Dyslexique, elle va au lycée sans cahier mais avec un iPad !

Dyslexique, maintenant au lycée, elle va en cours avec une tablette depuis le collège
Dyslexique, maintenant au lycée, elle va en cours avec une tablette depuis le collège. Source image : Flickr Richard Allaway

Cela fait un certain temps que je devais rédiger ce billet qui est la suite naturelle de : Elle va en cours sans cahier mais avec un iPad ! En effet, l’article de l’époque racontait les débuts de l’usage d’une tablette en classe par ma fille dyslexique et dysorthographique reconnue par la MDPH comme telle, alors qu’elle était au collège (Parlant de collège, sa soeur qui entre en seconde a publié un article sur sa perception de l’enseignement dans un collège : ses années collège !).

Depuis, elle est passée par une seconde passerelle et un séjour dans un lycée Australien pendant quelques mois, puis elle est entrée en seconde générale au lycée public. Cette année, elle arrive en première avec le bac français en fin d’année (j’en reparlerai).

Déjà, lors de la présentation au Sénat pour le colloque étude plus, j’avais évoqué cette suite.

Et puis, c’est bientôt Ludovia, l’Université d’été de l’e-éducation en France à laquelle je ne participerai malheureusement pas cette année. Aussi, je voulais apporter ma contribution aux débats si besoin et après le témoignage de l’autre de mes filles sur sa perception de ses années collège.

La seconde passerelle

Après une année de Troisième chaotique pour des raisons de santé (elle a été pas mal absente), le cas de ma fille posait quelques soucis pour son orientation.

C’est quoi une classe passerelle ?

En effet, même si son niveau sur les bulletins lui permettait de passer en seconde générale (certains médecins rencontrés pour la reconnaissance de son « handicap » —elle ne se considère pas comme une handicapé— était de cet avis), son nombre de journées d’absence ne lui avait pas permis d’acquérir toutes les connaissances vis à vis du monde éducatif pour poursuivre en seconde générale ! Mais difficile de la faire redoubler, cela n’aurait eu aucun sens !

C’est pendant un conseil de classe (j’étais représentant des parents 😉 que la conseillère d’orientation proposa de l’orienter vers une seconde passerelle !

On nous présenta la seconde passerelle (Wikipédia vous expliquera comme cette classe est vendue !) : un mixte de troisième et de seconde (ce qui est le cas en effet). L’établissement privé (ces classes n’existent pas selon nos informations dans le public, allez savoir pourquoi !) confirma ces informations ajoutant même qu’ils avaient l’habitude de recevoir et d’accompagner des dys ! Discours sur-vendeur évidemment 🙁

Dans la réalité des faits, la classe où c’est retrouvé ma fille était surtout une classe d’élève en décrochage scolaire (sèches les cours, problème de drogue, « fouteurs de bordels »… ) mais rien à voir avec les dyslexiques. Elle était l’une des rares à être dans cette catégorie.

Donc, il était naturel que quelques étincelles devaient se produire pour la prise en compte de la dyslexie et l’usage de sa tablette en cours.

Dyslexie, iPad et seconde passerelle

En début d’année, comme je savais que c’était une année de transition, je ne me suis pas fait connaître (c’est-à-dire que nous, parents et enfant, avons tout fait pour garder sous silence mes activités ! Je ne veux pas être le papa poule qui surprotège son enfant (j’avais des exemples au collège de ce genre de pratique et cela m’énerve en général !).

Toutefois, nous avions prévenu que notre fille disposait un PPS qui lui permettait d’utiliser son iPad à la place de tout autre support pour ces cours ! Il n’y a d’ailleurs pas eu beaucoup de réactions de la part des élèves à cet instrument en classe hormis que certains d’entre eux lui ont demandé comment elle avait fait pour pouvoir venir avec une tablette en classe, afin de savoir si eux aussi pouvaient venir avec la leur. Pas plus de réactions, ou presque de la part des enseignants !

Non, la surprise est venue de la première rencontre parents – établissement (une grand-messe dans laquelle on nous a fait miroiter pas mal de choses en vantant les mérites de l’école !).

En effet, lors des questions des parents, une personne a demandé si cela était normal qu’une élève utilise une tablette en cours et pourquoi son garçon ne pouvait pas faire de même (je pense que vous savez de qui l’on parlait 🙂 La réponse du prof. principal a été qu’elle pouvait le faire car elle possédait les dérogations nécessaires. Mais, je me mets à la place des autres parents : pourquoi elle, pourquoi pas les autres !

Puis, vint assez rapidement la réunion de préparations pour son PPS ! Nous avons confirmé le choix de l’utilisation de l’iPad et fort des expériences passées la remise des cours en pdf ou dans un autre format si cela était possible et la mise en place de son 1/3 temps pour les contrôles. L’envoi des fichiers de cours ne fut pas suivi d’effets ! Elle n’a reçu aucun cours de cette manière durant l’année.

Une remarque de la direction (rappelez-vous, ils sont spécialisés en dys !) nous laissa un peu perplexe : «Oui, tu as cela pour l’instant… mais tu ne penses pas que ce n’est pas trop. Il faudra apprendre à te débrouiller sans notamment pour le bac et après !» (SIC). En plus, il était sous-entendu qu’elle avait de la chance d’être dans cet établissement qui lui permettait ce genre d’aménagement ! Je vous laisse juge.

Difficile de parler de l’ambiance de cet établissement sans parler de sa population. Évidemment, passer du public au privé selon les établissements peu amener des surprises (je suis certain cependant que l’écart n’est pas toujours celui que nous avons rencontré).

Comment qualifier la population présente ? J’aurais tendance à dire de façon triviale de fils et de filles de « faux-bourges » qui veulent placer leur cul plus haut que leur tête, mais qui n’en n’ont pas les moyens !

Je comprends l’incompréhension de ma fille vis-à-vis de ce public… Même si, pour elle, son quotidien se déroulait visiblement bien ! Toutefois, plus d’un an plus tard, elle n’a plus de contacts avec aucun de ces camarades de l’époque alors quelle est toujours « amie » avec des personnes du collège !

Si l’on veut résumer cette année de seconde passerelle, on pourrait dire que l’iPad était anecdotique tant ce lycée semble archaïque aux niveaux des nouvelles technologies !

Le summum a d’ailleurs été atteint selon ma fille lorsque une des enseignantes qui possédait un iPhone lui a demandé de prendre le tableau en photo pour avoir une trace de ce qui avait été fait ! Seul usage des nouvelles technologies pendant une année…ou presque !

Ce décalage dans l’usage des nouvelles technologies s’est d’ailleurs fait sentir dans le projet de mini-entreprise. Le soit disant projet que devaient réaliser les élèves à été plus que moins choisi par les enseignants et l’encadrant dit professionnel ! Et pour la mise en place du projet, attention les dégâts. J’avais l’impression de revivre mes cours lorsque j’étais moi-même étudiant (donc, 30 ans en arrière).

L’arrivée des frictions émergea rapidement notamment entre ma fille et le « pro » sur les notions de communication autour du projet ! Bizarrement, après quelques semaines, je n’ai pas pu m’empêcher de vouloir rencontrer cette personne, afin de mettre à plat leurs incompréhensions.

Je me suis présenté rapidement dans le message que j’ai adressé à la fois au responsable de la formation et au « pro » pour expliquer les raisons du désaccord profond et de l’approche différente de ma fille que je percevais et aussi comprendre avec les 2 sons de cloche la situation. Au final, je leur demandais juste un rendez-vous ! Je l’attends toujours !

Est-ce que cela a joué sur la perception de ma fille par l’équipe pédagogique de l’établissement ? On peut se poser la question. À moins que ce ne soit son départ pour l’Australie qui est en cause ! Nous avions anticipé sa fin d’année, car nous avions l’occasion de la faire rejoindre un lycée en Australie pour un trimestre. Grand bien nous en a pris !

Malgré tout, cela nous pose un problème, car nous devons rétablir l’équité entre les filles et donc, trouver une solution afin que la plus jeune puisse également bénéficier de ce régime de faveur. Seulement, cette dernière n’aura pas d’année « sabbatique » 😉

Le regard des enseignants sur notre fille dès lors que nous avons évoqué ce séjour à l’étranger s’est modifié… y compris avec des réflexions sur notre choix dans l’orientation vers une seconde généraliste. Il est bon d’ajouter que nous avions pris la décision de « retourner » au public (le choix de faire ES comme bac n’était pas possible dans l’établissement de la seconde passerelle) !

