Accessibilité et ergonomie : la rencontre

Je vous livre un scoop puisque ce n’est pas encore affiché sur Blog en nord.

Nous sommes entrain de préparer la prochaine table-ronde, organisée par Blog en Nord, qui aura pour thème l’accessibilité et l’ergonomie des sites web…

Si le sujet vous intéresse, notez dès à présent dans vos agendas d’une large croix rouge le vendredi 12 octobre après-midi. Au pire, prévenez les copains 🙂

Évidemment, comme de coutume, cette rencontre se poursuivra de façon informelle par une soirée apéro, très certainement en compagnie des référenceurs 😉

Plus de détails, notamment les invités, l’endroit, les horaires… sur l’onglet dédié à cette rencontre sur l’accessibilité et l’ergonomie sur Blog en Nord… Mais d’ors et déjà une chose est acquise. Cela se déroulera à Lile ou Villeneuve d’Ascq.

Les nouveautés en librairies pendant l'été sur la communication, le web, la PAO…

J’ai pendant longtemps chercher à connaître les nouveaux livres au sujet des TIC, NTIC, TICE, Internet, pour la création des pages web, concernant le référencement et la gestion de projet web et multimédia et évidemment sur les blogs et la syndication RSS et autre.

Évidemment, mon champ d’intérêt étant large, les ouvrages de Pao et prépresse : typographie, mise en page, image, communication imprimée, ainsi que la photographie (n’oublions pas que c’était mon premier métier) et l’écriture (mon second métier d’origine 😉 sous toutes ses formes (écriture web, écriture multimédia, journalisme, écriture publicitaire…) entre dans cette recherche.

Bien vite, en dirigeant Ed Productions et m’intéressant de près à Internet, mes années d’études orientées commerce m’ont naturellement conduit à regarder du côté du marketing, du e-commerce, du e-marketing…

Le côté documentaliste rejoignait selon moi l’aspect journaliste que je n’ai jamais perdu. Je dois même avouer que j’ai commencé des études de documentaliste par correspondance, pour le fun, à 40 ans 🙂 Riez… J’étais convaincu avant d’intervenir à l’IDIST que les documentalistes ont l’avenir devant eux ! Evidemment de la documentation à la veille et la recherche d’informations (et c’est si proche du référencement) il n’y a qu’un pas que j’ai vite franchi.

Reste l’aspect éducation, formation, E-learning et foad. Difficile lorsque l’on dirige un centre de formation d’y échapper… surtout que je suis un autodidacte convaincu… Allez comprendre !

Mais je sens que je m’écarte, que vous ne comprenez pas où je veux en venir… Et bien, si vous avez lu tout depuis le début, vous devez vous douter que j’effectue une veille sur les nouveautés qui sortent en librairie 🙂

Et bien, c’est décidé, désormais, vous trouverez une nouvelle rubrique régulièrement dans les Zed concernant les derniers ouvrages parus dans le monde de l’édition sur les thèmes précédents ainsi que sur la communication et sur les logiciels auxquels nous formons…

Attention, cette liste n’est pas exhaustive. J’y exerce mon choix 😉

Voici la liste des ouvrages parus pendant l’été qui ont retenu mon attention.

  • Site web marchand en PHP/MySQL. 3e édition de Jean-Marc Herellier chez Micro Application. Isbn : 978-2-7429-8447-3
  • Ces mots qui vous trahissent de Joseph Messinger et Caroline Messinger chez Firts – Isbn : 978-2-7540-0463-3
  • Le Manuel du Knowledge Management. Mettre en réseau les hommes et les savoirs pour créer de la valeur, 2e édition de Jean-Yves Prax chez Dunod – Isbn : 978-2-10-051191-4
  • Des souris, des hommes et des femmes au village global. Parole, pratiques identitaires et lien social dans un espace de bavardage électronique de Madeleine Pastinelli aux PU Laval – Isbn : 978-2-7637-8478-6
  • Etudes marketing avec SPSS. 5e édition. Avec 1 CD-ROM de Naresh Malhotra, Jean-Marc Décaudin (Traducteur), Afifa Bouguerra (Traducteur) chez Pearson Education – Isbn : 978-2-7440-7261-1
  • Approches des questions culturelles en sciences de l’information et de la communication de Michèle Gellereau – Editeur : Université Charles de Gaulle- Isbn : 978-2-84467-093-9

les commentaires, si vous avez lu ces livres vous sont largement ouvert. De même, pour tout oubli, n’hésitez pas à laisser un message !

J’en profite pour finaliser une boutique Zlio (je la mets en ligne ce soir, mais elle n’est qu’à demi-complète :-(. Zlio Z’ed : le choix des livres pour vous z’eder ! dans laquelle vous retrouverez une rubrique des nouveautés du mois (s’ils sont disponibles dans la boutique :-), ainsi que les nouveauté du trimestre en plus des ouvrages au sujet du multimédia, de la PAO, des arts graphiques et d’internet dont je parle dans ce blogs ou des livres que nous recommandons en formation.

Au passage, si vous aussi vous souhaitez créer votre boutique Zlio, merci d’utiliser ce lien. Je ferais ainsi fortune en gagnant 10% de vos futures commissions + 5% des commissions de vos filleuls. Pour la vie !

Accessibilité… debout (mes réponses à l'accessibilité assise)

Aie, aie, aie… Je m’attendais à des réactions après ce billet sur l’accessibilité un brin provocateur, je dois le reconnaître… Mais qui aime bien châtie bien, Non. En plus, cela permet d’ouvrir le débat, car comme le souligne Aymeric dans sa réponse, nous sommes plusieurs certainement à nous poser des questions.

