour lui, il n’avait qu’a pas laisser trainer son adresse de courrier électronique…

Voilà une situation que je devais éclaircir. L’étape suivante est le coup de sonnette… J’espère que cela n’arrivera pas ! Les plus grincheux diront : «Bien fait pour lui, il n’avait qu’a pas indiquer son adresse sur Internet…

Et côté usurpation d’identité

Par certain aspect, cette homonymie pourrait ressembler à de l’usurpation d’identité. Nous sommes tous les deux des « personnages publics » plus (pour lui) ou moins (pour moi) « médiatisés ».

Et là, j’en arrive au second volet de mon billet.

Dans identité numérique : un mouton noir, j’écrivais : «Avec la multiplication de nos articles, de nos manifestations, etc. nous sommes les artisans de notre propre parano.» Je ne croyais pas si bien dire.

Il y a quelques jours, j’ai reçu un courrier électronique d’un lecteur qui me demandait conseil. Cette personne soupçonne un profil Facebook d’usurper son identité alors qu’elle-même n’y était pas présente (voir le conseil dans Facebook : usurpation d’identité et bug ! Ce ne sont pas les éléments pris un par un qui semblent bizarres mais pris dans leur ensemble me précise mon interlocuteur. Voici rapidement les éléments :

  1. Une personne de son entourage a envoyé une demande de « contact » accepté par l’homonyme usurpateur. Cette personne de l’entourage de mon correspondant c’est rapidement aperçu que ce n’était pas « mon correspondant ».
  2. L’homonyme usurpateur prétend vivre dans une ville étrangère.
  3. La personne de l’entourage de mon correspondant a envoyé un commentaire sur le mur de l’homonyme usurpateur lui indiquant qu’elle connaissait une personne du même nom
  4. Tous les contacts de l’homonyme usurpateur sont anglais sauf deux français dont un seul que connaît mon lecteur.
  5. Mon correspondant ne côtoie plus depuis au moins 5 ans le Français en question !
  6. L’homonyme usurpateur à qui appartient le compte ne répond jamais sur son mur
  7. Mon correspondant lui a envoyé plusieurs invitations d’une vingtaine de comptes différents (hommes et femmes) et l’homonyme usurpateur n’a accepté personne
  8. La même opération a été effectuée avec les amis de l’homonyme usurpateur. Aucun n’a accepté d’amitié, hormis 1.
  9. Cette personne qui a accepté d’être « ami » possède la même photo de profil que l’homonyme usurpateur
  10. Il n’y a aucune photo de cette homonyme usurpateur sur son compte mais un simple coucher de soleil (je précise celui de Windows dans mes images)
  11. Mon correspondant a récupéré une adresse mail et a envoyé un message auquel l’homonyme usurpateur avait répondu avec un niveau d’anglais très basique en trois mots (je précise que l’homonyme usurpateur et mon correspondant possèdent un nom à consonance étrangère aussi bien en France que dans pays anglophone) Depuis, l’homonyme usurpateur n’a plus répondu à aucun mail en anglais ou en français.

En complément, j’apprends que 5 ans sépareraient les deux protagonistes de l’affaire, et que l’homonyme aurait au moins une fille alors que mon interlocuteur n’en a pas !

Voici mon analyse :

  1. Oui, et alors, cela ne prouve rien.
  2. Et si c’était vrai ?
  3. Oui, je reçois bien des messages qui me demande si je suis un certain Eric Delcroix (CF. la première partie homonymie de ce billet) et je ne réponds pas toujours. J’ai d’ailleurs 400 messages en attende de réponse dans Facebook. Je suis la risée lors des conférences et des formations à ce sujet !
  4. Normal me semble-il puisque cette personne semble vivre dans un pays anglophone
  5. Je parierai sur une erreur d’homonymie de ce Français… Il pensait contacter mon correspondant !
  6. Je n’ai pas l’impression de répondre sur mon mur… et pire, à une époque, je l’avais supprimé de l’affichage
  7. Maintenant, il faudrait accepter tout le monde ? Je connais beaucoup d’utilisateurs de Facebook qui n’accepte que les personnes qu’ils connaissent réellement dans la vraie vie après avoir parfois accepté tout le monde.
  8. Même remarque que précédemment
  9. Comme je l’indique dans mon point suivant, cela ne veut rien dire
  10. C’est effectivement une image que l’on retrouve beaucoup comme photo de profil ! Encore une fois, cela permet de noter l’importance de l’image dans les profils Facebook. Quand j’entends dire que la photo ne sert à rien, la preuve !
  11. L’homonyme usurpateur et mon correspondant possèdent un nom « étranger » à la France et au pays anglophone donc ceci explique peut-être cela ! Notre homonyme usurpateur ne parle peut-être pas très bien Français et Anglais, car ce n’est pas sa langue d’origine. Par politesse, je réponds parfois la première fois et puis, si l’on continue à m’envoyer des messages, je trouve mon interlocuteur un peu « gonflant » n’ayant rien de commun avec lui et je ne réponds pas !
  12. Avec l’adresse de courrier électronique, j’ai effectué ma petite recherche (merci Google et Spokeo 😉 et un profil sur un autre réseau social apparaissait. Cette fois, une image avec des enfants apparaissaient. Leur âge pouvait en effet correspondre à l’âge d’enfants que pourraient avoir l’homonyme usurpateur.

