on reparle de la disparition de l’écriture manuscrite à l’école

Depuis mon article : pas d’avenir pour l’écriture manuscrite autre que l’art plastique et mon passage dans l’émission Hondelatte dimanche sur l’avenir de l’écriture manuscrite — ceux qui souhaiteraient voir la vidéo peuvent me contacter en privé, je dois l’avoir dans mes archives 🙂 de temps à autre, le sujet réapparait… (tiens, cela me fait penser que je dois absolument changer l’hébergement de eric-delcroix.com… le nouveau site réactualisé est prêt, reste juste à changer d’hébergeur ;-(

La dernière fois que j’en avais parlé c’était sur Génération Z, qui sont-il ? dans l’article la génération de la fin de l’écriture manuscrite ?

Mais depuis quelques jours, soit on m’informe comme Sabine dans Facebook, soit ma veille remonte des infos à ce sujet !

Il faut dire que, la référence pour beaucoup de ce devrait être l’enseignement aujourd’hui, même si elle ne peut pas s’adapter aussi facilement que cela à la France, c’est à dire le modèle Finlandais vient d’annoncer que dès la rentrée scolaire 2016, les élèves laisseront tomber le stylo et le crayon pour apprendre à taper sur un clavier. Une nouvelle bien accueillie par le corps enseignant local !

C’est le VIF.be alias l’Express Belge qui s’en fait l’écho : Les Finlandais n’apprendront plus à écrire à la main

Pour mémoire, aux États-Unis, l’apprentissage de l’écriture manuelle a été abandonné dans 45 États depuis la rentrée 2014 !

Évidemment, de notre côté de l’Atlantique, nous avons des réactions… comme celle du linguiste Alain Bentolila qui s’élève contre la fin de l’écriture manuelle dans les pages du Figaro

Dès les premiers arguments… je m’oppose… je n’ai jamais été pour le fait que l’apprentissage soit associé à l’effort…

Dommage, l’article n’est pas complètement disponible en lecture, hormis pour les abonnés… mais dans un sens, temps mieux, il aurait eu des chances de m’énerver avec des à-priori qui me semble un peu à l’emporte pièce… et penser à la place des futures générations me déranger toujours… Un exemple, oui, écrire une lettre de condoléances pour une personne de mon âge, effectivement, j’aurai peut-être du mal… La génération Z n’en aura pas !

Le débat sur la suppression de l’apprentissage de l’écriture manuscrite en France risque d’être houleux ! Pourtant, il faudra bien y passer !

Mise à jour : je ne pensais pas si bien dire en conclusion 😉 Monsieur le Président et cela ne concerne pas encore la France 😉

Abattre les murs

Faire signe sur le mur de berlin, 1961
c’était le mur à abattre… il l’est désormais… pourquoi pas dans le domaine de la politique, de l’école, des sciences ?

Un lendemain d’élection me semble approprié pour ce billet sur la destruction de certains murs !

D’ailleurs, je note, que celui à qui je dois cette « formule » abattre les murs, mon inspirateur, Mario Asselin l’applique aujourd’hui lui aussi en politique, dans son pays, le Canada en reprenant son slogan ouvrir les fenêtres et abolir les murs qu’il avait employé dans un 1er temps dans le monde scolaire : «Le passage d’une société de la connaissance à une société des connaissants se fera au moment où les écoles cesseront d’ériger des murs et donneront toute la place aux fenêtres». En effet, il écrit «Je veux ouvrir les fenêtres et abolir les murs qui isolent les gens en politique, des citoyens».

Abattre les murs de la politique

En écoutant un peu, les résultats du second tour des municipales, j’étais de nouveau ébahi devant le comportement de la plupart des hommes politiques entre les pas de ma faute, mais de leur faute (un responsable PS régional parlant du gouvernement), nous avons gagné devant la négligence des prédécesseurs, le peuple Français pense que…, la liste pourrait encore être longue ! Qui était réellement honnête dans ces déclarations ? Qui parlait vrai ?

Retournons une quinzaine de jours en arrière ? Hormis dans quelques villes qui se souciait des élections municipales justement dans le peuple Français ? Pas grand monde à vrai dire ! On avait peur de l’abstention à juste titre ! Et encore, cela aurait pu être pire sans le sens du devoir qui a poussé certains à aller voter !

Les raisons ? Assez simple à mon humble avis ! Nos hommes politiques, pour la plupart, ne font plus de politique mais son avide avant tout de pouvoir et il s’enferme dans une tour d’ivoire y compris au niveau local !

La phrase de Mario résonnait donc en moi ce soir : ouvrir les fenêtres et abolir les murs… Abattre les murs en quelque sorte ! Il serait grand temps de la faire dans le domaine politique, même si je sais que parmi les nouveaux élus certains le pratique (il se reconnaîtra je pense 😉

Abattre les murs de l’école

Bon, voilà pour la politique… Côté éducation, évidemment, je suis du même avis que mon ami Mario… L’éducation elle aussi avec sa classe et ses murs ne demandent qu’à exploser… Qu’attend l’Éducation Nationale en France pour franchir le pas ?

Ce que nous inculquons à nos chères têtes blondes est un pseudo-mixte de nouveauté mais très en retard sur la réalité de la vie courante. Nous ne leur apprenons pas à se préparer à leur vie future (je vous invite à regarder du côté de Génération Z) en restant accrochés à notre mode de fonctionnement et à nos héritages passés !

Pas question pour moi quand je dis cela de faire du Descartes en faisant table rase du passé ou de penser à la nuit historique de l’abolition des privilèges lors de la révolution ! Non, nous devons trouver l’alliance qui permettra d’arriver à un système éducatif équilibré intégrant réellement les nouvelles technologies et les comportements qui vont avec dans nos écoles (Je ne parle pas du cycle 1 ou du cycle 2, mais de l’ensemble du système éducatif, université y compris et peut-être surtout là).

Et, par pitié, arrêtons de vouloir ressembler à nos voisins, à vouloir appliquer telle ou telle formule qui fonctionne dans tel ou tel pays. Nous ne sommes pas assez grands pour trouver notre propre système ?

Et surtout, rappelons-nous que l’école, c’est fait avant tout pour apprendre à lire et à compter ! Ce sont pour moi les 2 piliers… J’entends déjà en rédigeant ce billet la réaction des enseignants des autres matières 😉 Je parlais juste des 2 piliers 😉 Je ne limite pas l’école à cela, bien au contraire… Savoir penser, réfléchir, communiquer, s’informer, se cultiver sont également du rôle de l’école ! Mais, devons-nous obliger nos enfants à penser comme nous, par exemple, ou encore retenir comme nous le faisions à l’école ?

Lors de l’une de mes dernières conférences sur l’éducation, des enseignants d’université expliquaient qu’ils avaient réalisé une étude sur ce que retenaient les jeunes lorsqu’ils naviguaient sur Internet. Ils, les profs., s’offusquaient du résultat : la plupart se rappelaient de l’adresse de la page où ils avaient trouvé l’information, pas de son contenu !

Une fois rentré à la maison, je posais la question à mes filles sur ce qui était importante pour elle : savoir retrouver la page ou connaître son contenu ? La réponse a été : retrouver la page !

Cela ne me surprend pas… J’aurais même tendance à pratiquer de la sorte ! D’ailleurs, pour d’autres conférences on me demande de donner des chiffres comme le nombre d’utilisateurs de Pinterest, de Facebook, de Linkedin. Je n’ai jamais compris l’intérêt de ces chiffres en conférence ! Ils sont faciles à trouver sur le net, non ? Y’a d’autres choses à dire plus importantes que cela à mon avis !

Bon, vous l’avez compris, il devient urgent que les maîtres du monde enseignants prennent conscience de ces problèmes sinon, ce qu’il craigne, la sortie des élèves du système scolaire traditionnelle pour une éducation à la maison qui se développe actuellement dans tous les sens, sera la seule alternative qui restera aux parents ! Je dois reconnaître que les parents d’élèves ne sont pas tout blanc non plus dans cette affaire bien souvent !

Mais, ces décalages entre monde actuel dans lequel nous vivons et monde de l’enseignement font que nous en arrivons parfois à des situations ubuesques… Vendredi ou samedi dernier, je donnais un exemple dans Facebook qui suscita quelques commentaires « amusants » ou « désespérant » selon les avis !

Il est grand temps que les écoles cessent d’ériger des murs et qu’elles donnent toute la place aux fenêtres ! (cela fait plus de 10 ans que Mario en parle) Il en est de même dans le monde universitaire…

Mais, je reviens sur le monde de la science et des universitaires, entre autres, juste après !

Et je conseille à tous les enseignants, quel que soit leur niveau qu’ils viennent prendre un « coup » de jeunesse lors des journées de l’Université d’Été de Ludovia… Au pire, l’éducation nationale devrait enregistrer la petite semaine et « obliger »  » leurs enseignants à regarder ce qui se dit, se fait… pendant ces quelques jours ! Ce serait une cure de jouvence pour eux !

Abattre les murs dans le domaine des sciences

Le monde universitaire est aussi celui des sciences puisque chaque universitaire digne de ce nom, même moi lorsque j’étais maître de conférence associé, est rattaché à un laboratoire… La transition est toute trouvée avec une journée de rencontres « scientifiques » voici quelques temps !

Là aussi, il y a un grand ménage à faire. Je n’en croyais pas mes oreilles ! J’avais déjà entendu des « experts » du livre dire à une autre journée : «De quel droit un lecteur peut-il juger un livre » en complétant car il n’a pas les connaissances nécessaires pour le faire !

Et bien, lors de cette journée entre scientifiques, au sens large du terme : enseignants de fac, musée, structures diverses, etc. toute la journée j’ai entendu ces spécialistes évoquer le grand public en se positionnant systématiquement au-dessus de lui ! Et pour le coup, personne ne comprenait que le « grand public » ne s’intéressait pas à leurs activités !

Pour moi, c’était bluffant ! J’avais l’impression d’être dans un congrès de scientifiques lorsque j’étais étudiant (et ça date !). On me rejouait le coup des mandarins à la science infuse qui délivrent selon leur bon vouloir les informations à qui le mérite selon eux. Et encore, pas tout ! Le bas peuple, c’est bien comme cela qu’il faut le comprendre, par contre, peux nous être utile pour nous faire remonter des informations du terrain donc dans ce cas, les outils de réseaux sociaux sont utiles ! Le reste du temps se sont des outils dangereux (je ne fais que répéter ce que j’ai entendu !)

