formateur n'est plus un métier d'avenir

Depuis pas mal d’années (20 ans), vous le savez certainement 😉 je côtoie de près la monde de la formation professionnelle, principalement celui de la formation continue, soit pour de la délégation auprès de centre de formations et/ou de revendeurs informatique possédant un secteur formation, soit en direct grâce à Ed Productions. Cela ne concerne donc pas directement l’éducation, bien que 🙂

Cela fait quelque mois que je me pose des questions sur l’avenir de ce métier tel qu’il est pratiqué au jour d’aujourd’hui par la majorité des formateurs. Le verdict émit par un vieux formateur qui approchait l’âge de la retraite au début des années 90 : «la formation sous sa forme actuelle, c’est foutu pour vous les jeunes…» sous entendre en centre de formation, etc. me hante. À l’époque, je lui répondais que je ne pensais pas. Bien vu, car c’est toujours cette manière de faire qui est le plus souvent privilégié (même si des personnes se démarquent, je pense à Adrien, Florence, Olivier…).

Mais, cette remarque et ma réponse de l’époque m’empêchent de réfléchir sereinement sur les questions qui me tourmentent ! J’ai peur d’avoir pris un coup de vieux, d’être devenu un vieux con c’est-à-dire que j’aurais tendance à retranscrire à mon époque l’histoire du vieux Monsieur (enfin, j’suis pas encore à l’âge de la retraite) : «le métier de formateur sous sa forme actuelle, c’est foutu pour vous les jeunes !» 🙁

Je ne suis visiblement pas le seul à penser que la formation est dépassée ! dans sa forme actuelle. L’apprentissage informel entre également dans ma perception de la nouvelle formation et je pense que notre rôle est aussi de l’aider. J’en avais déjà parlé pour le monde de l’éducation dans ce blog !

Bon, au moins cela aura le mérite de poser la ou les questions !

Jusqu’à aujourd’hui, dans la grande majorité des cas, la formation s’effectue en présentiel, mâtinée d’une partie de elearning (mais que l’on appelle service après vente 🙂 Mais demain, dans quelques mois ou quelques années, les formations continues professionnelles devraient prendre d’autres apparences.

J’en vois déjà trois importantes :

  • La première que l’on appellera comme on veut : visio-téléphonie, visio-conférence, prise en main d’outils à distance… avec un simple ordinateur, une « webcam » et Skype (pour simplifier).
  • Un seconde, le retour en force des CD, DVD ou des K7 vidéo remis au goût du jour, notamment sur Internet, et éventuellement couplé avec une solution de visio-conférence…
  • L’explosion du mal nommé rapid elearning clôturera ma vision parcellaire d’aujourd’hui.

Nomadisme et DIF : cours à distance

Dans les prochaines années, réduire ses déplacements sera une nécessité. Le nomadisme va dans ce sens. Petit rappel, dans mon esprit, nomadisme ne veut pas dire seulement que l’on apprendra partout et en tout lieu (d’ailleurs, je ne suis pas convaincu du partout et en tout lieu pour apprendre ou pour former), mais plutôt une liberté dans ses choix de déplacements.

Je m’explique. Pour l’instant, si nous continuons dans la thématique de la formation, soit le formateur se déplace, soit le ou les stagiaires se déplacent. Eh bien, demain, ni l’un, ni l’autre n’auront besoin de se déplacer… Ils pourront choisir chacun leur « lieu de rencontre ». Cela pourra être par exemple pour les uns et les autres leur bureau respectif ! Cela n’aura rien de surprenant.

Cette notion de nomadisme sera la norme, pas seulement pour la formation mais également pour les réunions qui seront à n’en pas douter du travail en réseau entre plusieurs personnes réparties en différents lieux géographiques. Rezo7 ne dit pas autre chose pour débuter sa série sur quelques outils de visio-téléphonie.

Déjà, en dirigeant Ed Productions, je perçois les prémices de ces demandes de cours à distance (je n’ai pas dit de elearning, car pour moi dans la notion de elearning, il existe une notion de formation asynchrone, c’est-à-dire sans la présence réelle ou virtuelle de l’enseignant).

Le DIF (Droit individuel à la Formation) pousse également vers ce raisonnement. Ces cours à distance peuvent être mis en place aisément à toute heure du jour et de la semaine.

Cela aura un impact également sur l’internationalisation des formations et donc sur la concurrence ! Pourquoi ne pas suivre une formation à la création de site internet car on aime bien la démarche de Daniel Lafrenière, « enseignant » Canadien, depuis la France, ou inversement !

Le seul problème, les créneaux horaires… Mais si l’apprenant Français souhaite son cours de 22 h à 23 h ce sera un cours de 16 à 17 h pour l’enseignant canadien 🙂 Le DIF conduit à ce genre de raisonnement. De plus, le choix pour les demandeurs de DIF sera enfin clair et précis. Difficile pour eux de s’y retrouver dans les méandres des systèmes de formations inter, intra, sur site, en centre… du montant à l’heure, à la journée, à la formation… L’offre aura le mérite d’être claire et simplifié.

L’apprentissage informel et les DVD

L’apprentissage informel entre de plain-pied dans cette nouvelle formation. Diffus et flou pour l’instant (qui en tient compte dans son enseignement), demain, alors que notre environnement où les changements s’accélèrent et se complexifient, l’apprentissage informel sera l’axe majeur d’apprentissage.

L’une des solutions d’aujourd’hui à cet apprentissage informel serait le retour en grâce des CD, pardon des DVD d’apprentissage, qui j’en suis convaincu réapparaîtront sous d’autres formes en ligne (à la relecture, je m’aperçois que sous le vocable DVD, il est sous entendu vidéo). C’est déjà un peu le cas avec ce que propose aujourd’hui Wisibility qui d’ailleurs est peut-être trop en avances sur son temps !

Plutôt que de repartir sur des solutions déjà en ligne, car je ne sais pas si le modèle économique choisis est réellement viable à long terme, quoi qu’en disent les sociétés concernées, alors réfléchissons sur l’usage ou la commercialisation des simple DVD. Prenons ceux d’Elephorm dont les DVD sont des outils d’auto-formations professionnelles pour tous publics (si, si j’ai testé pour vous ;-). Première remarque, l’offre est très étendue…

Exemple d’utilisation de DVD applicable aujourd’hui

Prenons un exemple. Je suis un utilisateur habitué d’Illustrator CS 2 et je viens d’acquérir la version CS 3. Pour la formation traditionnelle, y compris pour Ed Productions, nous organisons des formations d’une journée, voir 2 dans ce cas précis. Toutefois, nous savons tous très bien que nous sommes obligés de combler soit par des exercices, soit par des rappels…

Bref, je résume : une journée ou deux qui monopolise l’équipe ou une partie de l’équipe… pour une formation qui devrait prendre à peine une journée, voir une matinée. Je sais, je scie la branche sur laquelle je suis assis mais je ne dis pas que toutes les formations sont comme cela. D’ailleurs, historiquement, c’est plutôt l’inverse qui c’est produit les formations pour des raisons marketing ont été réduite en nombre de jours. De 4 jours, les centres de formation ont proposé 2 jours soi-disant en séparant initiation et perfectionnement, en réalité dans l’idée que deux jours de formation étaient acceptable budgétairement et que l’apprenant râlerait pour avoir les 2 jours complémentaires afin de pouvoir réellement travailler.

