publication de photos d’enfants par les parents dans les réseaux sociaux dont Facebook

publication de photos d'enfants par les parents dans les réseaux sociaux dont Facebook
publication de photos d’enfants par les parents dans les réseaux sociaux dont Facebook

Mon interview et ma phrase lâchée au sujet du problème des images d’enfants publiées et de la possibilité des enfants de porter plaintes contre leurs parents dans un media national m’a valu un petit tour du monde de la presse… puisque j’ai été appelé depuis la Russie jusqu’au Brésil en passant par la Grande-Bretagne 😉

Ces derniers temps la presse me contacte au sujet de Facebook suites aux soubresauts du réseau social avec l’affaire Cambridge Analytica : comme sur Atlantico ou sur les arpenteurs.

Mais, c’est un étudiant, Nelson Vieira de l’Institut supérieur des sciences sociales et politiques de l’Université de Lisbonne qui me contacte pour répondre à quelques questions. C’est un retour sur la publication des images d’enfants par les parents dans les réseaux sociaux et notamment de Facebook.

Quelle est votre opinion sur la publication et le partage de photos d’enfants sur les réseaux sociaux comme Facebook ?

Disons que la publication et le partage de photos d’enfants sur des réseaux sociaux de façon publique peut poser quelques soucis.

Ce ne sont pas tant les photos où les enfants sont « normaux » qui pose problème, mais celle où l’enfant n’est pas à son avantage, où il est ridicule…

Ainsi, je me souviens d’une connaissance qui a publié des photos de son nouveau-né où il est super joli, mignon… Il n’y a à mon sens aucun inconvénient à publier cette image des premiers jours d’un enfant…

Par contre, cela se corse rapidement… pour un enfant de quelques années. Nous avons le cas autour de nous d’une petite fille dont les parents mettent en ligne régulièrement son portrait… Ils sont persuadés que c’est une jolie photo de leur enfant, mais elle n’est vraiment pas à son avantage.

On a l’impression qu’elle fait une grimace à chaque fois (ce qui n’est pas le cas). Et, nous sommes plusieurs à penser que, plus tard, elle aura honte que l’on trouve cette photo d’elle dans Facebook ou ailleurs, car elle est diffusée en public. Idem pour les photos trop intimes.

Pas besoin d’évoquer le cas des enfants barbouillés de nourriture ou autres images hilarantes pour les parents. Pas pour les enfants plus grands. On se doute que les enfants ne soient pas contents de ces images plus tard.

Attention également aux grands-parents qui eux aussi sont fier de leur descendance et qui publient parfois à tour de bras des images de leurs petits enfants !

Considérez-vous comme sûr ou même éthique de publier des images d’enfants sur les réseaux sociaux sans votre consentement ?

Le réflexe des parents lorsque l’on évoque le sujet de la publication des images de leurs enfants et que ce sont justement leurs enfants. Ils ont l’impression d’avoir tous les droits sur ces images !

Ceci est en parti faux… car les parents sont responsables de la protection de l’image de leurs enfants.

D’ailleurs, en Allemagne, une campagne de publicité a sensibilisé à la question du droit à l’image des enfants : « #MeinBildGehörtMir » (« Mon image m’appartient »).

Donc, publier les images des enfants, pourquoi pas, à condition de leur avoir demandé l’autorisation au préalable !

C’est ce que j’ai fait depuis que les filles sont très petites. Comme pour un adulte, je demandais si je pouvais ou non publier l’image si elles étaient l’élément principal de la photo. Cela est beaucoup plus simple qu’il n’y paraît !

Parfois, elles m’ont demandé de retirer une photo quelques années plus tard et je me suis exécuté dans la seconde.

Le partage de vidéos et de photos constitue-t-il une violation du droit à la vie privée et à l’identité d’un enfant ou un simple geste pour rester en contact avec ses amis et sa famille ?

Cette question demande beaucoup de réponses et différentes réflexions.

Il est souvent confondu les photos de l’album de famille qui il est vrai comportait parfois des photos gênantes d’un enfant, mais que seul un nombre très restreint de personnes pouvait voir.

Et surtout, les copains, les amis et l’environnement d’un enfant ou d’un enfant devenu adulte ne pouvait pas voir cette image qui restait au sein de la famille.

Ce n’est pas le cas si l’on diffuse une image dans les réseaux ou médias sociaux y compris au sein d’un groupe privé. Il est facile et parfois tentant pour l’un des membres de ce groupe de partager cette image ailleurs…

On parle souvent de la vie privée des jeunes sur Internet, mais rarement dans le sens évoqué dans cette question. Et la difficulté d’en parler provient du fait qu’à la base un profil Facebook par exemple est considéré comme un espace privé (surtout, s’il n’est pas ouvert à tout le monde).

De la notion de vie privée

C’est ce que j’explique aux parents lorsque l’on parle des profils des enfants. C’est avant tout un espace de leur vie privée. Et je fais souvent le parallèle entre un jeune dans les années 70-80 et un jeune de maintenant.

Dans les années 70-80, nous recevions du courrier postal avec parfois des photos à l’intérieur. Il était hors de question que nos parents ouvrent ce courrier. Désormais, plus de courrier, mais des échanges dans les réseaux et médias sociaux… Les parents n’ont pas grand chose à y faire encore moins à juger les contenus.