Heureusement, tous les scientifiques ne sont pas de cet avis et j’attends avec impatience le Café Open Science, organisé par 2 étudiantes de l’ESJ (École Supérieure de Journalisme) qui se déroulera le 14 avril à Euratechnologies.

J’y évoquerais entre autres l’ouverture qui est nécessaire aussi bien au niveau des réseaux et médias sociaux que celle pour l’ouverture des articles scientifiques (researchgate par exemple a été créé dans ce but et l’impact de cette nouvelle forme de communication entre scientifique — adieux les mandarins)

Et, certainement, si j’en ai le temps, je raconterai une petite histoire 😉 Oui, j’aime les p’tites histoires vraies 😉

Pour l’occasion, je vais « réactiver » le groupe Facebook C@fé sciences Lillois 😉 Et bien, lors de la 1er rencontre IRL de ce groupe, j’ai vu quelqu’un arriver que je connaissais via les blogs mais pas scientifique selon moi pour 2 sous ! Au cours du tour de table, il nous a expliqués qu’il était passionné d’un insecte particulier et qu’il faisait partie des 4-5 sites de références au monde sur le sujet ! Bel exemple de pro-am (professionnel – amateur) car il est comptable si je me souviens bien de profession !

Voilà, une raison de plus pour que la ou les sciences abattent les murs de leurs labos ou tout au moins ouvre largement leurs fenêtres ! Plus personne désormais quel que soit son métier ne peut rester reclus dans son coin ! Ouvrez-vous au monde et à tout le monde !

J’hésite à écrire une dernière partie qui aurait pour titre : abattre les murs de l’entreprise… Et pourtant, là aussi, il y a beaucoup à dire ! Mais, à la différence des domaines précédents, le verdict pour les entreprises sera sans appel ! Elles subsisteront ou pas !

En plus, dans le domaine des entreprises, encore plus que dans les secteurs précédents (même si ces secteurs incluent des entreprises) je vois les rapaces tourner autour d’eux ! Tenter de les influencer, non pas pour passer le cap, mais pour que le rapace en question puisse se faire son beurre, l’argent du beurre et la crémière et je n’ai pas envie de discuter avec ces gens là ! Donc, pour éviter toutes tentations, je m’abstiendrais !

En attendant, quel que soit votre activité, un seul mot d’ordre : abattez les murs !

10 ans de tutorat à distance fêtés sur 3 mois par T@d

Logo des 10 ans de T@d - Tutorat à distance
Logo des 10 ans de T@d – Tutorat à distance

Peut-être que l’acronyme T@d ne vous dit rien ! Peut-être connaissez vous de nom Jacques Rodet, le créateur et l’animateur de T@d ! Non, toujours pas ? Vous ne vous intéressez pas aux domaines de l’éducation, de la formation, de l’enseignement, du e-learning

Pourtant, T@d est un peu plus vieux que ce blog puisque cela fait 10 ans (bientôt 9 pour ce blog 😉 que Jacques maintient, soutient la communauté du tutorat à distance = T@d. Pour l’anecdote, Jacques et moi avons du nous rencontrer dans une vie passée, mais nous ne trouvons pas laquelle… si vous pouviez nous aider 😉

Il y a 10 ans, j’étais en plein dans les problématiques de e-learning et notamment de rapid e-learning ! C’était aussi mes débuts à la fac comme maitre de conf. associé (que j’ai quitté depuis) et Jacques lançait la communauté t@d avec comme objectif la mutualisation des pratiques sur le tutorat.

Avec le temps et les évolutions comme le social Learning, les Mooc, etc., le paysage du tutorat à distance a évolué et T@d en même temps. Si c’était une « simple » communauté au départ, c’est désormais le portail et le réseau qu’il faut suivre dès que l’on aborde le tutorat à distance.

J’ai appris tôt, en début d’année, que T@d préparait, pour fêter ses 10 ans une série de conférences en ligne gratuites selon 5 thèmes :

  • Fonctions et compétences des tuteurs à distance
  • Espace-temps du tutorat à distance
  • Les différentes formes du tutorat à distance
  • L’organisation du tutorat à distance
  • Conditions de travail des tuteurs à distance

J’étais intégré au comité d’organisation… mais mes soucis de santé m’ont empêché d’accomplir mon travail ;-( Jacques et les autres membres ont pris le relais de ce que je devais m’occuper ! Merci à eux !

Depuis le  5 septembre : les inscriptions aux conférences d’octobre sont ouvertes… la participation est gratuite sur réservation mais dépêchez vous car seulement 60 places sont disponibles par conférence. Ainsi Accompagner l’apprentissage en formation à distance : le rôle des tuteurs par Nathalie Deschryver est déjà pleine !

Pour vous donner encore un peu plus l’eau à la bouche, avant de vous donner des informations complémentaire, voici le comité de parrainage : Lucie Audet, Christophe Batier, Yann Bergheaud, Caroline Brassard, Amaury Daele, Gérald Delabre, Brigitte Denis, Christian Depover, André-Jacques Deschênes, Nathalie Deschryver, Olivier Dulac, Tété Enyon, Pierre Gagné, Christophe Gentil, Denis Gilbert, Viviane Glikman, France Henri, Geneviève Jacquinot, Nadine Jessel, Marcel Lebrun, Martin Maltais, Patrice Mouton, Cathia Papi, Sylvie Pelletier, Daniel Peraya, Jean-Luc Peuvrier, Jean-Jacques Quintin, Michel Richer, Stéphane Simonian, Sophie Touzé, Sylvain Vacaresse, Anna Vetter, Jacques Wallet. Excusez du peu 😉

Alors qu’y a t-il t’intéressant entre d’octobre au 12 décembre 2013 ? Toutes les conférences se dérouleront de 19h à 20h – heure de Paris.

  • Présentation du séminaire par le Comité d’organisation
  • Conférence d’introduction du séminaire par Geneviève Jacquinot
  • Retour sur les 10 ans de t@d par Jacques Rodet
  • Les temps du tutorat à distance par Margarida Romero
  • Clientèles émergentes et étudiants en situation de handicap : qui sont-ils et comment adapter le tutorat pour répondre à leurs besoins ? par Caroline Brassard
  • Certificat d’université en tutorat à distance : une approche de formation isomorphique pour acquérir des compétences de e-tuteur par Brigitte Denis
  • De la diversité du tutorat de pairs par Cathia Papi
  • La comptabilisation du temps de travail des tuteurs par Corinne Allavoine-Morin
  • Tutorat et espaces de formation par Jean-Paul Moiraud
  • Peut-on parler du « métier » de tuteur à distance ? par Viviane Glikman
  • La syndicalisation des tuteurs de la Téluq : origines, enjeux et résultats ? par Sylvie Pelletier
  • Tuteurs, apprenants, enseignants. Similitudes et différences, constantes et évolution des compétences pour la formation à distance par Lucie Audet et Michel Richer
  • Les fonctions tutorales dans la formation des cadres : permanence et révolution par Olivier Dulac
  • La coordination en formation à distance et la gestion des tuteurs par Nathalie Deschryver
  • La conception collaborative d’un référentiel de compétences en tant que moyen et produit de la professionnalisation des tuteurs par Béatrice Pudelko
  • Le tutorat en monde virtuel par Jean-Paul Moiraud
  • Retour sur un dispositif tutoral à l’université par Sylvain Vacaresse
  • La conception des services tutoraux par Jacques Rodet
  • Classes inversées : quand le tutorat à distance inspire l’accompagnement en présence par Marcel Lebrun
  • Conférence de clôture par Pierre Gagné
  • Table ronde : Le tutorat dans les Moocs

Un programme de 23 événements jalonnera donc le dernier trimestre de l’année pour ceux qui sont concernés ou qui s’intéressent au tutorat.

Vous retrouverez de façon plus précise date, programme et les possibilités de réservation sur le site des 10 ans de t@d.

Mais les 10 ans de T@d, ce sont aussi une page Facebook et une communauté Google + !

Au plaisir de vous y croiser de façon virtuelle 😉

comment passer de la génération Z (ou C) ou de la cuisine de Mémé Moniq à Ludovia

Je viens de rentrer de Ludovia 2013, un excellent cru, mais je devais publier ce billet avant mon départ pour là-bas… Alors, comment faire… le publier maintenant avec mes réactions sur ce Ludovia 2013 😉

Parent avant tout et observateur de la génération Z

Je suis un parent comme un autre… mes 2 filles ne sont pas plus surdouées que les autres gamines de leur âge, elles sont, je pense, des purs produits de la génération Z ou C (voir la génération Y has been, la génération Z arrive…).

La seule différence peut-être avec d’autres jeunes de leur âge : j’observe leur activité numérique et parfois il est vrai, avec mon côté papa poule 2.0 diraient certains, je les accompagne dans leurs démarches en tentant de ne pas les influencer…

Le premier point que je voudrais faire remarquer est que cela ne date pas d’aujourd’hui… Elles ont désormais 13 et 16 ans, mais leur véritable aventure numérique remonte à 2007 à l’époque où leur 1er blog commun : oe dans l’eau ou e dans l’eau.

Depuis, avec l’âge et leur activités, c’est désormais un BuddyPress comprenant plusieurs blogs : le commun oe dans l’eau, chacun le sien, un sur le Tour de France par 2 enfants et enfin la cuisine de Mémé Moniq.

Avant de m’étendre sur Mémé Moniq, il serait bon de rappeler que dans leur esprit, le tour de France par 2 enfants avait été envisagé afin que les enseignants puissent reprendre ce début de ressources pour l’améliorer, que des classes ou des élèves par exemple en fonction des régions complétent le travail…

Mais, devant le manque de réactions à l’époque (je dis à l’époque puisque lors de son séjour en Australie, l’ainée a croisé une enseignante de Français, de FLE donc, qui envisage d’utiliser leur ébauche de travail !), donc devant ce manque d’intéreêt, au fil du temps le projet est un peu tombé à l’eau (sans jeu de mot avec e dans l’eau) !

Par expérience, les côtoyants régulièrement, je dirais pour l’instant car épisodiquement, j’entends reparler qu’il serait bien de terminer ce projet à leur niveau…

Mais, encore plus que les adultes, elles ont besoin de la petite étincelle qui fait qu’elles s’investissent ou non dans un projet.

Quand nous en discutons ensemble, elles me disent que cet « exercice » leur a permis d’améliorer leur connaissance en géographie, en histoire et en français (en rédaction).

