on reparle de la disparition de l’écriture manuscrite à l’école

Depuis mon article : pas d’avenir pour l’écriture manuscrite autre que l’art plastique et mon passage dans l’émission Hondelatte dimanche sur l’avenir de l’écriture manuscrite — ceux qui souhaiteraient voir la vidéo peuvent me contacter en privé, je dois l’avoir dans mes archives 🙂 de temps à autre, le sujet réapparait… (tiens, cela me fait penser que je dois absolument changer l’hébergement de eric-delcroix.com… le nouveau site réactualisé est prêt, reste juste à changer d’hébergeur ;-(

La dernière fois que j’en avais parlé c’était sur Génération Z, qui sont-il ? dans l’article la génération de la fin de l’écriture manuscrite ?

Mais depuis quelques jours, soit on m’informe comme Sabine dans Facebook, soit ma veille remonte des infos à ce sujet !

Il faut dire que, la référence pour beaucoup de ce devrait être l’enseignement aujourd’hui, même si elle ne peut pas s’adapter aussi facilement que cela à la France, c’est à dire le modèle Finlandais vient d’annoncer que dès la rentrée scolaire 2016, les élèves laisseront tomber le stylo et le crayon pour apprendre à taper sur un clavier. Une nouvelle bien accueillie par le corps enseignant local !

C’est le VIF.be alias l’Express Belge qui s’en fait l’écho : Les Finlandais n’apprendront plus à écrire à la main

Pour mémoire, aux États-Unis, l’apprentissage de l’écriture manuelle a été abandonné dans 45 États depuis la rentrée 2014 !

Évidemment, de notre côté de l’Atlantique, nous avons des réactions… comme celle du linguiste Alain Bentolila qui s’élève contre la fin de l’écriture manuelle dans les pages du Figaro

Dès les premiers arguments… je m’oppose… je n’ai jamais été pour le fait que l’apprentissage soit associé à l’effort…

Dommage, l’article n’est pas complètement disponible en lecture, hormis pour les abonnés… mais dans un sens, temps mieux, il aurait eu des chances de m’énerver avec des à-priori qui me semble un peu à l’emporte pièce… et penser à la place des futures générations me déranger toujours… Un exemple, oui, écrire une lettre de condoléances pour une personne de mon âge, effectivement, j’aurai peut-être du mal… La génération Z n’en aura pas !

Le débat sur la suppression de l’apprentissage de l’écriture manuscrite en France risque d’être houleux ! Pourtant, il faudra bien y passer !

Mise à jour : je ne pensais pas si bien dire en conclusion 😉 Monsieur le Président et cela ne concerne pas encore la France 😉

Changement de mur peint

Notre nouveau mur peint : 59 Lille city
Notre nouveau mur peint : 59 Lille city

Nous avons la chance de posséder une grande façade sur le côté de la maison en brique du Nord, bien visible de la rue… Les annonceurs publicitaires ne s’y sont pas trompés en nous proposant un panneau 4×3.

Mais, c’est lors des fenêtres qui parlent que la vocation de notre mur a changé ! C’était en 2007 et notre mur est devenu une façade décorée autrement dit un mur peint ! (on a été bluffé certains viennent de nous dire dans le graffe précédent avait été graffé voici 7 ans !),

notre mur peint : Il est interdit d'interdire de ne pas s'abstenir
notre mur peint : Il est interdit d’interdire de ne pas s’abstenir

Évidemment avec le temps, l’interdit d’interdire de ne pas s’abstenir (lien est sur le billet de la création de ce mur peint) de Vincent Robine a pris un coup de vieux ! Il était sacrément défraichi…

Aussi, il y a quelques jours en sortant de la maison, ma femme croise un jeune homme qui lui demande si on lui permettrait de remettre à neuf notre mur peint ! Rapidement, il nous glisse un mot dans la boite aux lettres… et le samedi de la même semaine, il sonne pour nous demander notre accord !

