Denis Cacheux nous a quitté

Denis CacheuxDenis Cacheux, vient de disparaître, mardi soir, se noyant (voir le commentaire de l’une de ces filles) dans la mer du Nord.

J’avais travailé avec Denis, en 1979 ou 1980, pendant un mois. Je me rappelle son arrivé, lors de notre première rencontre à la maison parentale… Impressionné, nous l’avons tous été par cet ex.séminariste qui c’était engagé dans l’armée, puis était devenu journaliste avant de prendre un poste d’éducateur-animateur.

Comédien amateur, c’est à cette époque qu’il a décidé d’en faire son métier en créant la compagnie Tant Qu’à Faire.

Je croisais encore cet originaire de l’Avesnois comme moi, lors de spectacles de rues, comme comédien et chanteur, ce « citoyen » de Monmartre.

Je garderai en mémoire encore longtemps son humour, ses engagements, sa générosité…

En mémoire, ce soir, je m’écoute Ubu de Dick Annegarn dont nous avions fait notre hymme pendant un mois.

Mise à jour : une soirée d’hommage à Denis Cacheux est organisé le 30 avril à 20h30 au Théâtre Sébastopol de Lille. Parmi les artistes présents : Jacques Bonnaffé, Marcel et son Orchestre, Gilles Defacque, Nadine Pouilly, William Schotte, La Bande à Paulo, Jeff Kino, Hervé Brisse, Sonia Rekis, Anne Cuvelier, Alain Nempont, Eric Leblanc, Philippe Kamonga, Cedric Dewenyns, Carlo et Dany, Stéphane Petit, Bernard Debreyne, Sophie Cornille, Thierry Montagne, Eric Ghesquière, Bogdan Nesterenko, Claude Vadasz… À réserver d’urgence.
Plus de détail sur le site de ma mairie de Lille,

Photo : de son CV.

17 comments for “Denis Cacheux nous a quitté

  1. estelle godeau
    13 mars 2008 at 6 h 07 min

    je suis totalement effondré de cette nouvelle.
    J’ai gardé pendant au moins 5, 6 ans les filles de denis et anne.
    Je devais passer les voir dans la semaine…
    Denis était un type formidable… et j’en garderai moi aussi le même souvenir que tu évoques, son engagement, cette gentillesse, le talent, et ce débordement d’amour pour les autres…
    estelle

  2. Didan (de Maubeuge)
    13 mars 2008 at 10 h 26 min

    je viens d’apprendre cette triste nouvelle. les gens sains n’ont ils plus de place dans ce monde où les vraies valeurs fondamentales disparaissent peu à peu? Un rempart viens encore de s’effondrer et celui là etait important pour nous ses amis. qu’est il arrivé pour qu’il demissionne? En souvenir de l’animateur du foyer Sangha de Maubeuge avec lequel j’apprenais mes premiers accords de guitare, mes premières chansons, mes premiers sketches, mes premiers rires intelligents et qui vient une fois de plus consolider les fondations de cette révolte qui m’anime contre la connerie montante contre laquelle lui vous et moi nous nous battons tous les jours. Salut Denis. Didan

  3. une de ses filles
    13 mars 2008 at 12 h 33 min

    Merci pour les témoignages que vous lui portez…je souhaiterais, au nom de sa proche famille, rectifier la version diffusée en ce qui concerne les circonstances de son décès. Il ne s’est pas « jeté » à la mer…il s’est noyé, mais dans des circonstances heureusement moins pénibles et violentes que cette version.
    Merci de ne pas extrapoler sur sa mort et nous sommes en tout cas très touchés par vos témoignages de soutien et de respect vis à vis de notre père.

  4. jean-jacques
    13 mars 2008 at 14 h 11 min

    je suis comme vous tous très triste, nous étions ensemble avec beaucoup d’autres en philo à avesnes dans les années 1966/67, nous avions dormi dans les fermes abandonnées avec les scouts avant la mise en eau du barrage d’eppes sauvages, je l’avais rencontré chantant en casquette et accordéon à lambersart, vu jouant à armentières et je m’attendais à le revoir de ci de là,
    voilà, c’est fini, mais je pense et penserai longtemps à lui, salut l’artiste