Bon revenons à notre journée de formation. Son coût : environ 600 euro ht, sans parler des frais de déplacement !

Le formateur selon les organismes sera un réel expert d’Illustrator (comme chez Ed Productions 🙂 mais dans certains cas, ce sera un ancien formateur bureautique qui un jour c’est dit : «Mais, moi aussi, je peux faire des formations Illustrator, il n’y a qu’à comprendre les courbes de bézier !» (j’ai connu ce type de formateurs qui exercent toujours d’ailleurs, mais ne lui demandez pas un détail sur comment cela fonctionne en production, il n’en sait rien !)

Je regarde le catalogue Elephorm puisque c’est eux que j’ai pris en référence… Génial, un DVD Apprendre Illustrator CS3 – Les nouveautés existent (C’est celui là en plus que j’ai testé) ! Son prix, moins de 40 euro pour un court de 3 h 30 donné par l’intermédiaire de vidéos de Fabrice Court.

Plus de déplacements, plus de réunion de tout le monde en même temps… Une fois acquis le DVD, il est possible de se le prêter les uns les autres, de commencer la formation car j’ai un creux dans mon travail et de la reprendre le lendemain ou deux jours après, de venir vérifier un point de détail en cas de besoin… La formation et le support en un seul élément, qui plus est par un véritable spécialiste !

Certains centres distribuent d’ailleurs ce type de DVD comme support de cours en fin de formation (parfois ce sont des CD ou des clefs USB mais c’est le même principe) ! La question qu’il est temps de se poser est : ne faut-il pas inverser la manière de faire ? Si au lieu de distribuer le DVD à la fin, nous commencions par vendre le DVD accompagné d’une prestation de visio-téléphonie, soit un nombre d’heure d’échanges, soit un ou des rendez-vous ponctuels. On pourrait même envisager une journée ou une demi-journée en centre ou sur le site client !

Dans l’exemple qui nous concerne, celui du DVD des nouveautés d’Illustrator CS 3 un ou deux contacts par visio-téléphonie serait suffisant. Par contre, pour le DVD Apprendre Joomla, des échanges beaucoup plus nombreux sont nécessaires surtout si le client désire mettre en ligne son site !

Le formateur dans tout cela

Le rôle et la pédagogie du formateur seraient alors complètement différents. Le formateur deviendrait plutôt conseil en complément de son rôle de pédagogue… Son travail serait un travail de reformulation d’explications, de complément d’informations… ce qui exige, je pense un niveau de compétences et de connaissance du produit (ou de la matière enseignée) beaucoup plus élevé que le fait de débiter son cours, le cours préparé, celui dont nous connaissons par expérience les moindres questions qui risquent de surgir et aux réponses toutes faites.

Le rôle du formateur serait également transformé car son rôle serait également d’aiguiller l’apprenant dans ses choix et ses décisions aux cours de certaines formations.

Prenons un exemple pour être clair. Régulièrement, j’ai des appels du type : «bonjour, je cherche une formation pour créer un site internet !» En tant que telle, cette question ne veut rien dire aujourd’hui, si l’on ne se pose pas la question du besoin et des attentes du client dans la création de son site.

Pour l’instant, à de rares exceptions, suite à notre entretien où j’essaye de d’établir sommairement une classification des sites et du pourquoi et comment de leur usage, j’ai rarement la possibilité de réellement présenter une formation quel site ? pour qui ? pour quoi ? ou les formations du genre gestion de création de site internet qui pourtant me semblent généralement indispensable dans ces contextes (en Pao, c’est tout le côté chaîne graphique et typographie mise en page qui est sous-estimé en général).

On pourrait même imaginer le développement de formation de ce type sur DVD pour fonctionner comme précédemment.

Entre le fan de Drupal, l’utilisateur de SPIP et l’habitué à Joomla, chacun prêche pour sa chapelle.Je ne parle même pas de site en html (simplement parce qu’il est simple de proposer du Dreamwearver) ou en Php-MySql (parce que l’on fait tout avec et que le formateur espère récupérer une partie productions sachant que le client ne saura pas développer sa solution). Les éditeurs devront prendre garde dans le choix des prestataires. Une autre piste serait également la mise en DVD de formation à partir de certains livres, vous auriez ainsi au choix le livre ou le DVD.

Une touche de rapid elearning

Le rapid elearning dans ce contexte peut prendre également un nouvel envol soit en complément de l’existant (les DVD qui existent par exemple) pour expliquer un point de détail, pour une mise à jour, soit dans le cadre de formations spécifiques, complètement adapté à un client par exemple avec l’inclusion des vidéos contenues dans le DVD (faudrait juste regarder si au niveau des droits d’auteur cela serait possible).

Le rapid elearning permet de transformer une présentation PowerPoint en présentation Flash diffusable sur Internet. Jusque-là, SlideShare, fait cela très bien !

Le plus du rapid elearning est que la présentation orale peut-être enregistrée en même temps, ainsi que l’inclusion de vidéo ou de notes sur un TBI (Tableau Blanc Interactif). Un produit comme celui que propose Speechi va encore plus loin, puisqu’il est possible de mettre en place simultanément des conférences à la fois en ligne et en live, où les personnes au loin peuvent intervenir !

Une fois encore la qualité requise pour le formateur n’est pas dans les compétences qu’on lui demande actuellement. Il doit devenir scénariste, concepteur de présentation (attention, j’y reviendrais prochainement, tout le monde contrairement à ce que beaucoup pense n’est pas concepteur de présentation genre PowerPoint), sans parler des connaissances d’écriture vidéo.

Le métier de formateur n’est vraiment pas un métier d’avenir pour les formateurs actuels. Nous avons tout à réapprendre de notre métier ou presque, en plus d’être un spécialiste de la transmission de savoirs. Moi, en tout cas, j’en prends le chemin avec Ed Productions !

Ah oui, si vous vous sentez inspiré (ou si vous connaissez quelqu’un) pour travailler dans cette direction et dans cet esprit, Ed productions est toujours à la recherche d’un Collaborateur stagiaire de 6 à 12 mois avec possibilité d’embauche !

