Identité numérique : appel à communication

Comme je suis membre du comité scientifique pour Les cahiers du numérique plus exactement un numéro spécial sur l’identité numérique, il me semble normal de publier l’appel à publication de ce numéro.

Objectif du numéro spécial des cahiers du numérique sur l’identité numérique

Aujourd’hui, la toile Internet est un espace où se font et se défont les informations et les réputations. Le Web devient le lieu de convergences des médias (presse en ligne, Web TV, Web Radio, blogosphère, etc.) où se propage durablement l’information gratuite. Les nombreux services proposés par les systèmes de recherches d’informations généralistes sont désormais largement utilisés par les internautes comme point d’entrée sur l’univers informationnel du Web.

L’avènement du Web social, qualifié aussi de Web 2.0, a donné du pouvoir à l’internaute et l’a fait passer du statut de simple consommateur à celui de « consommacteur » à part entière du réseau. En produisant son propre contenu qui sera largement diffusé, chacun aujourd’hui devenir un véritable média ; la prolifération des outils de diffusion ne manquent pas pour s’exprimer : les blogs, les forums de discussion, les plateformes de partage multimédia, les réseaux sociaux, les wikis, etc. L’explosion rapide de tous ces espaces pose alors avec acuité le problème de l’identité numérique, notion confuse et complexe que les travaux les plus récents en sciences humaines et sociales tentent de circonscrire.

Bien que le phénomène ne soit pas nouveau et remonte à l’époque de Télétel, la puissance des réseaux sociaux dans Internet a fait de l’identité numérique, une problématique majeure qui invite chacun à se préoccuper aujourd’hui de son activité, de son image, voire de sa réputation en ligne. Une terminologie ad hoc s’est progressivement imposée et il est courant de recourir à des expressions telles que : E-réputation, cyber-réputation, web-réputation, réputation numérique, personal branding, etc.

Les acteurs économiques, sont de fait, extrêmement attentifs à cette tendance. Selon, une étude internationale réalisée en 2010 par l’éditeur informatique Microsoft , 69% des Français se sentent concernés par l’impact de leur réputation en ligne sur leur vie privée et professionnelle. 77% des Français interrogés soulignent être conscients que des informations publiées en ligne sont susceptibles d’être prises en compte dans le cadre d’un recrutement. Si, en Allemagne, près de neuf personnes sur dix en sont convaincues, en France, très contradictoirement aux résultats de l’étude, un seule personne sur trois en France (32%), se préoccupe systématiquement de la trace laissée au moment où elle diffuse du contenu sur Internet. C’est même une personne sur 4 seulement qui se soucie cette fois de la réputation des autres, à chaque fois qu’elle publie du contenu.

Aucun domaine de la société (institutions, entreprises) n’est à l’abri des préoccupations portées par l’identité numérique notamment en matière de recrutement et d’image véhiculée. Les premiers problèmes d’ordre juridique, viennent souligner le caractère sensible de ces questions et mettent en évidence leur complexité.

Quelques propositions non limitatives de thèmes pouvant être abordés
  • Identité numérique : définitions, composants, enjeux et non-enjeux
  • Identité numérique et construit social
  • Identités personnelles et professionnelles : état des lieux
  • L’impact de l’identité numérique sur la société, l’éducation, l’entreprise, l’économie, le marketing, le commerce…
  • Quelle maîtrise et gestion de sa visibilité en ligne ? Comment améliorer sa e-réputation ?
  • L’évolution des outils de surveillance de la e-réputation (buzz monitoring)
  • L’identité numérique : aspects philosophique et sociologique du phénomène
  • Société de l’information et identité numérique (évolution de la technologie, impacts des technologies nomades…)
  • Droit et identité numérique (le droit à l’oubli numérique, usurpation d’identité, législation actuelle, en cours ?, etc.)
  • Quelle place pour les médias sociaux dans l’identité numérique ?
  • Les pseudos et avatars au cœur de l’anonymat (pseudonymat, virtualité ou non de l’identité numérique ?, etc.)
  • Identité numérique, société de surveillance et réseaux (de quoi se protéger ?)

Cet appel à articles s’adresse prioritairement aux chercheurs en sciences de l’information et de la communication mais les contributions d’autres disciplines scientifiques sont les bienvenues.

Comité scientifique du numéro spécial des cahiers du numérique sur l’identité numérique

Responsable de la coordination de cet ouvrage : Jean-Paul Pinte

Le calendrier et recommandations aux auteurs du numéro spécial des cahiers du numérique sur l’identité numérique
  • Date de remise de proposition d’article : 30 octobre 2010
  • Acceptation de proposition : 15 novembre 2010
  • Notification aux auteurs : 20 janvier 2011
  • Remise version finale : 10 février 2011

Envoi des propositions d’articles (6 000 caractères, espace non compris, plan et références bibliographiques non compris) le 30 octobre 2010 dernier délai à Jean-Paul Pinte en indiquant prénom et nom.

Les contributions définitives (30 000 signes espaces compris) respecteront impérativement la feuille de style de la revue.

La notification aux auteurs (accepté, refusé, accepté avec modification) est fixée au 20 janvier 2011.

Pour les communications acceptées avec modifications, la date limite de réception des articles modifiés est le 10 février 2011.

Les articles retenus sont à adresser au plus tard le 10 février 2011 au coordonnateur accompagnés impérativement de l’accord de cession des droits dûment complété, sans lequel la publication est impossible (NB : un accord par auteur téléchargeable) le 15 février 2011.

Contact : Jean-Paul Pinte

0 comments for “Identité numérique : appel à communication

  1. 3 octobre 2010 at 16 h 43 min

    En lisant « en biais » (je l’avoue) ton billet, j’ai cru comprendre que la « problématique » se posait pour les adultes et les acteurs économiques. Alors, qu’intervenant pour le B2I primaire, j’observe que des enfants de 9/10 ans ont (déjà) un compte facebook. Là, pour le coup, c’est problématique.
    4% pour l’année 2009-2010, ce qui, mathématiquement n’est pas énorme, mais compte tenu de leur âge est trop.

  2. 3 octobre 2010 at 16 h 43 min

    En lisant « en biais » (je l’avoue) ton billet, j’ai cru comprendre que la « problématique » se posait pour les adultes et les acteurs économiques. Alors, qu’intervenant pour le B2I primaire, j’observe que des enfants de 9/10 ans ont (déjà) un compte facebook. Là, pour le coup, c’est problématique.
    4% pour l’année 2009-2010, ce qui, mathématiquement n’est pas énorme, mais compte tenu de leur âge est trop.

  3. 3 octobre 2010 at 21 h 27 min

    @frcolin je suis conscient pour ma part de ce problème des enfants dans Facebook ou d’autres réseaux sociaux ou dans des jeux qui ne sont pas adaptés à leur âge !
    J’ai toujours en tête cette question : où sont les parents !
    L’appel à communication n’est pas restrictif au niveau de l’âge des personnes concernées !

  4. 3 octobre 2010 at 21 h 27 min

    @frcolin je suis conscient pour ma part de ce problème des enfants dans Facebook ou d’autres réseaux sociaux ou dans des jeux qui ne sont pas adaptés à leur âge !
    J’ai toujours en tête cette question : où sont les parents !
    L’appel à communication n’est pas restrictif au niveau de l’âge des personnes concernées !

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