Alors, oui, lorsqu’un parent publie une image de son enfant sans son consentement, c’est une violation de sa vie privée. L’enfant peut publier, s’il est en âge de le faire, l’image qu’il veut de lui, pas ses parents…

L’autre effet piège est également le comportement des adultes dans les commentaires de l’image. Ainsi, j’ai déjà vu des images de petits filles de 13 ans maquillées telles des prostituées et les amis de la famille d’indiquer : que tu es mignonne, très jolie…

Que devraient considérer les parents lorsqu’ils partagent les photos de leurs enfants en ligne ?

La question est difficile… car il n’existe pas une réponse mais plusieurs en fonction des familles qui ont pour habitude de s’exposer aux parents qui refusent toutes les publications des photos de leurs enfants parfois même sur les photos des groupes d’élèves par années dans les écoles !

De même, méfiance dans les couples divorcés sur « l’utilisation » qui peut être faite de l’image de l’enfant dans le profil de l’un ou de l’autre…

Après pour ceux qui publient des photos de leurs enfants, la réflexion avant de cliquer sur le bouton partage est de se demander si cela est nécessaire, si cela n’est pas pour montrer aux autres que j’ai un enfant, si l’image ne peut pas être « mal » interprétée, que cela devienne un sujet de moquerie, que cela « dérange » plus tard l’enfant… Mais, avouons le ce n’est pas toujours facile, nous sommes tellement fier de notre progéniture 😉

Et surtout que les parents demandent l’avis de leurs enfants le plus tôt possible sans chercher à les influencer sur l’acceptation ou non de la publication des images.

À quel âge les enfants devraient-ils pouvoir décider si les parents peuvent poster quelque chose en ligne à leur sujet ?

Là encore, il n’y a pas une réponse toute faite… Cela dépend des familles, des échanges et des relations parents-enfants…

Allez, je me lance… Dès 5 ans, un enfant sait s’il veut que sa photo soit publiée ou non… Même avant !

Et surtout, ce qu’il ne faut pas oublier… qu’il puisse demander à retirer n’importe quelle image de lui qui est en ligne !

Quel contrôle les enfants ont-ils sur leur propre empreinte digitale ?

En tant qu’enfant, actuellement ils n’ont aucune possibilité à ma connaissance d’intervenir.

Ils doivent attendre la majorité en France (ou à partir de 16 ans s’il est émancipé) pour poursuivre en justice leur(s) parent(s) comma l’a fait un ado en attaquant sa mère en justice pour des photos Facebook à Rome.

Mais déjà des fakes sur le sujet circule comme celle de cette Autrichienne de 18 ans qui aurait décidé d’intenter un procès à ses propres parents pour 500 photos personnelles d’elle sur Facebook !

Quel genre d’informations les enfants voudront-ils voir publiés sur eux-mêmes sur les réseaux sociaux à l’avenir ?

Encore une question sans réponse ou presque. On aurait tendance à répondre : «Des informations qui les avantages ». Mais, qu’est ce que cela veut dire… Et puis, je remarque qu’une fois plus grand (en général adolescent), ce sont eux qui choisissent de publier des images de leur passé marquant un événement, un rassemblement de personnes…

Cela va plus loin que leur image. À la maison, nous avions l’habitude, toujours avec leur accord de publier leurs travaux d’art plastique (et ils sont toujours en ligne). C’était une fierté pour eux enfants de recevoir des commentaires parfois d’artistes sur leur travail…

Bref, le monde évolue et les enfants sont de plus en plus jeune à intégrer les réseaux et médias sociaux… et honnêtement je serais de mauvais conseil sur le sujet 😉

Comment pouvons-nous apprendre à un enfant à ne pas partager trop d’informations sur les réseaux sociaux si les parents ont un comportement opposé?

Avec cette question, vous mettez le doigt sur l’une des grosses difficultés de l’apprentissage des réseaux sociaux. Normalement, c’est aux parents à apprendre à leurs enfants les dangers et les risques des réseaux sociaux, comment communiquer au mieux grâce à ces outils, etc. et des études nous montre l’inverse.

Souvent, les parents sont pires utilisateurs des réseaux sociaux que leurs enfants… Les enfants ont beau être de la génération Z (ou pour ceux nés depuis 2010 de la génération Alpha), la 1re génération qui apprend à ses parents… ce n’est certainement pas la panacée.

Il y aurait l’école… mais à de rares exceptions près, les enseignants sont du même type que les parents !

C’est pour moi une guerre sans fin… qui devait s’éloigner avec l’arrivée de nouvelles générations successives qui géreront « normalement » ce type de problèmes.

Comment assurer la protection de l’identité en ligne et de la vie privée des enfants ?

Il faudrait définir les limites de la vie privée de l’enfant que l’on expose (indiquer son école est déjà sujet à débat) et aussi l’identité en ligne que l’on laisse ou non transparaître…

Déjà, il existe un âge légal (13 ans en général) qui permet l’usage des réseaux. En dessous de cet âge, normalement, même si je suis bien conscient que de nombreux jeunes de moins de 13 ans sont déjà dans les réseaux, c’est aux parents de savoir ce qu’ils publient au sujet de leurs enfants.

Très tôt, je conseille d’expliquer de manière simple que l’on ne sait pas qui vient voir ce que nous publions.

