génération Z et communauté web

Génération Z, qui sont-ils ?
Génération Z, qui sont-ils ? un blog pour compléter cet article

C’est la saison des mémoires et autres travaux pour les étudiants de licences, de masters… Normal donc que je réponde à quelques demandes de leurs parts.

Aussi quand Amélie m’a demandé de répondre à quelques questions sur la génération Z, difficile de résister à la satisfaire alors qu’elle écrit : «Tout d’abord sachez que je suis votre travail de près depuis plusieurs mois. Votre blog est dans ma page de démarrage, c’est pour dire.» De plus, son questionnement concerne l’un de mes sujets de prédilection du moment : la génération Z 😉

Son mémoire a pour thème : la génération Z et comment la fédérer autour d’une communauté web.

Voici donc mes réponses à son questionnaire sur la génération Z (pour ceux que le sujet intéresse, je vous rappelle que j’ai ouvert le blog Génération Z, qui sont-ils dans lequel j’essaye d’assurer une revue de presse sur cette génération et en annexe proposer mes services pour vous faire découvrir cette génération 😉

Au fil de mes recherches, je me suis rendu compte qu’on parlait encore trop peu de la génération Z. Pourtant, cette génération fait déjà partie intégrante de la société. Pensez-vous que les entreprises ont déjà opéré un virage vers la génération Z?

Premièrement, il serait bon de réfléchir pourquoi on parle peu de la génération Z plus spécialement dans le monde francophone d’ailleurs, car c’est beaucoup moins vrai dans le monde anglo-saxon, notamment en Australie, Angleterre, dans les pays d’Asie…

Plusieurs raisons expliquent ce phénomène à mon sens.

Pour commencer, il y a eu, et cela continue, le matraquage que nous avons subi sur la génération Y avec au fil du temps une évolution sur leurs caractéristiques afin de faire coller l’image à nos souhaits et le dérapage dès que l’on a commencé à les appeler digital natives (les vrais digitaux natifs sont la génération Z, ils ont toujours vécu pour le coup avec le numérique).

Autre raison, la perméabilité qu’il y avait entre les différentes générations notamment X et Y. Je m’explique : on pouvait être un X avec un comportement d’Y et inversement. Je pense que ce sera beaucoup plus difficile avec la génération Z.

Un phénomène en réaction à l’appropriation du concept de génération des sociologues par le marketing évidemment a joué son rôle. Pour certains, désormais, les générations n’ont de sens que dans le domaine du marketing et non de la sociologie. Ceci d’ailleurs à conduit à la remise en cause de la « légitimité » des réflexions sur le concept de génération et sur l’existence des générations.

En fonction de ce que je viens de dire, pour ce qui est des entreprises, elles sont loin, très loin de s’intéresser au concept de la génération Z même si je commence à avoir quelques demandes à ce sujet.

D’ailleurs, quand on voit que la presse nous présente encore des articles sur la génération Y comme la génération d’avenir, les dirigeants d’entreprises ne sont pas aidés dans le domaine.

Donc, le virage de la génération Z dans l’entreprise, malheureusement, sera pris, non pas comme une belle courbe avec la visibilité nécessaire dès l’entrée du virage, mais comme une épingle à cheveux, avec les dangers et les morts que cela comportent.

C’est d’ailleurs pour cette raison que j’ai mis en place le blog generation-z.fr afin de mettre en garde les entreprises (niveau Ressources Humaines et marketing) mais aussi la société en général, car l’arrivée de la génération Z à l’âge adulte aura des répercussions dans pas mal de domaines y compris l’éducation, le commerce et le retail, etc.

Il y a une grosse confusion entre génération Z et génération C. Pensez-vous que cette confusion est préjudiciable dans les stratégies marketing des entreprises ?

J’évoquais dans ma réponse précédente la prise en main par le marketing de la notion de génération. La génération C en est un exemple parfait.

Resituons ces générations (vous pouvez consulter la frise des générations ici). La génération Z correspond aux personnes nées entre 1995 à 2010 (la génération qui suit est la génération A pour Alpha). La génération C est à cheval sur la génération Y et la génération Z (schématiquement nés entre 1990 et 2000). Elle n’a de raison d’être que d’un point de vue marketing afin de cibler étudiants du supérieur et les jeunes salariés.

frise des générations X, X, Z
la frise des générations X, X, Z…

Pour les entreprises, si les services marketing ont compris le sens de cette segmentation, cela ne me pose pas de problèmes. C’est la situation, je pense dans les grosses entreprises.

Par contre, pour les PME et les TPE, il n’en est certainement pas de même. La confusion est grande. Il suffit de regarder le mélange que nous fait régulièrement la presse française spécialisée ou grand public à ce sujet. Il est à mon sens impossible à la plupart des décideurs de stratégies marketing de prendre la mesure de ces évolutions et de comprendre les nuances qui peuvent exister entre les uns et les autres. Ceci est d’autant plus vrai que je fais partie de ceux qui crois qu’une génération ne commence pas à un instant T pour se terminer à un autre moment précis. Une forme de flou existe entre deux générations… mais pas sur 10 ans !

La génération Z a ses codes et ses rites. Quelles sont pour vous les valeurs auxquelles elle accorde le plus d’importance ?

En effet, la génération Z possède ses codes, ses usages, ses rites.

Je commencerai par le plus évident : leur connexion régulière à Internet. Ils ne peuvent vivre sans ! Toute leur communication passe par ce média, notamment le mobile, au détriment des sites web traditionnel ! L’ordinateur n’est plus leur objectif ! C’est le smartphone désormais.

En second, j’indiquerai leur maturité dans l’usage d’Internet et notamment des réseaux et médias sociaux. Depuis que j’interviens dans des séminaires ou des conférences sur les réseaux et médias sociaux, j’explique l’arrivée de l’avis des pairs, des pro-am (professionnels amateurs)…

Avec la génération Z, plus besoin de voir venir l’arrivée… Ils vivent le web 2.0 comme ils respirent à l’exclusion de tout autre système.