Je me rappelle à ce sujet d’une réunion avec l’enseignant référent (oui, chaque élève dans la classe passerelle bénéficie d’un enseignant référent) au cours de laquelle on nous a fait comprendre qu’il était pas bien, mais pas bien du tout que notre fille ne soit pas présente au mois de juin, l’aboutissement de son année. Et concernant l’orientation, vu sa connaissance de notre fille, qu’elle, forte de son statut d’enseignant, pensait que notre fille ne pourrait pas suivre un enseignement d’ES (Rire, elle sera l’une des meilleures dans sa classe dans ce domaine en seconde générale 😉 car selon l’enseignante qui avait elle aussi sa fille dans ce parcours cela était impossible !

Bref, difficile pour nous ces parents de savoir ce qui a été « incompris » dans cet épisode scolaire. Le comportement de notre fille qui savait qu’elle partait en cours d’année n’y est certainement pas étranger.

En tout cas, le départ vers l’Australie n’était pas du goût de l’établissement, jugeant que le mois de juin est capital dans leur établissement ! Malgré tout, il n’y eu aucun soucis pour son orientation, le passage du privé au public… et son départ pour l’Australie.

Le lycée en Australie et l’iPad

Un petit aparté. Sans Internet, il est clair que notre fille n’aurait jamais pu se rendre en Australie près de 3 mois à 15 ans, même si nous avons bénéficié de conditions particulières. Certains ont un oncle aux Amériques, mes filles ont une cousine très éloignée (la fille de la sœur de leur arrière-grand-mère) en Australie !

Nous n’avions rencontré cette personne qu’une seule fois, en l’invitant à passer à la maison lors de son dernier séjour en France. Et, par politesse, elle avait dit «il n’y a pas de problème pour vous accueillir en Australie». Évidemment, ce n’est pas tombé dans l’oreille d’une sourde et la demande est vite arrivée. Donc, à priori, pas de soucis pour l’hébergement !

Il nous restait à décider de la date… Mais finalement, nous nous sommes décidés tardivement ! Dès décembre (pour un départ en mai) nous avions demandé à notre fille de se rapprocher de l’administration de son école pour savoir s’il existait un partenariat particulier avec un lycée à Melbourne.

Finalement, sans réponses à nos différentes demandes auprès du lycée en France, nous avons pris les choses en main sachant que nous avions la possibilité d’inscrire notre fille dans l’un des meilleurs établissements pour jeunes filles de Melbourne : Loreto Mandeville Hall Toorak. C’était en février !

Donc, hébergement et établissement scolaire assurés, il nous restait le voyage et les documents administratifs. Tout, c’est fait sur le net (hormis le passeport 😉 : réservation du vol, « visa », assurances… soit au moyen du courrier électronique, soit par Facebook ! L’arrivée d’Internet a changé la donne dans les échanges internationaux… j’en reparlerai un peu plus loin !

En tant que parents, le vol avec son escale à Kuala Lumpur et l’éloignement à des dizaines de milliers de kilomètres pendant plusieurs mois nous effrayaient un peu.

Nous avions tort, Skype, FaceTime, SnapChat… semblent raccourcir l’éloignement.

Tout, c’est bien déroulé pour elle, même si, situation ubuesque, un jour alors qu’il était 5 ou 6 h du matin en Australie, nous avons reçu un appel FaceTime de sa part affolée. Elle avait été réveillée par du bruit… et pensait à des voleurs qui cambriolaient la maison… Son réflexe a été d’appeler son père en France 😉 Rassurez-vous ce n’était que des opossums qui visitaient les poubelles !

Mais revenons à ce qui nous intéresse, c’est-à-dire l’iPad en cours. En effet, nous devions prévenir l’établissement scolaire australien que notre fille n’utilisait pas les copies, pas les cahiers, ni les crayons… mais que la tablette l’accompagnait dans tous les cours ! Dans les documents d’inscription, nous l’avions mentionné, croisant les doigts pour qu’il n’y ai pas de soucis pour elle !

Nous étions crédules. L’Australie n’est pas la France. Notre fille de nous raconter que son arrivée équipé de son iPad en cours n’a pas posé de problème puisque chaque élève possèdent dans la classe son ordinateur, sur lequel les enseignants leur demandent de travailler en cours de journée en échangeant les courriers électroniques avec l’enseignant… ! On n’avait pas remarqué qu’elle utilisait une tablette !

Ce sont 3 mois d’une expérience fabuleuse dont elle est ressortie métamorphosée, ayant mûri considérablement entre-temps ! À la fois une découverte d’un pays complètement différent, une nette amélioration de son anglais, une ouverture d’esprit encore plus grande, la révélation d’un système scolaire inconnu (elle connaissait déjà le système Allemand) en uniforme « d’écolière » (l’uniforme est de rigueur en Australie), etc.

Elle est toujours en contact avec ses amies Australiennes… via Facebook, Snapchat, Instagram… et elle suit avec avidité toujours leurs activités. D’ailleurs, l’une d’entre elles a passé quelques jours à la maison l’hiver dernier pendant son séjour en France, en famille.

Côté anecdote pour l’usage des médias sociaux pendant ce voyage, comme je m’y attendais, quelques jours après son arrivée au lycée, ma fille m’a demandé l’autorisation d’ajouter SnapChat à ses applications, car toutes les australiennes l’utilisaient 😉 Personne ou presque ne connaissait SnapChat en France à l’époque 😉

La seconde générale

Changement de décor cette année avec son arrivée en seconde générale dans un lycée public. Comme c’est la règle, nous avions rappelé que notre fille utilisait un iPad en cours.

Les premières semaines

Lors de la réunion de rentrée, les parents étaient invités pour la présentation de l’établissement ! Toujours difficile de juger en pareil cas…mais cette présentation à l’aide de transparents m’avait un peu interloqué ! Des transparents pour un établissement qui possède un site internet… Il y avait contraste pour moi !

Mais cette année, suite à une discussion à Ludovia, nous (les parents) avons décidé de rencontrer dès le début de l’année la quasi-totalité des enseignants de notre fille afin de leur expliquer au besoin la dyslexie, ce qui pourrait aider notre fille, faciliter la relation et la compréhension entre elle et les enseignants selon les matières… Grand succès nous semble-t-il que cette opération.

La plupart des enseignants étaient ravis de cette démarche, certains comprenant la situation et allant même jusqu’à proposer d’éventuelles adaptations pleinement satisfaisantes !

Reconnaissons-le, la direction est aussi à l’écoute ! D’ailleurs, l’orthophoniste qui était invité à la réunion sur le PPS de notre fille en est ressortie agréablement surprise par la qualité d’accueil des élèves dys. dans l’établissement. Tout est fait pour leur facilité la scolarité et dès la seconde, on évoque déjà les différentes formules d’aménagements des épreuves du bac qu’il est possible de mettre en place.

Un exemple, pour l’année qui va venir, lors de ses épreuves de bac blanc français, il a déjà été suggéré qu’elle puisse en réaliser une avec un secrétaire et une autre avec du matériel informatique ! Cela permettra à notre fille de choisir sa solution pour l’épreuve finale !

Côté enseignant, rien à redire. La grande majorité a joué le jeu, et même plus : agrandissement des photocopies, cours envoyé en PDF, 1/3 temps ! Le seul regret, l’inaccessibilité au réseau de l’établissement ! Ce serait parfois plus simple pour envoyer (ou recevoir) des documents !

Mention spéciale pour la calculatrice en math

Côté outils, elle reste fidèle à Evernote et à sa panoplie d’outils « traditionnels » (voir l’article précédent), même si elle a ajouté par exemple des applications pour projeter des présentations de type PowerPoint depuis son Ipad,

En seconde, l’instrument « magique » est la calculatrice statistique et permettant de tracer des fonctions. J’étais conscient du problème et certain de trouver l’équivalent de ce qui était demandé comme calculatrice sur la tablette. L’intérêt de la rencontre avec l’enseignant de mathématique en début d’année était indéniable sur le sujet ! Jackpot, j’ai rapidement trouvé les apps nécessaires : Desmos, StatCalcLite et Math42 (que semble bien connaître les élèves de la 6e à la terminale ;-).

Au passage, je reste persuadé de la disparition des calculettes et calculatrices dans un proche avenir ! Ce qui coûte cher, c’est le développement des applications… Pourquoi alors s’embêter avec « l’emballage » si tout le monde possède une tablette ou un smartphone ? Et, je dis souvent à qui veut l’entendre que l’arrivée de l’usage au quotidien des tablettes et smartphone dans le monde de l’éducation correspondra à l’arrêt de la fabrication des calculettes et calculatrices !

