Un web 2.0 (blog, réseaux et médias sociaux) mal digéré qui donne des renvois – 4

Je ne voudrais pas quitter cette série de billets sur le monde digital, sur le web 2.0, les blog, réseaux et médias sociaux de façon triste, mais plutôt pleine d’espoir …

La bonne digestion du web 2.0, des réseaux et médias sociaux

Le tableau que j’ai dressé de l’état du web 2.0, des réseaux et médias sociaux est très noir Enfin, son état… Non… Son environnement… Il ne faut pas jeter le bébé et l’eau du bain ! web 2.0, des réseaux et médias sociaux sont de merveilleux outils Ceux qui le corrompent, ce sont les marchands du temple.

Mais, je me fais une raison. Je l’ai dit… Il y a eu l’euphorie de l’accouchement, de la jeunesse… Nous étions dans la phrase turbulente de l’adolescence. Nous en arrivons à l’âge adulte… Comme la génération Z ! Bizarre, non ?

Ah, si vous ne connaissez pas la génération Z, je vous conseille « l’excellent » blog qui leur est consacré ;)

En effet, la génération Z à la différence des générations précédentes est une génération « pur digital native« . Je donne souvent l’exemple qu’elle ne connaît même pas le bruit d’un modem !

Et être pur digital native, en opposition au migrant digital que nous sommes tous dans les générations précédentes, cela change tout !

L’image est simple… Prenez un immigré dans notre pays… Pour la plupart des immigrés que vous croisez, vous reconnaissez assez vite sa situation (cela n’a aucun sens péjoratif quand je dis cela… j‘ai été moi-même immigré pendant presque une année en Martinique… et si à la fin de l’année en question, certains me demandait si j’étais béké (un antillais), l’illusion était de courte durée.

Et bien, c’est la même chose entre un natif et un non-natif du numérique… Il y a des choses, des usages que l’on ne peut pas comprendre ou alors au prix d’efforts surhumain quand on est un migrant !

En plus de cela, il y a l’esprit même des jeunes de la génération Z En France, on semble les découvrir avec la dernière enquête (la grande invaZion) de la BNP à leur sujet vis-à-vis de l’entreprise… Enfin, on les découvre par le petit bout de la lorgnette (je vous conseille vraiment la lecture de generation-z.fr).

D’expérience, je peux vous dire que les générations Z ne comprennent absolument pas le raisonnement des génération Y notamment qui veulent gagner du fric pour gagner du fric, qui ne font pas le boulot jusqu’au bout (version Z, le jusqu’au bout va beaucoup plus loin encore que tout ce que vous pouvez imaginer), qui veulent se la péter plus haut qu’ils ne sont et qui ne travaillent pas par plaisir Impensable, tout cela pour eux ! On fait son job parce qu’on l’aime et on le fait bien, ou alors on fait autre chose !

Tiens, le mot plaisir du travail, cela résonne… Se faire plaisir en travaillant, aimer son travail Ce sont des mots qu’avait prononcés Michelle Blanc lors de sa venue à Lille ! Elle n’a pas dû être entendu par ceux qui l’écoutaient à l’époque ;) Elle sera ravie de travailler avec la génération z, j’en suis persuadé ;)

Mais, la génération Z n’est pas le seul facteur qui fait que le web 2.0, les réseaux et médias sociaux vont être enfin digérés correctement ce qui m’évitera de reproduire ce genre d’articles dans les années futures…

Je pourrais évoquer l’évolution de la societé et l’intrégration du web 2.0 d’une façon générale, mais l’autre élément important est l’entreprise elle-même…

Aujourd’hui, les entreprises se posent la question, pour les plus avancée, de savoir et de connaître le réel intérêt d’être présent notamment dans les réseaux et médias sociaux Elles sont en train de regarder les factures… Combien avons-nous dépensé jusqu’ici dans ces foutus réseaux et médias ? Et, de se poser la question en parallèle : combien cela m’a rapporté ! Avec en suspend la question de savoir si les réseaux et médias sociaux doivent rapporter directement ou non de l’argent Rire… J’ai dit plus avant que c’était un état d’esprit que l’on devait avoir ;)

Il sera désormais impossible à une entreprise de virer quelqu’un au profit d’un autre alors que le 1er apportait 1 000 abonnés de plus ici par an, une centaine d’autres là… et le second une centaine sur ici et était à la limite d’en perdre là ! Si, j’ai des exemples… 

Pour les autres, la question ne se pose même plus selon moi… Elles doivent intégrer le web 2.0, les réseaux et médias sociaux au risque de disparaître L’arrivée dans les années à venir de la génération Z donnera le coup de sifflet final à la non-présence dans les réseaux et médias sociaux notamment…

De ce fait, nous allons arriver à une véritable professionnalisation du secteur Reconnaissons-le, le côté spécialistes et experts actuels fait un peu amateur, non ? Ah, évidemment… Les vrais experts ont un coût… y compris dans le domaine de la formation (mais là, cela a toujours été vrai ;) mais les résultats au moins sont là ! On peut les mesurer. 

Replongeons à nouveau pour les plus anciens au début de notre siècle. Vous vous rappelez ce qui se passait pour la création des sites ? C’était le cousin de l’ami de la copine puis les amateurs qui se déclaraient webmaster. Pour finir avec l’appel à de vrais « pros » dans le domaine ! Bon, d’accord, il existe encore quelques « cas » Notamment avec la disparition lente du web au profit du mobile. Mais, bon, je ne suis pas idiot. Je ne crois pas à un monde parfait…

Et bien, maintenant, effectuons la comparaison… Les entreprises sont passées par le cousin de l’ami de la copine qui a mis en place un semblant de stratégie sociale (il avait un compte Facebook, lui, pas le chef d’entreprise). Puis, caractéristique de ces dernières années, c’est l’amateur qui a prédominé (notez l’évolution, il connaît en plus Twitter, au moins de nom, dépose des images comme tout le monde dans Instagram, c’est fait un profil Viadeo – Linkedin pour les plus doués, en plus, s’il connaît Tumblr ou Pinteerest, c’est un as !). En plus, ce n’est pas parce que vous avez pinceaux, couleur et tableau que vous êtes Léonard de Vinci… Ce sont avant tout des outils pour mémoire !