  5. Michel
    13 mars 2008 at 15 h 28 min

    Je viens d’apprendre la nouvelle par ma mère, qui habite à Avesnes sur Helpe, d’où je suis originaire. Je suis anéanti. Je ne sais pas si j’ai dit à Denis le rôle déterminant qu’il a eu dans ma vie et, j’en suis sûr, dans celle de pas mal de pauvres bougres et bougresses qui fréquentaient le Foyer Sangha, à Maubeuge, au milieu des années 70. Denis, c’était un exemple de liberté formidable. Il a osé larguer son boulot confortable de journaliste à « La Voix du Nord » pour faire animateur, avant de prendre tous les risques en choisissant de « faire l’artiste ». Au Foyer Sangha, il organisait des soirées cabarets avec les pensionnaires, il faisait venir des artistes, il programmait des concerts, permettant ainsi à ceux qui trimaient dur à Chausson, dans les usines du bassin de la Sambre ou aux caisses des supermarchés, de s’ouvrir à un monde qui, à priori, n’était pas pour eux.
    J’ai revu Denis bien des années plus tard, dans un festival en Bourgogne. Il chantait Gaston Couté avec Anne.
    Je les ai revus tous les deux à Paris lors d’une manif des intermittents (je fais partie de la coordination des intermittents et précaires d’Ile-de-France). Et puis, comme un con, j’ai laissé passer l’occasion de le voir une dernière fois à l’Aquarium, alors qu’il m’avait invité à le voir jouer.

    S’il a eu un rôle déterminant, c’est par son exemple. Chacun sait qu’il est difficile de sortir de sa condition. Pas besoin de lire Bourdieu pour constater que les classes sociales ont tendance à se reproduire. Peut-être serais-je encore en train de travailler à la chaîne, en faisant les trois/huit, à Villeroy et Boch, si Denis ne m’avait pas fait découvrir d’autres horizons, s’il n’avait pas osé lui-même la rupture avec son milieu plutôt bourgeois.

    Que de regrets de n’avoir pas su lui dire ce que je lui devais.

    On ne dit jamais assez qu’on les aime à ceux qu’on aime…

    Bises à Anne et à tous les proches de Denis.

    Michel Ducrot

  6. BLIN Michel
    14 mars 2008 at 7 h 47 min

    Quelle tristesse !
    Denis !! Pourquoi ?
    Que ça fait mal !
    J’étais souvent avec Denis il y a longtemps, alors qu’il était journaliste à LVDN de Maubeuge, j’avais 17 ans.
    C’était un super grand frère, drôle, libre, talentueux…
    Il m’a, et nous a appris des quantités de choses. Pour ceux qui s’en rappelleront j’étais dans la troupe qui avait monté « la source » en 1975, et puis des spectacles de rues, et puis « les Nimbots »,  » Hug et Den », et puis, et puis…
    Nos chemins nous ont écartés, mais chaque rencontre était un plaisir.
    Au foyer Sangha, en 1975, les deux petites jumelles venaient nous voir répéter, et « faire des blagues »…
    « Faire des blagues » avec Denis a toujours été un vrai bonheur pour moi
    Merci Denis

  7. hh
    14 mars 2008 at 11 h 16 min

    ,c’est une gouaille, un cri, une musique,une chanson, un sourire et…ce regard!
    c’est pour nous, (enfin un n’tit bout de ces anonymes), amoureux de musique, de chansons « vécues », de contacts simples… un spectacle à dimension humaine ( et inversement…) qui s’ra pu là.

    fèchiè

    toute notre affection

  8. philo
    15 mars 2008 at 5 h 52 min

    Je le voyais peu, mais à chaque fois que l’on se croisait, les moments étaient chaleureux, sensibles et toujours agréables. J’étais en présence d’un artiste, un vrai, comme je les aime. Entiers et engagés. Denis donnait énormément de lui même.
    Sous sa carapace de poète, je pouvais aussi voir le grand guerrier Maori, le chef indien et ce, depuis le premier tournage où je l’avais rencontré. Depuis des années, je l’ai toujours vu se battre pour les autres, pour l’art et la cause de la région. Qui l’aurait fait, si ce n’est un guerrier ?
    Guerrier, artiste, tout ce que vous voudrez… c’était un grand !
    Aujourd’hui, c’est un vide énorme que je ressens.
    Il me faudra un peu de temps pour accepter ton départ Denis, c’était trop tôt.
    Salut Grand !!!
    Philo

  9. Franck
    16 mars 2008 at 3 h 10 min

    J’ai appris la disparition de denis hier lors d’un spectacle… Le Théâtre d’à côté lui a dédié son festival… C’est avec encore plus de poids que nous allons jouer… En hommage à Denis.

