Sans presence, t'es mort ou mes devoirs de vacances (que je n'ai pas fait)

J’avais écrit ce billet début juillet sans pouvoir le terminer depuis….

En ce début juillet, à la période habituelle des sorties de classements de blog, il est temps pour moi d’intervenir pour parler de mon blog…

Peut-être avez vous remarqué que, depuis quelque temps, le nombre de billets que je diffuse est moins important que d’ordinaire ! À cela plusieurs raisons. La préparation d’un nouveau cours sur le droit des nouvelles technologies, un projet de livre sur un média social commandé par une maison d’édition reporté… mais surtout, comme ceux qui me suivent dans Diigo on peut être noté, avec le tag Livre TPE, en réalité un livre qui s’intitulera Sans présence, t’es mort.

Le principe est simple. Désormais, le plus important est d’être avant tout présent sur Internet. Il ne s’agit pas de dire que les blogs ou les sites ne possèdent plus d’importance. D’ailleurs, je ne fais pas partie de ceux qui disent que Twitter tue les blogs. Loin de moi de penser cela car blogs et sites seront toujours nécessaires ne serait ce pour apporter sa propre vision des choses, ses réflexions… bref, pour alimenter sa présence.

Le passage de Michelle lors de sa conférence de Lille (au passage, il est question qu’elle revienne) et une discussion en soirée me confirme dans cette idée que j’ai depuis plusieurs mois. Les bases du référencement sont modifiées. Qu’appelle t-on référencement de nos jours ? Le référencement pour les indépendants, les associations, les sociétés de services d’une part et les sociétés commerciales de l’autre (je pense aux sites de pur e-commerce qui veulent vendre en ligne…) ne sont désormais plus les mêmes.

La notion de présence, l’ereputation comme on pourrait la qualifier est proportionnellement plus importante dans la première partie de cette segmentation, moins dans le cadre d’une entreprise d’e-commerce. Mais ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit. Les sites d’ecommerce ont également besoin de présence !

Mais l’arrivé de cette présence obligatoire rend les pratiques et les contenus différents. Depuis longtemps je professe qu’il est nécessaire d’adapter les contenus aux outils.

Ainsi, oui, je pense que désormais il faut non pas bloguer plus, ni bloguer moins, mais bloguer mieux ! Je m’explique. Il y a encore quelques semaines, il suffisait de trouver un lien intéressant et hop, on était parti pour écrire un billet. Désormais, la donne est différente. Si c’est simplement un lien que l’on veut mentionner, sans apporter une réflexion ou un complément d’information, on utilise Diigo, Delicious, Twitter, Facebook, Youtube, etc.

Notre travail de e-reputation transforme notre contenu. De fait dans les blogs, nous évoluons nous aussi (si l’on distingue blogueurs et journalistes) vers l’analyse, le commentaire…

Mais, lors de cette réflexion, allons encore plus loin. Quizz des articles comme par exemple celui que j’avais mis en ligne : Images, clip-art et textures gratuites libres de droits n’a plus sa place dans un blog… J’ai une série impressionnante d’outils au sujet de Twitter dont je dois parler, mais dans quel support je dois les diffuser ? Soit elle devrait se trouver dans Diigo et-ou encore mieux, dans Netvibes ou Symbaloo

Pourquoi ce choix ? D’une part, parce que l’ensemble de ces outils augmenteront votre présence sur le net ! D’autre part, parce que ces outils appartiennent aux différents médias sociaux où il fait bon d’être présent et permettent eux aussi de partager. Enfin, simplement parce qu’ils sont certainement plus adaptés pour communiquer les informations d’un certain type.

Encore un peu plus loin ? Poussons sur le bouchon ! Est-il nécessaire d’écrire un billet dans un blog pour indiquer simplement une présentation provenant de SlideShare, un film de YouTube ou de Daylimotion… L’exception peut confirmer la règle. Oui, j’ai mis en ligne malgré tout Ayez des enfants qui est plus présent pour humaniser ce blog un peu plus que pour l’importance réelle de l’information. Donc, oui, désormais, vous verrez de moins en moins de Slideshare et autres vidéos dans mon blog. Par contre, si vous consultez par exemple mon compte SlideShare, vous retrouverez l’ensemble des présentations qui m’intéressent, accompagné d’un tag !

Si je simplifie, tout cela n’est que veille. Mais quelle est la part de la veille dans notre activité ? Vaste question. Plus importante que l’on ne pourrait le soupçonner en général, j’en suis sûr. Et, notre veille a pris une nouvelle tournure… Revenons quelques années en arrière. À l’époque nous gardions nos liens sur notre ordinateur. Désormais, selon les sacro-saints principes du Web 2.0 : Interagir – partager – collaborer, nous cherchons des outils qui nous permettent de correspondre à ce triptyque et de s’y adapter au mieux.

Donc, dorénavant, suivre seulement ce blog n’est plus suffisant. Si vous souhaitez connaître tout ce que je partage, plusieurs solutions s’offrent à vous… Voici comment je fonctionne et j’ai l’impression de ne pas être le seul 😉 Au passage, le cœur de ce partage devient Friendfeed qui est devenu l’agrégateur de l’ensemble.

Je mets les liens intéressants que je trouve dans Diigo qui permet de placer ces liens dans des listes qui me sont propres et dans des groupes en commun (Apprendre 2.0, Entreprise2.0, Flickr in Education, Ludologie : Jeux et Education, etc.) avec des amis (normal pour un média social :-).

