C’est à la lecture des billets d’Olivier Ertzscheid : Buzzosphère et de Nicolas Vanbremeersch : Tu veux des scoops, coco ? que je me suis dit que je devais écrire ce billet qui me trotte depuis pas mal de temps.
En effet, alors que j’ai participé à plusieurs opérations de communication, à différents niveaux, une phrase m’a toujours amusée, et à chaque fois je l’ai entendue, je vous assure : «bon, et ensuite on contacte les blogueurs influents pour qu’ils diffusent notre information.» Une fois, on m’a même fourni un fichier OPML (une liste de flux RSS) des 150 blogueurs dit influents. Enfin, ils étaient influents pour la personne qui me fournissait le fichier, pas pour moi. Les z’ed n’était même pas dedans 😉 La personne qui m’a fournit le fichier a une activité totalement différente de la mienne.
Au passage, le fichier OPML n’indique que le flux, pas l’adresse des personnes. Je m’étais imaginé que nous allions pouvoir envoyer un message auprès des 150 influenceurs en indiquant que nous le contactions de la part de X (évidemment, je ne vais pas me griller en écrivant : «coucou, c’est le père Delcroix qui vous enquiquine ». La déception était profonde car lorsque l’on m’avait annoncé un fichier de 150 bloggers influents, je m’étais frotté les mains, pensez donc, les adresses emails de «personnalités» livrées tout chaud… Cela peut toujours être utile 😉
La première fois que j’ai été confronté à ces blogueurs influents c’était pour l’ouverture d’un site et j’ai entendu dit très sérieusement : «Il suffit de leur envoyer un message et ils le mettront dans leur blog». Bah tiens, il suffit de demander et le blogger s’exécute ! Encore, cette fois là, on ne visait que des bloggers d’un domaine d’activité spécifique… Reconnaissons, que la cible était bien trouvée. Mais cela ne m’empêcha pas de faire ma forte tête et sans en parler à personne de ne rien envoyer du tout.
Depuis, le temps à passé. Maintenant j’entends dire : «on espère qu’ils diffuseront notre information»… mais par contre, les blogueurs influents sont rarement triés. Comme le précise Olivier, on a tendance à prendre un classement et vas-y que je t’envoie ma prose.
Bien sûr, certains bloggers dont la spécialité est le buzz se feront un plaisir de colporter votre information. Toutefois sont-ils les influenceurs que vous souhaitez ? Etes-vous interpellé de la même façon par une information à la lecture du Monde ou d’un journal de presse féminine ?
Je rejoins le billet d’internet et opinion dans leur analyse de l’opération de l’Express et l’Expansion (celle dont parle Olivier) : «C’est pourtant un des principes de base de la communication avec les blogueurs : passer du temps à les lire avant de leur proposer quelque chose».
Cependant, arrêtons aussi de faire croire aux blogueurs qu’ils sont des journalistes en puissance ! Ce n’est pas parce que l’on délivre une information, un scoop avant les autres que l’on est journaliste. La preuve, je pourrais mener beaucoup plus loin les investigations sur Facebook, l’experience interdite si j’étais journaliste. Là, je fais du journalisme en chambre 🙂
Intermède, sur les sites protégés où nos billets sont cités
Cela m’exaspère d’accéder à un site où je sais qu’un lien vers l’un de mes billets est inscrit, mais je ne peux pas savoir où, dans quel contexte… Oui, parfois je trouve des adresses comme celle-ci concernant les métiers de l’enseignement mais je ne sais pas qui en parle, s’il y a un débat autour, ce que l’on en pense… De mon côté, je propose mes écrits, j’attends vos réactions ici ou ailleurs, mais j’aime bien pouvoir m’élargir mes horizons, connaître vos réactions car je ne suis pas Dieu qui délivre la vérité, etc. Bon, remarquez c’est mieux que si le billet est copier intégralement dans le site clôt 🙁
Fin de l’intermède
Bon revenons aux relations presse et aux blogueurs !
Je préfère de loin la démarche de notre éditeur. Oui, nous allons contacter des blogueurs « influents ». Mais, on a demandé à Alban et à moi qui nous voulions contacter 🙂 On peut se tromper, mais la marge d’erreur est faible… (là, je mets la pression sur ceux qui recevront le livre en service de presse et qui me lisent 😉 Une quinzaine chacun ! Par contre, vous avez peut-être déjà vu des billets au sujet de Facebook, on s’y retrouve.
Et bien, aucun communiqué de presse n’a été envoyé jusqu’ici, les blogueurs qui ont déjà parlé du livre (une dizaine) ont découvert l’information dans nos blogs ou sur le groupe Facebook dédié au livre Facebook, on s’y retrouve !
Pour Blog en Nord et les apéro Blog en Nord – référenceurs, je n’ai jamais demandé par mail ou autre à une personne de diffuser l’information, hormis les journalistes ou sites prévus à cet effet. Pourtant le buzz se met en place naturellement. Simplement, je demande dans un billet que l’information soit relayée, nous communiquons dans Facebook, etc. Et magie d’Internet, l’information est relayée.
On est loin des mailings auprès des 50, 100, 150 blogueurs dits influents selon les classements de blogs (Comparaison classement Wikio et Critéo et Classements des blogs : à qui se fier ?)
Mise à jour le 7 avril : Arnaud complète mon point de vue… 100 % d’accord
Mise à jour le 8 avril : une autre pierre à l’édifice… blogs et services de presse, de la question : « que valent les blogs littéraires ? »
Réflexion très pertinente, qui rejoint des questionnements à propos d’un lancement de projet iphoneApp. en même temps tu bénéficie d’un crédit e-réputation qui sous-entends que ces blogueurs te suivent déjà via ton blog, ton facebook et ton twitter (j’en oublie peut-être. Bel avantage 🙂