Facebook, l'experience Interdite

J’ai une suite à vous proposer, car Hélène vient de m’écrire… Facebook, l’expérience Interdite, la suite dans Hélène Fontainenaud m’aime bien, elle m’a fait une surprise !

J’attendais depuis le milieu de la journée d’hier pour voir qui m’inviterait au groupe nouvellement créé : L’expérience Interdite par Facebook : J’ai besoin de vous!!!

Pourquoi cette attente et pourquoi en parler me diriez vous ?
Je trouve que ce groupe de Facebook recelle tout les dangers de Facebook et des réseaux sociaux, qu’il explique d’ailleurs fort bien. Je m’explique.

La première fois que j’ai eu connaissance de ce groupe, évidemment, j’ai été voir à quoi il correspondait… Aucune possibilité de communication ou de mise en garde n’est possible ! Le groupe est complétement fermé, on peut juste s’inscrire 🙂

Voici que que l’on peut lire en page d’accueil (c’est en italique et je commente entre les lignes)

Bonjour, je suis étudiante en psychologie et je suis en train d’écrire une thèse sur la formation des sectes et leur propagation.

Premier réflexe, je clique sur le lien de l’administrateur du groupe : Helene Fontainenaud. Je m’aperçois qu’elle a modifié son Parcours scolaire/universitaire et Originaire de sur son profil une grosse heure après avoir créé le groupe. Il suffit d’afficher tout le Mini-historique d’Helene pour s’en apercevoir. Conclusion, son Parcours scolaire/universitaire se résume au Lycée Balzac ’96 ! On est loin de la thésarde qui est mentionné dans le groupe ! De toute façon, aucune information ne permet de savoir qui elle est réellement. Un rapide recherche dans Google ne donne pas plus d’informations.

Pas plus d’informations sur Cassimiro Xavier, l’administrateur modérateur !
Difficile d’avoir confiance en quelqu’un que l’on ne connait pas. Non ?

Un journaliste du monde a écrit un article où il expliquait comment aujourd’hui, n’importe quelle personne pouvait créer un groupe sur Facebook et toucher 100 000 personnes en quelques semaines. Il demandait donc à Facebook de surveiller de plus près le contenu des groupes et les messages véhiculés.

Ce groupe en est la preuve :-(. Par contre, je ne sais pas qui est ce journaliste du monde, quand cela a été publié, si cela a été réellement publié…

Facebook a préféré fermer les yeux, prétextant que le volume d’information rendait tout contrôle impossible.

Qui pose la question à Facebook ? Je suis a peu près certain qu’ils ne sont même pas informé !

Alors voilà, le but de ma thèse est de montrer qu’il est en effet possible de créer un groupe et d’y faire adhérer plus de 100 000 personnes en 1 mois – afin de demander à Facebook de surveiller le contenu de plus près et d’éviter la prolifération des sectes sur Facebook.

C’est évident. Nous avions le président de Facebook, nous avons maintenant le groupe qui nous dira bientôt : «Voyez comme c’est facile dans Facebook de piéger 100 000 personnes en un week-end prolongé.»

Ce que vous devez faire pour m’aider: 1- Rejoindre le groupe (en cliquant sur « Join this group » dans la colonne de droite) 2- Cliquer sur « Invite people to join » dans la colonne de droite 3- Inviter tous vos amis (c’est nécessaire pour que le projet marche) 4- Cliquer sur « Send Invitation » 5- M’ajouter en amie (si vous voulez!) 🙂

Le projet commence aujourd’hui: Vendredi 21 Mars à 23H45 heure de Paris et termine le 21 Avril à 23H45.

Bref, vous l’avez compris en me lisant, il me semble difficile de faire confiance au dire de cette personne et même de croire à l’existence de sa thèse.

Ce que vous pouvez faire d’urgence, le temps que vous n’avez pas plus d’informations :
* vous désinscrire de ce groupe (en haut à droite)

Il est urgent de former les utilisateurs à Facebook (et des autres réseaux sociaux) comme je l’indiquai hier car 56 557 personnes sont déjà membres 🙁 Non, non, ce n’est pas moi qui se cache sous le pseudo d’Helene.

Mais peut-être que dès mardi, une journée de travail normale, une personne mal intentionnée ou avec moins de scrupule que je n’en ais car dans le fond, l’expérience m’intéresse, donc qu’une personne n’avertisse Facebook, ce qui aurait pour effet certainement de clore le groupe et de supprimer le compte d’Helene ! D’aileurs, le Monde ne serait peut être pas très content s’il s’avère qu’aucun journaliste de chez eux n’a publié un tel article !

Pour rappel, lors de la création d’un groupe, il est indiqué :
Attention : un groupe qui attaque une personne ou un groupe de personnes spécifiques (ex : racisme, sexisme, etc.) ne sera pas toléré. Créer un tel groupe entrainera une suppression immédiate de votre compte Facebook.

«You can anonymously report offensive group pictures and content by clicking on the « Report Group » link located under the group’s picture. You will be asked to specify the offensive content. Facebook will review your complaint and will act to ensure all users comply with our Terms of Use so that Facebook remains a trusted environment where people can interact safely.»

