175 millions d'utilisateurs, et moi, et moi, et moi !

Au cours de la semaine, je croise un enseignant qui me dit : «Attend, j’ai quelque chose à te montrer» et il me remet quelques pages imprimées… Elle ajoute : « C’est un petit travail modeste d’écriture journalistique que je leur avais demandé de faire dans la cadre de mon TD. Une enquete facebook des étudiants HSI (Humanités -Sciences de l’information».

Une fois rentré le soir à la maison… je lis le document. Je cherchais depuis longtemps un texte de ce type… qui explique pourquoi les jeunes sont sur Facebook 🙂 Cela n’a rien de «scientifique», mais c’est écrit avec leurs tripes, aussi bien au niveau des envies, du pourquoi que des craintes… En plus, je lis cela quelques jours avant Obama 2.0

Je demande aux deux étudiants : Stéphanie Jurain et Michaël Latour l’autorisation de publier leur texte…

__Finis les coups de fil, finies les invitations, finies les cartes postales, finies les sorties… Facebook s’occupe de tout ! À l’école, à la maison, au travail, au cybercafé… Plus une journée sans aller consulter son profil… Entrons ensemble dans le réseau social virtuel le plus vaste de la planète !
__
Ils étaient quatre. Quatre étudiants de l’université d’Harvard réunis régulièrement dans leur salon avec leurs ordinateurs portables pour modérer les messages laissés sur le réseau par leurs camarades étudiants.

Sans le savoir, Mark Zuckerberg venait de créer le réseau social le plus vaste et le plus répandu dans le monde aujourd’hui. À l’époque, rien de très novateur. Un site Internet comme beaucoup d’autres permettant aux étudiants de discuter et d’échanger leurs cours. C’est en février 2004 que le site thefacebook.com est lancé. Le succès est immédiat car deux étudiants sur trois s’y inscrivent en moins de deux semaines.

Durant l’été de la même année, une trentaine d’universités américaines utilisaient déjà le réseau. Un an plus tard, thefacebook.com devient facebook.com et son expansion devient massive. Facebook est aujourd’hui le cinquième site le plus consulté au niveau mondial, l’entreprise du même nom est devenue une véritable multinationale générant plus de 15 milliards de dollars de bénéfices.

Microsoft a même acheté des parts dans la société en devenant son principal fournisseur de publicité. L’expansion a donc été rapide et maîtrisée, le siège social de l’entreprise s’est implanté face à celui de Google et plus de 700 personnes viennent y travailler tous les jours !

Quelle est l’utilité de Facebook aujourd’hui ?

Laura, étudiante à l’école Sup de Pub de Paris, déclare utiliser Facebook comme un outil professionnel. «En deux ans, je me suis construit un véritable cercle de contact dans le milieu de la publicité. Les relations étant indispensables dans ce domaine, le site m’a permis de rencontrer des gens issus des différents métiers tels que des concepteurs rédacteurs et des directeurs artistiques.» D’ailleurs, l’étudiante ne s’en cache pas en avouant que «Facebook m’a permis de décrocher un stage de fin d’études très rapidement, c’est à peine si j’étais obligée de rédiger des lettres de motivation. Je me suis permis de contacter les sociétés qui m’intéressaient directement via l’interface du site et c’est comme ça que j’ai réussi à décrocher mon entretien.»

L’utilisation professionnelle du Réseau social est de plus en plus large. De grandes firmes telles que Virgin Mégastore ou Google exploitent le réseau Facebook qui leur fournit une publicité à la fois gratuite et non négligeable. Des conseillers publicitaires sont employés pour gérer les flux de publicité générés par les utilisateurs de Facebook, notamment sur les pages «Devenir fan.»

Prenons pour exemple supplémentaire la campagne américaine de Barack Obama. Le site silicon.fr explique que le candidat démocrate, outre les traditionnelles affiches et les nombreux spots télévisés, aurait convaincu grâce à Facebook plus d’un million d’américains encore indécis tout en récoltant plus de deux millions de dollars.

Olivier Robillart, journaliste sur le site ARTE Radio, explique que «cette approche permet de sensibiliser des supporters voire des personnes d’ordinaire peu sensibles à la chose politique.»

Le président élu semble même être allé encore plus loin. Le journaliste ajoute : «Le centre de la campagne sur le Net reste le site Internet My.BarackObama.com qui permet de créer ou d’informer d’évènements locaux récents ou de lever des fonds.»

