Dyslexique, elle va au lycée sans cahier mais avec un iPad !

Dyslexique, maintenant au lycée, elle va en cours avec une tablette depuis le collège

Dyslexique, maintenant au lycée, elle va en cours avec une tablette depuis le collège. Source image : Flickr Richard Allaway

Cela fait un certain temps que je devais rédiger ce billet qui est la suite naturelle de : Elle va en cours sans cahier mais avec un iPad ! En effet, l’article de l’époque racontait les débuts de l’usage d’une tablette en classe par ma fille dyslexique et dysorthographique reconnue par la MDPH comme telle, alors qu’elle était au collège (Parlant de collège, sa soeur qui entre en seconde a publié un article sur sa perception de l’enseignement dans un collège : ses années collège !).

Depuis, elle est passée par une seconde passerelle et un séjour dans un lycée Australien pendant quelques mois, puis elle est entrée en seconde générale au lycée public. Cette année, elle arrive en première avec le bac français en fin d’année (j’en reparlerai).

Déjà, lors de la présentation au Sénat pour le colloque étude plus, j’avais évoqué cette suite.

Et puis, c’est bientôt Ludovia, l’Université d’été de l’e-éducation en France à laquelle je ne participerai malheureusement pas cette année. Aussi, je voulais apporter ma contribution aux débats si besoin et après le témoignage de l’autre de mes filles sur sa perception de ses années collège.

La seconde passerelle

Après une année de Troisième chaotique pour des raisons de santé (elle a été pas mal absente), le cas de ma fille posait quelques soucis pour son orientation.

C’est quoi une classe passerelle ?

En effet, même si son niveau sur les bulletins lui permettait de passer en seconde générale (certains médecins rencontrés pour la reconnaissance de son « handicap » —elle ne se considère pas comme une handicapé— était de cet avis), son nombre de journées d’absence ne lui avait pas permis d’acquérir toutes les connaissances vis à vis du monde éducatif pour poursuivre en seconde générale ! Mais difficile de la faire redoubler, cela n’aurait eu aucun sens !

C’est pendant un conseil de classe (j’étais représentant des parents 😉 que la conseillère d’orientation proposa de l’orienter vers une seconde passerelle !

On nous présenta la seconde passerelle (Wikipédia vous expliquera comme cette classe est vendue !) : un mixte de troisième et de seconde (ce qui est le cas en effet). L’établissement privé (ces classes n’existent pas selon nos informations dans le public, allez savoir pourquoi !) confirma ces informations ajoutant même qu’ils avaient l’habitude de recevoir et d’accompagner des dys ! Discours sur-vendeur évidemment 🙁

Dans la réalité des faits, la classe où c’est retrouvé ma fille était surtout une classe d’élève en décrochage scolaire (sèches les cours, problème de drogue, « fouteurs de bordels »… ) mais rien à voir avec les dyslexiques. Elle était l’une des rares à être dans cette catégorie.

Donc, il était naturel que quelques étincelles devaient se produire pour la prise en compte de la dyslexie et l’usage de sa tablette en cours.

Dyslexie, iPad et seconde passerelle

En début d’année, comme je savais que c’était une année de transition, je ne me suis pas fait connaître (c’est-à-dire que nous, parents et enfant, avons tout fait pour garder sous silence mes activités ! Je ne veux pas être le papa poule qui surprotège son enfant (j’avais des exemples au collège de ce genre de pratique et cela m’énerve en général !).

Toutefois, nous avions prévenu que notre fille disposait un PPS qui lui permettait d’utiliser son iPad à la place de tout autre support pour ces cours ! Il n’y a d’ailleurs pas eu beaucoup de réactions de la part des élèves à cet instrument en classe hormis que certains d’entre eux lui ont demandé comment elle avait fait pour pouvoir venir avec une tablette en classe, afin de savoir si eux aussi pouvaient venir avec la leur. Pas plus de réactions, ou presque de la part des enseignants !

Non, la surprise est venue de la première rencontre parents – établissement (une grand-messe dans laquelle on nous a fait miroiter pas mal de choses en vantant les mérites de l’école !).

