sondage : les profs encore absents…

Les semaines se suivent mais ne se ressemblent pas ! Si la semaine précédent le sondage Prof, quels outils en 2011 ? près de 200 personnes s’était exprimées sur le sujet Netvibes, Pealtrees, Symbaloo, si cette semaine après moins de 24 h de présence en ligne le sondage récolte déjà dans les 80 votes et des commentaires dans Twitter…, le score de la semaine écoulé est peu glorieux : 30 votes !

Le commentaire dans le billet d’annonce du sondage de Pierre (question, êtes vous un enseignant Pierre ?) m’a fait réagir en ligne…  il posait la question : «Comment peut-on publier un sondage avec 30 sondés ? Il ne peut avoir aucune valeur !».

Effectivement, difficile dans ces conditions de tirer des conclusions sur les outils que doivent employer les enseignants en 2011. Enfin, presque… Car pour ma part, ce qui me surprend c’est le manque de participants aux événements ou aux animations concernant l’enseignement en France et aussi à ce sondage.

Je crois pouvoir dire sans me tromper que le seul événement que j’ai organisé avec Blog en Nord qui fut un réel échec était celui sur l’usage des blogs dans l’enseignement des langues ! Nous étions 4 ou 5 à l’époque ! Je pense que l’on me dira que je devais être trop en avance déjà en 2006 !

Là, c’est un sondage où personne ne répond. En comparaison, et ce qui m’avait inspiré ce sondage, c’est ce top 100 :  The Top 100 Tools for Learning 2011 List qui existe depuis 2007 ! Non, non… ce n’est pas Américain… pas besoin d’aller si loin. C’est seulement en Grande-Bretagne de l’autre côté de la Manche ! Cela voudrait-il dire que les Francophones sont les « mauvais » enseignants de la classe ? Oui, je sais, je suis provocateur !

Mais, à la réflexion, à Ludovia, qui sont les enseignants présents ? Les mêmes qui animent le web de leurs contributions, ceux qui prêchent «la bonne parole»… Mais où sont les enseignants qui voudraient bien mais qui ne savent pas ? Où sont les enseignants qui disent : «non, je ne veux pas me servir de ces outils» afin qu’un débat s’instaure (je pensais que j’aurais au moins reçu un message quelque part de ce type) ?  Où sont les parents ? Où sont les syndicats ? Où êtes-vous tous puisque l’on ne vous rencontre jamais ?

Cela me donne parfois l’impression que le personnel de l’enseignement aime vivre sa vie pépère… J’vais encore faire de la provoc. mais une vie dans le genre : on me demande de faire mes cours. Ok, j’fais mon cours… mais faut pas m’en demander plus. Je fais ce qui est dit au programme. De toute façon, moi j’ai appris comme cela, donc, les élèves doivent apprendre comme ca également. J’vois pas pourquoi je changerai quelque chose qui marchait avec moi ! Ça doit bien fonctionner avec les autres (sous entendu les élèves et étudiants) ! Pourquoi changer. Bon d’accord, on nous enquiquine avec Internet, donc, de temps à autre je profite de ce que font les « bargots » (traduction ceux qui sont trop en avance) pour leur piquer une idée que j’applique dans mon cours… Ils ont déjà fait mon travail de préparation… j’ai plus qu’à « recopier ». Albert… Zéro… Tu as triché pendant ton devoir sur le voisin ! J’applique aux autres ce que je n’applique pas à moi-même ! etc.

J’en reste là pour ma p’tite colère du moment sur le manque d’implication, selon moi, de la part des enseignants qui pourtant sont en contact direct avec des élèves et des étudiants qui utilisent tous ces outils presque naturellement !

D’ailleurs, il est assez symptomatique de voir le buzz qu’a pu faire l’image pour un débat sur l’enseignement en version 1 et version 2 (floutée) sur Twitter notamment. Mais, encore une fois je n’ai pas l’impression que ce sont les enseignants (hormis ceux qui sont trop en avance) qui ont participé au débat. C’était plutôt un débat de génération entre les « vieux » et les « jeunes », mais en rien un débat sur l’enseignement. Surprenant, non ?

Donc, en résumé où sont les enseignants sur ces problématiques qui les concernent directement…

Enfin, bon, c’est pas moi qui peut y changer quelque chose ! En attendant, voici donc les résultats de l’enquête qui sont inexploitables !

