Chronophage les réseaux sociaux ?

Lundi dernier, je mettais un message dans Twitter : «Marre d’entendre dire que le web 2 est chronophage… j’enregistre mes temps d’utilisation… Résultat en fin de semaine 🙂». Nous sommes au terme de la semaine et donc, l’heure des résultats sonne.

En effet, lors de mes différentes interventions, on me dit souvent que la présence dans les réseaux sociaux est chronophage. Je réagissais aussi à ce que disais une jeune fille qui avait l’impression de louper quelques chose d’important si elle n’était pas sur Twitter pendant une heure (reportage d’Envoyé Spécial sur Twitter).

Je suis un bon exemple me semble t-il puisque l’on considère en général que l’on me trouve partout avec une présence presque « exagérée » sur le web social ! Facebook, Flickr, Twitter, Slideshare… Oui, je suis partout. Pourtant, je ne fais pas que cela… Loin de là. Je dois aussi travailler :-). Cette semaine, bien que présent sur le net comme de coutume, j’ai donné cours à la fac pendant 2 jours, participé à 2 journées de conférences et suis intervenu pour la dernière journée dans une entreprise…Donc, je n’ai pas été souvent au bureau 😉

En plus, pendant cette période, j’ai écrit un article pour un journal « papier », géré la préparation des conférences des Nord It Days, modéré les commentaires et écrit quelques articles pour mes blogs, laisser quelques commentaires ici ou là…

Alors, combien de temps suis-je resté sur ces réseaux sociaux… Pour étudier cette semaine, j’ai mis en place Wakoopa Tracker sur mon ordinateur et j’ai essayé de me déconnecté à chaque fois que je n’utilisais plus un service (en général, une fois le service ouvert dans le navigateur, je le laisse ouvert :-).

Voici les résultats :

  • Twitter : 3 h 11′ 22 » (attention, lors d’une conférence, je suis resté connecté presque une heure à twitter pour montrer ce qu’était Twitter ! Je déduis cette heure de mon calcul !) soit une vingtaine de minutes par jour, tout en diffusant une soixantaine de messages.
  • Facebook : 1 h, 25′ et 54 » (environ 1/4 h par jour).
  • Diigo : 27′ et 9 » (env. 4′ par jour)
  • Flickr : 16′ et 58 » (proche des 3′ par jour, tout en sachant que je devais répondre dans Flickr à une demande pour publier une de mes images dans un livre !)
  • LinkedIn : 13′ et 9 » (environ 2′ par jour)
  • Viadeo : 8′ et 30 » (une grosse minute 🙂

En comparaison, j’ai passé un peu de temps dans mes systèmes de veille…

  • NetNewsWire (lecteur de flux RSS) : 1 h, 30′ et 58 »
  • Netvibes : 1 h, 9′ et 38 » (où j’ai remanié des onglets !)
  • Pearltrees : 25′ et 28 » (que j’ai réorganisé cette semaine)
  • SlideShare : 7′ et 11 »
  • Plaxo : 5′ et 8″

Bref, dans les réseaux sociaux, je suis resté réellement moins d’une heure par jour (plus proche de la demi-heure que de l’heure entière). Dans ce calcul, n’oublions pas que j’ai de nombreux amis et que je ne prends pas en compte le temps dans les outils de veille !

Donc, comme je le dis souvent… il n’est pas nécessaire de passer beaucoup de temps dans les réseaux sociaux. C’est un état d’esprit qui est nécessaire et une utilisation réfléchie des autres outils comme le courrier électronique, le lecteur de flux RSS… et des divers outils de partage de contenu !

Non, définitivement, je ne pense pas que les réseaux sociaux, Facebook, Linkedin, Viadeo… doivent prendre beaucoup de notre temps. À nous de savoir le gérer. J’peux vous expliquer comment lors d’une intervention dans votre entreprise 😉

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  1. Bonjour Éric,

    Plutôt d’accord avec toi mais … ton temps est un temps d’expert, il faut donc aborder la question sur le long terme et non pas sur un instant lissé (la semaine en l’occurrence). Ce qui pose de nombreuses questions :

    – Gagner du temps suppose d’accepter d’en perdre préalablement ;

    – La panoplie des outils sociaux est très malléable (apparition et suppression d’outils) entraînant des temps masqué de formation et / ou transferts d’informations ;

    – La prise en compte du temps numérique comme réel temps de travail est encore peu prise en compte. On analyse trop souvent le temps sur une vision industrielle conçue après guerre (8-12 / 14-18) alors que nous sommes dans une vision de l’économie de l’immatériel. Dans ce cadre reconfiguré les temps sont perturbés et tendent à s’allonger. Les temps du web 2.0 ne sont peut être pas très long mais ils viennent se cumuler avec le reste ;

    – Nous sommes pris dans un nouveau paradigme économique, celui de l’économie de l’immatériel, la valeur ajoutée est moins centrée sur le produit et se déporte sur le savoir.

    Tu l’auras compris je ne partage pas complètement ta position, disons que j’ai une vision plus en mi teinte. Bien géré le web 2.0 peut être efficace en terme de temps mais il s’insère dans un ensemble plus large qui lui est chronophage.

    Amicalement

    Jean-Paul Moiraud 🙂

  2. Ce texte est surtout une réponse que j’apporte lors des conférences… Mais, effectivement je ne tiens pas compte du temps passé (j’indique en général que j’ai une expérience de 10 ans —pour simplifier- dans le domaine) et je ne parle pas de la veille 😉
    J’inclue dans cette veille la découverte de nouveaux outils.
    Pour aller dans ton sens, sur la différence temps numérique vs temps de travail, je n’ai pas indiqué quels étaient mes horaires de « travail » 🙂