En effet, lors des questions des parents, une personne a demandé si cela était normal qu’une élève utilise une tablette en cours et pourquoi son garçon ne pouvait pas faire de même (je pense que vous savez de qui l’on parlait 🙂 La réponse du prof. principal a été qu’elle pouvait le faire car elle possédait les dérogations nécessaires. Mais, je me mets à la place des autres parents : pourquoi elle, pourquoi pas les autres !

Puis, vint assez rapidement la réunion de préparations pour son PPS ! Nous avons confirmé le choix de l’utilisation de l’iPad et fort des expériences passées la remise des cours en pdf ou dans un autre format si cela était possible et la mise en place de son 1/3 temps pour les contrôles. L’envoi des fichiers de cours ne fut pas suivi d’effets ! Elle n’a reçu aucun cours de cette manière durant l’année.

Une remarque de la direction (rappelez-vous, ils sont spécialisés en dys !) nous laissa un peu perplexe : «Oui, tu as cela pour l’instant… mais tu ne penses pas que ce n’est pas trop. Il faudra apprendre à te débrouiller sans notamment pour le bac et après !» (SIC). En plus, il était sous-entendu qu’elle avait de la chance d’être dans cet établissement qui lui permettait ce genre d’aménagement ! Je vous laisse juge.

Difficile de parler de l’ambiance de cet établissement sans parler de sa population. Évidemment, passer du public au privé selon les établissements peu amener des surprises (je suis certain cependant que l’écart n’est pas toujours celui que nous avons rencontré).

Comment qualifier la population présente ? J’aurais tendance à dire de façon triviale de fils et de filles de « faux-bourges » qui veulent placer leur cul plus haut que leur tête, mais qui n’en n’ont pas les moyens !

Je comprends l’incompréhension de ma fille vis-à-vis de ce public… Même si, pour elle, son quotidien se déroulait visiblement bien ! Toutefois, plus d’un an plus tard, elle n’a plus de contacts avec aucun de ces camarades de l’époque alors quelle est toujours « amie » avec des personnes du collège !

Si l’on veut résumer cette année de seconde passerelle, on pourrait dire que l’iPad était anecdotique tant ce lycée semble archaïque aux niveaux des nouvelles technologies !

Le summum a d’ailleurs été atteint selon ma fille lorsque une des enseignantes qui possédait un iPhone lui a demandé de prendre le tableau en photo pour avoir une trace de ce qui avait été fait ! Seul usage des nouvelles technologies pendant une année…ou presque !

Ce décalage dans l’usage des nouvelles technologies s’est d’ailleurs fait sentir dans le projet de mini-entreprise. Le soit disant projet que devaient réaliser les élèves à été plus que moins choisi par les enseignants et l’encadrant dit professionnel ! Et pour la mise en place du projet, attention les dégâts. J’avais l’impression de revivre mes cours lorsque j’étais moi-même étudiant (donc, 30 ans en arrière).

L’arrivée des frictions émergea rapidement notamment entre ma fille et le « pro » sur les notions de communication autour du projet ! Bizarrement, après quelques semaines, je n’ai pas pu m’empêcher de vouloir rencontrer cette personne, afin de mettre à plat leurs incompréhensions.

Je me suis présenté rapidement dans le message que j’ai adressé à la fois au responsable de la formation et au « pro » pour expliquer les raisons du désaccord profond et de l’approche différente de ma fille que je percevais et aussi comprendre avec les 2 sons de cloche la situation. Au final, je leur demandais juste un rendez-vous ! Je l’attends toujours !

Est-ce que cela a joué sur la perception de ma fille par l’équipe pédagogique de l’établissement ? On peut se poser la question. À moins que ce ne soit son départ pour l’Australie qui est en cause ! Nous avions anticipé sa fin d’année, car nous avions l’occasion de la faire rejoindre un lycée en Australie pour un trimestre. Grand bien nous en a pris !

Malgré tout, cela nous pose un problème, car nous devons rétablir l’équité entre les filles et donc, trouver une solution afin que la plus jeune puisse également bénéficier de ce régime de faveur. Seulement, cette dernière n’aura pas d’année « sabbatique » 😉

Le regard des enseignants sur notre fille dès lors que nous avons évoqué ce séjour à l’étranger s’est modifié… y compris avec des réflexions sur notre choix dans l’orientation vers une seconde généraliste. Il est bon d’ajouter que nous avions pris la décision de « retourner » au public (le choix de faire ES comme bac n’était pas possible dans l’établissement de la seconde passerelle) !