Certains politologues l’affirment : la campagne pour les élections présidentielles de 2012 en France se jouera en grande partie sur les réseaux sociaux virtuels et Facebook jouera un rôle considérable dans les sondages.

Au prix de nombreuses critiques ? La liberté de parole des partis politiques est totale sur ces sites et le temps de parole ne peut pas être comptabilisé par le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel.

Un problème dénoncé par les petits partis, exploité par les grandes formations. «Facebook est un outil de socialisation, de mobilisation et d’information. Il n’y a pas mieux pour un homme politique !» s’exclame Vincent Ducrey, l’un des conseillers politiques de Nicolas Sarkozy. Le ministre du budget, Éric Woerth, se sert de Facebook comme un outil pédagogique destiné à expliquer les mécanismes mis en place par le gouvernement pour relancer l’économie.

Des témoignages

La plupart des 175 millions d’utilisateurs de Facebook sont des inconnus qui désirent communiquer avec leurs proches par un moyen ludique et novateur.

La publicité du site est simple : le bouche à oreille. Lisa, étudiante en Histoire de l’Art à Lille 3 évoque son inscription sur le site : «tous mes amis étaient inscrits à Facebook. Ils me demandaient toujours si j’avais un profil. J’en ai donc créé un et je dois avouer que je passe sur ma page de plus en plus souvent.»

Lisa n’est pas la seule. On estime que 8 millions de Français utilisent Facebook aujourd’hui. Plus incroyable encore, lorsque le site n’existait pas encore en français, près d’un million d’internautes parlant la langue de Molière étaient déjà inscrits sur la version américaine du site.

Chaque mois, près de 300 000 internautes partout dans le monde créent leur profil (source : comscore).

Facebook, ce sont aussi 15 000 applications permettant aux utilisateurs de débattre, de jouer, de répondre à des tests en tous genres, de créer diverses communautés sur des sujets plus ou moins sérieux, de devenir fan de toutes sortes d’activités, d’inscrire l’anniversaire de quelqu’un sur un calendrier virtuel ou encore de devenir fan de telle ou telle activité.

Facebook est donc un outil de communication à part entière incluant même un logiciel de messagerie instantanée. Les possibilités sont larges mais la plupart des internautes privilégient certaines actions.

Marie, étudiante en Humanités et Sciences de l’Information à Lille 3, s’explique : «j’utilise Facebook essentiellement pour communiquer. Je néglige souvent les applications de jeux et je ne donne pas suite aux diverses invitations que l’on m’envoie. Par contre, j’apprécie particulièrement de répondre aux différents tests sur mes amis. Parfois, on découvre avec beaucoup de curiosité ce que les autres pensent de nous. Bien évidemment, toutes les réponses doivent rester raisonnables et humoristiques. Il n’est pas question pour moi de me servir de ces questionnaires pour régler des comptes.»

Élisabeth Debuchy, enseignante en Sciences de l’Information, nous fait part de son utilisation de Facebook : «le site permet de disposer d’un espace de discussion entre les étudiants. Toutes les conversations dépassent le cadre des cours. Les nouveaux peuvent communiquer avec ceux qui ont quitté la licence et les anciens font part de leurs expériences passées et évoquent leur situation actuelle.»

Enfin, Anaïs, étudiante en Anglais, apprécie le côté international du réseau social. Elle aime suivre à distance les faits et gestes de ses amis. «J’aime regarder leurs photos, j’aime prendre de leurs nouvelles sans forcément leur demander directement, j’ai besoin de savoir que tout le monde va bien.»

Facebook est parti d’un concept novateur et doit son succès à l’immensité des possibilités. Tout le monde s’en sert, et cet élargissement exponentiel semble ne jamais pouvoir s’arrêter.

Pourtant, le site connaît de nombreux détracteurs, qui critiquent le côté qui consiste à rendre publique une partie de sa vie privée.

Les dangers de Facebook

En s’inscrivant sur Facebook, chaque utilisateur consent de manière plus ou moins claire à ce que toutes les données publiées par le site seront conservées et utilisées à des fins commerciales.

Carington, étudiant en informatique en a subi les conséquences : «je suis un inconditionnel joueur de World of Warcraft, et je constate avec surprise que ma page Facebook est remplie de pubs sur mon jeu favori !» Comment expliquer cela ?