Ainsi pour eux, plutôt que de rechercher une réponse sur Google, ils préfèrent demander l’avis à des amis virtuels par exemple.
Autre modification dans les concepts « d’amis » sur Internet, toutes personnes présentes sur la toile sont nécessairement disponibles pour leur répondre, sinon, pourquoi elles seraient sur le net ? Ah oui, j’oubliais, ils considèrent que tout le monde est connecté comme eux 24 h sur 24, 7 jours sur 7 !

Si les générations précédentes fonctionnaient en mode cercle d’amis sur Internet, la génération Z à un mode de connexion aux autres en étoiles (je prends contact avec telle personne, car elle peut m’apporter telle réponse !)

Concernant leur travail, les études tendent à prouver qu’ils veulent travailler « réellement » dans ce qui leur plaît. L’idéal étant pour eux de transformer leurs loisirs en métier ! En corollaire, comme ils sont entreprenants, ils désirent créer leurs entreprises ou être associés à la direction… Pas facile à gérer pour les entreprises qui auront beaucoup de difficultés à les conserver comme salariés.

On est à des années-lumières de ce que j’entends en général les concernant pour leur arrivée en entreprise : «Bah, comme pour les autres, on va tirer profit de leurs connaissances des médias sociaux et les mater !»

Autre facteur à mon avis très important, la communication par l’image. Si, les personnes de mon âge, la cinquantaine, notre communication était à base de plume et de papier, déjà avec la génération Y, cette communication avait évolué vers le chat et la webcam. La génération Z franchit un pas supplémentaire avec l’image et la vidéo (on parle peu de l’oral, mais pourquoi pas, surtout si l’on entrevoit la disparition de l’écriture manuscrite à laquelle ils participeront très certainement).

Sinon, ils sont écolos (certainement due à leur éducation), travaillent en groupe (ils l’ont appris dès l’école à la différence des générations précédentes), refusent l’injustice et la corruption, sont très tolérants : pas raciste, pas homophobe… mais ils ne supportent pas qu’on les trompe.
L’un des paradoxes qui les concernent est qu’ils sont très individualistes, mais ils se retrouvent autour de causes communes qui les intéressent.

Curieux et autodidactes, ils sont très créatifs et inventifs… Des études indiquent des changements profonds dans leurs habitudes de consommation et dans leur vie : moins d’alcool et de drogue (l’image dans les réseaux est importante ;-), le retour des activités cuisines, le désintérêt pour les voitures, ils resteront « tard » chez leurs parents…

Je pourrais continuer longuement la série de leurs caractéristiques, de leurs valeurs… mais je vous invite à vous rendre sur le blog generation-Z.fr pour compléter 😉

Pensez-vous qu’il est plus facile de fédérer la génération Z autour d’un support (réseau social par exemple) ou autour d’un concept ?

Il ne faut pas confondre fédérer autour d’un support comme le réseau social et utiliser un outil de réseau social. La particularité des jeunes de la génération Z est d’utiliser les outils qui sont mis à leur disposition.

Il y a quelques années, ils se sont retrouvés sur Facebook. Même si le réseau social par excellence connaît une diminution de son utilisation, les jeunes continues de l’utiliser. Mais depuis la belle époque (3-4 ans), désormais, ils sont passés sur Twitter pour maintenant être sur SnapChat.

La difficulté ou la différence par rapport aux générations précédentes est que dans les années précédentes, un outil était adopté par toute une génération pendant un laps de temps assez long. Ce n’est plus vrai avec la génération Z qui est capable d’adopter rapidement de nouveaux modes de communication.

En Allemagne, les Universités utilisent WhatsApp pour communiquer auprès des étudiants ! Ce service est encore peu utilisé en France ! Mais la vérité est là, les entreprises ne vont plus pouvoir se contenter de communiquer sur un réseau social. Elles vont devoir tester par de petites campagnes telle ou telle nouvelle application qui aura le vent en poupe afin de suivre la génération Z et utiliser ses outils. Car pour eux, un service de médias social est avant tout un outil pour communiquer, échanger…

Et à l’entreprise d’adapter son discours à la génération Z, autrement dit, ne pas chercher à leur vendre quelque chose, mais à devenir leurs  » potes ».

Donc, pour répondre clairement à votre question, il est possible de fédérer les générations Z dans un réseau social, encore faut-il savoir lequel ! Mais effectivement, c’est dans les réseaux et médias sociaux que se trouve l’avenir des entreprises qui souhaitent toucher ce public.

Pour la seconde partie de la question, en effet, l’idée de les rassembler autour d’un concept me semble plus facile. Mais, là encore, attention aux désillusions. Je les vois souvent se rassembler autour de concepts ou de communautés qui leur sont propres, qu’ils ont édifié eux-mêmes selon des critères qui généralement nous échappent, mais qu’eux perçoivent !

Et, c’est peut-être sur ce point que les entreprises peuvent bâtir leurs communautés, leurs leads… en intégrant ces univers et en y répondant sous forme de dialogue… Attention, je ne dis pas que les entreprises doivent vendre… Elles sont là avant tout comme « amies » de la cause !

Est-ce que la génération Z se regroupe facilement en communauté? Si oui, autour des quelles pourrait ce être ?

Fondamentalement, la génération Z n’est pas très différente des autres générations. De ce point de vue, la génération Z reste fidèle au précepte : l’homme est un animal grégaire !

Donc, oui, ils se regroupent facilement en communauté, j’allais ajouter d’intérêts, dans le sens où cela doit répondre à leurs attentes et les intéresser réellement.