Mais aussi expliquer que l’on ne sait pas qui est l’internaute qui est derrière un profil et également apprendre à « communiquer » correctement : savoir ce que l’on peut publier, ne pas publier…

Donner quelques explications sur le droit (droit à l’image notamment)

Mon maître-mot reste l’éducation, éduquer les enfants. Mais aussi éduquer les parents qui croient savoir utiliser ces outils, mais qui ne savent pas le faire en réalité !

Après les z’ed, au tour des blogs oe dans l’eau et cuisine de mémé Moniq

Le duo qui anime le réseau Oe dans l'eau dont La cuisine de mémé Moniq dans sa tenu de cuistot
Les animatrices d’Oe dans l’eau et de la Cuisine de mémé Moniq

Toujours dans la refonte des sites dont je gère l’organisation technique (dans le cas présent, je réponds juste aux demandes de mes 2 filles), désormais le blog Oe dans l’eau est toujours un multi-sites WordPress mais j’ai supprimé le BuddyPress. j’en ferais de même lors de la mise à jour de Blog en Nord.

Les blogs autour de Oe dans l’eau ont été un peu le déclencheur de ma décision de tout refondre… Certains étaient infestés par de l’injection de codes ;-( Enfin, certaines pages ! Une remise à plat s’imposait ! Compréhensible lorsque l’on sait que le thème de certain blogs n’était plus mis à jour !

Pour la petite histoire, Oe dans l’eau est le blog que mes filles ont créées en 2007 alors que l’une avait 7 ans et l’autre 9. Son apparence et sa structure a été modifié au cours des années ! Il en est de même au niveau des contenus, une partie prenant le pas sur l’autre… Désormais, ce sont des ados 😉 Mais, je vous parle souvent de mes générations Z, donc vous connaissez déjà mes adolescentes 😉

Si BuddyPress est intéressant, il l’est à partir du moment où l’on veut se créer un réseau social au départ des blogs. Personne depuis 3 ans n’a demandé à s’inscrire sur le réseau Oe dans l’eau ou pour créer un blog !! Donc, plutôt que de passer du temps à la mise en place des structures nécessaires à la mise en place du BuddyPress, j’ai simplifié en prenant au passage le .fr pour le site ! Donc, vous avez toujours  accès a :

Il reste quelques détails à terminer… c’est certain. Mais, le principal est en place !

Comme pour la nouvelle mouture de ce site, j’attends vos avis et remarques 🙂

parents, faut-il avoir peur des réseaux sociaux ?

Je reprends en titre l’une des interventions que je dois faire auprès d’un public de parents (et grands-parents) et de jeunes.

Dernièrement, coup sur coup, j’ai donné une conférence de ce type et pour ainsi dire, le lendemain, j’ai assisté à une conférence sur le même sujet organisé pour les collègues dans la ville voisine. J’avais mis les filles à contribution ! L’une est venue m’aider dans ma conférence, l’autre a assisté avec moi à la conférence d’Action innocence..

Il existe plusieurs façons de présenter la réalité et les dangers d’Internet, des réseaux sociaux, de Facebook aux parents ! La différence entre les deux séances était intéressante à noter !

J’assiste à la conférence sur les dangers d’Internet

À la présentation à laquelle j’ai assisté, le premier slide indiquait le mot cybercriminalité !

Nous avons eu le droit dans cette présentation à toute la série des dangers potentiels d’Internet ! Vous savez l’ensemble des choses que l’on nous présente au sujet d’Internet à la télévision en général : phishing, vente de médicaments en ligne, achat de contrefaçon (on peut m’expliquer comment font les jeunes pour utiliser la carte bancaire de leurs parents ?), téléchargement illégal, images choquantes (autrement dit : images porno et violence), fake, cyberdépendance (version ils sont tous addicts), les jeux violents, pédophilie…

Grosso modo, même si la cybercriminalité existe (Je n’emploie presque jamais dans ce type de prestation le terme de cybercriminalité), une seule chose sur laquelle nous sommes au même diapason : éviter les ordinateurs dans les chambres, préférer les « installations » dans des lieux de passage, dans une pièce commune.

Pour le reste, nous ne fonctionnons pas de la même manière dans nos interventions… Quid de la géolocalisation, de l’usage du téléphone pour ces réseaux sociaux, des différences entre la génération Y et Z (et entre la génération des « vieux cons » et des « jeunes cons« )…

Autre remarque : lors de mes interventions, je demande à travailler en deux temps. Une séance avec les jeunes seuls, eux et moi, sans parents ! Une autre avec les parents sans les enfants 🙂 On ne parle pas de la même manière aux uns et aux autres ! Prenons l’exemple de la pédophilie. Je vais mettre en garde les jeunes sur les dangers de la pédophilie (en fait, de discuter… avec n’importe qui, même si souvent ils sont déjà informés et ont mis des stratégies en place) mais en compagnie des parents, je vais relativiser le danger de la pédophilie sur le net !

D’ailleurs, les effets du mélange des publics (parents-enfants) a atteint sa limite dans la conférence que j’ai écoutée en compagnie de ma fille (parents et enfants étaient invités). J’ai été frustré de ne pas voir certaines diapos (elles n’étaient pas « montrables » aux enfants) et ma fille est ressortie de là en indiquant avec toute la malice de ces 11 ans  : «Il est dangereux d’aller sur Internet. On ne doit pas aller sur Internet» et elle est toute contente d’avoir appris un nouvel acronyme : NTIC (Nouvelle Technologie de l’Information et de la communication). Mais, vous pouvez aller lire son article à la suite de la conférence (enfin, il faudra attendre quelques jours, car elle le peaufine car elle sait que je vais mettre le lien ;-).