 

Reprenons des valeurs sûres pour le sondage de cette semaine, avec l’annonce prévue demain de l’arrivé d’un mail Facebook. Alors Facebook, killer de Gmail ? ou autrement dit seriez vous prêt à passer de Gmail à Facebook ?

Sinon pour l’organisation de ces sondages du dimanche, j‘ai toujours besoin de vous pour m’aider en suggérant ou en commentant les idées de futur sondages dans Quel sondage du dimanche sur les Z’ed ?

Vous pouvez retrouvez les derniers sondages réalisés sur les z’ed : sondage du dimanche z’ed.

0 comments for “sondage : les profs encore absents…

  1. 15 novembre 2010 at 0 h 02 min

    Snif, le pire c’est que je pense que tu as raison. Il y a ceux qui veulent se bouger, qui pensent leur pédagogie, qui se remettent en question… puis il y a ceux qui font leur métier pour manger, simplement. Ou parce qu’on leur a dit de faire ça.

    Cependant, faudrait pas en rester sur ce constat. C’est en parlant de ceux qui se bougent, qui font avancer les choses dans le bon sens (dans celui des élèves et de leurs apprentissages) qu’on en entraînera un ou deux, ou dix, ou cent…
    Je suis bien pessimiste aussi sur la nature des enseignants, mais les quelques perles que j’ai rencontrées durant ma carrière d’élève ou d’instit me suffisent à croire encore au changement ! 🙂

  2. 15 novembre 2010 at 0 h 02 min

    Snif, le pire c’est que je pense que tu as raison. Il y a ceux qui veulent se bouger, qui pensent leur pédagogie, qui se remettent en question… puis il y a ceux qui font leur métier pour manger, simplement. Ou parce qu’on leur a dit de faire ça.

    Cependant, faudrait pas en rester sur ce constat. C’est en parlant de ceux qui se bougent, qui font avancer les choses dans le bon sens (dans celui des élèves et de leurs apprentissages) qu’on en entraînera un ou deux, ou dix, ou cent…
    Je suis bien pessimiste aussi sur la nature des enseignants, mais les quelques perles que j’ai rencontrées durant ma carrière d’élève ou d’instit me suffisent à croire encore au changement ! 🙂

  3. 15 novembre 2010 at 5 h 07 min

    Hé Eric, calme tes ardeurs, ta colère est saine et juste, je répète ; ta colère est saine et juste.

    Toutefois, ton site est rempli de sondages, aucune interview. Tu diffuses ceux-ci avec twitter, t’es-tu demandé combien de temps celà prenait à un enseignant d’adopter twitter ? Moi je dis ça, en bon ergonome et conseiller en architecture éditoriale, et stratège de communautés : mais aussi ancien enseignant et accessoirement compagnon d’enseignante, et je peux te dire, pour avoir évoqué exactement ce sujet il y a 2 jours à peine, que tu es loin des réalités. Je parle de réalités, pas de morale, pas d’espoir, je parle de réalités. Moi aussi j’adore tous ces enseignants geek qui s’éclatent à coder de petits et grands outils, à faire des barcamps thématiques, à se coucher à se disant que la licence open-source octroyée à leur dernière réalisation est profondément éthique. Mais la réalité de beaucoup d’enseignants, c’est qu’ils ont 1 ordinateur pour 3 élèves, que les administrateurs réseaux dans les écoles défavorisés sont inexistants, que les liens avec les assos qui recyclent de bons vieux PC sont inxesistants, qu’au-delà des TIC, ce sont des choses bien plus terre-à-terre sur lesquelles les enseignants sont jugés, et valorisés (est-il nécessaire de te rappeler qu’eux aussi ont besoin de valorisation pour avancer, comme leurs élèves ?), des choses terre à terre sur lesquelles leurs journées sont fondées, leur carrière, leur vocation même, j’ose le mot. Sur le papier beaucoup trouvent ça très intéressant, maintenant explique-moi comment tu mets en place un projet pédagogique en classe de primaire avec les superbes TIC que tu proposes quand tu n’es pas sûr qu’un matériel va marcher demain ? Ou que tu cumules trois postes en vacation dans la semaine dans trois écoles différentes ?