J’en conclus pour ma part, que nous sommes devant un cas d’homonymie typique… et vous ? Pourquoi mon correspondant a-t-il autant peur de voir son identité usurpé ? Il a peur car tout le monde autour de lui ne cesse de parler d’identité numérique, d’e-réputation, de personal branding, d’usurpation d’identité… il « fantasme » alors que cette personne, je pense est complètement équilibré. Mais, elle a la vision de la projection de ses craintes, augmenté semble t-il par son entourage sur l’autre ne serait-il pas moi… Les marchands de rêve ont l’avenir devant eux !

Lorsque, hier soir, j’évoquais avec un journaliste l’identité numérique (l’objet de son reportage. Je vous dirai quand cela sera publié 🙂 nous avons mis le doigt sur les sociétés qui vendent leur service (pour les particuliers) dans le dessein de proposer une e-reputation sans tache, nickel chrome aux pauvres malheureux qui pensent que grâce à l’effet magique de l’annonce et après avoir payé une somme démesurée à mon goût, ils auront un boulevard devant eux.

D’ailleurs, pourquoi un boulevard devant eux ? Pour trouver du boulot, pardi ! Cela me rappelle cruellement l’époque brève où j’ai travaillé dans un endroit au coeur des années 1980. Nous proposions l’impression laser d’un CV… Évidemment, il était sous-entendu à l’époque que plus le CV était « beau », plus on était embauché ! Le tarif pour une feuille de papier imprimé (c’était le service proposé) était dissuasif. Pourtant, régulièrement, de « pauvres » personnes venaient nous voir, en mettant tous leurs espoirs dans le bout de papier brûlant qui allait sortir de l’imprimante. Grande devait être leur désillusion ! J’ai le même sentiment sur ce nettoyage des profils dans la e-réputation, dans le personal branding (on n’a même pas été foutu de trouver un terme français pour cela).

Et puis, je dis stop. Tout le monde n’a pas besoin d’avoir un CV « propre » sur Internet. Le garagiste du coin n’ira pas faire une recherche sur internet. Il ne va pas googeliser votre nom, rechercher votre profil sur Facebook… (enfin, aujourd’hui, je ne sais pas comment sera fait demain !). Au passage, vous vous rappelez vous de ce qui se disait sur les personnes qui googlisaient leurs connaissances au début des années 2000 ? Maintenant, cela paraît normal ! Comme quoi l’identité numérique, si elle est à la mode aujourd’hui, elle ne date pas d’hier ! Et qu’est ce qu’on dira demain ? Allez regarder la réaction chez l’ami Yann concernant sa curiosité dans Facebook ! Chiche qu’il nous met en ligne un billet dans 5 ans sur les réactions de ses amis sur Facebook 🙂

Bon, mais revenons en à mon exemple. Celui que j’ai reçu ! Les sociétés bien intentionnées revendiquent de posséder presque des passes droits chez Facebook par exemple pour faire supprimer un compte ! Elles vont faire supprimer le compte de l’homonyme usurpateur ? Cela me pose un gros problème déontologique.

Et puis, vos traces passées… je parle de celles que vous avez laissées traîner à une époque lointaine (début 2000 par exemple) pour lesquels vous ne connaissez même plus les codes d’accès ni le mot de passe et dont le responsable du site est parti sans adresse… brrr cela fait froid dans le dos. Ils arriveront avec toutes leurs connaissances à les faire disparaître ?

Pour le gag, j’ai le cas en ce moment. Des personnes me demandent de supprimer leur adresse email (ça c’est intelligent, car qui pense à ses adresses email, tout le monde focalise sur son nom et son prénom !) et leur nom dans un site dont j’avais en grande partie la responsabilité (un peu plus que les personnes en question en réalité). Ce site à moins de 5 ans. Seulement, j’ai perdu l’ensemble des codes d’accès. Conclusion, je ne peux rien modifier sans un effort « surhumain » de ma part : consulter l’ensemble de mes archives pour tenter de retrouver ces codes planquées dans un message électronique !