Le contexte

Avant de répondre au trois billets engendré à la suite du mien, au préalable, je restitue le contexte de mes propos. C’est en cours de Master1 (des personnes bac +4) auxquels je me suis adressé. Je pense que mon travail consiste à leur expliquer ce qui se fait, ce qui se pratique, ce qui me semble être une mode, les directions ou les éventuelles évolutions dans quelques années (lorsque j’ose) et les tartes à la crème du monde du multimédia. J’essaie de me placer en dehors du monde des Geeks… Même si je ne suis plus tout jeune, beaucoup de mes étudiants pensent que j’en fais partie :-(( J’essaye la plupart du temps de me mettre au niveau du grand public… et de sortir des sphères auxquels nous appartenons… J’essaye de discerner l’utopie du réel, ce qui est utile aux uns et aux autres, de leur dire :«voici ce qui existe, tel milieu à telle position, tel autre, celle ci» ce qui a tendance à en surprendre quelques uns parfois. Le monde de l’informatique, du multimédia, de l’internet, du elearning, etc. ne sont pas tout blanc ou tout noir… C’est une vaste panoplie multicolore dans chacun des domaines.

Une parenthèse

Au début des année 2000, par exemple, combien d’étudiants, de manière pire à celle décrite ici, ai-je mis en garde concernant Flash… La région Lilloise en plus était un fer de lance dans le domaine des web agency spécialisé en Flash. Je faisais partie des empêcheurs de tourner en rond en disant à l’époque que ce qui se déroulait autour de Flash n’était pas justifié, que l’on allait dans le mur… Bon, une bonne fois pour toute, j’en profite, car j’ai toujours la réputation d’être anti-flash, je pense que Flash doit être utilisé à bon escient… par pour des pages d’intro. interminable… et je ne parle même pas encore d’accessibilité 🙂

J’ai tenu dans ce blogs des propos concernant le e-learning (enfin, là aussi j’ai expliqué ma position sur ce que j’avais dis aux étudiants) qui allait certainement à contre courant de ce qui se dit en général… Cela m’a valu des appels téléphoniques de soutien 🙂 Je pourrais continuer la liste des exemples. Sur le web 2.0, sur le web social, sur les Podcast… j’ai pour habitude de jouer franc jeu avec les étudiants, vis à vis de mes positions sur les différents sujets que nous abordons, même si je dois paraître comme rétrograde à leurs yeux dans certains cas. Je leur confie mes doutes, mes certitudes, etc. A eux aussi de se faire une idée… Ils sont là également pour réfléchir et le débat n’est pas fermé.

Fermons la parenthèse et revenons à ma réponse.

La réponse à Aymeric

À l’écriture du billet controversé, j’avais un peu peur des réactions du type de celle d’une personne bien assise confortablement comme Delphine (j’expliquerais plus loin pourquoi). Je préfère de loin la position de Sébastien qui s’assoit sur l’accessibilité dont en réalité j’ai une position très proche 🙂 Quand à celle d’Aymeric, je savais avant publication, par un mail, qu’il était d’accord avec pas mal de mes réflexions 🙂 En réalité, cela correspond à trois public différents… qui réagissent selon leur domaine.

Le contenu du billet d’Aymeric ne me surprend pas. Comme il le dit, nous sommes tout deux formateurs pour les mêmes types de public et nous regrettons tout les deux, comme d’autres, les formations purement « outils ». Nous tentons lorsque c’est possible d’inculquer en effet des notions de natures différentes lors des formations, mais ce n’est pas toujours ce qui est souhaité.

Dreamweaver est bel et bien un outil, certainement le plus répandu en entreprise pour la création de pages et de sites web. Nous devons nous adapter dans notre quotidien de cette réalité qui s’appelle la demande des clients. Nous sommes avant tout au service des clients. Alors quand je lis en commentaire : «le client accepte la création d’un site accessible sinon je refuse le référencement» (ou quelque chose du genre), intérieurement, je me dis : «Bravo Monsieur, vous avez du cran, mais le client c’est lui qui vous fait vivre, ne l’oubliez jamais ! Longue vie à votre structure.»

Justement Aymeric dit : «Arrêtons de former des « pousse boutons », créons des professionnels, apprenons leur leur métier avec de réelles compétences, ils seront capables de s’adapter au besoin, ou alors qu’ils changent de métier.» Nous sommes sur la même longueur d’onde concernant l’adaptabilité…

Pour l’accessibilité numérique, Aymeric à dévoilé le but de mon billet de départ : le positionnement de nombreuses personnes face à l’accessibilité, est trop manichéen. J’irais plus loin même si certain me reproche de ne rien avoir compris à l’accessibilité, de ne pas comprendre que je puisse écrire de telles choses après avoir suivi les formations Temesis, etc. Je pense qu’une grande partie des personnes qui parlent d’accessibilité n’ont pas encore compris ce qu’était l’accessibilité. La définition d’Aymeric : «la mise en place de bonne pratiques permettant l’accès à l’information pour tous» me convient quasiment (je dirais plutôt pour la plupart d’entre nous) et je pense en effet qu’il est nécessaire de les inclure au fur et à mesure sans préciser particulièrement que c’est de l’accessibilité (c’est aussi pour cela que je parle d’ergonomie plutôt que d’accessibilité) lors des formations 🙂 pour tendre comme le signale Sébastien dans les commentaires vers un site de niveau A selon le WCAG. Je ne parle pas des « convertis » comme Aymeric le dit (je préfère le terme de Geek, car je pense que beaucoup d’entre eux dans quelques années relativiseront leur position) qui ont des positions extrémistes, ceux que j’appelle en privé les ayatollahs de l’accessibilité… Mais je pense que nous y reviendrons.