Évidemment que nous le sommes… On est un tantinet artiste à la maison, il n’y a pas de problème 🙂
Nous lui laissons d’ailleurs carte blanche pour faire ses propositions. Oui, nous préférons laisser s’exprimer la sensibilité de chacun en gardant éventuellement un oeil sur ce que devient notre mur 🙂

Comme Thomas alias Doubleva, un graffeur depuis l’âge de 15 ans, membre de Dr Colors (la ré-animation murale), avait un projet en tête qu’il voulait réaliser depuis longtemps selon ce qu’il nous a dit.

Le jour même, il nous montre des tirages papier (un montage Photoshop) de ce qu’il voulait réaliser… Évidemment, nous avons donné notre accord à cette transformation du logo de la 20th Century Fox.

Son amie nous disait qu’en sortant de la maison, il faisait des bons de joies que nous ayons accepté 😉

La projection du tracé sur le mur
La projection du tracé sur le mur
Le tracé des contours du dessin pour le mur peint projeté sur le mur
Le tracé des contours du dessin pour le mur peint projeté sur le mur
début de la mise en couleur du mur peint
début de la mise en couleur du mur peint

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Après une semaine de nettoyage du mur (Doubleva souhaitait travailler la brique nue), une couche de blanc pour uniformiser le fond, le vendredi soir de la semaine suivante, avec un épiscope, il projette le tracé sur le mur.

Cela lui a permis de tracer les contours des formes. Le lendemain, c’est la mise en couleur… Certains passant demandait s’il avait travaillé toute la nuit à son projet 😉

Le mur peint est presque terminé… les derniers instants de la mise en couleur
Le mur peint est presque terminé… les derniers instants de la mise en couleur

Le samedi en fin d’après-midi, les passant n’étaient pas indifférents… et plusieurs jeunes se sont arrêtés pour discuter avec nous mais leur première réaction a été de dire : «Ah, ouais… quand même !» en retirant ou en arrêtant leur MP3 afin de mieux admirer l’oeuvre.

Thomas étant perfectionniste a décidé de signer son travail seulement le dimanche, une fois l’ensemble terminé à son goût…

Et, donc, voici notre nouveau mur peint, moins politique que le précédent, mais beaucoup plus régionaliste : 59 comme le département du Nord et où Lille est mentionné 🙂

Et n’hésitez pas à prendre contact avec Thomas alias Dobleva si vous avez des décors du même type à réaliser : magasin, chambre, murs de toutes sortes… 🙂

Encore un grand merci à Thomas pour cette façade peinte dont nous sommes fier…

Il en a profité pour négocier d’autres murs qui longent la maison, mais qui seront seulement visible depuis le parc adjacent.

En attendant, voici le résultat final de la façade que vous pouvez découvrir en passant devant la maison 🙂

Notre nouveau mur peint : 59 Lille city
Notre nouveau mur peint : 59 Lille city

Si vous aimez ce travail de mur peint, n’hésitez pas à aimer, commenter… et à le relayer. Dans ce but, nous avons également mis en ligne une « carte postale » dans Instagram… à vous de jouer 😉

mes réponses aux 10 questions d’une chaîne

Voici quelque temps, je me disais en voyant des chaînes dans Facebook (sur les oeuvres d’art par exemples) que le retour en grâce des blogs devrait donner naissance à de nouvelles chaînes, comme aux heures de gloire des blogs… Effectivement 🙂 Sébastien Billard a mis au défi de répondre à dix questions la plume interactive d’Ève Demange… qui n’a pas hésité à me lancer cette patate chaude 😉 J’y réponds de bon coeur 😉

Si le Net n’existait pas, aurais-tu cherché malgré tout un moyen d’exprimer tes idées à l’attention des autres ?