Mise à jour le 30 avril : une discussions au travers des blogs sur cette thématique c’est instaurée… Thierry répond à mon billet dans son blog… et sans concertation, nous traitons également de cette thématique en commentaire du billet de Bruno Richardot que je présentais en cours de journée sur les cultures numériques 🙂 Vous pouvez choisir de nous répondre sur l’un des trois blogs, selon affinités et autres 😉

formation continue, enseignement, e-learning… la suite en liens

Je ne pensais pas être si bavard… aussi, je dois faire un deuxième billet sur le sujet de la formation continue, de l’enseignement, du e-learning car depuis quelques temps je collectionnais les billets sur ces sujets dans le but dans faire un article 🙁

Guide EPN (Espace public numérique)

  • Le guide EPN (Espace public numérique) et l’école , dont la version papier sera présentée en avant-première à l’occasion des Rencontres d’Autrans en janvier 2008. Ce guide est un travail collaboratif d’une trentaine de personnes associant des animateurs de lieux d’accès public à internet, des dispositifs de soutien territoriaux, des personnes ressources au sein de l’Education Nationale et d’organismes de formation et de recherche. Il propose des interviews d’acteurs de terrains, des points de vue d’experts, des présentations d’initiatives, des exemples de projets pédagogiques, des conseils méthodologiques pour monter des projets en partenariat, des fiches-ressources sur les références réglementaires, les financements…

En voici les chapitres :

  • Introduction
  • Se connaître pour travailler ensemble
  • Les compétences numériques de base
  • Mutualiser les moyens
  • Des projets en partenariat
  • Accompagner la scolarité
  • Des projets à la pointe de l’innovation

Bien que je n’ai pas encore lu l’ensemble des articles proposés en lignes, deux-trois réactions à chaud… C’est encore une fois l’apanage du B2i, pas de référence à l’identité numérique, et quand je lis par exemple, l’article Une médiathèque au service des projets des enseignants, j’aurais tendance à dire : les enseignants manquent cruellement d’imagination 🙂 et la réaction de l’enseignante qui a déclaré : «percevoir de plus en plus de différence dans la maîtrise de l’outil entre ceux qui ont un ordinateur chez eux et ceux qui n’en ont pas» cela me laisse pantois ! Ah, ben mince alors !

J’ai l’impression que dans cette école ont fait mieux avec moins de « frime ».

Bref, j’ai peur que cela devienne encore un document « d’auto-satisfaction » de référence déjà dépassé avant parution.

Un extrait de ce qu’écrit François Duport… « A l’heure où les régions, les départements et les collectivités investissent massivement dans les établissements scolaires pour la mise en place des ENT (Espace Numérique de Travail, il n’y a pas de réflexions sur un usage raisonné de ces technologies tout au long de la vie.
Tout le monde s’accorde qu’il y a besoin de réformer le machin, et de centrer les dispositifs en direction de l’usager. L’amusant de la chose, c’est d’utiliser les occurrences des mots « TIC, Internet, portfolio, TICE » et autres termes qui permet d’évaluer le niveau d’intégration des technologies. Résultat : chou blanc.
Par essence l’acte de formation est transversal. Pourquoi séparer formation initiale et formation continue ? La formation est informelle… »

Des liens en vrac

  • Traversons l’Atlantique pour s’apercevoir que les problèmes sont identiques d’un bord à l’autre de l’Océan même si les termes changent. Chez nos lointains cousins, on parle de Réforme et de renouveau pédagogique 🙂 Profession : enseignant vous donnera quelques explications complémentaires sur l’histoire de l’école jusqu’à celle de demain.
  • Je serais curieux de lire le dernier Nouvel Educateur, La revue de l’ICEM-Pédagogie Freinet. Ce numéro 185 de décembre 207 porte comme titre : Quelles TICE ? Pour quelle école ? Et la question que je me pose depuis pas mal de temps… Les écoles Freine intégrent-elles mieux ou pas les TICE dans leur enseignement ? Au passage, si quelqu’un avait un avis, je suis preneur, ainsi que d’un exemplaire de la revue de décembre 🙂
  • Autre revue qui se consacre au TIC dans le monde de l’enseignement : les dossiers de l’ingénierie éducative du CNPD. Son numéro d’octobre s’appelait « L’éducation du citoyen internaute« . Christelle Membrey|fr] en recommande la lecture, donc lisez le 🙂
  • Les futurs enseignants…, on compte beaucoup sur eux, mais en attendant, que faire ?
  • Espérons qu’ils auront conscience s’ils doivent aussi faire du elearning (ce sera également une facette de leur métier de base dans quelques années) de ne pas penser qu’en terme d’outils : «Ainsi la principale difficulté pour les acteurs de la formation en ligne est de valoriser le coeur du métier : la pédagogie. De la même façon que Word ne fait pas de nous des écrivains et que excel ne nous transforme pas en champion de l’analyse financière, les outils de e-learning – dans toute leur richesse – ne déterminent pas ce que doit être un contenu, comment partir des objectifs pédagogiques, comment tenir compte des pré requis, comment accompagner l’apprentissage et évaluer les connaissances et les compétences, comment enfin mettre en scène et donner de l’appétence à apprendre.»
  • enfin, pour conclure, moi j’aime bien ce guide e-learning : comment commencer ? (PDF de 1,1 Mo – 38 pages) , où il est écrit noir sur blancs dans la partie Déterminez le besoin de formation….: Existe-t-il un besoin de formation en e-learning ? J’ajouterai juste réel ou pour faire comme les autres ?

formation continue, enseignement, e-learning… bref, l'apprentissage

Je voudrais donner une suite à ma question : Avis mortuaire sur le e-learning ? pour plusieurs raisons :

  • le débat a rebondi fin novembre sur les blogs d’origine (celui de Xavier et de Thierry, au passage au fil du temps, il continue de nous expliquer sa théorie de l’enseignement mobile)
  • La Ministre de l’Enseignement supérieur a cru bon d’inviter des « bloggers influents » pour parler des TIC « de manière informelle » (Chapeau bas Messieurs les bloggers) dont j’ai l’impression qu’il n’est pas sorti grand chose à la lecture des comptes-rendus…
  • La remarque dans la longue série de commentaires au sujet du blocage de Lille 3 (message 532. Le jeudi 6 décembre 2007 à 04:56)
  • Et surtout, depuis, j’ai réfléchi… notamment au commentaire de Xavier qui disait que je me concentrais sur le e-learning en milieu scolaire 🙂

Thierry a été le plus prolifique sur la question. Normal, c’est lui qui avait lancé le débat 🙂 Au passage, notez que Speechi a effectivement présenté lors d’Educatic une « mallette d’enseignement nomade » qui sera disponible vers le 15 janvier, mais Olivier lui tient la dragée haute dans les commentaires 🙂

La loi de Klein

On peut résumer la loi de Klein 😉 : plus le support de l’information est léger, petit, lisible, transportable, copiable, partageable, bref, plus le support est nomade, plus l’information et le savoir se répandent. L’exception de Klein 😉 nous apprends que l’hyper-réduction de l’information n’est plus aussi accessible ou lisible par l’être humain et il est complexe de repérer la « bonne » information, l’information utile. Thierry illustre sa loi et son exception par l’exemple de l’Ebook.