Facebook n’hésite pas à passer des accords avec les sociétés pour leur fournir, moyennant finances, des listings d’adresses mail. De nombreux traceurs sont mis en place et suivent tous nos faits et gestes sur le web. Ainsi, il suffit d’écrire le mot voiture dans un courrier électronique pour voir des pubs pour une marque de voiture fleurir sur tous les sites ou l’on passe.

Inquiétant ? Certes mais de telles pratiques ont toujours existé sur la toile.

Une étudiante en troisième année d’histoire que nous avons rencontrée dresse un véritable pamphlet contre Facebook. «Certains membres de ma famille utilisent Facebook. La plupart de mes amis également. Mais je ne m’y inscrirai jamais. Le site ne me fait pas peur, mais il est hors de question que je dévoile ma vie privée à tout le monde. Le succès de Facebook est indéniable, mais je ne tomberai pas dans ce phénomène de mode. Je n’ose même pas publier mon nom et ma date de naissance.

D’ailleurs je constate que certains de mes amis utilisent un pseudonyme. Ce site serait pour moi une atteinte à ma vie privée mais aussi et surtout une perte de temps.»

D’autres vont même encore plus loin en constatant que ce genre de réseaux sociaux virtuels ont tendance à déshumaniser les contacts. Il y a également de nombreuses possibilités d’usurpation d’identité car n’importe qui peut créer un compte à n’importe quel nom.

En mai 2008, un rapport de la Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés (CNIL) égratigne les sites tels que MySpace, Facebook et consorts. Il y aurait des risques non négligeables pour la liberté.

Alex Türk, président de la CNIL (Commission nationale de l’informatique et des libertés), évoque dans un entretien avec LCI : «le danger de ce système est surtout qu’il produit un traçage dans le temps, et ce que j’ai dit à 20 ans sur Internet pourra m’être reproché quand j’en aurai 50.». Il ajoute : «une partie des internautes n’est pas au courant que les données personnelles sont conservées sur Internet.» Et préconise enfin : «Ce serait un symbole extraordinairement important d’ériger la protection des données personnelles en norme suprême. Treize des 27 pays de l’UE l’ont déjà fait.»

Faut-il s’inquiéter de cette situation ? Il est vrai que Facebook n’insiste pas, au moment de l’inscription, sur ce genre de pratiques. Et comme la plupart des internautes ne lisent pas les conditions générales d’utilisation, le tour est joué ! Il est vrai qu’à l’heure actuelle, on n’ouvre plus une revue, un programme télé ou un magazine sans que Facebook y soit évoqué.

Par ailleurs, de nombreux sites avaient devancé celui de Mark Zuckerman. De ce fait, ce réseau social ne mérite pas forcément la place que les médias lui attribuent. Tout va parfois très loin.

Prenons l’exemple d’un procès qui a eu lieu en Belgique. Le procureur a retrouvé des photos de l’accusé sur Facebook. Le compte rendu d’audience est disponible sur lalibre.be : «Deux semaines après avoir été assigné en justice pour avoir blessé une jeune femme en conduisant sous l’emprise de l’alcool, Joshua Lipton s’est rendu à une soirée d’Halloween déguisé en prisonnier. Des photos de l’étudiant, hilare dans sa combinaison orange de détenu, ont été mises en ligne sur le site Internet de réseau social Facebook. Avant d’être récupérées par le procureur de son procès… Jay Sullivan a alors convaincu le juge que Joshua n’était qu’un fêtard sans remords qui s’amusait alors même que sa victime était encore à l’hôpital. Le jeune homme a écopé de deux ans de prison.»

Facebook est donc un formidable outil de socialisation permettant de communiquer de manière ludique et novatrice. Partout dans le monde, Facebook est devenu la référence en matière de site social. Mais à quel prix ? Les dangers du réseau sont de plus en plus pointés du doigt.

Faut-il craindre cette expansion ? Les internautes ne sont pas uniquement suivis sur Facebook, mais partout : sur les sites de vente, dans le contenu de leur messagerie électronique. Où est alors le véritable problème ? Le fait de se connecter à Internet résulte sans doute, dans le monde virtuel actuel, d’une mise a disposition de nos informations personnelles, ne serait-ce que par l’adresse IP de notre connexion.

A la question Facebook est-il un danger ? Il suffirait simplement de nuancer un simple non, avec toutes les précautions, pas de crainte à avoir…

Nos informations dans Facebook et les autres

Ce matin, j’intervenais dans les débats du matin sur France Info au sujet des informations dans Facebook en compagnie de Yann Padova (Secrétaire Général de la CNIL), le tout animé par Raphaëlle Duchemin.

