Un web 2.0 (blog, réseaux et médias sociaux) mal digéré qui donne des renvois – 4

Je ne voudrais pas quitter cette série de billets sur le monde digital, sur le web 2.0, les blog, réseaux et médias sociaux de façon triste, mais plutôt pleine d’espoir …

La bonne digestion du web 2.0, des réseaux et médias sociaux

Le tableau que j’ai dressé de l’état du web 2.0, des réseaux et médias sociaux est très noir Enfin, son état… Non… Son environnement… Il ne faut pas jeter le bébé et l’eau du bain ! web 2.0, des réseaux et médias sociaux sont de merveilleux outils Ceux qui le corrompent, ce sont les marchands du temple.

Mais, je me fais une raison. Je l’ai dit… Il y a eu l’euphorie de l’accouchement, de la jeunesse… Nous étions dans la phrase turbulente de l’adolescence. Nous en arrivons à l’âge adulte… Comme la génération Z ! Bizarre, non ?

Ah, si vous ne connaissez pas la génération Z, je vous conseille « l’excellent » blog qui leur est consacré ;)

En effet, la génération Z à la différence des générations précédentes est une génération « pur digital native« . Je donne souvent l’exemple qu’elle ne connaît même pas le bruit d’un modem !

Et être pur digital native, en opposition au migrant digital que nous sommes tous dans les générations précédentes, cela change tout !

L’image est simple… Prenez un immigré dans notre pays… Pour la plupart des immigrés que vous croisez, vous reconnaissez assez vite sa situation (cela n’a aucun sens péjoratif quand je dis cela… j‘ai été moi-même immigré pendant presque une année en Martinique… et si à la fin de l’année en question, certains me demandait si j’étais béké (un antillais), l’illusion était de courte durée.

Et bien, c’est la même chose entre un natif et un non-natif du numérique… Il y a des choses, des usages que l’on ne peut pas comprendre ou alors au prix d’efforts surhumain quand on est un migrant !

En plus de cela, il y a l’esprit même des jeunes de la génération Z En France, on semble les découvrir avec la dernière enquête (la grande invaZion) de la BNP à leur sujet vis-à-vis de l’entreprise… Enfin, on les découvre par le petit bout de la lorgnette (je vous conseille vraiment la lecture de generation-z.fr).

D’expérience, je peux vous dire que les générations Z ne comprennent absolument pas le raisonnement des génération Y notamment qui veulent gagner du fric pour gagner du fric, qui ne font pas le boulot jusqu’au bout (version Z, le jusqu’au bout va beaucoup plus loin encore que tout ce que vous pouvez imaginer), qui veulent se la péter plus haut qu’ils ne sont et qui ne travaillent pas par plaisir Impensable, tout cela pour eux ! On fait son job parce qu’on l’aime et on le fait bien, ou alors on fait autre chose !

Tiens, le mot plaisir du travail, cela résonne… Se faire plaisir en travaillant, aimer son travail Ce sont des mots qu’avait prononcés Michelle Blanc lors de sa venue à Lille ! Elle n’a pas dû être entendu par ceux qui l’écoutaient à l’époque ;) Elle sera ravie de travailler avec la génération z, j’en suis persuadé ;)

Mais, la génération Z n’est pas le seul facteur qui fait que le web 2.0, les réseaux et médias sociaux vont être enfin digérés correctement ce qui m’évitera de reproduire ce genre d’articles dans les années futures…

Je pourrais évoquer l’évolution de la societé et l’intrégration du web 2.0 d’une façon générale, mais l’autre élément important est l’entreprise elle-même…

Aujourd’hui, les entreprises se posent la question, pour les plus avancée, de savoir et de connaître le réel intérêt d’être présent notamment dans les réseaux et médias sociaux Elles sont en train de regarder les factures… Combien avons-nous dépensé jusqu’ici dans ces foutus réseaux et médias ? Et, de se poser la question en parallèle : combien cela m’a rapporté ! Avec en suspend la question de savoir si les réseaux et médias sociaux doivent rapporter directement ou non de l’argent Rire… J’ai dit plus avant que c’était un état d’esprit que l’on devait avoir ;)

Il sera désormais impossible à une entreprise de virer quelqu’un au profit d’un autre alors que le 1er apportait 1 000 abonnés de plus ici par an, une centaine d’autres là… et le second une centaine sur ici et était à la limite d’en perdre là ! Si, j’ai des exemples… 

Pour les autres, la question ne se pose même plus selon moi… Elles doivent intégrer le web 2.0, les réseaux et médias sociaux au risque de disparaître L’arrivée dans les années à venir de la génération Z donnera le coup de sifflet final à la non-présence dans les réseaux et médias sociaux notamment…

De ce fait, nous allons arriver à une véritable professionnalisation du secteur Reconnaissons-le, le côté spécialistes et experts actuels fait un peu amateur, non ? Ah, évidemment… Les vrais experts ont un coût… y compris dans le domaine de la formation (mais là, cela a toujours été vrai ;) mais les résultats au moins sont là ! On peut les mesurer. 

Replongeons à nouveau pour les plus anciens au début de notre siècle. Vous vous rappelez ce qui se passait pour la création des sites ? C’était le cousin de l’ami de la copine puis les amateurs qui se déclaraient webmaster. Pour finir avec l’appel à de vrais « pros » dans le domaine ! Bon, d’accord, il existe encore quelques « cas » Notamment avec la disparition lente du web au profit du mobile. Mais, bon, je ne suis pas idiot. Je ne crois pas à un monde parfait…

Et bien, maintenant, effectuons la comparaison… Les entreprises sont passées par le cousin de l’ami de la copine qui a mis en place un semblant de stratégie sociale (il avait un compte Facebook, lui, pas le chef d’entreprise). Puis, caractéristique de ces dernières années, c’est l’amateur qui a prédominé (notez l’évolution, il connaît en plus Twitter, au moins de nom, dépose des images comme tout le monde dans Instagram, c’est fait un profil Viadeo – Linkedin pour les plus doués, en plus, s’il connaît Tumblr ou Pinteerest, c’est un as !). En plus, ce n’est pas parce que vous avez pinceaux, couleur et tableau que vous êtes Léonard de Vinci… Ce sont avant tout des outils pour mémoire !

Demain, arrivent sur le marché des personnes qui connaissent des services du web 2.0 que je ne connais probablement pas (ou très peu)qui les utilisent au quotidien en fonction de leurs usages (le « dédain » de la génération Z pour Facebook ne s’explique pas seulement par le discours qui arrange pas mal de monde de la présence des parents… cela correspond à d’autres choses).