Pour clore le chapitre calculatrice, sachez que l’utilisation des versions sur la tablette n’a nécessité aucun apprentissage. Assez bluffant pour ma fille… Une saisie rapide et hop, le résultat alors que pour les autres élèves, ils devaient apprendre à programmer leur engin. Plusieurs fois, elle attendait pendant les cours au vu de son « énorme » gain de temps !

Tout n’est pas cool ou de l’incompréhension de certain

Seule ombre au tableau, l’enseignant de français qui nous avait accueillis en nous disant connaître dyslexie et dysorthographie… Parmi l’ensemble des aménagements discutés, nous nous étions mis d’accord pour que notre fille puisse « posséder » les livres sur son iPad quand cela était possible ou regarder la pièce de théâtre éventuellement, plutôt que de lire le livre papier !

Cependant, dès les premières lectures, il réclama la version papier ou prétexta des versions « différentes » inadéquates. Rares ont été les cas où la version électronique suffisait ! Pas très cool.

Pire à mon sens, son incompréhension de la dysorthographie… Le premier travail de notre fille a été rendu couvert de rouge, avec une remarque du genre travail et orthographe inadmissible ! De plus, quelques remarques en cours, devant toute la classe, ont été faites à notre fille ! Pas très cool non plus.

Enfin, comme il avait indiqué refuser de corriger les travaux de notre fille s’ils étaient rendus en l’état… Ce n’est plus notre fille qui produisait les travaux à rendre, mais ses parents ! Nous avons mis en place une stratégie à la maison propre à cet enseignant. Nous demandions à notre fille d’écrire son texte, puis nous le reprenions pour le mettre en « bon » français en corrigeant son orthographe, et enfin repassage en lecture orale pour savoir si cela correspondait bien à ce qu’elle avait voulu dire ! Cela devenait un gag pour nous savoir qui aurait la meilleure note entre le père et la mère ! Je ne compte plus les heures passées à ce travail.

Sans parler que parfois le travail, à réaliser en une semaine, consistait à lire quelques chapitres d’un ouvrage (plus fréquemment de plusieurs), évidemment, ouvrages non-disponibles en version audio ou pdf… On peut l’avouer, c’est papa-maman qui se collait à la tâche… C’était impossible pour notre fille à effectuer. L’accent pendant la mise en place du PPS de l’année avait quand même été de tenir compte de son handicap et de ne pas la « surcharger » de travail supplémentaire !

Notons que nous avons indiqué à l’enseignant la manière dont nous travaillons à la maison pour son cours et que c’est le seul enseignant avec qui il a été nécessaire d’échanger par courrier électronique ou carnet interposé et de rencontrer à d’autres occasions !

Contente de cette année

Bah, tout l’un dans l’autre, l’année s’est bien terminée et notre fille est très heureuse de poursuivre cette année en Première ES ! Tellement contente de son année, qu’elle qui auparavant ne souhaitait pas faire long feu sur les bans de l’Éducation Nationale émet désormais le souhait de faire des études longues ! On verra d’ici deux ans. Attendons déjà la fin de la première. Chaque chose dans son temps !

Côté élèves, pas de remarques particulières concernant son utilisation de l’iPad ! Difficile pour moi de l’expliquer. Les tablettes font désormais partie du paysage ? La maturité des lycéens ?

C’est plutôt notre fille désormais qui râle après les élèves visiblement dys. qui cherchent à cacher leur handicap ou dont les parents refusent qu’ils soient pris en charge. Son plus grand souhait serait en début d’année de présenter aux « petits » de seconde désormais ce que c’est d’être dys. et ce qu’ils peuvent faire pour être aidés 😉

Elle vit très bien son handicap (Non, je n’ai pas prononcé le mot ma fille 😉 Si ce n’était pas le cas, je ne pourrais pas vous « raconter » son histoire que nous relisons ensemble afin d’éviter les erreurs !

Des séjours internationaux

Quelques jours après la rentrée, l’enseignante d’Allemand proposa aux élèves de participer à des échanges internationaux (normal dans une classe en partie Allemand Européen). Notre globe-trotter évidemment a entendu l’appel (y compris celui de recevoir à la maison un élève d’un lycée Allemand venu passer quelques jours en compagnie de sa classe en France !).

Comme la question a été posé peu de temps après son retour d’Australie… Son premier réflexe a été de dire : «Je veux partir, mais pas trop longtemps !» Nous nous sommes mis rapidement d’accord sur la version de l’échange 3 semaines en Allemagne, accueil de la correspondante 3 semaines en France. Pour ma part, je pense que la version 3 mois lui aurait convenu comme un gant et en fin d’année elle regrettait un peu de ne pas l’avoir choisi ou même d’en prendre pour 6 mois !

Fort de nos expériences précédentes (Nous avions déjà organisé un échange d’une quinzaine de jours avec une correspondante Allemande pendant les vacances d’été, il y a 2 ans et 2 échanges avec notre fille cadette l’an dernier), nous savions comment procéder 😉 Internet simplifie la chose… Une petite annonce sur un site spécialisé (l’OFAJ pour l’Allemand) et pas besoin d’organismes pour nous venir en aide !

Une fois les premiers échanges par mail réalisés (Pardon, par Facebook ;), nous laissons nos filles choisir « leurs » correspondantes. Naturellement, la sélection s’effectue au fur et à mesure.

Dès le mois de décembre, notre fille savait avec qui elle voulait réaliser son échange ! Nous les laissons mettre au point ensemble (les 2 correspondantes entre elles) le gros de l’organisation via les outils d’échanges qu’elles veulent utiliser.

Nous, les parents, demandons juste de réaliser un Skype avec la famille d’accueil quand le terrain de l’échange est déblayé ! Quelques missives entre parents par courrier électronique affinent la préparation. Et hop, l’échange arrive !

Cette façon de procéder est selon nous très avantageuse sur plusieurs points. Le choix et la connaissance de l’autre est meilleure. Il y a moins de surprises sur la découverte de l’autre que si une structure choisissait pour nos enfants une personne !

D’ailleurs, cette année, un premier choix avait été déterminé et pendant la période d’organisation, les 2 ont fait machine arrière car visiblement, elles n’étaient pas sur la même longueur d’ondes.

Toutefois, cela n’empêche pas complètement les erreurs… On connaît véritablement une personne seulement lorsqu’on vit avec elle au jour le jour !

Le choix de la durée est également important à notre sens. Les échanges vont jusque 6 mois ! Personnellement, je trouve cela très long, trop long ! Surtout pour les jeunes en 3e et si c’est une personne imposée par une structure…

Aussi, pour notre cadette qui intègre une seconde Abibac, nous avons choisi, avec son accord, la solution de l’échange 3 mois en Allemagne, 3 mois en France ! Cela fait plusieurs mois désormais que nous connaissons Georgie, la future « correspondante » qui résidera chez nous un trimestre. Les dates des séjours dans les 2 pays sont déjà calées, reste à attendre l’approbation de l’encadrement de la section Abibac !

Bon, ce n’est pas tout ça, mais désormais, la plus jeune attend que nous l’envoyions en Australie et la plus grande établit des plans sur la comète pour se trouver un moyen de faire un échange avec les États-Unis ! Si vous avez des plans pour trouver des correspondantes prêtes à faire un échange, merci 😉

Et puis, ce sont les préparatifs pour la nouvelle année scolaire… On sait déjà comment nous allons la débuter : en rencontrant les nouveaux enseignants de notre dys. Et puis, toujours le dialogue constant entre notre fille et nous (et aussi les enseignants) sur les outils, de nouvelles manières d’intégrer la tablette dans sa vie de lycéenne, etc.

Et, nous nous retrouverons certainement pour parler de l’utilisation ou non de la tablette au bac désormais ou dans le supérieur 😉

Abattre les murs

Faire signe sur le mur de berlin, 1961
c’était le mur à abattre… il l’est désormais… pourquoi pas dans le domaine de la politique, de l’école, des sciences ?

Un lendemain d’élection me semble approprié pour ce billet sur la destruction de certains murs !

D’ailleurs, je note, que celui à qui je dois cette « formule » abattre les murs, mon inspirateur, Mario Asselin l’applique aujourd’hui lui aussi en politique, dans son pays, le Canada en reprenant son slogan ouvrir les fenêtres et abolir les murs qu’il avait employé dans un 1er temps dans le monde scolaire : «Le passage d’une société de la connaissance à une société des connaissants se fera au moment où les écoles cesseront d’ériger des murs et donneront toute la place aux fenêtres». En effet, il écrit «Je veux ouvrir les fenêtres et abolir les murs qui isolent les gens en politique, des citoyens».