Vous pouvez écouter le podcast de l’émission car il est en ligne (même si je n’arrive pas à le lire) 😉

Comme j’avais préparé un peu cette intervention, je vous fait profité de mes réflexions sur le sujet : Facebook et les informations des internautes. Évidemment, mon rôle était de défendre Facebook. J’avais l’intention de montrer que Facebook n’est pas le seul « danger », qu’il ne faut pas le diaboliser et qu’il faut éduquer les internautes !

Avec 6 700 000 utilisateurs début 2009 (contre 1 280 000 en février 2008) la progression de Facebook continue. Comme nous nous le disions avec Alban (co-auteur de Facebook on s’y retrouve), depuis un an Facebook est toujours d’actualité. En France, 19% des internautes sont inscrits à Facebook !

Concernant la propriété des données, je pense que Facebook annonce tout haut ce que les autres font tout bas ! Et, concernant justement la crainte sur la conservation des données, Facebook est revenu en arrière suite à la pression des utilisateurs.

Mais, la réaction de Facebook qui a décidé de jouer l’ouverture chamboule pas mal d’idées reçus. Les premières propositions soumises à l’avis des utilisateurs concernent « Les principes de Facebook  » et la « Déclaration des droits et responsabilités » afin de clarifier l’engagement de Facebook et de ses utilisateurs vis-à-vis du service.

L’association Privacy International (organisation de défense de la vie privée) à d’ailleurs saluer le nouvel engagement de Facebook. Le directeur de Privacy International remarquait «qu’aucune entreprise à ce jour n’a opéré un tel pas en avant vers la transparence et la démocratisation».

Pendant ce temps, Privacy International donne un carton rouge à Google pour «une surveillance généralisée du consommateur» et parce que Google se montre «hostile à la vie privée».

Dans d’autres secteur d’Internet, où en sommes nous de la « conservation » des informations ? J’ai par exemple trouvé des sites de rencontres libertines ou d’hexibition qui gardent les images des années… 5 ans d’archives est courant, mais on trouve des archives qui datent de 2000 (9 ans).

La reconnaissance faciale sera bientôt disponible dans Google (je ne pense pas qu’elle se limitera à Picasa), et le « défloutage » des images ne devrait pas arranger les choses quand il sera disponible ! Les autres réseaux sociaux où les gens se lachent peut-être plus que sur Facebook ne sont jamais évoqué… Pourtant, j’ai lancé une alerte il y a déjà bien longtemps.

Le problème de Facebook ? Il est tellement « gros » qu’il fait peur ! Les individus ont peur devant un espace vierge ! Les réseaux sociaux et leur engouement n’existaient pas il y a une dizaine d’années ou si peu ! Le mur du mystère doit être percé.

En cela, l’arrivée de Facebook me rappelle la situation à l’arrivée de l’email ou, plus proche, l’émergence de Google.

Pour l’email, j’ai en mémoire les dirigeants d’entreprise qui voulaient contrôler l’ensemble des mails entrant et sortant de leur entreprise (tout lire :-). Qui prête attention à ce genre de détail aujourd’hui.

Du côté de Google, comme je le répéte souvent, qui se souvient de ce qui se disait au sujet du monste dans le début des années 2000 ? L’internaute à la mémoire courte 🙂

Le débat sur Facebook est un faux problème si l’on peut dire. L’internaute doit apprendre à être responsable de son contenu, de ces informations. D’ailleurs n’est ce pas la condition nécessaire pour intervenir et travailler dans le web 2.0 (média social) dont les maitres mots sont : interagir, partager et collaborer. Sous-entendu : interagir sur des contenus et des informations, partager des contenus et des informations et collaborer pour la création de contenu et d’informations !

C’est vrai que j’en ai un peu marre de la déresponsabilisation générale. J’ai beaucoup de mal à accepter qu’après avoir prononcé des menaces de morts à Morandini, pour simple excuse, on dise : «je ne savais pas». J’aurai tendance à trouver normal la vidéo de YouTube sur un vendeur indélicat et tant pis si cela le suit, il faut savoir ce que l’on fait (au passage les entreprises pourraient faire elles-mêmes le ménages… )

Dans le reportage d’Envoyé Spécial, le « scandale » est venu des deux jeunes filles. Mais, où étaient les parents ? Ils avaient démissionné ? Là encore j’entends souvent l’excuse, mais ils s’y connaissent mieux que moi. Ce n’est pas une raison suffisante pour laisser l’ordinateur ou maintenant le téléphone portable dans leur chambre ! De même, pour les personnes dans le secteur, les phrases du style : «mais ma fille (mon garçon) m’a dit qu’elle ne voulait pas d’un blog (un vrai), mais d’un Skyblog !» Désolé, mais pour un enfant de moins de 10 ans, ma réponse serait : c’est un vrai blog ou rien !