Ils ont une vision marketing et communicationnelle innée Inconsciemment, bien souvent chez eux, c’est le résultat qui compte Et ils l’obtiennent ou font tout pour l’obtenir… Ceci devrait contenter les entreprises, à condition, qu’elles savent les accueillir… Mais ça, c’est un autre débat ;)

En attendant qu’ils arrivent, si vous cherchez une personne qui connaît un peu les blogs, les réseaux et médias sociaux, qui possède une certaine vision de l’avenir d’Internet, etc., je vous renvoie à mon précédent billet : conseil, séminaires et formations en présence sur le net et mes autres activités.

En attendant de vous lire, je retourne à mes activités, à ma curation et à la préparation d’un article ou d’un dossier sur les sites de rencontres ! Si, si… Je vous assure… On a eu un jour le malheur lors d’une conférence de me poser la question quelle était la différence entre un site de rencontre et les réseaux sociaux… Je crois que j’ai maintenant la réponse, et même un peu plus ;)

Pour compléter cette série d’articles, quelques liens :

Mon livre sur Linkedin

Livre Linkedin Eric Delcroix
couverture du livre Linkedin par Eric Delcroix

Le livre Linkedin vient de sortir chez Pearson…

Pas d’excuse pour ne pas l’acheter surtout à moins de 10 € 🙂 Comme le dise certain, c’est la période de rester au coin du feu pour lire les 176 pages (d 16.5 X 11 cm).

Voici la description de ce livre sur Linkedin par l’éditeur :

Cet ouvrage pratique, malin et pas cher ouvre les portes du réseau social professionnel LinkedIn et propose de nombreux conseils pour optimiser sa présence en ligne. LinkedIn s’adresse aussi bien au particulier souhaitant booster sa carrière qu’à l’entreprise à la recherche de nouveaux collaborateurs. Ce livre couvre donc la double utilisation de ce réseau à travers des exemples concrets d’utilisation et d’animation des contenus afin que les uns et les autres, en fonction de leurs objectifs trouvent des réponses à leurs questions sur les différents usages possibles.

J’ajouterai juste que Linkedin prépare également son passage vers le commerce en BtoB en plus du recrutement et qu’une partie de l’ouvrage en parle 😉 Donc, il s’adresse également au public du marketing, de la publicité et du e-commerce ! Les leads vont chauffer 😉

On peut décomposer le livre en 3 parties :

  • Des stratégies d’utilisation de LinkedIn.
  • Du CV au Personal Branding.
  • Les usages pour l’entreprise, d’un point de vue RH et marketing.
Vous comprenez peut-être mieux mon intérêt pour le tableau dans Pinterest que j’ai consacré à Linkedin désormais 😉 D’ailleurs, je continuerais d’alimenter ce board  Linkedin  qui contient déjà 388 pins avec ma veille sur le sujet 😉 Au passage, vous remarquerez je pense le tableau sur Facebook mais aussi le board sur Pinterest dans Pinterest (c’est le sujet d’un prochain livre 😉
Ce livre sur Linkedin fait parti d’une série d’ouvrages qui sortent tous en même temps sur la thématique des réseaux sociaux ! Normalement, je devais en écrire un autre sur Facebook pour l’entreprise mais par cause de maladie en septembre, je n’ai pas pu le finir dans les délais ! Ce n’est que partie remise 🙂
Par contre, je ne sais pas si vous vous rappelez de Nicolas Nova ? C’était suite au concours de l’été que j’avais organisé en 2010. Et bien, 2 ans plus tard… il publie son premier livre, sur YouTube ! Je vais le dévorer celui là 😉 Je suis un vrai nul sur ce média (en vidéo en général, d’ailleurs je suis preneur si vous connaissez des cours en ligne « gratuit » sur la prise de vue vidéo, la prise de son, la conception de film vidéo, les techniques de montage, etc.).
Autre livre de la collection, un Twitter par Erwan Nagard.

Je voudrais clore ce billet de la même façon que mon livre, car pour moi, cela montre également la puissance de ces outils de réseaux sociaux !

«Mais, pour finir ce livre, je voudrais remercier ceux qui ont pris le temps de me faire une recommandation dans Linkedin afin de vous présenter dans ce livre des écrans sur le sujet avec de la matière. Pour être « transparent », j’ai lancé un appel pendant la période des vacances… et en moins de temps qu’il ne faut pour le dire, j’avais reçu des recommandations représentatives de mes secteurs d’activité !Je pense que la plupart de ceux qui ont ainsi choisi de m’aider, sont toutes des personnes qui ont parfaitement saisi les deux dimensions de Linkedin, «réseau social» , et je vous les recommande ici avant de les recommander sur le réseau !

Donc, merci encore pour leur réactivité et leurs recommandations à :  Alain Lefebvre, Amelie Drozdz, André Gentit, Anne Lataillade, Annie Gourbillon-Faucher, Arnaud Delrieu, Arnaud Velten, Aymeric Jacquet, Brigitte Denis, Brigitte Reb, Bruno Louis Séguin, Christophe Batier, Christophe Monnet, Claire Decroix, Claire Mollien, Clotilde Vaissaire – Agard, David Hainaut, Denis Gentile, Dominique Levesque, Eric Fourcaud, Fabien Cauchi, Fabienne Loup-Brunswick, Franck Maintenay, Franck Prime, François Magnan, Frédéric Boillot, Guillaume Devoud, Helene Frebourg, Jacques Giraudeau, Jean François Legat, Jean Vaysse, Jean-Marc Blancherie, Jerome Deiss, Jérôme Ferru, Laurent Rizzo, Lionel Colbère, Lisa Wyler, Loic Gervais, Lyonel Kaufmann, Maher Slouma, Marie-Hélène Bru, Marlène Cable, Muriel Vandermeulen, Nicolas Lozancic, Odile Chenevez, Olivier Coudevylle, Olivier Le Deuff, Olivier Nerot, Phil Charp, Philippe Rafanot, Philippe Richard, Pierre Rouarch, richard peirano, sandrine décembre, Sophie Spillone, Stéphane Bourhis, Stéphanie Durville, Vincent Rostaing, Xavier Aucompte, Xavier de Mazenod et Yann Bergheaud.»

entreprise et réseaux sociaux : Facebook, Twitter, Pinterest…

Dans la série, je réponds aux étudiants pour leur mémoire, après 2 questions sur l’avenir de Twitter voici mes réponses sur l’emploi des réseaux et médias sociaux par les TPE et PME (Facebook, Twitter, Pinterest, Tumblr, Flickr, Scribdt…)

Pourriez-vous me donner une définition des réseaux sociaux (avec vos mots) ?

Un réseau social est un média social qui a la particularité de rassembler le CV ainsi qu’une agrégation des contenus des autres médias sociaux. Il est complété par une time-line qui permet d’échanger avec ses relations sociales.
Les médias sociaux sont quand à eux une extension du web 2.0 et regroupe les services de partages (YouTube, SlideShare, Scribdt, etc.), les outils de collaboration (dont les applications Google) et les services d’interaction : les blogs, Ustream…

Une remarque, je ne mets pas Twitter dans les médias sociaux. Pour moi Twitter appartient au domaine du web temps réel !