Toutefois, ayant effectué un mini sondage auprès de connaissances, le public ne semble pas avoir réagi comme moi sur cette présentation des dangers d’Internet. Cela confirmait surtout leur perception du média Internet ! C’est dangereux comme on nous rebat les oreilles à ce sujet dans les médias traditionnels. Seulement, je trouve que l’aspect, quel conseil pouvons nous donner, quelles explications et tentatives d’explications de ces nouveaux moyens de communication étaient absents.

Le public est reparti conforté dans son idée. Je préfère tenter de soulever des questions, de faire réfléchir les uns et les autres sur les dangers et les non-dangers, tenter de fournir des explications…

Dommage que la plus grande des filles n’ait pas pu assister à cette conférence, elle aurait pu faire le parallèle de son point de vue entre les deux manières de présenter les « dangers des réseaux sociaux » aux uns et aux autres (sous-entendu, aux jeunes et aux parents).

Ce que je dis aux jeunes des dangers du web

Comme je l’ai dit, j’ai commencé avec les jeunes… Avec eux, rien de formel c’est-à-dire, pas de présentation… Je préfère la discussion, le débat et utiliser des exemples concrets de leur site au besoin !

On discute de ce qu’ils font de ces outils… Un gros passage sur les droits d’auteur et les droits à l’image est toujours nécessaire. Autre explication, que ce qu’ils diffusent peut-être lu par tous, s’ils n’y prêtent attention.

Pour les problèmes téléchargement illégal et de loi Adopi, chacun sait qu’ils ont vite fait de contourner le problème avec YouTube !

Reste le cas des images « choquantes ». Ils ont pour réflexe de parler de cela entre copains-copines, mais très rarement avec un adulte (parent ou pas).Le dialogue parents-enfants est rompu dès que l’on aborde le sujet des réseaux sociaux. Cela leur paraît toujours bizarre quand je leur dis qu’ils peuvent en parler avec leurs parents… ! Beaucoup mentionnent l’incompréhension des parents et pour la plupart les parents, à juste titre, n’ont pas leur place dans ce qu’ils considèrent comme leur vie privée. Et, visiblement, ils ne comprenaient pas que nous en discutions à la maison avec les filles.

Le discours des dangers d’Internet et des réseaux sociaux aux parents

La partie avec les parents est beaucoup plus structurée… À la base, j’utilise une présentation qui permet d’ouvrir les débats en cours de projection ! Mais, au préalable, comme le public est généralement peu nombreux (malheureusement), je peux faire un tour de salle où chacun m’expose le pourquoi, il est là ! Ainsi, cela permet d’aborder certains sujets comme lorsqu’une personne me dit : «nous avons puni notre fille en lui interdisant l’accès de Facebook à la maison». J’insiste sur le fait que c’est chez eux sans même parler de téléphone ! Sa réaction «On s’est encore fait avoir» 😉

Tout y passe… les usages des jeunes de ces outils, quel est le comportement que doivent avoir les parents ou les grand-parents (je n’impose rien, j’apporte juste des éléments de réflexion… ). On s’aperçoit également assez vite que des différences peuvent être mises en évidence entre les moins de 13 ans, les 13 – 16 ans (pré-ados ?) et les plus d e 16 ans… D’ailleurs, une enquête de l’université d’Anvers annonce que 65% de 10-13 ans sont déjà sur les réseaux sociaux !

Le problème de « l’addiction » est abordé. Addiction ? vite dit ! Yann ne me contredira certainement pas 😉

Autre problématique que je soulève, le rôle de l’entourage adulte des jeunes. Est-il aussi « propre » que cela ? Nous sommes loin d’une situation où les jeunes sont les diables et les parents des anges ! N’oublions pas que les jeunes fonctionnent également par mimétisme entre frères et soeurs mais aussi en fonction de que ce font les adultes qui les entourent : parents, enseignants dans l’établissement scolaire et en dehors…

On tombe assez facilement d’accord sur le fait de dédramatiser la situation… et surtout, qu’il serait bon d’établir un simple dialogue, sans pour autant choisir de rentrer dans la vie privée des enfants, y compris s’ils ont 21 ans ou 13 ans. Et là, se pose la question, faut-il être ami ou non avec son enfant dans Facebook ?

La présence de la plus grande de mes filles permet de rétablir certaines situations : vous êtes combien à posséder un compte Facebook dans ta classe ?

Bon, ce n’est pas tout ça, je dois préparer ma présentation pour la conférence de demain à La Rochelle sur les réseaux sociaux et celle du 25 mars à Ronchin, pour les parents et enfants… (l’organisation n’a pas voulu faire 2 parties 🙁

Vous de votre côté, vous souhaiteriez assister à la version cybercriminatlité ou ouverture du débat !

Pour compléter mon propos, voici trois vidéos qui me semblent complémentaires 😉

Pourquoi utiliser Facebook ? Témoignages de jeunes
Les jeunes et Facebook : pourquoi cet engouement ?
Les jeunes et Facebook : les craintes des parents

les enfants sont-ils plus instables

les enfants instables ?
les enfants instables ?