J’ai la chance de voir les évolutions d’un site comme diy.org (Petite pub pour l’une de mes filles qui explique DIY.org) où le slogan est « Découvre tes talents. Impressionne ton monde » qui correspond aux attentes de pas mal de personnes de la génération Z 😉

De quelle génération êtes-vous ?

Je vois passer beaucoup de choses sur les générations depuis que je m’occupe du blog génération Z 😉

L’une des principales question qui revient fréquemment est : qu’est ce qu’il y aura derrière la génération Z ! La réponse est connue : la génération A (Alpha) suit. Elle est présente depuis 2010.

Comme je remarque pas mal d’erreurs sur les âges concernant les autres générations : baby boomers, génération X, génération Y, génération Z… je pense qu’il est temps de faire le point.

Assez des longs discours, une ligne du temps sur les différentes générations sera plus simple à lire.

Vous pouvez également accéder à la frise chronologique des générations en ligne

Attention toutefois, les valeurs ne sont pas aussi tranché. On ne bascule pas d’une année sur l’autre dans telle ou telle génération 😉 D’ailleurs, selon les sources, il existe toujours quelques années de flottement.

J’en suis l’exemple typique… Né en 60, je suis selon les études génération X ou baby boomer 😉 Au choix 🙂 Un mélange des deux en réalité !

Et vous, vous êtes de quelle génération ?

Génération Z ou C, qui sont-ils ?

Cela fait plusieurs mois (années) que je réfléchissais à créer un blog sur le sujet de la génération Z ou C ! C’est chose faite désormais avec generation-z.fr

En effet, il me semble urgent de créer un lieu de débats au sujet de la génération Z alias génération C : la génération de purs digital natives qui arrivent, si ce n’est pas déjà fait en entreprise. En regardant du côté de Google, je me suis aperçu que de plus en plus d’articles préparent leur arrivé dans le monde du travail en tentant d’expliquer comment fonctionner avec eux !

Cette génération Z devrait en effet bouleverser pas mal de choses, j’en suis convaincu depuis plusieurs années.

Ils représentent un raz-de-marée qui va tout submerger… Je me rappelle avoir noté quelque part dans l’un des billets passés, qu’ils vont balayer la génération Y en un tour de main en prenant pour exemple le monde des influenceurs du web. Il n’y a pas de doutes à avoir, les futurs influenceurs sont parmi cette génération Z et ils prendront vite le pouvoir.

La raison en est simple ! Si la génération Y, appelée faussement digital native, a cherché à imiter les générations précédentes, le système de fonctionnement de la génération Z ou C est tout autre… Ils ne passeront pas par les mêmes chemins que nous (les vieux)… mais ils nous détrôneront sans difficulté !

Pour ceux que cela intéresse, lors des journées du contenu web, il y aura une table ronde sur le sujet avec au moins une génération Z 😉 Pas facile de les faire venir… ils sont dans leurs écoles à cette heure là 😉

En attendant cette table ronde, vous pouvez déjà venir débattre sur cette génération C ou Z… Je continue d’alimenter le blog grâce à une centaine de liens que j’ai conservé au fil des années passées en attendant vos participations 😉

comment passer de la génération Z (ou C) ou de la cuisine de Mémé Moniq à Ludovia

Je viens de rentrer de Ludovia 2013, un excellent cru, mais je devais publier ce billet avant mon départ pour là-bas… Alors, comment faire… le publier maintenant avec mes réactions sur ce Ludovia 2013 😉

Parent avant tout et observateur de la génération Z

Je suis un parent comme un autre… mes 2 filles ne sont pas plus surdouées que les autres gamines de leur âge, elles sont, je pense, des purs produits de la génération Z ou C (voir la génération Y has been, la génération Z arrive…).

La seule différence peut-être avec d’autres jeunes de leur âge : j’observe leur activité numérique et parfois il est vrai, avec mon côté papa poule 2.0 diraient certains, je les accompagne dans leurs démarches en tentant de ne pas les influencer…

Le premier point que je voudrais faire remarquer est que cela ne date pas d’aujourd’hui… Elles ont désormais 13 et 16 ans, mais leur véritable aventure numérique remonte à 2007 à l’époque où leur 1er blog commun : oe dans l’eau ou e dans l’eau.

Depuis, avec l’âge et leur activités, c’est désormais un BuddyPress comprenant plusieurs blogs : le commun oe dans l’eau, chacun le sien, un sur le Tour de France par 2 enfants et enfin la cuisine de Mémé Moniq.

Avant de m’étendre sur Mémé Moniq, il serait bon de rappeler que dans leur esprit, le tour de France par 2 enfants avait été envisagé afin que les enseignants puissent reprendre ce début de ressources pour l’améliorer, que des classes ou des élèves par exemple en fonction des régions complétent le travail…

Mais, devant le manque de réactions à l’époque (je dis à l’époque puisque lors de son séjour en Australie, l’ainée a croisé une enseignante de Français, de FLE donc, qui envisage d’utiliser leur ébauche de travail !), donc devant ce manque d’intéreêt, au fil du temps le projet est un peu tombé à l’eau (sans jeu de mot avec e dans l’eau) !

Par expérience, les côtoyants régulièrement, je dirais pour l’instant car épisodiquement, j’entends reparler qu’il serait bien de terminer ce projet à leur niveau…

Mais, encore plus que les adultes, elles ont besoin de la petite étincelle qui fait qu’elles s’investissent ou non dans un projet.

Quand nous en discutons ensemble, elles me disent que cet « exercice » leur a permis d’améliorer leur connaissance en géographie, en histoire et en français (en rédaction).

L’activité du moment pour elles outre Pinterest, 1 427 personnes suivent Yseult par exemple ; Foursquare : si vous venez à la célèbre braderie de Lille, le mayor de l’endroit est l’une d’entre elles…  ; si vous cherchez un Pearltrees sur la génération Z ou C, il y a fort à parier que vous arriviez sur celui-ci où Hélène Braconnier est venue chercher Clara pour composer l’équipe, etc.