L’ebook

J’ajouterai juste à la description de Thierry que les Ebooks exploseront également le jour où l’on arrêtera de considérer l’Ebook comme un simple document au mieux mis en page et exporté à la va comme je te pousse en PDF. Ebook aura toute sa valeur lorsqu’il sera conçu réellement comme un Ebook et qu’il tirera profit de l’ensemble des technologies disponibles…

Je suis toujours surpris dans les formations Acrobat que je donne du manque d’imagination des participants à ce sujet ! Depuis longtemps je professe des formations Acrobat ou PDF pour le marketing, également envisageable pour le e-learning, sans grand succès !

Vers la définition de la formation

Pour Thierry, former quelqu’un (ou un groupe) revient à lui donner de l’information et à vérifier qu’elle a été bien comprise. Cette définition m’évoque un peu trop le schéma de la communication, proche de celui de Jakobson. En simplifiant, J’émets un message vers un récepteur qui me renvoie un feed-back. D’ailleurs, cela correspond à la Loi de Klein, puisqu’il y parle d’information.

Je ne pense pas que le fait d’informer soit suffisant pour définir la formation. Donner connaissance de quelque chose à quelqu’un fait partie du travail de formation, effectivement. Toutefois, la dimension de l’apprentissage disparaît : le but de la formation dans un sens large (depuis la maternelle jusqu’aux études supérieures en passant par la formation continue) est aussi d’apprendre quelque chose à quelqu’un, parfois simplement l’habituer, lui faire découvrir de nouveaux horizons, lui donner une éducation, etc.
Bref lui permettre d’acquérir et de développer ses capacités intellectuelles, morales ou manuelles, entre autres par un apprentissage approprié.

Selon les théories Delcroiziennes (Thierry crée bien sa propre loi 😉 la formation consisterait au sein d’une relation privilégie à développer les capacités intellectuelles, morales ou manuelles d’apprenants au travers d’un apprentissage approprié dans le but de leur apprendre ce dont ils ont besoin pour évoluer.

Je suis assez content de ma définition 🙂 On y retrouve le rapport enseignant (formateur)/éléve (stagiaire), cela concerne les groupes (classes et petits groupes) et l’individu…

TIC et e-learning

Cette définition me permet de rebondir sur les commentaires d’Olivier.
En effet, la transmission du savoir repose sur la qualité du formateur pas sur celle des outils, dont font partie le e-learning, les TIC ou NTIC… Et autre question en corollaire, le e-learning et les TIC tel que l’on l’entend d’une manière générale sont-ils adaptés à tous les types d’enseignements, à toutes les formations, à tous les apprenants ? C’est aussi à l’enseignant (formateur) à choisir ses outils ou à moduler leur emploi en fonction de ou des apprenants.

Olivier précise dans un de ces commentaires que certains abandonne le e-learning car ils n’ont pas su en tirer profit. Effectivement. Mais reconnaissons à leur décharge que pas grand monde que seulement quelques spécialistes (je parle des vrais, j’y reviendrais plus loin) savent utiliser et expliquer comment employer le elearning…

N’est-ce pas avant tout un problème de formation des « enseignants » ? de formations de nos enfants (je sais, je rabâche avec le B2i, mais il me semble complètement inadapté) ? D’une adaptation des moyens ? D’une remise en cause des enseignants et des formateurs, de leur démarche pédagogique ?

Des exemples

Dans les commentaires sur la grève de Lille 3, une étudiante me pose la question : pourquoi les enseignants n’utilisent pas Mooddle pour nous fournir des documents (au passage, on remarque que les étudiants demandent juste des PDF) et ne répondent pas aux e-mails ? Pourquoi selon vous ? J’ai répondu dans un commentaire suivant.

Autres exemples. Avec les étudiants d’IDEMM, nous avons deux projets d’années. Le premier vient de se terminer. Je leur laisse décembre pour le compléter et nous embrayerons sur le second en janvier. Dans le premier projet, ils ont pu créer et manipuler un blog, un wiki, approcher Facebook, Viadeo, Second Life… Dans le second, ils devront peut-être créer un CMS (ou un blog encore), peut-être du elearning et toute la gestion du projet devrait se faire sur Facebook.

Pourquoi cela est-il possible ? Je vous donne la réponse : parce que je connais ces environnements (enfin Second Life :-(( Cela fait une dizaine d’années que je suis sur Internet, que j’explore régulièrement les différents domaines d’activités qui m’intéressent… J’ai un vécu et une vision de ce qui se passe sur le net, sur ce que l’on peut faire et comment… Je peux donc donner l’impulsion, comme le fait également par exemple Adrien (Vieux briscard de l’informatique lui aussi).

TIC et e-learning, une affaire de spécialistes

Qu’est ce que cela signifie ? N’ayons pas peur des mots. Nous faisons partie d’une élite qui connaît l’informatique, Internet… Pour nous, faire de la formation à distance, cela paraît évident. Nous sommes régulièrement « dedans » même à l’époque où Internet n’existait pas, nous assurions déjà des « formations » par téléphone (cela continue d’ailleurs aujourd’hui). Les nouveaux outils n’ont pas de mystères pour nous (enfin, on le fait croire :-), nous avons des idées d’utilisations, nous savons employer elearning et TIC dans notre démarche pédagogique… Mais en réalité, combien sommes-nous ?

Très, très peu nombreux. Quand je vois que dans certaines universités, il est proposé en décembre 2007 des formations de 3 h au traitement de texte pour créer de façon automatisée une table de matière, utiliser le mode plan et transformer un fichier aux formats RTF, HTML et PDF : les styles dans un traitement de texte, quand je constate le faible niveau de connaissance des enseignants en école maternelle et primaire des professeurs des écoles (je n’ai pas encore pu juger des derniers sortis de l’IUFM mais ce n’est pas seulement une question d’âge et de formation), quand, lors d’une réunion de présentation de collège, on nous parle de l’ouverture d’une classe pupitre où les enseignants vont être « rapidement » formés mais que la maintenance sera assurée par un enseignant (cela me promet quelques montés d’adrénaline si l’une de mes filles se trouve dans cette classe pupitre), si je regarde autour de moi, la faible pour ne pas dire nulle, implication des formateurs à ces outils…

Pourtant, je reste persuadé que les enseignants font des TIC et du elearning sans s’en apercevoir, sans que nous le sachions…

Quand je regarde les devoirs et leçons des filles, je ne compte pas le nombre de pages issues d’Internet (par contre, je ferme les yeux sur les droits d’auteurs, toujours une histoire de formation). Seulement, ces enseignants font des TIC et du e-learning d’une autre façon que nous ou pour être plus exact comme nous faisions il y a 5 ans environ… Il découvre que la qualité de la relation dans le elearning et au moyen des TIC est différente qu’en présentiel (pas meilleure, ni pire).