Entreprises et réseaux sociaux

Selon vous, est-il indispensable d’être présent sur les réseaux sociaux pour une entreprise aujourd’hui ? Pourquoi ?

La question est toujours piège… On aurait tendance à répondre : oui, c’est indispensable, car c’est vrai que les entreprises devront dans un avenir plus ou moins proche être “obligatoirement” présente dans les réseaux et médias sociaux.

Toutefois, cela ne veut pas dire que les entreprises doivent y foncer tête baissée. Avant de se positionner vis à vis des médias sociaux et de choisir les médias (réseaux y compris qu’il faut investir) il est bon de réfléchir à l’outil, au contenu que l’on veut véhiculer, sous quel forme, auprès de qui !

Si l’entreprise n’a rien à raconter, pourquoi aller sur Facebook par exemple ? D’autres choix stratégiques peuvent également faire réfléchir les entreprises sur les raisons qu’elles ont à ne pas se positionner sur ses outils dans l’immédiat.

Selon vous, pourquoi les entreprises utilisent-elles les réseaux sociaux ? Quelles sont leurs principales motivations ? Leurs principaux objectifs ?

Je vais répondre par une boutade… parce que les autres y sont et que les dirigeants entendent qu’ils doivent avoir une présence dans les médias sociaux !

Pour les entreprises qui sont présentes de manière réfléchie (c’est à dire avec la prise en compte de l’impact du passage à une stratégie de présence dans ces réseaux au sein de l’entreprise, sur les systèmes d’information, sur les dissolutions de pouvoir, sur les changements dans la communication de l’entreprise — on communique dès la recherche développement et non à partir de la phase de commercialisation), les utilisations des réseaux sociaux peuvent recouvrir de large pan de l’entreprise depuis les RH, en passant par le marketing, les commerciaux, le SAV…

On en revient au principe de base : la stratégie derrière l’investissement de cette présence dans les réseaux sociaux.

Les motivations et les objectifs peuvent donc être nombreux… mais l’un de ceux qui apparait le plus régulièrement est certainement la présence des prospects et des clients (BtoC ou BtoB) dans les réseaux sociaux. C’est l”à désormais que l’on peut “facilement” joindre et échanger avec les clients, futurs clients… tout en gèrant “facilement” son e-reputation.

Une entreprise peut-elle utiliser les réseaux sociaux dans le but de développer son activité (augmenter le nombre de ses clients, augmenter son chiffre d’affaires, etc.)

La réponse est clairement : oui !

Pourriez-vous me donner 3 avantages et 3 inconvénients en ce qui concerne l’utilisation des réseaux sociaux par une entreprise ?

Avantages

  • e-reputation
  • échange avec le public
  • écoute du public

Inconvénients

  • e-reputation
  • évolution permanente

Des conditions de réussite de la présence d’une entreprise ou d’une marque dans les réseaux sociaux ?

Selon vous, toute entreprise a-t-elle un intérêt à utiliser les réseaux sociaux ? Quel que soit sa taille ? Quel que soit sa clientèle ? Quel que soit ses produits/services ? et pourquoi ?

Cela rejoint la question précédente : Selon vous, est-il indispensable d’être présent sur les réseaux sociaux pour une entreprise aujourd’hui ? Pourquoi ?

Pour répondre plus particulièrement à votre question, je pense qu’il est plus facile pour une TPE ou une PME de basculer dans le monde des médias et réseaux sociaux, que pour une grande entreprise ! Plus souple, le passage à la mentalité “réseau sociaux” au sein de l’entreprise n’en sera que facilité. De plus, le coût pour ces petites entreprises est quasiment indolore à partir du moment où elles effectuent elle-même le travail de community management. D’ailleurs, il est a noté qu’il est encore plus facile pour une entreprise qui se crée de se positionner sur les réseaux sociaux. C’est un choix stratégique à avoir aujourd’hui en tête pour toute création d’entreprise : quel doit être ma présence dans les réseaux et médias sociaux. Dans la région nous avons l’exemple de Simon Bougamont qui pour l’ouverture de sa boutique de fleuriste à Valenciennes a employé la plupart des solutions de réseautages qui lui étaient offertes… Pourtant, c’est une entreprise individuelle.

Cela indique bien également que la clientèle visé, les produits ou services vendus n’entrent pas en ligne de compte dans l’intérêt d’être ou non présent dans les réseaux sociaux…

Qu’est-ce que vous conseillez à une entreprise (quelconque) qui veut se lancer sur les réseaux sociaux ?

Pour se lancer dans les réseaux sociaux… il faut d’une part connaître les outils (Facebook, Twitter, Linkedin, Pinterest…) et d’autre part, savoir ce que l’on veut communiquer, sous quelle forme et à qui. De ces connaissances apparaîtra la stratégie de la présence dans les réseaux sociaux.

Quand j’évoque la connaissance des outils, ce n’est pas “passer regarder voir” à quoi ils ressemblent. Pour la plupart d’entre eux, cela consiste à s’inscrire, à participer, à regarder comment ils fonctionnent, ce qu’ils peuvent apporter… Cela demande un certain temps. Certains se sentiront plus à l’aise avec l’un qu’avec l’autre… ce sera un critère de choix.

Mais, une fois la réflexion menée sur ce que l’on veut communiquer, comment… il sera aisé de choisir l’outil le plus en adéquation à nos objectifs.

Il peut être judicieux dans certain cas de faire appel à un conseil extérieur qui aide à défricher le terrain.

Est-ce que cela nécessite une certaine réflexion au préalable, une préparation, certains outils, certaines ressources, etc.

Je pense que vous l’avez compris par rapport à mes réponses précédente : la réflexion est indispensable à la mise en place de cette présence.
Vous évoquez la préparation… cela me fait pensé à préparer les membres de l’entreprise au bouleversement qu’engendrera la présence de l’entreprise dans les réseaux sociaux et surtout qui peut dire quoi dans ces réseaux.

Quels impacts organisationnels cela peut-il avoir sur l’entreprise ?

La réponse a laquelle on pourrait s’attendre est la création d’un poste de community manager… Je ne le pense pas, tout du moins pour les TPE et les PME. L’objectif est d’éduquer le membres de l’entreprise à la fonction de community manager. Quiconque dans l’entreprise devrait pouvoir réagir sur les réseaux sociaux et apporter du contenu… Ce n’est pas “obligatoirement” le chef qui aura la bonne réponse.
En effet, quel que soit l’employé présent dans les réseaux sociaux, il est également un vecteur de l’e-reputation de l’entreprise auprès de ses pairs et du public, en dehors de la “page Facebook” officielle de l’entreprise. Il faut donc impliquer les employés à cette action de community management.
On comprend aisément que dans ce cas l’impact sur les systèmes organisationnels de l’entreprise et notamment les pseudos petits secrets d’un service par rapport à un autre, les informations retenus pour des raisons de pouvoir par les petits chefs… tout cela vole en éclat.

