formation professionnelle en 2009

Cadremploi et Kelformation ont réalisé une enquêtes par questionnaire sur la formation professionnelle des cadres.

  • les cadres pensent «carrière»et les RH répondent «compétitivité».
  • les cadres sont 56% à envisager de financer eux-mêmes leur formation
  • 80% des cadres considérent la formation professionnelle comme un moyen d’accroître leur employabilité et de passer plus facilement la crise
  • plus de 60% des moins de 40 ans considèrent la formation professionnelle comme un investissement rentable pour leur carrière professionnelle
  • les responsables formation sont 84% à souhaiter ne pas augmenter leurs budgets en 2009, 1/3 souhaitent le réduire

Le résultat de la synthèse de l’enquête est en ligne.

Je ne pense pas contrairement à ce qu’indique Kelformation que la vente directe de formations aux salariés arrive. Le DIF devrait être d’abord mieux employé et le prix des formations est rédhibitoire pour un particulier. Par contre, pourquoi pas un nouveau mode de commercialisation sur le marché de la formation en perspective, mais lequel ?

En tout cas, si vous recherchez un intervenant lors de vos séminaires internes ou pour une formation PAO, une formation Photoshop, une formation Indesign, une formation Illustrator, une formation aux CMS (Joomla, Drupal…), une formation web 2.0, une formation aux réseaux sociaux, une formation aux médias sociaux, une formation à la rédaction web, une formation au contenu web, une formation à Facebook, une formation à l’e-reputation… n’hésitez pas à me contacter 🙂

Je n’ai pas encore mis mes sites à jour concernant la formation : ed productions, ed formations… car, je ne me déplace plus guère que sur la région Nord, la belgique et sur Paris !

formateur n'est plus un métier d'avenir

Depuis pas mal d’années (20 ans), vous le savez certainement 😉 je côtoie de près la monde de la formation professionnelle, principalement celui de la formation continue, soit pour de la délégation auprès de centre de formations et/ou de revendeurs informatique possédant un secteur formation, soit en direct grâce à Ed Productions. Cela ne concerne donc pas directement l’éducation, bien que 🙂

Cela fait quelque mois que je me pose des questions sur l’avenir de ce métier tel qu’il est pratiqué au jour d’aujourd’hui par la majorité des formateurs. Le verdict émit par un vieux formateur qui approchait l’âge de la retraite au début des années 90 : «la formation sous sa forme actuelle, c’est foutu pour vous les jeunes…» sous entendre en centre de formation, etc. me hante. À l’époque, je lui répondais que je ne pensais pas. Bien vu, car c’est toujours cette manière de faire qui est le plus souvent privilégié (même si des personnes se démarquent, je pense à Adrien, Florence, Olivier…).

Mais, cette remarque et ma réponse de l’époque m’empêchent de réfléchir sereinement sur les questions qui me tourmentent ! J’ai peur d’avoir pris un coup de vieux, d’être devenu un vieux con c’est-à-dire que j’aurais tendance à retranscrire à mon époque l’histoire du vieux Monsieur (enfin, j’suis pas encore à l’âge de la retraite) : «le métier de formateur sous sa forme actuelle, c’est foutu pour vous les jeunes !» 🙁

Je ne suis visiblement pas le seul à penser que la formation est dépassée ! dans sa forme actuelle. L’apprentissage informel entre également dans ma perception de la nouvelle formation et je pense que notre rôle est aussi de l’aider. J’en avais déjà parlé pour le monde de l’éducation dans ce blog !

Bon, au moins cela aura le mérite de poser la ou les questions !

Jusqu’à aujourd’hui, dans la grande majorité des cas, la formation s’effectue en présentiel, mâtinée d’une partie de elearning (mais que l’on appelle service après vente 🙂 Mais demain, dans quelques mois ou quelques années, les formations continues professionnelles devraient prendre d’autres apparences.

J’en vois déjà trois importantes :

  • La première que l’on appellera comme on veut : visio-téléphonie, visio-conférence, prise en main d’outils à distance… avec un simple ordinateur, une « webcam » et Skype (pour simplifier).
  • Un seconde, le retour en force des CD, DVD ou des K7 vidéo remis au goût du jour, notamment sur Internet, et éventuellement couplé avec une solution de visio-conférence…
  • L’explosion du mal nommé rapid elearning clôturera ma vision parcellaire d’aujourd’hui.

Nomadisme et DIF : cours à distance

Dans les prochaines années, réduire ses déplacements sera une nécessité. Le nomadisme va dans ce sens. Petit rappel, dans mon esprit, nomadisme ne veut pas dire seulement que l’on apprendra partout et en tout lieu (d’ailleurs, je ne suis pas convaincu du partout et en tout lieu pour apprendre ou pour former), mais plutôt une liberté dans ses choix de déplacements.