Alors, dans ce genre de situation, le réflexe des entreprises qui vont vous proposer de vous rendre beau, intelligent, etc. sur Internet sera certainement de vous dire. Pas grave, on va faire descendre le site dans son référencement afin qu’il n’apparaisse plus sur votre nom ! Oui, je veux bien. Dans quelques années, lorsque j’effectuerai une recherche, je crois que je regarderai les premières pages et les dernières 🙂 Sans parler des archives internet ! Si, si, elle aussi elles existe. Ces entreprises qui vendent la vertu possèdent également des contacts aux archives du net ? Sont-elles les seules d’ailleurs ?

Des regrets pour mes enfants

Parfois, cette situation d’homonymie ou de résultat de requêtes sur Internet me donne des regrets. Pas pour moi, à mon âge, je n’ai plus grand chose à craindre mais pour mes filles.

Pour l’une d’entre elles, je suis tranquille au niveau de son prénom 🙂 Par contre, l’autre se prénomme Clara. Vous connaissez le réflexe des enfants ? Il tape, comme les adultes leur nom dans Google ! Je vous laisse deviner le résultat. Comment, vous n’y avez pas pensé ? Mais si voyons, le résultat est  ! Et oui, la pauvre Clara ne peut pas faire une recherche sur son prénom dans Google sans ma présence !

Et puis, on n’est pas responsable de son nom, mais je ne peux pas laisser les filles (les deux cette fois) regarder leur nom patronymique dans Google. En effet, un jour, j’y ai découvert Stella Delcroix que je ne connais ni d’Éve, ni d’Adam (je n’ai pas pu m’empêcher ;-).

Donc, maintenant, si vous avez des enfants dont vous attendez la naissance, pour choisir un prénom, réfléchissez à deux fois. Une fois pour choisir votre prénom comme on le faisait avant internet ; une fois en essayant de voir ce qui pourrait éventuellement apparaître maintenant et dans le futur dans Google et autres moteurs de recherche 😉 Voir au besoin, changez de nom 🙂

Si vous en voulez un peu plus sur l’identité numérique, une simple requête dans le moteur de recherche de ce blog 😉

Identité numérique SVP

Depuis l’origine des temps, l’identité numérique des internautes (description d’une personne physique ou morale sur Internet composée de données formelles : coordonnées… et informelles : commentaires, billets…) était relativement protégée… Peu d’informations circulaient sur les personnes sur le Net… et rares étaient ceux capables de trouver de telles informations.

L’évolution de l’identité numérique

Je me souviens des premières formations que je donnais concernant Internet et la question récurrente était : «y a-t-il un annuaire des adresses de courrier électronique au cas où l’on aurait perdu l’adresse de quelqu’un». La réponse était : «Non, si l’adresse est perdue, vous ne pouvez plus écrire à cette personne.»

Désormais, je ne peux plus faire la même réponse… Si l’on me posait la question, je serais tenté de dire : «Cela dépend des traces et des contributions sur Internet de cette personne, mais vous trouverez peut-être des informations sur cette personne qui vous permettront de trouver son adresse !». En cause, principalement mais pas seulement, les réseaux sociaux, les blogs et forums qui peuvent dévoiler vos données personnelles au grand public.

Y compris pour les personnes qui ne sont pas sur Internet. Je donne un exemple, j’ai appris en effectuant une recherche sur un ami des années 80 que je n’ai pas revu depuis qu’il est aujourd’hui délégué syndical dans une agence bancaire 🙂 Pourtant, je ne pense pas que cette personne laisse des traces elle-même sur Internet. En tout cas, je n’en ai pas trouvé et je ne pense pas qu’elle soit internaute.

Dans le même esprit, chaque année j’effectue une recherche pour savoir si l’une des fonctions qu’occupait mon père est présente sur le Net ! Cela ne manquera pas d’apparaître un jour !

Googler

Qui n’a pas essayé de voir sur quel genre de page il retrouvait untel ou untel ? C’était (c’est ?) un grand sport semble-t-il aux États-Unis de passer ses voisins au filtre de Google. C’est devenu un verbe d’ailleurs repris en français : Googler une personne.

Googler est courant dans la vie privée mais aussi professionnelle (employé, employeur, partenaire, sous-traitant, etc.). Reste à ne pas se tromper dans les homonymes.