Demain, arrivent sur le marché des personnes qui connaissent des services du web 2.0 que je ne connais probablement pas (ou très peu)qui les utilisent au quotidien en fonction de leurs usages (le « dédain » de la génération Z pour Facebook ne s’explique pas seulement par le discours qui arrange pas mal de monde de la présence des parents… cela correspond à d’autres choses).

Ils ont une vision marketing et communicationnelle innée Inconsciemment, bien souvent chez eux, c’est le résultat qui compte Et ils l’obtiennent ou font tout pour l’obtenir… Ceci devrait contenter les entreprises, à condition, qu’elles savent les accueillir… Mais ça, c’est un autre débat ;)

En attendant qu’ils arrivent, si vous cherchez une personne qui connaît un peu les blogs, les réseaux et médias sociaux, qui possède une certaine vision de l’avenir d’Internet, etc., je vous renvoie à mon précédent billet : conseil, séminaires et formations en présence sur le net et mes autres activités.

En attendant de vous lire, je retourne à mes activités, à ma curation et à la préparation d’un article ou d’un dossier sur les sites de rencontres ! Si, si… Je vous assure… On a eu un jour le malheur lors d’une conférence de me poser la question quelle était la différence entre un site de rencontre et les réseaux sociaux… Je crois que j’ai maintenant la réponse, et même un peu plus ;)

Pour compléter cette série d’articles, quelques liens :

Après les z’ed, au tour des blogs oe dans l’eau et cuisine de mémé Moniq

Le duo qui anime le réseau Oe dans l'eau dont La cuisine de mémé Moniq dans sa tenu de cuistot
Les animatrices d’Oe dans l’eau et de la Cuisine de mémé Moniq

Toujours dans la refonte des sites dont je gère l’organisation technique (dans le cas présent, je réponds juste aux demandes de mes 2 filles), désormais le blog Oe dans l’eau est toujours un multi-sites WordPress mais j’ai supprimé le BuddyPress. j’en ferais de même lors de la mise à jour de Blog en Nord.

Les blogs autour de Oe dans l’eau ont été un peu le déclencheur de ma décision de tout refondre… Certains étaient infestés par de l’injection de codes ;-( Enfin, certaines pages ! Une remise à plat s’imposait ! Compréhensible lorsque l’on sait que le thème de certain blogs n’était plus mis à jour !

Pour la petite histoire, Oe dans l’eau est le blog que mes filles ont créées en 2007 alors que l’une avait 7 ans et l’autre 9. Son apparence et sa structure a été modifié au cours des années ! Il en est de même au niveau des contenus, une partie prenant le pas sur l’autre… Désormais, ce sont des ados 😉 Mais, je vous parle souvent de mes générations Z, donc vous connaissez déjà mes adolescentes 😉

Si BuddyPress est intéressant, il l’est à partir du moment où l’on veut se créer un réseau social au départ des blogs. Personne depuis 3 ans n’a demandé à s’inscrire sur le réseau Oe dans l’eau ou pour créer un blog !! Donc, plutôt que de passer du temps à la mise en place des structures nécessaires à la mise en place du BuddyPress, j’ai simplifié en prenant au passage le .fr pour le site ! Donc, vous avez toujours  accès a :

Il reste quelques détails à terminer… c’est certain. Mais, le principal est en place !

Comme pour la nouvelle mouture de ce site, j’attends vos avis et remarques 🙂

De la cuisine au community management, y'a qu'un pas !

Actuellement, je m’intéresse aux sites de cuisines pour aider mes filles dans leur projet de Mémé Moniq 😉

La première question que cela me pose ; pourquoi cet engouement de la part du grand public pour ces blogs (ils existent encore dans ce secteur), ces sites de photos, de recettes de cuisine…

Je n’ose même pas faire le décompte des sites collaboratifs ou non dans le domaine.

C’est assez amusant à observer cet univers dans le monde du numérique ! On a l’impression que chacun détient la vérité avec sa recette ou son approche de la cuisine ! Au final, le but pour chacun est de montrer qu’il est meilleurs cuisiniers que l’autre… Cela donne l’impression que la plupart des participants est un maître queue !

Et, j’irais même plus loin avec des approches qui mettent parfois en avant le mensonge (je pense à certaines photos ou images de plat soi-disant réalisé) alors que dans la vie de tous les jours, y compris professionnelle, ces personnes sont d’une probité à toutes épreuves.

C’est certainement le domaine sur Internet où il y a le plus de pro-am (professionnels amateurs). Un peu normal après réflexion… si l’on considère qu’au sein de toute familles ont doit faire à manger !

Grattons un peu la surface de ces sites pour nous arrêter sur la blogosphère ! Évidemment, je parie que si je posais la question des raisons pour lesquelles les personnes réalisent leurs sites, j’aurai un maximum de voix pour des choses du genre : c’est pour le plaisir de partager, c’est pour le plaisir d’échanger avec d’autres personnes « fan » de cuisine, etc. Mais, qu’en est-il en réalité ?

Je précise, que pour les filles, elles ont débuté ce projet en voulant apprendre elle-même à faire la cuisine, au travers l’expérience de leur grande mère, et que j’ai toujours considéré que c’était pour elle avant tout un exercice d’apprentissage d’Internet et de la prise de vue photo ou vidéo !Je parle à d’autres endroit de la genèse de la cuisine de Mémé Moniq (voir les liens en page de cette page).

La première réflexion que je me fais souvent est la récupération par les marques de tel ou tel blogs… En échange de quoi ? D’une reconnaissance ou d’une « rémunération » ? À partir de là, où est la crédibilité de ces sites sur leurs volontés annoncées ! Et que l’on ne me dise pas que c’est pour rentrer dans ces frais. Pour moi, c’est toujours une fausse excuse !

Cela rejoint le questionnement de Poupi sur la blogosphère Parisienne.

