réseaux sociaux : du passé à l'avenir

Je voulais faire une réponse au billet d’homo-numericus : les réseaux sociaux seront appliqués ou ne seront pas car son billet illustre parfaitement un sentiment que je remarque depuis quelques temps.

Pendant des années on nous a vanté les vertus des réseaux sociaux… Seulement, les réseaux sociaux en question, personne n’en n’avait rien à battre… car cela ne fonctionnait pas. Reconnaissons le. La plupart des utilisateurs de base se demandaient à quoi cela pouvait bien servir ! Si, si, rappelez vous… D’ailleurs, j’avais à maintes reprise réagi au bourrage de crâne tant on nous masturbait l’esprit avec les réseaux sociaux, sur l’indispensable réseau social : depuis févier 2005 dans déçu par le social networking, réseaux sociaux, je n’accroche pas, Social par ci, social par là. Encore aujourd’hui, lorsque vous allez sur Viadeo, même Linkedin, qu’est ce que vous faite : le copain du copain est mon copain ! Vous vous en servez comme d’un gros annuaire ! Mais rien de transcendental.

Et nous continuons notre oeuvre de lavage de cerveau (oups, cette fois j’en fais parti) avec Facebook. Mais l’utilisateur lambda. Il en pense quoi ? Je dois l’avouer, pas grand chose. Il ne comprend pas à quoi peu bien servir Facebook ou d’autres réseau social. Dans le meilleur des cas, il s’inscrit et il attend…

Au passage, comme le faisait remarquer Arnaud lors de la table ronde sur l’avenir du web, combien de personnes utilisent Facebook en France ? Le chiffre est énorme. Ok. Mais, quelqu’un pourrait me rappeler le pourcentage d’utilisateurs de Facebook dans la population des utilisateurs d’Internet en France ?

Sur les entrefaits, Facebook est apparu… et surtout son ouverture avec les applications.


C’est vrai le « réseau des réseaux » n’a pas rejoint l’initiative OpenSocial pour l’instant ! Mais où en est OpenSocial aujourd’hui ?

Et curieusement, on voit toutes les personnes qui vantaient tant les réseaux sociaux, il y a encore quelques mois, quitter le navire… On dirait que le fait d’être confronté à l’existence de « vrais » réseaux sociaux leur fait peur… comme s’ils avaient la crainte d’être envahie par la masse ! Pourtant, selon moi, réseau social = masse de gens, avec toutes les dérives que cela peut comporter : Le faux profil d’Alain Juppé sur Facebook, des détails !, identité numérique de Jérôme Kerviel, Facebook, l’experience Interdite.

Et donc, on voit ces personnes bien pensante se réfugient dans des plate-formes comme Ning qu’elles découvrent seulement maintenant. En fait, elle recrée leur petit monde, leur cour parfois, pour être mise à l’écart de la masse… On est élitiste ou on ne l’est pas 😉 Je ne comprends toujours pas l’intérêt de créer des réseaux annexes pour le commun des mortels. Je ne parle pas ici d’entreprises qui souhaiteraient se créer leur propre réseau social pour x raisons… Sur ce point là, je peux encore comprendre.

Je suis sur le point de supprimer les réseaux Ning que j’avais mis en place il y a un an ! Par exemple, si je fais une comparaison entre le réseaux Ning blog en Nord et le groupe Blog en Nord sur Facebook (23 après presque an d’existence pour Ning – 32 membres dont une grande partie de ceux qui sont dans le Ning sur Facebok, en quelques mois), il n’y a pas photo.

Attention, je n’ai jamais dit que Facebook est la panacée et que Facebook restera la locomotive actuelle. Mais reconnaissons le, c’est certainement l’outil à ce jour le plus abouti malgré tous ses défauts (par exemple, l’absence de flux de syndication dans les groupes) au jour d’aujourd’hui.

