Hier, une étudiante en journalisme qui réalise une enquête sur les dangers des réseaux sociaux m’a demandé si j’étais disponible pour quelques questions. Le sujet est brûlant et c’était l’occasion pour moi de donner un point de vue un peu différent à tout ce que l’on entend régulièrement sur les dangers des réseaux sociaux.
D’ailleurs, cet avis, que j’avais donné à 2 journaliste précédemment, suite aux révélations concernant la NSA n’ont jamais été publié ! C’est vrai que mon point de vue n’est certainement pas politiquement correct au niveau des dangers des réseaux sociaux et d’Internet d’une façon plus large !
Donc, j’ai choisi de répondre à cette étudiante et de diffuser mes réponses afin d’ouvrir le débat sur les dangers des réseaux sociaux sous une autre forme. Aucune question sur les hackers et autres pirates… ce sera pour une prochaine fois 😉
Voici les questions auxquelles je devais répondre :
Quels sont aujourd’hui, pour vous, les dangers que représentent les réseaux sociaux ? Qui sont les principaux concernés ?
Diriez-vous que le danger réside dans les réseaux sociaux eux-mêmes ou dans l’utilisation qui en est faite ?
Quelles sont les erreurs à ne pas commettre ?
MySpace avait découvert, il y a quelques années, que 90 000 personnes sur son réseau avaient été jugées comme délinquants sexuels. Diriez-vous qu’il y a un manque de contrôle ?
Les enfants et les adolescents sont les premiers concernés par ces dangers. Facebook interdit aux enfants de moins de 13 ans de s’inscrire, mais 20% des moins de 13 ans disposent d’un compte. C’est un problème ?
Doit-on s’attendre, dans un futur proche, à des nouvelles législations au sujet des réseaux sociaux ?
Voici donc mes réponses librement discutables 😉
Quels sont aujourd’hui, pour vous, les dangers que représentent les réseaux sociaux ? Qui sont les principaux concernés ?
Google limite l’accès à ses comptes au moins de 13 ans ! La preuve en image !
De 13 à 18 ans, ce sont les parents qui sont responsables et cela coûte quelques cents de dollars !
Vous le saviez ?
Évidemment, je suis sur Google+, pardon G+ au nom d’Eric Delcroix 😉 et je profite de la réouverture des invitations pour placer mon avis sur la question.
En réalité, j’ai laissé passer la déferlante des jugements divers et variés, souvent blanc ou noir, c’est-à-dire : génial, Google+ renversera le colosse Facebook vs Google c’est encore trompé comme avec Buzz, Wave… et se dirige vers un fiasco !
Remarque préliminaire… Ceux qui nous disent que Google+ va tout révolutionner sont généralement ceux qui utilisent le plus Google 🙂 Je pense notamment au monde du référencement… J’ai trouvé peu d’articles critiques de leur part même si certains d’entre eux regrettent l’absence de certains outils au sein de Google+. Mais, défendraient-elle leur bout de terrain comme je l’expliquai ici dans prospective de notre environnement social pour les métiers, l’éducation, l’entreprise ?
En effet, il manque des outils dans cette première mouture livrée au public du « réseau social » à la sauce Google ! C’est une version en bêta-test. Mais que veut dire Bêta chez Google ? Il nous a tellement habitué à des services bêta sur des années 😉
Mais revenons-en à l’enjeu du débat sur toutes les lèvres : les cercles
La pseudo révolution des cercles elle-même demande des améliorations selon les souhaits des internautes : déplacer plus facilement des contacts d’un cercle à l’autre, l’absence de possibilité d’organisation interne dans les cercles, partager un cercle…
J’écris pseudo révolution car les cercles sont-ils autre chose que les Facebook via les listes depuis bien longtemps, les groupes désormais et les paramètres de confidentialité ! La seule évolution est le graphisme et leur simplicité de prime abord.
Cela fonctionne avec moins de 100 personnes ! D’ailleurs, dans de nombreux articles, j’ai noté une méconnaissance profonde de Facebook !