Aymeric termine sur la notion économique terre à terre de la création de site pour les entreprises (ou leur « mise en conformité » et confirme mes propos qui sont ceux que j’ai déjà entendu de nombreuses fois par des services informatiques, des responsables de sites informatiques de nombreuses entreprises et que j’avais repris à mon compte dans l’exemple sur mon site…

Dans les commentaires, celui de Sébastien (qu’est ce qu’il est prolifique 🙂 me touche particulièrement : «un des gros problème de la production web actuelle, est que le visuel est souvent envisagé avant la structure et le contenu. Certains choix sont donc fait sur des critères esthétiques et non fonctionnels ou logiques. Le web trop souvent est assimilé à du print électronique.». J’ajouterai (certains se reconnaîtrons) que je connais des sites qui sont aussi construit sur la base de leur contenu établi au préalable… Et l’on vous dit : «voilà, j’ai ce livre à mettre en ligne». Ce n’est pas mieux… Ah ! Qui d’entre nous met en ligne un billet sur l’organisation idéale à la création d’un site ? Aymeric clôture les commentaires de son billet en parlant du Référentiel Métier de l’opérateur PAO… Encore un référentiel… 🙁 Mais j’y reviendrais prochainement (oups, quand j’aurais un peu plus le temps… en début 2007 ?) suite au billet de Claire Garcin au sujet des métiers de la formation.

Ma réponse à Sébastien

Je vais tenter de reprendre aux différents points controversés du sage Sébastien… Mais nous aurons certainement l’occasion d’en reparler de vive voix à l’apéro référenceur Lillois ce soir à moins que nous nous croisions en cours de journée au net 2006. En réalité, je ne suis pas si éloigné de sa perception de l’accessibilité qu’il le pense. J’ai du forcer le trait pour les étudiants (parfois, y’a des accrocs de chez accrocs) et cela m’allait bien par rapport au but de ce billet.

Plutôt qu’un certain scepticisme, je dirais plutôt une méfiance (chat échaudé craint l’eau froide)… Le monde informatique évoluant à plusieurs niveaux actuellement, il faudrait voir à ne pas se séparer de la base : l’utilisateur lambda, ce qui se passe en entreprise… et c’est un peu cela qui me fait peur avec les extrémistes de l’accessibilité… C’est surtout eux que l’ont entend sur le sujet comme le faisait remarquer Aymeric. On entend trop rarement à mon goût le genre de discours que tu tiens :«L’accessibilité n’est pas binaire, on peut juste parler d’une plus ou moins grande accessibilité !»… C’est le discours que j’apprécie et c’est bien de préciser qu‘il y aura toujours des handicaps trop lourds rendant quasi-impossible l’usage du web et j’ajoute que les problèmes de navigateurs risquent de perdurer…

«Je ne pense pas que ce soit à un propriétaire de site de décider que son contenu ne doit pas être accessible à certaines personnes handicapées». Ce que je voulais expliquer par rapport à cette remarque c’est que le directeur d’entreprise n’a pas grand chose à faire aujourd’hui de l’accessibilité de ces sites… La part de marché que représentera les visiteurs « handicapés » potentiels est faible. Cela ne le « forcera » pas à rendre son site accessible. Mais je compléterai je pense cette remarque dans ma dernière réponse.

Sur le paragraphe sur la reprise en main, je vais même plus loin que toi Sébastien dans mon raisonnement. La création d’un site doit être le fait d’une équipe qui réunit l’ensemble des acteurs à la création du site et qui travaillent tous main dans la main vers le même but ou sous la direction d’une personne multi compétences qui puisse choisir, diriger, etc. en connaissance de cause… (c’est d’ailleurs cette dernière solution qui me fait apprécier la formation IDEMM : une alliance entre les outils, la formation aux métiers (création, veille, référencement, etc) et la connaissance de la médiatisation : rédaction, image, etc. Ce n’est pas un hasard si la grande majorité d’entre eux ont été embauché rapidement à la sortie de leur Master cette année, car les étudiants répondent à un profil recherché mais difficile à trouver qui va se développer j’en suis persuadé dans les années à venir. Fin du paragraphe publicitaire 🙂

Je me dis aussi que le développement de CMS devrait permettre la mise en place de l’accessibilité sans que les entreprises, administrations et autres ne s’aperçoivent qu’ils réalisent des sites accessibles 🙂

le cas Delphine

Je dois avouer que si je connaissais au préalable Aymeric et Sébastien, j’ai découvert Delphine et ses blogs… Comme elle était la première à réagir en commentaire au sujet des billets, j’ai été effrayé par le tournure des événements… en me disant aye, les ayatollahs de l’accessibilité débarque… (Le terme est peut-être mal choisi et comme je ne connais pas Delphine, j’espère qu’elle prendra cette remarque sans rancune et sans signe quelconque de vengeance ou autre).

