#Ludovia2012 : top départ pour du plaisir

Je pense que c’est ma quatrième participation à Ludovia… mais d’autres ne parlent mieux que moi de ce qui se passe là-bas 😉 Aussi, je pourrais vous renvoyer vers le texte de Laurence Juin ou Comme un rituel du café Pédagogique ! Houps, c’est fait !

Donc, ce lundi, en route pour Ax les Thermes participer aux universités d’été du numérique : Ludovia. Cette année encore il y aura du beau monde (un board Pinterest Ludovia 2012 permet de vous faire une idée et pour les présents de savoir qui est qui !). On note outre le Ministre de l’Education Nationale : Vincent Peillon, Serge Tisseron, Jean-Michel Fourgous, etc.

Cette édition aura pour thème plaisir et éducation numérique. Le programme de Ludovia pour se faire une idée est en ligne !

Pour suivre, l’événement, rien de plus simple sur Twitter, puisque les premiers messages sont déjà apparus depuis quelques jours sous #Ludovia2012 (vous pouvez également poser vos questions par ce biais, nous sommes là pour les relayer). D’autres informations également en cours de manifestation sur la page Facebook de Ludovia. Une nouveauté, il y aura du streaming

Le décor est planté… Je suis donc de nouveau « invité à participer, bloguer, rendre compter et favoriser l’interaction via les réseaux sociaux avec ceux qui ne seront pas présents sur place », malgré les 650 inscrits !

Aussi, je tente l’expérience cette année d’un MobilyTrip Ludovia 2012 pour donner une nouvelle vision de l’événement ! On verra le résultat !

Le plaisir d’apprendre et éducation numérique

J’aimerais revenir sur le thème du plaisir et de l’éducation numérique avec 2-3 exemples

Pour l’anglais

L’une de mes filles, pas celle qui fait ses cours avec un iPad en classe, mais la plus jeune… a comme LV 1, l’allemand et la LV2 c’est pour cette rentrée ! Elle a eu une initiation à l’anglais au primaire dont il ne reste pas grand chose. Mais, dernièrement, j’ai été surpris de voir ses connaissances dans le vocabulaire de la langue anglaise ! On en a discuté… et elle m’a fourni l’explication suivante : «j’apprends en jouant sur les jeux ou dans les applications. Tu sais, elles sont souvent en anglais ! Et puis, sur certains appareils également j’apprends ! Sur la micro-onde, tu vois, il y a le dessin et le nom… ». Évidemment, pourquoi je n’y avais pas pensé !

Devant cette situation, je lui ai demandé de m’écrire la liste de l’ensemble des mots qu’elle connaissait ! Environ 150 mots… Combien doit-elle en apprendre en quatrième pour sa première année d’anglais ? Je sens qu’elle va s’ennuyer en cours !

Bon, je connais votre réaction… Elle ne connaît pas la grammaire… Toutefois, elle prend son bain linguistique régulièrement parce que jeux, applications… lui parlent anglais ! Pire, elle s’est mis en tête de traduire une méthode d’apprentissage de guitare à l’aide de Google traduction ! Elle perçoit donc les structures de phrase de cette manière !

Et pour le comble de l’histoire, sur la liste des mots qu’elle connaît, aucun ne provient de la traduction… qui est assez correcte, je dois l’avouer ! Donc, son nombre de mot de vocabulaire passif est encore plus important que celui qui résulte de ma demande.

Des expériences maisons

Les filles ont été à la mer ! Rien d’anormal. Seulement, elles expérimentent beaucoup ! Comme quoi, elles ne sont pas toujours fourrées sur l’ordinateur ou leur tablette.

Aussi, en étant sur place, elles ont décidé de remplir une gourde d’eau de mer (de leur propre initiative).

De retour à la maison, première évaporation en faisant bouillir d’eau dans une casserole ! Le reste mis dans une assiette s’est évaporé naturellement… Maintenant, on constate qu’il reste du sel ! La question est : quand nettoieront-elles l’assiette ? Autrement dit, quand l’expérience sera t-elle terminée ?

Peut-on considérer que les échanges entre famille d’un enfant à l’étranger sont-ils maison ou pas ? En tout cas, la plus grande consciente de ses lacunes dans les langues vivantes nous a demandé vers le mois de janvier à partir faire un séjour dans une famille en Allemagne cette année, et nous baratine pour partir 3 mois l’an prochain à l’école en Australie, suite au passage d’un membre de notre famille là-bas !

Mais revenons sur l’échange entre famille… Nous ne sommes pas passé par une structure particulière… Internet nous a suffi pour lancer l’appel dans des endroits privilégie (Office Franco Allemand) ! Nous avons juste choisi une région d’Allemagne « proche de chez nous » dans notre sélection. La « petite Allemande » a passé 15 jours à la maison et dans la foulée notre fille, 15 jours en Allemagne, la plupart du temps à l’école, car les cours ont déjà repris là-bas ! La fille est ravie de cette expérience… Elle parle même de refaire un échange avec des « nouvelles » camarades de classe, avec qui évidemment elle continue d’échanger dans Facebook !

Pour l’organisation du séjour : quelques échanges par mail entre les parents après que les filles ont fait connaissance, un appel téléphonique, un Skype… Le tout était réglé !

Sa soeur, évidemment un peu jalouse, se contente de correspondantes toujours obtenus grâce à des annonces sur Internet… Elle doit avoir 5 ou 6 correspondantes. Et ces échanges de messages parfois sont nourris… jusqu’à se raconter des blagues Carambar !

Comment sont intégrées désormais ces pratiques qui se font en dehors de l’école mais qui sont issues directement d’Internet, des médias sociaux…

Et puis

Clémenceau disait «La guerre est une chose trop grave pour être confiée à des militaires !» et je me pose de plus en plus souvent la question de savoir si «l’éducation de nos enfants est une chose trop grave pour être confiée à des pédagogues et des enseignants» ?

Je m’explique… Je remarque lors des Opens Coffees par exemple, que les jeunes créateurs d’entreprises dans le domaine du numérique ont également des idées sur les manières d’enseigner, des approches de l’éducation différentes… Seulement, aucune de leurs idées ne remonte jusqu’aux Académies, ministères et autres… Parce qu’ils ne sont pas enseignants, ne font pas partie du monde de l’enseignement… !

Et pourtant, elle tourne disait Copernic ! Et pourtant, ils ont des idées qu’il serait parfois bon de prendre en compte… Ils sont certainement plus proches de la génération Z que nous le sommes, nous, personnes en place qui décidons pour cette génération aux comportements et aux usages du numérique qui parfois (souvent) nous dépassent ! Je renvoie sur la séance à l’Open Coffee avec l’invitation de la génération Z à se présenter en attendant l’ouverture du site generation-z.fr 😉

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