Autre impact que cela peut, doit avoir sur l’entreprise… qu’elle agissent en “entreprise 2.0”. Rien ne sert en effet d’avoir une présence sur le Web 2.0 et rester avec des manières de penser et d’agir de l’ère de l’internet d’avant ! Désormais, lorsque quelqu’un dans l’entreprise produit quelque chose, avant d’agir, il doit se poser la question : est ce que ce travail peut s’intégrer dans la communication sur les réseaux et les médias sociaux ou non. En général, la réponse est positive. Et donc, à la différence de ce que l’on faisait avant, on prépare sa production en vue de sa publication dans les médias sociaux et les réseaux sociaux… et c’est cette production qui sera exploité en interne, complété ou non par les avis venant de l’extérieur !
D’autres changements organisationnels comme les horaires de travail… doit t-on encore travailler selon des horaires fixes ? sur le même lieu de travail (co-working, télétravail…) peuvent également se produire, sans parler des outils internes, extension des réseaux sociaux au sein de l’entreprise. Par exemple, on peut imaginer que Google+ soit l’intranet de l’entreprise !

D’après-vous, qu’est-ce qui fait qu’une stratégie sur les réseaux sociaux marche ou ne marche pas ?
Il n’existe pas une mais une multitude de réponses à cette question. L’identité de l’entreprise, son passé, ses dirigeant, les relations entre la direction et les employés… et ce qui est mis en place peuvent faire que la stratégie ne fonctionne pas.
L’une des causes fréquentes d’échec, hormis le manque de stratégie et la diffusion du flux du contenu du site dans les réseaux sociaux est de faire comme le concurrent ou l’expert que l’on a entendu dans une conférence. Une autre raison, penser que quelqu’un qui possède un compte Facebook et un compte Twitter est un expert des réseaux sociaux ! Il sait certainement les utiliser… mais de la à en faire un spécialiste, il y a de la marge. Idem de confier la gestion de la présence d’une entreprise sur les réseaux sociaux à un stagiaire ou au petit cousin qui “s’y connait”. Les entreprises ont déjà connu cette aventure avec la création des sites web au début des années 2000. Elles en sont revenues. C’est la même choses avec les réseaux sociaux.

C’est un secteur encore jeune… Il n’y a pas encore de stratégies gagnantes à tous les coups. À chacun de trouver les solutions qui lui sont propres.

Pourriez-vous me citer un exemple de « réussite » grâce aux réseaux sociaux

J’ai cité Simon Bougamont dans les questions par exemple…

d’échec

J’en connais, mais il est évident que pour des raisons déonthologiques, je ne puisse pas les citer 🙂

Est-ce que vous sauriez m’expliquer les raisons de cette réussite / cet échec ?

Pour Simon , je dirai juste qu’il croyait dans les réseaux sociaux… et que plus le temps avancait, plus il s’apercevait de leurs intérêts et plus il les utilisait

Pouvez-vous vous présenter, ainsi que votre métier/activité (en quelques mots) ?

Eric Delcroix, expert de la communication on-line, des médias sociaux, de l’e-reputation, mon activité tourne autour du conseil, de séminaires pour les entreprises et je suis également auteur de différents ouvrages sur les problématique pré-citées.

Et vous, vous auriez répondu quoi à ces questions ?

prospective de notre environnement social pour les métiers, l'éducation, l'entreprise

Autour de moi, j’entends souvent dire que :

  1. Internet change le monde
  2. Les réseaux sociaux modifient nos relations
  3. le web temps réel (Twitter) transforme notre perception de l’information

Mais, en parallèle, je remarque que le public n’a pas pris conscience de ces révolutions qui sont en train de se jouer devant leurs yeux !

Le comble est atteint lorsque j’interviens dans un milieu précis. J’entends par milieu précis une profession (les journalistes, les enseignants…par exemple), les commerçants (aussi bien dans le BtoC que le BtoB), dans des branches d’activités professionnelles… et c’est sans compter sur le devenir de certains métiers ou branches d’activités !

J’ai l’impression que la population fait l’autruche ! Quel que soit le milieu, lorsque l’on évoque l’avenir, en général, la réponse est du type : «notre métier va changer !». Quand je donne des perspectives d’évolution du métier… Hop, j’ai des autruches devant moi ! Non, pas à ce point là ! (Il est vrai que très provocateur, j’annonce la mort de leur métier… Ben oui, leur métier n’aura plus rien à voir avec ce qu’ils font actuellement !)

Pire encore, je suis toujours effrayé par le manque de projection des personnes dans ce que pourrait être l’avenir en regardant un petit peu du côté des signaux faibles. Il faudra bien qu’un jour ou l’autre, le grand public prenne conscience de ce qui les attend.

Vous allez me dire, si vous avez un certain âge (disons l’âge d’avoir des enfants scolarisés) que vous vous en sortirez tant bien que mal ! Il y a de fortes chances que vous soyez de la génération Y (ou un peu au-dessus), celle qui prend toutes les baffes au passage dans cette révolution.

Prenons justement en exemple cette population. Très rapidement, vous allez être confronté au devenir de votre progéniture ! Il faut discuter du métier de votre descendance… Et, c’est là que les problèmes commencent !

Désormais, il n’est plus de mise de focaliser sur un métier particulier. Pas question de dire : «Tu seras médecin mon fils». Mince, j’ai des filles à la maison 😉 donc pas de «Tu seras journaliste ma fille !». Oui, oui, c’est l’activité que l’une de mes filles veut faire !

Cela voudra dire quoi être journaliste dans 10 ans ? Quand je vois que France Inter suite à l’emploi de Twitter par des journalistes dans le cadre des procès de DSK m’appelle mi-affolée en se demandant qu’est ce qui leur tombe sur la tête ! Que l’information « à la pépère » comme il la pratiquait avant ne fonctionne plus ! Cela remet en question les fondements du journalisme !

Cela fait 3 ans environs que je préviens les (futurs) journalistes de ce tournant !

Donc, en résumé, je ne dis pas à ma fille qu’elle sera journaliste mais « communiquante » avec éventuellement une ou deux spécialités : journalistique par exemple et scientifique (puisque c’est son souhait !).

En réalité, cela correspond également aux études qui ont été réalisées par des sociologues sur la génération Z ! En simplifiant, cette génération n’aura pas de métiers mais possédera des compétences.

Je sens déjà les hurlements poindre ! Comment, plus de métiers ! mais alors, plus de plombiers, plus de médecins… Cela peut nous effrayer car nous ne sommes pas habitués à cette structure dans notre société.

Et pourtant, le médecin de campagne sera remplacé par une relation via téléphone ou ordinateur (ou autre) qui permettra de nous diagnostiquer à distance soit par l’intervention d’un logiciel.