Dans Diigo, j’ai donc quelques listes :

et créé quelques groupes que j’alimente régulièrement, au fil de mes recherches et que d’autres peuvent également alimenter ou animer par des débats dans les forums (je dois également y ajouter mes archives 🙂 :

De Diigo, l’information est relayée dans mon compte Twitter et de là à Facebook, Friendfeed… Diigo permet également une sauvegarde vers Delicious (indispensable dans mon principe de mise en ligne de l’ensemble de mes données avec une sauvegarde en ligne 🙂

Mon compte principal de Twitter (@erdelcroix) n’est pas seulement alimenté de cette manière. En plus, j’y ajoute quelques informations qui ne méritent pas selon moi de rester dans ma veille (une offre d’emploi par exemple), mes réflexions lors des conférences et surtout, je dialogue de temps à autre au moyen de ce média, soit en public, soit en privé ! Twitter me sert aussi à suivre l’actualité et à la commenter.

J’ai mis en place d’autres comptes Twitter. L’un pour Blog en Nord @blogennord qui permet la communication sur les événements de Blog en Nord, pour annoncer certaines manifestations locales, pour annoncer des offres d’emplois, relayer des informations de structure que je soutiens comme les Mercredi Web Analytics Lillois, SEO Camp Lille…

Le compte @Tweetennord est à l’arrêt actuellement ou plutôt en cours de réactualisation.Bâti autour d’un ensemble de flux RSS plus quelques ajouts manuels, @Tweetennord devrait à terme fournir un flux d’informations généralistes sur ce qui se passe ou concerne la région du Nord de la France (principalement Lille et la métropole Lilloise dans un premier temps). Une autre forme de source d’informations comme si vous receviez un fil d’informations mis en ligne par l’AFP.

Dernier compte en date, @Internet2010 vient en support d’un projet pour faire sortir l’université de ses murs (voir le projet : Un cours avec les medias sociaux : twitter, blog… en classe pour Internet2010).

Mon compte Netvibes est devenu également incontournable pour qui veut suivre mes activités.J’y travaille par exemple pour créer des onglets sur les moteurs de recherches (2 onglets), sur la recherche des personnes, sur les outils Twitter, sur les cliparts et photos libres de droits, sur l’image, les outils de syndication (RSS, ATOM…), sur les présentations de type PowerPoint (il devrait rapidement s’enrichir d’un coup :-), sur Photoshop principalement et un peu Illustrator, sur l’accessibilité, etc.

Je dois transférer dans ces pages Netvibes les outils, les tutoriaux et les flux RSS de domaine que je suis… sans pour autant y regarder de près (façon de parler ;-).

Dans ces différents outils, y compris dans Twitter, vous trouverez rarement un lien vers une vidéo, une présentation genre PowerPoint… En effet, tout est dans SlideShare ou dans YouTube.

Me reste un soucis… les PDF ou .doc ! Je n’ai jamais aimé conserver seulement le lien vers le document. J’ai un besoin maladif de les posséder, de les archiver. Seulement, ces documents ne sont pas tous libres de droit ! J’dois encore creuser du côté de Scribd et autres services équivalents. Mais, pour l’instant, j’utilise Evernote.

Mais cette manière de fonctionner, surtout la sauvegarde des liens dans Diigo, pose le problème de la multiplication de la diffusion d’un même lien… Ceci explique en partie les devoirs de vacances que je devais faire… Réfléchir à cette diffusion tout azimut ! Autre travail de vacances qui était prévu, l’intégration de ces informations dans mon(mes) blogs. Un retour sur information en quelque sorte dans mes sites. Cela veut donc dire une refonte de mes blogs et autres sites Internet. Évidemment, comme tout mauvais élève, je n’ai pas fait mes devoirs de vacances 🙁

Je dois aussi réorganiser mes activités dans Facebook, Viadeo, Linkedin… J’en profite d’ailleurs pour vous demander d’ajouter des recommandations dans Linkedin et Viadéo… si le coeur vous en dit, même si je n’ai pas fait mes devoirs de vacances 🙂

Quelques pistes de réflexion complémentaires :

0 comments for “Sans presence, t'es mort ou mes devoirs de vacances (que je n'ai pas fait)

  1. 22 septembre 2009 at 3 h 02 min

    Merci de ce long commentaire très complet sur les nouvelles apparitions de la veille sur Internet. Ce qui ne résout pas la question suivante : quid de celles et ceux qui ont zappé l’étape précédente, c.a.d. la veille régulière ? Dans certaines communautés professionnelles, inquiétudes…

  2. eric delcroix
    22 septembre 2009 at 4 h 21 min

    Très juste comme remarque… c’est d’ailleurs l’un des premiers chapitre du livre 😉 Avant toute présence, il faut veiller ce qui d’ailleurs va de pair avec la e-reputation !!!!

  3. 26 septembre 2009 at 7 h 19 min

    Très long article, mais très riche

  4. MamiWatta
    11 février 2010 at 8 h 26 min

    Bonjour Eric

    Très bon article, comme souvent.
    Permets-moi de me faire mon « mêle-tout » au sujet de cet extrait :

    « Me reste un souci… les PDF ou .doc ! Je n’ai jamais aimé conserver seulement le lien vers le document. J’ai un besoin maladif de les posséder, de les archiver. Seulement, ces documents ne sont pas tous libres de droit ! J’dois encore creuser du côté de Scribd et autres services équivalents. Mais, pour l’instant, j’utilise Evernote. »

    Pour ceux qui comme toi aiment conserver certaines pages web, il y a Scrapbook qui date un peu, mais qui est fabuleux :
    présentation : http://www.framasoft.net/article3780.html
    ou
    tutoriel : http://www.framasoft.net/article3792.html
    il y a aussi « zotero », plus universitaire, mais aussi plus compliqué 🙂

    Bonne journée

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