    Tu souffres, éric, du même syndrôme que tu dénonces : le nez dans le plat, tu n’as pas l’air de te rendre compte que la réalité du quotidien préoccupe bien plus le générique du téléfilm qu’on pourrait s’attendre à voir jouer. Tu es à fond dans les TIC, et j’adore ça parce que je crois aux même valeurs de l’outil bien fabriqué que toi : alors si tu veux faire un vrai sondage de terrain et pas un sondage de théoricien, demande à tous tes visiteurs et tous tes non-visiteurs « qui connaît le mot et l’objectif » de (je cite) : wordpress, twitter, mindmapping, delicious… et là je subodorre que tu vas tomber d’assez haut. Du jargon, de la mélasse, c’est tout. Conseil de classe suivant.

    Je vais te raconter une bonne chose : apparemment, si j’ai bien suivi, tu enseignes dans le nord. Ca tombe bien, moi aussi j’ai enseigné dans le nord, à 20 minutes de Lille, je te donnerai la localité précise en privé si tu veux. J’ai connu un proviseur là-bas qui a trouvé génial que je crée un intranet pour mes élèves de terminale, c’était en 2004. Le jour où j’ai voulu les faire travailler sur des photos (dont je suis l’auteur) de manifestations, j’ai eu toutes les peines du monde à lui faire entendre le bien fondé de la démarche : PEUR. L’enseignement français n’est plus fait pour l’innovation, il est fait pour des quotas et des tiroirs de rangement. J’ai abandonné et je suis parti à la fin de l’année. Je m’en fous maintenant, je peux dire ce que je veux, je suis plus dans la machine et j’ai conservé toutes les preuves de ce que j’avance.

    Mais l’important n’est pas là, l’important est dans la compréhension de la situation réelle des enseignants, dont tu fais parti, je sais. Moi je vois pas la même chose que toi. Beaucoup aimerait avoir le temps d’apprendre, avoir des matinées pédagogiques sur ce sujet, vraiment formatrices, mais les matinées péda là où mes contacts actuels se trouvent ce sont des fakes, des FAKES entends-tu cher bon vieux geek ?

    Tu veux t’en prendre et pousser le coup de gueule au bon endroit ? C’est dans l’hémicycle que ça se passe, c’est triste mais c’est ainsi. La génération qui vient, en poste depuis 3, 5 ou 10 ans, est résignée. Trop de mépris hiérarchique envers le sacrosaint droit à la « formation individuelle » pourtant très valorisée sur le papier dans les entreprises privées. Pour qu’un truc marche, ici, de là où je te parle, et qui soit un tantinet informatique, il faut que les gens concernés amènent leur propre ordinateur. Tu vois où on est en est arrivé.

    Alors une bonne chose pour terminer : une fois que l’enseignant lambda en a terminé avec ses « fiches péda » à la con, ses conseil de classe à n’en plus finir, ses préparations de projet, le syndrôme de réunionite flagrant de ce pays, sa petite recherche google constamment renouvelée pour trouver de vraies ressources, sans compter les aléas de l’école moderne que sont les vols, certaines agressions (j’ai dit « certaines »), le mépris général de cette vocation, et bien les TIC, ton wordpress et ton diigo, tu vois, ça leur passe mais alors… vraiment bien haut au-dessus. Non pas qu’ils soient bêtes et méchants et feinéants, ce sont juste des gens qui aspirent à ce que leur coeur de métier, déjà juste ça, le coeur de métier, enseigner, soit respecté et soutenu : matériellement, humainement, politiquement. Tant qu’ils n’auront pas ça, seuls des férus comme toi, comme moi, s’intéresseront à des problématiques dites « d’innovation » : on peut pas être progressiste dans l’âme quand la base elle-même est dévoyée. C’est tout.

    Et ce n’est pas l’envie qui manque pourtant, c’est peut-être le pire constat qu’on puisse en faire. Ils sont prêts ! Sauf que, le temps à passer à faire une bonne veille pédagogique avec twitter, c’est du temps supplémentaire, encore une fois, demandé au bon vouloir personnel des enseignants. Je n’ose même pas te dire comment apparaît tes nouvelles publications de blog dans ma timeline twitter, il faut être intéressé ET par ton sujet ET par twitter pour décoder. Veux-tu que je te fasse un screenshot ?