Poussons le bouchon plus loin, et l’on arrive vite à la vision d’il y a quelques années où l’on voyait des vidéos comme celle d’Annabelle, 26 ans, blogueuse influente. Le monde des blogs n’a pas beaucoup changé depuis 2008, c’est peut-être aussi cela qui amène leur disparition. Les entreprises ont leur part de responsabilité soit dit en passant !

Mais, revenons sur les raisons pour lesquelles les personnes mettent leurs créations ou leurs recettes de famille en ligne… Plongeons au sein d’une maison pour cela. J’imagine bien dans un premier temps, la personne qui chaque jour est félicitée par les personnes à sa table, par ses amis, bref par son entourage immédiat, par ses liens forts, pour ses qualités de cuisinière…

Au départ, sur de ce fait, elle souhaite partager afin de recevoir éventuellement d’autres recette et surtout d’augmenter sa dose de « je suis une bonne cuisinière » et le crier à la face du monde !

Le problème de ces pro-am est la confusion qu’ils font entre la cuisine familiale et la cuisine ! D’un côté on fait à manger à la maison, de l’autre, il y a le 3 étoiles à l’extrême ! Les univers sont différents et rien ne m’exaspère plus que ces cuisiniers du dimanche qui vont bientôt nous faire prendre leur cuisine pour celle d’un étoilé Michelin !

Je ne parle pas des images des plats (ou de ce qui est servi)… car là aussi il y aurait débat mais sur ce qui est indiqué en accompagnement des recettes !

Enfin, j’en arrive à mon titre : De la cuisine au community management, y’a qu’un pas !

Je vois de plus en plus de community management familial !

Évidemment, ils peuvent faire illusion puisque l’entreprise, l’association… ne dispose de rien ! Donc, avec un peu de fans, de j’aime… le coup est joué ! Vous êtes le meilleur community manager du monde ! Vous devenez expert… et lors de certaines manifestations, on vous entends proférer des certitudes avec convictions !

Évidemment, cela peut fonctionner ! La encore, il y a les proches qui n’ont pas toujours compris ce que sont les réseaux et médias sociaux (mais qui sont satisfaits de vos chiffres et qui vous encourage, vous félicite). À toutes fins utiles, je vous renvoie sur l’article de Claude sur l’immaturité numériques des dirigeants d’entreprise.

Oui, les entreprises par l’intermédiaire de leur responsable de communication, de leur responsable marketing… de purs produits « print » qui ont bien compris que les réseaux et médias sociaux sont de la plus haute importance désormais, à la limite ne jurant que par eux, mais qui n’ont toujours pas digéré ce qu’étaient les réseaux et médias sociaux !

 

Ils en parlent, ils veulent les utiliser mais non pas encore compris que l’internaute, la communauté sont des gens humains avant tout et qu’il est nécessaire de respecter ses amis, abonnées, etc. dans les médias sociaux avant de vouloir les convertir en leads, prospects…

À l’opposé, y’a les 3 étoiles du community management (savant mélange entre connaissance des outils, imagination de ce que l’on peut faire, présentations…). Comment le repérer ? Il s’autorise le droit de dire : je me suis trompé, j’ai commis une erreur… On ne l’entend jamais d’un CM familial comme on ne voit jamais une recette ratée sur les sites culinaires. Allez savoir pourquoi !

Pourtant, y’a pas photo entre les uns et les autres et toujours comme pour le domaine culinaire, il est facile de trouver un CM « familial » plus difficile de dénicher le futur 3 étoiles !

Les sites culinaires et les CM familiaux sont souvent la mise en scène d’une culture de l’ego. Fréquemment, vous allez trouver des allusions au « fait maison » par exemple sur les 1er (Pour les seconds, le « moi, je sais » est équivalent… je suis content de me présenter comme un vieux débutant… souvent !)

Mais, fait maison, ça veut dire quoi ?

Je ne parle pas de ceux qui trichent : je diffuse la photo d’une meringue achetée chez le marchand du coin en laissant sous-entendre que je l’ai fabriqué moi-même. C’est très facile dans les sites de partage d’images culinaires… Par contre, ils sont nombreux à tricher ceux qui dans le community management trichent en appliquant les méthodes des autres ou aux idées toutes faite : X nombre de tweet par jour, par semaine, idem pour Facebook… sans parler des heures de publication… bien sûr que c’est mon expérience personnelle qui m’a permis de déduire cela… (j’ajouterai en consultant les infographies que d’autres diffusent !). Un CM selon moi doit être aussi créatif !

Mais revenons au « fait maison » ! Où commence et où se termine le fait maison ?

L’image pour un petit-déjeuner (croissants, confiture et beurre) est autant qualifiée fait maison si cela vient de l’achat de croissants, de confiture et de beurre… ou si l’auteur a fabriqué lui-même ses propres croissants, donner un lien vers la création de sa confiture, etc. ?

Dans les 2 cas, la personne a finalisé la présentation du petit-déjeuner, mais ce n’est pas la même notion de fait maison. On va bientôt devoir indiquer 100 % fait maison, comme 100 % pur jus ! Plus difficile pour un label pour les CM !

J’ai été sensibilité, je dois l’avouer à cette notion du fait maison, à son sens, à sa signification… car l’une des filles rechignait à publier une photo ! Le produit n’était pas fabriqué par nous (c’était possible de le faire) mais avait été acheté chez un commerçant !

On pourrait étendre cette notion du fait maison pour les community manager à ceux qui ont une vision sur l’avenir du community management, qui ont de l’imagination dans leurs démarches (organiser un concours pour avoir des fans n’est pas pour moi une démarche créative bien souvent), qui savent se contenter de ce qu’ils aient et de « faire avec » tout en obtenant des résultats (des vrais, bien entendu). Ceux-là doivent oser, tenter, prendre des risques… et surtout qu’il évite de se protéger par une histoire de « fric » ! On connaît le marché, on connaît les tarifs… alors pourquoi avoir besoin de se justifier par un manque d’argent ? Il ne fallait pas accepter le marché alors !