Oui, cela parait parfois surprenant, mais aussi bien dans Pearltrees, que sur Twitter, Pinterest ou dans les pages Facebook… les personnes avec qui elles sont en relations peuvent surprendre ! Cette activité autour d’elle surprend… moi le premier.

Je m’amuse parfois à leur dire qu’elle soigne leur Klout ! 51 de Klout pour Yseult (qui vient d’avoir 16 ans) quand même et 36 pour Clara (13 ans) ! Mais, cette dernière me disait vouloir être un peu plus présente sur la requête Clara Delcroix dans Google !

Je vous assure, je n’y suis pas pour grand chose dans cette volonté de présence, de faire des choses… et honnêtement, aujourd’hui j’ai plus tendance à m’inspirer d’elles, de leurs pratiques et usages (elles ne le savent pas toujours, même si la plus grande en prend de plus en plus conscience, mais pour chaque activité, cela est réfléchi et une stratégie est mise en place… elle est parfois énoncée avec des mots d’enfant, mais elle est bien présente).

Prenons, l’exemple de Pinterest… Je frime un peu avec le nombre de personnes qui me suivent… mais, je peux l’avouer aujourd’hui, c’est grâce à Yseult que j’en suis là ! Pour la petite histoire, je regardais Pinterest, essayant de comprendre comment cela fonctionnait, ce que l’on pouvait faire de cet outil, les tableaux… Elle voit sur mon écran ce service et me demande ce que c’est ! Je lui explique le peu que je connais et lui dit que je ne comprends pas comment cela fonctionne, ce que l’on peut en faire…

Un quart d’heure plus tard, elle créait son premier board, découvrait l’importance des thèmes porteurs, des titres accrocheurs… et ensuite de m’expliquer… Régulièrement, nous avons échangé au début sur les bonnes pratiques… à tel point que c’est elle qui m’a expliqué par exemple toute une théorie sur les boards communs afin de gagner des abonnés ! Le tout avec une facilité déconcertante !

Pour la gag, elle s’emporte parfois à la lecture d’expert ou de pseudo expert qui veulent expliquer comment utiliser Pinterest.. et elle n’a pas tort 😉

Un exemple de ce que peut faire la génération Z : la cuisine de Mémé Moniq

Avant d’en venir au gros morceau Mémé Moniq, une dernière anecdote. Pour mon départ à Ludovia, je voulais leur avis (je demande toujours leur opinion désormais) sur l’utilisation de SnapChat en enseignement !

Je pense en effet que la rentrée risque de coïncider avec l’arrivée en masse de service d’échange de photos en France (des images éphémères) et que c’est un outil que l’on peut utiliser en enseignement.

Croyez le ou non, mais je peux vous assurer que moins d’une demi heure plus tard elles me trouvaient des utilisations de l’outils !

Par exemple, envoyez une carte géographique avec quelques secondes d’affichages pour reconnaitre le pays ou la région, voir citer la capitale ; faire des jeux de memory, etc. et sans parler de ce qui leur tient à coeur les échanges et relations possibles avec les enseignants (ce fut d’ailleurs leur premier réflexe).

Au passage, je connaissais SnapChat mais je n’en avais jamais parlé à la maison ! C’est Yseult qui a découvert cela dès son arrivé au lycée en Australie car là-bas, tous les jeunes possèdent un compte sur cet outil !

Alors, Mémé Moniq ! Un peu comme le projet du Tour de France par 2 enfants, elle avait été un peu oublié (un autre projet est actuellement complètement aux oubliettes ; Cucucoconne) mais comme elles le disent dans oe dans l’eau : elles « réaniment » le blog de la cuisine de mémé Moniq !

L’étincelle pour se remettre à ce projet : la cuisine pour des enfants par des enfants a été la découverte que des personnes de plus en plus fréquemment publiaient des photos de leurs recettes… avec l’objectif désormais de parler de la cuisine pour les ados afin qu’ils puissent cuisiner avec leurs amis lorsqu’ils se retrouvent lors de goûters, de repas d’anniversaire entre eux, de soirées « pyjamas », etc. ou pour faire une surprise à leurs parents.

J’y ai déjà consacré un article :  Cuisine de mémé Moniq : ce que peut faire la génération Z dans les médias sociaux. Je signalerais simplement que des restaurateurs s’abonnent à leur compte Pinterest, que leurs photos sont retenues pour être en Une de Food reporter, leurs recettes en page d’accueil de Snapguide, etc.

Je vous laisse imaginer l’impact pour elles ! Pour le SnapGuide notamment puisque c’est la plus jeune (1 année d’anglais) qui s’occupe des traductions car ce site est majoritairement anglophone…

Côté pédagogique, le nombre d’enseignements d’une telle expérimentation sont innombrables… mathématiques, conversions d’unités, rédaction, images, parfois de la géographie, de l’économie, des sciences naturelles, de l’anglais ou de l’allemand, etc.

Et cela, sans compter les bénéfices sur la communication en ligne, l’importance des mots clés, le rubricage, le marketing, etc.

Le blog de cuisine pour des enfants n’est pas la panacée mais pas loin 😉 J’exagère.. je sais 😉

Comme leur objectif est de diffuser des livres de recettes de cuisine : la cuisine par des enfant pour des enfants et le seconde la cuisine par des ados pour des ados, le secteur de l’édition est au programme, les contraintes de ce genre de publication…

Mais aussi, dans ce secteur une très grande maturité de leur part avec une vision différente également dans ce domaine de celle que nous pourrions avoir ! L’exemple typique est de penser à faire des éditions pour dyslexiques…

Cerise sur le gâteau, la plus grande ayant 16 ans veut sa société… Évidemment, la cuisine de Mémé moniq est dans le collimateur… 🙂 mais aussi dans l’objectif d’un autre projet : proposer ses services pour organiser des repas d’anniversaires pour des ados. Elle viendrait sur place dans la région Lilloise préparer le goûter en compagnie des invités ou un repas le midi ou le soir ! Ceci viendrait s’ajouter aux X versions des livres qu’elles projettent.