Allez, je vous livre un scoop 😉 Enfant, vers 10-12 ans, je voulais devenir reporter photographe. C’était au début des années 70 😉 Ma vie a été consacré à l’envie de m’exprimer et donc bien avant le web… et pas seulement au moyen de l’écriture textuelle mais aussi par l’image évidemment (et un peu radiophonique) puisque lors de mes études je travaillais pour des agences d’illustration photo, que j’ai créé à la sortie de mes études une agence de presse sur Paris (bon, d’accord, cela a été un échec, mais j’ai tenté et c’est à cette période que j’ai ajouté l’écriture), que j’ai travaillé pendant plusieurs années au magazine Icônes (des souris et des hommes) ou collaborer à Micro-impression entre autres… Internet n’existait pas à l’époque et avant de travailler dans les journaux, l’ordinateur non plus !

Donc, le net et avant lui le Minitel, AOL et Compuserve… ont été passés à la moulinette. Plus que les moyens d’exprimer mes idées, c’est avant tout une recherche des moyens de communication et d’informations que je mettrais en avant. J’ai d’ailleurs longtemps officier dans le domaine de la PAO (Publication Assistée par Ordinateur). Je suis en fait un pur produit du print 🙂

Il est vrai que mon parcours mêlant Image, texte, son (j’suis mauvais dans le domaine) associé pour une part de mes études au marketing et un apprentissage du journalisme sur le terrain, ainsi qu’une connaissance de l’imprimerie, de la mise en page en autodidacte (n’empêche, j’ai ma certif. Adobe Illustrator ;-), et l’apprentissage au fil des ans d’Internet sous ces différentes formes font un cocktail un peu détonnant 🙂

Vous noterez qu’il manque un pan complet, et je le regrette, la vidéo ! J’aurai aimé explorer et me servir de ce média… Qui sait, si un jour j’ai le temps de m’y mettre 😉

A ton avis, le Web a-t-il créé du lien social ou contribué à éloigner les gens les uns des autres ?

Cette question semble être à la mode. Nous l’avons évoqué dans le livre Les réseaux sociaux sont-ils nos amis, et pas plus tard que ce vendredi, j’en parlais dans une interview pour France Culture. Comme beaucoup de personnes qui ont connu les débuts du web, j’ai eu peur qu’Internet cantonne les internautes à leur canapé ou à leur bureau.

Nous étions, fin des années 90, dans la grande polémique avec comme débat : «les personnes ne bougent pas de chez elles, elles se contentent de regarder leur TV» et oui, nous avons eu peur que Internet ne remplace la TV !

L’arrivée des blogs à changer quelque peu la donne. Avant eux, les forums également.

Je me rappelle la 1er rencontre Blog en Nord qui était symptomatique à ce sujet (avec le recul). Nous avions donné rendez-vous dans un café dans le Vieux Lille. Il devait nous être réservé ! À l’époque, les blogs étaient encore peu connus. À notre arrivée, le propriétaire n’avait rien prévu de spécial pour nous… et donc, le café en question était déjà bien rempli… et au fil des minutes à l’heure dite, il a vu débarqué au fur et à mesure une cinquantaine de personnes, de blogueurs… L’établissement n’était pas assez grand… un peu submergé par cette foule, le propriétaire a téléphoné à un ami restaurateur qui était fermé ce jour là, afin qu’il nous ouvre et que nous puissions nous réunir !

Blog en Nord et les apéros Blog en Nord réunissent près de 10 ans plus tard toujours autant de monde (en général de 80 à une petite centaine de personnes).

N’est ce pas la preuve que les blogs et désormais les réseaux sociaux sont des lieux de socialisation… d’une nouvelle forme. Les apéros géants Facebook était, je pense, de la même veine !

Je vais même plus loin dans ma réflexion en disant que les réseaux sociaux sont désormais le prétexte pour avoir une meilleure vie sociale dans la rue ! Des études semblent le prouver : ceux qui ont la vie la plus riche sur les réseaux et médias sociaux sont ceux qui ont aussi la vie IRL la plus intense…

Je dois reconnaître que j’aurais pu l’imaginer bien avant ! Le succès du chat, enfin de MSN, et des rencontres qu’il produisait avant l’an 2000 aurait du être un indicateur pour moi de cette transformation dans l’établissement des liens sociaux. Je suis passé à côté même si je l’avais observé et que j’avais dès le Minitel perçu ce potentiel !

