livres sur le mind mapping, la communication, les metiers web, le e-learning…

J’ai mis à profit ces deux week-ends pour me mettre à jour dans mes lectures, principalement Écrire et manager sa communication Web et Organisez votre vie avec le Mind-Mapping. Je profite de l’occasion pour mentionner la brochure de l’AWT sur les métiers du Web et le numéro 12 de l’observ@toire !

Écrire et manager sa communication web

Couverture du livre Écrire et manager sa communication webJe commence par le plus vieux livre que j’ai en ma possession 🙂 Ils se sont mis à cinq pour l’écrire : Alex Adam, Marina Aubert, Aurélien Coussement, François Meuleman et Tanguy Pay (Tanguy avait d’ailleurs dans le blog de Charles son retour de la journée Idemmatic : Un avenir pour le journalisme. Charles vient de terminer son livre avec Mischaël Modrikamen : Fortis, jusqu’au bout). Oui, je connais effectivement la plupart des auteurs, car ils sont membres de e-criture, l’association professionnelle francophone des métiers de l’écriture web.

Il est toujours difficile de parler des livres écrits par les personnes que l’on connaît « bien » car nous n’aurions pas abordé le sujet de la même manière, peu être pas écrit les mêmes choses (ou sous une forme différente…).

C’est vrai que la partie l’e-criture pour fonctionner en entreprise ne m’a pas passionné, soyons francs. J’ai trouvé le discours sur le courrier électronique discutable pour des personnes « averties ». Par contre, le débutant pourra peut-être y trouver un intérêt, mais cette partie ressemble trop aux anciens livres qui avaient pour thème : comment écrire un courrier… pour que cela me plaise. La fin de partie sur structurer et partager son savoir avec les outils collaboratifs m’interpelle davantage. On s’en serait douté 🙂

La partie 2 : l’e-criture pour être vraiment visible est celle qui me fait conseiller l’achat du livre… Rien que pour la Méthode des Mondes qui suit l’indispensable établir sa politique éditoriale, achetez ce livre si vous ne pouvez pas participer à une formation à Technofutur, en Belgique ! La méthode des mondes : technique globale de conception et d’écriture Web. Pour être honnête, ce n’est que quelques chapitres plus loin que j’ai repris mes esprits 😉 avec les explications, très marketing, mais l’écriture web, c’est aussi cela, des bénéfices des blogs, des FAQ, des forums… et de l’appel vers la réputation en ligne !

Ce livre, Écrire et manager, sa communication web paru chez Edipro (ISBN : 978-2-87496-034-5) est disponible sur Amazon. Le prix est assez élevé pour les 210 pages : 37,05 euro. Pourquoi ne pas avoir fait une version PDF ? Malgré tout, si vous êtes confrontés à des problèmes de communication sur le web, débutant ou personnes confirmées, y compris les rédacteurs web, lisez ce livre 😉

Organisez votre vie avec le Mind-mapping, côté tête et côté coeur

couverture Organisez votre vie avec le Mind-mapping Second ouvrage reçu en service de presse quelques jours avant sa parution, Organisez votre vie avec le Mind-mapping de Pierre Mongin et Xavier Delengaigne fait un peu suite à Organisez vos Idées avec le Mind Mapping, dont Pierre était déjà l’un des auteurs.

Comme pour l’ouvrage précédent, j’avais un peu peur de lire ce livre, car outre le sujet : le mind-mapping dans la vie de tous les jours, Pierre et Xavier ont publié dernièrement un autre livre sur le Mind mapping : Boostez votre efficacité avec FreeMind !

Mais, lecture faite, je suis rassuré… Organisez votre vie avec le Mind-Mapping – Côté tête et côté coeur (ISBN : 2729609547) ne cannibalise pas Boostez votre efficacité avec FreeMind. C’est déjà un bon point.

Le danger de parler du mind-mapping dans la vie courante est de tomber dans le piège d’insister lourdement pour dire que le Mind-Mapping est l’outil incontournable, la pierre de Rosette de notre vie… Les deux auteurs ont évité ce travers. Voici ce qu’ils disent : «Nous avons tendance à l’utiliser pour tout… …Mais parfois, ce n’est pas forcément la meilleure méthode à utiliser…» (j’aurais également ajouté un paragraphe sur les dangers de vouloir aller trop loin dans la réalisation d’une carte !) Malgré tout, les personnes qui s’intéressent au Mind-mapping pourront lire ce livre qui s’adresse aussi bien aux néophytes qu’aux professionnels.

Le nombre important d’encadrés et de notions à la limite du Mind-mapping n’est pas pour rien dans cette lecture pour tous : la méthode des Loci, le Brainbloom, les portulans, l’exemple de Schopenhauer, l’oméga mapping, la méthode MAP, la métaphore du casseur de cailloux, les lois du temps, le jeu des 7 pourquoi, les cartes QQOQCCP, les cartes de variation de points, d’extension du libellé, Spidermap, le clustering (dites moi si je me trompe, mais CmapsTools, c’est du clustering, non ?) de vue le nombre d’astuces comme celle ci : «Limitez le nombre de branches à neuf, maximum si vous souhaitez utiliser votre carte comme aide-mémoire…» et quelques surprises dont l’école des aveugles de San Francisco.

Des regrets ? oui, quelques-uns, mineurs : j’ai eu beaucoup de mal sur la gestion du temps ! Même si beaucoup de personnes pensent que la gestion du temps est l’une des possibilités du Mind Mapping, je pense que les auteurs n’ont pas été assez loin dans leur réflexion sur le domaine. La méthode Eisenhower et le GTD, cela fait un peu redite et/ou dans l’air du temps ! J’aurais aimé plus d’informations sur les liaisons possibles entre gestion du temps, gestion de projets… pour un mélange des genres… On en rediscutera entre nous 🙂 ; les cartes heuristiques (je sais, c’est un bouquin sur le Mind Mapping, mais les cartes d’entrées de chapitre sur deux pages séparée par un blanc, ce n’est pas des plus faciles à lire… 🙁 et puis, disons le net, mais c’est un avis personnel, ne l’oublions pas, je n’aime pas leur graphisme ; et enfin, mais je l’ai déjà dit aux auteurs et cela devrait être rapidement résolu, aucun lien ne permet de télécharger les structures des cartes proposées…

Bon, comme moi, après lecture de ce livre, vous pourrez résumer un article ou un livre, travailler avec vos enfants à l’aide du MindMapping (voir le billet Mind mapping pour les exposés et l’apprentissage des leçons) ou encore réaliser une carte que vous intitulerez par exemple Ma vie future (réalisée suite à mes soucis de santé de l’année dernière).