Et Ludovia dans tout ça ?

Bref, leur approche, leur mode de fonctionnement vis à vis de la société, de l’économie, de l’entreprise n’ont rien à voir avec ce que nous connaissons… il suffit je pense de leur faire confiance pour les voir à l’oeuvre !

J’avais déjà eu un aperçu de cela lorsqu’elles avaient organisé leur journée de citoyenneté dans les médias sociaux au collège voici 2 ans !

Ce travail dans le domaine de la cuisine pourrait s’accompagner d’autres activités : du ménage au tricot par exemple. Cela n’évoque rien pour la plupart d’entre vous… mais pour ceux présents à Ludovia cette année, ceux qui étaient au barcamp du mardi soir sur l’école dans 10 ans, cela résonne certainement en eux !

Rappelez vous la suggestion finale d’Eric (Pas moi, Fourcaud)… et les réactions sur le saut d’enseignement « ménager » et « morale » d’une voire 2 générations…

En fait, derrière cette façade de Mémé Moniq se cache un autre projet, non dit jusqu’ici (mais en observateur averti, je l’ai remarqué depuis quelques temps) l’envie de travailler sur un portail de ces activités avec d’autres personnes, spécialistes de domaines liés à ces activités : tricot, jardinage, entretien…

J’en suis tellement convaincu que je leur ai déjà acheté le nom de domaine : niouf-niouf.com ! On en reparle dans quelques années 😉

La liaison avec Ludovia est donc aisée…

Les grands absents chaque année à Ludovia sont les jeunes.

Cela me dérange souvent que l’on parle à leur place, que l’on dise ce qu’ils attendent des enseignants, de l’équipement, des modes de fonctionnement des institutions !

Comme je l’ai dit plus avant, personnellement, je suis à leur écoute, je demande leurs souhaits, etc. Toutefois, il n’est pas question pour moi de tomber dans l’écoute sans prise de recul !

Régulièrement, la venue de jeunes est évoquée à Ludovia… reste à savoir comment les intégrer ? Une année, une classe était venu participer à des ateliers… L’an dernier, on avait évoquer leur présence un peu comme les jeunes reporters sur le Tour de France, afin qu’ils jouent à Ludovia un rôle un peu similaire à celui des bloggeurs par exemple ! Je trouve l’idée excellent… mais je sais… y’a le budget qui coince 🙂

Les autres absents en masse sont les acteurs du monde de la formation professionnelle (formation continue) et de la formation à distance…

Au delà des jeunes et des « autres » absents, je pense depuis longtemps que selon la formule de Clémenceau : L’enseignement est une chose trop grave pour être confiée à des enseignants et aux instances politiques de tout ordre qui les dirigent.

Oui, je suis pour l’ouverture à tout va… même si le mélange : enseignants « geeks »,  représentants de collectivités locales et ministère de l’Education Nationale, chercheurs, industriels de matériels éducatifs et de contenus… font déjà le succès de Ludovia.

Il y a des idées à prendre pour l’enseignement et l’éducation dans de nombreux domaines : marketing, agences de communication, agence de création web, développeurs, etc.

Certains d’ailleurs m’en parlent en privé… sachant mon implication dans le domaine de l’éducation. Et parfois, je trouve des personnes aux idées originales sur le sujet ! Reste à savoir si ils seraient écouté par le monde éducatif traditionnel ? Prenons un David Rénier par exemple et son projet d’école Péripatéticienne… quelle serait la réaction du mondé éducatif  ?

Nous ne sommes plus dans le monde monolithique de l’éducation tel qu’il se présentait encore il y a encore quelques années !

Les entreprises changent, l’économie et les modèles économiques changent, la société change, l’éducation elle aussi change !

Ne pensez pas que je critique Ludovia, je l’ai écrit en première ligne de ce billet, pour moi cette année était un excellent cru !

Je me suis même posé la question de savoir si cette université de l’e-éducation n’était pas arrivé à sa maturité, grâce à l’engagement d’Eric Fourcaud qu’on ne remerciera jamais assez de s’investir autant depuis des années (allez, je vous livre peut être un scoop, il a failli abandonner il y a quelques années mais je crois que c’est le lot de tout organisateur d’événements —je me pose parfois les mêmes question pour les journées du contenu web 😉 et de son intelligence dans l’organisation. Et il ne faut pas négliger l’équipe qui l’entoure : Aurélie, Laurence, Gustave (tiens un jeune ;-), etc.

Mais, il serait temps de revenir sur ce qui pour moi a marqué ce Ludovia 2013 !

Je ne m’étendrais pas sur les conférences, sur l’ambiance inimitable entre tous et articles de mes petits copains de Ludovia avant, pendant et après l’événement, car pour la plupart, vous obtiendrez de bien meilleures informations en suivant les liens depuis le blog ou en consultant encore quelques jours les #ludovia2013 dans Twitter ou encore les photos non officielles rassemblées dans Facebook.