Enfin, je vous aurais prévenu… et vous savez qui je suis, les commentaires sont ouvert, et vous pouvez m’identifier rapidement et facilement sur Facebook 🙂

Mise à jour le 25 à 23 h 52 😉 la version américaine, mais c’est Monica Rockle qui effectue maintenant cette enquête :-))) Merci mel pour l’info. je vous conseille de voir qui se cache derrière le site américain. Allez, j’suis bon ce soir, le lien est ici. Nous devrions savoir demain qui se cache derrière le site Français, car il a été promis l’ouverture d’un blog 🙂

L’opposition s’organise. J’avais hésité en écrivant ce billet, mais Alexis Laliberté, Quentin Avérous et Xavier C. l’ont fait ! Un groupe « J’emmerde l’expérience interdite de facebook« , L’expérience Interdite par Facebook: Complètement rien à taper de ta thèse! et Boycott de l’Expérience Interdite ! On est pas des pigeons !!! sont en ligne… rejoignez les 🙂

Mise à jour vers 1 h, le 26 : Voici le texte que diffuse depuis une heure environ, helene :

Bonjour à tous, je suis la demoiselle (comme vous dites) qui fait l’expérience. Maintenant que j’ai atteint le nombre espéré, je pense pouvoir révéler la supercherie: je ne rédige pas de thèse, je ne suis pas en psychologie. Je suis journaliste dans un magasine national (dont je me dois de taire pour l’instant le nom). J’ai réalisé cette supercherie pour apporter une contribution à une étude personnelle. En effet, je voulais voir si les gens étaient bien aussi cons que ce que des amis disaient. la preuve, ils sont tous tombés dans le panneau. C’est triste pour eux, mais vraiment instructif pour moi! Voilà.
Si cela est le cas, j’avais vu juste dans mon commentaire de 21 h (pardon 13 h, heure US) !

Mais rebondissement, cette fois nous avons à faire avec deux Helene Fontainenaud ! Celle d’origine est , la nouvelle, ici Un autre fake… L’histoire s’accélère 😉 Merci à Quentin de m’avoir rendu attentif à la chose 😉
Plus surprenant, lorsque j’effectue la recherche dans Facebook : Fontainenaud, je trouve le profil de la première, mais celui de la seconde n’apparait pas. Le seul moyen de le faire apparaître est de copier-coller son nom depuis ses commentaires 🙁 Il est tard et je ne trouve pas l’erreur 🙁

Cette fois, je fais des copies d’écrans des deux Helene car aujourd’hui, j’ai reçu un appel d’une télévision qui recherchait un écran de Jérôme Kerviel, le vrai, celui d’époque. Si vous avez cela dans vos archives, contactez moi en privé 😉

Certains évoque la possibilité « d’attaque » de Facebook par ce moyen… C’est ce qui expliquerait les ralentissements actuels. C’est peu probable, mais chacun semble chercher ce qui motive les acteurs derrière ce projet.

‘Mise à jour le 26 mars, à 19 h » : Freddy J. Nager a écrit Are You For Real, Monica Rockle? A Facebook Marketing Case Study qui apporte quelques éclairages sur la version américaine de l’affaire 🙂 Trevin Shirey titre pour sa part : a creative way to spam Facebook.

Mise à jour : À ma connaissance, seul le journal Le Soir a évoqué le groupe dans un article : Facebook, l’expérience interdite : secte ou canard ?

Mise à jour le 31 mars : je suis un peu surpris de la présence de mon billet dans sa quasi totalité sur le Mopiou’s Weblog. Ceci me dérange d’autant plus que personne ne m’a contacté pour me demander l’autorisation de diffuser ce contenu, que je suis le seul billet de ce blog, qu’il est indiqué en page d’accueil qu’il n’y a aucun commentaire (pourtant j’en ai laissé un) et qu’il n’y a aucun moyen de contacter l’auteur du blog… 🙁 Merci donc de prendre très rapidement contact avec moi, car le contenu de ce blog n’est pas sous licence Creative Common ou autres, donc, la loi sur les droits d’auteurs… s’applique.

« Mise à jour le 12 avril » : je note l’intérêt d’André Gunthert pour cet hoax dans l’Actualités de la recherche en histoire visuelle du Laboratoire d’histoire visuelle contemporaine. Serai-t-il le seul chercheur à s’intéresser à ce « phénomène » ? 🙂

« Mise à jour le 17 avril » : Hélène Fontainenaud m’a envoyé un courrier. Donc, je crée une suite à Facebook, l’expérience interdite : Hélène Fontainenaud m’aime bien, elle m’a fait une surprise

48 comments for “Facebook, l'experience Interdite

  1. GrandWazoo
    25 mars 2008 at 2 h 21 min

    En tout cas elle n’est pas inscrite au fichier central des thèses, sauf erreur de ma part…
    http://fct.u-paris10.fr/index.jsp

    Je suis aussi dubitatif, mais je reste inscrit pour en savoir un peu plus.

  2. 25 mars 2008 at 3 h 25 min

    J’ai reçu une invitation samedi si ma mémoire est bonne.

    Je me suis fait exactement la même réflexion que toi. Le texte de présentation du groupe est d’une certaine Hélène Fontainenaud, aucune info sur le Web à son propos, elle ne précise pas l’université avec laquelle elle prépare sa thèse, …

    Bref, plus que dubitatif, je n’y ai pas cru une seconde et ne me suis pas inscrit.

    PS: Déjà plus de 70000 membres, elle semble revoir ses objectifs à la hausse.

  3. 25 mars 2008 at 5 h 50 min

    Intriguant en effet !

    Je n’avais jamais entendu parler de ce groupe avant de lire ce post … et je ne peut m’empêcher de penser qu’un tel engouement à communiquer son adresse email et son profil pourrai bien avoir une simple fin marketing !

  4. eric delcroix
    25 mars 2008 at 8 h 02 min

    @ GrandWazoo : J’ai aussi hésité à me taire et à rester inscrit pour en savoir plus… Mais je pense qu’il n’y a rien de plus à savoir, sauf que cela fait un peu trop panurge à mon goût !