Je me rappelle à ce sujet d’une réunion avec l’enseignant référent (oui, chaque élève dans la classe passerelle bénéficie d’un enseignant référent) au cours de laquelle on nous a fait comprendre qu’il était pas bien, mais pas bien du tout que notre fille ne soit pas présente au mois de juin, l’aboutissement de son année. Et concernant l’orientation, vu sa connaissance de notre fille, qu’elle, forte de son statut d’enseignant, pensait que notre fille ne pourrait pas suivre un enseignement d’ES (Rire, elle sera l’une des meilleures dans sa classe dans ce domaine en seconde générale 😉 car selon l’enseignante qui avait elle aussi sa fille dans ce parcours cela était impossible !

Bref, difficile pour nous ces parents de savoir ce qui a été « incompris » dans cet épisode scolaire. Le comportement de notre fille qui savait qu’elle partait en cours d’année n’y est certainement pas étranger.

En tout cas, le départ vers l’Australie n’était pas du goût de l’établissement, jugeant que le mois de juin est capital dans leur établissement ! Malgré tout, il n’y eu aucun soucis pour son orientation, le passage du privé au public… et son départ pour l’Australie.

Le lycée en Australie et l’iPad

Un petit aparté. Sans Internet, il est clair que notre fille n’aurait jamais pu se rendre en Australie près de 3 mois à 15 ans, même si nous avons bénéficié de conditions particulières. Certains ont un oncle aux Amériques, mes filles ont une cousine très éloignée (la fille de la sœur de leur arrière-grand-mère) en Australie !

Nous n’avions rencontré cette personne qu’une seule fois, en l’invitant à passer à la maison lors de son dernier séjour en France. Et, par politesse, elle avait dit «il n’y a pas de problème pour vous accueillir en Australie». Évidemment, ce n’est pas tombé dans l’oreille d’une sourde et la demande est vite arrivée. Donc, à priori, pas de soucis pour l’hébergement !

Il nous restait à décider de la date… Mais finalement, nous nous sommes décidés tardivement ! Dès décembre (pour un départ en mai) nous avions demandé à notre fille de se rapprocher de l’administration de son école pour savoir s’il existait un partenariat particulier avec un lycée à Melbourne.

Finalement, sans réponses à nos différentes demandes auprès du lycée en France, nous avons pris les choses en main sachant que nous avions la possibilité d’inscrire notre fille dans l’un des meilleurs établissements pour jeunes filles de Melbourne : Loreto Mandeville Hall Toorak. C’était en février !

Donc, hébergement et établissement scolaire assurés, il nous restait le voyage et les documents administratifs. Tout, c’est fait sur le net (hormis le passeport 😉 : réservation du vol, « visa », assurances… soit au moyen du courrier électronique, soit par Facebook ! L’arrivée d’Internet a changé la donne dans les échanges internationaux… j’en reparlerai un peu plus loin !

En tant que parents, le vol avec son escale à Kuala Lumpur et l’éloignement à des dizaines de milliers de kilomètres pendant plusieurs mois nous effrayaient un peu.

Nous avions tort, Skype, FaceTime, SnapChat… semblent raccourcir l’éloignement.

Tout, c’est bien déroulé pour elle, même si, situation ubuesque, un jour alors qu’il était 5 ou 6 h du matin en Australie, nous avons reçu un appel FaceTime de sa part affolée. Elle avait été réveillée par du bruit… et pensait à des voleurs qui cambriolaient la maison… Son réflexe a été d’appeler son père en France 😉 Rassurez-vous ce n’était que des opossums qui visitaient les poubelles !

Mais revenons à ce qui nous intéresse, c’est-à-dire l’iPad en cours. En effet, nous devions prévenir l’établissement scolaire australien que notre fille n’utilisait pas les copies, pas les cahiers, ni les crayons… mais que la tablette l’accompagnait dans tous les cours ! Dans les documents d’inscription, nous l’avions mentionné, croisant les doigts pour qu’il n’y ai pas de soucis pour elle !

Nous étions crédules. L’Australie n’est pas la France. Notre fille de nous raconter que son arrivée équipé de son iPad en cours n’a pas posé de problème puisque chaque élève possèdent dans la classe son ordinateur, sur lequel les enseignants leur demandent de travailler en cours de journée en échangeant les courriers électroniques avec l’enseignant… ! On n’avait pas remarqué qu’elle utilisait une tablette !