Comme quoi, parfois nos propres craintes (que les internautes restent chez eux à l’image des télévores) peut fausser les jugements !

Du lien social virtuel au lien social dans la vie réelle, il n’y a donc qu’un pas ! Toutefois, il est toujours bon de rappeler que c’est principalement du lien faible qui est établi (Pour ceux qui ne connaissent pas la notion de liens forts – liens faibles, une recherche sur le net vous éclairera 😉

La notion de distance est balayé par le lien social virtuel qui s’établit et pour l’avoir testé à maintes reprises, lors des rencontres IRL, la glace est déjà brisés entre relations sociales virtuelles. Mieux, on se reconnaît sans se « connaître » tout en sachant des « choses » sur l’autre. 

Comment vois-tu ton avenir ?

Dans l’immédiat ? Les journées du contenu web, le nouveau blog Génération Z ou C, qui sont-ils ? ou encore le conseil pour la Cuisine de mémé Moniq 😉

Plus sérieusement, je dois parler de mon avenir dans quel domaine ? Même, si j’ai souvent fait de la prospective sur l’évolution de notre société (y compris en l’affirmant haut et fort, comme la disparition de l’écriture manuscrite 😉 à titre privé, je n’ai jamais prévu mon avenir… C’est peut-être grâce à cela que j’ai pris ce que je considère être les bons chemins 😉

Je suis un peu comme une éponge… Je prends ce qui se présente, l’absorbe et j’en garde les traces, puis j’absorbe, je garde…

Là, j’attends de voir l’éclosion de la génération Z qui m’intéresse beaucoup et qui transformera fondamentalement nos systèmes de valeurs, de communication, de rapport les uns aux autres… et j’essayerai de m’adapter !

Je dis j’essayerais de m’adapter car jusqu’ici il était toujours possible pour moi de rattacher ce qui apparaissait au passé ! L’émergence de l’arrivé, enfin, d’une véritable communication par l’image ne m’effraie pas, car je connais l’image…

Non, ce qui m’inquiète d’avantage —tant pis, je serais largué– c’est l’apparition de services, de sites, d’apps… auquel je ne peux rien rattacher de mon passé ! J’illustre d’un exemple : voici quelques années, l’une de mes filles alors que je prenais un panorama en photo utilise la vidéo pour le même panorama. Effectivement, je peux comprendre : les usages et les médias ont changé ! Dont acte. Mais, j’ai vite pris un coup de vieux un peu dépassé par les événements au début de l’été dernier ! Fier d’avoir compris 😉 je fais une vidéo du lieu où l’on se trouve ! Et une de mes génération Z produit une vue 360° 🙁 Et çà, je ne peux pas y penser « naturellement », cela n’a pas d’histoire pour moi, mes neurones n’en sont pas imbibées… Je ne sais même pas si j’ai une apps sur mon Smartphone pour le faire !

Si tu devais recommander 3 sites à des gens qui découvrent Internet ?

Cette question m’en pose une autre avant tout ! Qui découvre encore Internet aujourd’hui et sur quel appareil ?

Je ne vois que les personnes du 3e âge… qui peuvent être concernée et encore ! Donc, pour elles, les personnes âgées, j’essayerais de connaître leurs centres d’intérêts et je commencerai par leur expliquer ce qu’elle peuvent faire sur Internet en fonction de leur matériel (je ne recommanderais pas les mêmes choses sur un Smartphone, une tablette ou un ordinateur !).

Par contre, cette question reste ambigüe pour moi. En effet, qu’est ce que veut dire découvrir Internet en 2014 ? J’écrivais juste avant : Qui découvre encore Internet aujourd’hui ?

Mais de quel internet parlons nous ? Posons la question à la population qui nous entoure. Tout le monde répondra qu’il connait internet. La plupart, y compris une partie de la génération Y a une connaissance de l’Internet 1.0 ! Ils ne savent toujours pas ce qu’est le web 2.0, n’en comprennent pas l’esprit, etc.