Quand vous allez voir le médecin, vous décrivez vos symptômes, vous regardez vos résultats d’analyses divers et variés et le médecin vous dit : vous avez telle maladie, je vous propose tel traitement !

Si l’on entre toutes les données, un logiciel peut le faire. Cela peut même aller plus loin car vous aurez certainement la possibilité d’être constamment sous « surveillance médicale »).

Donc, où est le rôle du médecin dans tout ça ? Moi, j’y vois des fonctions d’informaticiens (ou de développeurs) et de scientifiques ! Vous allez toujours dire à votre enfant de faire médecine maintenant ?

Je vais même aller plus loin ! Petits futés comme vous êtes, vous vous dites… «Oui, d’accord, pour le médecin généraliste ! Mais le spécialiste, pour les opérations !» Là encore le « marché » sera minimaliste ! D’ici là, les opérations à distance et les robots auront pris le pas sur l’humain pour toutes ces manipulations ! Oui, je fais de la prospective… mais 2050 n’est pas si loin !

Le souci dans cette évocation, est que pour l’instant, au sein des établissements scolaires personne ne veut prendre en compte ces évolutions. On en reparlera certainement encore cette année à Ludovia 🙂

Les services d’orientation aussi bien que les enseignants défendent leur « modèle ». Je vais encore faire grincer des dents, mais éviter d’orienter vos enfants vers les fonctions de l’enseignement !

Demain, malgré l’opposition de la caste des enseignants qui vont défendre bec et ongle leur métier, il n’y aura plus de prof. comme nous les connaissons aujourd’hui j’en prends le pari !

L’enseignement va exploser en plein vol !

D’ailleurs, avez-vous déjà réfléchi au coût des infrastructures : écoles, collège, lycée… et même universités ! Les seuls bâtiments qui resteront mais d’une taille raisonnable ce sont les laboratoires de recherche ! Le mammouth va se dégraisser de lui-même !

Aussi, ne me demandez pas comme va se transformer le métier actuel d’enseignant. Je n’en sais fichtre rien, je ne suis pas devin ! Mais, je sais que ce ne seront plus des « prof. » Vous voilà averti.

À mon sens, il est extrêmement urgent que les enseignants actuels prennent le chemin de l’enseignement social (sous-entendu, l’enseignement au moyen des outils de médias sociaux, de web temps réel… S’ils veulent encore travailler dans le domaine de l’éducation à moyen terme !). Pas ceux près de la retraite, mais ceux qui débutent !

Vous souhaitez des signes avant-coureurs de ces évolutions ? La mise en place du livret de compétences (on ne parle plus de matières) dans les collèges qui prépare au portfolio en est un pour moi. N’oublions pas que j’ai écrit plus haut que désormais, ce n’était pas un métier que les jeunes recherchaient mais des compétences !

Je signale au passage que je n’apporte pas de jugement ! Je tente de simplement d’évaluer la situation !

D’ailleurs, la disparition des établissements scolaires va de pair selon moi avec la mise en avant du télétravail, du co-working… Je ne sais pas si vous sentez les frémissements dans ce domaine (y compris l’émergence de l’auto entrepreneuriat).

D’ailleurs, Christophe Deschamps  l’avait très bien expliqué dans son livre pour les travailleurs du savoir et de l’information !

Donc, pas médecin, pas journaliste, pas prof.

Plus largement, des pans complets de secteurs d’activités vont disparaître ! Je prends fréquemment l’exemple des salons (cela ne m’empêche pas de travailler pour VAD e-commerce, au contraire, car eux aussi préparent leur reconversion 😉

Quelle serait la raison d’exister des salons pro. ou grand public dans l’avenir ? Analysons ce qu’est un salon professionnel aujourd’hui ? Vous avez un rassemblement à un instant T d’exposant (les stands), vous avez les conférences spécifiques, vous avez un point de rendez-vous entre membre d’une même « confrérie » Le reste n’est que de l’habillage.

Dans quelques années, vous allez pouvoir assister à un salon professionnel confortablement installé dans votre fauteuil depuis le bureau ! En effet, de simples raisons budgétaires feront qu’il est plus simple de posséder un « stand » sur la toile que de devoir louer un emplacement, équiper un stand, payer du personnel pour « tenir » la présence pendant le salon, etc. sans compter le coût pour le visiteur : le déplacement, le mauvais moment…

On peut me rétorquer qu’il y a toujours les problèmes de perception : le toucher, le goût, l’odorat… Vous pensez réellement qu’il n’y a pas de technologie qui sont en train de se mettre en place dans ce domaine via les réseaux ? Je parle toujours d’avenir. Pas de demain, ni dans 6 mois !

Second point : les conférences ! Désormais, la norme devient de relayer la conférence sur le net en streamline. On peut peser le pour et le contre : est-il nécessaire de se rendre sur place ? En supplément, l’interactivité depuis Internet devient monnaie courante…

Pour ma part, je fais vite mon choix en général et l’offre est beaucoup plus large (et complémentaire sur la toile que dans les salons, surtout si c’est l’exposant qui a payé pour faire une conférence !)

Le dernier point, la rencontre humaine ! Je pense que les organisateurs de salon n’ont pas encore compris l’émergence, le potentiel et la valeur des rencontres comme celles que nous organisons beaucoup simplement au travers des médias sociaux… Je pense aux rencontres Blog en Nord, au Yulbiz, à l’Open Coffee, au café des community manager, au c@fé des sciences… Il n’y a rien d’institutionnel ni de récupération dans ces rencontres… et pourtant ! Vous avez déjà remarqué leur succès ? Cette suite « logique » des médias sociaux dans la vraie vie, vous laisse indifférent ? Pas moi.

Le public commence à comprendre l’intérêt du réseautage qui peut s’établir dans de tel rendez-vous ! L’avenir est là, sans discours officiel pré formaté ! Pour le coup, je connais peu de structures organisatrices d’événements qui soient “ placées » dans le domaine !

Pire peut-être. L’argument de la rencontre dans les salons professionnels tend à disparaître !

La course en avant vers : toujours plus de propositions, d’incitation à voir telle ou telle conférence… dans un temps mesuré, fait que les personnes se déplacent pour assister à tel ou tel événement dans l’événement, sans rechercher à rencontrer leur pair ! Le mot pair n’est pas employé ici par hasard ! C’est l’une des composantes principale du Web 2.0 et les organisateurs de salon en sont loin !

D’ailleurs, à la réflexion, je me dis que c’est aussi ce qui fait le succès d’événements comme Ludovia ou des journées du contenu web ! Ce sont des endroits où l’on prend du temps, son temps !

Pourtant, comme me le confiait, ces derniers jours, une participante de Ludovia de l’année dernière… «On a l’impression de ne pas travailler à Ludovia. On a l’impression que la vie est cool et l’on s’aperçoit une fois rentrée que nos journées de 9 h du matin à 2 h du matin sont remplies pendant une semaine. Toutes les rencontres « officielles » et « non-officielles » sont très riches.»