J’écrivais créatif, je dirais imaginatif pour le community manager… comme un chef 3 étoiles en somme 🙂

écoles et universités sur les réseaux sociaux

Je viens de retrouver une interview sur les attentes des étudiants des écoles et universités sur les réseaux sociaux. Je l’ai effectuée en février pour une étude que réalisait une agence… Comme je n’ai pas eu écho de ce travail, je vous livre ma prose de l’époque.

Depuis combien de temps communiquez-vous sur les réseaux sociaux et sur quels réseaux êtes-vous présent ?

J’utilise réellement les réseaux sociaux depuis l’arrivée de Facebook. Auparavant, j’étais très critique sur ces réseaux (à l’époque de Viaduc) pour moi ce n’était que la mise en relation entre personne sous la forme : les amis de mes amis sont mes amis !

Je suis présent sur de nombreux réseaux, testant les nouveautés mais je suis actif seulement sur les principaux : Facebook, Linkedin… je délaisse Viadeo (trop français, trop commercial…) et pour moi, Twitter ce n’est déjà plus du réseaux social mais du web temps réel !

Qu’attendez-vous de votre présence sur les réseaux sociaux ? Est-elle efficace en termes de communication et marketing ?

Au point de départ, j’étais un simple observateur sur ce qui se passait sur ces réseaux. D’ailleurs, la question fréquente des journalistes il y a quelques années étaient pourquoi vous faites tout cela dans les réseaux et sur votre blog ? Par provocation, je répondais : «je ne sais pas pourquoi je le fais, mais je vois ce que cela me rapporte !»

Actuellement, avec les années… ma réponse est différente et plus étoffée. La première raison est par ce moyen j’établis une présence globale sur Internet ! Je suis visible “partout”. L’autre raison est que ces outils me permettent de proposer du gratuit (indispensable selon le modèle économique du Free). Un élément important de la raison de cet “investissement” dans les réseaux et médias sociaux provient certainement de mon activité en indépendant. En effet, dans cette situation nous avons besoin de contact afin d’éviter d’être seul ! Ces outils assemblés les uns aux autres sont également une solution facile d’organiser sa publicité au jour le jour.

Ce sont en effet des outils marketing de tout premier ordre à condition qu’on les investisse avec discernement et stratégie… aussi bien pour les TPE jusqu’au grandes entreprises, associations… ou les établissement universitaire par exemple.

Au niveau de la communication, même si ces outils permettent l’échange, se sont avant tout pour moi des outils d’informations ! Je ne crois pas aux notions de communautés “virtuelle” ou de fan de marque comme on l’entend souvent évoqué ! L’équipe de foot de Lille, le LOSC possède sa communauté de supporters qui se retrouve sur Internet. La communauté existe à la fois sur et en dehors des réseaux. Par contre, si je prends les 6 000 personnes qui me suivent dans Twitter… je considère que j’ai des lecteurs (comme un journal) avec des personnes qui adhère à ma ligne éditoriale pendant un certain temps plus ou moins long. Depuis l’origine, j’ai vu des personnes me suivre puis me quitter. Moi même, je suis avec attention certaines personnes pendant une période (car nous avons les mêmes intérêts dans l’instant), puis je m’en écarte car nos problématiques deviennent différentes.

Que vous apportent vos blogs dans cette stratégie ?

J’allais écrire ce que m’apportait les blogs tant il est vrai que les blogs on profondément changé depuis leur apparition au début des années 2000. Il est certainement intéressant de revenir sur les raisons de la création de mon premier blog, les z’ed. Il m’apportait à l’époque un moyen de tenir informé les étudiants qui quittaient l’établissement au terme de leurs études sur les évolutions d’internet, de la PAO… à l’époque. Cela me permettait également d’écrire à nouveau (et remplaçait mon activité de rédacteur-journaliste que j’avais quitté 10 ans plus tôt).
Aujourd’hui, contrairement à beaucoup d’expert je ne suis pas certains que les blogs sont toujours aussi indispensable pour s’exprimer sur le net. Des solutions comme le partage de PDF (ISSUU, Scribd), de présentation PowerPoint (SlideShare), d’images (Flickr), de liens (Diigo, Twitter) ou de sites à mi-distance du micro blogging et des blogs (Tumblr) peuvent très bien articulé les uns aux autres et rassemblés dans des réseaux sociaux de type Facebook remplacer les blogs.

D’ailleurs, les blogs désormais se fondent dans les sites Internet. On n’a gardé des blogs à l’origine l’antichronologie de la publication des articles et les commentaires (au passage, ces commentaires désormais sont répartis dans les différents réseaux et médias sociaux).
Contrairement au début des blogs, cela devient l’endroit privilégie des textes de références, c’est à dire des articles que l’on aurait qualifié de trop long près de 10 ans en arrière.

Qu’est-ce qui constitue selon vous une innovation ? Pour vous qu’est-ce qui constituerai une innovation dans le domaine de l’éducation ?

L’innovation est pour moi l’introduction des nouveautés et de changements qui correspondent à changer l’esprit et à un désir de nouveauté.

Dans le domaine de l’éducation le champs des innovation est large ! Il peut prendre l’aspect de l’enseignement à distance (on parler beaucoup de nomadisme désormais), du rôle de l’enseignant (détenteur du savoir ou guide dans l’apprentissage du savoir), par le choix des outils : réseaux et médias sociaux d’un côté, du TBI dans un usage autre que celui de simplement remplacer des ordinateurs en réseaux ou un vieux tableau vert avec lequel on écrit à la craie, par des formations modulaires, par des enseignement en relation avec l’extérieur (par exemple, le cours avec Twitter comme support de prise de notes), la prise en compte des travaux des élèves et étudiants sur leurs blogs et autres réseaux (médias) sociaux, etc.

Je ne saurais pas choisir une innovation dans le domaine de l’éducation, mais plusieurs dans une version utopique actuellement : le droit pour les élèves d’utiliser leur téléphone portable en cours (d’ailleurs dans quelques années, y aura t-il encore beaucoup de constructeurs de calculettes), permettre le copier-coller (à condition d’indiquer les sources), équiper les élèves dès l’école primaire de tablettes qui seraient chargé de l’ensemble des livres scolaires, que les cours soient enregistrés en vidéo ou/et via un TBI et remis en ligne pour les apprenants et que les enseignants soit présents dans les réseaux sociaux et “amis” avec leurs élèves afin de leur apporter une aide, un soutien en dehors des heures de présence en cours.