Vous pouvez aussi ajouter facilement à la lecture du livre l’organisation : de vos départs en vacances, de votre déménagement, d’un mariage, de l’achat d’une voiture, la recherche d’un logement, aménager votre jardin, écrire votre CV, préparer votre retraite, préparer dissertation ou concours, voir une thèse…

Et puis, comme je suis curieux et que je lis les livres que je vous propose de la première à la dernière lettre, je vous corrige l’erreur de la page 45… Symbol.net n’existe pas… Il s’agit de Symbols.net 🙂

Mise à jour le 24 mai : Pierre Mongin a enfin son site 😉 Le site du mindmanagement sous titré le Mindmapping pour tous 😉
J’ai appris l’infos sur la collectivité numérique, le blog de Xavier 😉

Des métiers pour le multimédia

couverture Des métiers pour le multimédiaL’AWT (prononcer aouaité, c’est Belge), l’Agence Wallonne des Télécommunications propose un guide des métiers pour le mutimédia : 36 métiers, 36 profils de compétences dans le monde du multimédia pour mieux comprendre les métiers u web.

Les métiers dont répartis en cinq catégories, représentatives des étapes qui permettent à un produit, ou à un service multimédia, de prendre vie, depuis la décision de production, jusqu’à sa réalisation et sa diffusion.

Dans la pratique, une même personne peut exercer simultanément plusieurs métiers… et je mets en gras les métiers accessibles depuis le master pro IDEMM 😉

  • Métiers de la conduite de projet
    • Producteur
    • Chef de projet
    • Veilleur ou Spécialiste en intelligence multimédia, Analyste stratégique
    • Technico-commercial
    • Juriste
    • Ergonome
    • Rédacteur-testeur ou Spécialiste en évaluation
  • Métiers de la scénarisation et de la conception
    • Auteur
    • Scénariste ou Concepteur interactif, Interacteur, (en anglais) Script developer
    • Concepteur-réalisateur multimédia ou Concepteur médiatique
    • Concepteur texte ou Illustrateur textuel, Dialoguiste
    • Concepteur graphique
    • Concepteur sonore
    • Concepteur photo
    • Concepteur vidéo
  • Métiers de la mise en oeuvre et de la réalisation graphiques et artistiques
    • Directeur artistique
    • Infographiste
    • Web designer
    • Spécialiste en image de synthèse
    • Spécialiste 3D
    • Animateur 2D/3D
  • Métiers du développement informatique et technique
    • Directeur technique
    • Développeur / Programmeur
    • Administrateur de base de données
    • Développeur animation interactive
    • Intégrateur / Monteur multimédia
    • Expert en sécurité
  • Métiers de la valorisation et du soutien du multimédia
    • Rédacteur multimédia ou Journaliste multimédia
    • Webmaster ou Administrateur Web ou Webmestre
    • Modérateur-animateur multimédia ou Animateur de forum
    • Référenceur ou Netsurfeur, Netsurfer
    • Traducteur-adaptateur ou Localisateur
    • Documentaliste multimédia ou Bibliothécaire multimédia, Cyberdocumentaliste
    • Technicien hotline ou Technicien help desk, Télé-assistant, Hotliner
    • Spécialiste e-marketing ou Spécialiste Buzz marketing
    • Spécialiste e-learning ou Formateur en e-apprentissage

Vous pouvez consulter ses fiches métiers depuis Internet ou demander à recevoir la version papier du guide « Des métiers pour le multimédia ».

le E-dico : dictionnaire de l’e-learning

couverture du dictionnaire de l'e-learning e-dicoDes métiers du web à l’e-learning, il n’y a qu’un pas vite franchi. Je le saute… Effectivement, annoncé comme « technico-ludique » le E-dico : dictionnaire de l’e-learning proposé par la société Amplitudes m’a intéressé et fait sourire…

Pour vous mettre l’eau à la bouche, voici quelques unes des définitions :

  • Budget : Toujours trop élevé pour le client, et trop serré pour le prestataire, par définition !
  • Classe virtuelle : Dispositif technique permettant à un formateur de s’adresser à une salle dispersée aux quatre coins du monde. On peut dire, en quelque sorte, que c’est du présentiel sans présence ! Peut se mixer avec des programmes e-learning qui sont ensuite commentés ou approfondis. Du coup, on se retrouve dans une démarche de « Blended learning » dont la partie présentielle se déroulerait à distance ! Vous suivrez ?
  • Ramer qui se termine par : «En fait, d’ailleurs, en l’occurence, c’est l’apprenant qui rame !»

Mais j’aime aussi les définitions qui sont données pour Changement, Cible, Comité de pilotage, Conception, Contenu pour rester dans la lettre C ! Sinon, j’ai un faible pour leur définition de l’autoformation 🙂

Bon, j’arrêtes là sinon, je vais citer la centaine d’entrées de ce E-dico offert par Amplitudes (un vieux de la vieille dans le e-learning qui sait de quoi il cause, rappelez vous l’animation : L’e-learning du Moyen-Âge à nos jours !).

Pour recevoir le E-dico de l’e-learning, un mail, et c’est tout ! Attention, pour le bon acheminement postal du « dictionnaire », n’oubliez pas d’indiquer votre nom, prénom et fonction, le nom de votre entreprise, et son adresse postale complète. Pouvez aussi ajouter que vous avez eu l’information sur les z’ed 🙂

L’Observ@toire n° 12

Observ@toire 12J’avais râlé en son temps au sujet de la publication de l’Observ@toire. Je me devais d’en parler… et je suis en retard 🙁

L’édition numéro 12 de l’Observ@toire est parue en mars. Elle est consacrée aux chiffres clés TIC 2008 en Région Nord – Pas de Calais. Son sous-titre : 368 créations d’entreprises TIC en Nord – Pas de Calais.