Je dis souvent : que j’ai formé des personnes avant et un peu après l’an 2000 à Internet. Certains ont toujours ce niveau de connaissance du web et c’est celui qu’ils utilisent au quotidien (et qui parfois leur suffit pour ce qu’ils ont à y faire) mais cela n’a plus rien à voir avec l’internet de nos jours. Et difficile de leur dire, on peut vous former à Internet… ils croient savoir, ils connaissent Internet !

À choisir, tu préfères lire un livre sur un écran ou bien sur un truc avec des pages en papier qu’il faut tourner à la main ?

Tout dépend du livre ! Je pratique les deux mon général.

Par exemple, cela fait des années que je n’ai pas ouvert l’une des encyclopédies papier de la maison. J’alterne les livres de cuisine papier ou sur écran. Les manuels, je préfère sur l’écran par contre, c’est l’inverse pour les BD. Les beaux livres d’art ont ma préférence au format papier et pour certains romans, je préfère parfois l’écran comme pour les guides touristiques !

Outre les avantages généralement cités pour la lecture à l’écran (sa bibliothèque avec soi, la possibilité de lire en tout lieu, à n’importe quel moment, etc.) je n’ai pas encore su définir exactement pourquoi je choisi ou non la lecture à l’écran.

Cependant, cette question je la relativise au regard des pratiques de mes enfants qui lisent beaucoup plus que moi de choses sur leur tablette notamment !

Ah oui, il m’arrive aussi de regarder une pièce de théâtre plutôt que de lire cette pièce 😉 Cela compte aussi dans la question ?

Je suis de la génération « objet livre ». Un étage de la maison est envahie de ces objets… donc difficile pour moi de m’en défaire. Mais j’observe que cela intéresse peu ma progéniture…

On t’offre la possibilité d’un voyage dans l’espace qui va durer plusieurs années et on ne t’autorise à emporter avec toi que 5 objets pour un poids maximum de 5 kg. Que choisis-tu ?

Un super canif de survie, une pelote de ficelle, un télescope, une tablette ou un smartphone (seulement si on peut le recharger et avec une connexion avec la terre) sinon un bloc note et un ou 2 crayons de bois, et le reste du poids en barres de Bounty (ou alors de véritables curly nature 😉

Si tu devais dissuader quelqu’un de te fréquenter, que lui dirais-tu pour le décourager ?

Suis trop lâche pour lui dire quelque chose… 🙂

Penses-tu, comme certains experts, que l’économie numérique constitue la nouvelle « Révolution Industrielle » du XXIe siècle ?

Je ne me sens jamais à l’aise avec ce type de question… car pour moi, trop imprécise La révolution industrielle correspond au passage de la société à dominante agraire et artisanale à une société commerciale et industrielle et ce qui a accompagné ce changement : développement du capitalisme, des techniques de production et des moyens de communication.

Je me méfie beaucoup des effets d’annonces, des effets marketing ! D’ailleurs, je connais un grand nombre de personnes déçu par le projet de la 3é révolution industrielle en Nord Pas de Calais et j’en fais partie. Pour beaucoup la montagne semble accoucher d’une souris… mais on en reparlera en 2050 🙂

Notons que l’on évoque la 3e révolution… (qui sait encore qu’elle est la seconde ?). Je pencherai plutôt pour une révolution politique et sociale concernant l’économie numérique, pas pour une révolution industrielle. La révolution numérique se rapproche plus de la révolution de l’imprimerie.

Si tu devais corriger quelque chose dans ton parcours professionnel ou personnel, ce serait quoi ?

Tout et rien selon l’humeur !

Qu’aurais-tu aimé inventer ?

Quelque chose qui empêche la mort par maladie, accident, etc. ou qui rende les populations heureuses. Sinon dans un autre domaine être l’auteur de l’île au TrésorL’Étrange Cas du docteur Jekyll et de M. HydeVoyage avec un âne dans les Cévennes, La descente des canaux d’Anvers à Paris

A mon tour maintenant !