Abattre les murs de la politique

En écoutant un peu, les résultats du second tour des municipales, j’étais de nouveau ébahi devant le comportement de la plupart des hommes politiques entre les pas de ma faute, mais de leur faute (un responsable PS régional parlant du gouvernement), nous avons gagné devant la négligence des prédécesseurs, le peuple Français pense que…, la liste pourrait encore être longue ! Qui était réellement honnête dans ces déclarations ? Qui parlait vrai ?

Retournons une quinzaine de jours en arrière ? Hormis dans quelques villes qui se souciait des élections municipales justement dans le peuple Français ? Pas grand monde à vrai dire ! On avait peur de l’abstention à juste titre ! Et encore, cela aurait pu être pire sans le sens du devoir qui a poussé certains à aller voter !

Les raisons ? Assez simple à mon humble avis ! Nos hommes politiques, pour la plupart, ne font plus de politique mais son avide avant tout de pouvoir et il s’enferme dans une tour d’ivoire y compris au niveau local !

La phrase de Mario résonnait donc en moi ce soir : ouvrir les fenêtres et abolir les murs… Abattre les murs en quelque sorte ! Il serait grand temps de la faire dans le domaine politique, même si je sais que parmi les nouveaux élus certains le pratique (il se reconnaîtra je pense 😉

Abattre les murs de l’école

Bon, voilà pour la politique… Côté éducation, évidemment, je suis du même avis que mon ami Mario… L’éducation elle aussi avec sa classe et ses murs ne demandent qu’à exploser… Qu’attend l’Éducation Nationale en France pour franchir le pas ?

Ce que nous inculquons à nos chères têtes blondes est un pseudo-mixte de nouveauté mais très en retard sur la réalité de la vie courante. Nous ne leur apprenons pas à se préparer à leur vie future (je vous invite à regarder du côté de Génération Z) en restant accrochés à notre mode de fonctionnement et à nos héritages passés !

Pas question pour moi quand je dis cela de faire du Descartes en faisant table rase du passé ou de penser à la nuit historique de l’abolition des privilèges lors de la révolution ! Non, nous devons trouver l’alliance qui permettra d’arriver à un système éducatif équilibré intégrant réellement les nouvelles technologies et les comportements qui vont avec dans nos écoles (Je ne parle pas du cycle 1 ou du cycle 2, mais de l’ensemble du système éducatif, université y compris et peut-être surtout là).

Et, par pitié, arrêtons de vouloir ressembler à nos voisins, à vouloir appliquer telle ou telle formule qui fonctionne dans tel ou tel pays. Nous ne sommes pas assez grands pour trouver notre propre système ?

Et surtout, rappelons-nous que l’école, c’est fait avant tout pour apprendre à lire et à compter ! Ce sont pour moi les 2 piliers… J’entends déjà en rédigeant ce billet la réaction des enseignants des autres matières 😉 Je parlais juste des 2 piliers 😉 Je ne limite pas l’école à cela, bien au contraire… Savoir penser, réfléchir, communiquer, s’informer, se cultiver sont également du rôle de l’école ! Mais, devons-nous obliger nos enfants à penser comme nous, par exemple, ou encore retenir comme nous le faisions à l’école ?

Lors de l’une de mes dernières conférences sur l’éducation, des enseignants d’université expliquaient qu’ils avaient réalisé une étude sur ce que retenaient les jeunes lorsqu’ils naviguaient sur Internet. Ils, les profs., s’offusquaient du résultat : la plupart se rappelaient de l’adresse de la page où ils avaient trouvé l’information, pas de son contenu !

Une fois rentré à la maison, je posais la question à mes filles sur ce qui était importante pour elle : savoir retrouver la page ou connaître son contenu ? La réponse a été : retrouver la page !

Cela ne me surprend pas… J’aurais même tendance à pratiquer de la sorte ! D’ailleurs, pour d’autres conférences on me demande de donner des chiffres comme le nombre d’utilisateurs de Pinterest, de Facebook, de Linkedin. Je n’ai jamais compris l’intérêt de ces chiffres en conférence ! Ils sont faciles à trouver sur le net, non ? Y’a d’autres choses à dire plus importantes que cela à mon avis !

Bon, vous l’avez compris, il devient urgent que les maîtres du monde enseignants prennent conscience de ces problèmes sinon, ce qu’il craigne, la sortie des élèves du système scolaire traditionnelle pour une éducation à la maison qui se développe actuellement dans tous les sens, sera la seule alternative qui restera aux parents ! Je dois reconnaître que les parents d’élèves ne sont pas tout blanc non plus dans cette affaire bien souvent !

Mais, ces décalages entre monde actuel dans lequel nous vivons et monde de l’enseignement font que nous en arrivons parfois à des situations ubuesques… Vendredi ou samedi dernier, je donnais un exemple dans Facebook qui suscita quelques commentaires « amusants » ou « désespérant » selon les avis !

Il est grand temps que les écoles cessent d’ériger des murs et qu’elles donnent toute la place aux fenêtres ! (cela fait plus de 10 ans que Mario en parle) Il en est de même dans le monde universitaire…

Mais, je reviens sur le monde de la science et des universitaires, entre autres, juste après !

Et je conseille à tous les enseignants, quel que soit leur niveau qu’ils viennent prendre un « coup » de jeunesse lors des journées de l’Université d’Été de Ludovia… Au pire, l’éducation nationale devrait enregistrer la petite semaine et « obliger »  » leurs enseignants à regarder ce qui se dit, se fait… pendant ces quelques jours ! Ce serait une cure de jouvence pour eux !

Abattre les murs dans le domaine des sciences

Le monde universitaire est aussi celui des sciences puisque chaque universitaire digne de ce nom, même moi lorsque j’étais maître de conférence associé, est rattaché à un laboratoire… La transition est toute trouvée avec une journée de rencontres « scientifiques » voici quelques temps !

Là aussi, il y a un grand ménage à faire. Je n’en croyais pas mes oreilles ! J’avais déjà entendu des « experts » du livre dire à une autre journée : «De quel droit un lecteur peut-il juger un livre » en complétant car il n’a pas les connaissances nécessaires pour le faire !

Et bien, lors de cette journée entre scientifiques, au sens large du terme : enseignants de fac, musée, structures diverses, etc. toute la journée j’ai entendu ces spécialistes évoquer le grand public en se positionnant systématiquement au-dessus de lui ! Et pour le coup, personne ne comprenait que le « grand public » ne s’intéressait pas à leurs activités !

Pour moi, c’était bluffant ! J’avais l’impression d’être dans un congrès de scientifiques lorsque j’étais étudiant (et ça date !). On me rejouait le coup des mandarins à la science infuse qui délivrent selon leur bon vouloir les informations à qui le mérite selon eux. Et encore, pas tout ! Le bas peuple, c’est bien comme cela qu’il faut le comprendre, par contre, peux nous être utile pour nous faire remonter des informations du terrain donc dans ce cas, les outils de réseaux sociaux sont utiles ! Le reste du temps se sont des outils dangereux (je ne fais que répéter ce que j’ai entendu !)

Heureusement, tous les scientifiques ne sont pas de cet avis et j’attends avec impatience le Café Open Science, organisé par 2 étudiantes de l’ESJ (École Supérieure de Journalisme) qui se déroulera le 14 avril à Euratechnologies.

J’y évoquerais entre autres l’ouverture qui est nécessaire aussi bien au niveau des réseaux et médias sociaux que celle pour l’ouverture des articles scientifiques (researchgate par exemple a été créé dans ce but et l’impact de cette nouvelle forme de communication entre scientifique — adieux les mandarins)

Et, certainement, si j’en ai le temps, je raconterai une petite histoire 😉 Oui, j’aime les p’tites histoires vraies 😉

Pour l’occasion, je vais « réactiver » le groupe Facebook C@fé sciences Lillois 😉 Et bien, lors de la 1er rencontre IRL de ce groupe, j’ai vu quelqu’un arriver que je connaissais via les blogs mais pas scientifique selon moi pour 2 sous ! Au cours du tour de table, il nous a expliqués qu’il était passionné d’un insecte particulier et qu’il faisait partie des 4-5 sites de références au monde sur le sujet ! Bel exemple de pro-am (professionnel – amateur) car il est comptable si je me souviens bien de profession !

Voilà, une raison de plus pour que la ou les sciences abattent les murs de leurs labos ou tout au moins ouvre largement leurs fenêtres ! Plus personne désormais quel que soit son métier ne peut rester reclus dans son coin ! Ouvrez-vous au monde et à tout le monde !