Déjà à la lecture du commentaire :“Pourquoi tendre vers le maximum d’accessibilité ? Parce que nous ne sommes pas seuls au monde tout simplement !» j’ai perçu la réaction de ceux que je qualifie d’Ayatollah de l’accessibilité… Désolé Delphine, je ne vous connais pas… Ce n’est peut-être pas le cas, mais c’est ce que je reproche au monde de l’accessibilité… Je continue la lecture du commentaire : «un site commercial doit toujours être accessible» Qu’est ce que cela veut dire ? Rien pour le commun des mortels dont je fais parti quelque part.
Pour la partie du commentaire suivant je réponds en italique
«Enfin, dire que Dreamweaver est le handicap principal à la quête d’accessibilité est un non-sens ! Je ne crois pas. Qui décide ? le chef d’entreprise ou le service informatique ou le service achat L’utilisateur ou l’outil ? L’utilisateur fait se qu’il peut avec l’outil selon la formation qu’il a reçu. Si l’outil ne convient pas, on en change. Faux. Il est généralement interdit en entreprise d’installer les logiciels que l’on veut sur son ordinateur. Il existe d’excellents éditeurs qui produisent un code nickel avec une gestion des CSS qui confine au sublime.»

Le seul point avec lequel je ne peux d’acquiescer : mon «captcha (graphique) est une horreur, même avec une bonne vue, j’en ai les yeux qui piquent…»

Delphine ne s’est pas contentée de ce commentaire. Elle a également mis en ligne un complément de réponse en criant et re-criant !

Pourquoi avoir une démarche d’accessibilité ?

Désolé Delphine mais votre réponse ne me convient pas. «parce que c’est ce qu’on attend des autres, tout simplement» est la version utopique de l’accessibilité… Celle de ceux qui ont besoin de culpabiliser les autres car soit disant ils ne s’occupent pas des handicapés… Alors stop… Contrairement à ce que vous écrivez nous n’avons pas tous une exigence d’accessibilité : vouloir allez le plus facilement possible à tel ou tel endroit… A croire que vous ne vous rendez jamais dans les déballes grenier… là où il faut enjamber, se frayer un passage… et donc impossible d’aller immédiatement où on a le droit d’aller… Pratiquant depuis un certain temps la randonnée pédestre, je peux vous certifier que ce ne sont pas toujours les chemins les plus simples les plus agréables. «Nous n’avons pas à imposer notre mode de vie aux autres». Désolé, je ne comprends pas… ou me refuse à comprendre. Nous parlons bien de la même chose…
Au passage, je continue ma réponse à Sébastien… Remettons tous cela dans le cadre de l’entreprise. Imaginons que vous dirigez une entreprise et prenons des chiffres sans fondement. On vous propose : on peut vous faire un site pour 1 000 euro ou le même site accessible pour 1 100 euro mais celui ci sera accessible. Quel sera votre réflexe ? Qu’est ce que m’apporte en plus le site accessible ? Pouvez toujours lui raconter ce que vous avez écrit, le chef d’entreprise qui a une calculatrice dans la tête se dira : 100 euro… Cela me fait combien de commandes en plus ? Et pour la grande majorité d’entre eux… il vous répondra : je veux le site à 1 000 euro. En fait, vous ne répondez à la question de Carpentier que je soumettais dans mon article… Comment vendre l’accessibilité à une entreprise. Vous la vendez auprès des Geek (voir mon annotation dans la réponse à Aymeric) pas auprès des entreprises.

Ceci est bien le coeur de ce problème d’accessibilité… Dans la pratique, comme les deux prédécesseurs le faisaient remarquer l’on peut tendre vers de l’accessibilité… mais à l’accessibilité ! Allez, j’vous file un tuyaux… L’un des trucs qui pourrait fonctionner pour vendre votre site accessible : expliquez aux entreprises que dans peu de temps, le web sur les téléphones sera monnaie courante et que l’accessibilité permet en un seul site de créer des pages lisibles sur les téléphones… Expliquez leur aussi au passage l’avenir de la téléphonie, ce que cela risque de devenir avec la géolocalisation… je pense que plus d’un vous dira alors : vous êtes sur de ce que vous dites… Alors banco… On passe à l’accessibilité.

Le genre de comportement sectaire que vous avez, d’évidence dessert l’accessibilité que vous souhaitez… Arrêter de prendre les autres pour ce qu’ils ne sont pas par le simple fait qu’ils puissent se poser des questions sur l’accessibilité. Arrêter de faire passer quelqu’un qui ne veut pas faire un site accessible pour une personne sans coeur qui ne s’occupe pas des handicapés, qui n’est pas ouvert sur les autres… D’ailleurs, juste une remarque l’accessibilité n’est pas seulement destinée aux handicapés…

Il n’y a qu’à faire une version pour les déficients visuels

Je donnais une formation à des personnes qui travaillent aux Papillons blancs que vous écriviez vos commentaires, m’amusait en coulisse. J’ai discuté avec eux de mon billet et de vos réponses 🙂 Ce que vous juger comme un pis-aller à été considéré par les personnes des papillons blancs dont je parlais comme une très bonne idée… Il m’expliquait qu’un seul site accessible dans leur cas n’était pas possible, car différents handicaps étaient cumulés, handicaps aussi bien physique que mental. Je crois savoir que vous travaillez dans le monde de la rédaction, alors par exemple ils m’expliquaient qu’ils devaient réaliser différents niveaux de lectures pour le même article… On n’emploie pas les mêmes mots dans une revue pour enfants que dans Géo 🙂 et là l’accessibilité à mon avis n’y change rien…

Votre exemple du champ de recherche dans le site commercial me tendrait à dire que le site manquait d’ergonomie, au même titre que l’exemple du sous-menus qui se replient… Pourquoi parler d’accessibilité alors que c’est un sujet abordé en ergonomie avant que l’accessibilité n’existe.