On pourrait segmenter d’ailleurs ses enseignants (formateurs). Les pourcentages n’ont rien de scientifique, seulement une impression :

  • réfractaire à l’informatique et donc aux TIC et au e-elearning – 7 %
  • ceux qui voudraient bien mais qui ne savent pas utiliser les outils, ils n’ont jamais appris (y compris l’usage de l’ordinateur) – 7 %
  • ceux qui possèdent un ordinateur à la maison et qui l’emploient pour préparer ou non leur cours – 15 %
  • ceux qui utilisent l’informatique domestique pour faire des TIC et du elearning – 35 %
  • ceux qui utilisent les TIC et/ou le elearning mis à leur disposition avec leur groupe d’apprenants sans « trop se creuser » 15
  • ceux qui utilisent les TIC et/ou le elearning et qui cherchent à aller plus loin (qui l’intègre dans leur démarche pédagogique, qui font avec les outils dont ils disposent, qui cherchent d’autres outils…) – 5 %
  • ceux qui ont une vision plus large des TIC et/ou du elearning (moins de 1 %)

Des pseudos spécialistes du elearning

Plus haut dans ce billet, je parlais des vrais que j’oppose aux faux spécialistes. Quoi de mieux qu’une anecdote révélatrice. Un appel d’offre avait été lancé par une société du coin (une grosse :-). Assez copain avec pas mal de centres de formation du secteur géographique, j’ai été abasourdi.

Presque tous avait « pondu » une réponse ! Si, si, j’vous jure. Mais, la plupart n’avaient jamais fait de elearning 🙂 Pas un de leur membre ne connaît un iota dans le domaine. Je me suis toujours demandé où ils avaient « pompé » leur solution. Je me suis amusé à placer quelques termes techniques dans mes discussions de l’époque : grain, classe virtuelle… C’était évident qu’ils ne savaient pas de quoi je parlais.

Quand enfin je leur posais la question, la réponse était quasi invariable (j’exagère à peine) : «cela ne marche pas le elearning de toute façon, donc les mecs, ils vont se connecter une ou deux fois et puis c’est tout». Le pire a été un centre qui avait l’entreprise comme client en présentiel, qui n’a pas emporté l’appel d’offre et qui a ajouté : «ouais, j’comprends pas que ce soit untel qui a remporté le dossier. Et tu as vu le budget… »

Le Untel, je le connaissais évidemment. C’était un centre national qui possède une délégation dans la région et qui possédait un pseudo département d’enseignement en elearning 🙁

C’est vrai que nous ne sommes pas nombreux. Pour le gag, aucun n’avait fait appel à moi, puisque aucun ne lit mon blog et ne consulte mon site, car ils possèdent déjà tous ma fiche des compétences 🙁 je ne dis pas que j’aurais été meilleurs qu’eux, juste que j’aurais pu apporter une autre vision 😉

Notre rôle

On peut effectivement réfléchir sur notre fonction et notre rôle, nous spécialistes des TIC et du elearning. Est ce que nous ne favorisons pas l’agrandissement du fossé entre les différentes catégories d’utilisateurs. Je me pose de plus en plus fréquemment la question, pas seulement dans ces domaines d’ailleurs mais ils sont tous liés, si nous ne devrions pas revenir plus fréquemment sur les « basiques ».

Quand je dis basique, je parle de vraies bases… Mettre en place des formations, des sites, des billets, intégrer des revues et des journaux papier pour expliquer en termes simples le B A BA de l’Internet, peut-être même de l’informatique et des avantages en réexpliquant le pourquoi du comment, de différentes solutions de base.

Expliquer que l’on peut travailler de manière collaborative sur un outil de traitement de texte… cela veut dire que l’on sache manipuler un traitement de texte ! Partir sur un wiki, c’est bien joli, mais, nous en connaissons les usages, les avantages et les limites, pas le « néophyte ».

Regardez Facebook, exemple au hasard, non ! Mon assistante qui prépare un BTS en secrétariat de direction présentait, il y a peu une « APE ». Dans ce cadre, elle décrit différents blogs et sites qui m’appartiennent. La première réaction de son jury : cela ne dilue pas l’information ? Puis elle parle de ma présence sur Facebook. Un des deux membres du jury n’avait jamais entendu parler de Facebook.

Mon assistante était elle- surprise de cet état et me dit :«pourtant, on en parle partout.» Oui, effectivement, on en parle partout. Nous le remarquons car nous sommes confrontés quotidiennement à notre environnement informatique, c’est ce qui nous fait vivre ! Par contre, ce n’est pas le cas de ces deux personnes du jury qui font leur travail dans leur domaine au jour le jour !

C’est aussi notre rôle de ramener ses « brebis égarées » dans le droit chemin… À nous de leur expliquer TIC, elearning, FOAD… Je m’attends à avoir comme réponse : «Mais, ils peuvent facilement se renseigner si ils veulent, y’a Internet pour cela». Non, c’est faux. Les recherches de ce type ne les concernent pas. L’information est beaucoup trop disparate pour eux, ils ne savent pas utiliser Google comme nous le faisons…

Mettez vous à la place deux seconde d’un enseignant qui voudrait découvrir ce qu’il peut faire de manière simple avec les TIC. Il va saisir exercices simples en TIC et ne trouvera rien qui l’éclairera mis à part qu’il a besoin d’aide, que cela fonctionne sur PC…

Même avec les formateurs dans le domaine de l’informatique le problème existe. Ils font leur boulot. Ils sont super spécialistes dans leur domaine de compétence. Évidemment, si leur domaine est l’informatique ou le web, il y a une chance pour que cette personne soit plus sensible à nos arguments, car lui non plus ne comprend pas certaines décisions, certains comportements. Mais dans l’ensemble, grosso modo la réaction sera : «oui, mais qu’est ce que cela m’apporte ?» Ne vous lancez surtout pas dans de grandes théories sur l’apprenant et tutti quanti. Il n’en a que faire. Il attend vos informations sur ce que lui apporteront ces nouveautés au niveau du portefeuille 🙁

Cela n’empêche en rien que nous réfléchissions d’autres part à des solutions d’avenir, mais ne nous séparons pas de la base.