Je m’explique. Pour l’instant, si nous continuons dans la thématique de la formation, soit le formateur se déplace, soit le ou les stagiaires se déplacent. Eh bien, demain, ni l’un, ni l’autre n’auront besoin de se déplacer… Ils pourront choisir chacun leur « lieu de rencontre ». Cela pourra être par exemple pour les uns et les autres leur bureau respectif ! Cela n’aura rien de surprenant.

Cette notion de nomadisme sera la norme, pas seulement pour la formation mais également pour les réunions qui seront à n’en pas douter du travail en réseau entre plusieurs personnes réparties en différents lieux géographiques. Rezo7 ne dit pas autre chose pour débuter sa série sur quelques outils de visio-téléphonie.

Déjà, en dirigeant Ed Productions, je perçois les prémices de ces demandes de cours à distance (je n’ai pas dit de elearning, car pour moi dans la notion de elearning, il existe une notion de formation asynchrone, c’est-à-dire sans la présence réelle ou virtuelle de l’enseignant).

Le DIF (Droit individuel à la Formation) pousse également vers ce raisonnement. Ces cours à distance peuvent être mis en place aisément à toute heure du jour et de la semaine.

Cela aura un impact également sur l’internationalisation des formations et donc sur la concurrence ! Pourquoi ne pas suivre une formation à la création de site internet car on aime bien la démarche de Daniel Lafrenière, « enseignant » Canadien, depuis la France, ou inversement !

Le seul problème, les créneaux horaires… Mais si l’apprenant Français souhaite son cours de 22 h à 23 h ce sera un cours de 16 à 17 h pour l’enseignant canadien 🙂 Le DIF conduit à ce genre de raisonnement. De plus, le choix pour les demandeurs de DIF sera enfin clair et précis. Difficile pour eux de s’y retrouver dans les méandres des systèmes de formations inter, intra, sur site, en centre… du montant à l’heure, à la journée, à la formation… L’offre aura le mérite d’être claire et simplifié.

L’apprentissage informel et les DVD

L’apprentissage informel entre de plain-pied dans cette nouvelle formation. Diffus et flou pour l’instant (qui en tient compte dans son enseignement), demain, alors que notre environnement où les changements s’accélèrent et se complexifient, l’apprentissage informel sera l’axe majeur d’apprentissage.

L’une des solutions d’aujourd’hui à cet apprentissage informel serait le retour en grâce des CD, pardon des DVD d’apprentissage, qui j’en suis convaincu réapparaîtront sous d’autres formes en ligne (à la relecture, je m’aperçois que sous le vocable DVD, il est sous entendu vidéo). C’est déjà un peu le cas avec ce que propose aujourd’hui Wisibility qui d’ailleurs est peut-être trop en avances sur son temps !

Plutôt que de repartir sur des solutions déjà en ligne, car je ne sais pas si le modèle économique choisis est réellement viable à long terme, quoi qu’en disent les sociétés concernées, alors réfléchissons sur l’usage ou la commercialisation des simple DVD. Prenons ceux d’Elephorm dont les DVD sont des outils d’auto-formations professionnelles pour tous publics (si, si j’ai testé pour vous ;-). Première remarque, l’offre est très étendue…

Exemple d’utilisation de DVD applicable aujourd’hui

Prenons un exemple. Je suis un utilisateur habitué d’Illustrator CS 2 et je viens d’acquérir la version CS 3. Pour la formation traditionnelle, y compris pour Ed Productions, nous organisons des formations d’une journée, voir 2 dans ce cas précis. Toutefois, nous savons tous très bien que nous sommes obligés de combler soit par des exercices, soit par des rappels…

Bref, je résume : une journée ou deux qui monopolise l’équipe ou une partie de l’équipe… pour une formation qui devrait prendre à peine une journée, voir une matinée. Je sais, je scie la branche sur laquelle je suis assis mais je ne dis pas que toutes les formations sont comme cela. D’ailleurs, historiquement, c’est plutôt l’inverse qui c’est produit les formations pour des raisons marketing ont été réduite en nombre de jours. De 4 jours, les centres de formation ont proposé 2 jours soi-disant en séparant initiation et perfectionnement, en réalité dans l’idée que deux jours de formation étaient acceptable budgétairement et que l’apprenant râlerait pour avoir les 2 jours complémentaires afin de pouvoir réellement travailler.

Bon revenons à notre journée de formation. Son coût : environ 600 euro ht, sans parler des frais de déplacement !

Le formateur selon les organismes sera un réel expert d’Illustrator (comme chez Ed Productions 🙂 mais dans certains cas, ce sera un ancien formateur bureautique qui un jour c’est dit : «Mais, moi aussi, je peux faire des formations Illustrator, il n’y a qu’à comprendre les courbes de bézier !» (j’ai connu ce type de formateurs qui exercent toujours d’ailleurs, mais ne lui demandez pas un détail sur comment cela fonctionne en production, il n’en sait rien !)