Je vais hurler

Je pense qu’à la lecture des précédentes réponses, vous avez du continuer à hurler… et que vous hurlerez encore longtemps. De plus, vos exemple sur le robinet sont mauvais… C’est un discours très à la mode, très écolo… mais à votre avis pourquoi on en parle temps de ce robinet qui goûte car la plupart des gens s’en foutent… Vous n’avez jamais vu dans les rubriques trucs et astuces le coup du fil que l’on attache à son robinet afin de ne pas entendre le bruit des gouttes qui tombent ? Vous en connaissez vous beaucoup qui vont au garage car leur voiture pollue ? Moi, pas. Par contre, qu’est ce que je connais comme personne qui râle sur le contrôle technique de leur voiture… Je ne parle même pas de ceux qui ont le contrôle refusé par cause de pollution… Ils sont verts en général car outre la contre-visite qu’ils doivent peut-être payer, leur voiture doit être réparé et cela coûte de l’argent… Arrêtons de jouer les innocents les mains pleines… Faites ce que je dis pas ce que je fais… Je dois reconnaître que j’ai déjà eu des robinets qui gouttaient pendant plusieurs mois, que je n’ai jamais conduit ma voiture au garage pour régler la carburation et pire je roule au diesel !

Pour l’utilisation de Dreamweaver, à mon tour de raconter une petite anecdote… Il y a bien longtemps (quasiment à la fin des Amstrad justement 😉 disons au milieu des années 90, j’ai assisté à une conférence sur la création des pages web. Des informaticiens (d’où mon raccourcis certainement sur la reprise en main par les informaticiens) de l’époque qui étaient quasiment les seuls à développer les sites internet à la fin de leur conférence passèrent aux questions-réponses. Je leur avais demandé quelque chose du genre : « ne pensez vous pas que l’arrivé de PageMill, de Claris HomePage va permettre à tout le monde de créer son site internet ? » Il m’avait quasiment rit au nez… en me disant que ce n’était quasiment pas possible 😉 Ne me dites pas que c’était de « mauvais » informaticiens… Ils étaient tous sur la même longueur d’onde… Seul eux savait faire des sites car ils connaissaient le « code magique »… Je ne crois pas justement à cette solution du code magique. Pour moi l’être humain est fondamentalement fainéant… et donc, pour avoir l’effet de masse souhaité si aucun outil ne fait le travail à la place de l’individu, la masse des créateurs de site ne basculeront pas vers l’accessibilité le temps que « les outils » n’existeront pas. Désolé, mais ces gens n’ont aucune envie d’apprendre les codes du langage Html, des CSS… C’est un discours élitiste que vous tenez !
Les CMS peuvent nous sauvez dans l’histoire de l’accessibilité… à conditions qu’ils soient accessibles. Idem pour les blogs.

Nous ne sommes pas concernés par les handicaps

Je me suis déjà expliqué précédemment sur ce sujet… Allez, juste une question juste pour me faire l’avocat du diable et passer encore plus pour un anti-accessibilité 🙂 : combien de DRH sont malvoyant et combien parmi eux choisissent eux même les formations et combien confient-ils se travail à leur assistante ? Parmi ceux qui effectivement consulte eux-même le web, je vous accorde 50 % qui sont intéressé par nos formations… Disons que 5 % (je pense que c’est énorme) visitent notre site… Cela me fait combien de DRH ? Si vous me donnez le chiffre, je promet de donner le ratio sur le nombre de visites… et sur celui des ventes suite aux visites. Allez, j’vous évite les fatigues inutiles… À peine une vente est envisageable statistiquement 😉 Cela ne m’empêche pas à titre personnel de prévoir la mise en ligne de sites accessibles… mais au cas où vous n’auriez pas remarqué je tentais d’élargir le débat 🙂

Attention, je vais re-hurler

Merci pour les conseils Delphine, mais il me semble qu’une simple recherche sur mon blog vous aurait évité de m’expliquer ce que l’on peut faire avec les CSS… J’suis bon prince. Y’a un article Cascade de liens pour les CSS (feuilles de styles). C’est cela l’un des problèmes des blogs, le lecteur ne lit que l’article en cours et ne va pas voir le reste 😉

Eric m’a tuer

Cyril Lignac dirait peut être… «plutôt que de l’huile ajoutez une bonne grosse noix de beurre, c’est moins bon pour la santé mais tellement meilleur au goût» 😉

Allez, pour finir sur une note encore plus gaie, je pense qu’une étudiante de cette année fera son stage de 6 mois dans une entreprise qui prône l’accessibilité… comme quoi mon discours ne doit pas être si virulent 😉

accessibilité, le cul entre deux chaises…

Oups… pas facile d’expliquer ma position…
Remettons nous dans le contexte… la salle de cours. Parfois, lors de mes précédentes interventions avec les étudiants, je donne des limites sur l’accessibilité… car en effet mon avis est partagé. Évidement, un étudiant un peu taquin dirons nous n’a pas hésité à souligné en forçant un peu le trait ma position… Je me suis donc expliqué en cours comme je vais tenter de le faire ici…

Première remarque, ce site n’est pas accessible (cela évitera les commentaires habituels du type, vous parler d’accessibilité mais votre site n’y est pas, commentaires qui ne font pas beaucoup avancer le débat)… mais le prochain site ed productions devrait l’être ainsi que le prochain site ed formations. Je n’y crois pas mais je pratique 🙂 Pourtant, ce problème d’accessibilité, de conception de site en CSS, etc. me chagrine depuis pas mal de temps et me fait encore et toujours me poser quelques questions que j’ai pu évoquer ici ou là…

Ces questions, je me la pose depuis quasiment l’origine de ce blog. En octobre 2004, je posais déjà la question suite à un billet sur Alsacreations : Arrêtez d’enseigner le HTML en classe !. J’ai pris des décisions depuis… Je tente d’enseigner la méthode des tableaux et celle des CSS car de nombreux sites sont encore réalisés selon l’ancienne méthode. Les étudiants ne seront pas tous des chefs de projets pour de nouveaux sites, ni des référenceurs 100% nouvelles générations… Ils doivent encore connaître la création des sites par les tableaux (d’ailleurs, beaucoup d’enseignants leur expliquent encore cette méthode).