Est-ce que l’innovation est importante pour vous ?

Je pense que vous avez déjà la réponse à cette question ! Oui, pour moi elle est indispensable dans cette période de transformation de la société.

Mettez-vous en place une veille pour être vous-même source d’innovation ?

Continuellement. La veille dans notre monde actuel est à la base de tout. J’ai commencé à veilleur avant l’apparition des blogs. Certainement des relents de journalisme !
Sans cette veille perpétuelle, nous ne pouvons voir les possibilités qui s’offrent à nous. D’ailleurs, c’est l’un des soucis pour les enseignants qui doivent à la fois veiller sur les outils qui apparaissent afin de pouvoir les utiliser en cas de besoin. Sans la connaissance de l’existence de ces outils, impossible de préparer un enseignement permettant l’emploi de ces innovations par exemple.

D’ailleurs, au cours l’année qui vient de s’écouler est apparu un nouveau concept sur internet (qui souvent est assuré par les “influenceurs”) : la curation. Les curateurs cherchent l’information, scrute l’innovation, l’analyse et renvoie l’information enrichie et spécifique dans le domaine pour lequel il intervient.

Percevez-vous des freins à l’innovation ?

Que ce soit dans l’enseignement ou dans d’autres secteurs, les freins à l’adoption de l’innovation des médias sociaux est relativement similaire. Une carte résumé bien les freins.

Dans le secteur de l’enseignement universitaire, un facteur supplémentaire empêche le développement de cette innovation : les laboratoires de recherche et leur manque de transparence.

Vers quels publics communiquez-vous au travers des réseaux sociaux ?

Pour répondre à cette question, j’aurai tendance à écrire que je n’échange pas avec le même public lorsque je travaille pour le compte Twitter @tweetennord que lorsque j’écris dans @Blogennord ou sur @erdelcroix. Pourtant, ce sont 3 comptes Twitter qui m’appartiennent. Seulement, pour chacun de ces comptes, une stratégie et des raison d’être différentes ont été mise en place, pour chacun d’eux une ligne éditoriale est définie.

Il en est de même pour la page de l’UFR que je dirige dans Facebook. La première réflexion était à qui devions nous adresser ! Les anciens, les étudiants actuels, les futurs étudiants, les entreprises gravitant autour de notre secteur… devions nous prendre la place de l’association des étudiants, quel ton, quel type d’informations…

À chaque support son usage. C’est d’ailleurs un préalable… quel support utiliser et pourquoi faire !

Quelles sont, selon vous, les innovations de ces prochaines années sur les réseaux sociaux ?

Je n’aime pas jouer au prospectiviste en matière d’évolution d’Internet en général et des réseaux sociaux en particulier. En effet, de trop nombreux facteurs peuvent intervenir pour cette vision à plus ou moins long terme.

Si l’on peut être certain de la disparition des disques durs dans les ordinateurs (d’ailleurs, l’ordinateur ne disparaîtra t-il pas au dépend des tablettes ?) qu’en est-il de la reconnaissance faciale dans Google, est ce que toutes surface ne deviendra t-elle pas un écran… Une seule de ces évolutions transformera notre usage d’Internet et des réseaux.

Et puis, il y a l’émergence de la vidéo. Il devient possible de créer des émissions de TV en liaison avec Twitter, Facebook, un chat en ligne… comme avec Ustream.tv. Ce type d’émission que toute personne pourra créer ne deviendra t-il pas le blog de demain ? Une manière d’enseigner dans ces réseaux sociaux ?

D’autres aspects sont à prendre en compte, à surveille attentivement dans le domaine de l’innovation des médias sociaux. La géolocation et le nomadisme à l’aide des smartphones et des tablettes modifiera à coup sûr nos usages. On commence déjà à le percevoir par exemple dans les services de partage d’images.

Enseignement supérieur – entreprises privées, quelles différences dans la communication sur les réseaux sociaux selon vous ?

Je vais peut-être surprendre mais pour moi il n’y a pas beaucoup de différences. La plus importante est peut-être l’absence de la connaissance et d’utilisation de la communication de la part du monde de l’enseignement ! Jusqu’ici l’enseignement supérieur se consacrait à former, éduquer… mais jamais curieusement à ne communiquer.

Qu’est-ce qui constitue selon vous l’équipe optimale pour qu’une université ou une école communique sur les réseaux sociaux/le web ?

Avant de parler d’une équipe idéale, je pense qu’il est bon de rappeler qu’il nécessaire avant toute chose qu’une volonté de la direction de l’établissement est nécessaire. L’instauration d’une présence sur les réseaux sociaux entraîne des transformations de toutes formes au sein du système d’information, transforme les notions de pouvoir des uns et des autres… et qu’elle prenne l’engagement de communiquer dans la transparence, sous la forme d’un dialogue et donc, être prête également à devoir “répondre” de ces décisions…

Le second facteur important dans la mise en place de cette équipe : le choix des objectifs… La réponse au pourquoi aller sur ses réseaux ? Pour permettre de créer une “communauté” des étudiants (faciliter les rapports des étudiants entre eux) ? Pour permettre aux étudiants d’améliorer leur relation avec l’administration et les équipes enseignantes ? Pour jouer sur “l’image de marque” de l’établissement ? Pour recruter de nouveaux étudiants ?

Si je prend un cas concret que je connais, une cellule de réflexion a été mise en place pour étudier la possibilité de s’installer sur les réseaux. Ceci a abouti à des demi-mesures : une présence sans véritable politique éditoriale et sans véritable prise en compte des avantages des réseaux sociaux. La communication envisagée restait institutionnelle et exclusivement institutionnelle. Les peurs (la réaction des enseignants, les dérives de la part des étudiants…) étant le prétexte un mettre en place une solution bancale qui permettait une présence sur les réseaux. Plusieurs personnes sont “responsables des contenus” mais personne n’est responsable, les uns et les autres se rejetant la responsabilité.