    @ Sébastien : le nombre d’inscrit m’effraie, mais avouons que c’est bien joué le coup du pauv’ journaliste maltraité, que l’on écoute pas… le mot magique : secte ! Qu’est ce que l’on ne ferait pas contre les sectes ! Et si c’était une secte qui avait lancé ce groupe ? 🙁

    @ Olivier : je ne pense pas que ce soit une société de marketing qui soit derrière cela par le peu que l’on peut en juger sur le mini-historique.

    85 875 membres (90 605 nouveaux) à 16 h ce mardi, mais ce qui me réjouit, il y a au moins 5 000 personnes qui ont quitté le navire :-). Bon je sais, je me contente de peu, le pourcentage est très faible !

  5. mb93
    25 mars 2008 at 10 h 14 min

    En même temps je vois pas ce que ça change qu’elle soit réellement thésarde ou pas, que ce soit un coup marketing ou pas ?
    L’expérience reste valable et intéressante. Peut-être même encore plus si c’est un coup marketing.

  6. Clémence
    25 mars 2008 at 12 h 17 min

    je suis d’accord avec mb93 !
    je trouve l’idée intéressante !
    je sus inscrite dans ce groupe depuis samedi

  7. Pedro
    25 mars 2008 at 13 h 11 min

    Le point 5 (5- M’ajouter en amie (si vous voulez!) 🙂 ) ne fait pas très sérieux pour une thèse. C’est plutôt pour se faire plein de potes j’ai l’impression. Merci de m’avoir mis la puce à l’oreille en tout cas, et bravo pour ce blog !

  8. eric delcroix
    25 mars 2008 at 13 h 27 min

    Le gros danger que j’y vois pour ma part, c’est la récup qui en est faite… du genre, vous voyez quand on vous le dit que n’importe qui fait n’importe quoi, que l’on manipule les personnes comme l’on veut…

    En plus, cela me semble une dérive sérieuse… des réseaux sociaux. Il suffit de mettre une carotte devant le nez des gens et ils foncent, encore plus facilement sur les réseaux sociaux qu’ailleurs !

    Dans la vie de tous les jours, vous livreriez votre adresse au premier venu ? Vous donneriez votre adresse sur la bonne tête, elle est mignone Helene :-), de votre interlocuteur pour signer une pétition bati sur du vent ? Moi, pas. Je me renseigne au préalable.

    @ mb93 : si cela était dans le cadre d’une enquête universitaire ou pour une thèse, c’est vrai que j’aurai adhéré. Cela se justifiait. La réflexion sur le coup de marketing m’amuse. Pourrait-on me rappeler le taux de personnes qui sont farouchement opposé à l’utilisation de leur coordonnées à des fins publicitaires, qui sont contre le spam… Mais, c’est ce genre de piège à « gogo » qui les faits se piéger. Ne venez pas vous plaindre ensuite de recevoir des messages ou des virus sur vos ordinateur.

    Ce qui est encore plus « criminel » selon moi, le point 5 : M’ajouter en amie (si vous voulez!) :-). Une application du type FacebookSyncet hop, l’ensemble des informations est récupéré dans un logiciel de gestion de courrier, et de là…

  9. GrandWazoo
    25 mars 2008 at 13 h 44 min

    En tant que chercheur ça me gêne qu’elle se drape dans les oripeaux de la recherche si elle fait ça pour le business. Ca va installer de la méfiance, et il sera difficile de convaincre les gens de répondre aux sollicitations des chercheurs, avec des raisonnements du genre « encore un truc pour nous ficher et nous vendre des trucs ».

  10. bN
    25 mars 2008 at 15 h 08 min

    j’étais justement arrivé aux mêmes conclusions après les mêmes recherches … « perplexifiant » comme je dirais
    et c’est vrai que je ne voyais pas l’intérêt que qui que ce soit pouvait trouver à la formation de ce groupe mais maintenant que vous le dites la récup des adresses …

    enfin quoi qu’il en soit un bel exemple de ce qu’elle est sensée démontrer … à étudier plus sérieusement

  11. bN
    25 mars 2008 at 15 h 13 min

    mais du coup … faudrait s’inquiéter de toutes les adhésions à des groupes que nous avons faites, faisons et feront … ce qui limite de beaucoup l’intéret du site :s

  12. mel
    25 mars 2008 at 15 h 27 min

    je me suis posée les mêmes questions quand j’ai découvert ce groupe. effectivement, la description est vague et incomplète, et je ne sais pas s’il faut s’y fier. mais je me suis quand même inscrite, parce que quelque soit le but de cette personne, l’idée est intéressante, et j’ai envie de voir jusqu’où ça peut aller. de plus, de nombreux groupes proposent le même genre de chose (avec moins de succès).
    c’est hallucinant de voir la vitesse à laquelle le nombre de membres du groupe augmente. (il suffit de cliquer sur actualiser la page pour s’en rendre compte !)

  13. mel
    25 mars 2008 at 15 h 37 min

    bon, en fait j’ai trouvé le même groupe version américaine : http://www.facebook.com/group.php?gid=25097279304

    qu’en pensez vous ?

  14. eric delcroix
    25 mars 2008 at 16 h 03 min

    @ bN : « mais du coup … faudrait s’inquiéter de toutes les adhésions à des groupes que nous avons faites, faisons et feront … ce qui limite de beaucoup l’intéret du site ». Je ne pense pas que cela limitte l’intérêt de Facebook, au contraire. C’est un excellent apprentissage de ce que nous réserve certainement l’internet du Futur. Aussi, lorsque l’on parle d’identité numérique, ce n’est pas un vain mot 🙁 Je le dit et le répéte, apprenons à maitriser les outils de réseaux sociaux en général est nécessaire de même que l’identité numérique, la sienne et celle des autres 🙂

  15. 25 mars 2008 at 16 h 18 min

    Quand j’ai vu ce groupe, j’ai eu aussi un gros soupçon. C’est un peu gros. Et trop belle la photo !!!