On évoque souvent les enfants instables, qui manquent de concentration… aussi, je ne résiste pas à vous livrer ma découverte des vacances de Noël (je recherchais des recettes dans des stocks de pages déchirées de vieux magazines, Le Pélerin dans ce cas) et quelle surprise, le titre m’interpelle 😉 Aujourd’hui, les enfants sont-ils plus instables ?

Visiblement le début de ce  texte de 1973 publié dans un premier temps dans Pomme d’Api est toujours d’actualité presque 30 ans plus tard !

Les causes : manque de sommeil, bruit, vie collective… me font sourire car ce sont les mêmes que celles que l’on évoque aujourd’hui !

En trois décennies, rien de changé… et si les enfants étaient naturellement instables ?

Un clic sur l’image vous permettra de la consulter en taille réelle.

Elle arrive dans Facebook

Je voulais profiter de ce Ludovia 2010 dont je ferais un compte-rendu dans le prochain billet pour publier cet éclairage peut-être différent sur l’utilisation d’Internet (notamment des réseaux sociaux) par les jeunes, sur le rôle des parents et sur le « livre ».

Mi-juillet était un grand jour pour la plus grande de mes filles : la date anniversaire de ses 13 ans. L’âge requis pour pouvoir légalement se créer un profil sur Facebook !

C’est avec curiosité que j’ai observé ces premiers pas dans le célèbre réseau social.

Inscription dans Facebook

J’avais décidé de lui permettre de créer son compte Facebook à cette date, pour la simple raison de l’inscription dans la durée à son nom. Pas besoin ainsi de changer de profil dans l’avenir ! En observant ce qu’on fait certains de ces « amis », l’une d’entre elles à 37 ans au lieu de 13 et désormais il est impossible de modifier la date de naissance !

Bon, mais revenons à ma fille. L’une des conditions, de sa part, était que je sois son ami dans Facebook 🙂 J’ai même indiqué que c’était ma fille 😉 Le problème de ce lien « amical » est plus important qu’on ne le pense. Devons-nous en tant que parent être ami avec nos enfants dans les réseaux sociaux ? Je ne le pense pas ! Toutefois, j’ai accédé à sa demande et j’ai donc été son premier ami à la création de son profil. Mais, je sais qu’à terme (moins d’une année, j’espère) je la laisserai voler de ces propres ailes ! Son profil Facebook lui appartient et je ne veux rien savoir de ses « amours », de ce qu’elle choisi dans la vie… Je redeviendrais ami avec elle dans quelques années, une fois l’adolescence passée…

Donc, le dimanche de son anniversaire aux premières heures de la matinée nous avons mis en place son profil ! Je l’ai aidé un peu, notamment dans la partie confidentialité !

Dans la foulée, avant même de rechercher ses propres amis de collège, elle a examiné les personnes de mon réseau et m’a demandé si elle pouvait demander à certaines personnes que je connaissais d’être ami avec elle ! Deuxième questions que l’on doit se poser en tant que parents : nos enfants doivent-ils avoir les mêmes amis que nous sur les réseaux sociaux ? J’ai donné mon accord pour qu’elle puisse contacter les personnes qu’elle avait déjà rencontrées (merci Émilie, Charles, Gina, Marie-Julie et Yann de l’avoir acceptée) parmi les professionnels qui m’entourent. Au passage, je lui ai expliqué que le but n’était pas d’écumer la liste d’amis des personnes qu’elle connaissait et qu’il ne servait à rien de courir vers la médaille en chocolat de celui qui a le plus d’amis !

Enfin, elle a recherché une amie, une autre… son réseau amical dans la vraie vie !

Comme ce jour-là des membres de la famille étaient invités, elle leur a signalé qu’elle les avait ajoutés à sa liste d’amis (en même temps, elle a établi le lien avec quelques parents éloignés ou amis de la famille très proche) et m’a demandé si elle pouvait publier une photo d’une partie de la famille 😉

Petit à petit son réseau s’est constitué par l’ajout dans un premier temps d’amis de collège qu’elle « aimait » bien. Le plus surprenant a été les demandes de personnes avec qui selon ses dires, elle ne serait pas du tout copine dans l’établissement scolaire. À la réflexion, je me demandais si la socialisation sur les réseaux sociaux ne correspondait pas également à une autre forme de socialisation. Le lien social avec les vrais amis est évident, mais un autre lien social semble exister : nous sommes dans le même établissement scolaire ; même si je ne t’aime pas, tu fais partie de la même communauté que moi ! En est-il de même en entreprise ? Le phénomène serait à observer. J’aurais tendance à dire que cela me paraît vrai pour les professionnels qui ont le même travail !

Et puis, certains de mes amis professionnels lui ont demandé pour devenir ami ! Elle m’a posé la question sur ce qu’elle devait faire ! Je lui ai laissé le choix de devenir ami ou non avec eux en lui expliquant cette fois que normalement si elle est amie avec eux c’est qu’elle a quelque chose à partager et qu’elle devait réfléchir à ce qu’elle pouvait partager avec ces amis « inconnus ». Le verdict est rapidement tombé ! Non, je ne les mets pas en ami !

Après un mois et demi d’utilisation pendant ces vacances scolaire, elle possède désormais 24 amis !