Je dis souvent que je serais complètement d’accord avec la création des sites accessibles le jour où Dreamweaver proposera une solution aussi simple que la création des pages web à l’aide de tableau pour la réalisation des sites en CSS… Ce n’est pas vrai au jour d’aujourd’hui pour le commun des mortels. Je ne parle pas ici des Geeks que nous sommes.

Même après la lecture de la FAQ standards pour les décideurs, je ne suis pas convaincu. À la mi 2005, j’écrivais : «découvrir ce qui monopolise l’attention d’une communauté de concepteurs (mais j’aimerais connaître le véritable pourcentage des membres de cette communauté par rapport aux anti-accessibilités, à ceux qui s’en fichent, à ceux qui sont en position d’attente par rapport à l’accessibilité, etc. ?)». J’aimerais toujours obtenir cette répartition.

je pense que l’on confond parfois accessibilité et ergonomie. Pour moi, prendre en compte les navigateurs différents, le daltonisme, la navigation aisée, etc. c’est de l’ergonomie pas de l’accessibilité. je m’oppose en cela à Michel Beche qui dit dans Accessibilité ou le double visage de l’ergonomie : «l’accessibilité permet de ne pas refuser l’entrée dans votre site … quand l’utilisateur est entré, c’est l’ergonomie qui déterminera la facilité d’utilisation». Pour moi, l’ergonomie forme un tout. Si l’on simplifie l’accessibilité à deux niveaux : handicap et navigation sur toutes les plates-formes et navigateurs. Je connais bien le second problème étant depuis toujours sur Mac 🙁

Pour ce qui concerne le handicap, je préfère pour ma part des sites spécialement conçus pour les personnes handicapés… Peut-être pas pour toutes les personnes handicapés, mais j’y reviendrais. Par exemple, La libre Belgique en version basse vision ! si elle est réellement adapté aux mal-voyants est pour moi de loin une meilleure solution que les sites dit accessibles qui permettent à chacun de trouver plus ou moins son bonheur… le site doit apporter une plus value pour le handicapé que le possède pas l’accessibilité. Je ne connais aucun site quel qu’il soit universel. Les handicaps sont trop variés pour vouloir ou pouvoir y répondre systématiquement.

De plus, est-il nécessaire que l’ensemble des handicapés puissent accéder à un site donné ? Personnellement, je ne pense pas que cela soit toujours nécessaire. Je comprends et suis favorable pour dire qu’il est indispensable que les sites des administrations soient accessibles aux handicapés. Mais un site commercial ? Je n’en suis pas certains. Prenons un exemple concret. Le site ed formations qui propose des formations en pao, graphisme, multimédia et internet (au passage, nous proposons des formations à l’accessibilité… mais soyons honnête nous avons rarement de demande à l’image des autres centres de formations. Nous, nous l’introduisons quand même dans nos formations standards).

Mais revenons sur le site. Combien avons nous de personnes handicapés qui choisissent directement depuis le site leur formation ? Je vous laisse deviner ! Les daltoniens n’osent pas dire qu’ils sont daltoniens… y compris dans des formations photoshop 🙁 Pour organiser une formation à des personnes sourdes et muettes, l’organisation que cela demande est énorme. Les formations que nous proposons ne sont pas prévus pour des handicapés lourds… Pourquoi dans l’absolu vouloir faire un site qu’elle peuvent lire, consulter ? Ce peut-être différent pour ce blog… je le conçois. Mais d’un point de vue strictement marketing cela n’a pas beaucoup d’intérêts. D’ailleurs, même les accrocs de l’accessibilité ont eu beaucoup de mal à répondre à la simple question de Michaël Carpentier : expliquez ce que vous dites à un client pour lui « vendre » l’accessibilité et la conformité aux standards du W3C.

Et comme Michaël Carpentier l’a trouvé lui-même, Les standards Web pour l’entreprise sur Openweb peuvent être un début de réponse… Un certain Sébastien avait également diffusé une traduction partielle des 10 raisons principales pour lesquelles l’accessibilité ne prends pas de Christian Heilmann 🙂 repris également sur le blog accessibilite. C’est toujours d’actualité.
Par contre, Blog Accessibilité et ses Avantages concrets de l’accessibilité ne font pas pencher la balance du bon côté. Ce type d’argumentaire ne tiens pas beaucoup face à une entreprise.