Et les tuteurs dans tout cela

Le grand oublié de nos discours est le tuteur. Jusqu’ici on parle d’apprenant, d’enseignants ou de formateur, mais on semble oublier également le rôle du tuteur… Ont-ils encore une place précise dans le e-learning, pardon la FOAD ? Plus que jamais. Mais, le métier de tuteur n’est-il pas un métier mort-né ? Je n’affirme rien, je pose juste la question. Si je poursuis mon raisonnement de l’enseignant qui fait des TIC et du e-learning sans le savoir, il remplit également un rôle de tuteur. Ce rôle de fait lui reviendrait naturellement… Je lance le débat.

La suite dans quelques jours car j’avais prévu de parler de quelques liens :-((

spécialiste de la transmission de savoirs

Parfois, les titres dans la presse m’amuse… je suis en effet spécialiste de la transmission de savoirs, car formateur pour adultes selon le supplément Dimanche annonces de la Voix du Nord de cette semaine. Cela me fait une spécialité de plus à ajouter à mon arc 🙂

En effet, chaque semaine, une page est réservée à un métier dans ce journal régional. Cette semaine, cette page était consacrée à une activité que je connais bien : formateur pour adulte. Vous imaginez la page que j’ai lue en premier du journal ? Perdu, c’était celle des sports. On est homme avant tout 😉

Plus sérieusement, j’ai trouvé l’article intéressant d’autant plus que Robert Tiam (la personne interrogé par Jory Idkowoak sur son métier de formateur) est un ancien professeur de SVT ! Et lorsqu’on lui demande la différence principal entre l’enseignement dans l’éducation nationale et les formations pour adultes, il répond : «Dans l’Education Nationale, on a tendance à régurgiter ce qu’on a appris, mais on n’a que la dimension théorique.» – À vos commentaires 😉

Cet article complète très bien Le métier de formateur, l’un des billets best-sellers de ce blog 😉

J’y relève quelques phrases :

  • Il faut être près des gens, les comprendre.
  • La formation doit répondre à un besoin, notre rôle est d’identifier ce besoin.
  • L’adulte apprend s’il comprend, s’il sait à quoi ça sert. Il faut que la formation ait un sens, l’adulte ne veut pas perdre son temps.
  • Il ne faut surtout pas croire que nous détenons le monopole du savoir
  • Il faut posséder une capacité d’écoute importante
  • Il ne faut pas compter son temps

Les compétences, débouchés et salaires sont issus de la fiche métier formateur pour adulte de l’Onisep.

Une réponse est donnée à une question qui m’est souvent posée : un poste ou une mission se trouvent plus souvent par le bouche-à-oreille. Les offres d’emploi par petites annonces ne représentent qu’un tiers à peine du marché global. D’où l’importance de multiplier les vacations en début de carrière afin de se constituer un réseau. Pour les autres informations je suis partiellement d’accord avec ce que décrit cette fiche (par exemple le marché est porteur, mais encore largement méconnu ; La plupart des formateurs sont employés par de grands organismes comme l’AFPA, le CESI ou encore la CEGOS).

Ces informations de l’Onisep sont à mettre en relation avec celles du Répertoire Opérationnel des Métiers et des Emplois (ROME), plus réaliste sur les conditions d’accès au métier de formateur.

POur les salaires, c’est à mettre en parallèle avec Formation, oui, mais à quel prix !.

Ah oui, au lieu de formateur (formatrice), vous pouvez avoir d’autres «titres» en supplément du spécialiste de la transmission de savoirs :

  • Animateur ou Animatrice de formation
  • Chargé ou Chargée de formation
  • Formateur ou Formatrice de la formation professionnelle
  • Moniteur ou Monitrice de formation

et même quelques appellations spécifiques :

  • Assistant ou Assistante de formation
  • Coordinateur formateur ou Coordinatrice formatrice
  • Coordinateur ou Coordinatrice pédagogique
  • Coordinateur ou Coordinatrice de stage
  • Formateur-consultant ou Formatrice-consultante
  • Formateur ou Formatrice professeur
  • Formateur ou Formatrice technique

Formation, oui, mais à quel prix !

Je viens de recevoir un courrier électronique d’un centre de formation de Marseilles dont je tairai le nom qui a vendu à priori une formation à Lille.

Voici un extrait du courrier :

Nous sommes à la recherche d’un formateur susceptible d’assurer la prestation suivante :

Intitulé : Formation DREAMWEAVER
Durée : 4 jours
Dates : 12-13-19-26 septembre matinée
Lieu : Lille
Tarif : 229 € HT/j
Budget frais : tout compris
Total prestations: 916 €/HT

Description Projet :
Formation individuelle sur Dreamweaver en initiation
Par demi-journées

Comme vous connaissez mon avidité au travail, j’ai appelé…
– J’ai reçu votre message. Les dates sont bien les 12-13… septembre, car dans ce cas la formation est demain matin ?
– Oui, oui… c’est bien cela.
– Ah, je ne serai pas libre alors.
– Oh, ce n’est pas grave, on vous donne le nom et le numéro de téléphonne de l’entreprise et vous fixez avec lui les dates et le programme de cours, car se sont des demi journées.
– Oui, d’accord.
– Et pour le prix, donc comme se sont des demi journées, le prix que je vous ai proposé est divisé par deux, donc 114 euro 50 !
– Ah non, désolé, je ne prends pas… Mes tarifs en délégation sont plus élevés…
– Oui, mais nous vendons la formation 380 euro par jour :-((

Conclusion : évidement, je ne fais pas cette formation. Toutefois, je voudrais remarquer deux-trois choses :

  • On se moque un peu du client (pas de plan de cours de défini à la vente)
  • Le manque de sérieux de l’entreprise qui recherche un formateur la veille pour le lendemain, sans faire un effort pour satisfaire la demande du client 🙁 J’imagine, le client, il est 16 h 15 au moment du coup de fil et il ne sait toujours pas que la formatrice en question ne viendra pas !
  • Ne pas faire un effort sur le prix pour trouver le formateur qui pourrait dépanner !
  • Le formateur est sous-payé… Même si je représente un centre de formation, je trouve que parfois d’autres centres abusent sur leurs tarifs de prestation de formation… Un tarif dans les 300 euro par jour (voir plus) serait plus correct. Ce qui évidement fait augmenter le prix des formations. Mais en rédigeant ce billet, je me rend compte de mon erreur. La formation Dreamweaver doit être considérée désormais comme de la formation bureautique par de nombreux centres de formation 🙁 En effet, beaucoup pensent que faire du Dream, c’est comme faire du Word ! C’est évident, non ?

Quand je reçois ce type de courrier et que l’on me confirme de telles choses, je me dis que je n’ai plus rien à faire dans le monde de la formation. Ed Productions évite de pratiquer ces méthodes ! Et je ne regrette pas de mettre en vente mon centre de formations.

J’étais déjà un peu colère avant ce courrier et cet échange téléphonique, ce qui explique certainement ma réaction épidermique.