Autre question que nous avons rapidement due résoudre. Les demandes que j’ai reçues de la part de ses amis ! Je ne les aie pas acceptés. Elle comprend d’autant mieux qu’elle me disait qu’elle ne comprenait pas pourquoi ils voulaient devenir amis avec moi et qu’elle n’avait pas envie d’être amie avec la mère d’une de ses relations par exemple. Et de justifier son choix en disant qu’elle était ami avec la fille, pas avec la mère !

Son appropriation de l’outil dont j’avais réduit les explications à sa plus simple expression (mais, elle me voit depuis longtemps sur Facebook) a été immédiate ! Elle a compris le principe du mur, du chat… et évidemment des jeux ! Rapidement, elle a reçu une demande pour rejoindre CafeWorld dont elle est assez accro 🙂

Mais, même dans ce jeu, rapidement elle a acquis une posture responsable. Nous (les adultes) recevons rarement des propositions de sa part pour ce jeu ! Cela reste entre « copains » du même âge !

Dernière remarque. Elle qui a des problèmes d’écriture du Français à cause de dyslexie fait d’énormes efforts pour écrire le mieux possible et presque sans faute sur Facebook ! Quand on voit le nombre d’erreurs lorsqu’elle écrit à la main ou si elle tape un texte à l’ordinateur, cela surprend.

Regarder un livre ou chercher sur Internet ?

Mais, ce n’est pas la seule remarque que je me suis faite sur le rôle des parents concernant l’éducation numérique de nos enfants pendant ces vacances.

Exposons la situation. Nous étions dans la maison de campagne et nous discutions au sujet des activités des uns et des autres. La plus petite souhaitait faire des activités nature, la plus grande des travaux de couture… Aussi, le réflexe pour la plus petite a été de la rapporter des livres de notre bibliothèque sur le thème qu’elle avait choisi. Pour la couture par contre, nous trouvons peu de choses dans nos rayonnages.

Le réflexe, il y a quelques années, aurait été de dire : «on va chercher un livre». Mais aujourd’hui faut-il acheter un livre ou consulter Internet ?

La question est d’autant plus importante pour moi que lorsque les enseignants donnent des recherches à effectuer, systématiquement, ils disent aux jeunes de rechercher sur Internet. Et dans ce cas-là, vieux réflexe de ma part, je fais chercher la date de naissance, la date de mort, la nationalité… d’un compositeur dans un dictionnaire papier. Je pourrais aussi le faire dans un dictionnaire du même genre sur le net, mais je crains toujours la « facilité » qui n’en est pas une dans ce cas du passage sur Wikipédia.

Bref, devons-nous en tant que parent apprendre à nos enfants à privilégier Internet ou faut-il leur apprendre à lire les livres papier ? Un fait est certain. Si l’on recherche une information, le passage sur Internet est de rigueur. Mais, un livre ou l’équivalent d’un livre ?

Je n’ai toujours pas une réponse définitive. Dans le futur, les livres papier de ce type existeront seulement sous forme électronique. Aussi, devons-nous dès à présent leur inculquer cette culture de la lecture sous cette forme ou devons-nous continuer à leur apprendre à trouver le livre papier qui leur est nécessaire ?

Le réflexe de chercher une recette de cuisine sur le net est devenu naturel chez nous. La centaine de livres de cuisines que nous possédons commencent à prendre la poussière ! Mais, là encore, c’est une information que nous cherchons en général (une recette).

Donc, je n’ai pas acheté de livre spécifique sur la couture et nous avons cherché sur Internet. Cela m’a amené une réflexion sur la lecture en tant que telle ? Lisons-nous un ouvrage pratique papier en piochant par-ci, par-là… ou le lisons nous comme un roman, de la première à la dernière page ? Même pour un roman, ne passons nous pas du stade de la lecture de l’ensemble de l’œuvre à celle d’extraits (j’entends déjà les hauts cris). Est ce que la lecture n’est pas en train de se transformer sous nos yeux ?

Cette lecture itinérante où la comparaison d’un texte est perpétuelle à d’autres texte est celle que nous avons pratiquée pour l’activé couture.

Au passage, Internet a servi de complément à la lecture des livres papiers… notamment pour la fabrication d’un séchoir à pomme 🙂

De la façon d’écrire et de publier des livres

Ces réflexions que nous avions ensemble sur la lecture complétaient celles que nous avions eues quelque temps avant concernant un travail que nous effectuons ensemble : les filles et moi ! En effet, nous avons profité de ces vacances pour terminer les recettes de Mémé Moniq, des recettes faites par des enfants pour des enfants et continuer le travail sur le Tour de France par 2 enfants. Les deux projets sont sur leur blog de façon partielle car je bascule leur site sur un BuddyPress 😉

La réflexion entre elles et moi fut dense une fois encore. Au début du projet notamment du livre de cuisine sur les recettes (en 2007), nous nous étions dit que l’on diffusait les recettes dans le blog et que l’on en faisait un livre. Aujourd’hui, les évolutions étant ce qu’elles sont… la version papier et PDF ne suffisent plus ! Nous devons prévoir les versions pour les lecteurs, pour l’IPhone, pour l’Ipad… Même la partie Internet a évolué. Du simple blog, nous passons à l’idée de communauté autour du livre, avec une mise à jour par l’ajout de recettes…

La structure pour le Tour de France par deux enfants a elle aussi évolué. Elle est passée d’une structure en chapitre (un chapitre par trajet) à celui d’une structure sous forme « d’encadrés ». Sans nous en apercevoir, nous avons trouvé une nouvelle structure qui convient bien mieux à la consultation sur Internet mais qu’il est encore possible de publier en version papier !