L’activité du moment pour elles outre Pinterest, 1 427 personnes suivent Yseult par exemple ; Foursquare : si vous venez à la célèbre braderie de Lille, le mayor de l’endroit est l’une d’entre elles…  ; si vous cherchez un Pearltrees sur la génération Z ou C, il y a fort à parier que vous arriviez sur celui-ci où Hélène Braconnier est venue chercher Clara pour composer l’équipe, etc.

Oui, cela parait parfois surprenant, mais aussi bien dans Pearltrees, que sur Twitter, Pinterest ou dans les pages Facebook… les personnes avec qui elles sont en relations peuvent surprendre ! Cette activité autour d’elle surprend… moi le premier.

Je m’amuse parfois à leur dire qu’elle soigne leur Klout ! 51 de Klout pour Yseult (qui vient d’avoir 16 ans) quand même et 36 pour Clara (13 ans) ! Mais, cette dernière me disait vouloir être un peu plus présente sur la requête Clara Delcroix dans Google !

Je vous assure, je n’y suis pas pour grand chose dans cette volonté de présence, de faire des choses… et honnêtement, aujourd’hui j’ai plus tendance à m’inspirer d’elles, de leurs pratiques et usages (elles ne le savent pas toujours, même si la plus grande en prend de plus en plus conscience, mais pour chaque activité, cela est réfléchi et une stratégie est mise en place… elle est parfois énoncée avec des mots d’enfant, mais elle est bien présente).

Prenons, l’exemple de Pinterest… Je frime un peu avec le nombre de personnes qui me suivent… mais, je peux l’avouer aujourd’hui, c’est grâce à Yseult que j’en suis là ! Pour la petite histoire, je regardais Pinterest, essayant de comprendre comment cela fonctionnait, ce que l’on pouvait faire de cet outil, les tableaux… Elle voit sur mon écran ce service et me demande ce que c’est ! Je lui explique le peu que je connais et lui dit que je ne comprends pas comment cela fonctionne, ce que l’on peut en faire…

Un quart d’heure plus tard, elle créait son premier board, découvrait l’importance des thèmes porteurs, des titres accrocheurs… et ensuite de m’expliquer… Régulièrement, nous avons échangé au début sur les bonnes pratiques… à tel point que c’est elle qui m’a expliqué par exemple toute une théorie sur les boards communs afin de gagner des abonnés ! Le tout avec une facilité déconcertante !

Pour la gag, elle s’emporte parfois à la lecture d’expert ou de pseudo expert qui veulent expliquer comment utiliser Pinterest.. et elle n’a pas tort 😉

Un exemple de ce que peut faire la génération Z : la cuisine de Mémé Moniq

Avant d’en venir au gros morceau Mémé Moniq, une dernière anecdote. Pour mon départ à Ludovia, je voulais leur avis (je demande toujours leur opinion désormais) sur l’utilisation de SnapChat en enseignement !

Je pense en effet que la rentrée risque de coïncider avec l’arrivée en masse de service d’échange de photos en France (des images éphémères) et que c’est un outil que l’on peut utiliser en enseignement.

Croyez le ou non, mais je peux vous assurer que moins d’une demi heure plus tard elles me trouvaient des utilisations de l’outils !

Par exemple, envoyez une carte géographique avec quelques secondes d’affichages pour reconnaitre le pays ou la région, voir citer la capitale ; faire des jeux de memory, etc. et sans parler de ce qui leur tient à coeur les échanges et relations possibles avec les enseignants (ce fut d’ailleurs leur premier réflexe).

Au passage, je connaissais SnapChat mais je n’en avais jamais parlé à la maison ! C’est Yseult qui a découvert cela dès son arrivé au lycée en Australie car là-bas, tous les jeunes possèdent un compte sur cet outil !

Alors, Mémé Moniq ! Un peu comme le projet du Tour de France par 2 enfants, elle avait été un peu oublié (un autre projet est actuellement complètement aux oubliettes ; Cucucoconne) mais comme elles le disent dans oe dans l’eau : elles « réaniment » le blog de la cuisine de mémé Moniq !

L’étincelle pour se remettre à ce projet : la cuisine pour des enfants par des enfants a été la découverte que des personnes de plus en plus fréquemment publiaient des photos de leurs recettes… avec l’objectif désormais de parler de la cuisine pour les ados afin qu’ils puissent cuisiner avec leurs amis lorsqu’ils se retrouvent lors de goûters, de repas d’anniversaire entre eux, de soirées « pyjamas », etc. ou pour faire une surprise à leurs parents.

J’y ai déjà consacré un article :  Cuisine de mémé Moniq : ce que peut faire la génération Z dans les médias sociaux. Je signalerais simplement que des restaurateurs s’abonnent à leur compte Pinterest, que leurs photos sont retenues pour être en Une de Food reporter, leurs recettes en page d’accueil de Snapguide, etc.

Je vous laisse imaginer l’impact pour elles ! Pour le SnapGuide notamment puisque c’est la plus jeune (1 année d’anglais) qui s’occupe des traductions car ce site est majoritairement anglophone…

Côté pédagogique, le nombre d’enseignements d’une telle expérimentation sont innombrables… mathématiques, conversions d’unités, rédaction, images, parfois de la géographie, de l’économie, des sciences naturelles, de l’anglais ou de l’allemand, etc.

Et cela, sans compter les bénéfices sur la communication en ligne, l’importance des mots clés, le rubricage, le marketing, etc.

Le blog de cuisine pour des enfants n’est pas la panacée mais pas loin 😉 J’exagère.. je sais 😉

Comme leur objectif est de diffuser des livres de recettes de cuisine : la cuisine par des enfant pour des enfants et le seconde la cuisine par des ados pour des ados, le secteur de l’édition est au programme, les contraintes de ce genre de publication…

Mais aussi, dans ce secteur une très grande maturité de leur part avec une vision différente également dans ce domaine de celle que nous pourrions avoir ! L’exemple typique est de penser à faire des éditions pour dyslexiques…

Cerise sur le gâteau, la plus grande ayant 16 ans veut sa société… Évidemment, la cuisine de Mémé moniq est dans le collimateur… 🙂 mais aussi dans l’objectif d’un autre projet : proposer ses services pour organiser des repas d’anniversaires pour des ados. Elle viendrait sur place dans la région Lilloise préparer le goûter en compagnie des invités ou un repas le midi ou le soir ! Ceci viendrait s’ajouter aux X versions des livres qu’elles projettent.

Et Ludovia dans tout ça ?

Bref, leur approche, leur mode de fonctionnement vis à vis de la société, de l’économie, de l’entreprise n’ont rien à voir avec ce que nous connaissons… il suffit je pense de leur faire confiance pour les voir à l’oeuvre !

J’avais déjà eu un aperçu de cela lorsqu’elles avaient organisé leur journée de citoyenneté dans les médias sociaux au collège voici 2 ans !

Ce travail dans le domaine de la cuisine pourrait s’accompagner d’autres activités : du ménage au tricot par exemple. Cela n’évoque rien pour la plupart d’entre vous… mais pour ceux présents à Ludovia cette année, ceux qui étaient au barcamp du mardi soir sur l’école dans 10 ans, cela résonne certainement en eux !

Rappelez vous la suggestion finale d’Eric (Pas moi, Fourcaud)… et les réactions sur le saut d’enseignement « ménager » et « morale » d’une voire 2 générations…

En fait, derrière cette façade de Mémé Moniq se cache un autre projet, non dit jusqu’ici (mais en observateur averti, je l’ai remarqué depuis quelques temps) l’envie de travailler sur un portail de ces activités avec d’autres personnes, spécialistes de domaines liés à ces activités : tricot, jardinage, entretien…

J’en suis tellement convaincu que je leur ai déjà acheté le nom de domaine : niouf-niouf.com ! On en reparle dans quelques années 😉

La liaison avec Ludovia est donc aisée…

Les grands absents chaque année à Ludovia sont les jeunes.

Cela me dérange souvent que l’on parle à leur place, que l’on dise ce qu’ils attendent des enseignants, de l’équipement, des modes de fonctionnement des institutions !

Comme je l’ai dit plus avant, personnellement, je suis à leur écoute, je demande leurs souhaits, etc. Toutefois, il n’est pas question pour moi de tomber dans l’écoute sans prise de recul !

Régulièrement, la venue de jeunes est évoquée à Ludovia… reste à savoir comment les intégrer ? Une année, une classe était venu participer à des ateliers… L’an dernier, on avait évoquer leur présence un peu comme les jeunes reporters sur le Tour de France, afin qu’ils jouent à Ludovia un rôle un peu similaire à celui des bloggeurs par exemple ! Je trouve l’idée excellent… mais je sais… y’a le budget qui coince 🙂

Les autres absents en masse sont les acteurs du monde de la formation professionnelle (formation continue) et de la formation à distance…

Au delà des jeunes et des « autres » absents, je pense depuis longtemps que selon la formule de Clémenceau : L’enseignement est une chose trop grave pour être confiée à des enseignants et aux instances politiques de tout ordre qui les dirigent.

Oui, je suis pour l’ouverture à tout va… même si le mélange : enseignants « geeks »,  représentants de collectivités locales et ministère de l’Education Nationale, chercheurs, industriels de matériels éducatifs et de contenus… font déjà le succès de Ludovia.

Il y a des idées à prendre pour l’enseignement et l’éducation dans de nombreux domaines : marketing, agences de communication, agence de création web, développeurs, etc.

Certains d’ailleurs m’en parlent en privé… sachant mon implication dans le domaine de l’éducation. Et parfois, je trouve des personnes aux idées originales sur le sujet ! Reste à savoir si ils seraient écouté par le monde éducatif traditionnel ? Prenons un David Rénier par exemple et son projet d’école Péripatéticienne… quelle serait la réaction du mondé éducatif  ?

Nous ne sommes plus dans le monde monolithique de l’éducation tel qu’il se présentait encore il y a encore quelques années !

Les entreprises changent, l’économie et les modèles économiques changent, la société change, l’éducation elle aussi change !

Ne pensez pas que je critique Ludovia, je l’ai écrit en première ligne de ce billet, pour moi cette année était un excellent cru !