  16. sonia
    25 mars 2008 at 16 h 19 min

    Je me suis inscrite dans ce groupe par curiosité. Mais après avoir lu avec attention sa description, je me suis posée des questions. Fait-elle réellement cela pour sa thèse ou est ce juste un gros coup de pub, ou un coup marketting???
    Cela m’a semblé encore plus étrange quand je suis tombée sur ce groupe américain.
    http://www.facebook.com/group.php?gid=25097279304
    Le groupe de la française reprend mot pour mot (et je n’exagère pas) les termes du groupe de l’américaine (créé avant celui de la française). Vous me suivez tjrs? lol
    Bref tout ça pour dire que les intentions de cette jeune demoiselle ne me semblent pas très honnête. Je vous invite donc à vous désinscrire ce que je vais faire maintenant juste après avoir posté ce commentaire!
    Merci pour votre blog qui n’aura fait que confirmer mes « soupçons ». 😉

  17. yann
    25 mars 2008 at 16 h 44 min

    En tant qu’étudiant en master 2 de psycho, j’ai bien du mal à comprendre le concept. En fait, je vois tout simplement pas ce que la psycho vient foutre là dedans. Pour moi ça s’apparente plus à un coup marketing mal foutu qu’à un véritable travail de doctorant. Quel intérêt ? Une thèse c’est un travail de longue durée, avec un apport théorique important, une réflexion, une problématique à développer, une méthodologie à appliquer, une expérimentation à mener, des résultat à traiter, et des analyses à discuter. Alors son expérimentation de thésarde sur facebook, personnellement il me fait rire aux éclats.

    Par contre si c’est vrai, je veux bien que l’on me communique l’adresse du laboratoire où cette personne est incrite… histoire que je sois sûr de ne jamais y mettre les pieds. Enfin je dis ça mais aucun proffesseur HDR (Habilité à Diriger des Recherches) sensé n’accepterait de s’engager dans un tel ramassis d’idioties.

  18. Azerty
    26 mars 2008 at 1 h 04 min

    L’americain(e) comme le/la francais(e) a totu compris… mettre la photo d’une mignonnette sur son profil et c’est parti !
    En tout cas quand on voit les post de certains sur son wall, ça fait vraiment penser a de vrais « adhérents »…

    A suivre.

  19. alice
    26 mars 2008 at 6 h 07 min

    je ne comprend pas bien en quoi le principe est dangereux. Personellement j’ai tout de suite vu que cette soi disant thèse et sa rédactrice étaient des fake, le texte n’est pas crédible, le projet de thèse non plus, le but est terriblement vague et l’intéret que peut en tirer un etudiant chercheur plus que faible.
    Donc je n’ai jamais adhéré.

    Mais alors ? la quasi totalité des groupes de facebook ont le meme but archinul : avoir le plus d’adhérents possibles. Je ne vois pas ce que ce groupe-ci a de plus dangereux que tous les autres…

  20. Ninetynine
    26 mars 2008 at 8 h 13 min

    C’est con, ce matin même je me demandais d’ou venais ces put*** de spams sur ma boite mail depuis ce week-end

  21. zzu
    26 mars 2008 at 9 h 06 min

    et si en ne s’inscrivant pas on aidait prouvait que l’on pouvait éventuellement réfléchir avant de se mettre dans un groupe ou pas…..
    voila, je m’inscrit pas……

    je vais ptete creer un groupe ou je demanderai au gens de ne pas s’inscrire!! j’aurai le groupe facebook comptant le moins d’adhérants!!!

  22. Boo
    26 mars 2008 at 9 h 32 min

    J’ai direct senti le fake également. Aucune info sur son labo, pas inscrite sur le fichier centrale des thèses, aucune info trouvable sur le net, projet qui ne ressemble à rien et surtout pas à un projet de thèse… Date de naissance bidon aussi, comme par hasard la même que son soit-disant admin. Puis y’a pas de wall, du coup on peut même pas dénoncer le fake sur la page du groupe, bien joué !
    Je pense que toute personne qui a fait de la recherche dans sa vie ne se fera pas berner par ce groupe, après il faut bien avouer que pour les autres il n’est pas forcément évident de se rendre compte de ce qu’est la réalité de la recherche et donc je comprends qu’ils puissent tomber dans le panneau.

  23. mb93
    26 mars 2008 at 10 h 11 min

    Comme je l’ai dit précédemment pour moi, cette expérience est très intéressante, que ce soit pour une thèse ou pas.
    Particulièrement si ce n’en est pas une (ce qui est mon intime conviction). Je m’explique:
    1°) ça montrerait qu’avec une belle photo et quelques mots scientifiques on peut piéger un nombre important de personnes, et que par conséquent une grande partie des utilisateurs des nouvelles technologies ne sont pas encore au fait des éventuels dangers de ces nouvelles technologies.
    2°) sous prétexte de combattre telle ou telle idéologie, on peut approcher ceux qui y sont opposés. En effet, comme l’a dit eric delcroix, rien ne prouve que ce n’est pas une secte qui a créé ce groupe sous couvert « d’étudier l’influence des sectes afin de mieux les combattre ».
    3°) Les initiatives personnelles un peu hors du commun peuvent permettre de faire réfléchir nos contemporains, même sur un domaine aussi vaste qu’Internet. Car finalement qu’est-ce qu’on fait depuis la création de ce groupe ? On réfléchit, on en discute ensemble, on pèse le pour et le contre. Pour moi cela tend à prouver qu’un vecteur de communication comme Internet, lorsqu’il est bien utilisé, peut avoir des effets très positifs contrairement à ce que prétendent parfois ses détracteurs dans les médias. Par exemple, si une initiative aussi originale avait pour thème « le but de la vie », ou « la fraternité », peut-être serions nous en train de nous remettre en questions, au travers de nos différents échanges de messages. Et qui sait ce qui pourrait en ressortir ?