Ce billet est une partie une autre explication sur comment se comprendre entre geeks et entreprises ?

Les nouveautés en librairies pendant l'été sur la communication, le web, la PAO…

J’ai pendant longtemps chercher à connaître les nouveaux livres au sujet des TIC, NTIC, TICE, Internet, pour la création des pages web, concernant le référencement et la gestion de projet web et multimédia et évidemment sur les blogs et la syndication RSS et autre.

Évidemment, mon champ d’intérêt étant large, les ouvrages de Pao et prépresse : typographie, mise en page, image, communication imprimée, ainsi que la photographie (n’oublions pas que c’était mon premier métier) et l’écriture (mon second métier d’origine 😉 sous toutes ses formes (écriture web, écriture multimédia, journalisme, écriture publicitaire…) entre dans cette recherche.

Bien vite, en dirigeant Ed Productions et m’intéressant de près à Internet, mes années d’études orientées commerce m’ont naturellement conduit à regarder du côté du marketing, du e-commerce, du e-marketing…

Le côté documentaliste rejoignait selon moi l’aspect journaliste que je n’ai jamais perdu. Je dois même avouer que j’ai commencé des études de documentaliste par correspondance, pour le fun, à 40 ans 🙂 Riez… J’étais convaincu avant d’intervenir à l’IDIST que les documentalistes ont l’avenir devant eux ! Evidemment de la documentation à la veille et la recherche d’informations (et c’est si proche du référencement) il n’y a qu’un pas que j’ai vite franchi.

Reste l’aspect éducation, formation, E-learning et foad. Difficile lorsque l’on dirige un centre de formation d’y échapper… surtout que je suis un autodidacte convaincu… Allez comprendre !

Mais je sens que je m’écarte, que vous ne comprenez pas où je veux en venir… Et bien, si vous avez lu tout depuis le début, vous devez vous douter que j’effectue une veille sur les nouveautés qui sortent en librairie 🙂

Et bien, c’est décidé, désormais, vous trouverez une nouvelle rubrique régulièrement dans les Zed concernant les derniers ouvrages parus dans le monde de l’édition sur les thèmes précédents ainsi que sur la communication et sur les logiciels auxquels nous formons…

Attention, cette liste n’est pas exhaustive. J’y exerce mon choix 😉

Voici la liste des ouvrages parus pendant l’été qui ont retenu mon attention.

  • Site web marchand en PHP/MySQL. 3e édition de Jean-Marc Herellier chez Micro Application. Isbn : 978-2-7429-8447-3
  • Ces mots qui vous trahissent de Joseph Messinger et Caroline Messinger chez Firts – Isbn : 978-2-7540-0463-3
  • Le Manuel du Knowledge Management. Mettre en réseau les hommes et les savoirs pour créer de la valeur, 2e édition de Jean-Yves Prax chez Dunod – Isbn : 978-2-10-051191-4
  • Des souris, des hommes et des femmes au village global. Parole, pratiques identitaires et lien social dans un espace de bavardage électronique de Madeleine Pastinelli aux PU Laval – Isbn : 978-2-7637-8478-6
  • Etudes marketing avec SPSS. 5e édition. Avec 1 CD-ROM de Naresh Malhotra, Jean-Marc Décaudin (Traducteur), Afifa Bouguerra (Traducteur) chez Pearson Education – Isbn : 978-2-7440-7261-1
  • Approches des questions culturelles en sciences de l’information et de la communication de Michèle Gellereau – Editeur : Université Charles de Gaulle- Isbn : 978-2-84467-093-9

les commentaires, si vous avez lu ces livres vous sont largement ouvert. De même, pour tout oubli, n’hésitez pas à laisser un message !

J’en profite pour finaliser une boutique Zlio (je la mets en ligne ce soir, mais elle n’est qu’à demi-complète :-(. Zlio Z’ed : le choix des livres pour vous z’eder ! dans laquelle vous retrouverez une rubrique des nouveautés du mois (s’ils sont disponibles dans la boutique :-), ainsi que les nouveauté du trimestre en plus des ouvrages au sujet du multimédia, de la PAO, des arts graphiques et d’internet dont je parle dans ce blogs ou des livres que nous recommandons en formation.

Au passage, si vous aussi vous souhaitez créer votre boutique Zlio, merci d’utiliser ce lien. Je ferais ainsi fortune en gagnant 10% de vos futures commissions + 5% des commissions de vos filleuls. Pour la vie !

Mauvais temps pour formateur

Si comme moi, vous effectuez une veille sur le terme formateur, ce n’est pas gagné d’avance en ce moment.

Pourquoi ? La raison est simple… À cause des Belges ! Oui, oui, nos voisins Belges interfèrent largement sur notre métier de formateur informatique ou pour d’autres formations.

En effet, si nous avons eu nos élections présidentielles et l’arrivée au sommet du pouvoir de Nicolas Sarkozy, les belges ont également été aux urnes (le vote est obligatoire en Belgique) peu de temps après (le 10 juin pour le 2e tour). Jusque là, rien d’anormal me diriez vous. C’est juste. Sauf que, sauf que… vous connaissez le gouvernement Belge élu suite à ces élections ? Non ? Ne cherchez plus. Il n’est toujours pas nommé.

Le système des élections Belge est complètement différent du nôtre.

En préambule, n’oublions pas que la Belgique est un état fédéral ! D’un côté, les Flamands, de l’autre, les Wallons. Nul besoin de Président puisqu’un roi en fait office ! Donc, simplement un chef de gouvernement et le gouvernement.

Oui, mais, nos voisins ne font pas dans la simplicité. Pour harmoniser l’ensemble, ils ont besoin d’un Informateur ou nommé par la roi. Cette année, Monsieur Didier Reynders, a gagné ce gros lot mi-juin . Puis exceptionnellement, le roi a nommé un Médiateur. Jean-Luc Dehaene (cet ancien Premier ministre de la Belgique est né en France, à Montpellier) s’y est collé début juillet afin d’ouvrir la voie à la désignation d’un formateur. Il a fait rapport au Roi de sa mission et lui a demandé d’en être déchargé le 15 juillet au soir !

Le Roi a accepté cette demande est a nommé un Formateur (voilà notre problème). Le formateur a pour mission la formation d’un gouvernement. Lorsqu’il y parvient, il devient généralement le Premier Ministre du nouveau Gouvernement. Ce rôle de formateur est dévolu à Monsieur Yves Leterme (oui, je sais, c’est du Flamand, mais c’est son site :-). Bon, je serais bon prince, car cela est intéressant d’aller lire ce qu’il pense des wallons

En plus, ce formateur semble un peu gaffeur puisqu’il entonne la Marseillaise en guise de Brabançonne (l’hymne national Belge).