Je me suis même posé la question de savoir si cette université de l’e-éducation n’était pas arrivé à sa maturité, grâce à l’engagement d’Eric Fourcaud qu’on ne remerciera jamais assez de s’investir autant depuis des années (allez, je vous livre peut être un scoop, il a failli abandonner il y a quelques années mais je crois que c’est le lot de tout organisateur d’événements —je me pose parfois les mêmes question pour les journées du contenu web 😉 et de son intelligence dans l’organisation. Et il ne faut pas négliger l’équipe qui l’entoure : Aurélie, Laurence, Gustave (tiens un jeune ;-), etc.

Mais, il serait temps de revenir sur ce qui pour moi a marqué ce Ludovia 2013 !

Je ne m’étendrais pas sur les conférences, sur l’ambiance inimitable entre tous et articles de mes petits copains de Ludovia avant, pendant et après l’événement, car pour la plupart, vous obtiendrez de bien meilleures informations en suivant les liens depuis le blog ou en consultant encore quelques jours les #ludovia2013 dans Twitter ou encore les photos non officielles rassemblées dans Facebook.

Non, je préfère noter les points positif ou négatif qui pour moi marqueront ce Ludovia et qui, pour certains, sont passés plus ou moins inaperçue aux personnes sur place mais qui ouvre encore d’avantage sur le monde entier :

  • Commençons par le négatif mais un seul point ! Je suis un peu déçu par le résultat du Barcamp sur la vision à 10 ans de ce qui se fera dans l’éducation ! j’ai l’impression que chacun reste campé sur les mêmes convictions depuis plusieurs années, avec un « enfant » roi tout puissant !
    Pas certains du tout que la richesse du potentiel sur place ne peut donner que cela à moins que ce ne soit un problème de consanguinité (tous dans le même monde) où même les parents oublient leur rôle de parent au profit de leur fonction autour de l’enseignement !
    Curieusement pour moi la seule vraie innovation qui d’ailleurs suscitât des réactions fut celle d’Eric Fourcaud en fin de barcamp… Le futur site Niouf-niouf devrait répondre en partie à sa demande 😉 Mais je note qu’Eric n’est pas du monde de l’enseignement !
  • La Wallonie, invitée d’honneur, a apporté un vent de fraicheur particulier et bénéfique à l’événement. Enfin,je ne suis peut être pas 100 % honnête étant proche voisin 😉 Il suffisait de voir la gentillesse et la disponibilité de Raymonde Yerna, « chef » de la délégation Belge pour le comprendre !
  • L’arrivée (ou le retour ?) d’Eric Patureau alias CIRE, qui a fourni des illustrations régulièrement tout au long de l’université d’été. J’ai rassemblé ses dessins dans le Pinterest sur Ludovia. Je vous conseille le détour 😉 Un regret à son sujet, que justement ces dessins ne soient pas plus mis en avant pendant l’événement !
  • La webTV en live et enregistrée (vous retrouvez les émissions en bas de la page WebTV ). Eric Fourcaud avait réservé un peu une surprise aux bloggeurs 😉 Il nous avait mis en place un plateau TV… à nous d’en faire ce que nous en désirions 😉
    C’est aussi cela l’ambiance Ludovia… une liberté pour tous !
    Lors du barcamp de clôture, Eric disait avoir eu l’idée de nous donner cet os des WebConférences et espérait que nous utiliserions ce nouveau joujou… et  c’est ce que nous avions fait, nous avons rongés l’os 😉
    Il faut dire qu’avec un Christophe Batier dans les parages et votre serviteur, il était difficile d’en être autrement…
    Au final, cette WebTV devient le off de Ludovia qui offre des possibilité d’échanges en ligne en direct (on améliorera le projet l’année prochaine 🙂 !
    Si vous aviez regardé le programme avant l’événement, vous auriez vu 3-4 malheureuses émissions… Au final, le plateau TV était quasiment actif en permanence… à tel point que je dois terminer le travail avec François Bocquet par un hangout au sujet de sankore.org. Je vous mets quelques vidéos de ces WebTV en fin d’article !
  • J’ai beaucoup apprécié l’organisation du pitch auprès du seul « industriel » qui a osé affronté les bloggeurs ! Il mérite que je le nomme (et pas parce qu’il est de Lille) : Jean Barnezet de l’agence Oeil pour oeil et le projet GDF Suez J’apprends l’énergie.
  • Comme toujours, les rencontres… comme celle de Bruno Duvauchelle ou de Marcel Lebrun pour le premiere fois IRL ou encore la découverte de Philippe Rosado et de son projet concernant l’enseignement et les dys. : numéridys. Il faut dire que je suis concerné (voir Elle va en cours sans cahier mais avec un iPad 😉
  • Je note également que pendant Ludovia, j’ai reçu « d’amis » US deux liens destinés à être diffusé lors de Ludovia… Une autre forme de reconnaissance ? Possible !
  • Le côté  « on a du mal à quitter » Ludovia… déjà, il y a le hangout annoncé quelques lignes plus haut… mais surtout, pour l’anecdocte, c’était amusant de voir que les personnes qui attendaient leurs avions avait encore l’esprit à Ludovia…
    Ainsi, alors que Ludovia avait fermé ses portes à 14 h, dans l’aéroport sur le coup de 18 h, je livrais encore quelques applications à découvrir : Trello, SnapChat, etc. à quelques personnes autour de moi… et l’on évoquait également Ludovia 2014 en se disant que l’organisation devrait indiquer le point de ralliement dans l’aéroport pour ceux qui attendent la navette lors de l’arrivée le lundi : le café du Stade Toulousain au rez de chaussé 😉

Si je devais résumé, désormais je n’attends qu’une chose… le Ludovia 2014 et en attendant, entre quelques cours que je devrais donner à la fac, certainement à distance, je continue de suivre les évolutions de ma génération Z, de Mémé Moniq et leurs autres projets 😉

Voici quelques vidéos de la webTV…

Sébastien Reinders – François Bocquet : Tu as quoi dans ta besace François ?

Part 1 : Eric Delcroix – François Bocquet : les promesses de Ludovia ?

Part 2 : Eric Delcroix – François Bocquet : les promesses de Ludovia ?

Eric Delcroix – François Jourde : des outils et des détournements d’outils pour l’enseignement

Eric Delcroix – Sébastien Reinders – Michel Guillou : la fin de l’écriture manuscrite ?

Vision de ludovia 2013 par les participants internationaux de cette édition

#Ludovia2012 : top départ pour du plaisir

Je pense que c’est ma quatrième participation à Ludovia… mais d’autres ne parlent mieux que moi de ce qui se passe là-bas 😉 Aussi, je pourrais vous renvoyer vers le texte de Laurence Juin ou Comme un rituel du café Pédagogique ! Houps, c’est fait !

Donc, ce lundi, en route pour Ax les Thermes participer aux universités d’été du numérique : Ludovia. Cette année encore il y aura du beau monde (un board Pinterest Ludovia 2012 permet de vous faire une idée et pour les présents de savoir qui est qui !). On note outre le Ministre de l’Education Nationale : Vincent Peillon, Serge Tisseron, Jean-Michel Fourgous, etc.

Cette édition aura pour thème plaisir et éducation numérique. Le programme de Ludovia pour se faire une idée est en ligne !

Pour suivre, l’événement, rien de plus simple sur Twitter, puisque les premiers messages sont déjà apparus depuis quelques jours sous #Ludovia2012 (vous pouvez également poser vos questions par ce biais, nous sommes là pour les relayer). D’autres informations également en cours de manifestation sur la page Facebook de Ludovia. Une nouveauté, il y aura du streaming

Le décor est planté… Je suis donc de nouveau « invité à participer, bloguer, rendre compter et favoriser l’interaction via les réseaux sociaux avec ceux qui ne seront pas présents sur place », malgré les 650 inscrits !

Aussi, je tente l’expérience cette année d’un MobilyTrip Ludovia 2012 pour donner une nouvelle vision de l’événement ! On verra le résultat !

Le plaisir d’apprendre et éducation numérique

J’aimerais revenir sur le thème du plaisir et de l’éducation numérique avec 2-3 exemples

Pour l’anglais

L’une de mes filles, pas celle qui fait ses cours avec un iPad en classe, mais la plus jeune… a comme LV 1, l’allemand et la LV2 c’est pour cette rentrée ! Elle a eu une initiation à l’anglais au primaire dont il ne reste pas grand chose. Mais, dernièrement, j’ai été surpris de voir ses connaissances dans le vocabulaire de la langue anglaise ! On en a discuté… et elle m’a fourni l’explication suivante : «j’apprends en jouant sur les jeux ou dans les applications. Tu sais, elles sont souvent en anglais ! Et puis, sur certains appareils également j’apprends ! Sur la micro-onde, tu vois, il y a le dessin et le nom… ». Évidemment, pourquoi je n’y avais pas pensé !

Devant cette situation, je lui ai demandé de m’écrire la liste de l’ensemble des mots qu’elle connaissait ! Environ 150 mots… Combien doit-elle en apprendre en quatrième pour sa première année d’anglais ? Je sens qu’elle va s’ennuyer en cours !

Bon, je connais votre réaction… Elle ne connaît pas la grammaire… Toutefois, elle prend son bain linguistique régulièrement parce que jeux, applications… lui parlent anglais ! Pire, elle s’est mis en tête de traduire une méthode d’apprentissage de guitare à l’aide de Google traduction ! Elle perçoit donc les structures de phrase de cette manière !

Et pour le comble de l’histoire, sur la liste des mots qu’elle connaît, aucun ne provient de la traduction… qui est assez correcte, je dois l’avouer ! Donc, son nombre de mot de vocabulaire passif est encore plus important que celui qui résulte de ma demande.

Des expériences maisons

Les filles ont été à la mer ! Rien d’anormal. Seulement, elles expérimentent beaucoup ! Comme quoi, elles ne sont pas toujours fourrées sur l’ordinateur ou leur tablette.

Aussi, en étant sur place, elles ont décidé de remplir une gourde d’eau de mer (de leur propre initiative).

De retour à la maison, première évaporation en faisant bouillir d’eau dans une casserole ! Le reste mis dans une assiette s’est évaporé naturellement… Maintenant, on constate qu’il reste du sel ! La question est : quand nettoieront-elles l’assiette ? Autrement dit, quand l’expérience sera t-elle terminée ?

Peut-on considérer que les échanges entre famille d’un enfant à l’étranger sont-ils maison ou pas ? En tout cas, la plus grande consciente de ses lacunes dans les langues vivantes nous a demandé vers le mois de janvier à partir faire un séjour dans une famille en Allemagne cette année, et nous baratine pour partir 3 mois l’an prochain à l’école en Australie, suite au passage d’un membre de notre famille là-bas !