C’est un bon point de départ pour comprendre l’enjeu des TIC en Région Nord – Pas de Calais : saviez-vous que la région comporte 1 820 000 internautes au 30 juin 2008, qu’ils sont 2,5 fois plus à posséder un abonnement de téléphonie mobile, que 56,8 % des ménages internautes du Nord – Pas de Calais ont déjà réalisé un achat en ligne…

Vous trouverez l’Observ@toire N° 12 en ligne sur le site de Digiport !

Université Vivaldi à Lille

Demain, à partir de 9 h jusque vendredi, je participe à l’université Vivaldi de Lille. J’ai réussi à me libérer. Donc, si vous lisez ce blog et que vous participez à ces journées sur l’accompagnement pédagogique via le numérique n’hésitez pas à prendre contact avec moi.

Pour les autres, j’essayerai de faire mon rapport journalier des ateliers auxquel je participerai 😉

L’université Vivaldi (programme de formation aux TIC des personnels de l’enseignement supérieur et IATOS) est organisée par l’UNR Nord-Pas de Calais (Universités Numériques en Région), à Villeneuve d’Ascq.

Dans le programme, on retrouve :

  • Les outils numériques de suivi et d’accompagnement des étudiants
  • Transfert d’un cours présentiel à un cours en présentiel allégé
  • Dispositifs pédagogiques pour la formation en ligne
  • L’évaluation et le contrôle continu en ligne
  • La communication synchrone et asynchrone
  • L’évaluation et le contrôle continu en ligne
  • Le C2i, la communication et le travail collaboratif
  • Accompagnement via le numérique : complémentarité ou substitution
  • Le travail collaboratif et les outils numériques associés
  • État des lieux de la e-formation
  • Intégrer les TICE à sa pratique pédagogique : évolution du rôle et/ou du métier d’enseignant ?

revue de livres… je ne peux pas dire du mois

Mieux vaut tard que jamais. J’avais annoncé que je maintiendrai la revue de livres mensuelle…
La voici donc avec beaucoup de retard… et ce n’est pas pour annoncer notre livre 😉

  • Guide pratique du droit d’auteur. Utiliser en toute légalité : texte, photos, films, musique, Internet, protéger ses créations d’Anne-Laure Sterin chez Maxima-Laurent du Mesnil Editeur – Isbn : 9782840014058. J’ai l’impression que ce livre est indispensable dans beaucoup de structure que je connais, et je pense que je vais régulièrement le recommander 😉
  • Objectif blogs ! Explorations dynamiques de la blogosphère d’Annabelle Klein et Nathalie Burnay chez L’Harmattan – Isbn : 978-2-296-04670-2. Amusant de trouver un livre sur les blogs dont je n’ai pratiquement pas vu d’échos dans la blogospère ! Qui l’a lu ?
  • L’entreprise mobile. Comprendre l’impact des nouvelles technologies de Charles-Henri Besseyre des Horts chez PEARSON EDUCATION – Isbn : 978-2-7440-6340-4. Premier livre sur le nomadisme ? Mais certainement pas le dernier dans le domaine de ce qui sera certainement l’un des deux sujets principaux dans les prochains mois avec l’identité numérique.
  • Utiliser les fils RSS et Atom de Serge Courrier chez ADBS – Isbn : 978-2-84365-100-7. J’avais bien aimé un livre de cette collection et l’on peut faire confiance à l’ADBS. Donc, à recommander 🙂
  • Web Design Index by Content.03. Avec 1 CD-ROM de Günter Beer et Sigurd Buchberger aux éditions Agile Rabbit – Isbn : 978-90-5768-111-0
  • 500 Grilles et feuilles de style pour l’imprimé et le Web. Avec 1 CD-ROM de Graham Davis, Leslie Eyraud (Traducteur) chez Eyrolles – Isbn : 978-2-212-12267-1
  • Penser la communication de Dominique Wolton chez Flammarion – Isbn : 978-2-08-121299-2 – Spécial Arnaud 🙂
  • La société immédiate de Pascal Josèphe chez Calmann-Levy – Isbn : 978-2-7021-3843-4
  • NetBrain. Planète numérique, Les batailles des nations savantes de Denis Ettighoffer chez Dunod – Isbn : 978-2-10-051608-7
  • Nouveaux outils en ligne pour la fonction achat. Savoir utiliser les outils Internet de e-négociation de Christian Rey chez Maxima – Isbn : 978-2-84001-526-0
  • Le son de l’image de Jean-Louis Alibert aux PUG – Isbn : 978-2-7061-1438-0
  • Communication des entreprises. 3e édition de Yohan Gicquel – Editeur : Génie des glaciers – Isbn : 978-2-84347-638-9
  • Dictionnaire d’initiation à l’info-com de Laurence Corroy et Jacques Gonnet chez Vuibert – Isbn : 978-2-7117-2560-1
  • L’e-mail marketing. 3e édition de Yan Claeyssen chez Dunod – Isbn : 978-2-10-051471-7
  • E-learning. Réussir un projet : pédagogie, méthodes et outils de conception, déploiement, évaluation de Marie Prat aux éditions ENI – Isbn : 978-2-7460-4122-6
  • Organisation 2.0 : Le knowledge management nouvelle génération de Martin Roulleaux-Dugage chez Eyrolles (18 décembre 2007) – ISBN : 2212540124
  • Réussir son référencement Web d’Olivier Andrieu chez Eyrolles – Isbn : 978-2-212-12264-0
  • Visibilité sur le Web. Ou comment optimiser le référencement naturel de votre site de Shari Thurow, Laurence Chabard (Traducteur) chez PEARSON EDUCATION – Isbn : 978-2-7440-2177-0
  • Management des systèmes d’information, DSCG 5. Manuel et applications de Michèle Gillet et Patrick Gillet chez Dunod – Isbn : 978-2-10-051112-9
  • Créez votre site web. 2e édition de Karine Warbesson chez Micro Application – Isbn : 978-2-300-01123-8
  • Créez votre business en ligne – Le guide complet – Créez facilement votre boutique en ligne de A à Z ! d’Olivier Abou chez Micro Application – Isbn : 978-2-300-01101-6
  • Gutenberg 2.0. Le futur du livre, 2e édition de Lorenzo Soccavo chez MM2 éditions – Isbn : 978-2-916260-12-9

C’est tout pour cette fois. J’attends vos réactions. La prochaine revue de livre, début avril 😉

Avis mortuaire sur le e-learning ?