Enfin, pas sans avoir été voir les réponses de la rédactrice en chef pour le moment de KitchenLife de Cuisinella alias Anne Lataillade alias papilles et pupilles 😉 qui doit relevé également le défi d’Ève !
Donc, je choisis…  Nicolas Malo (normal en cette période de journées du contenu web) et Émilie Ogez qui doivent se mettre au boulot 😉

dédipix : répondre en 2013 sur le sujet considéré comme du sexting actuel et en arriver au Femen

J’ai eu voici quelques jours une demande d’une apprentie journaliste pour une interview pour parler de sexting ! Bon, pourquoi pas… mais je me retrouver à répondre à de nombreuses questions sur les dédipix ;-(

J’ai joué le jeu même si cela fait un peu troll.. mais pour moi car cela illustre la méconnaissance du monde numérique par certains journalistes. Des pros auraient été capable de me poser les mêmes questions, avec les mêmes orientations… c’est à dire, dire que c’est mal, que ce n’est pas bien… Avec un pro, mes réponses n’auraient certainement pas été publié… C’est en cela que l’exercice m’intéressait… Montrer ce que l’on dit parfois mais qui ne paraît jamais… à moins de brosser dans le sens du poil ! Je parle d’expérience 😉

Donc, allons y pour l’interview 🙂

Comment définiriez-vous le phénomène de dédipix ?

Je pense que le début de la définition fournit par Wikipédia est la bonne : La dédipix est une dédicace par l’image (mot-valise créé par contraction de « dédicace » et « picture », soit « image » en anglais, ou bien encore pixel). J’ajouterai qu’il ne faut pas confondre dédipix (l’intimité est rarement montrée) et sexting (vidéos osées, voire porno).

Croyez-vous que cette pratique récurrente va se propager ? …survivre au temps ?

Je ne pense pas que cette pratique soit encore réellement d’actualité, donc il est peu probable qu’elle se propage… D’ailleurs, si je m’en réfère à Google Trend, ce qui confirme ma perception, les dédipix étaient surtout d’actualité en 2010… Ils le sont beaucoup moins désormais à quelques rares exceptions prêtes.

Si non pour quelles raisons ? (la question originale était si oui…)

Cela correspondait à une époque… Les dédipix tels que vous semblez les imaginer correspondaient un peu à une suite au “lâche tes coms” dans les Skyblogs. D’ailleurs, je n’ai pas l’impression que les blogs chez les jeunes représentent souvent un grand intérêt de nos jours 😉

D’autres service sont désormais disponibles comme SnapChat qui doivent largement remplacer les dédipix, qui ont désormais une autre “signification” et un autre “usages” que lors de leur apogée.

Quelles sont pour vous les motivations des jeunes bloggeurs à partager ces photos dédicacées? Quels intérêts peuvent-ils y trouver?

La réponse est dans la question précédente… ne nous masquons pas la face, les blogs sont avant tout une histoire d’ego bien souvent… Ceci explique cela !

Pensez-vous qu’il y est une incitation au nu dans la “société numérique” actuelle?

Plutôt que de faire une longue réponse, je pense qu’il est pour moi plus judicieux de vous renvoyer vers l’article de la chronique d’Alain Gerlache à la RTBF : Le Web change la vie sexuelle des jeunes. qui fournit l’étude Génération YouPorn : mythe ou réalité ?

Toutefois, pour aller un peu plus loin, je ne pense pas que ce soit la société numérique qui incite au nu, je pencherai plutôt vers une évolution de la société tout court ! Rappelez vous les photos de Laure Manaudou… Personne n’a crié au scandale sur le contenu des photos, mais sur celui qui les a diffusés !

De même, il me paraît difficile dans notre société dans laquelle les artistes, les sportifs… sont tatoués que les jeunes, pour qui ces personnalités sont des exemples, de réagir autrement ! Devrions-nous également interdire le monokini qui pourrait donner des idées aux plus jeunes ?