L’expérience Interdite par Facebook: J’ai besoin de vous!!! est également révélatrice. 254 000 membres cela laisse songeur lorsque l’on sait que le même texte existait en Anglais et qu’une société Canadienne vendant des Tee-shirt était derrière ! On se demande parfois si les internautes lisent le contenu des pages ou ne signe pas (cliquez pour dire, je rejoins le groupe équivaut selon moi à signer) sans lire !

D’ailleurs qui lit les termes & conditions d’un forum ? Faites le, vous aurez des surprises.

C’est assez amusant également de noter que laisser votre adresse postale ou son numéro de téléphone à Amazon gêne peu de gens. Alors que laisser des informations dans Facebook devient impassable. Quelle est la différence entre les informations laissées sur ses deux services ? dans les deux cas, c’est un usage commercial qui est fait de vos données ! Seule différence, mais qui est quand même de taille, dans Facebook, on vous demande vos orientations sexuelle ou politique (mais rien ne vous oblige à les indiquer), votre liste d’amis (ceux de la vrai vie ou vos amis virtuels ?)

Certains, dont Chris Jay Hoofnagle (directeur du Berkeley Center for Law & Technology’s information privacy programs and senior fellow to the Samuelson Law, Technology & Public Policy Clinic) oriente la réflexion sur l’existence de deux mode de pensée concernant la confidentialité en ligne. D’un côté, une tradition européenne pour le contrôle personnel de l’information depuis les années 70, de l’autre, une tradition asiatique, plus récente, qui met l’accent sur les dommages (la divulgation d’informations ne doit pas causer de tort à une personne).

Évidemment, nous sommes en plein débat sur l’identité numérique où les vendeurs de rêves vont se partager scandaleusement le marché !

Apprenez plutôt à gérer votre identité… On ne le répétera jamais assez, usez des classifications d’amis dans Facebook et remplissez vos paramètres de confidentialité. Encore une histoire de méconnaissance de la part des utilisateurs. Formons, éduquons autour de nous… et à tous les niveaux ! Dans les écoles, colléges, lycées (à quand un vrai programme de formation), dans les entreprises (les patrons ont été formés au web fin des années 90, ils en sont toujours là… Personne ne leur explique l’évolution du web ou si rarement !), etc. Et je reste persuadé qu’une vraie, grande émission de TV sur l’informatique et internert populaire serait des plus bénéfiques.

J’aurais pu reprendre le thème du changement profond de société, de la thèse que la vie privée est une histoire de vieux cons… 🙂

Ce que je regrette, de mon petit exercice de ce matin, ne pas avoir pu poser, au représentant de la CNIL, une question sur les précisions demandés à Facebook concernant la durée de conservation des données personnelles des membres de Facebook, les adresses IP traitées et, les adresses électroniques des personnes invitées par un membre du réseau social.

Promis, j’essaye de faire venir quelqu’un de la CNIL lors de l’acte 2 sur l’identité numérique organisé par Blog en Nord en octobre 🙂

D’ailleurs, j’aurais d’autres questions à leur poser 🙂 dont celle de la chasse aux pédophiles et autres prédateurs sexuels qui est confié aux utilisateurs eux-mêmes. Ce sont les utilisateurs qui doivent signaler aux webmasters les usages abusifs du site. Je pense évidemment à la face cachée de Flickr mais aussi à d’autres réseaux sociaux qui de se point de vue me paraissent plus dangereux que Facebook !