J’hésite à écrire une dernière partie qui aurait pour titre : abattre les murs de l’entreprise… Et pourtant, là aussi, il y a beaucoup à dire ! Mais, à la différence des domaines précédents, le verdict pour les entreprises sera sans appel ! Elles subsisteront ou pas !

En plus, dans le domaine des entreprises, encore plus que dans les secteurs précédents (même si ces secteurs incluent des entreprises) je vois les rapaces tourner autour d’eux ! Tenter de les influencer, non pas pour passer le cap, mais pour que le rapace en question puisse se faire son beurre, l’argent du beurre et la crémière et je n’ai pas envie de discuter avec ces gens là ! Donc, pour éviter toutes tentations, je m’abstiendrais !

En attendant, quel que soit votre activité, un seul mot d’ordre : abattez les murs !

Elle va en cours sans cahier mais avec un iPad !

Les pdf de math dans les ebooks
Les pdf de math dans les ebooks

Si cet article vous intéresse, il existe une suite : Dyslexique, elle va au lycée sans cahier mais avec un iPad ! qui évoque également des améliorations qui peuvent convenir au collège 😉 

Comme je l’avais indiqué en début d’année scolaire, l’une de mes filles atteinte de dyslexie peut cette année utiliser son iPad au collège. Elle est la seule dans la classe (du collège) à être équipé d’une tablette. Les autres élèves restent au papier – crayon…

Aussi, j’avais promis de faire un retour de cette « expérience » de l’utilisation de l’iPad en classe !

En fin d’année dernière, en 4e, nous avions demandé la mise en place d’un PPS (Projet Personnalisé de Scolarisation) ainsi que pour les examens suite à son « handicap », à sa dyslexie.

Aussi, la veille de la rentrée, j’appelle la directrice de l’établissement pour savoir si nous pouvons déjà mettre en place l’usage de la tablette Apple dès le 1er jour de la rentrée scolaire.

La décision est vite prise… la réponse est : «il vaut mieux qu’elle démarre dès le début de l’année !» Au collège, on sait que je travaille dans « l’informatique » et donc, les problèmes techniques et l’apprentissage de l’outil sont à ma charge 😉 L’un des freins à cette décision est levé.

En effet, cela fait plusieurs mois que nous testons des outils pour une utilisation en classe. Côté manipulation, je pense que ma fille est plus habituée que moi désormais au maniement de sa tablette… Nous échangeons nos astuces d’utilisation.

D’ailleurs côté outil, j’ai laissé Yseult choisir ses propres outils !

Rapidement, elle s’est déterminé pour employer Evernote, un logiciel de mind mapping : SimpleMind et à l’occasion, elle use d’un logiciel de dessin : Jotter Notes ou encore, manie son iPad comme un appareil photo.

L’iPad en classe côté collégiens
prise de note en classe sur l'iPad - SimpleMind
prise de note en classe sur l’iPad – SimpleMind

À son arrivé en classe, évidemment l’apparition de l’iPad à fait son effet (les enseignants avaient été prévenus par la principale).

Côté élèves, c’est la surprise… et les réactions sont diverses : «Tu n’as pas le droit». La plupart râlent qu’ils n’ont pas le droit de venir avec leur portable en cours. Certains menacent de sortir leur portable lors des contrôles ou d’autres réagissent en lui disant : «t’as bien écrit pendant 3 ans, tu pourrais écrire une 4e année».

D’autres personnes lui demandent si elle aura toute l’année son iPad et pour d’autres, ils restent « baba » qu’elle possède un « vrai » iPad.

Bref, étonnement et jalousie dans un premier temps. Mais, c’était attendu. Par contre, personne n’a demandé à manipuler ou à toucher la tablette…

Rapidement, les élèves de sa classe sont plus intéressé par elle et son iPad que par le cours. Ils regardent ce qu’elle fait ! Elle se fait charrier : «t’as plus de batteries, etc.», mais aussi conseiller (on lui évoque les risques de vol, tu ne l’auras pas au brevet mais aussi d’aller jouer ou de consulter son Facebook) et une copine lui demande pour voir le contenu « privé » de l’appareil.

D’ailleurs, la conséquence de cet intérêt à l’iPad des camarades de classe est rapide. Yseult prend la décision de modifier chaque jour son code Pin. Quelques semaines plus tard, moins sous « surveillance », elle continue de le faire par habitude, mais la « pression » est moins forte !

Dès le premier jour, des élèves lui demandent qu’elle mette ses prises de note dans Facebook afin qu’ils puissent réviser ! (avec le recul, je me dis que c’est une bonne solution également pour ceux qui sont malades !) Mais ce sont les mêmes qui dans la cour de récréation disent qu’«elle apporte son iPad pour se la péter.»

À la première récréation, le bruit qu’Yseult utilise un iPad en classe se propage! Et à nouveau des question : savoir si la tablette lui appartient réellement, combien ça coûte (ce sera également une question d’un enseignant pendant une séance de travail), depuis quand elle l’a… et aussi s’il était 3G 😉

Pour la 3G, c’est motus et bouche cousu (la plupart des collégiens pensent : « « de toute façon, y’a pas de 3G sur l’iPad») car cela évite que d’autres camarades l’incitent à aller sur Facebook ou d’autres réseaux pendant le cours 😉 Au fil du temps, en cas de besoin, elle sait qu’elle peut s’en servir !

Elle doit fournir également des explications sur le pourquoi elle utilise son iPad ! Au passage, certains veulent faire croire qu’ils sont handicapés pour pouvoir utiliser eux aussi un iPad en classe ! Elle explique un peu ce qu’est la dyslexie. Toutefois, elle demandera plus tard à son prof. Principal, lors d’une heure de vie scolaire qu’il explique en cours la dyslexie, le handicap, la raison de l’iPad en classe).

Une question parallèle : a-t-elle due acheter d’autres équipement comme des cahiers… pour la classe !

Yseult note également un changement de comportement de certains élèves autour d’elle. Ils « fayottent » pour devenir amis avec la personne qui possède un « engin extraordinaire ».

Cela se ressent également pendant les cours. Des élèves « friment » d’être à la table de l’iPad (ils sont voisins d’Yseult dans la classe).

Mais, la sensation de l’iPad s’atténue rapidement au fil des jours. Dès la troisième journée, l’iPad n’est plus l’objet de tous les regards… même si, par Facebook, on lui demande si elle vient encore aujourd’hui avec son iPad !

Un iPad en classe, les enseignants
plus traditionnelle, la prise de notes sur Evernote sur l'iPad en classe
la prise de notes sur Evernote sur l’iPad en classe

Et côté enseignants… Pour la grande majorité d’entre eux, l’arrivée de l’iPad ne change rien à leur cours en apparence même si un professeur propose de donner son cours sous forme électronique, mais sans effet derrière !

Mais là aussi, comme pour les élèves, les réactions peuvent être ambiguës. Le même enseignant dit qu’il attent les « aménagements» officiels mais demande s’il ne va pas trop vite pour la saisie par l’engin électronique.

Exception, l’enseignante de mathématique. Sa première question est de savoir si le livre de math est disponible sur l’iPad. Et petit clin d’oeil, dans son premier cours, cette enseignante doit distribuer des calculettes aux élèves qui ne l’avaient pas sur eu. Pas besoin avec l’iPad.

Rapidement, le professeur fait parvenir son cours au format Pdf. De même pour les DM, Yseult reçoit le Pdf et elles se sont mis d’accord, l’enseignante et Yseult sur la date et heure d’envoi du devoir.

Pour en avoir discuter l’enseignante, je sais qu’elle s’est rapprochée de son inspecteur pour en savoir un peu plus sur l’emploi de l’iPad au brevet par exemple.

D’ailleurs, c’est dans cette matière, les mathématiques que se pose le plus de problèmes pour la prise de notes, pour les DM et les DS.

En effet, côté saisie… l’écriture des fractions, des x (multiplication), des √ n’est pas native. D’ailleurs, si vous avez une solution simple, on est preneur 😉

On évoquait également avec l’enseignante, la difficulté de la correction orthographique, important, y compris en mathématique. Il existe une aide à la saisie (l’iPad propose des mots lors de la saisie) mais pas d’outil de correction orthographique comme dans Open Office ou Word !

Second soucis plus général, la récupération des documents pour les DS.

Ce dépôt ou la réception de fichiers pendant les cours, lors des DS pourrait être résolu par l’emploi d’une Dropbox (avec la connexion 3G depuis l’iPad), ou avec l’autorisation de se brancher sur le réseau du collège. L’iPad ne possède pas de connexion USB, il n’y a donc pas la solution de la clef USB).