Mais la question que l’on peut se poser également concernant l’accessibilité est : l’accessibilité n’est-elle pas une reprise en main par les services informatique de la création des sites web ? C’était la question sous-jacente de mon billet qui c’est le chef ? où je me demandais de qui devaient dépendre les sites internet. D’ailleurs l’assimilation des règles de création des sites accessible acquises, n’est ce pas le chemin ouvert vers le détournement des balises afin d’améliorer son référencement par exemple ? Deux cours permettent de se former en ligne. Celui pour l’évaluation de l’accessibilité du Web du Support-EAM (Supporting the creation of an eAccessibilityMark) est gratuit, mais pas celui de Temesis que j’ai également suivi 😉

De plus, la loi, qui impose les sites accessibles dans les administration française sera difficilement applicable à l’ensemble de la planète internet… d’autant plus que la plupart des visiteurs de nos sites emploie Internet Explorer et que nous devons bien reconnaître que ce n’est pas le grand amour entre l’accessibilité et le navigateur de Microsoft.
Dernier détail qui me gêne, pourquoi prévoir une mise en page de site particulière si le « premier venu » peut tout modifié car il applique ces feuilles de style ? Que fait-on des graphistes dans les agences ?

En résumé, même si 30 jours sont nécessaires pour rendre un site web plus accessible je suis entièrement d’accord Pour l’accessibilité des sites web publics, maintenant, pas obligatoirement pour le privé (n’est il pas possible pour eux de répondre seulement au 36 critères d’accessibilité qui comptent pour le référencement  ? Mais au fait, comme le note Fred Cavazza De quelle accessibilité doit-on parler ?.
Donc, dans le cadre de l’exposé, c’est à peu près ce que je leur ai dit en complément, tout en sachant que je crée plutôt des sites accessibles maintenant mais que je dois aussi dans mon rôle d’éducateur montrer toute la diversité qui concerne ce mode de développement des sites web.

Mise à jour le 29 nov : J’attendais d’autres réactions avant de répondre à Delphine… mais j’ai bien fait d’attendre car dans son blog, à son tour après avoir laissé un commentaire sur ce blog, elle répond en détail à mon billet… Bien assis confortablement, ce qui ne l’empêche pas de hurler par moments ;-). Ma réponse prochainement.
Mise à jour le 7 déc. : ma réponse sur l’accessibilité aux réponses de Delphine, Sébastien et Aymeric

Parce qu'un Master ne s'obtient pas seul

Je reprends la « devise » du forum des Masters 1 ICD (Information, communication, Documentation) qui permet de postuler aux master spécialité RSIC (Recherches en Sciences de l’Information et de la Communication) et aux masters spécialité SID (Sciences de l’Information et du Document) comme titre de ce billet car cela me semble vrai et j’en profite pour vous faire un rapide tour d’horizon de mes activités dans le cadre des enseignements que je donne à l’IDIST (Information, Documentation, Information scientifique et technique) cette année.

Mon quota d’heure a augmenté en Master 1 professionnel (au détriment entre autres des Licences 3). Généralement, je ne vous parle pas trop de mes activités dans ce niveau d’enseignement, mais cette année, j’ai l’ensemble des étudiants pour deux EC (European Credit ; deux cours en fait). Petit gag, dans le guide des études, je suis mentionné comme Professeur Associé à Temps Plein (à la place de plein devrait se trouver Partiel…).
Mais c’est l’une de ces EC qui fera régulièrement l’actualité pendant ce premier semestre. En effet, je vous livre la description qui en est donné : «Découverte de ce qui se cache sous le terme générique de site Internet : sites en html, XML, en flash, en Php-MySql, sous forme de blog, de CMS, de Wiki, de forums, etc. et quelques notions fondamentales de la création de sites : accessibilité, web sémantique…». Donc, je diffuserai les présentations réalisées par les étudiants (brutes d’utilisation, sans correction) dont voici les grands thèmes :

Je devrais diffuser en général, deux présentations… L’ensemble des étudiants est réparti en deux groupes 🙂 Donc, ce billet sera mis régulièrement à jour jusqu’en décembre en direction d’autres billets afin que vous puissiez vous aussi compléter, analyser et commenter ces productions. J’espère pouvoir mettre en place également des sessions de rapid elearning au sein de ce projet.
Tiens, personne n’a choisit les blogs… Ils m’ont laisser faire l’exposé. On se demande pourquoi ?

Passons au plus grand, les masters 2 IDEMM… Là, rien n’a changé. Enfin, si.

Et pour commencer, une excellente nouvelle pour laquelle je suis ravi… Vous connaissez mon admiration (je ne suis pas le seul sous le charme) pour l’un des papes du rapid elearning, qui a pour cheval de bataille actuel le web 2.0 ? Et bien, oui. Adrien Ferro, en personne donnera des cours aux étudiants d’IDEMM cette année. Je pense qu’ils vont faire des envieux 😉 Merci Adrien d’avoir accepté (au passage, merci pour les compliments sur ce blog dans la lettre Noventura).

Autre nouveauté cette année, ce n’est pas un projet d’année commun, mais plusieurs projets qui devrait voir le jour. Un projet devrait être consacré au référencement. Ce projet fait suite à la conférence organisée en début d’année universitaire par Blog en Nord dont Ed Productions est partenaire. De plus, comme nous le remarquions avec les différents participants hors conférences, aucune école n’est spécialisé en référencement actuellement. Les IDEMM fournissent déjà des référenceurs car justement leur formation qui associe technique et rédaction correspond parfaitement au profil du référencement.
Un autre projet devrait tourner autour de la cartographie et le dernier projet serait plus axés sur les métiers de la médiatisation multimédia… Sans oublier le rapid elearning qui ne sera plus projet d’année mais qui resterait intégré dans l’un des cours.