Xavier en posant sa question : Le e-learning est mort ? se disait intéressé par mon «commentaire, généralement sage, sur le sujet» (je lui ai juste répondu que c’était un flatteur 😉 et que je répondrai.

Je fourni d’autant plus facilement ma réponse puisqu’il réagit au billet de Thierry Klein L’e-learning est mort, vive l’enseignement nomade ! (1er partie) que je souhaitais également commenter 🙂

J’attendais de voir ce que proposerait concrètement Thierry avant de fournir un avis plus avant, en écrivant un billet, et qu’il nous livre plus de détails sur les concepts que regroupe sa vision du nomadisme « scolaire » (ce qui est prévu. Vite Thierry, plus vite ;-).

Xavier parle concept marketing au sujet de l’enseignement nomade, je pense que le coup de buzz est réussi en vue d’Educatice :-).

Au sujet de l’enseignement nomade

Je commenterai d’ailleurs en premier le billet de Thierry puisque c’est lui qui a mis le feu aux poudres 🙂

Thierry Klein est le fondateur de Speechy, une société et une solution éponyme de Rapid e-learning qu’il est possible de coupler à un tableau blanc interactif (TBI). Tableau blanc interactif dont il est un ardent défenseur.

Thierry m’a toujours dit qu’il ne croyait pas au e-learning. Je pense ne rien dévoiler si je dis qu’il considérait Speechy comme un moyen de révision, de complément à un enseignement donné… et non comme un système de elearning.

Je connais également son attirance pour le livre « électronique » qui devient l’équivalent ergonomiquement parlant au livre papier grâce aux e-books, au téléphone portable et toujours ses lunettes «écran» lorsqu’il se projette dans l’avenir.

Son intérêt pour le nomadisme ne me surprend pas. Pas plus que son jugement sur le Web 2.0 ou 3.0, le Web social : «un concept marketing fumeux». J’ai bien écrit que j’utilise le web 2.0 mais je ne m’en vante pas.

Et difficile de ne pas être de son avis lorsqu’il écrit : «L’e-learning, tel qu’on l’envisageait depuis le début des années 2000 est bien mort.» Les temps changent.

Depuis ces postulats et, connaissant un peu Thierry, après une longue réflexion (un an si j’en crois ses propos et à l’arrivée, une solution à n’en pas douter chez Speechy), il nous propose l’enseignement nomade. L’idée en tant que telle n’est pas idiote, mais j’y reviendrais…

Pour ma part, si vous cherchez bien dans ce blog, vous verrez que j’ai écrit au cours de ces six derniers mois que je n’utilise pas les téléphones mobiles actuels mais que je parie sur leur évolution et que je les emploierais ce jour-là.

Le point de vue de Xavier

«Thierry ne serait-il pas en train de réinventer l’eau tiède ?» dit d’emblé Xavier de Mazenod, de l’agence de communication Adverbe, spécialisée en contenu web (concurrent mais « ami »).

Effectivement, comme l’écrit Xavier pour beaucoup trop de personnes, e-learning signifiait et signifie toujours absence d’enseignant. Pourtant, l’acte d’enseigner consiste bien à tenter d’individualiser la formation et le suivi de chaque élève (je n’aime pas le terme de coaching en enseignement).

Pouvoir être mobile, pouvoir être distant, comme le dit fort justement Adrien Ferro en commentaire : «les choses deviennent vraies en fonction d’où on les regarde». Normal, il répond à un Normand 😉

Plutôt que la tendance, je dirai la mode du e-learning est à la simplicité des outils (blogs, wiki, Skype…) et le discours qui va avec à un réinvestissement dans la valeur ajoutée des professeurs : le suivi individualisé, la pédagogie, la réorientation permanente de l’apprenant dans son parcours.

Mais dans le concret qu’en est-il du suivi individualisé (j’entends souvent dire des enseignants : pourquoi il se plaint, c’est déjà pas mal qu’on lui propose ce cours en ligne), de la pédagogie (où est la pédagogie lorsque j’assiste à des séances où l’on se demande ce que l’on va mettre dans le site afin que cela tienne la route et que le principal est qu’il y ait quelque chose), de la réorientation permanente de l’apprenant dans son parcours (à condition que l' »encadrant » soit formé à cela).
Je ne parle évidemment pas de la vraie formation en « e-learning », mais de celle que l’on trouve le plus communément.

Vue avec sagesse 😉

Je me demande si l’évolution de ce que l’on appelait le e-elearning ne va pas justement dans le pis-aller que propose Xavier : «un moche fichier Word, un blog et un professeur derrière», évidemment mâtiné des nouveaux outils mis à notre disposition.

Nous vivons comme le signale en commentaire Marc Tirel dans une période de «changements de modèles, des ruptures de paradigmes qui ouvrent de nouvelles perspectives de nouveaux possibles ou notre créativité sera de plus en plus sollicitée. Les mots “formation”, “enseigner”, “élèves” commencent déjà à ne plus avoir de sens dans certains cas. Il faut être capable de désapprendre pour tout réapprendre, tout repenser…»

L’enseignant à n’en pas douter restera le pivot de la formation. Mais son métier se transforme depuis quelques années. Les élèves (les apprenants) évoluent eux aussi.