Quand Charles Liebert par exemple écrit : «c’est l’utilisateur qui décide et décidera avec qui il veut partager son info. C’est probablement ce contrat de confiance qui va enterrer Facebook. Google veut nous aider à partager les infos en différenciant nos mondes, pour mieux refléter la réalité de notre vie.»
Je pourrais tout aussi bien écrire : «c’est l’utilisateur qui décide et décidera avec qui il veut partager son info. Facebook veut nous aider à partager les infos en différenciant nos mondes, pour mieux refléter la réalité de notre vie.» Z’avez vu une différence vous ? Pas moi ! Et je ne fais pas du pro Facebook. Je tente de rester neutre et objectif.
Mais, à l’usage, comme pour Facebook, les cercles deviennent difficiles à gérer… Dommage d’ailleurs que l’on ne puisse importer directement ces listes Facebook ou groupe dans Google !
Ah oui, tiens, y’a pas de groupes dans Google+ ! Ça me manque cruellement 🙂 Les cercles ne sont pas des groupes ! Par exemple, dans certains groupes Facebook, je suis avec des personnes qui ne sont pas amies avec moi ! Est ce réellement possible dans Google+ ?
Autres aspects qui me manque pour l’instant dans Google+ : le filtrage des contacts (école, entreprise…).
J’ai peut-être mal regardé, mais il n’y a pas de moteur de recherche dans Google+ ! Surprenant, non ? Je ne parle pas de Déclic qui cherche dans les news mais d’un moteur qui recherche dans ce que publient vos connaissances.
Remarquez ce n’est pas le point fort de Facebook non plus !
Par contre, si l’on quitte la vision Google+, l’anti-facebook, pour prendre la casquette de l’utilisateur de Twitter, l’une des avantages de Twitter est justement cette recherche, puisque l’on peut suivre sans être connecté à twitter les flux d’informations ! (cf. La veille avec Twitter)
On attend beaucoup des « pages entreprises » à la Google+ !
Tout le monde les annonces comme révolutionnaire, permettant de concurrencer les pages fan Facebook ! N’oublions pas que Linkedin possède également des pages entreprise ! Elles n’ont d’intérêt que pour la présence, la « pub » de prestige et le recrutement 🙂 Donc, là, attendons de voir !
Mais en attendant, un peu de pratique !
Samedi, j’annonçais dans Twitter : « + 43 personnes qui m’ont ajouté à Google+ samedi, j’ai désormais 343 contacts qui m’ont ajouté 😉» Le traitement des 43 demandes m’a pris une demi-heure environ 🙁
C’est sympathique d’avoir des « amis », mais cela prend du temps ! Curieusement, c’est un peu plus rapide pour moi dans Facebook et beaucoup plus dans twitter !
En plus, certains de mes connaissances sont déjà certainement trop connues pour indiquer leur ville ! Euh, oui, vous les triez comment vous vos contacts ?
Je pourrais imaginer un système : éducation, référenceurs, web analytics, rédacteurs, marketings, e-commerce, m-commerce, journalistes, influenceurs, étudiants, enseignants… sans parler des amis, de la famille, des connaissances, de ceux qui me suivent mais qui ne doivent rien voir mais chez qui je veux voir ce qu’ils font… Bref, à un moment donné, la gestion des cercles de contact à une limite !
Moi, j’ai choisi la mise en place de 7 cercles et j’arrive déjà à me planter ! Famille, connaissances, suivi, Canada, Lille, Ludovia et influenceurs.
Encore une fois, je focalise sur les cercles d’amis, comme l’expansion-l’express d’ailleurs : Google+ : des amis, des cercles, des discussions… et après ? car dans toute cette « aventure » Google+, la question que l’on doit se poser est : quel est notre intérêt d’employer Google+ ?
Pour l’instant, on duplique ! On duplique son Facebook, on duplique son Twitter partiellement et quand on y pense !