Croyez-vous que cette pratique de dédicaces corporelle a ses avantages? Si oui Lesquelles ?

Ma réponse n’a pas beaucoup de sens à cette question ! Je ne saurais pas me mettre à la place d’un jeune à l’époque actuelle… Nous ne sommes pas de la même génération… En plus, ce n’est pas la génération qui me suit réellement puisque le phénomène est apparu à la fin de la génération Y (18-35 ans), début génération Z (0-18 ans).

Pensez-vous qu’elle ait des inconvénients? Si oui lesquelles ?

Si je prends le point de vue de ma génération en général, en fonction des valeurs qui nous ont été inculquées, oui, évidemment, je peux trouver des montagnes d’inconvénients à ces comportements !
Comme éducateur à titre de parent, si cela concernait mes enfants… Oui, je pourrais réagir !

Maintenant, je prends une autre casquette, celle d’expert des réseaux sociaux et de l’identité numérique, qui observe justement les usages des jeunes sur le net, mes propos seront beaucoup plus nuancés… Et j’aurais deux questions que je me poserais :

  • est ce que, quand j’avais leurs âges, j’aurais fait ou non des dédipix ?
  • est ce que je ne traduis pas mes propres craintes sur un monde qui n’est plus celui dans lequel j’ai évolué ?

Donc, des inconvénients, il doit y en avoir… comme partout, mais loin de moi de les citer, car cela reste un problème spécifique à chaque personne concernée selon son éducation, son entourage, son milieu…

Cela rejoint pour moi une autre problématique : l’éducation des nouvelles générations à l’usage de ces nouveaux outils du numérique, sans tomber dans l’excès trop souvent mis en avant des dangers d’Internet !

Pensez-vous que les nouvelles générations n’ont plus la notion de ce qu’est la vie ? Que croyez-vous en être la cause ?

Je trouve votre raccourci un peu rapide et je suis surpris que ce soit une jeune étudiante qui pose ce type de question 😉 Je répondrais de façon lapidaire : les nouvelles générations ont la notion de ce qu’est la vie et j’ajouterai même peut-être plus que leurs aînés, aussi surprenant que cela puisse paraître !

Pensez-vous qu’ils agissent de façon réfléchie, en toute connaissance de cause? Ont-ils conscience des risques posés par “la société de surveillance ”?

Cette fois, je ferais une réponse de Normand : oui et non ! Il est bien évident que les jeunes n’agissent pas de façon réfléchie mais, je me permets de vous retourner la question ! Avez-vous, malgré votre jeune âge par rapport au mien toujours agît dans votre enfance et votre adolescence de façon réfléchie ? Comment se comportaient vos parents dans ce cas ?

La cinquantaine passée me permettent de répondre pour moi ! Oui, j’ai fait des choses irréfléchies en étant jeune, parfois de grosses “conneries”… mes parents m’inculquaient un modèle de vie qui correspondait à leur vision du monde… et ce n’est pas pour autant qu’ils savaient ce que je faisais à l’extérieur ! Cela s’appelle aussi l’adolescence, non ?

Juste une remarque cependant sur le rôle des parents qui sont souvent l’exemple ou qui favorisent ce genre “d’exhibition” en niant complètement la présence de leurs enfants sur les réseaux sociaux aujourd’hui, ou en leur interdisant l’accès (les jeunes évidemment y sont alors en cachette) ou encore, en se disant dépassé ! Voir pour certains parents à encourager l' »exhibition » de leurs enfants dès le plus jeune âge !

Il n’est pas juste à mon sens de tout mettre sur le “dos” des enfants et des jeunes… Les adultes un jour ou l’autre devront reconnaître qu’ils ont leur part de “responsabilité” si responsabilité il y a !!

Pour clore, le chapitre sur la conscience des nouvelles générations, autrement dit des jeunes, nous savons tous qu’il existe un âge légal de majorité ! Certaines études tendraient d’ailleurs à prouver que cette notion de majorité n’est pas en adéquation avec l’âge de la maturité qui serait à une bonne vingtaine d’années ! Donc, jusqu’à cet âge avancé, non, personne n’agit en conscience !