Résultat, plusieurs Pages pour différents services de l’établissement sont en lignes sans aucune corrélations et sans harmonies les unes avec les autres, les unes ignorant les autres.
J’avais proposé en préalable à la mise en place de cette présence de faire remonter par les différentes composantes de l’établissement les présences cachées (sans décision claire, les enseignants, les étudiants… crée une présence à la place de l’établissement mais réservée à quelques initiés) ou visibles afin de faire un état des lieux.

De là, il aurait été possible de confier à un stratégic community manager la structuration de cette présence et en fonction du choix de la direction de développer le choix des outils à employer, les intervenants, les lignes éditoriales…

Ensuite, la main serait donné à un ou des community managers… Le service communication de l’établissement est concernée, la bibliothèque ou/et le services culturels, sportifs associés à l’établissement… et pourquoi pas les ressources humaines. La question que l’on peut déjà se poser est le community management est un métier en tant que tel ou une fonction dans d’autres métiers ?

Il est important dans un établissement d’enseignement d’évoquer l’impact qu’aura la présence sur les réseaux sociaux au niveau des apprenants. En effet, si la présence dans ces réseaux de l’établissement pour la “communication institutionnelle” (qu’est ce que veut encore dire communication institutionnelle dans ces réseaux) parait évidente, au fil du temps, et avec l’arrivée prochaine de la génération Z (pour l’instant ce sont encore des étudiants de la génération Y qui viennent en cours), les étudiants ne comprendront pas que les enseignants dans le cadre des cours n’utilisent pas eux aussi les réseaux et médias sociaux !

À votre avis, quels sont les défis que devront relever la communication dans l’enseignement supérieur ces prochaines années ?

Le défis le plus important est certainement de trouver les moyens de combler le fossé entre les pratiques des enseignants et des jeunes qui ont désormais un usage naturel des réseaux sociaux. Ce même fossé qui existe entre la direction des établissement et ces mêmes jeunes (y compris les jeunes enseignants). Et, seule un changement profond dans la manière de considérer les réseaux et médias sociaux de la part de l’équipe dirigeante sera la clef du succès. Et surtout qu’ils ne disent pas à leur chargés de communication : «Vous avez trop d’avance… 3 ans, 5 ans…» mais au contraire, qu’ils prennent 3 ans, 5 ans d’avance ! Au direction à être visionnaire ! Gouverner c’est prévoir, non ?

comment les blogueurs se sont professionnalisés ?

De nouveau, mes réponses à une étudiante qui a comme problématique : Comment les blogueurs parisiens se sont professionnalisés ? J’ai notifié à l’intéressée que je n’étais pas de Paris, mais elle a insisté, car « Peu importe que vous soyez parisien ou non, c’est surtout sur la professionnalisation des blogs« … Voici donc mes réponses 😉

Pourriez-vous tout d’abord vous présenter en quelques phrases ?

Je suis en profession libérale depuis 1988 et je blogue depuis septembre 2004 sur les z’ed. J’ai rapidement utilisé les blogs dans le cadre des enseignements que je donnais à l’Université et travaillé avec les étudiants dans des blogs. Depuis, je suis considéré comme un expert des réseaux et des médias sociaux, de l’identité numérique et je suis consultant en communication on-line et stratégie de community management.

Quand et qu’est-ce qui vous a incité à créer votre blog ?

J’ai créé mon 1er blog en 2004. La raison était simple et répondait à un double constat. Mes étudiants de l’époque souhaitaient pouvoir suivre mes positions et mes découvertes une fois quitté l’Université. D’un autre côté, je souhaitais partager une partie de ma veille. Un autre facteur m’a également incité à tenir à blog, l’envie de nouveau d’écrire (j’ai travaillé pour plusieurs journaux informatiques comme rédacteur dans les années 80). Ce n’est que par la suite que j’ai mêlé des avantages professionnels pour les blogs, et ainsi créé plusieurs blogs selon mes activités.

Celui-ci est-il un loisir ou vous constitue-il un vrai travail à temps plein ?

Je pourrais dire que parfois l’animation de mes blogs me fait une bouffée d’air dans le monde du travail. Toutefois, désormais, je considère mes blogs comme des outils de travail avant tout. Il est difficile de considérer les blogs comme un loisir, à partir du moment où vous avez 1 500 visiteurs uniques par jour (la fréquentation des z’ed à une époque) ou lorsque vous devez modérer des commentaires en direct les soirs de vote pour ou contre le déblocage d’une fac !
Toutefois, ce n’est pas un vrai travail à temps plein… Désormais, j’ai mes blogs, les réseaux et médias sociaux à animer, l’écriture des livres, le community management d’un UFR et du salon VAD e-commerce, les séminaires que j’anime en entreprise, la participation ou l’organisation de conférences… bref, les blogs ne sont qu’une partie de ma vie professionnelle et n’ont toujours été qu’une partie de ma vie pro.

S’il vous constitue un vrai travail à temps plein, comment vous êtes-vous professionnalisé ?

Si l’on entend par professionnaliser : gagner sa vie grâce aux blogs… je pourrais répondre que oui, je suis un professionnel ! Mais pas par les pubs sur mes blogs (aucun de mes blogs aujourd’hui n’affiche de publicité et je ne pratique pas les « RP 2.0 », c’est-à-dire que c’est très rare que j’écrive des billets suite à l’appel d’une agence ou d’une invitation !) En fait, les blogs m’ont permis d’avoir une première présence sur Internet !

Le buzz s’est fait au fil du temps sur mes positions, mes réactions et les contenus que je proposais. Il s’est forgé une image d’Eric Delcroix et de ses domaines d’expertises, aujourd’hui complétée par ma présence dans Facebook, Twitter, Linkedin, Tumblr, Scribd, Pinterest, SlideShare

Comme je disais au début du blog aux journalistes qui m’interviewaient : Pourquoi j’y suis… Je n’en sais rien, mais je vois ce que cela me rapporte ! C’est un peu une forme du modèle économique du free à mon échelle ! Je donne dans les médias sociaux y compris les blogs et je vends ensuite !