Ce sont 3 mois d’une expérience fabuleuse dont elle est ressortie métamorphosée, ayant mûri considérablement entre-temps ! À la fois une découverte d’un pays complètement différent, une nette amélioration de son anglais, une ouverture d’esprit encore plus grande, la révélation d’un système scolaire inconnu (elle connaissait déjà le système Allemand) en uniforme « d’écolière » (l’uniforme est de rigueur en Australie), etc.

Elle est toujours en contact avec ses amies Australiennes… via Facebook, Snapchat, Instagram… et elle suit avec avidité toujours leurs activités. D’ailleurs, l’une d’entre elles a passé quelques jours à la maison l’hiver dernier pendant son séjour en France, en famille.

Côté anecdote pour l’usage des médias sociaux pendant ce voyage, comme je m’y attendais, quelques jours après son arrivée au lycée, ma fille m’a demandé l’autorisation d’ajouter SnapChat à ses applications, car toutes les australiennes l’utilisaient 😉 Personne ou presque ne connaissait SnapChat en France à l’époque 😉

La seconde générale

Changement de décor cette année avec son arrivée en seconde générale dans un lycée public. Comme c’est la règle, nous avions rappelé que notre fille utilisait un iPad en cours.

Les premières semaines

Lors de la réunion de rentrée, les parents étaient invités pour la présentation de l’établissement ! Toujours difficile de juger en pareil cas…mais cette présentation à l’aide de transparents m’avait un peu interloqué ! Des transparents pour un établissement qui possède un site internet… Il y avait contraste pour moi !

Mais cette année, suite à une discussion à Ludovia, nous (les parents) avons décidé de rencontrer dès le début de l’année la quasi-totalité des enseignants de notre fille afin de leur expliquer au besoin la dyslexie, ce qui pourrait aider notre fille, faciliter la relation et la compréhension entre elle et les enseignants selon les matières… Grand succès nous semble-t-il que cette opération.

La plupart des enseignants étaient ravis de cette démarche, certains comprenant la situation et allant même jusqu’à proposer d’éventuelles adaptations pleinement satisfaisantes !

Reconnaissons-le, la direction est aussi à l’écoute ! D’ailleurs, l’orthophoniste qui était invité à la réunion sur le PPS de notre fille en est ressortie agréablement surprise par la qualité d’accueil des élèves dys. dans l’établissement. Tout est fait pour leur facilité la scolarité et dès la seconde, on évoque déjà les différentes formules d’aménagements des épreuves du bac qu’il est possible de mettre en place.

Un exemple, pour l’année qui va venir, lors de ses épreuves de bac blanc français, il a déjà été suggéré qu’elle puisse en réaliser une avec un secrétaire et une autre avec du matériel informatique ! Cela permettra à notre fille de choisir sa solution pour l’épreuve finale !

Côté enseignant, rien à redire. La grande majorité a joué le jeu, et même plus : agrandissement des photocopies, cours envoyé en PDF, 1/3 temps ! Le seul regret, l’inaccessibilité au réseau de l’établissement ! Ce serait parfois plus simple pour envoyer (ou recevoir) des documents !

Mention spéciale pour la calculatrice en math

Côté outils, elle reste fidèle à Evernote et à sa panoplie d’outils « traditionnels » (voir l’article précédent), même si elle a ajouté par exemple des applications pour projeter des présentations de type PowerPoint depuis son Ipad,

En seconde, l’instrument « magique » est la calculatrice statistique et permettant de tracer des fonctions. J’étais conscient du problème et certain de trouver l’équivalent de ce qui était demandé comme calculatrice sur la tablette. L’intérêt de la rencontre avec l’enseignant de mathématique en début d’année était indéniable sur le sujet ! Jackpot, j’ai rapidement trouvé les apps nécessaires : Desmos, StatCalcLite et Math42 (que semble bien connaître les élèves de la 6e à la terminale ;-).