Elle utilise un iPad en classe
le dessin exploité en prise de note via Jotter notes sur l'iPad en classe
le dessin exploité en prise de note via Jotter notes sur l’iPad en classe

Comment fonctionne Miss iPad (surnom qu’on lui a donné au collège) avec son iPad et l’intérêt pour elle d’avoir cet équipement au bout de quelques semaines de cours.

Le premier point est qu’elle peut prendre note de ces cours sous différentes formes. Elle passe aussi bien par une carte heuristique (beaucoup de ses camarades de sa classe lui ont dit : «c’est quoi ?», à de la saisie traditionnelle (nous avons ajouté une coque avec un clavier intégré) ou encore, elle prend le tableau en photo

La prise de vue résout la difficulté de prendre l’ensemble des notes, notamment en fin de cours, Cependant, selon les enseignants, ce contenu du tableau est plus ou moins exploitable : pression de la craie sur le tableau, écriture « lisible » ou non…

Les contraintes de l’écriture à la main dans un cahier : bout de ligne, ajouts… sont désormais du passé. Plus surprenant peut-être, lorsque j’en discute avec ma fille, elle me dit mieux et plus facilement hiérarchiser l’information en pouvant choisir son mode de prise de note !

L’utilisation de l’iPad abouti même parfois à un gain de temps sur la saisie par rapport aux autres membres de la classe. On regarde sur son iPad pour connaître la suite de ce qu’a dit l’enseignant.

L’un des plus importants avantage de l’utilisation de l’iPad est à la relecture… Ce n’est pas écrit «torchon». Mais, mieux encore, le zoom avec les doigts permet de régler le niveau de grossissement et de mettre au besoin en évidence par exemple une équation mathématique par exemple.

Par contre, nous sommes « déçus » car en Français, nous espérions trouver les livres sous forme Pdf… de plus, l’un d’eux doit être dans une collection spécifique. » Nous avons dû rechercher des versions sonores des livres 🙁

Petit détail… auquel je n’aurais pas pensé. Yseult a l’heure pendant les contrôles. Qui possède encore une montre dans les élèves ? Personne ou quasiment… Ils ont tous leur montre sur leur téléphone portable. Et les téléphones doivent être au fond du cartable ! Donc, autre avantage de l’iPad… il fait montre 😉

Autre avantage mis en avant par ma fille, l’iPad est moins lourd que l’ensemble des cahiers ou même qu’un ordinateur portable. Elle fait aussi remarquer que son autonomie est un plus. Pas besoin d’une prise de courant en cours de journée…

Des effets secondaires sont aussi apparus en classe qui dépasse le cadre de ma fille puisque dans le cours de math, d’autres élèves demandent eux aussi à recevoir les DM au format Pdf. Ils savent ainsi où se trouve leur DM !

une photo du tableau, habituel en réunion… pas au collège
une photo du tableau, habituel en réunion… pas au collège

Cet envoi de PDF offre un autre avantage… Il permet à Yseult de suivre les cours même si elle est absente comme c’est souvent le cas ces derniers temps pour des soucis de santé. La continuité pédagogique est de mise dans ce cours de mathématique… et c’est l’arrivé de l’iPad qui en est le générateur.

Notre apprentissage (car pour nous aussi nous —Yseult et ses parents) devons remettre en question nos manières de fonctionner, de réviser… continue.

Actuellement, nous regardons ce qu’il est possible de faire pour « écouter » plutôt que de « lire » ! C’est possible de « faire lire » l’iPad. De même, pour l’instant, elle n’a pas intégré la possibilité d’enregistrer le cours ou une partie du cours ! Mais, des solutions de transcription comme Dragon Dictation ne sont pas encore idéales.

De son côté Yseult, envisage de demander l’avis des enseignants pour savoir si elle peut diffuser les notes de cours issus de son iPad dans un groupe sur Facebook auprès des élèves de sa classe !

Mais, là, dans l’immédiat… vendredi nous avons une réunion pour la mise en place du PPS. En cours de trimestre, nous avons eu un appel de la MDPH (Maison Départementale des Personnes Handicapées) pour savoir ce qui avait déjà été mis en place dans la perspective de ce PPS !

L’arrivée de l’iPad au sein de la classe a apporté quelques changements, mais surtout, et c’était le but facilite la vie de la collégienne au quotidien.

Et puis, des élèves se renseignent auprès d’Yseult pour en connaître un peu plus sur la tablette car il souhaite passer commande d’un iPad pour Noël ou comme cadeau de réussite du brevet des collèges !

Quelques mise à jour (nuit du 20 au 21 nov.) :

Merci aux nombreux visiteurs de ce billet et à ceux qui nous fournissent des liens divers et variés. J’ai l’impression que le sujet intéresse pas mal de monde au vu des réactions des uns et des autres, professionnels de la dyslexie, passionnés de tablettes, parents concernés…

Pour répondre à quelques questions reçues dans Facebook, Twitter ou Google, le choix de l’iPad n’est que secondaire. J’aurais dû employer le terme de tablette, mais qui aurait lu l’article 😉 Par contre, je ne pense pas qu’un portable aurait eu le même apport que la tablette Apple !

je voudrais également ajouter quelques liens :

Enfin, iWorks n’apporte pas la solution pour les équations mathématiques sur iPad (pas de modules complémentaires comme sur Mac). Par contre, nous avons peut-être trouvé l’outil qui manquait ! Mince, son iPad est verrouillé… et je n ‘ai pas le mot de passe… Je vous dit cela demain 😉  Il s’agit de MathBot

de Ludovia 2011 à La Place Publique

Il est rare que j’indique désormais ce que je fais comme conférences, les interviews dans lesquelles vous me trouvez, les passages télé sur ce blog… puisque depuis quelques mois, toutes ces informations sont dans le blog eric-delcroix.com.

Aussi, pourquoi j’annonce que je serai au salon Européen de l’Éducation à la Porte de Versailles à Paris : Éducatec-Éducatice ce 25 novembre ?

Pour 2 raisons…

Pour donner encore un peu plus de relief pour l’université d’été Ludovia à laquelle je participe depuis 2 ans ! Et ce n’est pas parce que je dois y jouer un rôle plus important cette année mais simplement parce que je pense que cette université d’été de la e-éducation et du multimédia ludo-éducatif doit être supportée, soutenue, encouragée… Donc, passez le relais une fois lu l’article, faites connaître Ludovia 2011.
C’est l’endroit idéal pour que enseignants, non-enseignants, formateurs, parents, personnel du e-learning, syndicat professionnels, éditeurs de livres, institutions politiques et académiques… ou de solution à tous les degrés de l’enseignement : depuis la maternelle jusqu’aux universités et grandes écoles se réunissent, échangent et dialoguent enfin entre eux !

Vous pouvez suivre Ludovia 2011 sur Twitter, sur le site de Ludovia, on attend sous peu la page Facebook pour 2011 🙂

Seconde raison, dans le même état d’esprit… j’applaudis à deux mains à l’initiative de France Télévision qui à lancé La Place Publique. Je trouve que l’on en parle trop peu dans la blogosphère ! J’avais déjà écrit suite à mon passage lors de la soirée des élections tout le bien que je pensais de ces émissions, de sa démarche, de ce qui était fait, etc. Donc, même chose que pour Ludovia, supporter ce nouveau format de télévision 🙂

Retrouvez La Place Publique sur TwitterFacebook ou leur page, sur leur site, leur blog.

Ludovia 2011

Je dois retrouver l’équipe de Ludovia au salon Européen de l’Éducation et participer à l’annonce de Ludovia 2011.

En effet, l’équipe d’organisation de Ludovia m’a demandé de les aider pour un projet qui prendra naissance justement lors du salon Éducatec-Éducatice et qui se terminera lors de la prochaine université d’été à Ax-les-thermes (Arièges), du 29 août au 1 septembre 2011. Le thème de cette année sera : mobilité & ouvertures… dans l’éducation

Pour mémoire, Ludovia, outre le portail d’informations de la e-éducation et du multimédia ludo-éducatif, organise une université d’été chaque année sur le sujet au cours de laquelle, on croise les « faiseurs » de l’e-éducation de la Francophonie !

Spéciale Web sur l’école numérique : La Place Publique (France TV)

Je devrais également participer à la spéciale web de La Place Publique (France Télévision) sur l’école numérique lors du salon. L’émission sera en flux direct.