Non, je préfère noter les points positif ou négatif qui pour moi marqueront ce Ludovia et qui, pour certains, sont passés plus ou moins inaperçue aux personnes sur place mais qui ouvre encore d’avantage sur le monde entier :

  • Commençons par le négatif mais un seul point ! Je suis un peu déçu par le résultat du Barcamp sur la vision à 10 ans de ce qui se fera dans l’éducation ! j’ai l’impression que chacun reste campé sur les mêmes convictions depuis plusieurs années, avec un « enfant » roi tout puissant !
    Pas certains du tout que la richesse du potentiel sur place ne peut donner que cela à moins que ce ne soit un problème de consanguinité (tous dans le même monde) où même les parents oublient leur rôle de parent au profit de leur fonction autour de l’enseignement !
    Curieusement pour moi la seule vraie innovation qui d’ailleurs suscitât des réactions fut celle d’Eric Fourcaud en fin de barcamp… Le futur site Niouf-niouf devrait répondre en partie à sa demande 😉 Mais je note qu’Eric n’est pas du monde de l’enseignement !
  • La Wallonie, invitée d’honneur, a apporté un vent de fraicheur particulier et bénéfique à l’événement. Enfin,je ne suis peut être pas 100 % honnête étant proche voisin 😉 Il suffisait de voir la gentillesse et la disponibilité de Raymonde Yerna, « chef » de la délégation Belge pour le comprendre !
  • L’arrivée (ou le retour ?) d’Eric Patureau alias CIRE, qui a fourni des illustrations régulièrement tout au long de l’université d’été. J’ai rassemblé ses dessins dans le Pinterest sur Ludovia. Je vous conseille le détour 😉 Un regret à son sujet, que justement ces dessins ne soient pas plus mis en avant pendant l’événement !
  • La webTV en live et enregistrée (vous retrouvez les émissions en bas de la page WebTV ). Eric Fourcaud avait réservé un peu une surprise aux bloggeurs 😉 Il nous avait mis en place un plateau TV… à nous d’en faire ce que nous en désirions 😉
    C’est aussi cela l’ambiance Ludovia… une liberté pour tous !
    Lors du barcamp de clôture, Eric disait avoir eu l’idée de nous donner cet os des WebConférences et espérait que nous utiliserions ce nouveau joujou… et  c’est ce que nous avions fait, nous avons rongés l’os 😉
    Il faut dire qu’avec un Christophe Batier dans les parages et votre serviteur, il était difficile d’en être autrement…
    Au final, cette WebTV devient le off de Ludovia qui offre des possibilité d’échanges en ligne en direct (on améliorera le projet l’année prochaine 🙂 !
    Si vous aviez regardé le programme avant l’événement, vous auriez vu 3-4 malheureuses émissions… Au final, le plateau TV était quasiment actif en permanence… à tel point que je dois terminer le travail avec François Bocquet par un hangout au sujet de sankore.org. Je vous mets quelques vidéos de ces WebTV en fin d’article !
  • J’ai beaucoup apprécié l’organisation du pitch auprès du seul « industriel » qui a osé affronté les bloggeurs ! Il mérite que je le nomme (et pas parce qu’il est de Lille) : Jean Barnezet de l’agence Oeil pour oeil et le projet GDF Suez J’apprends l’énergie.
  • Comme toujours, les rencontres… comme celle de Bruno Duvauchelle ou de Marcel Lebrun pour le premiere fois IRL ou encore la découverte de Philippe Rosado et de son projet concernant l’enseignement et les dys. : numéridys. Il faut dire que je suis concerné (voir Elle va en cours sans cahier mais avec un iPad 😉
  • Je note également que pendant Ludovia, j’ai reçu « d’amis » US deux liens destinés à être diffusé lors de Ludovia… Une autre forme de reconnaissance ? Possible !
  • Le côté  « on a du mal à quitter » Ludovia… déjà, il y a le hangout annoncé quelques lignes plus haut… mais surtout, pour l’anecdocte, c’était amusant de voir que les personnes qui attendaient leurs avions avait encore l’esprit à Ludovia…
    Ainsi, alors que Ludovia avait fermé ses portes à 14 h, dans l’aéroport sur le coup de 18 h, je livrais encore quelques applications à découvrir : Trello, SnapChat, etc. à quelques personnes autour de moi… et l’on évoquait également Ludovia 2014 en se disant que l’organisation devrait indiquer le point de ralliement dans l’aéroport pour ceux qui attendent la navette lors de l’arrivée le lundi : le café du Stade Toulousain au rez de chaussé 😉

Si je devais résumé, désormais je n’attends qu’une chose… le Ludovia 2014 et en attendant, entre quelques cours que je devrais donner à la fac, certainement à distance, je continue de suivre les évolutions de ma génération Z, de Mémé Moniq et leurs autres projets 😉

Voici quelques vidéos de la webTV…

Sébastien Reinders – François Bocquet : Tu as quoi dans ta besace François ?

Part 1 : Eric Delcroix – François Bocquet : les promesses de Ludovia ?

Part 2 : Eric Delcroix – François Bocquet : les promesses de Ludovia ?

Eric Delcroix – François Jourde : des outils et des détournements d’outils pour l’enseignement

Eric Delcroix – Sébastien Reinders – Michel Guillou : la fin de l’écriture manuscrite ?

Vision de ludovia 2013 par les participants internationaux de cette édition

la génération Y has been, la génération Z arrive…

J’ai toujours plaint les personnes de la génération Y, ceux que l’on a surnommés à tort les digitals natives… Coincés entre les vieux à la culture Print et leurs petits frères et sœurs de la génération Z aussi appelée génération C (Communication, Collaboration, Connexion et Création), les 18-35 ans n’ont vraiment pas de chance ! Par contre, les suivants…

C’est foutu pour la génération Y

En effet, la génération Y est la génération perdue qui était nécessaire à l’épanouissement du web auquel nous aspirons pour certains, auquel inéluctablement nous nous dirigeons qu’on le veuille ou non.

Ce n’est pas aujourd’hui que je fais cette remarque… Nous l’avions déjà évoqué avec d’autres spécialistes du Web 2 voici quelques années.