    Enfin bref, tout ça pour dire que je n’encourage pas à s’inscrire à ce groupe, ni à ne pas s’y inscrire. Cependant en tant qu’observateur je trouve l’expérience digne d’intérêt.

  24. photigule
    26 mars 2008 at 14 h 03 min

    ouarffff comme je rigole !!!! en fait, j’ai eu le même réflexe que toi et nombre de tes lecteurs à savoir chercher sur internet qui était cette hélène dont le groupe m’a paru très suspect en dépit du nombre d’inscrit. Ce qu’il y a de merveilleux avec le buzz et internet, c’est que je suis immédiatement tombé sur ton blog et que j’ai donc déjà la conclusion de l’affaire.
    En réalité, je suis assez fier de faire partie de la minorité à ne pas gober la moindre connerie qui passe, même si çà ne me vaut pas un prix nobel ! 😉
    Il y a un proverbe qui dit (à peu près) cela : il vaut mieux avoir tort avec tous que raison contre tous. C’est une autre façon de décrire l’histoire du mouton de panurge qui, 2000 et quelques années après, n’a pas pris une ride !

    Pour info, voici le mail que je venais juste avant d’écrire à cette hélène … je ne m’attendais pas à avoir une réponse, une absence de réponse en étant déjà une 😉

     »
    Bonsoir Hélène,

    C’est finalement très simple de faire grossir ton groupe : une photo de belle hélène (;-)), une sorte d’appel au secours, une justification qui paraisse plausible et hop l’affaire est emballée.
    En ce qui me concerne je suis sceptique et la seule chose que me démontre le nombre d’inscrits à ton groupe, c’est à quel point les gens sont crédules. Il y a à peine 10mn, je recevais par exemple un mail d’une amie, qu’elle avait forwardé à 20 personnes, qui me promettait tout le bonheur du monde si je faisais pareil et bien du malheur dans le cas contraire. Je ne pense pas que çà changera quoique ce soit à ma vie mais la centaine de personnes dont le mail figure sur ce message a bien du le croire !!!!
    Bref …
    Me donnerais-tu le nom de ton tuteur de thèse et de ta fac ? ainsi que le vrai (ou complet) sujet de ta thèse ? tu passes un peu vite sur ces éléments qui sont pourtant importants …
    Voila qui m’aiderait à me faire une opinion censée sur ton compte avant de m’inscrire à mon tour et de diffuser ton message.
    En réalité, avec les maigres éléments dont je dispose sur toi, je pourrais aussi bien croire que tu fais une thèse sur le buzz marketing ou la propagation des spams ou encore sur la propagation de la bêtise humaine !
    Merci de prendre ceci au second degré excepté ma demande qui elle, est très sérieuse 😉

    @u plaisir,
    « 

    La leçon de tout ceci, pour moi qui me forme au marketing, c’est que la pub et le lavage de cerveau ont de beaux jours devant eux !!! sûr que j’ai bien fait de choisir cette filière !!! lol

    @+ et bravo pour ton blog que j’avais déjà eu l’occasion de parcourir – avec plaisir – avant çà
    Photigule

  25. photigule
    26 mars 2008 at 14 h 09 min

    Au fait, j’ai oublié un truc important : il ya aussi des groupes sérieux sur Facebook, notamment celui-ci qui met justement en garde contre « l’impréparation » des utilisateurs à ce média. On sait déjà que laisser un enfant seul devant n’importe quel programme de tv peut avoir de facheuses conséquences car il a tendance à tout prendre pour argent comptant ; et bien c’est la même chose d’internet pour la majorité des adultes.
    Ce groupe, qui existait déjà avant facebook, milite pour l’éducation et la diffusion d’un savoir pour accompagner les utilisateurs d’internet. C’est dommage que ce soit moins sexy et qu’il n’y ait pas 100.000 inscrits !!!
    En tout cas, voici le lien :
    http://www.facebook.com/group.php?gid=2533346034

  26. delcroix
    26 mars 2008 at 15 h 08 min

    On peut même donner le nom groupe : Nethique…
    Je suis dans ce groupe, car la nethiquette m’a toujours intéressée 🙂 j’ai d’ailleurs été l’un des premiers à en proposer une pour les blogs 🙂 et donné mon avis, sur l’éventuelle sur les réseaux sociaux… C’est dans ce blog 🙂
    Sinon, je confirme, il y a beaucoup de groupes sérieux… ce n’est pas l’arbre qui doit cacher la montagne 🙂

  27. Julianos
    26 mars 2008 at 17 h 47 min

    La preuve est faite ! Je suis dans la même université que cette demoiselle…Ou pas !

    Ayant accès à l’intranet, et donc aux listes de nom de tous les élèves inscrits, il n’est trace NULLE PART de notre hélène, ni en socio, ni en psycho, ni sur Mars.

    « Ceci n’est pas une étudiante en thèse » comme dirait Magritte.