D’ailleurs, dans le cadre de Ludovia et notamment de la table ronde : ressources, manuels, livres et jeux numériques interactions des acteurs et modèle économique, la question que l’on pourrait désormais se poser est également l’implication des familles dans le processus créatif de ses ressources ? La famille a t-elle ou non un rôle à jouer ? Seule contrainte, la validation de la ressource… comment une famille peut faire valider sa ressource auprès des instances concernées ? Et ne faut-il pas revoir le système de validation de ces ressources : qui valide quoi ?

de l'identité numérique et de la vie privée des jeunes sur Internet

Je viens de finir une période de réflexion et de travail sur la présence des jeunes (génération Y, génération Z…) sur Internet, sur l’identité numérique des adolescents d’aujourd’hui et de demain, sur la vie privée…

En effet, pour le prochain numéro de la revue trimestrielle Les Cahiers dynamiques (Revue professionnelle de la Protection judiciaire de la jeunesse) éditée par Érés aura pour titre : Nouveaux médias – Nouveaux jeunes, j’ai écrit un long article qui s’intitule : Et si les médias sociaux mettaient en exergue les évolutions de la vie privée. Les sous-parties qui composent ma copie sont :

  • La présence des adultes sur internet en relation avec des jeunes
  • La relation parents–jeune sur le net
  • Et pour les professionnels de « l’enfance »
  • Les évolutions inéluctables de la société

Je publierai certainement un peu plus tard ce texte dans les z’ed !

Et puis, je viens de terminer la rédaction de deux articles pour un  ebook collaboratif (une quinzaine de personnes) sur l’identité numérique qui sera publié mi-mai, au terme d’une semaine spéciale consacrée à l’identité numérique sur le Blog du modérateur. Ce livre blanc fait suite à l’E-book : l’identité numérique en question de l’année dernière.

Les sujets sur lesquels je m’exprime sont :

Attendez quelques jours et vous pourrez lire ce que je pense dans ces domaines 🙂

Et puis, en complément, toute une série d’articles sont publiés sur ces thématiques les derniers temps (je les découvre évidemment une fois terminé l’écriture des articles 🙁

Quelques exemples, que j’ai publié sur Twitter :

Mind mapping à dix ans

carte heuristique de clara pour la révolution française

Je suis rentré un soir… Elle m’a dit :«Est ce que tu peux vérifier ma carte heuristique que j’ai faite car j’avais du mal à apprendre ma leçon !» Elle, c’est Clara, 10 ans en CM2 qui vient de réaliser sa première carte à la main 🙂

Le cœur de la carte m’a amusé, mais il correspond tellement à ses préoccupations : naissance de l’égalité 🙂

Une fois validé la carte, Clara est parti dans de grands discours comme quoi elle ne comprenait pas que personne dans l’éducation nationale n’explique comment et pourquoi il est possible de réaliser des cartes heuristique, d’utiliser le mind mapping !

Nous utilisons fréquemment les cartes heuristiques (certaines sont disponibles dans le billet : Mind mapping pour les exposés et l’apprentissage des leçons) dans MindNode ou Freeemind avec sa grande soeur qui est dyslexique et généralement, je supervise 🙂

Mais pour cette initiative de réaliser seule sa carte dans son coin, à la main, je n’ai pu que la féliciter 🙂

À la réflexion, quand le monde de l’éducation présentera-t-il d’autres moyens d’apprentissages en dehors des sentiers battus et rebattus ? Quand utiliserons nous (les enseignants) la plus large palette des possibilités qui nous sont offertes afin d’aider l’apprenant et adaptées à leur niveau… même si je ne suis pas certain que Twitter soit réservé aux étudiants d’université (voir ma propre expérience dans le fossé se creuse entre enseignant – élève).

Tour de France par 2 enfants

Les préparatifs pour le Tour de France 2009 continuent. Non, je ne parle pas du Tour de France mais du Tour de France par deux enfants. Si c’est le Tour de France cycliste que vous cherchez, j’suis beau joueur, voici le lien, si c’est le Tour de France à la voile, c’est ici 🙂

Si les tours « officiels » se déroulent du 4 au dimanche 26 juillet 2009 pour le tour de France cycliste et du 25 juin au 23 juillet pour le tour de France à la voile, le tour de France par deux enfants est lui aussi programmé ;-).

Ils parcourront presque l’ensemble des régions Française de métropole (seule la région du Limousin n’est pas dans notre périple !). Ceci exclu également la Corse et les régions d’Outre-mer que sont les DOM (Départements d’Outre-Mer) : Guadeloupe, Martinique, Guyane et La Réunion.

Les régions Nord – Pas-de-Calais, Picardie, Champagne-Ardenne, Lorraine, Alsace, Franche-Comté – Bourgogne – Rhône-Alpes, Auvergne, Provence-Alpes-Côte d’Azur, Languedoc – Roussillon, Midi-Pyrénées, Aquitaine, Poitou-Charentes, Pays de la Loire, Bretagne, Basse-Normandie, Haute-Normandie et Paris et Ile de France et la région Centre sont donc à notre programme.