Je pense que les 2 Éric que nous sommes, organisateurs de ces événements avons déjà certainement sans le vouloir retranscrit dans nos événements une grande part du web 2 et des médias sociaux dans la réalité (IRL comme diraient les geeks 😉

Je pourrais continuer la liste des exemples encore pendant longtemps. Ils sont très (trop) nombreux. Je m’arrêterais juste sur le métier de secrétaire, pardon, comme il a déjà commencé à évoluer : d’assistante ! Je vous pose la question : «qu’est ce que vous aller donner à faire à votre secrétaire assistante demain ?»

En complément, hier, lors des soutenances de M1, nous évoquions les ePub, et de penser que les livres demain ne seront pas simplement du texte, même parfois pour les romans ? Écrire ne suffira plus !

Et puis, comme pour confirmer mes propos sur ces évolutions de nouveaux métiers émergent ! Enfin, non, on nous fait croire que de nouveaux métiers apparaissent ! Des exemples : community manager, curator… Pour moi, ce ne sont pas des métiers, mais des fonctions d’un poste, autrement dit des compétences (tiens, on y revient !)

Lorsque j’évoque cette évolution en marche… Je prends souvent l’exemple de l’apparition de la PAO que j’ai vécu du bon côté dans les années 1980 ! Je perçois les mêmes réactions de la part des entreprises, de la manière dont se développent les formations pour le but de pouvoir dans l’urgence aux postes de paoïste… (cela fonctionnait tellement bien que tout le monde voulant se faire de l’argent sur le dos de ce nouveau métier, nous sommes arrivés rapidement à une « surpopulation » de spécialistes qui restaient sur le carreau !)

Vingt ans plus tard, je n’entends plus parler de paoïste mais de graphiste, de maquettiste, de metteur en page… des métiers qui existaient avant l’arrivée de la PAO. Des métiers qui ont évolué, qui se sont transformés. Des métiers dans lesquels on a injecté des compétences sur les outils informatiques.

Dans cette comparaison PAO – évolution des métiers actuels, j’insiste (trop) souvent sur le fait que les entreprises dans le domaine de l’imprimerie, de la création print qui n’ont pas pris le virage à l’époque malgré leur discours : «Tu sais gamin (j’avais une vingtaine d’années 😉 le temps que cela change on a le temps !» sont aujourd’hui disparu depuis « très » longtemps ! J’ai peur qu’il en soit de même pour les entreprises (ou des branches d’activités — un exemple, les commerciaux ou des secteurs d’activités) qui ne prennent pas conscience de l’évolution de notre monde.

Je me demande toujours pourquoi personnes, entreprises et institutions vivent avec une vision prospectiviste à moins de 6 mois, 1 an maximum… La peur de l’inconnue ? la peur de perdre son métier ?

des marques et des réseaux sociaux

Depuis quelque temps, je vois fleurir des articles sur la pertinence ou non des marques à être présentes sur les réseaux sociaux…. Je pense que c’est un faux débat et que les marques et les entreprises ne peuvent pas faire l’économie de leur présence dans les réseaux sociaux. J’emploie le terme économie à dessein car cela à un coût ou pour le moins un transfert de coût !

Dans toutes les discussions, nous nous éloignons à chaque fois des « basiques » qui sous-tendent les médias sociaux et les réseaux sociaux, et cela manque de perspective d’avenir ! Et l’ensemble des exemples négatifs qui sont donnés me fait dire à chaque fois que la stratégie que l’entreprise avait mise en place n’était pas la bonne !

Mais, tous les experts doivent battre leur culpe. Alors que nous pensons que les médias sociaux sont assimilés (ou que nous ne comprenons pas pourquoi tout les monde ne les a pas encore adoptés :-), nous oublions que les outils de réseautage sont issus du web 2 qui n’est pas encore lui-même acquis par tous.

Je prends quelques exemples. Dans mes conférences, j’ai souvent un écran qui me permet de tester les connaissances de mon public sur les médias sociaux… Parfois, hormis la connaissance de Facebook et de YouTube (tout le monde va sur YouTube, mais tous ne possèdent pas de compte), je me retrouve devant une salle qui dit ne pas utiliser les médias sociaux !

De façon, pernicieuse, je pose en cours de conférence une question : «qui parmi vous a effectué une recherche d’avis sur un lieu de vacances ou un hôtel !» À tous les coups, je sais que j’ai bon 😉 Toutes les mains ou presque se lèvent ! Qu’on le veuille ou non, nous sommes tous désormais des utilisateurs des média sociaux !

Faisons, un peu d’histoire… fin des années 79, début 80. Je devais acheter un appareil photo ! Qu’est ce que j’ai fait à l’époque ? J’ai consulté la presse spécialisée, j’ai amassé les documents publicitaires, j’ai consulté le guide de la FNAC…

Qu’est ce que je fais maintenant, hormis utiliser les comparateurs de prix ! Je cherche via Google les caractéristiques des produits, j’étudie des comparatifs en ligne et surtout une fois ce choix effectué, je regarde ce qu’en disent mes « pairs » ainsi que l’avis des pro-am (professionnels amateurs). On oublie trop souvent de parler des pairs et des pro-am qui sont pourtant l’essence même du web 2.0 et donc des médias sociaux !

Outre le gain de temps, mon acte d’achat est empreint de l’avis de consommateurs qui me ressemblent…. et de celui des pro-am (j’ai pas dit des influenceurs ;-). Au passage, je ne suis pas certain que beaucoup d’entreprise ait commencé à comprendre comment elle pouvait se servir de ces pro-am et autres influenceurs… En résumé, ne les confondez pas avec des journalistes 🙂

Autre exemple. Pour des raisons professionnelles, je vais peut-être devoir me rendre à Genève ! J’ai regardé sur le site de la SNCF, de l’aéroport de Lesquin, les comparateurs de vols…Dans le fatras des propositions, difficile de me faire une idée de la meilleure solution pour ce déplacement Lille–Genève ! Plusieurs solutions s’offre à moi ! Contacter une agence de voyage. Cela fait revenir à l’époque précédent internet. Mais, plus certainement, je tenterai le coup de poser la question dans Twitter, auprès de mes amis virtuels (ce qui sera relayé dans Facebook…) pour savoir si autour de moi quelqu’un a déjà été confronté à ce souci et comment il l’a résolu, s’il y a une solution !

Encore une fois, cette situation était impensable avant l’avènement des médias sociaux. Mais, si je me place du point de vue d’une entreprise. Elle peut avoir la réactivité nécessaire pour répondre à mes besoins…

Pour le gag, je vous livre un exemple qui représente pour moi l’opposé des réseaux sociaux… Nous avons changé l’une de nos voitures vendredi matin ! Ma femme va chercher son nouveau véhicule et le vendeur, vous savez celui qui dans l’ancien temps était votre conseiller particulier, le vendeur donc lui propose de prendre en supplément de la voiture un pack comprenant notamment des tapis de sol !