La Place Publique utilise, Storify dont les sources d’information sont Twitter, Facebook, Flickr, YouTube, les flux RSS et Google, pour créer un article évolutif et continu sur la question du développement du Numérique dans l’enseignement. Vous pouvez à travers vos comptes Twitter et Facebook participer à la conversation et partager vos vidéos et vos photos grâce à Youtube et FlickR. Avis aux amateurs 😉

Quel établissements scolaires demain selon vous ?

Dans le programme de Ludovia, l’Université d’été de la e-éducation et des applications multimédia ludiques & pédagogiques plusieurs séminaires sont labélisés établissement du XXIème siècle et numérique, les  tables rondes ou BarCamps, établissement du XXIème siècle« …

Établissement scolaire est à prendre dans le sens large du terme depuis la maternelle jusqu’à l’université et les grandes écoles y compris la formation continue ! XXième siècle veut dire en 2040, 2060…

Jusque là rien d’anormal me diriez-vous, hormis que l’un des bloggueurs (pardon influenceurs, c’est çà Éric ? 😉 présent sur Ludovia présentera sa synthèse en assemblée plénière le jeudi 26 en fin d’après-midi ! Une sorte de table-ronde dans laquelle seront présentés les résultats des barcamps… L’expérience est originale !

L’autre aspect particulier est que l’on fait également appel à vous, lecteurs de ce blog et d’autres blog, followers des comptes Twitter… ! Comment imaginez-vous les établissements scolaires au 21è siècle ? Autrement dit quelles questions vous posez-vous sur l’avenir de l’enseignement et des structures associées ? Ne pensez pas que vos questionnement resteront lettre morte !

En effet, lors de l’ouverture officielle de l’université d’été Ludovia 2010 mercredi matin des questions seront posées depuis ce que vous nous aurez proposé !

Comment participer, poser votre question sur l’avenir des établissements scolaires pour demain ? Laisser votre question en commentaire dans ce blog, en message public ou privé sur @erdelcroix ou sur le blog de Ludovia2010 sont différentes solutions.

Chronique éducative vue par un papa : la situation à la Toussaint

Pour commencer, quelque réaction suite à la diffusion des épisodes précédents. Tout d’abord Thierry Klein avec son «Des “TICE” vues comme symptôme de la perte du capital scolaire» et également la série de billets de François sur Le B2I® Ecole : Retour d’expérience en trois parties (ici, et ). François est bien placé pour en parler lui qui depuis 2002 propose ses services en interventions périscolaires et pour l’encadrement du B2I. Je vous invite à réagir à ses propos 🙂

L’enseignement musical… y’a du conflit dans l’air !

Revenons à ma chronique a proprement parlé. L’aventure de cours de musique continue.

Il y a un mois maintenant ma fille est rentrée du collège avec deux flûtes ! Ma vieille flûte en bois (celle que j’avais moi-même au collège) dont elle fait l’usage en cours depuis ces années de primaire et une flûte neuve en plastique rose translucide.

Surpris, je lui demande la raison de la présence de ce second instrument. Elle me répond que son professeur lui a demandé s’il était possible de changer d’instrument car la flûte en bois fait un mauvais son (elle sonne mal soi-disant) ! J’en reste ébahi car même avec mon oreille déplorable, le son de cette flûte ne peut être mis en cause. Je questionne donc la gente demoiselle.

J’apprends que l’enseignant lors du premier cours avait ronchonné car plusieurs élèves possédaient déjà leur instrument (je pense qu’elle se retrouve avec un stock de flûte à écouler).

J’aurai dû me méfier lorsqu’elle avait demandé lors du premier cours à ma fille de rapporter le doigtier de la flûte ! (La raison évoquée par l’enseignant à l’époque était que les doigtiers des flûtes avaient changé dans le temps et qu’elle ne connaissait pas le doigtier de Ma flûte… Deux petite précision, cette personne doit être proche de la quarantaine et je sais jouer sur une flute de l’époque et celles d’aujourdh’ui sans aucun problème, mais je ne suis pas prof. de musique 🙁

Bref, autre détail important, comme elle ne connaît notre niveau social, l’enseignant précisa même que nous pouvions payer le morceau de plastique (6 euro) en deux fois, trois fois… ! L’intention est sympathique. Merci. C’est vrai que six euro pour notre budget n’est pas rédhibitoire mais je pense que ce n’est pas le cas de tous les parents !

De mon côté, j’ai mis un mot dans le cahier de correspondance, réclamant à l’enseignant de m’expliquer les raisons pour lesquelles mon enfant devait changer son instrument et je donnais les six euro (paiement en une fois donc) pour le cours suivant.

L’histoire évidemment ne s’arrête pas là ! Lors de la présentation du cahier de correspondance, l’enseignant dit : «j’suis d’accord de le remplir mais il y a un p’tit problème, car je vais devoir remplir une page entière du cahier ! Je vais téléphoner à tes parents si j’ai le temps pour leur expliquer.» Je n’aime pas ce type de réaction. Après, je sens que l’on va me reprocher encore de ne pas en avoir parlé avant avec l’enseignant !

La semaine suivante, l’enseignant demande à l’enfant en dehors des cours : «Est ce que c’est grave si je ne téléphone pas à tes parents ?». Ma fille ne sachant pas trop quoi lui répondre, dit : «Non, ce n’est pas grave 🙁 La réponse d’un sixième était évidente. Comment pouvait-elle dire que c’était grave !

Cette semaine c’était le premier rendez-vous avec les enseignants, vous savez la soirée où tout le monde attend de passer devant les profs pour savoir comme se déroule la scolarité de ses enfants.

J’avais décidé de mon côté de boycotter cette personne qui ne souhaite pas me répondre ! J’avais une excuse en plomb. Le même soir, aux mêmes horaires, dans l’école de la plus petite, il y avait un conseil d’école (je suis parent élu :-). Nous étions deux parents dans le même cas c’est-à-dire à devoir abréger la consultation des enseignants du collège pour participer à l’autre réunion !

Ce serait bien si l’éducation nationale tentait d’harmoniser les réunions des différents établissements afin que les diverses réunions ne soient pas en simultané afin que l’on ne puisse pas reprocher aux parents de ne pas participer 😉

Mais revenons à notre ami des arts musicaux. Donc, un mois plus tard, je ne connais toujours pas la raison de ce changement de flûte ! En plus, ma fille a oublié de lui dire aujourd’hui que contrairement à ce qu’elle avait dit, pour moi, il est important de savoir pourquoi elle devait changer de flûte !

Pour votre information, le CD de la chanson demandée n’est toujours pas arrivé 😉 Petit rappel, l’enseignant a donné une chanson à apprendre mais ne possède pas le disque de la chanson !

En effet, depuis le dernier billet, j’ai téléchargé la chanson 🙁 et j’ai mis le MP3 sur un CD. Seulement, le CD ne fonctionnait sur le matériel de l’enseignant en classe et chez elle ! Sur d’anciens lecteurs de CD effectivement, il ne fonctionne pas ! Bref, du temps passé, un CD de perdu… Je n’ai pas été le seul à chercher… D’autres élèves de la classe ont effectué des recherches sur YouTube… Ce sont les enfants qui ont fait le boulot de l’enseignant maintenant.

Ah une information de dernière minute. Une amie de ma fille aurait (attention conditionnel) reçu de l’argent (les 1 ou 2 euro promis ?). Les petits entendront peut-être la chanson dans sa version originale après les vacances de la Toussaint ?

Tiens, faudrait aussi que je vérifie que le CD n’est pas disponible dans une bibliothèque du coin !

Dernière remarque, l’enseignant à découvert la version du texte imprimé que j’avais fourni à ma fille. «Il est super ton texte, je voudrais bien le même !» Je lui ai fourni aujourd’hui l’adresse d’un site (ils sont nombreux) où le texte de chanson est disponible. Ma fille ajoute d’un ton déçu : «Je crois qu’elle ne se souvenait plus quand je lui ai donné le papier». En moi-même, je me dis : «Bien sûr, je n’ai pas fait une photocopie du texte pour l’ensemble des élèves !»

J’en reste là pour la partie musicale mais la marmite bout !

Et la classe pupitre !

Passons maintenant à la classe pupitre car nos têtes blondes ont été en classe pupitre et ce que je redoutais est arrivé !

Lors de leur premier passage en classe pupitre (avec l’enseignant de Français qui semble vouloir utiliser régulièrement la salle, un bon point pour elle), ce fut assez folklorique.

Voici en détail le déroulement de l’heure de cours. Après être entré dans la salle, l’enseignant ne savait pas comment allumer l’électricité de la salle. Une collègue est venue donner une explication, mais visiblement un autre problème existait ! Les deux enseignants firent donc appel à un troisième professeur (le responsable de la salle ?) qui était en cours avec des élèves.