Je regarde le catalogue Elephorm puisque c’est eux que j’ai pris en référence… Génial, un DVD Apprendre Illustrator CS3 – Les nouveautés existent (C’est celui là en plus que j’ai testé) ! Son prix, moins de 40 euro pour un court de 3 h 30 donné par l’intermédiaire de vidéos de Fabrice Court.

Plus de déplacements, plus de réunion de tout le monde en même temps… Une fois acquis le DVD, il est possible de se le prêter les uns les autres, de commencer la formation car j’ai un creux dans mon travail et de la reprendre le lendemain ou deux jours après, de venir vérifier un point de détail en cas de besoin… La formation et le support en un seul élément, qui plus est par un véritable spécialiste !

Certains centres distribuent d’ailleurs ce type de DVD comme support de cours en fin de formation (parfois ce sont des CD ou des clefs USB mais c’est le même principe) ! La question qu’il est temps de se poser est : ne faut-il pas inverser la manière de faire ? Si au lieu de distribuer le DVD à la fin, nous commencions par vendre le DVD accompagné d’une prestation de visio-téléphonie, soit un nombre d’heure d’échanges, soit un ou des rendez-vous ponctuels. On pourrait même envisager une journée ou une demi-journée en centre ou sur le site client !

Dans l’exemple qui nous concerne, celui du DVD des nouveautés d’Illustrator CS 3 un ou deux contacts par visio-téléphonie serait suffisant. Par contre, pour le DVD Apprendre Joomla, des échanges beaucoup plus nombreux sont nécessaires surtout si le client désire mettre en ligne son site !

Le formateur dans tout cela

Le rôle et la pédagogie du formateur seraient alors complètement différents. Le formateur deviendrait plutôt conseil en complément de son rôle de pédagogue… Son travail serait un travail de reformulation d’explications, de complément d’informations… ce qui exige, je pense un niveau de compétences et de connaissance du produit (ou de la matière enseignée) beaucoup plus élevé que le fait de débiter son cours, le cours préparé, celui dont nous connaissons par expérience les moindres questions qui risquent de surgir et aux réponses toutes faites.

Le rôle du formateur serait également transformé car son rôle serait également d’aiguiller l’apprenant dans ses choix et ses décisions aux cours de certaines formations.

Prenons un exemple pour être clair. Régulièrement, j’ai des appels du type : «bonjour, je cherche une formation pour créer un site internet !» En tant que telle, cette question ne veut rien dire aujourd’hui, si l’on ne se pose pas la question du besoin et des attentes du client dans la création de son site.

Pour l’instant, à de rares exceptions, suite à notre entretien où j’essaye de d’établir sommairement une classification des sites et du pourquoi et comment de leur usage, j’ai rarement la possibilité de réellement présenter une formation quel site ? pour qui ? pour quoi ? ou les formations du genre gestion de création de site internet qui pourtant me semblent généralement indispensable dans ces contextes (en Pao, c’est tout le côté chaîne graphique et typographie mise en page qui est sous-estimé en général).

On pourrait même imaginer le développement de formation de ce type sur DVD pour fonctionner comme précédemment.

Entre le fan de Drupal, l’utilisateur de SPIP et l’habitué à Joomla, chacun prêche pour sa chapelle.Je ne parle même pas de site en html (simplement parce qu’il est simple de proposer du Dreamwearver) ou en Php-MySql (parce que l’on fait tout avec et que le formateur espère récupérer une partie productions sachant que le client ne saura pas développer sa solution). Les éditeurs devront prendre garde dans le choix des prestataires. Une autre piste serait également la mise en DVD de formation à partir de certains livres, vous auriez ainsi au choix le livre ou le DVD.

Une touche de rapid elearning

Le rapid elearning dans ce contexte peut prendre également un nouvel envol soit en complément de l’existant (les DVD qui existent par exemple) pour expliquer un point de détail, pour une mise à jour, soit dans le cadre de formations spécifiques, complètement adapté à un client par exemple avec l’inclusion des vidéos contenues dans le DVD (faudrait juste regarder si au niveau des droits d’auteur cela serait possible).

Le rapid elearning permet de transformer une présentation PowerPoint en présentation Flash diffusable sur Internet. Jusque-là, SlideShare, fait cela très bien !

Le plus du rapid elearning est que la présentation orale peut-être enregistrée en même temps, ainsi que l’inclusion de vidéo ou de notes sur un TBI (Tableau Blanc Interactif). Un produit comme celui que propose Speechi va encore plus loin, puisqu’il est possible de mettre en place simultanément des conférences à la fois en ligne et en live, où les personnes au loin peuvent intervenir !