Nous avons aussi pensé que nous pourrions vous rencontrer lors de cette promenade. Donc, si vous souhaitez organiser une « soirée » blogueurs lors de notre passage, faites le savoir (par exemple en laissant un commentaire)… De même, n’hésitez pas à signaler (toujours en commentaire) que vous êtes présents afin que nous vous retrouvions 😉 Chiche qu’on se rencontre ?

Voici les étapes de notre chemin à travers la France (à la différence du livre d’origine). Le départ sera de de Lille le 17 juillet et non de Phalsbourg) :

  • Lille–Reims
  • Phalsbourg
  • Épinal
  • Vesoul–Besançon
  • Lons le Saulnier–Salins–Les Rousses–Gex–Bourg en Bresse
  • Mâcon
  • Le Creusot–Moulins
  • Clermont-Ferrand
  • Lyon–Saint-Étienne
  • Valence
  • Avignon–Marseille
  • Toulon–Montpellier
  • Sète–Béziers–Narbonne–Carcassonne–Toulouse
  • Bordeaux
  • La Rochelle
  • Nantes–Saint-Nazaire
  • Brest
  • Rennes
  • Caen–Rouen
  • Dunkerque–Lille
  • Paris
  • Versailles
  • Chartres

Comme aucun éditeur ne s’est signalé (mais ils peuvent toujours le faire ;-), les deux enfants assureront le suivi de ce Tour de France dans leur blog !

Maintenant que l’école est presque terminée, dans les prochains jours les premiers articles de présentation devraient voir le jour ! Espérons le car dimanche, elles prennent un avant-goût de vacances chez leurs grands-parents avant l’aventure 🙂

Leur blog servira à donner chaque jour les impressions générales du voyage et les images du moment. Elles compléterons à leur retour avec des informations complémentaires sur les régions traversées. Une fois ce travail terminé, nous rassemblerons l’ensemble des productions sous la forme d’un livre (je l’ai promis aux filles) que nous publierons éventuellement sur un site comme Lulu à l’automne.

Bien entendu, vous pourrez également suivre le voyage sur Twitter sur mon compte @erdelcroix mais nous aurons l’occasion d’en reparler 😉

Cet été, un tour de France par deux enfants

La carte du Tour de France par deux enfants et les tracésPeu d’entre vous le savent, mais j’ai effectué lors de mes débuts des voyages-reportages : le tour du Nord-Pas de Calais en cyclomoteur, la route Napoléon de Grasse à Paris en voiturette sans permis, la descente des Canaux d’Anvers à Paris sur les traces de Stevenson (l’auteur de l’île au Trésor), le tour de l’Aisne en vélo…

Depuis que les filles sont venus nous rejoindre, nous étions dans l’impossibilité de réaliser de tels voyages. Mais, voilà, maintenant, elles sont en « âge » de pouvoir nous accompagner… dans l’une de ces aventures.

Après des vacances dans différents pays étrangers ou en France, nous avons décidé tous ensemble de réaliser un Tour de France. Naturellement, le livre : le Tour de France par deux enfants que j’avais lu voici une quinzaine d’années. Nous avions le tracé de notre périple ou presque puisque nous ferons tout par la route ! Donc, les deux filles prendront la place d’André et Julien, les deux protagonistes du livre.

La condition avant de préparer ce voyage était qu’au moins une des deux filles lise l’ouvrage de référence. C’est la plus petite du haut de ces 9 ans qui s’y est collée 🙂 Sa soeur (bientôt 12 ans) recherchant déjà des informations sur les régions actuelles.

Pourquoi cette lecture, ces recherches, etc. ? Parce que les filles devraient vous relater ce périple au jour le jour dans leur blog. Si un éditeur est intéressé, il peut nous faire signe 🙂

Le tour de France par deux enfants

En 1877, sous le pseudonyme de G.Bruno, Augustine Fouillée (femme du philosophe Alfred Fouillée) publiait aux éditions Belin, le livre de lecture des enfants de cours moyens sous la IIIe République et la IVe République (jusque dans les années 1950) : Le Tour de la France par deux enfants. Nos grands-parents et parents (question d’âge 🙂 apprenaient à lire avec ce manuel.

En 1976, il s’en était vendu près de 8,5 millions, dont 7 millions avant 1942 ce qui en fait, sans doute, le plus gros succès de littérature pédagogique de tous les temps.

Ce Tour de France est le récit d’un voyage de deux enfants, André et Julien Volden, de 14 et 17 ans, originaires de la Lorraine, alors annexée à la Prusse (le départ est à Phalsbourg). Suite au décès de leur père, ils partent à la recherche de leur oncle paternel à travers les différentes provinces françaises.


Ce livre, en plus de la lecture permettait la découverte du territoire de France avec toutes ses activités. Aussi, l’enseignement de la morale, de l’éducation civique, de la géographique Française, de l’histoire Française et des sciences physiques et naturelles de l’époque.

Le monde Français de l’époque était rural et provincial et l’état d’esprit était à la reconquête de l’Alsace et la Lorraine. Le texte très patriotique correspondant à une idéologie aujourd’hui dépassée et même fréquemment critiquée, notamment concernant un passage sur les races !

Le Tour de la France par deux enfants est encore aujourd’hui régulièrement réédité, même si la version d’origine est disponible à la BNF (bibliothèque Nationale de France) en téléchargement.

La romancière et essayiste Anne Pons publia le Tour de France de Camille et Paul chez Denoël en 1983 une nouvelle version.

Quelques liens pour découvrir le Tour de France par deux enfants