Mais revenons sur l’échange entre famille… Nous ne sommes pas passé par une structure particulière… Internet nous a suffi pour lancer l’appel dans des endroits privilégie (Office Franco Allemand) ! Nous avons juste choisi une région d’Allemagne « proche de chez nous » dans notre sélection. La « petite Allemande » a passé 15 jours à la maison et dans la foulée notre fille, 15 jours en Allemagne, la plupart du temps à l’école, car les cours ont déjà repris là-bas ! La fille est ravie de cette expérience… Elle parle même de refaire un échange avec des « nouvelles » camarades de classe, avec qui évidemment elle continue d’échanger dans Facebook !

Pour l’organisation du séjour : quelques échanges par mail entre les parents après que les filles ont fait connaissance, un appel téléphonique, un Skype… Le tout était réglé !

Sa soeur, évidemment un peu jalouse, se contente de correspondantes toujours obtenus grâce à des annonces sur Internet… Elle doit avoir 5 ou 6 correspondantes. Et ces échanges de messages parfois sont nourris… jusqu’à se raconter des blagues Carambar !

Comment sont intégrées désormais ces pratiques qui se font en dehors de l’école mais qui sont issues directement d’Internet, des médias sociaux…

Et puis

Clémenceau disait «La guerre est une chose trop grave pour être confiée à des militaires !» et je me pose de plus en plus souvent la question de savoir si «l’éducation de nos enfants est une chose trop grave pour être confiée à des pédagogues et des enseignants» ?

Je m’explique… Je remarque lors des Opens Coffees par exemple, que les jeunes créateurs d’entreprises dans le domaine du numérique ont également des idées sur les manières d’enseigner, des approches de l’éducation différentes… Seulement, aucune de leurs idées ne remonte jusqu’aux Académies, ministères et autres… Parce qu’ils ne sont pas enseignants, ne font pas partie du monde de l’enseignement… !

Et pourtant, elle tourne disait Copernic ! Et pourtant, ils ont des idées qu’il serait parfois bon de prendre en compte… Ils sont certainement plus proches de la génération Z que nous le sommes, nous, personnes en place qui décidons pour cette génération aux comportements et aux usages du numérique qui parfois (souvent) nous dépassent ! Je renvoie sur la séance à l’Open Coffee avec l’invitation de la génération Z à se présenter en attendant l’ouverture du site generation-z.fr 😉

et si le prof piégeur d'élèves avait aussi pourri les médias ? — suite 2

Depuis la fin de la semaine dernière et notamment le passage éclair à Europe 1 pour exprimer mon opposition au « prof piégeur », trop occupé à mes activités professionnelles, je me pose à 3 h du mat. C’est parce que je n’ai pas besoin de contacter les deux sociétés mises en cause dans l’article d’origine pour leur demander des informations sur les statistiques de visite et de téléchargement sur les commentaires mis en ligne par notre éminent spécialiste.

Un commentaire dans l’un des deux billets précédents m’informe qu’ils ont publié l’information (sur Oboulo et Oodoc). Aucune consultation de la part des élèves et de quiconque sur les 2 sites :-(.

Donc, contrairement à ce que dit Loys, permettez moi de vous appeler Loys puisque nous avons participé à la même émission, donc contrairement à ce que vous insinuez dans comment j’ai pourri le web, votre 3ème étape a été un échec. Je me gausse (pas mal de connaître ce mot pour quelqu’un qui n’en possède que 300 selon certains commentaires à mon propos) lorsque je lis votre second article : Retour sur un petit maelström médiatique. À vouloir trop en faire parfois on s’y perd. Et, je ne pense pas que les 2 sociétés aient donné cette information à la légère.

En effet, sous votre plume (enfin, j’espère que c’est la vôtre car après tout, pourquoi ne seriez-vous pas plusieurs à avoir orchestré cette communication d’envergure suite à votre expérience que je juge désastreuse ? Je note que lors de votre passage à « notre » émission radio, à la question pourquoi l’avoir publié 1 an et demi plus tard, il n’y a pas de réponses…). Mais, c’est vrai lecteur, vous attendez les raisons de mes ricanements… Rappelez vous… Pas une consultation, pas un téléchargement et je lis : «Les sites de corrigés en ligne payants, ma vraie cible, ont promptement retiré mon corrigé qui sommeillait sur leurs pages depuis un an et demi. Ils avaient pourtant été validés par des « comités de lecture »… » C’est un gag ? Rassurez moi mon cher Loys… Vous nous l’avez fait exprès pour voir si nous savons lire ce que vous écrivez ?

Au passage, pour vos aficionados (mince, je connais aussi ce mot), je n’ai pas dit que j’approuvais ou non ce type de service, le débat n’est pas là. Vous avez juste insinué que les élèves avaient utilisé votre corrigé. Aucun ne l’a fait.

La baudruche se dégonfle ? Oui, je connais d’avance vos commentaires… : la preuve. Il suffit de se référer (encore un mot en dehors des 300… dites donc, vos supporters ne sont pas très perspicaces ou ne savent peut-être pas consulter et analyser l’environnement d’un article dans un blog, il faudra leur apprendre un de ces jours !) il suffit donc de regarder ce que vous écrivez pour tenter de nous faire croire que le témoignage de Camille Tête-David (elle a aussi diffusé ces informations dans Le plagiat, le professeur et la documentaliste sur son blog) rapporte «des témoignages d’élèves « humiliés », sans un commencement de preuve». La balance de mon côté pencherait naturellement vers cette dame que je ne connais pas personnellement.

Fort astucieusement, vous ne citez pas mon blog en parlant «Des « blogs » assez peu sympathiques, voire diffamatoires, ont cherché à surfer sur le succès de cet article». J’assume complément mes propos sous la colère… car je dois faire partie de l’un des types de blog. Et, je vous rassure ma petite notoriété me sied (encore un ! J’espère que votre « amie » n’est pas enseignante de français et ne note pas ses élèves comme elle émet des jugements sur mes productions) ma petite notoriété me sied très bien et je n’ai pas besoin de répondre à vos articles pour cela, mais si vous souhaitez réellement qu’il y ait débat, il est peut-être normal que la contradiction se fasse entendre. Je réitère mon invitation à débattre publiquement de nos points de vue dans un débat équitable en durée…

Je ne résiste d’ailleurs pas au plaisir de vous conseiller de rechercher ainsi qu’à vos amis qui mettent en exergue un titre de journal de la presse locale —mince, encore une fois, les personnes de votre entourage, au sens large du terme, n’ont jamais appris à contextualiser un auteur… c’est grave, selon moi, pour des enseignants de Français classique ou moderne selon moi ! Il est urgent de faire une formation aux enseignants, qu’ils apprennent à lire une page web ! — donc de compulser mon blog, parmi les 1 800 articles (1 800 trolls selon certains de vos amis) à plusieurs occasions, j’évoque le succès d’un site, d’un article de blog, du rôle et des responsabilités, de l’influence des blogueurs avec un nombre d’abonnés conséquent, audience qui peut maintenant s’étendre sur les médias sociaux, etc. Cela vous (vous-même et vos amis) permettrait de relativiser certains de vos jugements.

D’ailleurs, j’espère que vous n’avez pas commis l’erreur de m’inclure dans les «personnes qui ne sont ni professeurs de lettres, ni même professeurs tout court, ont vilipendé mon « manque de respect pour mes élèves » ou mon « absence de pédagogie ».» C’est vrai que depuis l’émission, au pire des cas, vous savez que l’on ne peut pas me mettre dans ce même paquet. Je note au passage que les parents chez vous n’ont pas le droit de posséder un jugement s’ils ne sont pas enseignants professeurs.

Je vais même aller dans votre sens… Merci aux seuls certifiés de s’exprimer sur le sujet. Les agrégés en fac, vous n’avez pas le titre de professeur, ni les maîtres de conférence… (pour ceux qui ne sont pas dans le domaine, Professeur est un titre à l’université) Et puis, seuls, les certifiés de français d’ailleurs peuvent s’exprimer. Ceux qui travaillent dans le domaine des sciences de l’information dont les documentalistes n’ont rien à dire.

Ce qui m’a amusé au début de l’émission, c’est que vous avez tout de suite annoncé le chiffre des visites sur votre site 🙂 Cela vous tiens vraiment à coeur de cartonner… Je ne dois pas m’être trompé tant que cela lorsque je juge votre comportement par rapport à vos élèves et au lycée, car c’est comme cela que vous introduisez également votre maelström médiatique. Dommage que l’on ne puisse faire le décompte de ceux qui l’ont jugé positif et de ceux qui ont été scandalisé à la lecture de votre prose. Mais, nous le savons vous et moi, cela est impossible…

Je remarque que de jour en jour de nombreuses voix, toujours plus nombreuses, s’élèvent en opposition à vos méthodes pédagogiques… le scoop-it L’affaire du « pourrisseur du web ».Points de vue critiques en recense quelques-uns. C’est sans parler des réactions sur Twitter ou autres réseaux sociaux. Aussi, attention de ne pas « manipuler » les lecteurs lorsque vous parlez de vos collègues (vous parlez de quels enseignants ? la plupart de ceux de Neoprofs ? c’est sûr que cela leur a donné un bon coup de projecteur).

Donc, nullement besoin de revenir sur vos faits pédagogiques, il suffit de consulter le web pour se rendre compte qu’il existe des dizaines de solutions où il n’est pas besoin de « pourrir » le web… Mais, je ne pense pas que vous ayez pris la peine de répondre un tantinet sur le fond… comme vous avez évité de le faire en commentaire. Je pense que votre objectif n’est pas de faire avancer le dialogue sur le sujet !

Juste une remarque. Malgré la virulence de mes propos, je n’ai jamais demandé l’intervention des instances d’inspection à votre encontre et je ne la demanderai jamais pour cette opération. Par contre, ce n’est pas la remise en question du dogme sacré du numérique venant pallier les défaillances de l’école, mais plus simplement l’évolution de l’école que vous remettez en question. C’était mieux avant… avant quand d’ailleurs ? J’ai vécu comme écolier et comme collégien, pas vous en raison de l’âge, l’arrivée des math modernes dans les années 70 et bien, je peux vous assurer, ce n’était plus la même chose !