Débat du matin au sujet de Facebook (France Info)

Dans les débats du Matin (Confrontation matinale quotidienne, sur tous sujets d’actualité française ou internationale, pour mettre en évidence les différences de points de vue qu’ils suscitent) de France Info animé par Raphaëlle Duchemin, de demain, mardi 31, j’aurai comme contradicteur une personne de la CNIL au sujet de Facebook…

Avis aux amateurs, tous à vos poste à 10 h 17…

Mise à jour mardi vers 15 h : quelques réflexions au sujet de Facebook et nos informations suite à ce débat 🙂

Obama 2.0 : Le web 2.0 ou comment Barack Obama a gagne les elections americaines grace aux nouvelles technologies

Après le chat d’hier pour le journal Le Soir : Facebook au boulot, le 2 avril au Rewics et le 28 mars (session de présentation d’entrepreneurs influenceurs dans le domaine des TIC) lors de la journée portes ouvertes d’Euratechnologies, vous me retrouverez de nouveau à Euratechnologies le 7 avril de 18 h à 20 h.

En effet, le PRN (Pôle Régional Numérique) du Nord Pas-de-Calais pour clôturer son Roadshow organise une dernière conférence : Obama 2.0 ; Le web 2.0 ou comment Barack OBAMA a gagné les élections américaines grâce aux nouvelles technologies où j’interviendrai.

Le Pôle Régional Numérique (PRN) a vocation à accueillir toutes les composantes de la Filière dans la région Nord Pas-de-Calais soit : les SSII, les Editeurs, les Web Agencies, Studios de Productions de Jeux Vidéos, Studios de Conception Multimédia, de e-learning, les concepteurs de son et d’images numériques des productions audiovisuelles et d’animation et tout autre société ayant pour vocation de concevoir, innover, produire et/ou éditer des produits multimédias à forte valeur.

Mes contradicteurs (ou approbateurs) du jour seront :

Informations et inscription gratuite ici

Mise à jour le 7 avril : afin de réfléchir sur cette thématique, j’ai mis en ligne une page « spéciale » Obama 2.0 sur Netvibes. On y retrouve les sites de sa campagne et ceux qui ont suivi, des présentations sur le sujet et des articles ou des flux RSS qui donnent un aperçu du sujet.

Facebook au boulot

Hier, dimanche, la rédaction du journal Le Soir m’avait demandé de réagir sur l’information diffusé par Belga selon laquelle Près de quatre employeurs sur dix interdisent Facebook.

Le journal vient de me contacter pour participer à un chat. Il aura lieu aujourd’hui de 14 h à 15 h. Facebook au boulot : chat avec Eric Delcroix, c’est annoncé sur Facebook 🙂

Vous pouvez relire le chat Facebook au boulot et on peut continuer le débat ici 🙂

Je devais indiquer un recruteur qui utilise le web 2.0 : Christophe Blazquez me semble tout indiqué 😉

accueil Facebook : j'ai la nouvelle interface

Pour ceux qui souhaite avoir des informations sur l’interface de février 2010, voir la nouvelle nouvelle interface de Facebook

écran accueil Facebook

J’ai quitté Facebook quelques heures avant minuit. De retour ce matin dans Facebook —il est passé minuit— une nouvelle page d’accueil de Facebook m’attendait 🙂 Et désormais, votre mur ressemble à votre page d’accueil. Vous en pensez quoi de ces changements, vous ?

Facebook : la dure vie de Duvel Lepoilu

Duvel LepoiluDuvel Lepoilu… Vous ne le connaissez pas ? C’est normal. Il faut appartenir au cercle privilégié des amis intimes 🙂

Pourtant, son profil Facebook est ouvert à grand vent. Encore un qui n’a pas pensé à gérer le menu de confidentialité 🙁 Remarquez, je ne vois pas à quoi cela pourrait lui servir.

Le vie sociale de Duvel Lepoilu est remarquable. On est surpris. 383 amis, fan de 8 pages, dans 18 groupes… Il a même participé au jeu : quel type de chat es-tu ? le verdict ; on pouvait s’y attendre : le chat idéal 😉

Bon, vous l’avez tous compris, Duvel Lepoilu… est un chat, comme quoi Facebook ne sert pas que le genre humain… Les animaux de compagnie aussi peuvent avoir des relations sociales virtuelles et la vie sociale virtuelle de Duvel Lepoilu est intense aux dires de sa propriétaire 😉

Comme j’ai besoin de me changer les idées et que j’avais promis au cours d’une soirée de parler un jour dans mon blog de Duvel Lepoilu 😉 C’est chose faite… par contre, je n’ai pas eu mes bredeles pour Noël. Non, non, Duvel Lepoilu n’habite pas en Alsace… c’est sa propriétaire qui n’a pas assurée 🙂

Une question maintenant me taraude l’esprit ? Duvel Lepoilu assistera t-il à la journée Idemmatic le 13 mars, sur les contenus web ?