Mise à jour le 3 nov. : Mise en ligne des exposés sur les Wikis, listes de diffusion, groupes de news et forums
Mise à jour le 8 nov. : Mise en ligne des exposés sur le html, XML, XHtml ; Php-MySQL et de celui sur les CMS et SPIP
Mise à jour le 15 nov. : Mise en ligne de l’exposé sur Flash
Mise à jour le 17 nov. : Mise en ligne vers les exposés sur JavaScript, Ajax et le web 2.0
Mise à jour le 24 nov. : Mise en ligne vers les exposés sur le Pdf, le web sémantique et l’accessibilité

CSS de Eric Meyer

Vous vous intéressez aux CSS ou vous vous intéressez à l’accessibilité ? Vous devez donc connaître Eric Meyer. Pour les autres, Eric Meyer, membre du W3C, est un maître incontesté du design en CSS et auteur de plusieurs livres réputés sur les feuilles de style en cascades.
Justement, fin février, j’ai reçu le livre CSS par Eric Meyer – Donnez plus de place au CSS dans la conception de vos sites Web ! chez Campus Press (ISBN : 2-7440-1834-1), un ouvrage en français. Une référence évidemment que vous devez lire. Seul bémol, c’est Eric Meyer lui-même qui le dit en introduction, si vous n’avez jamais vu ou touché de code CSS ou HTML, cet ouvrage n’est pas pour vous… donc à éviter pour les béotiens.

Mise à jour le 11 aout 06 : Suite à un message de chantal l’hotellier qui recherchait les exemples du livres sur le site de l’auteur, j’ai retrouvé le lien correct. Le site d’Eric Meyer a changé…

Standards du web : théorie et pratique

Le JDN Développeurs (journal du Net Développeurs) à ouvert un dossier sur les Standards du web : théorie et pratique.
On y trouve pêle-mêle des articles comme Plaidoyer pour les standards Web ; Dix raisons d’utiliser XHTML, les CSS et le DOM ; Les apports de XHTML ; Lire et écrire une DTD ; Le Web Sémantique ; Introduction au Document Object Model ainsi que quelques tutoriels pratiques et réponses à des questions…

Arrêtez d'enseigner le HTML en classe !

Suite au court billet dans le blog Alsacréations et aux nombreux commentaires, je me sens terriblement concerné car je dois enseigner « la création de sites et de pages internet »… avec très peu d’heures d’enseignements. Je dois étudier Photoshop, Flash, et Dreamweaver pour la création de sites. Ça, c’est ce qui est prévu. Bref, il me reste environ 8 h de cours pour Dream, la création des sites, les obligations légales, les droits d’auteurs… et parler aussi, car j’en parle, de Html, des CSS, de l’utilisabilité, de l’accessibilité, des standards… Il est vrai que comme je les suis aussi pendant leur projet (grosso modo de décembre à mars), j’ai un peu plus de temps en réalité, ce qui me permet de leur montrer pour certain le site Alsacréations ;-).
Toutefois, je me vois mal expliquer aux étudiants que nous allons programmer directement en code… Ce ne sont pas des informaticiens pur et dur à la base et la plupart d’entre eux ne le seront jamais. Idem sur Flash. Et dans le fond, je me demande, (c’est identique pour les sociétés en formation continue, où comme centre de formations, nous avons des demandes sur Dreamweaver, parfois Golive ou même FrontPage, rarement sur les CSS mais jamais sur le Html, l’adaptabilité, la validation du code), je me demande donc, si cette guerre actuelle n’est pas un faux débat.
Je m’explique… par une histoire d’ancien combattant… Dans le milieu des années 90, les webmasters codaient « à la main ». Puis sont apparus timidement par exemple des logiciels comme Claris HomePage, PageMill puis un peu plus tard SiteMill de chez Adobe. A peu près à cette période-là, j’ai été invité à une conférence sur la création des sites Web. Les conférenciers ne juraient que par le code, le code, le code… Normal, c’était des programmeurs ! Et savez-vous vous ce qu’ils m’ont répondu lorsque je leur ai demandé ce qu’il pensait des programmes « Wysiwyg » et que la majorité du public allait utiliser ces programmes… Non ? Eh bien, ils m’ont répondu que ces programmes n’avaient aucun avenir… Depuis cette décennie, je pense que de nombreux logiciels de création de page, de gestion de sites… ont vu le jour et beaucoup de personnes crées aujourd’hui des sites : beaux, laids, valides, non valides, accessibles ou pas, utiles ou futiles, commerciaux ou associatifs…
Pour l’instant, il est vrai que j’en reste à un usage basique de Dreamweaver… (avec la création des tableaux tout en expliquant les feuilles de style) même si cela vous fait bondir. Je crois remarquer que le marché est encore aujourd’hui dominé par Dreamweaver et autres, que la validation et accessibilité (même si une loi existe) ne sont pas des critères décisifs pour demain (dans le sens futur immédiat)… Ils le seront lorsque des outils tels Dreamweaver, Golive ou d’autres généreront automatiquement ce type de code. Ce jour-là, effectivement, tout le monde se mettra au travail là-dessus de manière naturelle, pendant que les futurs geeks (ce ne devrait plus être vous !) trouveront de nouveaux objectifs qu’ils voudront imposer…
D’ailleurs au niveau du centre de formations, même si la demande est quasi-inexistante, nous avons beaucoup de difficultés pour trouver des formateurs compétents en Html/CSS, en utilisabilité, en accessibilité, en standards… Si certains sont intéressés, ils peuvent me contacter…
De plus, pour en finir avec les étudiants, pour ma part, je pense que je leur donne des pistes. À eux aussi de les explorer.