  4. 15 novembre 2010 at 5 h 07 min

    Hé Eric, calme tes ardeurs, ta colère est saine et juste, je répète ; ta colère est saine et juste.

    Toutefois, ton site est rempli de sondages, aucune interview. Tu diffuses ceux-ci avec twitter, t’es-tu demandé combien de temps celà prenait à un enseignant d’adopter twitter ? Moi je dis ça, en bon ergonome et conseiller en architecture éditoriale, et stratège de communautés : mais aussi ancien enseignant et accessoirement compagnon d’enseignante, et je peux te dire, pour avoir évoqué exactement ce sujet il y a 2 jours à peine, que tu es loin des réalités. Je parle de réalités, pas de morale, pas d’espoir, je parle de réalités. Moi aussi j’adore tous ces enseignants geek qui s’éclatent à coder de petits et grands outils, à faire des barcamps thématiques, à se coucher à se disant que la licence open-source octroyée à leur dernière réalisation est profondément éthique. Mais la réalité de beaucoup d’enseignants, c’est qu’ils ont 1 ordinateur pour 3 élèves, que les administrateurs réseaux dans les écoles défavorisés sont inexistants, que les liens avec les assos qui recyclent de bons vieux PC sont inxesistants, qu’au-delà des TIC, ce sont des choses bien plus terre-à-terre sur lesquelles les enseignants sont jugés, et valorisés (est-il nécessaire de te rappeler qu’eux aussi ont besoin de valorisation pour avancer, comme leurs élèves ?), des choses terre à terre sur lesquelles leurs journées sont fondées, leur carrière, leur vocation même, j’ose le mot. Sur le papier beaucoup trouvent ça très intéressant, maintenant explique-moi comment tu mets en place un projet pédagogique en classe de primaire avec les superbes TIC que tu proposes quand tu n’es pas sûr qu’un matériel va marcher demain ? Ou que tu cumules trois postes en vacation dans la semaine dans trois écoles différentes ?

    Tu souffres, éric, du même syndrôme que tu dénonces : le nez dans le plat, tu n’as pas l’air de te rendre compte que la réalité du quotidien préoccupe bien plus le générique du téléfilm qu’on pourrait s’attendre à voir jouer. Tu es à fond dans les TIC, et j’adore ça parce que je crois aux même valeurs de l’outil bien fabriqué que toi : alors si tu veux faire un vrai sondage de terrain et pas un sondage de théoricien, demande à tous tes visiteurs et tous tes non-visiteurs « qui connaît le mot et l’objectif » de (je cite) : wordpress, twitter, mindmapping, delicious… et là je subodorre que tu vas tomber d’assez haut. Du jargon, de la mélasse, c’est tout. Conseil de classe suivant.

    Je vais te raconter une bonne chose : apparemment, si j’ai bien suivi, tu enseignes dans le nord. Ca tombe bien, moi aussi j’ai enseigné dans le nord, à 20 minutes de Lille, je te donnerai la localité précise en privé si tu veux. J’ai connu un proviseur là-bas qui a trouvé génial que je crée un intranet pour mes élèves de terminale, c’était en 2004. Le jour où j’ai voulu les faire travailler sur des photos (dont je suis l’auteur) de manifestations, j’ai eu toutes les peines du monde à lui faire entendre le bien fondé de la démarche : PEUR. L’enseignement français n’est plus fait pour l’innovation, il est fait pour des quotas et des tiroirs de rangement. J’ai abandonné et je suis parti à la fin de l’année. Je m’en fous maintenant, je peux dire ce que je veux, je suis plus dans la machine et j’ai conservé toutes les preuves de ce que j’avance.

    Mais l’important n’est pas là, l’important est dans la compréhension de la situation réelle des enseignants, dont tu fais parti, je sais. Moi je vois pas la même chose que toi. Beaucoup aimerait avoir le temps d’apprendre, avoir des matinées pédagogiques sur ce sujet, vraiment formatrices, mais les matinées péda là où mes contacts actuels se trouvent ce sont des fakes, des FAKES entends-tu cher bon vieux geek ?