En effet, leur premier problème est d’être des défricheurs… Personne avant eu n’avait la possibilité de communiquer de la manière que l’on connaît sur le net, d’avoir une vie sociale sur la toile… L’apprentissage a été rude. D’ailleurs, le terme d’identité numérique, d’e-reputation, de personal branding est né avec eux. Ce n’est pas un hasard !

Certains se disaient qu’ils avaient des facilités par rapport aux adultes… car ils étaient nés en même temps qu’internet ! Cela a toujours été pour moi une erreur. On confondait trop souvent leur connaissance (chatter, jouer et savoir écrire un mail ou un texte simple) avec la connaissance d’Internet. Même chercher une information de qualité, je ne suis pas certain que tous sachent le faire ou prendre le recul nécessaire vis-à-vis des réseaux…

Autre souci rencontré : les vieux en face d’eux. Vous savez les freins à l’évolution, ceux qui ne comprennent rien au net, aux évolutions d’Internet, à l’arrivée des réseaux et médias sociaux, ceux qui ont la culture papier et de la rencontre en face à face dans la vraie vie…

Les cadres et dirigeants des entreprises d’aujourd’hui sont encore de ces générations passées ! Pas facile de leur faire comprendre que la société évolue (vite, très vite, trop vite…) et donc, on se retrouve face à des incompréhensions entre ces générations d’internautes qui se répercutent aussi bien dans les façons d’enseigner que dans le cadre des entreprises.

Même si je ne fais pas partie de cette génération Y, mais plutôt des vieux, j’ai toujours connu cette dichotomie (faudrait un jour trouvez un terme pour désigner les vieux de la génération  X et même pour les Y qui partagent les visions et les usages de la génération Z ;-).

Par exemple au début de ce blog, des enseignants à l’université s’étaient gentiment moqués de moi en me demandant si j’avais du temps à perdre ! Ne les cherchez pas sur le net, ils n’y sont toujours pas ou si peu, et dans ce dernier cas, d’une manière inadéquate car ils vivent souvent dans un monde qui a plus de 10 ans de retard.

Bref, pour les 18-35 ans, la vie n’est pas rose tous les jours… dans ce monde qui se refuse à eux !

Pourtant, ils essayent par petites touches de se positionner ici ou là dans ce monde du numérique, dans ce monde moderne autour de la vitesse, de la vitalité, du réseautage… mais, car j’y ajoute un mais, ils s’y prennent comme des pieds (excusez l’expression 🙂

Un exemple. Certains d’entre eux râlent, à juste titre ou non, sur les influenceurs, sur l’impossibilité de les déloger. Ils voudraient être calife à la place du calife… mais se sont de véritables Iznogoud ! Ils en sont incapables.

Leur principale incapacité est certainement celle de l’imagination. Ils copient ce que font leurs prédécesseurs qui ont et qui continueront d’avoir ainsi constamment une longueur d’avance. Pas la peine de revendiquer tel ou tel nom qui a réussi. Des exceptions existent… elles sont rares !

La révolution de la génération Z
la génération Z - infogaphie
génération Z ou génération C

La génération Z ou C, ce sont les jeunes qui naissent en ce moment jusqu’au ceux qui sortent du collège actuellement ! Et là, ça va déménager lorsqu’ils vont arriver sur le marché de travail !

Déjà à l’école, ils contournent allégrement devoirs et autres « facéties » des enseignants un peu vieux jeu (autrement dit ceux qui ne sont pas connectés) sans que ceux-ci s’en rendent compte toujours très bien !

Je possède 2 spécimens à la maison que je vois fonctionner, ainsi que leurs amis, donc, je parle d’expérience 😉

Mais, au-delà de cela, comme je l’expliquais en 2010 dans un article Vers une évolution du concept de vie privée, cette génération ne croit pas à la carrière et aux études traditionnelles ! Et j’ai bien l’impression que c’est vrai !

De même leur créativité et leur volonté de grandir plus vite, dans le sens d’arriver rapidement à l’âge d’adulte ne sont pas de vains mots !

Est ce un hasard si un phénomène se dévellope aux État-Unis, mais aussi en France, je peux vous l’assurer : ils veulent avoir une activité professionnelle ou créer leur entreprise dès l’adolescence !

Heureusement que les lois Françaises ont pris le devant puisque désormais un jeune de 16 ans peut créer et gérer son entreprise !

Je peux vous dire que dans mon cas je dois freiner des 4 fers pour les faire patienter jusqu’à 16 ans… Et pas une entreprise, mais plusieurs ! Je ne sais pas comment elles vont pouvoir à la fois poursuivre leurs études et s’impliquer dans ce qu’elles ont envie de faire, de créer…

Vous êtes en train de vous dire, pas grave, c’est des élucubrations d’un père…

Et bien, non… car il n’y a pas qu’elles qui ont ce type de projets… J’en connais d’autres qui se positionnent depuis quelques années pour être photographe par exemple !

Bon, je vous entends… vous vous dites… Elles ne possèdent pas la culture nécessaire pour créer, réfléchir à la création d’une entreprise… Elles n’ont rien appris du marketing et des autres sciences nécessaires ! Détrompez vous ! Leurs concepts sont déjà bien au point, leur stratégie marketing ébauchée… Quelque part c’est bluffant à observer…

J’vous livre même le nom d’un de leurs concepts : Cucu-cocone… pour lequel, elles ont déjà demandé à réserver noms de domaines, page Facebook, compte Twitter et même Pinterest !

Bien sûr, si vous êtes un peu vieux… vous vous posez la question : où est l’étude de marché, où sont les stratégies, quel est le modèle économique…

C’est mal connaître les jeunes de la fin de la génération Y et de la génération Z. Venez faire un tour à l’Open Coffee de Lille… Vous n’allez rien comprendre ! Ils réinventent régulièrement le marketing et la création d’entreprise.