Au passage, je reste persuadé de la disparition des calculettes et calculatrices dans un proche avenir ! Ce qui coûte cher, c’est le développement des applications… Pourquoi alors s’embêter avec « l’emballage » si tout le monde possède une tablette ou un smartphone ? Et, je dis souvent à qui veut l’entendre que l’arrivée de l’usage au quotidien des tablettes et smartphone dans le monde de l’éducation correspondra à l’arrêt de la fabrication des calculettes et calculatrices !

Pour clore le chapitre calculatrice, sachez que l’utilisation des versions sur la tablette n’a nécessité aucun apprentissage. Assez bluffant pour ma fille… Une saisie rapide et hop, le résultat alors que pour les autres élèves, ils devaient apprendre à programmer leur engin. Plusieurs fois, elle attendait pendant les cours au vu de son « énorme » gain de temps !

Tout n’est pas cool ou de l’incompréhension de certain

Seule ombre au tableau, l’enseignant de français qui nous avait accueillis en nous disant connaître dyslexie et dysorthographie… Parmi l’ensemble des aménagements discutés, nous nous étions mis d’accord pour que notre fille puisse « posséder » les livres sur son iPad quand cela était possible ou regarder la pièce de théâtre éventuellement, plutôt que de lire le livre papier !

Cependant, dès les premières lectures, il réclama la version papier ou prétexta des versions « différentes » inadéquates. Rares ont été les cas où la version électronique suffisait ! Pas très cool.

Pire à mon sens, son incompréhension de la dysorthographie… Le premier travail de notre fille a été rendu couvert de rouge, avec une remarque du genre travail et orthographe inadmissible ! De plus, quelques remarques en cours, devant toute la classe, ont été faites à notre fille ! Pas très cool non plus.

Enfin, comme il avait indiqué refuser de corriger les travaux de notre fille s’ils étaient rendus en l’état… Ce n’est plus notre fille qui produisait les travaux à rendre, mais ses parents ! Nous avons mis en place une stratégie à la maison propre à cet enseignant. Nous demandions à notre fille d’écrire son texte, puis nous le reprenions pour le mettre en « bon » français en corrigeant son orthographe, et enfin repassage en lecture orale pour savoir si cela correspondait bien à ce qu’elle avait voulu dire ! Cela devenait un gag pour nous savoir qui aurait la meilleure note entre le père et la mère ! Je ne compte plus les heures passées à ce travail.

Sans parler que parfois le travail, à réaliser en une semaine, consistait à lire quelques chapitres d’un ouvrage (plus fréquemment de plusieurs), évidemment, ouvrages non-disponibles en version audio ou pdf… On peut l’avouer, c’est papa-maman qui se collait à la tâche… C’était impossible pour notre fille à effectuer. L’accent pendant la mise en place du PPS de l’année avait quand même été de tenir compte de son handicap et de ne pas la « surcharger » de travail supplémentaire !

Notons que nous avons indiqué à l’enseignant la manière dont nous travaillons à la maison pour son cours et que c’est le seul enseignant avec qui il a été nécessaire d’échanger par courrier électronique ou carnet interposé et de rencontrer à d’autres occasions !

Contente de cette année

Bah, tout l’un dans l’autre, l’année s’est bien terminée et notre fille est très heureuse de poursuivre cette année en Première ES ! Tellement contente de son année, qu’elle qui auparavant ne souhaitait pas faire long feu sur les bans de l’Éducation Nationale émet désormais le souhait de faire des études longues ! On verra d’ici deux ans. Attendons déjà la fin de la première. Chaque chose dans son temps !

Côté élèves, pas de remarques particulières concernant son utilisation de l’iPad ! Difficile pour moi de l’expliquer. Les tablettes font désormais partie du paysage ? La maturité des lycéens ?

C’est plutôt notre fille désormais qui râle après les élèves visiblement dys. qui cherchent à cacher leur handicap ou dont les parents refusent qu’ils soient pris en charge. Son plus grand souhait serait en début d’année de présenter aux « petits » de seconde désormais ce que c’est d’être dys. et ce qu’ils peuvent faire pour être aidés 😉

Elle vit très bien son handicap (Non, je n’ai pas prononcé le mot ma fille 😉 Si ce n’était pas le cas, je ne pourrais pas vous « raconter » son histoire que nous relisons ensemble afin d’éviter les erreurs !