    Tu veux t’en prendre et pousser le coup de gueule au bon endroit ? C’est dans l’hémicycle que ça se passe, c’est triste mais c’est ainsi. La génération qui vient, en poste depuis 3, 5 ou 10 ans, est résignée. Trop de mépris hiérarchique envers le sacrosaint droit à la « formation individuelle » pourtant très valorisée sur le papier dans les entreprises privées. Pour qu’un truc marche, ici, de là où je te parle, et qui soit un tantinet informatique, il faut que les gens concernés amènent leur propre ordinateur. Tu vois où on est en est arrivé.

    Alors une bonne chose pour terminer : une fois que l’enseignant lambda en a terminé avec ses « fiches péda » à la con, ses conseil de classe à n’en plus finir, ses préparations de projet, le syndrôme de réunionite flagrant de ce pays, sa petite recherche google constamment renouvelée pour trouver de vraies ressources, sans compter les aléas de l’école moderne que sont les vols, certaines agressions (j’ai dit « certaines »), le mépris général de cette vocation, et bien les TIC, ton wordpress et ton diigo, tu vois, ça leur passe mais alors… vraiment bien haut au-dessus. Non pas qu’ils soient bêtes et méchants et feinéants, ce sont juste des gens qui aspirent à ce que leur coeur de métier, déjà juste ça, le coeur de métier, enseigner, soit respecté et soutenu : matériellement, humainement, politiquement. Tant qu’ils n’auront pas ça, seuls des férus comme toi, comme moi, s’intéresseront à des problématiques dites « d’innovation » : on peut pas être progressiste dans l’âme quand la base elle-même est dévoyée. C’est tout.

    Et ce n’est pas l’envie qui manque pourtant, c’est peut-être le pire constat qu’on puisse en faire. Ils sont prêts ! Sauf que, le temps à passer à faire une bonne veille pédagogique avec twitter, c’est du temps supplémentaire, encore une fois, demandé au bon vouloir personnel des enseignants. Je n’ose même pas te dire comment apparaît tes nouvelles publications de blog dans ma timeline twitter, il faut être intéressé ET par ton sujet ET par twitter pour décoder. Veux-tu que je te fasse un screenshot ?

  5. 18 novembre 2010 at 15 h 36 min

    Je suis totalement d’accord avec @jjuraver : On peut être totalement persuadés que le numérique est un outil pédagogique formidable. J’en suis persuadée aussi. Mais je ne refuse de penser que les enseignants qui n’en usent pas en cours sont de « mauvais » enseignants ou totalement rétrogrades. IL y a un an et demi, j’en étais et je n’ai jamais estimé être une prof qui ne s’impliquait pas, qui ne valorisait pas le travail de ses élèves etc. La valeur d’un prof ne se mesure pas aux outils qu’il utilise pour son enseignement. Penser ça c’est envoyer droit le numérique dans le mur. Au lieu de stigmatiser, de juger, il faut éduquer, amener petit à petit l’enseignant dans ces pratique. Ne cloisonnons pas le numérique dans un réseau fermé qui le rendrait élitiste et hermétique. C’est à ceux qui sont convaincus de convaincre. J’ai écrit un post à ce sujet il y a quelques semaines : http://maonziemeannee.wordpress.com/2010/10/01/de-lutilite-de-former/

  6. 18 novembre 2010 at 15 h 36 min

    Je suis totalement d’accord avec @jjuraver : On peut être totalement persuadés que le numérique est un outil pédagogique formidable. J’en suis persuadée aussi. Mais je ne refuse de penser que les enseignants qui n’en usent pas en cours sont de « mauvais » enseignants ou totalement rétrogrades. IL y a un an et demi, j’en étais et je n’ai jamais estimé être une prof qui ne s’impliquait pas, qui ne valorisait pas le travail de ses élèves etc. La valeur d’un prof ne se mesure pas aux outils qu’il utilise pour son enseignement. Penser ça c’est envoyer droit le numérique dans le mur. Au lieu de stigmatiser, de juger, il faut éduquer, amener petit à petit l’enseignant dans ces pratique. Ne cloisonnons pas le numérique dans un réseau fermé qui le rendrait élitiste et hermétique. C’est à ceux qui sont convaincus de convaincre. J’ai écrit un post à ce sujet il y a quelques semaines : http://maonziemeannee.wordpress.com/2010/10/01/de-lutilite-de-former/