    Mais je soutiens quand même ^^ (je le lui ai fait savoir, je l’ai même conseillé pour qu’elle soit plus crédible)C’est qu’elle est jolie sur sa photo, ça donne envie ça aussi…^^

    Est-ce que le nom proche d’une journaliste qui existe effectivement faisait partie de la manipulation, à savoir créer soi-même de l’opposition et du danger pour se conforter dans sa position…Ça me parait carrément probable.

    
    

    (merci pour cette fiche d’info monsieur l’auteur, j’avoue que je me suis moi-même fait avoir au début, mais faut être méfiant…)

  28. BSE
    26 mars 2008 at 21 h 13 min

    Merci pour cette « enquête » 🙂
    Je m’étais également posé quelques questions et j’avais envoyé un mail pour avoir un peu plus d’informations… Je me suis fait avoir comme un bleu :p

    En tout cas, joli coup de pub pour le site de t-shirts US… ca a du sacrément leur booster leur traffic !

  29. 27 mars 2008 at 0 h 12 min

    J’ai vu récemment un groupe de témoignages érotiques féminins, avec des dixaines de photos explicites… Evidemment, beaucoup d’inscrits. Et cela renvoyait sur un site porno… payant.
    Moi, j’ai créé un groupe de poésie sur Facebook. Il y a très peu d’inscrits.
    Je devrais mettre des photos de jeunes femmes en sous-gorge et des poèmes salaces. Et j’aurai ainsi plus d’amateurs.

    Michel Kisinis

  30. Flora
    27 mars 2008 at 11 h 13 min

    En réponse à mb93 … et à d’autres …

    Séries de questions (semi) ouvertes … que je laisse à votre appréciation …

    En quoi, parvenir à faire « cliquer » des individus pour adhérer à un groupe Facebook suffirait-il à démonter que nous serions tous potentiellement des « clients » pour des sectes?

    Ne pensez-vous pas qu’adhérer à une secte implique l’individu de manière autrement plus forte et ce malheureusement (psychologiquement, physiquement, affectivement, financièrement …) que le simple fait de se retrouver dans un groupe virtuel qui ne sert d’ailleurs à rien (comme de nombreux groupes sur FB)? En quoi donc, le groupe créé pourrait-il constituer une expérience sur le sujet?

    Ne pensez-vous pas que le sujet de la dérive sectaire mérite un terrain d’observation que ce soit pour une thèse ou pour une étude nettement plus sérieux qu’un groupe Facebook? (cette question étant assez fortement corrélée à la précédente)

    Ne pensez-vous pas que l’on a aujourd’hui parfois un peu tendance à imputer au marketing tous les maux possibles (même ceux dont il n’est même pas responsable)?

  31. Flora
    27 mars 2008 at 12 h 00 min

    Intéressant …

    Comme suggéré sur un groupe « anti-expérience », faites le test suivant : vous vous trompez légèrement dans l’orthographe et vous cherchez via Google par exemple « Hélène Fontanaud » …

    Expérience intéressante celle-ci, s’il en était … 😉

  32. Flora
    28 mars 2008 at 14 h 31 min

    Question à Photigule

    Je vous cite : « La leçon de tout ceci, pour moi qui me forme au marketing, c’est que la pub et le lavage de cerveau ont de beaux jours devant eux !!! »

    Mais quel est le rapport avec le sujet précédent ?? (i.e. « expérience interdite FB ») ….
    Si vous pensez vraiment cela, vous êtes sur d’avoir choisi votre « formation » pour les bonnes raisons ? ………

    Dernier message de Flora sur ce blog, un peu lasse de tant d’inexactitudes …

  33. bN
    29 mars 2008 at 16 h 32 min

    @ eric delcroix :
    je repose ma question différemment puisque votre réponse, quoique tout à fait juste, ne colle pas tout a fait.
    Je voulais dire : comment faire confiance à un groupe désormais ? d’autant que la plupart du temps, on choisit les groupes pour leur vacuité lol donc sans justificatif précis …

    au niveau de l’idendité numérique, comment faire pour être « caractérisé » (cad que notre personnalité transparaisse et offrir un moyen aux anciennes connaissances de nous retrouver) sans pour autant mettre en jeu nos infos ???

  34. eric delcroix
    29 mars 2008 at 19 h 22 min

    @bN : pas simple… 🙁 Je vais peut-être indiquer ce que je fais lorsque je dois m’abonner ou non à un groupe… mais il existe toujours un risque d’erreur ! En 1, je regarde si des amis sont déjà dans le groupe… Ce peut être parfois une preuve de confiance (si l’on connait réellement les personnes et la position qu’elles ont par rapport au groupe, c’est à dire qu’elle ne s’inscrive pas à tort et à travers). Mais cette information n’est pas suffisante car parfois, comme dans le cas qui nous intéresse, trop de membres sont inscrits pour effectuer une recherche 🙁 Mais, généralement, même si j’ai des amis d’inscrit, je regarde si le groupe est fermé ou ouvert : possibilité d’écrire sur le mur, de laisser des liens… Si comme dans le cas qui nous intéresse, nous n’avons pas la possibilité de nous exprimer… j’émets de fortes réserves sur le groupe, à moins que ce ne soit un groupe à l’image des newsletters (mais, je ne vois pas beaucoup l’intérêt d’un groupe dans ce cas). Ensuite, je lis la description du groupe en détail. Enfin, au besoin, je consulte qui a créé le groupe, les administrateurs…