Des exemples comme ceux décrits dans Diffusion des savoirs sous différentes formes n’ont pas d’équivalent me semble t-il en France…

Dans Les enseignants, des non bloggers ? en janvier 2006, je reprenais les propos de Mario Asselin : « Pour certains, le premier pas à faire consiste à accepter l’idée de se voir faire; accepter de recevoir un feed-back de ses élèves, des parents de ses élèves ou de ses collègues ou d’un accompagnateur (C.P.) ou d’un superviseur (membre de la direction). Je suis encore stupéfait du nombre de personnes qui oeuvrent dans les écoles depuis longtemps tout en «ayant appris» comment contourner la moindre occasion de recevoir un feed-back. L’écoute sélective, les stratégies de fuite et d’évitement ainsi que la paresse intellectuelle et le laisser-aller font malheureusement partie «des armes» qui composent un genre de coffre à outils occulte de bon nombre de professionnels.»

J’ajoutais à l’époque : arrêtons le «maître dans sa classe» ! Hier, grand possesseur du savoir, il le distribuait à ces élèves, aujourd’hui, il l’échange avec ses élèves.

Depuis presque deux années se sont écoulés et l’on est en droit de se poser la question de savoir si les enseignants faisaient du e-learning et des TIC sans le savoir ?

Même si je n’aime pas la terminologie, les outils web 2.0, bientôt web 3 entrent de plain-pied dans ce e-learning sans nom. Les enseignants « nouvelle génération » intègrent progressivement ces outils plus ou moins bien, mais ils les intègrent.

L’enseignement à distance progresse sous cette forme et sous la forme du télé-enseignement, dont on entend peu parler en parallèle du e-learning (pour cause, un enseignant doit être présent). Si l’enseignement nomade de Thierry se conjugue télé-enseignement, je crois qu’il a décroché une timbale 🙂

Dernier en date, la possibilité de jongler avec les réseaux sociaux, de type Facebook (des réseaux sociaux dotés d’outils) pour le e-learning, sans tomber dans l’excès du micro e-learning. Il est d’ailleurs amusant de noter que la remarquer de Cyril Slucki : «Après il est vrai qu’il faut quelque chose pour faire le suivi» correspond à la question à laquelle je dois répondre dans le groupe de Facebook Formation et formateurs (oups, erreur c’est dans le groupe Foad & elearning (goup en Français – in French)

Je vais tenter une réponse car pour selon moi les systèmes de suivi actuels ne sont plus adaptés et c’est d’ailleurs l’un des avantages que je vois dans des outils de type Facebook. Je pencherai vers une solution proche du Portfolio qui permettrait de suivre ce qu’à appris et réalisé l’étudiant, en autodidacte ou en « cours » depuis sa plus tendre enfance, de voir le contenu des enseignements…

Des éléments utiles à chaque enseignants y compris en formation continue afin d’aider aux mieux les apprenants sous sa responsabilité du moment, en présentiel (pour moi, la formation en télé-enseignement est du vrai présentiel) ou à distance, en rattachant éventuellement ses formations à ce qu’à appris l’apprenant. De nouvelles applications certifiées Scorm par exemple permettrait d’évaluer les étudiants sur leurs compétences…

L’enseignement nomade que tente de décrire Thierry y trouverait justement tout son sens. De toute façon de nouveaux outils doivent apparaître afin de faire évoluer le concept du e-learning que nous connaissons aujourd’hui pour aller vers ce que notre monde sera demain. C’est juste un outil qui se cache derrière le vocable de formation nomade.

Entendons nous bien sur le terme nomade au passage. Je pense que dans l’esprit de Thierry, nomade veut dire visiblement (c’est dans les commentaires) que l’enseignant dispose de sa propre salle multimédia en une petite mallette (il nous annonce une nouvelle révolution dans le TBI, dans les connexions et les diffusions, de nouvelles possibilités en transformant les écrans d’une salle informatique en tablet PC, que les apprenant puisse enregistrer le « cour » Speechy (présentation+voix+TBI) sur un téléphone portable comme sur un magnétophone ?). Visiblement l’enseignant peut emporter partout avec lui cette mystérieuse mallette.

Déjà, c’est un progrès car nul besoin que l’enseignant attende de posséder une salle spécifique, déjà équipé pour pouvoir enseigner façon Speechy. Plus besoin d’équipement spécifique pour mettre en place le cours dans tous les types de salles sans se préoccuper des connexions à Internet (tout passe par le téléphone ?).

Il est possible de préparer son « Speechy » en studio (à la maison ou ailleurs) ou en direct, de le diffuser depuis l’endroit où l’on se situe (depuis une chambre d’hôtel, pourquoi pas) à des étudiants à des milliers (des centaines suffiront) de kilomètres en ayant avec eux une interactivité on-line (comme si on était en salle de cours) et que le tout se retrouve sur Internet après diffusion en direct. Un mixte entre le télé-enseignement et l’enseignement à la Speechi tel qu’il est envisagé par Thierry ? La question est là. Que nous a préparé Speechy ? Allez, je parie sans trop de risque que cela nous sera dévoilé avant la fin de l’année.

Dites Monsieur Xavier, j’ai répondu avec sagesse 😉

Mise à jour le 18 novembre :

  • Olivier Ertzscheid dans Blogging académique revient sur les rapports profs-élèves modifiés par les blogs en particulier et les NTIC en général.
  • « L’affaire du e-learning » d’Aïl un peu hérissé qui a «peur que le débat contourne une question essentielle qui est celle de l’enseignement individuel et/ou collectif».

N’oubliez pas les groupes Facebook : Foad & elearning et/ou Formation et formateurs où les débats continueront peut-être !


	

Formation au Rapid elearning

Ce n’est pas mon habitude de faire de la publicité pour un concurent, mais Adrien Ferro est-il un concurent ? Je ne le pense pas 😉 De plus, il traite de rapid e-learning… Vous savez le projet d’année que nous avions fait avec les étudiants 😉

Comme Adrien propose une journée de formation intitulé : Le rapid e.learning, un atout pour la FOAD, le 25 octobre et que le nombre de place est limité à douze, je me suis dis que je pouvais en faire profiter mes lecteurs.

Le public concerné est principalement les responsables de formation, ingénieurs pédagogiques, formateurs et responsables FOAD !