Son argument de vente : «vous savez, avec ce modèle-là, la qualité de la moquette est proportionnelle au prix de la voiture» sic ! Grosso modo, ce technicien nous dit ni plus ni moins que nous avons acheté une voiture de M…

Mais revenons à nos médias sociaux. Le danger est de penser que les pairs forment des communautés. J’avais déjà donné mon avis, il y a quelques années sur le débat qui vient de réapparaître sur l’existence de communauté créée grâce aux médias sociaux. J’ai l’habitude de dire que j’ai des lecteurs qui partagent le ou les mêmes centre(s) d’intérêt que moi…

Dans médias sociaux, y’a le mot média ! Et j’ai rarement entendu parler de la communauté d’un journal ! Par contre, oui, on évoque souvent les lecteurs d’un journal ! Et puis, soyons honnêtes, de nombreux fans ne sont là que pour les réductions et offres promotionnelles ! L’illusion des discussions, même si elles peuvent se mettre en place, est souvent un leurre. Ne faudrait-il pas mieux employer le terme d’échanges.

Aussi, on oublie trop souvent qu’une entreprise peut et doit avoir son pouvoir de décision (mais encore faut-il à un moment ou un autre l’indiquer clairement) dans sa stratégie de communication dans les médias sociaux ! Stratégie… Le mot est lâché. Oui, pour être présent dans les médias sociaux, il est nécessaire de mettre en place une stratégie !

Pourquoi être présent dans les réseaux sociaux ? Pour développer sa visibilité ? Pour attirer de nouveaux clients ? Faire de la veille ? Assurer le SAV ? Pour recruter ? etc. Pour chacun de ces aspects, on privilégiera un ou plusieurs médias avec pour chacun une organisation propre…

De nombreux échecs de la stratégie prévue par les entreprises proviennent de la mise en place de la stratégie. Être présent dans les réseaux et les médias sociaux n’est pas difficile, par contre, utiliser les outils de réseautage n’est pas si simple. Comme le fait remarquer Yann, il faut réfléchir à qui mets en place cette stratégie… Des personnes issues du print en général !

Comme je le mentionnais en commentaire chez Yann, le trompe l’œil de la simplicité d’emploi des réseaux et médias sociaux fait que l’on appelle les experts pour obtenir un avis ou une explication sur ce que sont les réseaux sociaux, les limites, les avantages… Ainsi, je connais certains spécialistes des réseaux sociaux qui ont quitté leur activité pour devenir par exemple community manager car dans un premier temps, on nous demande (je dis nous car cela m’arrive fréquemment) nous expliquons la « bonne » stratégie à adopter.

Mais, dès qu’il s’agit de la mise en œuvre… On n’a plus besoin de nous ! Le stagiaire fera très bien ce travail, puisque l’on sait maintenant pourquoi l’entreprise doit être présente dans les réseaux sociaux ! Et bien, non ! Messieurs les directeurs de tous poils, vous faite erreur ! Je ne pense pas que l’on passe du jour au lendemain « spécialiste » des médias sociaux ! Au passage, je reconnais également que cela devient compliqué de reconnaître un expert des réseaux et des médias sociaux dans le magma de tous ceux qui se déclarent comme tel !

C’est pire dans le community management… Il suffit qu’une personne possède un compte Facebook ou/et Twitter pour qu’elle se déclare Community manager ! Est-ce suffisant ? Je ne le pense pas !

Par exemple, actuellement, une entreprise m’a demandé de l’aider dans la mise en place de l’utilisation de médias sociaux. Au fil de la réflexion, on s’aperçoit que le rôle du community management ne consiste pas seulement « à répondre ». Nous avons « découvert » d’autres aspects qui seront abordés dès que l’entreprise mettra en place sa politique de présence et d’usage des réseaux sociaux. Difficile pour un stagiaire ou un « spécialiste du print qui vient de découvrir les médias sociaux » d’anticiper tout cela. Seule l’expérience d’une personne qui connaît les habitudes et les usages dans les médias sociaux peut anticiper ou/et réagir à de telles situations !

Cette réflexion sur le community management est impérative au sein de l’entreprise. L’exemple d’Air France le prouve.

Trop souvent, la mise en place de la stratégie de déploiement de la marque sur les médias sociaux ne prend pas en compte également l’impact au sein même de l’entreprise. L’exemple de Flunch est flagrant dans le domaine. Les employés de Netexpresso en connaissent également les conséquences !

Mais, lorsque j’évoque les changements importants au sein de l’entreprise, cela concerne la politique de communication globale de l’entreprise. Dans un premier temps, si, dans le passé, la phase de communication était l’apanage des services marketing qui préparaient leur communication à la sortie du produit, désormais, il est clair que l’on doit commencer souvent à communiquer dès la recherche et le développement si l’on adopte une démarche un tant soit peu orienté médias sociaux ! Ce que l’on a appelé abusivement la transparence… Le terme, je le reconnais, est mal choisi. Mais, prenons le cas de Malabar… Je pense que si la société avait pris le temps d’expliquer dans un premier temps le pourquoi du changement de personnage (qui précède un changement dans le goût ?), le cheminement de cette réflexion, le buzz négatif n’aurait pas eu lieu.

Cela n’enlève en rien le droit de l’entreprise de prendre les décisions qu’elle souhaite… et puis, la masse a peut-être tort. Toute entreprise et marque garde le libre-arbitre de ces décisions. Par contre, impossible de mentir ! Je pense que nous sommes nombreux à nous rappeler l’épisode de la rue de la Paix devenu Moncul suite à un concours dont l’organisateur changea les règles en dernière minute ! Faut-il dire le jeu concerné ?

La transparence que l’on demande est le « parlé vrai ». Pour en revenir à notre nouvelle voiture… Si ce que me dit le vendeur est vrai, j’aurais aimé l’apprendre sur le net… Si ma voiture est une voiture de M… autant le savoir avant 😉

Cela m’évoque la problématique de la prise de parole des employés dans les réseaux sociaux… Ils parlent au nom de qui ? au nom de quoi… Pourtant leurs avis comptent ! Les marques ne sont pas présentes sur les réseaux, qu’importe… Leurs salariés le sont ! Comme ils ne sont pas encadrés (normal, l’entreprise ne juge pas intéressant les réseaux sociaux !) ils peuvent dire et raconter n’importe quoi selon leur choix !

Oui, l’impact des réseaux sociaux va jusque-là. Les salariés de l’entreprise ! Tout salarié représente l’entreprise.