À moins de parier à 100% sur la réussite de Google+ comme le réseau social dominant de l’avenir. Je ne prendrais pas ce risque ! Je ne suis pas du genre à parier que la quasi-totalité des utilisateurs de Twitter quitte l’oiseau bleu pour rejoindre Google+ ni que les utilisateurs de Facebook aient envie de basculer dans un nouveau monde !
Ce qui est amusant dans cette histoire, ce sont ceux qui nous incitent à employer Google+, qui souvent nous ont expliqué que nous devions écrire différemment selon les supports en fonction de sa cible !
Autre remarque amusante, la plupart des informations que je vois diffuser dans G+ concernent Google+ ! On arrive au nombrilisme à l’état pur 😉
On est en droit de se poser la question également de savoir si Google+ n’arrive pas trop tard ? Je laisse la question en suspend, comme le Canadien Laurent LaSalle qui termine son article par une question : «êtes-vous prêt à changer de réseau social ?»
Pour moi, j’ai toujours pensé qu’un service qui fonctionne est à la conjonction de la prise en main par le grand public (pas par les Geek ou assimilés Geeks ou autres « m’as-tu vu ») et par les entreprises. Chacun doit y trouver son compte à quelque exception près ! Et malheureusement, j’ai du mal à voir la place de l’entreprise comme dans les réseaux sociaux de type Facebook ou Linkedin par exemple !
Je pense en effet qu’il existe une place pour Google où l’on ne l’attend pas et qui, à mon sens, couvre l’aspect grand public et celui de l’entreprise.
Une solution en plus qui permet de redémarrer de zéro ou de démarrer une nouvelle vie sociale ailleurs que dans Facebook ou/et Twitter par exemple.
Changeons d’optique et de point de vue. Ne cherchons pas les comparaisons entre Google+ Facebook Twitter ! Ils seront complémentaires comme peuvent l’être Facebook et Twitter.
Avez-vous noté qu’il n’y a pas de géolocalisation dans Google+ comme dans Foursquare, Twitter ou Facebook ? Ce point à de l’importance. Google+ n’en a pas besoin… Il vous géolocalise une fois pour toute 😉
Maintenant, plutôt que de réseau social, si l’on évoquait le terme de couche sociale (j’ai annoncé depuis longtemps la fin des réseaux sociaux :-). En effet, la différence entre Facebook par exemple et Google+ est sur la manière dont ils ont été bâtis.
Pour le premier, c’est un pur réseau social sur lequel sont venues se greffer des applications. Dans le second, c’est une flopée d’applications qui sont enrichies d’un réseau social ! Ce n’est pas la même chose !
La grande majorité des commentateurs signale l’échec de Wave et de Buzz… Je ne crois toujours pas que Wave a été un tel échec pour Google !
Déjà, sans que le grand public s’en aperçoive, des fonctions de Wave sont passées dans Google doc par exemple… et je trouve dans ce Google+ une suite logique à Wave (je dois être le seul ;-), toujours avec le même objectif : faire travailler facilement de manière collaborative au sein d’équipes, d’entreprises… Rien à voir avec un réseau social à la Facebook, un service web temps réel comme Twitter.
Si l’on réfléchit, nous avons grâce à Google+ les outils collaboratifs qui nous permettent de travailler au sein d’une entreprise… De là à franchir le cap de l’intranet, il n’y a qu’un pas !
Effectivement, pas besoin de géolocalisation poussée… mais surtout la téléphonie, les vidéo bulles prennent tout leur sens, les cercles de connaissance également ! On les multiplie selon les projets, les services…
Ah oui, pour jeter encore un peu plus le trouble, Google vient de lancer Prizes.org, où les utilisateurs posent une question ou demande de réaliser une certaine tâche et gratifient la meilleure réponse d’une rémunération en cash.
Pour utiliser Prizes, l’internaute doit se connecter avec son compte Facebook ou Twitter. Impossible, en tout cas pour l’instant, de l’utiliser avec un compte Google+. 🙂
Jusqu’en 2000, le monde informatique cherchait à contrer l’hégémonie de Microsoft.