© l’image est celle de Duvel Lepoilu. Je peux la retirer sur simple demande 😉

Facebook a 5 ans

Le 4 février 2004 Facebook était lancé… Nous sommes le 4 février 2009… 5 ans sont écoulés, Facebook à donc 5 ans. Bon anniversaire à Facebook 🙂

Vous pouvez toujours suivre la revue de presse au sujet de Facebook dans le groupe Revue de presse et de blog au sujet de Facebook et des réseaux sociaux. Désolé pour la version exclusivement française, ma.gnolia nous a joué des tours… Je réfléchi à l’outil que je vais employer pour le remplacer et peut-être en profiter pour refondre l’ensemble de l’organisation de mes flux RSS.

Ta vie Facebookienne disséquée… !!!

Jérôme Commandeur vient de mettre en ligne un extrait de son spectacle : Ta vie Facebookienne disséquée… ! dans Facebook.

Sept minute de sourires, de rire… dans cette vidéo du sketch « Facebook » 🙂

Voici la même vie Facebookienne disséquée depuis Dailymotion 😉

Pour une émission de télé populaire sur l’informatique et Internet

Le soufflé de l’émission d’Envoyé Spécial au sujet de Facebook semble retombé… Je me suis expliqué avec Jérémie Drieu, les groupes dans Facebook créés à la suite de l’émission sont plus calmes… Alors, analysons à froid !

Rétablissons pour commencer certaines vérités. Jérémie Drieu dispose de deux profils Facebook, l’accès à Facebook est ouvert à partir de 13 ans désormais (grosso modo depuis la traduction de Facebook). Je ne pense pas que Jérémie Dieu ait voulu dire qu’il fallait quitter Facebook, mais plutôt que si l’on ne souhaitait pas voir des informations sur sois circuler, qu’il ne fallait pas s’inscrire.

Les réactions de beaucoup d’entre nous ont été épidermiques. On touchait à notre joujou ! Mais, c’est vrai aussi que ce reportage était trop à charge… à tel point que ma vieille maman à la suite de l’émission a déclaré ne plus vouloir dire que j’avais écrit un livre sur Facebook.

Lou et Maxime ou les jeunes sur Internet

Commencons par le problème de Lou et de Maxime… qui est une séquence trop longue, non représentative de ce qu’est Facebook ou devrait être Facebook. Cela pose plutôt la problématique des parents et Internet, des parents étrangement absents du débat d’ailleurs.

Cela me surprend peu. Lorsque je pose la question à des ados ou à des pré-ados s’ils possèdent un ou plusieurs blogs, leurs parents sont souvent surpris d’entendre les réponses. J’ai connu des petites filles de 8 ans qui possèdaient un ordinateur, équipé d’une webcam dans leur chambre…

Ce que Lou et Maxime disent écrivent et diffuse sur Facebook (au vu des images du reportage) n’est pas loin de ce qu’elle pourrait diffuser sur un blog, pardon un Skyrock ou un autre réseau social plus orienté d’jeuns. C’est d’ailleurs ce qu’elles font sans complexes, en indiquant un âge de 16 ans.

Les jeunes sur Internet est un autre sujet de débat dont il faudra un jour crevé l’abcès. Arrêtons de nous réfugier sous les termes comme digital native

Mais fallait-il pour autant jeter l’opprobre sur Facebook ? Si tel était le débat, le reportage aurait dû s’intituler Parents, Enfants, et Internet ou les jeunes et Internet qui pose un vrai problème de société qui touche en effet le droit, l’éducation, la famille, l’école… mais cela n’était pas un élément primordial de Facebook. Pour ma part, cela fait déjà pas mal de temps que je mets en garde sur le danger de certains réseaux sociaux qui me paraissent bien pire que Facebook dans ce domaine ! D’ailleurs, la réaction de beaucoup d’entre nous à été la mise en exergue d’une situation et d’une utilisation relativement marginale dans Facebook… contrairement à d’autres supports.

Ce reportage dans le reportage explique donc en partie la frustration des passionnés de web 2 (pardon de média social) qui n’attendaient qu’une chose : que l’on parle de leur outil, que l’on montre les avantages et inconvénients de ce nouveau type de services que l’on nomme Facebook, et dans une plus large mesure les réseaux sociaux, pourquoi autant de gens en parlent, pourquoi les inscriptions continuent d’augmenter….