Pour l’anecdote, j’ai reçu en cours d’année un message dans Facebook d’une étudiante palestinienne qui souhaitait suivre une formation dans une autre UFR que celle dont je m’occupe à l’université. Je lui réponds que je vais lui chercher le contact afin lui donner les renseignements souhaités et je lui fais remarqué au passage que je ne suis pas le contact privilégié pour cette formation (autrement dit, pourquoi m’a t-elle contacté). Sa réponse : je sais que vous n’êtes pas dans cette formation, mais vous « représentez » l’université dans Facebook !

Le danger est grand également pour les marques de penser uniquement réseaux sociaux ! Ce n’est qu’un des éléments de la stratégie de l’entreprise. Au même titre que l’on parle du e-commerce, les réseaux et médias sociaux ne sont qu’un aspect de la vie de l’entreprise. Nous en sommes à la vente et à la communication multi canal ! Mais, là, c’est encore une autre histoire…

Prenons l’exemple de la partie commerciale (je n’ai même pas dit marketing, mais je pourrais faire la même déclinaison, également pour les services de communication, pour les ressources humaines… Bref, tous les services de l’entreprise), donc, pour les commerciaux, il faut avoir assimilé les « règles » du commerce traditionnel, de la VPC, du e-commerce et des réseaux sociaux… pour pouvoir passer au multi canal !

Les réseaux et médias sociaux ne sont qu’une étape dans ce que seront l’entreprise et les marques de demain ! Et dire que je n’ai même pas parlé de géolocalisation, de réalité augmentée, de téléphonie ou de nomadisme…

Alors, oui, les entreprises et les marques doivent s’intéresser aux réseaux et aux médias sociaux et être présentes sur les réseaux sociaux et d’une façon plus large dans les médias sociaux… ne serait-ce que pour préparer l’avenir.

Irrésistible news du web social : qui c'est le chef ?

Irrésistible news : article sur les réseaux sociaux page 32
Irrésistible news : l'article sur les réseaux sociaux est page 32

Irrésistible news, le nouveau magazine gratuit des décideurs du Nord-Pas-de-Calais était prévu en janvier. Il est désormais disponible.

Ce magazine mensuel distribué gratuitement aux professionnels de la région Nord-Pas-de-Calais vise à développer du business entre les entreprises de la région. Il est également disponible en ligne accessible depuis le site du journal.

Dans les 52 pages d’Irrésistible news n°1 – janvier 2011, vous pouvez lire en page 32 du successeurs d’EntreNews  un article que j’ai signé : Web social Qui doit être le chef ?

En avant première en voici le contenu 😉

Il est désormais de bon ton pour les entreprises d’investir le domaine des réseaux sociaux. Seulement, outre le manque de stratégie ou le paravent du community management, qui doit décider de la stratégie sur cette présence.

Les experts rabâchent tellement que les TPE, les PME… doivent être présentes auprès de leur communauté sur les réseaux sociaux que de plus en plus franchissent le pas.

Faisons fi des entreprises qui ont mûrement réfléchi leur stratégie de présence  (cas rares) : ce qu’elle allait y faire, comment elles les utiliseraient, à qui elles s’adresseraient…

«Je ne sais pas pourquoi je dois y être mais je vois bien qu’il se passe quelque chose et je dois y aller.». Le résultat est à la hauteur de la réflexion… La cible ne sait pourquoi l’entreprise est sur les réseaux sociaux…

Dès que l’on évoque ce problème, la réponse fuse ! Oui, mais ON n’a pas de community manager (pire : un stagiaire). Le buzz word, la fonction miracle du moment est lâché. Ce poste «indispensable» en 2010 risque pourtant de voir son aura terni avec l’arrivée des «Curators» en 2011.

Le problème n’est pas là mais plutôt qui est en charge de la stratégie des réseaux sociaux dans l’entreprise ?  Tous les services pourraient s’occuper des relations sociales sur le web en partie ou complètement !

La politique de présence sur le web via les réseaux sociaux en complément du site n’est pas à la charge de tel ou tel service, mais le domaine de compétence de la direction de l’entreprise.

Communication, marketing et commerciaux tiennent le dessus du pavé des utilisateurs. Mais, ils ne sont pas les seuls. Le service RH par exemple peut employer ces réseaux pour recruter, le SAV…

Pire, chaque salarié à titre individuel est une forme de présence de l’entreprise dans les réseaux sociaux. La plupart indiquent dans leur profil le nom de l’entreprise ! D’ailleurs, le responsable RH doit avoir un afflux de visites sur son profil Viadeo lors de recrutement. D’autres salariés répondent peut-être à des questions sur l’entreprise ou créent des groupes dans Facebook…

La décision d’investir le web social impacte l’organisation même de l’entreprise. On ne travaille pas de la même façon dans une «entreprise 2.0» ce qui met à mal l’éternelle question de la chronophagie. Seules des décisions de la direction insufflent le mouvement. D’ailleurs, chacun dans une entreprise 2.0 a sa part de community management.

Et, la question à se poser est : «Dans l’avenir, l’intranet sera-t-il un réseau social ou une partie de Facebook ?» Alors, pourquoi ne pas prendre de l’avance ?

Une année d'aide et de conseils sur les médias sociaux : le choix

Juste avant les vacances, fin juin exactement, j’avais lancé un avis aux entreprises qui veulent passer aux médias sociaux. L’appel a été entendu !

Le choix n’a pas été facile… mais, ne faisons pas durer le suspens.

J’ai hésité, peser le pour et le contre, etc. pour finir par ne pas savoir départager deux des choix parmi ceux qui m’étaient proposés.

Le premier élu est ConviTable : une startup qui  conjuge plaisir de la table et rencontres professionnelles autrement dit aide les commerciaux, chefs d’entreprise, télétravailleurs, etc. à ne plus être au restaurant à une table seuls devant leur repas !

Mon second choix est particulier. On va dire que c’est un coup de coeur car il ne correspond pas exactement aux critères de départ, mais l’originalité du challenge a retenu mon attention… car  outre l’aspect réseaux sociaux,  community management… l’aspect personnal branding est très prégnant !

Voici la demande que j’ai reçu : «Et pour un comédien qui souhaite se mettre en avant sur dans le monde du 2.0, ca marche aussi ?». Et donc, Nicolas Nova bénéficiera de mon aide pour l’année qui vient !

Comme toujours dans ces cas là, on est triste pour les postulant mais qui n’ont pas connu le succès de Convitable et de Nicolas Vol. Je pense notamment à Franck Plasse qui est en phase de création d’une entreprise exploitant leurs savoirs-faire en matière de game design, serious game, formation et communication ; à Nicolas Gal et son agence Next DNA ; Isabelle Quentin, présidente de l’association le manège (Laboratoire expérimental de mutualisation d’actions novatrices en économie gestion) qui avait même un appui pendant Ludovia 😉 ou encore Olivier Laplace à la tête de Balumpa, un projet de géolocalisation lié aux loisirs (Olivier, la porte de la maison te reste cependant ouverte 🙂

Bon, il me reste à me mettre au travail maintenant 😉