Pour moins de 460 € HT, repas compris, avec possibilité de convention de formation, vous y trouverez entre autes des démonstration de Speechi, de Captivate et d’Easyquizz.

La fiche de présentation est en ligne : Le rapid e.learning, un atout pour la FOAD.

Les nouveautés en librairies pendant l'été sur la communication, le web, la PAO…

J’ai pendant longtemps chercher à connaître les nouveaux livres au sujet des TIC, NTIC, TICE, Internet, pour la création des pages web, concernant le référencement et la gestion de projet web et multimédia et évidemment sur les blogs et la syndication RSS et autre.

Évidemment, mon champ d’intérêt étant large, les ouvrages de Pao et prépresse : typographie, mise en page, image, communication imprimée, ainsi que la photographie (n’oublions pas que c’était mon premier métier) et l’écriture (mon second métier d’origine 😉 sous toutes ses formes (écriture web, écriture multimédia, journalisme, écriture publicitaire…) entre dans cette recherche.

Bien vite, en dirigeant Ed Productions et m’intéressant de près à Internet, mes années d’études orientées commerce m’ont naturellement conduit à regarder du côté du marketing, du e-commerce, du e-marketing…

Le côté documentaliste rejoignait selon moi l’aspect journaliste que je n’ai jamais perdu. Je dois même avouer que j’ai commencé des études de documentaliste par correspondance, pour le fun, à 40 ans 🙂 Riez… J’étais convaincu avant d’intervenir à l’IDIST que les documentalistes ont l’avenir devant eux ! Evidemment de la documentation à la veille et la recherche d’informations (et c’est si proche du référencement) il n’y a qu’un pas que j’ai vite franchi.

Reste l’aspect éducation, formation, E-learning et foad. Difficile lorsque l’on dirige un centre de formation d’y échapper… surtout que je suis un autodidacte convaincu… Allez comprendre !

Mais je sens que je m’écarte, que vous ne comprenez pas où je veux en venir… Et bien, si vous avez lu tout depuis le début, vous devez vous douter que j’effectue une veille sur les nouveautés qui sortent en librairie 🙂

Et bien, c’est décidé, désormais, vous trouverez une nouvelle rubrique régulièrement dans les Zed concernant les derniers ouvrages parus dans le monde de l’édition sur les thèmes précédents ainsi que sur la communication et sur les logiciels auxquels nous formons…

Attention, cette liste n’est pas exhaustive. J’y exerce mon choix 😉

Voici la liste des ouvrages parus pendant l’été qui ont retenu mon attention.

  • Site web marchand en PHP/MySQL. 3e édition de Jean-Marc Herellier chez Micro Application. Isbn : 978-2-7429-8447-3
  • Ces mots qui vous trahissent de Joseph Messinger et Caroline Messinger chez Firts – Isbn : 978-2-7540-0463-3
  • Le Manuel du Knowledge Management. Mettre en réseau les hommes et les savoirs pour créer de la valeur, 2e édition de Jean-Yves Prax chez Dunod – Isbn : 978-2-10-051191-4
  • Des souris, des hommes et des femmes au village global. Parole, pratiques identitaires et lien social dans un espace de bavardage électronique de Madeleine Pastinelli aux PU Laval – Isbn : 978-2-7637-8478-6
  • Etudes marketing avec SPSS. 5e édition. Avec 1 CD-ROM de Naresh Malhotra, Jean-Marc Décaudin (Traducteur), Afifa Bouguerra (Traducteur) chez Pearson Education – Isbn : 978-2-7440-7261-1
  • Approches des questions culturelles en sciences de l’information et de la communication de Michèle Gellereau – Editeur : Université Charles de Gaulle- Isbn : 978-2-84467-093-9

les commentaires, si vous avez lu ces livres vous sont largement ouvert. De même, pour tout oubli, n’hésitez pas à laisser un message !

J’en profite pour finaliser une boutique Zlio (je la mets en ligne ce soir, mais elle n’est qu’à demi-complète :-(. Zlio Z’ed : le choix des livres pour vous z’eder ! dans laquelle vous retrouverez une rubrique des nouveautés du mois (s’ils sont disponibles dans la boutique :-), ainsi que les nouveauté du trimestre en plus des ouvrages au sujet du multimédia, de la PAO, des arts graphiques et d’internet dont je parle dans ce blogs ou des livres que nous recommandons en formation.

Au passage, si vous aussi vous souhaitez créer votre boutique Zlio, merci d’utiliser ce lien. Je ferais ainsi fortune en gagnant 10% de vos futures commissions + 5% des commissions de vos filleuls. Pour la vie !

HyperCard, on en reparle grâce à HyperStudio

Pour les anciens utilisateurs de Macintosh, le nom d’HyperCard est synonyme de révolution dans le domaine du multimédia…
Bien sûr, je parle d’un temps que les plus jeune ne peuvent pas connaître : 1987 ! Apple distribue gratuitement avec tous les Macintosh de l’époque la fabuleuse applications crée par Bill Atkinson (le créateur de MacPaint).

Hypercard

Difficile encore aujourd’hui de définir HyperCard. HyperCard était décrit à l’époque comme un outil d’organisation d’informations en tout genre et sur tout support (un genre base de données) ! N’oublions pas que nous sommes en 1987 et on ne parlait pas de logiciel auteur multimédia à l’époque !

Très en avance sur son temps et répondant aux attentes du public, des milliers de piles HyperCard seront bientôt disponibles : depuis le simple dictionnaire jusqu’au cours en lignes, jeux, agendas… et autres applications plus complexes.

Beaucoup d’utilisateurs Mac devenait programmeur créateur de documents ou d’applications basés sur HyperCard. En effet, il était possible de développer rapidement des applications au moyen d’un système de cartes et de piles de cartes en liant le tout par des scripts HyperTalk, un langage de programmation très proche du langage naturel (en anglais) dont une partie se créait automatiquement simplement en déplaçant des objets à l’écran.

Malgré « Aidez à sauver HyperCard« , l’application n’aura pas survécu au passage en système X (Hypercard ne fonctionne qu’en système 9).