Ils viennent tous avec des projets qui semblent leur être tombé dessus par hasard mais qui fonctionnent…

À la différence des personnes plus agées, ils ont une idée, cela leur fait plaisir (j’insiste sur cette notion de plaisir, ils ne travaillent pas pour le fric mais pour se faire plaisir avant tout !), etc. et ils ont envie de la proposer cette idée, ce concept… au plus grand nombre…

C’est presque de l’aussitôt pensé, aussitôt tenté. Alors la monétisation, le modèle économique qui sera choisi, la démarche marketing… on verra plus tard ! Et pourtant, ça marche ! Pire, certain abandonne car cela ne les intéresse plus (là, je n’arrive plus à suivre leur raisonnement… j’suis trop vieux).

Pas mal de monde a été surpris de l’organisation et de la communication par exemple de mes 2 ouailles pour la journée citoyenneté dans les médias sociaux ! L’un de ces éléments était : «mais comment avez-vous fait pour inviter ces personnes (pour mémoire, elles avaient invité Émilie Ogez, Yann Kervarec d’Euratechnologies, Marc Vasseur —Blogueur politique, Bruno du Blog2Roubaix, Charles Bricman, ancien journaliste politique du journal Le Soir ! excusez du peu :-)». Elles ont simplement répondu : «nous les avions dans nos réseaux sociaux !» et c’est vrai 😉

Mais, là encore, avec nos craintes nous ne faisons pas attention à leur manière de fonctionner dans les médias sociaux. Les cercles d’amis ne représentent rien pour elles ! Elles sont en contact avec les personnes qui les intéressent en dehors de leur cercle proche ! (voir l’illustration contact en étoile au travers des cercles de connaissances)

Je ne sais plus si je vous ai déjà raconté dans un précédent billet cette histoire.

Un jour, l’une d’entre elles revient du collège avec un devoir d’histoire de l’art ! Elle découvre que le peintre en question, un vieux monsieur de 80 ans possède un site web. Et la question a été : Pourquoi je ne lui poserai pas les questions qui me sont demandées ! Je crois me souvenir avoir mis un droit de veto.

Mais la situation, c’est représentée avec un autre artiste… et cette fois, elle a envoyé ces réponses pour que l’artiste lui corrige 😉 Vous auriez osez y penser ?

Et puis, l’Internet, les médias sociaux, le numérique… C’est leur univers de chaque jour et au fait des dernières nouveautés ! Je suis souvent surpris du décalage du monde adulte par rapport à ce que font les jeunes sur le net ! Il m’arrive encore d’avoir l’impression que pour certains adultes, le monde Internet des jeunes est le blog 🙁 À peine est-il sur Facebook !

En réalité pour une partie d’entre eux, ils ont déjà investi l’ensemble des médias sociaux selon ce qu’ils ressentent comme besoin !

Je donne d’ailleurs en exemple dans le cadre des conférences sur l’e-reputation le cas de la plus jeune de mes filles.

L’une de ses passions (mais ses passions sont nombreuses et changeantes même si elle revient sur toute régulièrement) donc, qui a pour loisir le tricot, le crochet… Je n’ai pas eu besoin de lui expliquer Pealtrees ! Elle a vu le service sur un ordinateur de la maison, c’est créée un compte, à tout de suite compris l’intérêt et elle fait ses perles plus ou moins régulièrement. Toute fière, elle vient me dire : «t’as vu, y’a encore quelqu’un qui m’a pris mes perles !» Dans un autre domaine, une équipe de Pealtrees lui a demandé de les rejoindre !

Vous savez son âge ? 13 ans… Dans 5 ans, vous imaginez sa présence sur le net ?

Sa sœur n’est pas en reste… On lui demande d’écrire des articles via son compte Twitter ! Et, une fois découvert Pinterest elle y fait un carton avec ses ongles vernis ! Là encore, je n’ai pas eu besoin de lui expliquer beaucoup de choses…

contact en étoile au travers des cercles de connaissances
contact en étoile au travers des cercles de connaissances

Pour ne rien gâcher, ces jeunes de la génération Z ont une approche et un usage d’Internet qui est différent du mien, de celui de la génération Y… Je ne parle même pas des vieux 😉 Ces jeunes trouvent des moyens de fonctionner avec Internet qui sont différents des nôtres… et je suis certains que dans quelques années, eux arriveront à détrôner les influenceurs actuels ! On ne les verra même pas arriver… et pourtant ils seront bien là, présent entrain de prendre la place qui leur est due !

Plus zappeurs que fidèles, plus acteurs à leur manière du Net que simples spectateurs, les services marketing ont du pain sur la planche… (Marketing, la génération Z) car par leur navigation ils en démontent les mécanismes !

Dans l’entreprise, je ne m’inquiètes pas pour eux… La génération Y sera plus ou moins en place, avec des positions hiérarchiques qui permettront aux Z de s’exprimer, de mettre en application leur façon de voir, de travailler… et ils passent haut la main l’examen des 10 compétences-clefs pour l’avenir 🙂

Pour marketer la génération Z, « les entreprises doivent être en veille technologique quant aux nouveaux moyens de communication et s’adapter à cette génération qui évolue rapidement » et comme j’ai l’impression que nous connaissons encore mal cette génération, le prochain Open Coffee de Lille, le 13 juin à partir de 19 h 30 sera consacré à cette génération Z avec comme invité des jeunes et leurs parents qui présenteront ce qu’ils font de « notre » web et répondront à vos questions 😉

Allez, je vous donne un autre exemple qui pourrait faire rougir de jalousie certains… Un « lycéen de 15 ans shooté à l’info, grand dévoreur de presse et passionné de politique. Reporter au cœur du duel entre Mélenchon et Le Pen à Hénin-Beaumont » aux 1750 abonnées. Son compte : @Octave_N

Bref, que du bonheur pour eux…

Pour aller plus loin pour découvrir cette génération Z