Quelles sont selon vous les grandes tendances actuelles du marché des « bons plans parisiens » ?

C’est un marché que je ne connais absolument pas étant en Province et n’ayant pas grand chose à faire des bons plans parisiens ! Il est peut-être intéressant de noter que cette notion des « bons plans » me semble plus difficile à mettre en place en Province. Une expérience de ce type vient de voir le jour à Lille… J’attends les résultats !
Les « bons plans » régionaux me semblent passer plus facilement sur les réseaux sociaux et Twitter que par les blogs !

Comment procédez-vous pour chercher des astuces et bons plans ?

Une recherche via Google, une demande aux « amis virtuels », le bouche à oreille IRL…

Est-ce que l’arrivée des réseaux sociaux a changé quelque chose pour votre blog ?

oui… L’arrivée des réseaux sociaux à complètement transformer l’esprit et le contenu des blogs. Lors du dernier Open Coffee Lillois dans lequel nous débattions des blogs collaboratifs, une question est restée sans réponse : est ce que le mur de Facebook n’est pas un blog ? Non, car nous ne sommes pas les propriétaires « exclusifs » du contenu répondront certains, mais en dehors de cela ! Facebook n’est-il pas le blog des années 2010 ?
D’ailleurs, que reste t-il de la blogosphère des années 04-05 ? Nous ne devons plus être très nombreux. Ce n’est pas un hasard si en 2006, je titrais : les blogs sont morts, vive les blogs. Replongeons nous quelques années en arrière. On vantait alors les qualités des blogs d’entreprise par ses aspects : fidélisation, marketing viral et interaction, communication, etc. Les réseaux et médias sociaux font la même chose ! les blogs ont dû évoluer…

Plus d’articles courts de présentation d’une page que l’on vient de découvrir, une dilution et un transfert des commentaires ou des réactions aux billets de blog dans les réseaux sociaux et au final, un appauvrissement du contenu de la blogosphère avec une course en avant pour être le 1er à publier l’info (généralement une information « pompée » ailleurs), avoir le plus grand nombre de contenu possible (l’émergence des blogs collaboratifs actuels), les blogs exclusivement ou presque remplis de tests de produits sur des invitations RP…

À ce sujet, je me rappelle une époque pas si lointaine où les annonceurs considérés que les blogs devenaient intéressants pour leur communication à partir de 700 visiteurs uniques/jour ! Désormais, il me semble que pour beaucoup de marque, l’utilisation des blogueurs n’est qu’un moyen pour occuper la place dans les moteurs de recherche et obtenir à peu de frais (l’envoie de produits) pour produire du Backlink sans s’occuper du nombre de visiteurs !

Mais arrêtons de dresser un tableau noir des blogs (bien que, un journaliste en début d’année me demandait quels étaient les « blogs importants » de la région et que j’étais bien incapable de lui répondre ! En dehors des blogs d’entrepreneurs, de marketing ou de spécialistes d’Internet, il n’existe quasiment plus de blogs. Il suffit de voir la population qui vient aux apéros Blog en Nord pour s’en apercevoir !) Si, il reste une catégorie de blogs dont personne ne veut parler… les blogs de sexe ! Pour combien de temps encore.

Il existe encore quelques vrais blogs… Mon lecteur de flux RSS en est plein 🙂 Mais, les articles sont beaucoup plus long que la hauteur d’écran qui était préconisé au début du blog, on trouve plus d’article de fond, d’articles travaillés, avec un contenu qui apporte une réflexion beaucoup plus importante…

Et puis, je posais la question de Facebook en début de réponse, mais est ce que les blogs ne sont pas devenus des sites à part entière… sans l’utilisation « blog » proprement dite, c’est-à-dire des sites utilisés pour diffuser une information. Il faudrait peut-être un jour se pencher sur : qu’est ce qu’un blog en 2012. Je connais les caractéristiques des blogs au milieu des années 2000, mais je n’ai aucune idée de ce qu’ils sont dans les années 2010…

Quelles sont selon vous les clés de la réussite de votre blog ?

Je dois reconnaître que je suis arrivé au bon moment et cela doit avoir une influence. Les autres clés de sa réussite : des choix éditoriaux dès le départ (je savais ce dont je m’autorisais à parler, à publier, à commenter), le ton employé et le parlé vrai et les commentaires laissés sur d’autres blogs (je regrette amèrement la disparition des rétroliens que l’on mettait en place pour indiquer sur un autre blog le billet en relation avec un article !), l’adaptation du contenu du blog aux conditions d’utilisation d’Internet (qui indique encore aujourd’hui le poids d’un fichier à télécharger pour cause de mode 58 K ?, qui se refuse de publier une vidéo ?) et enfin, la régularité de publication dans le passé.

Comment est-ce que vous développez la visibilité de votre blog aujourd’hui ?

À vrai dire, je ne cherche plus beaucoup à développer la visibilité de mes blogs… Je les laisse vivre, sans me soucier plus que cela du référencement. Par habitude, pour certains, des pings sont envoyés lors de la création des articles vers les moteurs, j’utilise également les réseaux et médias sociaux pour faire le relais.

Quelle est votre moyenne de visiteurs par jour ?

Actuellement, les z’ed tourne avec 400 à 500 visiteurs uniques par jour sur le blog en général et des pics à près de 2000 de temps à autres et un gros millier d’abonnés au flux RSS (le flux RSS contient les contenus complets des billets).

Quels autres supports utilisez-vous pour diffuser vos articles ?

Mes article de blog : le flux RSS. Mes autres articles et informations par les médias sociaux, des livres blancs …

Quelles sont vos perspectives d’avenir ?

Pour le blog ? je ne sais pas. Il reste pour moi l’un des moyens de faire le point sur un sujet, une possibilité de pousser un coup de gueule quand je le souhaite… donc, il devrait rester le complément naturel de ma présence dans les autres médias sociaux… surtout depuis la mise hors ligne du site ed-productions (pour cause de virus). Il peut également mettre utile pour mettre en avant certaines activités professionnelles…

Peut-être qu’il reprendra une autre importance, quand je serai à la retraite (dans une dizaine d’années 😉 Peut-être qu’il prendra une autre direction selon mes activités professionnelles, peut-être que je le fermerais si le rapport intérêt personnel – rapport financier ne correspond plus à mes attentes, si il ne s’intègre plus dans la stratégie de présence sur Internet ou encore si mon chemin professionnel vient à évoluer différemment.