Des séjours internationaux

Quelques jours après la rentrée, l’enseignante d’Allemand proposa aux élèves de participer à des échanges internationaux (normal dans une classe en partie Allemand Européen). Notre globe-trotter évidemment a entendu l’appel (y compris celui de recevoir à la maison un élève d’un lycée Allemand venu passer quelques jours en compagnie de sa classe en France !).

Comme la question a été posé peu de temps après son retour d’Australie… Son premier réflexe a été de dire : «Je veux partir, mais pas trop longtemps !» Nous nous sommes mis rapidement d’accord sur la version de l’échange 3 semaines en Allemagne, accueil de la correspondante 3 semaines en France. Pour ma part, je pense que la version 3 mois lui aurait convenu comme un gant et en fin d’année elle regrettait un peu de ne pas l’avoir choisi ou même d’en prendre pour 6 mois !

Fort de nos expériences précédentes (Nous avions déjà organisé un échange d’une quinzaine de jours avec une correspondante Allemande pendant les vacances d’été, il y a 2 ans et 2 échanges avec notre fille cadette l’an dernier), nous savions comment procéder 😉 Internet simplifie la chose… Une petite annonce sur un site spécialisé (l’OFAJ pour l’Allemand) et pas besoin d’organismes pour nous venir en aide !

Une fois les premiers échanges par mail réalisés (Pardon, par Facebook ;), nous laissons nos filles choisir « leurs » correspondantes. Naturellement, la sélection s’effectue au fur et à mesure.

Dès le mois de décembre, notre fille savait avec qui elle voulait réaliser son échange ! Nous les laissons mettre au point ensemble (les 2 correspondantes entre elles) le gros de l’organisation via les outils d’échanges qu’elles veulent utiliser.

Nous, les parents, demandons juste de réaliser un Skype avec la famille d’accueil quand le terrain de l’échange est déblayé ! Quelques missives entre parents par courrier électronique affinent la préparation. Et hop, l’échange arrive !

Cette façon de procéder est selon nous très avantageuse sur plusieurs points. Le choix et la connaissance de l’autre est meilleure. Il y a moins de surprises sur la découverte de l’autre que si une structure choisissait pour nos enfants une personne !

D’ailleurs, cette année, un premier choix avait été déterminé et pendant la période d’organisation, les 2 ont fait machine arrière car visiblement, elles n’étaient pas sur la même longueur d’ondes.

Toutefois, cela n’empêche pas complètement les erreurs… On connaît véritablement une personne seulement lorsqu’on vit avec elle au jour le jour !

Le choix de la durée est également important à notre sens. Les échanges vont jusque 6 mois ! Personnellement, je trouve cela très long, trop long ! Surtout pour les jeunes en 3e et si c’est une personne imposée par une structure…

Aussi, pour notre cadette qui intègre une seconde Abibac, nous avons choisi, avec son accord, la solution de l’échange 3 mois en Allemagne, 3 mois en France ! Cela fait plusieurs mois désormais que nous connaissons Georgie, la future « correspondante » qui résidera chez nous un trimestre. Les dates des séjours dans les 2 pays sont déjà calées, reste à attendre l’approbation de l’encadrement de la section Abibac !

Bon, ce n’est pas tout ça, mais désormais, la plus jeune attend que nous l’envoyions en Australie et la plus grande établit des plans sur la comète pour se trouver un moyen de faire un échange avec les États-Unis ! Si vous avez des plans pour trouver des correspondantes prêtes à faire un échange, merci 😉

Et puis, ce sont les préparatifs pour la nouvelle année scolaire… On sait déjà comment nous allons la débuter : en rencontrant les nouveaux enseignants de notre dys. Et puis, toujours le dialogue constant entre notre fille et nous (et aussi les enseignants) sur les outils, de nouvelles manières d’intégrer la tablette dans sa vie de lycéenne, etc.

Et, nous nous retrouverons certainement pour parler de l’utilisation ou non de la tablette au bac désormais ou dans le supérieur 😉

3 comments for “Dyslexique, elle va au lycée sans cahier mais avec un iPad !

  1. 21 août 2014 at 22 h 48 min

    J’ai peut être une piste pour toi pour les US. On en parle à Ludovia. François B.

    • 22 août 2014 at 0 h 44 min

      Merci François, mais je ne serais pas à Ludovia cette année ! Je compte sur toi et les autres pour savoir ce qui s’y passera 😉

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