Mais revenons quelque instants à l’article qui a tout déclenché. Si je comprends bien :

  • 1ère étape : Wikipédia… Je reste persuadé que l’on aurait exclu de l’établissement un élève si c’était lui qui l’avait commis le vandalisme, même si pour vous il n’est pas grave de détériorer le travail d’autrui (il suffit d’écouter votre réaction à ce propos à « notre » émission) est pour moi impardonnable, même si je ne produis pas sur ce site. Il été évoqué pendant l’émission une réaction officielle de Wikipédia,
    Ce qui a fait monter ma colère c’est que lors de votre coup d’essai Wikipédia, vous avez averti ! la copie d’écran est plus parlante. Donc, étape 1 nulle. Je ne sais pas si les médias le savaient, si vous leur avez expliqué.
wikipédia annulation de la 1er tentative d'ajout erroné volontaire
wikipédia annulation de la 1er tentative d'ajout erroné volontaire
  • 2ème étape : dans les forums, difficile de vérifier vos dires puisque comme vous le mentionnez la plupart de ces pages ont depuis malheureusement disparu dans les abysses du web ou ne sont plus référencées (mais si vous donnez quelques indications, nous pourrons avec joie nous faire un plaisir de rechercher leurs traces, contacter les forums concernés pour leur demander les statistiques de visites…)
  • 3ème étape : le fiasco… pour ceux qui ne s’en rappellent pas, le nouvel objectif était de montrer que les élèves copiaient les sites de devoirs corrigés (il faudra qu’un jour vous nous donniez enfin le véritable objectif de tous vos efforts pour cette manipulation car il change d’un article à l’autre). Aucun élève ne les a utilisés.
  • 4ème étape : Pour celle-là, je vous reconnais un grand talent… mais en l’occurrence il ne servait pas à grand chose car seuls vos éléments en parlaient sur le web ! À moins que vous ayez des doutes 🙂 Cela remettrait tout en cause alors… Non, je redeviens sérieux. Vous avez perdu un temps précieux pour la préparation de vos cours. Je suis sérieux, je vous assure… c’était inutile !
  • 5ème étape : qui n’est pas à votre honneur si j’en crois les résultats à vos étapes précédentes. Ah oui, vos marqueurs n’ont pas été d’une grande utilité… Pour nous aider à réfléchir, j’aimerais bien obtenir le décompte… Ce serait profitable. Allez dites nous précisément combien d’élèves ont employé Wikipédia, combien les forums… Connaissant le comportement des étudiants (je n’ai jamais écrit qu’il n’y avait pas un souci sur les citations !) le taux doit être proche de 95 % pour Wikipédia et 5 % pour le reste ?

Alors, pris au piège de qui et de quoi dans une ambiance chaleureuse ? D’un malfaiteur intellectuel (Source cnrtl —on a les références dont on est capable) au niveau de Wikipédia ?

Et puis, je ne vais pas défendre la triche, loin de moi, mais étiez-vous un étudiant modèle lors de vos études au point de nous jurer sur la bible que jamais vous ne vous êtes servi d’un document de référence pour vous inspirer dans un exercice de réflexion personnelle ? Y compris dans vos études dans le supérieur ? Curieux… autour de moi pas mal d’enseignants du supérieur me glissent à l’oreille l’inverse.

Donc, si je résume, en attendant vos chiffres de façon que l’on puisse vérifier, c’est-à-dire au moins avec les copies (dans le supérieur, nous devons conserver les copies plusieurs années, je pense qu’il en est de même pour les lycées), vous avez falsifié Wikipédia et les élèves se sont inspirés de ce texte… Nous savons qu’ils n’ont pas tous été heureux de vos procédés.

Aussi, pourriez-vous nous indiquer également la longueur de la copie de vos élèves ! Si, j’insiste… J’ai du mal à imaginer la longueur du texte : une phrase de modifié dans Wikipédia dans une copie d’élève, en pourcentage… Ça donne quoi ? Sans la possibilité de vérifier vos informations dans les forums… Comment pouvons-nous être sûr pour le reste ? Au fur et à mesure votre parole est de plus en plus mise en doute.

Précepte 1 du web 2, tu parleras vrai… ou alors tu en assumeras les conséquences.

Donc, après avoir manoeuvré, vous nous jetez en pâture une morale… Difficile d’y adhérer après tous les sous-entendus erronés et incohérences mentionnées dans les points précédents.

Et donc, la remise en cause des différents points de vos articles laisse un goût amer sur la médiatisation de vos articles. Je vous arrête, ce n’est pas de la jalousie de ma part ! J’aurai d’autres occasions d’intervenir dans les médias… même si ce n’est pas un objectif en soi dans mon existence.

Ah oui, désolé encore une fois de vous contredire, mais le « tourbillon roüant » contrairement à ce que vous pensez ne commence pas à s’évanouir aussi vite qu’il s’est formé (je note que vous avez modifié le texte de votre page, car comment prévoir ce qui allait se dérouler lors de « notre émission » puisque le billet est publié la veille ? une manipulation ? Si c’est le cas, ce n’est pas bien… Sinon, félicitation pour vos dons de voyance), au contraire, il ne fait que commencer. Sans parler des effets de la longue traîne.

Et, je me demande si la morale de cette histoire de la montagne qui accouche d’une souris ne sera pas celle de l’arroseur arrosé suite à la réflexion de ce qui pour moi ressemble plus à un baroud d’honneur qu’a autre chose.

le prof. saboteur de Wikipédia qui s'offusque du plagiat – suite

En rédigeant l’article précédent et si un enseignant n’avait pas la maturité pour tirer profit du numérique, je m’attendais à la volée de commentaires que cela générerait… heureusement, la plupart des commentaires ou des retweets dans Twitter ne sont pas du même type 🙂

J’avais passé sous silence un autre élèment qui me dérangeait… le témoignage direct ou indirect d’un élève ! Bingo… mon précédent billet a succité un témoignage complémentaire dans le groupe Infodoc.pro sur Linkedin !

Une documentaliste, Camille Tête-David a cotoyé des élèves de notre enseignant saboteur. Avec son autorisation, je reproduit son commentaire et vous laisse juge 🙂

Il se trouve que visiblement, cette personne l’a fait durant l’année scolaire 2010-2011, car j’ai rencontré plusieurs élèves de la classe qu’il a piégé au printemps 2011. Contrairement à ce qu’il dit, cela ne les avait pas du tout amusé et ils se sentaient humiliés. Ce n’était pas des élèves médiocres et l’un d’eux avait cherché dans une encyclopédie des auteurs littéraires avant de se rabattre sur Internet, car il n’avait rien trouvé lui permettant de développer son introduction et sa conclusion.
Je ne pense pas que des élèves qui ne sont pas formés à la recherche d’information puissent tirer une conclusion pédagogique de ce qui s’est passé. Il aurait été bien plus pertinent à mon sens de monter une séance pédagogique avec le documentaliste, par exemple, où justement le but était de trouver des réponses justes aux questions qui leur étaient proposées. Il n’est pas très difficile de trouver des erreurs, voire des bêtises sur Wikipedia, par exemple, et sans falsifier quoi que ce soit, il aurait pu être aisé de leur démontrer le manque de fiabilité que peut avoir ce site.

Néanmoins plus que l’absence de pédagogie de cet enseignant, je m’inquiète bien plus sur l’image qui est renvoyée d’Internet, comme un espace peu fiable et dangereux, au final, à des jeunes qui ont grandi avec, qui ne sont pas prêt à croire cette image et qui peuvent avoir une meilleure utilisation que certains adultes de cet outil. Je ne pense pas que ce soit ainsi, en niant des aptitudes, que nous permettrons à ces futurs adultes d’affiner leurs compétences et à avoir confiance en nos propres compétences. Je m’interroge par contre, si cet enseignant aurait osé agir ainsi avec un auditoire adulte. Je ne pense pas et cela soulève de réelles questions à mes yeux sur son positionnement par rapport à ces futurs adultes.

Voilà qui relativise de nouveau les propos de notre prof. saboteur !

et si un enseignant n'avait pas la maturité pour tirer profit du numérique

Je suis en droit de me poser la question suite à la lecture que l’on m’a conseillé d’un article qui me surprend beaucoup intitulé Comment j’ai pourri le web (ça c’est déjà pas malin pour un enseignant) d’un certain Loys , 36 ans (enfin si cela a été mis à jour), professeur certifié de lettres classiques dans un lycée parisien. Vaguement dessinateur à ses moments perdus (j’allais ajouter vaguement prof. la plupart du temps).

Je suis remonté car désolé Monsieur, mais à la première lecture, je mets en doute vos objectifs et leurs buts réels…

scandale : il se fiche du travail des autres

J’ai commencé par Wikipédia ! Excusez, j’ai aussi un compte contributeur.

Donc, premier réflexe trouver votre modification. C’est un gag ! Elle a tenu moins d’une demi-heure. Faut dire qu’il ne faut pas être très malin pour ajouter en commentaire dans Wikipédia : Erreur temporaire à caractère pédagogique : sensibiliser des lycéens en début d’année scolaire à la vérification des informations. Rectification prévue courant septembre ! Wikipédia n’est pas un terrain de jeu.

Votre modification mise en ligne le 18 août 2010 à 09:14 a été supprimé dès 09:49. Je doute donc que vos élèves aient pu faire référence à votre texte de ce premier essai… Excusez- moi, mais cela m’amuse… Comment un expert du numérique de votre trempe a pu ainsi se faire piéger ? Même chose, pour montrer patte blanche, vous dites avoir apporté plusieurs contributions utiles sur quelques articles littéraires. Pas pour Doleros en tout cas ! Une seule contribution.

Pas bien mieux avec Justin Delapierre avec 2 participations précédentes votre méfait qui est resté en ligne du 4 au 18 septembre !

Merci pour les bienfaits de votre contribution dans une « oeuvre collective ». C’est toujours sympathique pour les autres auteurs et rehausse certainement votre honneur. J’espère qu’aucun étudiant ou thésard n’a trouvé votre information et qu’il perd du temps à recherche une information fausse.

Je me doute, vous vous en fichez éperdument, le web et Wikipédia c’est nul… Ce n’est qu’un ramassis de connerie… Vite, reprenons les bonnes vieilles encyclopédies. J’aurais compris que l’on mette en place une information fausse dans un site « local »… Vous savez le genre d’ENT que vous aimez tant, où vous pouvez magouiller vos informations comme bon vous semble mais qui parfois n’ont rien à voir avec la vraie vie.

Eric, calme toi… Tu as encore du boulot pour répondre !