De 2000 à 2005, le mouton noir a été Google.
Depuis 2005 à aujourd’hui, c’est Facebook qui est la cible.
Demain, certainement Twitter.
et ensuite, vous voyez qui ?
La semaine dernière, une personne me prévient qu’en effectuant une requête « acheter viagra » sur notre ami Google, ed-productions.com est positionné en 8e position. Je ne me savais pas si bien situé sur cette expression. Mon interlocuteur me demande par quelle magie cela est possible !
Il cherche encore le lien entre ma LP et la requête et me dit que je suis fort d’être positionné sur ce KW alors que la LP ne parle pas de ceci. Il conclut en me demandant mon petit secret de polichinelle SEO !
Vous l’avez certainement tous deviné, mon interlocuteur est un référenceur.
Donc traduction pour les autres : Il cherche encore le lien entre ma Landing Page (page d’atterrissage, ma page d’accueil) et la requête et me dit que je suis fort d’être positionné sur ce keyword (mots-clé) alors que la page d’atterrissage ne parle pas de ceci. Il conclut en me demandant mon petit secret de polichinelle SEO (optimisation pour les moteurs de recherche) !
Mon premier réflexe a été d’évoquer les piratages du début d’année. À l’époque Google m’avait banni à cause de l’injection du piratage ! J’ai nettoyé et soumissionné de nouveau sans problème !
Toutefois, cela m’intriguait quand même… Imaginez, je n’ai jamais rien fait pour cela et je suis positionné sur la vente d’un produit que je ne vends même pas (avant toutes blagues prévisibles : et que je n’utilise même pas 🙂 ! J’aurais préféré bénéficier d’un tel référencement automatique sur l’expressionaccompagnement dans votre stratégie média sociaux, la gestion de votre e-réputation, conseil réseaux sociaux…
Donc, comme tout bon référenceur, j’ai été consulter mon site ! Effectivement, rien…
C’est alors que j’ai pensé aux backlinks… car comme il est écrit dans Wikipédia : Les moteurs de recherche utilisent souvent le nombre de backlinks d’un site Internet comme l’un des facteurs pour déterminer le classement de ce site Internet.
Jackpot ! J’ai trouvé… Un tour dans Bluebacklinks me confirme mon impression. Un nombre « incalculable » de liens pointent vers ed-productions.com. Le texte d’ancrage est l’expression recherchée dans Google en début de billet. Les liens sont en follow (à suivre pour les moteurs de recherche ) !
Sans le savoir, je subis, à l’image de bien d’autres personnes comme l’actuel « trou du cul » (ex. « trou du cul du web »), George Bush, Jean Dionis, etc., un Google Bombing !
Ingénieux le système de ces pirates… Du vrai référencement sauvage qui consiste à orienter Google (et d’autres moteurs) vers un résultat précis sur une requête précise. Comme j’étais infecté, je devais rediriger moi-même vers d’autres sites de la même manière ! À cause de ce Google Bombing (la même expression pointait vers mon site, donc, selon Google ces mots et mon site ont forcément un rapport)… je remontais sur cette expression vers la tête des résultats et par la même occasion, quand j’étais infecté, je faisais de même avec d’autres sites très certainement.
Bon, me reste à dénoncer à Google avertir quelques domaines !
Il peut être intéressant comme pour le sondage sur les RT dans Twitter de faire une comparaison avec un sondage identique réalisé par makeuseof.
On constate que Google Maps est en première position dans les deux classements (avec une écrasante majorité dans le sondage des Z’ed : 81 % de choix – 15,91 % sur l’ensemble des services), la suite du classement est bien différente : Google Analytics, Google Analytics, Alerts et Google news s’immiscent dans les premières places en compagnie de Picasa (comme outre Altlantique pour le services de gestion des images). Mon lectorat explique peut-être cette variation. La présence de Google Translate pourrait trouver une explication dans le fait que les francophones ont plus besoin de traduction pour lire le web que les anglophones.
Google earth et iGoogle ont sensiblement les mêmes positions dans les deux sondages.