  7. Caroline Jouneau-Sion
    18 novembre 2010 at 18 h 43 min

    Bonjour !
    Je trouve ton énervement assez étrange, et le titre de ce sondage encore davantage… quels types d’outils les enseignants « doivent »-ils utiliser en cours ? Aucun. Aucun outil n’est une obligation, et c’est tant mieux ! En revanche, quelles compétences les enseignants doivent donner aux élèves, et notamment dans le domaine numérique ? Quelle type d’apprentissage doivent-ils développer ? Et du coup, quels outils utiliser pour quoi faire ?
    Donc je n’ai pas répondu à ce sondage, dont je n’avais pas compris qu’il s’agissait d’une obligation de service, et pourtant je ne me considère ni comme une endormie pépère, ni comme une feignasse (« Ok, j’fais mon cours… mais faut pas m’en demander plus »), ni comme une conservatrice (« De toute façon, moi j’ai appris comme cela, donc, les élèves doivent apprendre comme ca également »). Juste quelqu’un qui réfléchit avant de répondre à un sondage, même pour le fort sympathique Eric Delcroix, même pour Educatice. Ceci dit, ta colère a au moins le mérite de faire réagir !

  8. Caroline Jouneau-Sion
    18 novembre 2010 at 18 h 43 min

    Bonjour !
    Je trouve ton énervement assez étrange, et le titre de ce sondage encore davantage… quels types d’outils les enseignants « doivent »-ils utiliser en cours ? Aucun. Aucun outil n’est une obligation, et c’est tant mieux ! En revanche, quelles compétences les enseignants doivent donner aux élèves, et notamment dans le domaine numérique ? Quelle type d’apprentissage doivent-ils développer ? Et du coup, quels outils utiliser pour quoi faire ?
    Donc je n’ai pas répondu à ce sondage, dont je n’avais pas compris qu’il s’agissait d’une obligation de service, et pourtant je ne me considère ni comme une endormie pépère, ni comme une feignasse (« Ok, j’fais mon cours… mais faut pas m’en demander plus »), ni comme une conservatrice (« De toute façon, moi j’ai appris comme cela, donc, les élèves doivent apprendre comme ca également »). Juste quelqu’un qui réfléchit avant de répondre à un sondage, même pour le fort sympathique Eric Delcroix, même pour Educatice. Ceci dit, ta colère a au moins le mérite de faire réagir !

  9. ES
    18 novembre 2010 at 21 h 29 min

    Cher collègue,
    Je découvre vos études publiées sur votre site. J’aime la liberté d’expression que permet Internet. J’apprécie que tout un chacun puisse se saisir d’un sujet et d’exprimer son point de vue. J’aime aussi les esprits provocateurs qui dérangent les idées toutes faites.
    Mais une lecture pourrait vous être utile. Vous y apprendrez peut être quelque chose sur la rigueur méthodologique (Vos questions qui relèvent de l’injonction auront probablement fait peur à ces fonctionnaires).
    Ganassali, S., & Moscarola, J. (2004). Protocoles d’enquête et efficacité des sondages par Internet. Décisions Marketing (33), 63-75.
    Voir aussi peut être une charte ou un formulaire d’évaluation éthique pour les enquêtes en ligne (en particulier au paragraphe sur la stigmatisation de la population étudiée).
    Cordialement,
    ES,enseignant-chercheur

  10. ES
    18 novembre 2010 at 21 h 29 min

    Cher collègue,
    Je découvre vos études publiées sur votre site. J’aime la liberté d’expression que permet Internet. J’apprécie que tout un chacun puisse se saisir d’un sujet et d’exprimer son point de vue. J’aime aussi les esprits provocateurs qui dérangent les idées toutes faites.
    Mais une lecture pourrait vous être utile. Vous y apprendrez peut être quelque chose sur la rigueur méthodologique (Vos questions qui relèvent de l’injonction auront probablement fait peur à ces fonctionnaires).
    Ganassali, S., & Moscarola, J. (2004). Protocoles d’enquête et efficacité des sondages par Internet. Décisions Marketing (33), 63-75.
    Voir aussi peut être une charte ou un formulaire d’évaluation éthique pour les enquêtes en ligne (en particulier au paragraphe sur la stigmatisation de la population étudiée).
    Cordialement,
    ES,enseignant-chercheur

  11. 19 novembre 2010 at 17 h 29 min

    Je reconnais volontiers que mon texte est provoquant… et que je joue sur le côté démago. de la chose…

    Donc, je vais tenter de répondre à l’ensemble des messages en une seule fois !!