    et là, je rejoins la deuxième question : comment faire pour être caractérisé. Un coup d’oeil sur la photo… Important la photo dans ces cas là. Elle permet de savoir si la personne correspond à l’identité (pensez aux problèmes d’homonymie :-), ensuite, un coup d’oeil rapide sur les amis communs (si des amis sûrs sont inscrit, je vérifie moins) sur les informations de base : réseaux, attentes, date de naissance et originaire de (attention, parfois, cela correspond à la ville de résidentce actuelle… cela est du aux évolutions de Facebook) et les informations : adresse mail, de sites, activités… Ensuite, en général, mon réflexe est de regarder les études et la société où travaille la personne. Puis, je passe en revue les amis de ce contact… Qui sont-ils, est ce que je connais des personnes ? Il m’arrive de piocher au hasard sur quelques nom, histoire de voir si je peux établir un lien ou me faire une idée plus précise. Je suis méfiant des personnes qui possèdent trop de monde dans leur liste d’amis, car ne cherchent-elles pas seulement à cumuler ? D’ailleurs, à noter que pour les mises en relation, à chaque fois que je reçois une demande d’un ou d’une inconnue, si aucune justification n’est indiqué dans la demande, je lui envoie un message avant l’accpetion en demandant pourquoi la personne veut devenir mon ami. Pour le gag, quelqu’un un jour m’a répondu, car j’aime bien votre caricature… J’ai également créé un groupe d’amis test dans lequel je place les personnes dont je ne suis pas certain lors de l’inscription.

    Enfin, dans un ordre ou un autre, au besoin, je regarde les applications installées chez cette personne (cela est parfois révélateur de certaines passions, orientations politiques, etc.), le mur (quelle type de relations ce contact établi avec ses amis) et je termine par le mini-historique ! Ah oui, j’ai oublié,

    L’ensemble de cette étude qui prend en réalité quelques minutes seulement, permet en général, de définir un profil de la personne. Si je prends un exemple concret… éloignons nous d’Helene, mais de celui d’une personalité… Disons un acteur. Il est simple de rechercher dans ses amis la profession de plusieurs de ses amis. Si cela n’a aucun lien avec le monde du spectacle, il y a de gros doute pour que ce soit réellement la personne indiquée, on peut facilement croire à l’usurpation d’identitée. On peu prendre également le cas de Jérôme Kerviel que j’avais suivi en son temps. Je ne connais évidemment pas cette personne. Aussi, j’avais besoin d’indice pour découvrir quel était son profil. Une petite recherche sur Internet et j’ai rapidement découvert deux adresses de courrier électronique qui le concernait (la marge d’erreur sur ces adresses était infime au vue des sites sur lesquels elles se trouvaient). Il a suffit ensuite que je compare les adresses mails fournis dans les profils et les adresses que j’avais récupérés 🙂 Simple, non.

    En conclusion, j’espère avoir répondu à comment faire confiance à un groupe désormais (mais, même avant c’était déjà le cas)… et j’ajouterai que le risque de confusion existe toujours… même involontairement… Par exemple, dans le groupe sur la revue de presse, je vais diffuser une information sur la sortie du livre Facebook, on s’y retrouve. Pourtant, les lecteurs du groupes se sont inscrits pour recupérer les informatins de la revue de presse, pas de la pub 😉 Où est la limitte ? C’est aussi chacun qui doit la définir.

    Pour comment être « caractérisé », vous devez diffuser un minimum d’information sur vous que vos « amis » puisse savoir si oui ou non, c’est bien de vous qu’il s’agit. et là, selon vos activités, votre vécu (je pense aux études et aux entreprises et donc aux réseaux auxquel vous pouvez ainsi appartenir… Par exemple, je suis dans le réseau de Lille3, car je possède un e-mail de cette université ce qui est nécessaire pour ce réseau). Quelqu’un qui voudrait créer un profil concurent ne pourrait pas indiquer cette adresse, hormis si lui même travaille à Lille3 ou qu’il indique mon adresse dans cette université, ce qui réduit considérablement le nombre de personnes)

    Enfin, contrairement à ce que tu écrits dans ton blog, selon moi, et malgré cette démonstration que nous fait helene, Facebook n’est pas dangereux. Je pense que comme pour tout outil, Facebook nécessite un apprentissage contrairement aux apparences. Mais nous allons êtes très vite confronté au problème de l’identité numérique… Facebook n’est que le prémisse des soucis de l’Internet dans ce domaine 🙁 Au passage, comme je viens de trouver ton profil Facebook, c’est vrai qu’il est difficile dans ton cas de savoir si c’est toi ou pas car dans tes 39 amis, je ne connais personne et que la moitié des personnes accessibles sont trop hétérogènes pour se faire une idée à quelques détails prêts.

  35. 30 mars 2008 at 7 h 11 min

    Excellent billet bravo pour ces recherches !

  36. mb93
    1 avril 2008 at 2 h 43 min

    En réponse à Flora
    Je vous cite:
    Dernier message de Flora sur ce blog, un peu lasse de tant d’inexactitudes

    En parlant d’inexactitudes, lorsque vous posez la question En quoi, parvenir à faire « cliquer » des individus pour adhérer à un groupe Facebook suffirait-il à démonter que nous serions tous potentiellement des « clients » pour des sectes? vous êtes vous-même extrêmement inexacte quant au sens de mon message précédent. En effet, je n’ai jamais dit que tous les individus ayant adhérer à ce groupe sont potentiellement des clients pour les sectes, j’ai simplement mis en évidence le fait que c’est un moyen moderne d’approcher un public plus large (pour reprendre précisément les termes que j’ai employé auparavant). Ne me faîtes donc pas dire ce que je n’ai pas dit. Les groupes comme ceux de Facebook, et Internet plus globalement sont des moyens d’entrer en contact avec un nombre important de personnes, et pour une minorité d’entre eux ces simples « clics » auront des conséquences désastreuses. Je vous ferais remarquer que l’Eglise de Scientologie (par exemple) utilise entre autre Internet et notamment Facebook pour entrer en contact avec ses proies.
    J’espère avoir été clair, afin que mes propos ne soient plus déformés.