    Une grande pensée pour tous les proches et moins proches du grand homme…

  10. bea
    17 mars 2008 at 11 h 38 min

    J’ai croisé très souvent dans ma vie Denis cacheux, comme à tous, il m’a énormément apporté, et nous sommes si tristes maintenant. Pouvons-nous, même si nous le faisons pour nous donner bonne conscience, par respect pour lui et ses 4 filles, cesser de penser et d’entendre qu’il est parti parce qu’il était épuisé? Denis était tout, sauf épuisé. Par contre il a eu mal, trop mal pour le supporter, mal de n’avoir pas du tout été respecté. Reconnaissons lui cette douleur, et ne croyons plus que ce sont ses combats qui l’ont amené là. C’est justement le dernier combat qu’il n’a pas souhaité mener qui l’a amené là où il est maintenant. S’il vous plait reconnaissons lui cela.

  11. arnaud
    20 mars 2008 at 8 h 13 min

    merci l’amie Béa pour ce message criant de vérité…!

    Ce n’était pas un coup de folie ni ses combats qui ont causé son départ! Il a laissé des traces, et elles finiront par remonter à la surface… trop de gens l’ont aimé pour savoir que ce choix ne lui ressemblait pas.

    Respect à toi Denis, tu ne seras pas oublié!
    Repose en paix

    
    					
  12. Jean-Jacques
    24 avril 2008 at 16 h 16 min

    Denis,

    Si tu es parti de ton plein gré, sans influence d’une quelconque mafia balkanique, je ne peux regretter ton départ, car soit tu l’as choisi, soit ton heure était venue.
    Bravo pour ta belle grande gueule ! Jamais je n’avais entendu une protestation aussi pathétique que la tienne dans la chanson de Craonne. Elle m’avait bouleversé.
    Ainsi, te voilà parti emmerder les anges un peu moins de 10 ans après Georges …
    Nous nous étions rencontrés au mariage de ta fille, et t’avions aidé à perpétrer « Moi j’m’en fous ».
    Bon vent l’ami, qui nous précède un moment.
    et bises un peu humides à Anne.

    Jean-Jacques (E Saquant Beyaus)

  13. kamel
    25 avril 2008 at 4 h 19 min

    Je viens d apprendre le décès de denis cacheux, c est une perte énorme pour sa famille, ses proches et tous ceux qui l ont approché de près ou de loin; il a su donner un vrai sens à certaines notions comme la fraternité, la liberté, l’égalité. Nous devons etre très nombreux à lui devoir quelque chose tant il débordait de générosité, d’engagement et de simplicité. Merci Denis.

  14. JEAN PIERRE
    26 avril 2008 at 1 h 13 min

    Eloigné de la région du Nord, et regardant des nouvelles de l’Avesnois, j’ai été surpris de constater le décès de Denis. Je l’ai rencontré plusieurs fois /Foyer Sangha MAUBEUGE/ « Mille club Louvroil », c’est vrai, toujours à l’écoute, toujours disponible, s’engageant dans des activités diverses comme comédien, animateur, ….il était de ceux qui veulent
    vivre à fond et partager ce qu’ils ressentent, une « locomotive », en fait. Je ne l’ai pas vu depuis longtemps mais ressens une
    tristesse et en même temps une injustice.

  15. Michel
    29 avril 2008 at 3 h 07 min

    Bonjour,

    J’aimerais assister à l’hommage à Denis qui aura lieu mardi 30 avril à Lille (voir le lien ci-dessous). J’habite à Paris, je vais me débrouiller pour aller à Lille. Mais ensuite j’aimerais me rendre à Avesnes/Helpe, dans ma famille. Comme Denis était originaire d’Avesnes, je me dis qu’il y aura sans doute des Avesnois qui « monteront » à Lille. Quelqu’un aurait-il une place dans sa voiture ? Je participerais aux frais, bien entendu.

    http://www.domaine-musiques.com/spip.php?article19222

    PS : on peut me laisser un mail à cette adresse : mi.ducrot « arobase » laposte.net

  16. Guy Dutron
    15 mai 2008 at 13 h 54 min

    Chers tous,

    Il faut du temps pour digérer et aussi pour ne pas « récupérer ».
    Danns la nuit du 10 au 11 Mai, j’ai mis l’hommage suivant sur notre blog.

    http://dutron.wordpress.com/
    Il y a deux mois, Denis Cacheux tirait sa révérence.
    mai 12, 2008 at 3:21 | In Citoyenneté, Culture – Livres, Société | No Comments | Edit this post
    Tags: Denis Cacheux tirait sa révérence., Il y a deux mois

    Il y a deux mois, Denis Cacheux

    tirait sa révérence. suite sur le blog

    Fraternellement

  17. 13 mai 2009 at 14 h 09 min

    salut à toi oh mon frere, salut à toi peuple de t’mère, salut à toi l’avesnois, salut à toi le feron’art’ois , salut à toi ……….
    à toi d’écrire la suite ………

    laurent

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