Une fois encore la qualité requise pour le formateur n’est pas dans les compétences qu’on lui demande actuellement. Il doit devenir scénariste, concepteur de présentation (attention, j’y reviendrais prochainement, tout le monde contrairement à ce que beaucoup pense n’est pas concepteur de présentation genre PowerPoint), sans parler des connaissances d’écriture vidéo.

Le métier de formateur n’est vraiment pas un métier d’avenir pour les formateurs actuels. Nous avons tout à réapprendre de notre métier ou presque, en plus d’être un spécialiste de la transmission de savoirs. Moi, en tout cas, j’en prends le chemin avec Ed Productions !

Ah oui, si vous vous sentez inspiré (ou si vous connaissez quelqu’un) pour travailler dans cette direction et dans cet esprit, Ed productions est toujours à la recherche d’un Collaborateur stagiaire de 6 à 12 mois avec possibilité d’embauche !

Mise à jour le 30 avril : une discussions au travers des blogs sur cette thématique c’est instaurée… Thierry répond à mon billet dans son blog… et sans concertation, nous traitons également de cette thématique en commentaire du billet de Bruno Richardot que je présentais en cours de journée sur les cultures numériques 🙂 Vous pouvez choisir de nous répondre sur l’un des trois blogs, selon affinités et autres 😉

formation continue, enseignement, e-learning… la suite en liens

Je ne pensais pas être si bavard… aussi, je dois faire un deuxième billet sur le sujet de la formation continue, de l’enseignement, du e-learning car depuis quelques temps je collectionnais les billets sur ces sujets dans le but dans faire un article 🙁

Guide EPN (Espace public numérique)

  • Le guide EPN (Espace public numérique) et l’école , dont la version papier sera présentée en avant-première à l’occasion des Rencontres d’Autrans en janvier 2008. Ce guide est un travail collaboratif d’une trentaine de personnes associant des animateurs de lieux d’accès public à internet, des dispositifs de soutien territoriaux, des personnes ressources au sein de l’Education Nationale et d’organismes de formation et de recherche. Il propose des interviews d’acteurs de terrains, des points de vue d’experts, des présentations d’initiatives, des exemples de projets pédagogiques, des conseils méthodologiques pour monter des projets en partenariat, des fiches-ressources sur les références réglementaires, les financements…

En voici les chapitres :

  • Introduction
  • Se connaître pour travailler ensemble
  • Les compétences numériques de base
  • Mutualiser les moyens
  • Des projets en partenariat
  • Accompagner la scolarité
  • Des projets à la pointe de l’innovation

Bien que je n’ai pas encore lu l’ensemble des articles proposés en lignes, deux-trois réactions à chaud… C’est encore une fois l’apanage du B2i, pas de référence à l’identité numérique, et quand je lis par exemple, l’article Une médiathèque au service des projets des enseignants, j’aurais tendance à dire : les enseignants manquent cruellement d’imagination 🙂 et la réaction de l’enseignante qui a déclaré : «percevoir de plus en plus de différence dans la maîtrise de l’outil entre ceux qui ont un ordinateur chez eux et ceux qui n’en ont pas» cela me laisse pantois ! Ah, ben mince alors !

J’ai l’impression que dans cette école ont fait mieux avec moins de « frime ».

Bref, j’ai peur que cela devienne encore un document « d’auto-satisfaction » de référence déjà dépassé avant parution.

Un extrait de ce qu’écrit François Duport… « A l’heure où les régions, les départements et les collectivités investissent massivement dans les établissements scolaires pour la mise en place des ENT (Espace Numérique de Travail, il n’y a pas de réflexions sur un usage raisonné de ces technologies tout au long de la vie.
Tout le monde s’accorde qu’il y a besoin de réformer le machin, et de centrer les dispositifs en direction de l’usager. L’amusant de la chose, c’est d’utiliser les occurrences des mots « TIC, Internet, portfolio, TICE » et autres termes qui permet d’évaluer le niveau d’intégration des technologies. Résultat : chou blanc.
Par essence l’acte de formation est transversal. Pourquoi séparer formation initiale et formation continue ? La formation est informelle… »