Votre pièce de théâtre : sont nuls les élèves

Donc, acte 1 de votre manipulation… que vous avez oublié de préciser, vous avez dû vous y prendre à 2 fois avant de tromper Wikipédia ! Mais, c’est noté, nous avons compris, vous n’avez pas le respect du travail communautaire et vous aviez envie d' »emmerder » votre monde !

Votre acte 2… posté sur différents forums des questions relatives à ce poème en se faisant passer pour un élève puis vous reconnectant en me faisant passer pour un érudit (ah bon, vous n’êtes pas un érudit… Merde, moi qui pensais que les enseignants l’étaient a minima dans leur matière), j’ai donné des réponses en apparence savantes et bien renseignées.

Je confirme d’ailleurs, votre vocabulaire me laisse pantois. Je commence à comprendre vos élèves qui recherchent sur Internet ! Ça veut dire quoi du type interprétation christique ? Excusez mon inculture littéraire ou/philosophique, mais je n’ai pas le temps de consulter l’encyclopédie Universalis, ni l’une des 2 autres que nous possédons à la maison, j’irai plus vite quand j’aurais le temps en posant la question à Google !

Heureusement que le net fait bien les choses à votre place, «la plupart de ces pages ont depuis malheureusement disparu dans les abysses du web ou ne sont plus référencées.» (j’adore le malheureusement). Tout compte fait, Internet ce n’est pas si mal que cela, les conneries heureusement disparaissent semblez vous dire !

L’acte 3 est héroïque de votre part ! J’ai rédigé un pseudo-commentaire, le plus lamentable possible, avec toutes les erreurs imaginables pour un élève de Première, et même quelques fautes d’orthographe discrètes, tout en prenant garde à ce que ce commentaire ait l’air convaincant pour quelqu’un de pas très regardant ou de pas très compétent.» Cela a dû être difficile pour vous, on vous remercie de votre effort…

Et j’apprécie à sa juste valeur votre phrase bateau de la fin ! «J’avoue avoir même pris un certain plaisir à le rédiger.» et mon œil pour rester poli… Ce n’est pas cela qui vous a fait saliver… mais le piège que vous tendiez sournoisement à vos élèves ! Bref, je me demande si le Bonnet d’âne que vous évoquez pour Anne de Beaunais ne vous revient pas !

Ma pièce de théâtre : sont nuls les professeurs

À mon tour de partager une pièce en quelques actes également…

  • 1e étape : un enseignant travaille, prépare un cours avec le DM ou le DS adéquat
  • 2e étape : l’enseignant au fait des pratiques modernes et dans l’esprit du Web 2.0 partage sa production
  • 3e étape : à l’identique des corrigés mis en ligne pour les élèves par des sociétés (je n’aime pas ces sociétés, mais c’est un autre débat et si les enseignants donnaient des cours de façon différente certainement qu’elles n’existeraient plus !), une société qui vend des cours tout faits pour les enseignants récupère ce travail !
  • 4e étape : un enseignant qui trouve ce cours génial (une partie évidemment est en accès libre) débourse un montant dérisoire… Vous pensez un cours tout fait pour presque rien, y compris le corrigé !
  • 5e étape : l’enseignant sur de son fait effectue le cours et donne un DM à ces élèves !
  • 6e étape : surprise de l’élève et des parents qui surveillent le travail de leur enfant ! La question se pose. J’achète le cours et le corrigé ?

Ceci aussi est une histoire vraie… mais à la différence de vous, je n’ai pas eu à transformer quoi que ce soit… Et, vous connaissez la réaction que j’ai eue ? J’ai pesté en disant que cela était anormal… Je peux encore comprendre que la diffusion s’arrête à l’étape 2, pas que cela devienne commercial. (Au passage, comme vos corrigés ont été téléchargés semble t-il qu’avez-, vous fait de vos revenus ?).

Ma décision finale ? Évidemment, je n’ai pas autorisé ma fille à payer et télécharger les documents… mais pour le gag, je dois avouer avoir hésité… Vous pensez que le prof. aurait mis 20/20 en retrouvant le texte mot pour mot !

C’est bien de voir la paille dans l’œil du voisin, mais… la poutre… On oublie toujours la poutre !

Pourquoi ce serait bien pour les enseignants et pas pour les élèves ! Lorsque l’on veut pourrir Internet, il faut aller jusqu’au bout de sa mission.

J’attends avec impatience quelques années… 2 ans max. puisqu’il semble que c’est le délai que vous préconisez, vous nous raconterez vos expériences « trompeuses » pour les enseignant. Quand on fait un travail, il faut le faire jusqu’au bout ! Et puis, ce sera encore mieux. Vous pourrez prouver que les enseignants et les élèves sont des imbéciles !

Suggestion : et si vous faisiez des cours autrement ?

Bref, ces 2 histoires sont la meilleure illustration possible que les cours tels que vous les donnez, les cours « ancienne formule » sont complètement dépassés !

Rassurez- moi (mais je crois pas que vous saurez le faire) vous prévoyez de changer de système d’enseignement prochainement ?

65 -36 = 29 ! Vous imaginez encore au moins 29 ans à tirer ! Et ce que vous avez remarqué là n’est qu’un début… J’pourrais vous en raconter d’avantage si on avait la chance de se côtoyer ! Allez, un bon geste… Dites nous où se cache le blog que vous entretenez avec vos élèves… Si, j’insiste… Avec un peu de recherche, cela me permettra d’aller voir les productions de ceux à qui vous enseignez sur leur blog ou ailleurs… Je pense qu’il y en a quelques-uns qui ne sont pas mauvais !

Ah bon, ce que font les élèves dans leur vie privée n’est pas ce que l’on doit faire à l’école, ce n’est pas un travail digne de l’école ! Moi, j’ai des exemples vivants à la maison et ils ne sont pas encore en Première ! Mais, c’est vrai que parfois pour certains travaux cela devient difficile de leur expliquer que le prof. a trouvé cela nul, alors que des pros. (y’a juste une lettre d’écart entre prof et pro, je n’avais jamais remarqué) trouve cela génial, sans flagornerie…

Faut dire qu’ils ne savent pas qui est l’auteur. Parlant d’auteur, cela me rappelle une petite histoire que j’ai vécue. Nous étions dans un établissement d’enseignement en pleine discussion pour un cours d’enseignement à distance et un vieux prof. (pas vous donc Loys) alors que l’on proposait des contenus d’élèves c’est insurgé…

«Comment, des travaux d’élèves dans le site qui nous représente, vous n’y pensez pas» et d’ajouter, «en plus c’est plein d’erreurs». Les contenus étaient d’un enseignant de l’établissement qui avaient donné les textes aux élèves et que ceux-ci, avec son accord, avaient publié sous leur signature ! Pour le gag, l’enseignant en question était présent lorsque le vieux prof. a dicté sa sentence 🙂 Vous n’êtes pas vieux mais vous, Loys, me faites pensé à ce vieux prof.

La morale de l’histoire

Ceci n’était que le hors-d’œuvre… Plus intéressant selon moi le monceau de populisme que je peux lire dans votre conclusion et votre pseudo morale.

Oui, on recommande aux professeurs d’initier les élèves aux NTIC (nouvelles technologies de l’information et de la communication) mais trop souvent le problème est que les enseignants digèrent mal cette recommandation…

Je ne m’étendrais pas les recherches demandées aux élèves qui me hérissent. Ils doivent, selon les conseils de l’enseignant, les faire sur Internet alors que l’enseignant lui-même n’a jamais effectué la requête ! Je leur conseillerai plutôt des recherches du type : dans le site, trouvez… Mais, bref, ce n’est pas l’objet de cette réflexion.

Je veux bien que l’on demande aux profs. d’initier les élèves, mais les professeurs sont-ils formés à cela ? Eux-mêmes utilisent-ils correctement le numérique ? J’en doute fort pour la plupart d’entre eux lorsque je les entends parler du droit d’auteur sur Internet ou que je constate l’utilisation des images par exemple… Même l’exception pédagogique ils ne la maîtrisent pas. Je ne dis pas que c’est de leur faute… juste qu’ils ne savent pas.

Souvent, je me demande s’ils en ressentent aussi le besoin. De même l’importance pour eux de l’initiation aux NTIC ! Par exemple, que revêt pour l’enseignant qui arrive en retard à la conférence sur l’identité numérique et qui ne pense qu’à remettre ses élèves dans un « vrai cours » (exemple mentionné dans le billet identité numérique et citoyenneté dans les médias sociaux au collège).

Un prof.qui se la pète plus qu’un élève : minable

C’est vrai, j’en ai un peu marre que l’on méprise toujours les élèves sur ces sujets… et je ne pense pas que contrairement à ce que vous écrivez améliore la situation. Je lis : Avec cette pseudo expérience, «j’ai voulu démontrer aux élèves que les professeurs peuvent parfois maîtriser les nouvelles technologies aussi bien qu’eux, voire mieux qu’eux».

C’est dingue… vous n’évoquez même pas vouloir montrer aux élèves les principes de base des nouvelles technologies de l’information et de la communication. Y’a que votre petit égo surdimensionné qui compte ! On est en plein délire… le prof qui se vante d’être meilleur que ses élèves ! Et dans Facebook… vous avez combien d’amis ? Plus que vos élèves j’espère ! Ah, non, Facebook c’est privé ! Z’êtes aussi sur Twitter… Faites gaffes, les jeunes l’investissent… Alors, combien de followers ?

Je crois celui qui m’a dit un jour que les enseignants n’étaient jamais sortis de la cours d’école ne se trompait pas, en ce qui vous concerne… Vous êtes un grand gamin… qui fait la nique à ses élèves ! Pour moi, c’est déplorable…

Au passage, l’homme de la rue jusqu’à certains universitaires seraient également tombés dans votre piège… moi, le premier… je sais, je suis stupide !

Et au lieu de dire «les élèves au lycée n’ont pas la maturité nécessaire pour tirer un quelconque profit du numérique en lettres» et leur servitude à l’égard d’internet… j’aurais préféré que vous écriviez : «les élèves au lycée et dans les classes de niveaux inférieurs ne sont pas formés à l’utilisation d’Internet». La servitude que vous évoquez deviendrait alors un atout… mais, vous risqueriez d’être dépassé. Oh excusez- moi, cela c’est écrit tout seul !