Ce que je craignais est aussi arrivé. La chasse aux sorcières. Les groupes anti Lou et Maxime qui ressemblent plus à OK Coral qu’à des groupes de discussion modérés. C’est à celui qui lancera le débat le plus au raz des pâquerettes avec attaques en règle défiantes toutes concurrences, etc. Bref, le côté un peu sordide de l’affaire. Difficile de dialoguer sur le sujet avec les uns ou les autres.

D’autres aspects de Facebook

Pourtant, nous sommes tous d’accord que Facebook possède une partie de notre vie privée, celle que nous voulons bien lui donner. Je rejoins en cela Jérémie Drieu qui me disait que ce n’est pas un modèle de simplicité pour paramétrer les critères de confidentialité. C’est vrai, Flickr par exemple propose des comptes softs dans un premier temps, à vous de le rendre hard ! Mais est ce mieux pour autant ?

Oui, nous donnons l’image de nous sur les réseaux sociaux que nous voulons bien nous donner. Faut-il donc être ou pas dans Facebook ? Pour moi, oui, il est nécessaire d’être dans ce réseaux (et les autres) même si vous ne l’utilisez pas pour deux raisons. La première : l’usurpation d’identité. Je vous renvoie à mon billet. Seconde raison, je préfère savoir sur quelle image je suis taggué (marqué) plutôt que de rester dans l’ignorance. D’autres raisons peuvent êtres évoqués…

L’addiction, le piratage et le phishing entre autres eux ne sont pas seulement inhérents à concurrence mais à Internet…

Complètement passé sous silence dans le reportage «la discrétion des avantages de ces mêmes outils pour des professionnels pas encore totalement convaincus par l’économie numérique : les réseaux sociaux pour tisser des liens d’affaires, la CRM pour mieux gérer sa relation clients, les outils de recherche pour être plus concurrentiel dans sa veille d’information, la visioconférence pour éviter les déplacements, les blogs pour être plus près de sa clientèle, la dématérialisation pour gagner du temps , etc. ; Rappelons aussi qu’à côté de ces reportages-catastrophes, interroger sur la meilleure façon d’inciter les 1,5 millions de TPE et PME en France à adopter les technologies de l’information et de la communication?» comme l’écrit Claire Decroix.

André Gunthert généralise d’ailleurs sur le comportement des médias français à l’égard des nouvelles technologies.

Pourtant, si Laure Dessaux organise une enquête sur Facebook et l’entreprise. Est-ce anodin ?

et la télé dans tout cela ?

Promesse en l’air, pour donner à manger à un baudet (il te rira au nez ;-), volonté profonde, phrase lancé pour se débarrasser du débat ? je ne sais pas qu’elle est la teneur réelle de la proposition de Pierre Mathieu, le responsable des sites internet du groupe France Télévision ? Certains l’ont pris au mot pour tenter d’organiser un contre-reportage.

Mais plutôt qu’un contre-reportage (un cataplasme sur une jambe de bois ?), je pense que ce qui manque dans le paysage audio visuel si cher à nos écrans de télévision, c’est une bonne, voire une très bonne émission sur l’informatique et Internet.

Pas une émission simplement destinée à des jeunes. Non, une émission de débats. Pas une émission seulement bâtie autour des futures nouveautés, mais plutôt une émission autour de ce qui se fait actuellement avec quelques perspectives d’avenir. Une émissions qui montre à la fois ce que font les entreprises aujourd’hui d’Internet, avec l’informatique… aussi bien la grande entreprise que la petite PME, l’artisan… les avantages et inconvénients que peut tirer d’Internet la ménagère de moins de 50 ans, etc.

Bref, une bonne et vraie émission de télévision où il serait possible d’éduquer le public, de réduire la fracture numérique entre ceux qui savent et ceux qui ne savent pas… Émission évidemment complétée par tout un arsenal d’outils sur Internet, y compris la diffusion en Live ! Un peu la télévision de demain quoi 😉

Je vous laisse rêver.

Ah oui, si vous cherchez des idées, des collaborateurs pour cette émission Monsieur les directeurs de programmes, Monsieur des Maisons de productions… Je suis votre homme 🙂

En marge, on me dit souvent que cela prend du temps d’écrire pour le blog. À titre d’information, j’ai rédigé ce texte en moins d’une heure. Un aller Lille-Paris dans le train 🙂