Des liens en vrac

  • Traversons l’Atlantique pour s’apercevoir que les problèmes sont identiques d’un bord à l’autre de l’Océan même si les termes changent. Chez nos lointains cousins, on parle de Réforme et de renouveau pédagogique 🙂 Profession : enseignant vous donnera quelques explications complémentaires sur l’histoire de l’école jusqu’à celle de demain.
  • Je serais curieux de lire le dernier Nouvel Educateur, La revue de l’ICEM-Pédagogie Freinet. Ce numéro 185 de décembre 207 porte comme titre : Quelles TICE ? Pour quelle école ? Et la question que je me pose depuis pas mal de temps… Les écoles Freine intégrent-elles mieux ou pas les TICE dans leur enseignement ? Au passage, si quelqu’un avait un avis, je suis preneur, ainsi que d’un exemplaire de la revue de décembre 🙂
  • Autre revue qui se consacre au TIC dans le monde de l’enseignement : les dossiers de l’ingénierie éducative du CNPD. Son numéro d’octobre s’appelait « L’éducation du citoyen internaute« . Christelle Membrey|fr] en recommande la lecture, donc lisez le 🙂
  • Les futurs enseignants…, on compte beaucoup sur eux, mais en attendant, que faire ?
  • Espérons qu’ils auront conscience s’ils doivent aussi faire du elearning (ce sera également une facette de leur métier de base dans quelques années) de ne pas penser qu’en terme d’outils : «Ainsi la principale difficulté pour les acteurs de la formation en ligne est de valoriser le coeur du métier : la pédagogie. De la même façon que Word ne fait pas de nous des écrivains et que excel ne nous transforme pas en champion de l’analyse financière, les outils de e-learning – dans toute leur richesse – ne déterminent pas ce que doit être un contenu, comment partir des objectifs pédagogiques, comment tenir compte des pré requis, comment accompagner l’apprentissage et évaluer les connaissances et les compétences, comment enfin mettre en scène et donner de l’appétence à apprendre.»
  • enfin, pour conclure, moi j’aime bien ce guide e-learning : comment commencer ? (PDF de 1,1 Mo – 38 pages) , où il est écrit noir sur blancs dans la partie Déterminez le besoin de formation….: Existe-t-il un besoin de formation en e-learning ? J’ajouterai juste réel ou pour faire comme les autres ?

formation continue, enseignement, e-learning… bref, l'apprentissage

Je voudrais donner une suite à ma question : Avis mortuaire sur le e-learning ? pour plusieurs raisons :

  • le débat a rebondi fin novembre sur les blogs d’origine (celui de Xavier et de Thierry, au passage au fil du temps, il continue de nous expliquer sa théorie de l’enseignement mobile)
  • La Ministre de l’Enseignement supérieur a cru bon d’inviter des « bloggers influents » pour parler des TIC « de manière informelle » (Chapeau bas Messieurs les bloggers) dont j’ai l’impression qu’il n’est pas sorti grand chose à la lecture des comptes-rendus…
  • La remarque dans la longue série de commentaires au sujet du blocage de Lille 3 (message 532. Le jeudi 6 décembre 2007 à 04:56)
  • Et surtout, depuis, j’ai réfléchi… notamment au commentaire de Xavier qui disait que je me concentrais sur le e-learning en milieu scolaire 🙂

Thierry a été le plus prolifique sur la question. Normal, c’est lui qui avait lancé le débat 🙂 Au passage, notez que Speechi a effectivement présenté lors d’Educatic une « mallette d’enseignement nomade » qui sera disponible vers le 15 janvier, mais Olivier lui tient la dragée haute dans les commentaires 🙂

La loi de Klein

On peut résumer la loi de Klein 😉 : plus le support de l’information est léger, petit, lisible, transportable, copiable, partageable, bref, plus le support est nomade, plus l’information et le savoir se répandent. L’exception de Klein 😉 nous apprends que l’hyper-réduction de l’information n’est plus aussi accessible ou lisible par l’être humain et il est complexe de repérer la « bonne » information, l’information utile. Thierry illustre sa loi et son exception par l’exemple de l’Ebook.

L’ebook

J’ajouterai juste à la description de Thierry que les Ebooks exploseront également le jour où l’on arrêtera de considérer l’Ebook comme un simple document au mieux mis en page et exporté à la va comme je te pousse en PDF. Ebook aura toute sa valeur lorsqu’il sera conçu réellement comme un Ebook et qu’il tirera profit de l’ensemble des technologies disponibles…

Je suis toujours surpris dans les formations Acrobat que je donne du manque d’imagination des participants à ce sujet ! Depuis longtemps je professe des formations Acrobat ou PDF pour le marketing, également envisageable pour le e-learning, sans grand succès !

Vers la définition de la formation

Pour Thierry, former quelqu’un (ou un groupe) revient à lui donner de l’information et à vérifier qu’elle a été bien comprise. Cette définition m’évoque un peu trop le schéma de la communication, proche de celui de Jakobson. En simplifiant, J’émets un message vers un récepteur qui me renvoie un feed-back. D’ailleurs, cela correspond à la Loi de Klein, puisqu’il y parle d’information.

Je ne pense pas que le fait d’informer soit suffisant pour définir la formation. Donner connaissance de quelque chose à quelqu’un fait partie du travail de formation, effectivement. Toutefois, la dimension de l’apprentissage disparaît : le but de la formation dans un sens large (depuis la maternelle jusqu’aux études supérieures en passant par la formation continue) est aussi d’apprendre quelque chose à quelqu’un, parfois simplement l’habituer, lui faire découvrir de nouveaux horizons, lui donner une éducation, etc.
Bref lui permettre d’acquérir et de développer ses capacités intellectuelles, morales ou manuelles, entre autres par un apprentissage approprié.