HyperStudio

Seul, peut-être SuperCard et HyperStudio qui maintenant font figure d’ancêtre, des clones qui n’ont jamais connu le succès d’Hypercard, ont su plus ou moins évoluer au cours des années…

HyperStudio n’a pas évolué depuis 2001 et n’a pas passé la barrière du système X. Jean Cassagne, sur SVM Mac, écrivait, en 2001, en conclusion d’un article sur HyperStudio 3.3. HyperStudio était considéré par beaucoup comme le successeur d’Hypercard : «Car le monde est dominé par Internet et plutôt que de s’appuyer sur son format de fichier propriétaire, un HyperStudio qui “écrirait” en HTML (le format des sites Web) présenterait un tout autre intérêt.»

Après plusieurs années de silence, HyperStudio, surtout employé dans le monde de l’éducation, vient d’arriver dans le giron de Software MacKiev, l’éditeur de KidPix par le rachat de Roger Wagner Publishing (Roger Wagner est l’auteur d’HyperStudio). Rachat d’importance puisqu’une version 5 Mac devrait être disponible pour la fin de l’été (pour Apple Expo ?) et une version Windows suivra en fin de l’année.

Parmis les nouveautés annoncées :

  • Support du Podcasting – Exportation des présentations au format vidéo iPod ®
  • Possibilité d’atelier en Webcam
  • Importation de PowerPoint

et selon certain l’intégration de la suite iLife d’Apple…

Reste à savoir si HyperStudio écrira aussi en HTML !

Et si les enseignants faisaient du e-learning et des TIC sans le savoir ?

Régulièrement, on dit que (je m’inclue dans les on) les TIC en France est une mauvaise élève dans le domaine. Internet Actu est là pour le rappeler : La France, avant-dernier de l’UE en matière d’usage des TIC à l’école ! On parle beaucoup de la formation des enseignants en question.

D’un autre côté, même si Les utilisateurs ne sont pas totalement séduits par l’e-learning, on nous offre des séquences vidéo (en six épisodes) pour un référentiel des bonnes pratiques en FOAD , ici, Le cas de l’éducation scolaire. Analyse de l’évolution liée à l’innovation de l’e-learning (l’introduction est en Français, le texte en Anglais).

Pourtant, aujourd’hui, ce sont les outils de la FOAD et l’article sur les limites du système E-learning attirent mon attention, car je pense que, sans le savoir, nos chers enseignants (je parle des profs de collège, de lycée, dans le supérieur…), nos enseignants pratiquent l’apprentissage mixte. Si, si, je vous assure… Mais personne ne le sait. C’est évident, puisque c’est à distance donc caché aux yeux de l’institution.

Ne me dites pas que les enseignants ne sont pas des personnes comme les autres. Le pourcentage d’enseignant qui possèdent une adresse électronique privée (et qui l’utilisent) doit être sensiblement le même que pour la population française, non ? Ne me dites pas que les enseignants possèdent moins de connexion internet que la plupart des Français. Ne me dites pas que les enseignants ne se baladent pas sur le net, dans les mêmes proportions que leurs concitoyens. Ne me dites pas que les enseignants ne pratiquent pas le MSN…

Oui, je sais… Je parle de l’enseignant, hors de ces fonctions dans la salle de classe. Et, c’est justement sur ce point que nous tous commettons une erreur. Nous jugeons constamment l’utilisation des TIC et du elearning en classe ou pendant les moments scolaires.

En fait, j’ai l’impression, lorsque je titille certains d’entre eux (des profs) qu’ils utilisent mettent en place sans s’en apercevoir de l’apprentissage mixte… (même parmi ceux qui clament haut et fort qu’ils sont opposés au elearning). Plus on monte dans les années d’étude, plus ce phénomène est vrai. Une simple adresse mail ou un simple compte MSN est le tour est joué… Enseignant et élèves (étudiants) entre en contact.

Adieu les limites du e-learning. L’absence d’échanges directs n’est plus un problème puisque régulièrement tuteur, pardon enseignant et élèves se rencontrent physiquement. Plus de problèmes d’organisation, parce que rien n’est organisé, prévu, aucun carcan institutionnel n’encadre les activités. Les freins du côté de l’apprenant sont balayés car il n’a pas l’impression d’apprendre. On ne lui a pas dit qu’il était en train d’apprendre…

Reste que les enseignants se posent quand même quelques questions : quelle est la légalité de ces échanges, qu’en est-il de l’égalité des chances, où mettre les limites du type : temps de réponse à une question, se contenter de son rôle d’enseignant ou se muer parfois en assistante sociale, grand-frère ou grande soeur, quel comportement avoir lorsque l’on s’aperçoit qu’un élève discute en ligne à une ou deux heures du matin et que le jour même il ne rend pas sa copie sous un prétexte fallacieux (il suffit de posséder le contact MSN dans ses favoris pour voir sans être vu une personne connectée).

En analysant un peu plus ces pratiques, je pense que d’autres points ou questions seraient à soulever (n’hésitez pas en commentaire si cela vous pose des problèmes, histoire de faire avancer le débat).

Bien sûr, on est loin des plateformes de téléformation et des classes virtuelles, mais le courrier électronique, les forums de discussion, le chat… sont d’un usage courant dans ce cas. Je soupçonne certains enseignant de travailler ensemble avec son apprenant, à distance, sur un même fichier même si aucun espace de travail commun spécifique n’est prévu. Les enseignants qui mettent en ligne sous une forme «top-secret-défense» leur cours n’est pas négligeable, éventuellement des FAQ. Je reprends seulement les outils cités dans l’article en début de billet.

Pas mal quand même pour quelqu’un qui, en général, est considéré comme n’utilisant pas les TIC, ni le elearning. Eux, ils nomment cela de l’accompagnement 🙂 mais je suis persuadé que si on leur donnait un questionnaire à remplir, ils ne diraient jamais qu’ils participent à ce genre d’activités de peur du jugement de leurs confrères (qui au passage font la même chose), de peur des syndicats (ils ne sont pas rémunérés pendant ces heures) et de peur d’enfreindre une loi quelconque.