Ce qui m’amuse dans la phrase : «en voulant faire entrer le numérique à l’école, on oublie qu’il y est déjà entré depuis longtemps et que, sous sa forme sauvage, il creuse la tombe de l’école républicaine.» Je me demande qui est le sauvage de votre histoire… Celui qui détruit le travail d’autres personnes dans Wikipédia et qui s’en vante me semble le plus sauvage de tous… Devrait même y avoir un droit de police pour saccage volontaire ou destruction d’œuvres collectives à mettre en place. Et, je ne pense pas que dans ce cas ce serait les élèves qui seraient condamnés.

si c’était l’élève qui avait raison ?

Et si après tout, les enseignants n’avait pas la maturité nécessaire pour tirer un quelconque profit du numérique… On peut se poser la question à  la vue de votre exemple. Je ne comprends pas comment un expert du numérique de votre niveau s’abaisse encore à donner du travail de cette manière… Pourquoi l’expert que vous êtes n’a pas encore transformé ses cours pour mettre à profit l’usage d’Internet dans ses cours de lettre ? C’est incompréhensible pour moi !

Mais, non, c’est vrai… vous cherchez à avoir la « plus grosse », c’est vous qui le dite : le prof qui se vante d’être meilleur que ces élèves…

Alors celle-là, elle est facile ! On vous sera reconnaissant à tout jamais d’avoir voulu faire la démonstration que tout contenu publié sur le web n’est pas nécessairement un contenu validé, ou qu’il peut être validé pour des raisons qui relèvent de l’imposture intellectuelle. Vous avez fait quoi comme étude pour démontrer cela !

Doit y avoir au bas mot quelques milliers de pages, voire centaines de milliers de pages que Google nous présentent qui sont de ce type ! Et, je vous rassure — mais, t’es bête Eric, Monsieur le sait, c’est un expert ! il le dit lui-même — enfin, je l’écris quand même, vous n’êtes pas le premier à avoir tenté l’expérience (même dans mon blog, il doit y avoir des exemples… j’pense au faux profil d’Alain Juppé) et ce depuis, le début du net (donc, depuis le début des années 90 pour ma part).

Ce qui nous différencie d’ailleurs dans l’expertise, je viens de le trouver… Si vous avez besoin de tenter de prouver que les professeurs peuvent parfois maîtriser les nouvelles technologies aussi bien qu’eux, voire mieux qu’eux, moi j’aime parfois que les jeunes me prouvent qu’ils sont meilleurs que moi dans les nouvelles technologies. Et je peux vous assurer que les générations Z de la maison le font régulièrement, que je demande parfois à mes étudiants de m’expliquer…

Ce n’est pas un hasard si je me présente de plus en plus souvent comme un vieux débutant… et oui, pourtant, j’ai l’impression que beaucoup de monde me considère comme un expert ! Cherchez l’erreur M. l’expert (c’est moi qui vous décerne le titre…)

Le laïus sur l’endossement de la pensée des autres m’afflige… Vous savez mon bon Monsieur, c’était vachement mieux avant. Et puis à la Renaissance y’avait les humanistes… Ça c’était une vraie époque, avec de la réflexion, de la culture… Oui, j’ai mis un lien vers Wikipédia pour vos lycéens 🙂 Désolé, mes encyclopédies sont 2 étages au-dessus et je n’ai pas le droit de faire un scan, droit d’auteur oblige !

C’est vrai à l’époque c’était des hommes, des vrais… d’ailleurs ils pensaient tellement « bien », que par exemple la guerre n’existait même pas chez eux, que, pour les duels, ils ont inventé un code d’honneur (ça c’était exister par soi-même de se battre en duel)…

Désolé, j’emploie le même populisme que vous ! D’ailleurs, je peux vous dire que vos études, votre statut, votre démarche, c’est de la roupie de sansonnet à côté de ce que je faisais pendant mes études… Pour moi, je trouve que ceux de votre génération n’exister plus par eux-mêmes. Oui, 20 ans d’écart environ entre vos études et les miennes…

36 ans aujourd’hui… la vingtaine dans les années 90… ah oui, années 80 : « les années fric » suivi des années sida à l’époque dont on écrit sur les ados : «Suicide, dépression, violence, conduites à risques… dans les années 90, on prend conscience d’un mal-être chez les adolescents.» C’est vrai que c’était moins no-life à l’époque…

Mais, cela m’inquiète… oublier après quelques années et juger les jeunes d’aujourd’hui ? Me demande s’il n’y a pas un fond de jalousie dans tout cela !

Ah, vous êtes réellement incorrigible… «Cette expérience me vaut aujourd’hui une belle réputation dans mon lycée.» Qu’est ce qu’on s’en fout ! Non content d’avoir la plus grosse avec vos élèves, c’est avec vos collègues que vous vous comparez… Oui, vous avez fait la plus grosse connerie dans tout le lycée… On aurait viré un élève pour avoir modifié volontairement une fiche Wikipédia de façon erroné… Vous en tirez un titre de gloire… Pour moi, c’est le monde à l’envers.

Et pour conclure sur vos phrases : pour ma part je ne crois pas du tout à une moralisation possible d’enseignant comme vous et j’espère que mes enfants n’auront jamais un professeur tel que vous semblez vous décrire !

Et, je vous conseille afin de confronter vos dires de venir faire un p’tit tout par exemple à Ludovia… On ne sait jamais, vous pourriez nous convaincre 🙁

Comme il semble impossible de commenter l’article à l’origine de cette réponse, je vous propose de le faire ici !

Mise à jour le 23 à 17 h : Une suite sur le prof. saboteur de Wikipédia qui s’offusque du plagiat : le témoignage de quelqu’un qui a rencontré les élèves.

citoyenneté dans les réseaux sociaux, les organisatrices ont 13 ans

Vous le savez tous, l’une de mes filles utilise un iPad en cours… mais, l’activité de ma progéniture ne s’arrête pas là ! Alors, oui, je sais, vous ne pouvez vous empêcher de penser… C’est normal, leur père les aide, les conseille, les encadre…

Bien sûr elles baignent depuis leur plus tendre enfance dans un environnement privilégié, mais je n’impose rien, n’oppose pas d’interdictions particulières…

Ce n’est pas moi qui, comme je l’indiquais dans une conférence dernièrement leur dit d’employer Pearltrees pour collecter des liens sur le tricot ou la couture ; ce n’est pas moi qui leur ai dit de créer un compte Twitter qu’elles utilisent comme elles l’entendent, ce n’est pas moi qui ai décidé du choix des amis de la plus grande qui peut posséder son compte Facebook (je respecte autant que je peux les interdictions légales les concernant).

Par contre, je ne nie pas que le dialogue au sujet d’internet, des réseaux et des médias sociaux est constant entre nous. Par exemple, l’un des sujet de discussion actuel est quelle « thématique » doit-elle prendre pour son blog ou comment seront les commerces de demain !

Rien donc de surprenant lors de la genèse de leur projet que je sois présent… C’est « à cause » de la plus jeune (12 ans et demi) qui est très impliquée dans la vie de son collège : déléguée de classe, représentante des élèves au CA, membre du conseil de discipline… De retour de son établissement, dès le goûter, elle nous informe qu’elle veut participer au Prix du CDJ. Ce Prix du Conseil Départemental des Jeunes du Nord consiste à mener une action citoyenne dans le cadre du collège.

Sa soeur est vite intéressée et la réflexion est de courte durée… Je pense qu’en une demi-heure le projet était sur ses bases !

Rapidement les questions arrivent  :

Les filles — est-ce que Facebook ça peut-être citoyen

Moi — oui ! Tous les réseaux sociaux

Les filles — Tu crois que la citoyenneté dans les réseaux sociaux ça peut le faire ?

Moi — oui, c’est un bon sujet à mon avis…  mais vous voulez parler de quoi !

Les filles — de ce que l’on peut faire ou pas dans les réseaux… mais on veut choisir qui en parle, pas que l’on nous dise que ce n’est pas bien les réseaux sociaux, qu’il ne faut pas y aller…

Tu peux venir faire une conférence ?

Moi – oui, si voulez !

Les filles — tu crois que Yann et Émilie viendraient ? (NDLR : elles entretiennent déjà leur réseau 🙂

Moi – Posez-leur la question… Vous les avez en contact dans Facebook, non ? Mais vous pouvez aussi un peu élargir sur le citoyenneté, sur la politique…

Les filles — tu peux nous dire pourquoi ?  et tu sais qui pourrait intervenir…

 j’peux demander à Charles (Brickmann, ancien journaliste politique pour le journal Le Soir mais qui intervient toujours dans le « journalisme » politique en Belgique !) ?

Voilà, vous avez à peu près l’intégralité de l’échange que nous avons eu.

Rapidement, elles préviennent la principale du collège de leur projet, envoient le dossier d’inscription et depuis début décembre je pense, elles affinent leur projet…

Résultat, elles ont tout préparé seules, en faisant le point régulièrement avec un « contact » au collège et avec moi (je posais quelques questions pour savoir où elles en étaient…)

Donc, voilà, à la rentrée des vacances de février, le 12 mars, au collège Descartes de Mons en Baroeul, la journée sera consacrée aux réseaux sociaux…

Émilie Ogez, (10 mars : Émilie vient de prévenir qu’elle ne pourra venir !) l’une des meilleures spécialiste de l’identité numérique en France ;Yann Kervarec, l’expert du monde du e-commerce notamment pour Euratechnologies ; Bruno Lestienne, fondateur du Blog de Roubaix, Marc Vasseur (bloggueur et Twitter politique), Charles Brickman (journaliste politique belge) ainsi que moi-même avons donné notre accord pour nous retrouver le 12 mars au collègue. Signalons que Guillaume Delbar avait accepté également de venir, mais la date ne convenait pas !

Voici donc le programme 😉

Le programme de la journée citoyenneté dans les réseaux sociaux
Le programme de la journée citoyenneté dans les réseaux sociaux

Bon, maintenant, avant de partir en vacances, elles ont prévu d’inviter quelques personnalités 🙂 et comme j’estime qu’elles ont « bien travaillé », je leur ai promis d’avertir quelques journalistes 😉

Donc, rendez-vous au 12 mars… et moi, ce qui me surprend c’est que ce sont 2 filles de 12 ans et demi et 14 ans qui se substituent à l’Éducation Nationale !

Au fait, ce ne sera pas leur seule actualité en mars. Elles ont répondu toutes les 2 à une interview pour le livre Mémoriser sans peine… avec le Mind Mapping de Xavier Delengaigne chez Dunod qui sortira ce même mois.

Mise à jour : un grand merci à Bertrand Formet @ticechampagnole.