Selon les théories Delcroiziennes (Thierry crée bien sa propre loi 😉 la formation consisterait au sein d’une relation privilégie à développer les capacités intellectuelles, morales ou manuelles d’apprenants au travers d’un apprentissage approprié dans le but de leur apprendre ce dont ils ont besoin pour évoluer.

Je suis assez content de ma définition 🙂 On y retrouve le rapport enseignant (formateur)/éléve (stagiaire), cela concerne les groupes (classes et petits groupes) et l’individu…

TIC et e-learning

Cette définition me permet de rebondir sur les commentaires d’Olivier.
En effet, la transmission du savoir repose sur la qualité du formateur pas sur celle des outils, dont font partie le e-learning, les TIC ou NTIC… Et autre question en corollaire, le e-learning et les TIC tel que l’on l’entend d’une manière générale sont-ils adaptés à tous les types d’enseignements, à toutes les formations, à tous les apprenants ? C’est aussi à l’enseignant (formateur) à choisir ses outils ou à moduler leur emploi en fonction de ou des apprenants.

Olivier précise dans un de ces commentaires que certains abandonne le e-learning car ils n’ont pas su en tirer profit. Effectivement. Mais reconnaissons à leur décharge que pas grand monde que seulement quelques spécialistes (je parle des vrais, j’y reviendrais plus loin) savent utiliser et expliquer comment employer le elearning…

N’est-ce pas avant tout un problème de formation des « enseignants » ? de formations de nos enfants (je sais, je rabâche avec le B2i, mais il me semble complètement inadapté) ? D’une adaptation des moyens ? D’une remise en cause des enseignants et des formateurs, de leur démarche pédagogique ?

Des exemples

Dans les commentaires sur la grève de Lille 3, une étudiante me pose la question : pourquoi les enseignants n’utilisent pas Mooddle pour nous fournir des documents (au passage, on remarque que les étudiants demandent juste des PDF) et ne répondent pas aux e-mails ? Pourquoi selon vous ? J’ai répondu dans un commentaire suivant.

Autres exemples. Avec les étudiants d’IDEMM, nous avons deux projets d’années. Le premier vient de se terminer. Je leur laisse décembre pour le compléter et nous embrayerons sur le second en janvier. Dans le premier projet, ils ont pu créer et manipuler un blog, un wiki, approcher Facebook, Viadeo, Second Life… Dans le second, ils devront peut-être créer un CMS (ou un blog encore), peut-être du elearning et toute la gestion du projet devrait se faire sur Facebook.

Pourquoi cela est-il possible ? Je vous donne la réponse : parce que je connais ces environnements (enfin Second Life :-(( Cela fait une dizaine d’années que je suis sur Internet, que j’explore régulièrement les différents domaines d’activités qui m’intéressent… J’ai un vécu et une vision de ce qui se passe sur le net, sur ce que l’on peut faire et comment… Je peux donc donner l’impulsion, comme le fait également par exemple Adrien (Vieux briscard de l’informatique lui aussi).

TIC et e-learning, une affaire de spécialistes

Qu’est ce que cela signifie ? N’ayons pas peur des mots. Nous faisons partie d’une élite qui connaît l’informatique, Internet… Pour nous, faire de la formation à distance, cela paraît évident. Nous sommes régulièrement « dedans » même à l’époque où Internet n’existait pas, nous assurions déjà des « formations » par téléphone (cela continue d’ailleurs aujourd’hui). Les nouveaux outils n’ont pas de mystères pour nous (enfin, on le fait croire :-), nous avons des idées d’utilisations, nous savons employer elearning et TIC dans notre démarche pédagogique… Mais en réalité, combien sommes-nous ?

Très, très peu nombreux. Quand je vois que dans certaines universités, il est proposé en décembre 2007 des formations de 3 h au traitement de texte pour créer de façon automatisée une table de matière, utiliser le mode plan et transformer un fichier aux formats RTF, HTML et PDF : les styles dans un traitement de texte, quand je constate le faible niveau de connaissance des enseignants en école maternelle et primaire des professeurs des écoles (je n’ai pas encore pu juger des derniers sortis de l’IUFM mais ce n’est pas seulement une question d’âge et de formation), quand, lors d’une réunion de présentation de collège, on nous parle de l’ouverture d’une classe pupitre où les enseignants vont être « rapidement » formés mais que la maintenance sera assurée par un enseignant (cela me promet quelques montés d’adrénaline si l’une de mes filles se trouve dans cette classe pupitre), si je regarde autour de moi, la faible pour ne pas dire nulle, implication des formateurs à ces outils…

Pourtant, je reste persuadé que les enseignants font des TIC et du elearning sans s’en apercevoir, sans que nous le sachions…

Quand je regarde les devoirs et leçons des filles, je ne compte pas le nombre de pages issues d’Internet (par contre, je ferme les yeux sur les droits d’auteurs, toujours une histoire de formation). Seulement, ces enseignants font des TIC et du e-learning d’une autre façon que nous ou pour être plus exact comme nous faisions il y a 5 ans environ… Il découvre que la qualité de la relation dans le elearning et au moyen des TIC est différente qu’en présentiel (pas meilleure, ni pire).