Soucis d’homonymie

Je connais bien ce cas des homonymies ! Nous sommes de nombreux Éric Delcroix à travers le monde 🙂 Aussi, dans la première page de résultats chez Google, à la recherche Éric Delcroix : je ne suis pas l’avocat ni le révisionniste. L’autre Éric Delcroix est en effet avocat révisionniste proche du Front National ! Ce serait bien qu’un jour d’ailleurs que quelqu’un pense à faire une fiche sur Wikipédia à mon sujet 😉

Régulièrement, je reçois des messages électroniques à destination de cet autre Éric Delcroix … 🙁

Une fausse protection

Pas grave, j’ai mon pseudo, mon avatar qui me protège pensent certains. D’autres multiplient les adresses de courrier électronique. Pas si sûr que cela protège. Ce ne sont pas des panacées. J’en veux pour preuve les erreurs d’utilisation d’adresse de courrier électronique.

Ainsi, mieux vaut éviter, pour envoyer un message à une flopé de personnes dans une sphère professionnelle, d’employer l’adresse qui permet ses frasques sexuelles orientées SM. Si, si, nous (une vingtaine de personnes) ont reçu un jour un message d’une personnalité «importante» dans le contexte qui c’était trompée d’adresse. Combien sommes-nous à savoir ce que cache cette adresse ? Je suppose deux en plus de l’intéressée. 🙂

Idem pour les pseudos. Il m’est déjà arrivé d’utiliser devant un public un pseudo pour me logger par exemple à un compte de messagerie que je ne souhaitais pas divulguer auprès de ces personnes. Combien l’ont noté ? Je n’en sais rien… Pas grand monde semble-t-il car l’erreur a été commise voici plus de 4 ans sans avoir d’écho depuis.

Toutefois, j’émets des réserves sur cette conclusion car dans le cas précédent (la personne à l’adresse électronique), je n’en ai jamais fait mention à la personne concernée… mais lorsque je la rencontre, mon jugement dans certains cas pourrait être influencé 🙂

Autre détail qui tue, les tics d’écritures (les tics de langage transposés à l’écrit) et les tics typographiques (par exemple, l’oubli fréquent de la majuscule initiale en tête de paragraphe)… permettent de reconnaître parfois l’auteur des propos…

Pourtant c’est quelquefois très utile de posséder plusieurs adresses de courrier, plusieurs pseudos… 🙂

Gérer son identité numérique

Faut-il pour autant ne plus laisser de traces, de messages, d’écrits, de photos, de vidéos, etc. ? On peut se poser la question. J’y réponds de suite : continuez à écrire, à mettre des images… car d’autres écriront sur vous, à votre place. Il est parfois difficile de modifier ce que les autres ont dit, d’autant plus que le pouvoir de la rumeur est extrêmement fort sur Internet. Mais sachez que l’on peut un jour retourner contre vous vos propos polémiques, on peut employer les données trouvées pour vous nuire, on peut vous demander des explications sur certains points de votre vie en certaines circonstances… Peut-être que votre « identité numérique » expliquera pourquoi vous n’avez pas obtenu ce job que vous convoitiez, etc.

Il nous faut désormais apprendre à gérer notre identité numérique sur Internet ! En effet, si vous ne possédez pas d’identité numérique, c’est comme si vous n’existiez pas sur le Net !

Je transformerais ce que dit Stéphane Hugon, sociologue et responsable du Gretech (Groupe de Recherche sur les Technologies et le Quotidien) au sujet du social networking pour l’identité numérique (Comment les réseaux sociaux changent la vie) : Considérez que sur internet comme dans la vie, on n’existe pas comme individu, mais comme potentiel de sociabilité, comme connexion. Et pour cela il faut savoir qui est l’autre. Rôle de l’identité numérique.

L’avenir

La solution d’avenir n’est-elle pas ce que pratique déjà Guillaume Frat sur son blog, en affichant clairement une rubrique identité numérique. Reste à choisir la bonne si vous en possédez plusieurs 😉 Je mets moi aussi en ligne une rubrique identité numérique dans la bande de gauche de ce blog !

De même, cette solution pourrait corriger les innombrables «compétences» attribuées rapidement aux personnes virtuelles que l’on connait. Les erreurs de jugement sont faciles, mais humaines 🙂

FredCavazza dans Qu’est-ce que l’identité numérique ? liste les différentes facettes de l’identité numérique et les applications reliées (ce qui est bien utile) : coordonnées, certificats, contenus publiés à partir d’outils d’expression, contenus partagés à l’aide d’outils de publication, avis sur des produits, hobbies qui sont partagés, habitudes de consommation, connaissance diffusée, réseaux sociaux, services qui gèrent la notoriété d’un individu, services de rencontre, jeux en ligne, univers virtuels, avatars en ligne…

Autre forme. Un site dédié à cet identité numériqe. Ziki, par exemple, en a fait son cheval de bataille cherchant à regrouper toutes les informations sur votre identité numérique.