Je me disais qu’avec l’arrivée de la note du formateur Yves Leterme en début de semaine, le gouvernement allait être mis en place. Que nenni. On parle du mois de septembre ! À condition qu’on en change pas de formateur d’ici là.

Remarquez, ils ont le temps, les prochaines élections sont prévues en juin 2009 : élections pour le Parlement européen et pour les Parlements régionaux 😉

Mais, cela veut dire qu’au moins jusqu’au mois de septembre, ma veille des formateurs sera très orienté politique et non formateur PAO, formateur internet, formateur accessibilité, formateur web 2.0

Si par hasard vous arrivez sur ce billet, que vous soyez Belge, Français… n’hésitez pas à nous contacter, nous recherchons perpétuellement des formateurs 🙂 et si vous êtes en Belgique, pourquoi ne pas faire appel à nos formateurs 😉

Si vous êtes formateur, vite inscrivez vous sur la liste de diffusion, peu active il est vrai pour l’instant, décrite dans les formateurs parlent aux formateurs

Si vous cherchez des informations sur le métier de formateur, le billet éponyme devrait vous satisfaire, même si ce métier risque prochainement de changer (j’y reviendrais certainement au dernier trimestre).

À fond la musique et le son en formation

Saviez-vous que Ed Productions possède, parmi ses formateurs, un compositeur de musique contemporaine ?

Depuis plusieurs années, ce formateur collabore avec Ed Productions pour différentes formations

Voici une partie de sa bio… :
Après des études musicales et instrumentales au conservatoire national de région de Boulogne-Billancourt et à l’école normale de musique de Paris, il étudie la linguistique, puis la philosophie où il obtient le titre de docteur en musicologie.
Ensuite, il s’installe aux Etats-Unis, où il est nommé Doctor of Philosophy in Music. Il collabore également à diverses émissions radiophoniques sur France Culture et France Musique.

Oui, oui, c’est bien ce compositeur à l’oeuvre déjà riche qui dispense des formations sur le son, des formations à la création et à l’arrangement :

  • formation enregistrement numérique
  • formation montage/mixage audio numérique
  • formation traitement audio
  • formation séquençage Midi
  • formation bouclage, édition sonore et exportation pour la réalisation de CD/DVD audio
  • formation encodage pour impression papier de partition
  • formation interface multimédia : Director, Premiere, AfterEffect, SoundEdit, Flash
  • formation traitement/montage/mixage audio numérique :
    • formation ProTools
    • formation PeakAudio
    • formation Logic Audio
    • formation Performer
    • formation SoundForge
    • formation Protools
    • formation Cubase Audio VST
    • formation CoolEditPro
    • formation Studio Vision
    • formation AudioSculpt
    • formation Nuendo
    • formation PW_Lisp
    • formation Midi
    • formation Samplitude

Quelques une de ces formations sons et formations musicales sont indiquées dans nos tarifs. Mais la plupart du temps, ces formations se mettent en place sur audit. Le mieux est encore de nous contacter afin d’obtenir toutes les informations que vous souhaitez obtenir. Merci de nous laisser des coordonnées téléphoniques afin de réaliser l’audit.

Quand on vous dit que chez Ed Productions et Ed Formations on emploie des professionnels spécialistes dans leur domaine 🙂

vos propres réseaux sociaux

Malgré mes réticences vis à vis des réseaux sociaux et comme je peux me tromper, ce n’est pas un mais plusieurs réseaux sociaux que j’ai mis en place…
Ainsi vous pouvez rejoindre :

C’est le lecture du billet de Sylvie le Bars où est expliqué la simplicité de la mise en place de son propre réseau social à l’aide de Ning qui m’a convaincu de tenter l’expérience 🙂

Mise à jour le 22 mars : sur ma lancé, j’ai mis en place un réseau social spécial étudiants : fac-off qui se veut dans la logique de la suite des sites fac-off dont seul pour l’instant lille3.fac-off est mis en ligne à titre expérimental — dommage que les étudiants ne l’aient pas pris en main :-((
mise à jour le 28 mars : je n’arrête plus. Je vais devenir accroc des réseaux sociaux 😉 Non, j’crois que je suis blême devant le résultat obtenu par Willy et son réseau des bibliothécaires (pas seulement, les documentalistes semblent les bienvenues). Donc, j’ai mis en place un nouveau réseau social, celui des utilisateurs francophone du Mac. Oui, le Macintosh d’Apple 😉 y’avait encore rien me semble t-il sur ning !
Autre mise à jour, en fin de journée, suppression des zedka.

une affaire de spécialistes web

À plusieurs occasions, j’ai déjà mentionné Rézoting ou les résoteurs 🙂

Avec le fil du temps les contacts se sont noués… Régulièrement, les échanges au sein du groupe de discussions ont lieu mais également au niveau du travail… Ah, tu es spécialisé dans tel domaine, ben justement j’ai une demande. Tu peux faire. Amusant, lorsque l’on sait que certains sont concurrents entre eux (je ne citerai pas de nom mais…). Tout se passe bien dans le meilleur des mondes. Bref, du réseau social qui n’en porte pas le nom, du web 2.0 bien avant l’heure puisque créé en 2003.

La présentation en page d’accueil du groupe est toujours d’actualité même s’il semble que l’on pourrait changer le terme d’indépendant par celui de TPE (Très Petites Entreprises). Voici cette présentation :
Rezoting est un projet de regroupement d’indépendants ayant envie/besoin de partager leurs idées, leurs outils, leurs envies.
L’idée est de permettre à chacun des indépendants membre de cette communauté de garder ses clients et compétences mais de pouvoir offrir de nouveaux services à ses prospects en travaillant en réseau avec d’autres free-lances.
L’inscription à cette communauté est libre mais n’oubliez pas que tout le monde a à y gagner si chaque membre joue le jeu et partage ses expériences, répond aux questions des autres, en pose qui n’ont pas déjà été abordées, fait avancer les projets communs..

Bref, un groupe de discussion comme un autre vous dites vous. Oui dans un sens. Toutefois, après quatre année de vie commune, quelques uns d’entre eux s’associent sans s’associer… et deviennent partenaires les uns des autres officiellement. Si la prose des blogs de cette collégialité orienté « web » vous intéresse (Stratégie éditoriale webdesign, formation, elearning, sécurité, développement, graphisme, PAO, rédaction et traduction… la palette est large), il existe même un fil Rss auquel il est possible de souscrire. La plupart de leurs blogs y sont présents.

Ah oui, vous trouverez également les zed dans ce fil… Ce blog appartient à ce regroupement… Je vous avais annoncé qu’il y aurait pas mal de changements cette année, mais celui là n’était pas prévu… Cherchez bien, vous trouverez facilement les bandeaux. Vous pouvez d’ailleurs y chercher l’intrus. Mais là, c’est le 1er avril que vous aurez la réponse au pourquoi 🙂