On pourrait segmenter d’ailleurs ses enseignants (formateurs). Les pourcentages n’ont rien de scientifique, seulement une impression :

  • réfractaire à l’informatique et donc aux TIC et au e-elearning – 7 %
  • ceux qui voudraient bien mais qui ne savent pas utiliser les outils, ils n’ont jamais appris (y compris l’usage de l’ordinateur) – 7 %
  • ceux qui possèdent un ordinateur à la maison et qui l’emploient pour préparer ou non leur cours – 15 %
  • ceux qui utilisent l’informatique domestique pour faire des TIC et du elearning – 35 %
  • ceux qui utilisent les TIC et/ou le elearning mis à leur disposition avec leur groupe d’apprenants sans « trop se creuser » 15
  • ceux qui utilisent les TIC et/ou le elearning et qui cherchent à aller plus loin (qui l’intègre dans leur démarche pédagogique, qui font avec les outils dont ils disposent, qui cherchent d’autres outils…) – 5 %
  • ceux qui ont une vision plus large des TIC et/ou du elearning (moins de 1 %)

Des pseudos spécialistes du elearning

Plus haut dans ce billet, je parlais des vrais que j’oppose aux faux spécialistes. Quoi de mieux qu’une anecdote révélatrice. Un appel d’offre avait été lancé par une société du coin (une grosse :-). Assez copain avec pas mal de centres de formation du secteur géographique, j’ai été abasourdi.

Presque tous avait « pondu » une réponse ! Si, si, j’vous jure. Mais, la plupart n’avaient jamais fait de elearning 🙂 Pas un de leur membre ne connaît un iota dans le domaine. Je me suis toujours demandé où ils avaient « pompé » leur solution. Je me suis amusé à placer quelques termes techniques dans mes discussions de l’époque : grain, classe virtuelle… C’était évident qu’ils ne savaient pas de quoi je parlais.

Quand enfin je leur posais la question, la réponse était quasi invariable (j’exagère à peine) : «cela ne marche pas le elearning de toute façon, donc les mecs, ils vont se connecter une ou deux fois et puis c’est tout». Le pire a été un centre qui avait l’entreprise comme client en présentiel, qui n’a pas emporté l’appel d’offre et qui a ajouté : «ouais, j’comprends pas que ce soit untel qui a remporté le dossier. Et tu as vu le budget… »

Le Untel, je le connaissais évidemment. C’était un centre national qui possède une délégation dans la région et qui possédait un pseudo département d’enseignement en elearning 🙁

C’est vrai que nous ne sommes pas nombreux. Pour le gag, aucun n’avait fait appel à moi, puisque aucun ne lit mon blog et ne consulte mon site, car ils possèdent déjà tous ma fiche des compétences 🙁 je ne dis pas que j’aurais été meilleurs qu’eux, juste que j’aurais pu apporter une autre vision 😉

Notre rôle

On peut effectivement réfléchir sur notre fonction et notre rôle, nous spécialistes des TIC et du elearning. Est ce que nous ne favorisons pas l’agrandissement du fossé entre les différentes catégories d’utilisateurs. Je me pose de plus en plus fréquemment la question, pas seulement dans ces domaines d’ailleurs mais ils sont tous liés, si nous ne devrions pas revenir plus fréquemment sur les « basiques ».

Quand je dis basique, je parle de vraies bases… Mettre en place des formations, des sites, des billets, intégrer des revues et des journaux papier pour expliquer en termes simples le B A BA de l’Internet, peut-être même de l’informatique et des avantages en réexpliquant le pourquoi du comment, de différentes solutions de base.

Expliquer que l’on peut travailler de manière collaborative sur un outil de traitement de texte… cela veut dire que l’on sache manipuler un traitement de texte ! Partir sur un wiki, c’est bien joli, mais, nous en connaissons les usages, les avantages et les limites, pas le « néophyte ».

Regardez Facebook, exemple au hasard, non ! Mon assistante qui prépare un BTS en secrétariat de direction présentait, il y a peu une « APE ». Dans ce cadre, elle décrit différents blogs et sites qui m’appartiennent. La première réaction de son jury : cela ne dilue pas l’information ? Puis elle parle de ma présence sur Facebook. Un des deux membres du jury n’avait jamais entendu parler de Facebook.