L’enseignant qui était venu en aide au premier surveilla les élèves du troisième pendant que celui-ci tentait de résoudre la panne. Il ne réussit pas davantage. On fit donc appel à un technicien du collège qui «mit du courant dans la salle». Cette perturbation dura une demi-heure sur l’heure de temps prévu. L’autre demi-heure fut consacrée à expliquer le réseau et le dossier privé des élèves.

Depuis, les jeunes ont fréquenté à plusieurs reprise depuis deux semaine la classe pupitre avec les enseignants de mathématique (une fois) et de français (pour saisir un conte).

Aujourd’hui, nouveau problème. Cinq ordinateurs étaient en panne à l’arrivée des élèves. Donc, on fit appel au « responsable de la salle » qui était en cours et qui ne pouvait pas venir. La quête d’un autre enseignant « responsable de la salle » lui aussi (je ne sais pas qui est (sont) le(s) responsable(s) en fait) se termina par un échec. Il était en dehors de l’établissement, ayant terminé ses cours.

En conclusion, ceux qui avaient leur ordinateur en panne durent rejoindre un camarade de classe et regarder ce que faisait ce camarade !

Les outils maison, dont du mindmapping

Pendant la rencontre enseignants-parent, j’ai expliqué à l’enseignant d’Allemand que je fais utiliser Genius (un logiciel sur Mac) pour l’apprentissage des mots, etc. Ma fille commence à utiliser seule le logiciel y compris pour la saisie des mots !

À plusieurs enseignants, j’ai expliqué que nous réalisions désormais des cartes euristiques des leçons avec les filles.

J’ai choisi la version gratuite de MindNode qui est très simple d’emploi et qui met des couleurs automatiquement ;-)… Voici quelques exemples de cartes euristiques (en pdf) que nous avons créés soit avec la plus grande ou la plus petite (elle en réclame elle aussi maintenant) :

Chronique éducative vue par un papa

Suite à la publication de mon billet sur les classes pupitres des enseignants et des parents m’ont demandé de donner régulièrement des nouvelles, j’obéis 🙂

Au collège

Le premier point, ma grande fille n’a toujours pas pénétré dans la salle pupitre… mais les formations semblent battre à plein ! Elle a même eu des cours de supprimer à ses dires pour que certains profs se forment.

Mais le gros événement depuis la rentrée est en marge… bien que. Elle concerne le prof de musique, pardon d’éducation musicale. Ma fille de retours de cours me dit :«est ce que tu connais cette chanson ?» Un titre comme La ballade des gens heureux… (c’est un exemple). Effectivement, je connais… et je commence à lui chanter (si, si, cela m’arrive de chanter 🙂

Puis, on discute et elle me montre le texte de la chanson remise par l’enseignant… Chaque couplet comporte au moins une erreur… Mais ma fille doit l’apprendre. Je lui fournis donc le texte « officiel » de la chanson issu d’Internet.

Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Ma fille me demande également si j’ai cette chanson sur un CD ? Alors là, c’est peu probable. Sur mes K7 de jeunesse peut-être mais sur un CD, non. Je fais une recherche dans les règles sur le web… Sans succès. Seule l’intro est disponible dans sa version originelle.

Une semaine passe… et évidemment personne ne possède le CD. Et j’apprend que l’enseignant aurait promis 1 euro à qui lui rapporterait le CD ! Curieuse méthode. Je pense que cet enseignant attend qu’un papa bien intentionné se promène sur un réseau PtoP pour lui fournir la chanson en version numérique. Je crois qu’il l’a trouvé 🙁 Il serait bon également de faire remarquer à cet enseignant que plus de 40 sites permettent d’écouter et de télécharger légalement de la musique 🙂

Ah oui, j’oubliais. L’enseignant a perdu son CD !

Je n’ai rien contre cet enseignant que je ne connais pas encore, mais il a demandé une recherche d’une semaine sur l’autre concernant un compositeur. Les enfants devaient trouver : la nationalité, la date de naissance et de mort de l’artiste. Il leur a conseillé d’aller voir sur Internet. Je parie que l’on arrive sur une longue page Wikipedia. Gagné 🙂 Moi, j’ai dit à ma fille de prendre son « p’tit Larousse ». Trois lignes à lire. Cela me donne l’impression qu’il faut faire de l’Internet pour de l’Internet.

Sinon, un bon point. Malgré la description apocalyptique de ma grande après son cours de AATP (Aide au Travail Personnalisé), elle y a appris qu’il n’y avait pas que Wikipedia dans la vie et qu’elle allait apprendre à se servir de ces dix doigts pour saisir un texte ! Je commence déjà à trouver ce cours sympathique. Petite remarque, c’est le personnel du CDI (Centre de Documentation et d’Information) qui s’occupe de cette heure d’enseignement.

À l’école primaire

La grande, la grande… la petite va encore être jalouse… Dans son CM1, elle a une heure d’informatique par semaine… Elle découvre le fond d’écran, à naviguer dans le bureau, à se créer des dossiers… Cela me parait pas mal… À suivre. Mais, ce soir, lors d’une réunion d’information, j’ai percuté. Dans les nouvelles dispositions de notre Ministre de l’Éducation Nationale, l’enseignement de l’informatique en école primaire doit être dorénavant transversal. J’explique pour ceux qui ne connaissent pas. On doit faire de l’informatique pendant un cours d’histoire, de math, de français…

Seulement, l’école en question possède neuf classes mais une seule salle d’informatique. Difficile de s’organiser dans la transversalité comme nous l’expliquait l’enseignant.

Au passage, je note que c’est un intervenant extérieur (je ne sais pas qui est exactement cette personne) qui donne ces enseignements informatique.

Dans le supérieur

Bon, et dans le supérieur… Bien sûr, je n’ai pas d’enfant à ce stade de leur progression scolaire, mais j’aimerais revenir sur un billet de Sandrine Halbronn sur VIPeers : Est-ce OK de Bloguer ou de Twitter le Contenu d’un Cours En Classe ? En résumé, cela se passe aux USA. Une enseignante dans une école de journalisme à New York a interdit à ses élèves de bloguer ou de twitter ses cours pendant qu’ils se trouvaient en classe.

Comme je le dis sur ce billet en commentaire, cela m’évoque la discussion à laquelle j’ai un jour assisté entre enseignants du supérieur qui ne parlaient même pas de blog ou autre dans leur classe (je pense que cela doit être exclu d’office chez eux), mais de l’échange des notes de cours… L’un d’entre eux justifiait même sa position en indiquant que les paroles qu’il émettait pendant ces cours étaient soumises au droit d’auteur !
Je veux bien reconnaître que la diffusion des notes de cours peut poser problème du fait de l’interprétation des propos de l’enseignant par les étudiants… mais quand même. Par contre, disons tout haut ce que me confia un jour un enseignant du supérieur (il n’est pas le seul à m’avoir dit cela)… «j’imagine mal que les étudiants diffusent les notes de mes cours… Tu sais bien, parfois, il nous arrive de critiquer la position d’un collègue avec qui l’on est très proche (sous entendu, soit dans le même labo, soit un mandarin…) et s’il savait cela, j’aurais des problèmes.»

D’autres mon aussi dit que c’était par crainte de retrouver un cours quasi identique d’une année sur l’autre… Cela ne me pose pas particulièrement de problèmes… Je serai bien assez capable de la faire… y compris pour des enseignements de différents niveaux. Quel mal y a t-il à cela ? La langue anglaise évolue chaque année ? Je n’ai pas l’impression. Et après tout, n’est-ce pas ce que nous faisons dans le fond lorsque nous donnons une formation outil en entreprise ? La base est toujours la même pour enseigner InDesign ou PhotoShop par exemple. Nous ajustons simplement le contenu et la forme en fonction de notre public !

Invitation

Que vous soyez parents d’enfant en primaire, en collège ou étudiant dans le supérieur (on ne va pas demander à vos parents), vous pouvez compléter ce billet par vos commentaires… Pourquoi ne pas faire de ces chroniques un état des lieux « réel » de ce qui se passe concernant l’éducation à tous les niveaux. Nous trouvons facilement le point de vue de l’administration, un peu plus difficile, le point de vue des enseignants, mais les blogs ou site d’enseignants sont nombreux… la vision des accrocs pour ne pas dire les geeks de l’éducation nouvelle… mais le point de vue des parents, des enfants… mis à part dans des enquêtes, rien ! Profitons donc de ce lieu d’échange 🙂 Les enseignants peuvent également réagir, les parents tenteront de vous répondre :-)))