Gérer son identité numérique, cela veut dire également surveiller les traces dispersées afin de maîtriser son image numérique et l’utilisation de ces informations. Pas simple !

Devrons-nous confier ce travail à des entreprises comme web réputation ? Je vous laisse juge. Elles ne peuvent rien contre les archives du web par exemple et rien sur votre « travail » en amont. Quizz de Google et consort qui possèdent une manne considérable d’informations en tout genre vous concernant ! Big Brother n’est pas loin !

De par mon éducation, mon passé, mon tempérament… je serais plutôt du genre à tenter de gérer moi-même ma propre image numérique et de dire : «Connaissons les dangers qui nous guette, soyons en conscient, laissons nos traces en le sachant, soyons francs et honnêtes, assumons ce que nous disons et faisons et reconnaissons nos erreurs.»

Pour le futur, c’est aussi le rôle de l’éducation à Internet. Apprenons enfin à nous servir d’Internet. Je ne suis pas persuadé que les jeunes qui sortent de l’école (ou même pendant leurs années d’études) soient mieux lotis que les personnes d’un certain âge qui ont appris sur le tas, mais c’est un autre débat. Non, pensons dès à présent aux générations futures et posons nous la question (qui me tient à coeur) du B2I, la formation internet de nos enfants.

Identification et identifiant

Identité numérique évoque évidemment identification. Aussi, comment être certain par exemple qu’un texte proposé est bien de telle personne ? Vérifier la source d’information, le propriétaire de cette source, la date de publication, etc. est un réflexe que tout internaute devrait avoir acquis et que les générations futures devront apprendre, comme on nous a appris dans notre jeunesse que la lecture du journal s’effectuait en fonction des lignes éditoriales de chacun d’eux.

La solution, et je suis certain que vous n’arrêter pas de râler à son sujet : les mots de passes associés à l’identifiant que vous devez saisir dans les forums par exemple…

Pourquoi ce système d’identités numériques couplé à une authentification ? Rien n’existe aujourd’hui pour identifier formellement un « auteur », un « participant », etc. Seul le couple identités numériques – authentification permettra de créer un lien entre le monde réel et le monde virtuel.

Nous devrons donc gérer la liste des couples identifiants/mots de passe correspondant à nos différentes vies, un peu comme OpenID commence à le mettre en place et avoir de plus en plus recours à des solutions du type Clipperz.

Enjeux majeurs des prochaines années à n’en pas douter, l’identité numérique est considérée par certain comme une nouvelle révolution ! Par exemple, la FING (Fondation Internet Nouvelle Génération) ne s’y est pas trompé et possède un groupe de travail sur le sujet depuis 2005.

Autres exemples de problèmes d’identité numérique ou d’image numérique que j’ai rencontré

  • Un universitaire était ennuyé, il y a quelques années car sa participation à un congrès scientifique devait être annulé. Une recherche rapide permit de savoir que ce n’était pas tant l’absence au congrès scientifique qui dérangeait cet universitaire mais plutôt son absence à un congrès politique à la même période dans la même ville 🙂 Les informations ont été obtenues suite à une recherche sur son adresse mail.
  • Une personne du monde de l’Industrie, très proche des milieux politiques Européens (mariée, ayant 2-3 enfants). Cette personne possède plusieurs sites (des blogs entre autres) en plusieurs langues dont elle se sert vraisemblablement pour attirer la gente du sexe opposé… en publiant des poèmes (pas folichon, et pleins de fautes dans certaines langues), des textes soi-disant érotiques… La «double vie» de cette personne a été mise à nu car il avait juste confié l’adresse d’un ou deux de ces blogs softs… Facile à partir de là de rechercher qui citait ces sites, de lire les messages que laissait l’internaute en question et de récupérer les adresses de courrier électronique pour compléter le tableau… Surprenant d’ailleurs que depuis le mois de juin, il ne publie plus rien :-(( Mais ces écrits précédents reste. Espérons que les concurrents ou les pays étrangers ne connaîtront jamais ses pages, sinon, attention le chantage.

Mise à jour le 22 octobre : J’ajoute l’article d’InternetActu.net Personnalisation sans identification