Mon assistante était elle- surprise de cet état et me dit :«pourtant, on en parle partout.» Oui, effectivement, on en parle partout. Nous le remarquons car nous sommes confrontés quotidiennement à notre environnement informatique, c’est ce qui nous fait vivre ! Par contre, ce n’est pas le cas de ces deux personnes du jury qui font leur travail dans leur domaine au jour le jour !

C’est aussi notre rôle de ramener ses « brebis égarées » dans le droit chemin… À nous de leur expliquer TIC, elearning, FOAD… Je m’attends à avoir comme réponse : «Mais, ils peuvent facilement se renseigner si ils veulent, y’a Internet pour cela». Non, c’est faux. Les recherches de ce type ne les concernent pas. L’information est beaucoup trop disparate pour eux, ils ne savent pas utiliser Google comme nous le faisons…

Mettez vous à la place deux seconde d’un enseignant qui voudrait découvrir ce qu’il peut faire de manière simple avec les TIC. Il va saisir exercices simples en TIC et ne trouvera rien qui l’éclairera mis à part qu’il a besoin d’aide, que cela fonctionne sur PC…

Même avec les formateurs dans le domaine de l’informatique le problème existe. Ils font leur boulot. Ils sont super spécialistes dans leur domaine de compétence. Évidemment, si leur domaine est l’informatique ou le web, il y a une chance pour que cette personne soit plus sensible à nos arguments, car lui non plus ne comprend pas certaines décisions, certains comportements. Mais dans l’ensemble, grosso modo la réaction sera : «oui, mais qu’est ce que cela m’apporte ?» Ne vous lancez surtout pas dans de grandes théories sur l’apprenant et tutti quanti. Il n’en a que faire. Il attend vos informations sur ce que lui apporteront ces nouveautés au niveau du portefeuille 🙁

Cela n’empêche en rien que nous réfléchissions d’autres part à des solutions d’avenir, mais ne nous séparons pas de la base.

Et les tuteurs dans tout cela

Le grand oublié de nos discours est le tuteur. Jusqu’ici on parle d’apprenant, d’enseignants ou de formateur, mais on semble oublier également le rôle du tuteur… Ont-ils encore une place précise dans le e-learning, pardon la FOAD ? Plus que jamais. Mais, le métier de tuteur n’est-il pas un métier mort-né ? Je n’affirme rien, je pose juste la question. Si je poursuis mon raisonnement de l’enseignant qui fait des TIC et du e-learning sans le savoir, il remplit également un rôle de tuteur. Ce rôle de fait lui reviendrait naturellement… Je lance le débat.

La suite dans quelques jours car j’avais prévu de parler de quelques liens :-((

Qu’est ce que la formation professionnelle continue

La formation professionnelle continue a pour objet selon la loi (Article L900-1 du Code du Travail) de :

  • favoriser l’insertion ou la réinsertion professionnelle des travailleurs,
  • permettre le maintien dans l’emploi des travailleurs,
  • favoriser le développement des compétences et l’accès aux différents niveaux de la qualification professionnelle des travailleurs,
  • contribuer au développement économique et culturel de la promotion sociale des travailleurs.

La formation professionnelle vise également à permettre le retour à l’emploi lors d’une interruption de leur activité professionnelle pour s’occuper d’un membre de leur famille en état de dépendance.

L’Etat, les collectivités locales, les établissements publics, les établissements d’enseignement publics et privés, les associations, les organisations professionnelles, syndicales et familiales, ainsi que les entreprises, concourent à l’assurer.

L‘article L900-2 du Code du Travail définit les types d’actions de formation qui entrent dans le cadre de la formation professionnelle continue :

  • Les actions de préformation et de préparation à la vie professionnelle.
  • Les actions d’adaptation et de développement des compétences des salariés.
  • Les actions de promotion.
  • Les actions de prévention.
  • Les actions de conversion.
  • Les actions d’acquisition, d’entretien ou de perfectionnement des connaissances.
  • Les actions de formation continue relative à la radioprotection
  • Les actions de formation relatives à l’économie de l’entreprise.
  • Les actions de formation relatives à l’intéressement, à la participation et aux dispositifs d’épargne salariale et d’actionnariat salarié.
  • Les actions permettant de réaliser un bilan de compétences.
  • Les actions permettant aux travailleurs de faire valider les acquis de leur expérience (VAE)

C’est dans ce cadre que sont misent en place les formations que nous proposons sur Ed Productions, Ed Formations et Lille aux formations.

Si vous êtes acteur dans le monde de la formation professionnelle continue, n’oubliez pas la liste de discussions formateurs qui regroupe déjà 66 membres et le réseau social Ning des formateurs