Nous nous devons de reconnaître que les relations enseignants – mineurs, entre autres, n’est pas évidente. Nous sommes hors-cadre scolaire, rappelons le.

Peut-être faudrait-il se pencher davantage sur ces enseignants adeptes des NTCI et du elearning pour ne plus dire que nous sommes dans la queue du peloton. Et pourquoi pas, utiliser leurs compétences, leurs connaissances pour amener progressivement l’utilisation des TIC dans les classes et la mise en place de elearning en complément de cours. Peut-être pourraient-ils être consulté pour l’établissement du B2i. Ils connaissent bien mieux que d’autres l’utilisation de l’outil informatique dont sont capables leurs élèves.

Il est même selon moi urgent de s’occuper de ces enseignants précurseurs car le monde de l’éducation change. Nous le savons tous, même si certains ne l’admettent toujours pas, que l’enseignement unilatéral de l’enseignant à l’apprenant est révolu. Nous en arrivons à un apprentissage sous forme d’échange d’informations. L’enseignant ne détient plus la vérité absolue. Internet est bel et bien présent.

Parfois, une question de mes filles m’oblige à consulter l’encyclopédie car c’est une colle à laquelle je n’ai pas la réponse… La dernière venait de la cadette (7 ans) suite à quelque chose qu’elle avait lue dans un livre à la maison. Car les livres eux aussi changent. Je lui ai répondu que je ne savais pas, que je devais me renseigner. Et son réflexe a été de me dire : «sur Internet ?».

Il est temps de prendre en considération ces enseignants avant-gardistes. D’ici quelques années, le problème des NTIC en classe deviendra le souci des communications pendant et hors temps scolaire… Les enseignants devront fournir un complément d’information en étant disponible à distance pour donner un complément d’information à celui qui n’aurait pas compris, fournir les documents nécessaires à l’absent, indiquer des liens pour compléter son enseignement, diriger vers l’enregistrement de son TBI (Tableau Blanc Interactif), vers sa présentation mise en ligne comme accompagnement de son cours…

Zaphir + Forminfo = Mandarine

On entend souvent qu’il ne sert à rien de conserver les fils qui ne diffusent plus d’informations dans nos lecteurs.
J’ai déjà expliqué que je m’opposais à cette conception

La preuve de l’utilité de les garder. Je «suis» le blog de Zaphir (les technologies de l’information et de la communication dans un cadre documentaire) qui n’avait pas été mis à jour depuis le 9 janvier… C’est chose faite depuis le 22 juin !
E-form’info (la veille e-learning) est dans mon lecteur de fil RSS, mais lui aussi n’était pas mis à jour depuis le… 9 janvier !

Un nouveau billet vient d’être mis en ligne aussi bien, sur le site de Rosa Maria Gomez de Régil que sur celui d’Alexandre Mauric, à la même date : le 22 juin. Ils nous annoncent simultanément l’ouverture d’un blog commun : emandarine. Selon Rosa Maria, ils y parleront «des technologies de l’information et de la documentation d’un point de vue pédagogique et documentaire, des évolutions et applications de l’e-learning, de linguistique, de logiciels libres et d’autres idées qui leur passent par la tête.»

Longue vie à emandarine et pour ma part, je continue à conserver dans un coin mes vieux fils RSS arrêtés ou alimentés sporadiquement.

Mise à jour le 25 juin : cette fois c’est Speedernet Elearning qui reprend du service en nous annoncant plein de nouveautés 🙂

Mise à jour le 30 juillet : dans Pourquoi un tel site ?, Stéphane Cottin explique pourquoi le blog a été quasiment arrêté de novembre 2006 à juillet 2007.

ed productions est ok, enfin presque

Comme annoncé dans le billet précédent, Ed productions à subit une refonte complète… aussi bien en création du site, en graphisme, en outils que pour son contenu… sans tomber dans les effets de mode ! On est de nouveau parti pour dix ans 😉

Quelques pages sont encore bancales en attendant l’arrivée de Ed Formations qui est pour l’instant dans un triste état :-)… mais l’ensemble se tient malgré tout, c’est déjà cela.
Les premiers échos que j’ai reçus sont positifs 🙂

Ed Productions tourne autour de cinq activités principales qui se chevauchent parfois :

Comme je l’explique dans la première news de l’actualité (encore une nouveauté, Ed Productions aura sa propre actualité qui sera, bien entendu, relayée sur ce blog), j’ai choisi un cms modulaire, en l’occurrence, Joomla… Ces CMS Modulaires sont pour moi l’avenir des sites internet pour les prochaines années… Ce sont eux entre autres qui enterreront se substitueront aux blogs… J’ai bien écrit les blogs sont morts.

Reste à croiser les doigts pour le référencement… ne pas perdre de position, ne pas perdre de position… Vous croyez que la méthode Couet fonctionne aussi sur Internet pour le positionnement des sites ? Pas Cauet, nan, c’est bien Couet que je voulais dire. Incroyable mais vrai (j’vais me géner je parle de télévision !), la méthode Cauet est présente dans Wikipédia, mais pas la méthode Couet 🙁 Ouf, depuis la page de la méthode à Cauet, un lien existe vers Émile Couet, l’inventeur de la méthode du même nom.

Donc, un retour vers une activité plus soutenu de ce blog est à prévoir… et déjà le dernier article de la série sur Gérer sa documentation, son information et ses projets.

«Ah, tu n’avais pas dit que tu devais finir la mise en place du récit de tes trois mille kilomètres parcourus dans la région du Nord-Pas-de-Calais en cyclomoteur sur Lille aux formations ? Il te reste la carte des étapes à compléter, à corriger l’orthographe des textes, à mettre une photo par page et à réaliser les liens hypertextes ! De plus, tu devrais te dépécher, car tu as décidé de participer à la dixième édition du concours maregionweb (les sites web de la région Nord-Pas de calais).»

C’est la voix de la conscience qui parle… mais ne vous inquiétez pas… Je ferais les deux si je ne suis pas submergé de travail en parallèle (ce qui est le cas en ce moment) 😉