    Pour conclure j’ajoute que je n’ai jamais dit que ce groupe a été créé par une secte, je dis simplement qui si cela avait été le cas, sachant que le groupe dont nous parlons compte aujourd’hui environ 200,000 membres; imaginez que 0,01% d’entre eux soient fragiles psychologiquement, alors il y aurait 20 victimes potentielles. C’est en cela que je trouve l’expérience intéressante. Pour la majorité d’entre nous le fait de cliquer un peu partout n’a aucune importance mais malheureusement cela représente parfois un danger pour une très petite minorité.

  37. lauriane
    1 avril 2008 at 8 h 27 min

    http://www.facebook.com/group.php?gid=14867865637

    un autre type de groupe attrape nigaud !

  38. TD
    2 avril 2008 at 1 h 07 min

    Et oui mais sinon ou serait le plaisir de vivre avec des cons eric, ça a un côté tellement mignon 🙂
    très bonne analyse
    amicalement

  39. Renaud
    9 avril 2008 at 0 h 04 min

    Pas d’accord ! Du contenu dangereux, raciste, homophobe, circule déjà dans les groupes de Facebook : regardez d’un peu plus près le contenu des articles américains contre le mariage homo (qui comptent plus de 5 000 membres), par exemple. Les écrits vont très loin au-delà de la simple polémique, du simple échange d’arguments. C’est tout un groupe qui est attaqué, paradoxalement si j’ose dire, ad hominem. Alors que cette Expérience Interdite soit un canular ou une thèse véritable, peu importe : elle est vraiment pertinente et lucide, Facebook peut être une arme dangereuse, qui devrait être surveillée de plus près.

  40. eric delcroix
    9 avril 2008 at 1 h 48 min

    merci Renaud de relancer le débat 🙂

    Le souci est : est ce à Facebook à vérifier, aux utilisateurs de dénoncer auprès de Facebook les groupes et propos litigieux (je sais c’est de la délation), l’avis d’un juriste serait également le bienvenue car cela tomberai certainement sous le coup de la loi française, etc.

    POur ma part, ce qui m’effraie le plus dans cette « expérience interdite », c’est à la fois la naïveté des personnes qui s’inscrivent et leur curiosité 🙁

  41. Marco
    9 avril 2008 at 14 h 36 min

    Intéressant, je viens de voir sur le groupe que Hélène, celle qui a créé le groupe, donne chaque jour des liens vers des groupes qui des défendent des « bonnes causes ».

    J’ai de plus en plus de mal à cerner toute cette histoire de thèse mais je trouve cette initiative plutôt bonne en tout cas.

  42. Renaud
    10 avril 2008 at 1 h 45 min

    Je me suis inscrit à tous les groupes « anti expérience interdite » (sans me désinscrire dudit groupe, mdr) et les polémiques sont vraiment intéressantes, j’ai eu des réponses très solides, en ce qui concerne la surveillance de l’information, et ses dérives totalitaires potentielles. Alors peut-être ne faut-il pas souhaiter une surveillance autre qu’ « interne » (les utilisateurs signalent, et un médiateur décide, si le contenu a été signalé trop de fois, par exemple, de donner un avertissement à l’administrateur du groupe, par exemple, avec liquidation si l’avertissement n’est pas suivi d’effets) mais en tout cas l’initiative est bonne, je pense, ne serait-ce que pour ce qu’elle « révèle » (et ce sur quoi ont sauté tous les détracteurs, c’est paradoxal !) : la crédulité grégaire des Facebookistes. Enfin, comme j’ai répondu à ceux qui me semblaient trop dramatiser ‘l’expérience’ :

    « Et si on explorait la possibilité d’une « blague », d’un pari, ou d’un simple test ? Je pense qu’on peut parler de malléabilité du cerveau (crédulité…) quand ça porte vraiment à conséquence (les sectes, par exemple) quand on force les gens inconsciemment à faire quelquechose (à consommer, cf 99 francs…) là, je trouve que les enjeux et les aboutissants sont plutôt négligeables, somme toute, non ? C’est une farce, un coup de « potache », et ça va pas plus loin… »

  43. moi
    14 avril 2008 at 14 h 19 min

    Ca y est, 251 000 membres. 14 Avril soir.
    Maintenant on fait quoi? On attend.

  44. lui
    3 juillet 2008 at 5 h 58 min

    on attends toujours 🙂

  45. 31 mars 2009 at 8 h 05 min

    Nos informations dans Facebook et les autres

    Ce matin, j’intervenais dans les débats du matin sur France Info au sujet des informations dans Facebook en compagnie de Yann Padova (Secrétaire Général de la CNIL), le tout animé par Raphaëlle Duchemin.

    Vous pouvez écouter le podcast de l’émission car il est…

  46. 23 avril 2009 at 17 h 31 min

    ereputation, personal branding, notoriété numérique : ce n’est pas de l’identité numérique

    Je viens de comprendre… Vous allez dire, il est long à la détente… mais, c’est dans ma réponse au commentaire de Benoît dans le billet Livre blanc sur l’identité numérique à l’automne lorsque j’ai écrit : «ce qui me dérange, c’est que désormais on fasse……

  47. peinture et passion
    7 juin 2009 at 23 h 47 min

    Incroyable ! Je suis tout à fait d’accord avec Ocarbone, et d’autres groupes du genre arrivent en masses alors soyons prudents.
    Christine.

Laisser un commentaire