    Pour commencer, les sondages du dimanche du dimanche n’ont rien de scientifique… (toutefois, je lirais avec beaucoup d’intérêt l’article proposé).

    J’avoue, je ne cherchais pas à être dans le registre de l’injonction… Désolé pour le « devoir » ! Donc, je note, mal écrit ! Je retiens la leçon 🙂

    Comme tu le dis Caroline, dans mon esprit aucun outil n’est une obligation, et c’est tant mieux !

    Le sondage que j’avais mis en place avait pour moi deux buts : pouvoir faire une éventuelle comparaison avec l’étude anglaise, et justement ouvrir le débat éventuellement que tu soulèves (toujours Caroline) sur l’importance de la connaissance des outils, l’importance de ce que l’on veut faire… L’éternel débat : faut-il privilégier l’apprentissage des outils, l’apprentissage de nouvelles formes de pédagogie ou ma préféré : le co-apprentissage de nouvelles formes de pédagogie allié à l’apprentissage des outils. Pour moi, l’un ne va pas sans l’autre ! Ou même, re-ouvrir le débat sur l’éducation de nos jours.

    Effectivement, je confirme Laurence, la valeur d’un prof ne se mesure pas aux outils qu’il utilise pour son enseignement même si parfois, je trouve que le discours sur les TBI est proche de cela !

    Je suis évidemment en accord avec toi (Laurence) lorsque tu écris qu’il faut éduquer, amener petit à petit l’enseignant dans ces pratiques. Mais, justement (et ce n’est pas les enseignants que je « juge » cette fois) qu’est-il fait pour que les enseignants soient formés à ces nouvelles manières d’enseigner : outils et pratiques.

    La solution que tu présentes : je forme les gens autour de moi ne me semble pas suffisante !

    Le risque de cloisonner le numérique dans un réseau fermé qui le rendrait élitiste et hermétique n’est-il pas ce qui se passe dans la réalité, même si nous ne le désirons pas ! Cela n’est pas propre à l’éducation d’ailleurs. Il me semble que c’est relativement similaire dans le monde de l’entreprise. C’est l’une des raisons qui fait que j’ai toujours prôné l’ouverture dans toutes les directions afin d’éviter les effets de caste ou de corporatisme.

    Jérémie, tu mets le doigts effectivement sur d’autres soucis comme les problèmes matériels et le métier d’enseignant que je ne peux nier ! Mais, ce problème ne date pas d’hier car déjà en 2004, je publiais L’utilisation des TIC en classe, au Quebec ou en France, même combat…

    Pour ce qui est de la connaissance des mots et des usages de wordpress, twitter, mindmapping, delicious… je connais le problèmes car dans de nombreuses conférence j’utilise une slide reprenant certains de ces outils (ou des outils correspondant) et je sais que mis à part Facebook, éventuellement Viadeo ou Linkedin, pour le reste, rares sont les bras qui se lèvent dans l’assistance !

    Je ne suis pas de ton avis lorsque tu écris Jérémie que l’important n’est pas là «…PEUR. L’enseignement français n’est plus fait pour l’innovation, il est fait pour des quotas et des tiroirs de rangement.»

    Par contre, j’avais écrit un autre article dans le passé (Les enseignants, des non bloggers ?) sur les « excuses » que les enseignants entre autre n’ont pas le temps… mais par contre, ok pour 100% d’accord sur les fakes (quelque chose de faux, de truqué), c’est aussi un soucis dans ces « technologies émergentes ».

    Ma « colère » ou ma provocation a eu le mérite de faire réagir (c’était le but, je le rappelle), c’est vrai ! Mais qui réagit en ligne ? Je ferais remarqué également que les absents sont aussi les parents, les syndicats, l’administration… qui sont pourtant partie prenante me semble -t-il dans ce débat ou tout au moins citoyens.

    Assez curieusement, suite à ce billet des enseignants me suivent désormais dans Twitter 🙂 Peut-être sont-ils de « l’avis » de Jean-Roch !