Autre phénomène qui semble jouer en défaveur de Facebook, la comparaison qui est faite avec Google. Tout le monde à peur que Facebook deviennent un Google bis… que cet outil obtienne une emprise égémonique ! Pourtant, là encore, rappelez vous les alertes qui pouvaient être émises lors du lancement des premières applications Googles. Les craintes sur la numérisation des bibliothèques par le monstre de Mountain View 🙁 Que reste t-il aujourd’hui ? Des ilots de résistance qui savent pertinament que leur combat est perdu. On ne voudrait pas que l’histoire se reproduise avec Facebook (ou un autre réseau social), et pourtant, j’ai l’impression que nous en prenons tout droit le chemin.

A un moindre de degré, la peur de l’ogre Facebook déforme la perception des choses.

Petite histoire vrai. Des personnes qui réalisait une étude depuis le mois d’octobre sur l’interêt d’employer un réseau social dans le cadre de leur activité devait me contacter depuis l’origine du projet. Évidemment, les personnes en charge de cette étude connaissaient mes positions. Elle m’ont contacter pour que je leur apporte mon point de vue, il y a quinze jours (6 mois plus tard donc), deux jours avant de rendre leur étude.

En fait, elle n’ont pas retenu Facebook dans leur étude car il n’est pas professionnel (grave erreur, Facebook possède le potentiel et les applications Facebook professionnelles nécessaires) m’a affirmé l’un de mes interviewer 🙁

Donc, ils avaient mélanger dans leur étude à la fois Viadeo, Linkedin, Ziki, MyBlogLog, 6nergies, Piwie et Xing… Bref, Facebook exclue était le diable.

Pour le gag, comme je connais bien cette structure, je sais que sur Viadeo, un groupe existe (une trentaine de membres après deux ans d’existence), tenu par une personne qui a quitté depuis longtemps l’établissement et qui ne s’en occupe plus du tout. Sur Linkedin, quelques personnes sont présentes et sur Facebook, le groupe contient 70 membres (toujours en quelques mois), sans qu’aucune publicité n’ait été faite :-). Enfin, sur Ziki et MyBlogLog je suis l’un des seuls présents (à une ou deux exceptions près).

Seulement, la peur de Facebook les empêche de choisir cet outil, rien d’autre !

Je ne veux pas dire que Facebook est la meilleure solution dans tous les cas. Une étude effectivement est à réaliser… seulement, comme j’ai l’habitude de le dire, dans les réseaux sociaux, créer et réfléchissez après. Si quelqu’un prend votre place, il sera difficile de le déloger 😉


Il est urgent de prévoir des outils de formations, des formations, des conférences… pour expliquer ce que sont les réseaux sociaux, leurs différences, leur usage possible… pour éviter les dérives, relativiser tout cela. Je peux m’en occuper, si vous voulez 😉

En conclusion, d’homo-numericus pense que l’on s’oriente vers la multiplicité de plate-formes à la fois ouvertes et très spécialisés, orientées par des centres d’intérêt et des activités bien précises ne durera qu’un temps. Ces plate-formes remplacent les forums et groupes de discussions qui existaient précédemment, et qui globalement étaient plus ouvert que ces nouveaux outils. Donc rien de nouveau sous le ciel d’Internet de ce côté là, hormis que l’on peut leur adjoindre une vertu, c’est web 2 !

3 comments for “réseaux sociaux : du passé à l'avenir

  1. 3 avril 2008 at 2 h 48 min

    Salut Eric et bravo pour cet interessant billet d’analyse.. à bientôt sur…Facebook bien sûr 😉

  2. 21 octobre 2008 at 7 h 46 min

    Reussite d’une TPE grace à Internet

    La semaine dernière j’étais dans l’espace Web 2.0 du salon des micro entreprises en compagnie de Lionel (avec un n ;-). Lors du passage d’une journaliste, j’ai entendu une nouvelle fois la sempiternelle question : «…mais qu’est ce que peut…

  3. robert
    3 décembre 2010 at 18 h 07 min

    Le mouvement rézocialist est bel et bien en marche. Que nous réserve l’avenir?

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