 

Apéro Blog en nord, Community Manager, référenceurs à Lille

Après l’Open Coffee mensuel, en juin, se déroulera un apéro Blog en Nord sera le jeudi 16 juin à partir de 19 h au 1er étage de chez Morel, 31 Place Théâtre à Lille.

Fidèle à notre habitude, les apéros Blog en Nord sont des soirées networking dans un contexte ouvert et détendu, lieu de rencontre des acteurs TIC du Nord de la France et de Belgique, au sens large du terme : professionnels et pro-am, geeks ou non, amateurs ou avertis, débutant ou confirmé…

Bienvenue aux blogueurs, référenceurs, community managers, curators,  fans des réseaux sociaux (Facebook, Twitter…), utilisateurs de médias sociaux…

Même si comme vous le savez l’événement est gratuit (juste une consommation à prendre au bar), merci de vous inscrire soit en laissant un message en commentaire, sur Facebook ou sur Viadeo.

Petite nouveauté, nous allons essayer pour ceux qui le souhaitent d’organiser des tables/débats… mais en même temps, d’allier le « réseautage » en passant d’un groupe à l’autre 😉

Toutes vos idées de sujet pour les tables sont les bienvenues… aussi, vous pouvez proposer vos idées dans ce billet, sur Blog en Nord, celui de Renaud, sur Facebook ou encore Viadeo 🙂

On vous attend nombreux et n’oubliez pas de relayer l’information 😉

L’apéro Blog en Nord est co-organisé avec les référenceurs du Nord et cet apéro a les labels SEO CAMP et Yulbiz.

Et n’oubliez pas l’Open Coffee de ce mercredi 😉

des blogs pour les Restos du Coeur

Les restaurants du coeur
Logo des restaurants du coeur

Les 4 et 5 mars, les Restos du Cœur organisent leur collecte annuelle pour offrir des repas aux plus démunis, dans les hypermarchés et supermarchés Français. C’est le même rituel, malheureusement, depuis 25 ans (un quart de siècle).

1 billet de blog = 10 repas offerts
1 billet de blog = 10 repas offerts

Si vous possédez un blog, vous pouvez vous impliquer cette année encore. Pour chaque billet publié sur les Restos du Cœur, Danone et Carrefour s’engagent à offrir 10 repas aux Restos du Cœur. L’an dernier, cette mobilisation des blogueurs avaient permis d’offrir 16 675 repas.

Par la suite, du 16 au 22 mars, pour 4 produits Danone en promotion achetés  chez Carrefour et Carrefour Market, 1 repas sera offert aux Restos du Cœur.

Un kit restos du coeur est disponible sur Les pieds sur terre (un blog Danone). Ce kit comprend :

  • Un dossier avec des bannières et des boutons
  • Les présentation des partenaires
    • La lettre_de_Danone
    • La lettre_de_Carrefour
    • Les Restos en chiffres
    • Danone et Carrefour pour les Restos
  • Les logos
    • Carrefour
    • Danone
    • Les Restos du Coeur
  • Les moyens de d’inclure la vidéo d’Olivier Berthe aux Blogueurs que voici 🙂


Collecte 2011 les Restos du Coeur : Mobilisez-vous
envoyé par lespiedssurterre. – L’info internationale vidéo.

Vous pouvez également trouver l’application pour créer votre badge « Je contribue à la collecte » pour soutenir l’action des Restos du Cœur et diffuser leurs besoins.

Au fait, merci à Christian Amauger qui depuis le Canada m’a alerté sur cette possibilité d’aider les Restos du coeur 😉

En prime, voici le clip officiel des Enfoirés 2011 : On ne demande pas la lune

Portrait annuel de la blogosphère par Technorati

Cet article a été préalablement publié sur le site rezopointzero.

Comme chaque année depuis 2004, Technorati propose sa radiographie de la blogosphère nord-américaine (Au passage, la nouvelle présentation du site et la nouvelle méthode de classement va-t-elle redonner son lustre d’antan à Technorati ?).

À la lecture de ce rapport, on remarque l’influence des blogues notamment dans les sujets économiques et politiques. Faits nouveaux, de plus en plus de blogueurs ont un lien étroit avec un média « classique » (1/3 des blogueurs ont contribué à ces médias) et Twitter est le premier support de promotion des blogues. Plus le blogueur atteint un niveau professionnel, plus il exploite le microblogging.

À noter qu’un chapitre est consacré à Twitter (normal, avec l’arrivée de Twittorati.com).

On peut dégager quelques points importants du rapport :

  • Un tiers des blogues est tenu par une femme
  • 60 % des blogueurs ont entre 18 et 44 ans
  • La majorité d’entre eux ont reçu une éducation supérieure
  • 75 % ont un diplôme collégial
  • Plus de la moitié des blogueurs sont mariés et plus de la moitié sont parents
  • La moitié travaillent à temps plein, mais ce n’est le cas que pour les trois quarts des blogueurs professionnels
  • 86 % bloguent depuis au moins un an
  • Près de la moitié des répondants possédaient déjà un blogue avant celui qu’ils alimentent actuellement.
  • 72 % des blogueurs sont des amateurs qui écrivent pour le plaisir.
  • 10 % des blogueurs professionnels bloguent plus de 40 heures par semaine.
  • 17 % des blogueurs interrogés vivent de leur blogging.
  • 73 % des répondants utilisent Twitter, avec un compte public, sans que cela ait un impact.

Au premier coup d’oeil, la proportion de blogueurs affirmant vivre de leur blogue nous apparaît un peu forte. En consultant le rapport de l’an dernier, elle serait passée de 2% à 17% en un an, ce qui est peu probable. À moins que des milliers d’adeptes de la simplicité volontaire n’aient envahi depuis la blogosphère.