  12. 19 novembre 2010 at 17 h 29 min

    Je reconnais volontiers que mon texte est provoquant… et que je joue sur le côté démago. de la chose…

    Donc, je vais tenter de répondre à l’ensemble des messages en une seule fois !!

    Pour commencer, les sondages du dimanche du dimanche n’ont rien de scientifique… (toutefois, je lirais avec beaucoup d’intérêt l’article proposé).

    J’avoue, je ne cherchais pas à être dans le registre de l’injonction… Désolé pour le « devoir » ! Donc, je note, mal écrit ! Je retiens la leçon 🙂

    Comme tu le dis Caroline, dans mon esprit aucun outil n’est une obligation, et c’est tant mieux !

    Le sondage que j’avais mis en place avait pour moi deux buts : pouvoir faire une éventuelle comparaison avec l’étude anglaise, et justement ouvrir le débat éventuellement que tu soulèves (toujours Caroline) sur l’importance de la connaissance des outils, l’importance de ce que l’on veut faire… L’éternel débat : faut-il privilégier l’apprentissage des outils, l’apprentissage de nouvelles formes de pédagogie ou ma préféré : le co-apprentissage de nouvelles formes de pédagogie allié à l’apprentissage des outils. Pour moi, l’un ne va pas sans l’autre ! Ou même, re-ouvrir le débat sur l’éducation de nos jours.

    Effectivement, je confirme Laurence, la valeur d’un prof ne se mesure pas aux outils qu’il utilise pour son enseignement même si parfois, je trouve que le discours sur les TBI est proche de cela !

    Je suis évidemment en accord avec toi (Laurence) lorsque tu écris qu’il faut éduquer, amener petit à petit l’enseignant dans ces pratiques. Mais, justement (et ce n’est pas les enseignants que je « juge » cette fois) qu’est-il fait pour que les enseignants soient formés à ces nouvelles manières d’enseigner : outils et pratiques.

    La solution que tu présentes : je forme les gens autour de moi ne me semble pas suffisante !

    Le risque de cloisonner le numérique dans un réseau fermé qui le rendrait élitiste et hermétique n’est-il pas ce qui se passe dans la réalité, même si nous ne le désirons pas ! Cela n’est pas propre à l’éducation d’ailleurs. Il me semble que c’est relativement similaire dans le monde de l’entreprise. C’est l’une des raisons qui fait que j’ai toujours prôné l’ouverture dans toutes les directions afin d’éviter les effets de caste ou de corporatisme.

    Jérémie, tu mets le doigts effectivement sur d’autres soucis comme les problèmes matériels et le métier d’enseignant que je ne peux nier ! Mais, ce problème ne date pas d’hier car déjà en 2004, je publiais L’utilisation des TIC en classe, au Quebec ou en France, même combat…

    Pour ce qui est de la connaissance des mots et des usages de wordpress, twitter, mindmapping, delicious… je connais le problèmes car dans de nombreuses conférence j’utilise une slide reprenant certains de ces outils (ou des outils correspondant) et je sais que mis à part Facebook, éventuellement Viadeo ou Linkedin, pour le reste, rares sont les bras qui se lèvent dans l’assistance !

    Je ne suis pas de ton avis lorsque tu écris Jérémie que l’important n’est pas là «…PEUR. L’enseignement français n’est plus fait pour l’innovation, il est fait pour des quotas et des tiroirs de rangement.»

    Par contre, j’avais écrit un autre article dans le passé (Les enseignants, des non bloggers ?) sur les « excuses » que les enseignants entre autre n’ont pas le temps… mais par contre, ok pour 100% d’accord sur les fakes (quelque chose de faux, de truqué), c’est aussi un soucis dans ces « technologies émergentes ».

    Ma « colère » ou ma provocation a eu le mérite de faire réagir (c’était le but, je le rappelle), c’est vrai ! Mais qui réagit en ligne ? Je ferais remarqué également que les absents sont aussi les parents, les syndicats, l’administration… qui sont pourtant partie prenante me semble -t-il dans ce débat ou tout au moins citoyens.

    Assez curieusement, suite à ce billet des enseignants me suivent désormais dans Twitter 🙂 Peut-être sont-ils de « l’avis » de Jean-Roch !

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