J’ai du mal à voir le rapport avec la société de surveillance ? Si vous me disiez une société de voyeurisme, je dirais oui, effectivement, ils ne peuvent avoir conscience pleinement de ces effets… Mais là encore, est-ce pour moi un jugement de valeur sur ce qu’est la vie privée ? Je vous renvoie à Jean-Marc Manach pour les réponses 🙂

Toutefois, j’aimerais ajouter une remarque issue des conférences que j’ai pu donner auprès des jeunes… Ils ne sont souvent pas au fait de ce qu’il est possible de faire ou non avec des données photos, vidéos… sur le net ! Et sans oublier que demain ce sera le son ! Pas difficile de retrouver aujourd’hui une image de quelqu’un depuis Google image  ! Mais le saviez vous vous-mêmes que l’on peut glisser déposer une image et que Google fait le reste ?

Serions-nous en pleine révolution sexuelle ?

Depuis plusieurs années désormais, pour moi cela a débuté au milieu des années 90, oui, nous vivons une révolution sexuelle mais à la différence de celle de Mai 68 par exemple, elle s’effectue sur la longueur, tout en douceur ! Au-delà de la révolution sexuelle d’ailleurs, j’ai l’impression que nous vivons ce qui sera considéré dans le futur comme une révolution importante de nos sociétés.

Pensez-vous que les jeunes ne savent plus s’exprimer que par le biais du numérique?

Pourquoi toujours vouloir faire des amalgames. Quand je disais que les jeunes sont peut-être plus matures que leurs aînées sur l’usage du numérique, je m’aperçois que nombre d’entre eux font certainement beaucoup plus d’activités d’expression que nous et sont beaucoup plus à l’aise ! Ensuite, cela reste, bien entendu, une question de tempérament !

Pensez-vous que le numérique est en partie ou totalement responsable de ce phénomène d’extimité ? Pourquoi ?

Je renvoie vos lecteurs à la page Wikipédia sur le terme d’exitimité car je suppose que peu de vos lecteurs en connaissent le sens exact ! Et je me réfère donc aux travaux de Serge Tisseron pour ma réponse, notamment sur l’importance de cette extimité à l’adolescence. Car c’est plutôt au psy à répondre à cette question…

Effectivement, pour moi, non, l’extimité n’est pas totalement issue du monde numérique. Elle existait avant l’arrivée du numérique que vous évoquez. Déjà le Minitel permettait l’extimité et d’autres comportements l’exprimaient plus en arrière encore ! C’était pour le coup moins visible certainement !

Le numérique le facilite très certainement… Je ne vois pas pourquoi les jeunes devraient se priver des outils qui sont à leur disposition pour cela !

Que pensez-vous de l’usage que les adultes font des dédipix sur les blocs? Est-ce moins condamnable que les enfants ou au contraire ? Les motivations sont-elles les mêmes?

Je disais plus haut que les adultes sont autant aussi du comportement des jeunes et font souvent bien pire… J’exclus de cette réflexion les dédipix “artistiques”, publicitaires ou revendicatives. J’y reviendrais lors de vos questions suivantes.
Je connais peu d’adultes qui utilisent les dédipix… mais pour ceux qui en font, les raisons peuvent rester les mêmes que pour les jeunes : se prouver qu’ils existent au travers du regard de l’autre.

Et, si dans cette tranche de la population, on trouve des images “interdites au – de 18 ans », arrêtons de nous voiler la face ! l’une des plus importante utilisation d’Internet a été pendant longtemps (et le reste) pour le sexe !

D’ailleurs, la réaction des adultes sur les dédipix de jeune est peut-être une réaction simplement vis-à-vis de la la sexualité des ados à laquelle ils, les adultes, ne savent pas comment prendre position (s’il y a une position à prendre !)

Que pensez-vous de l’utilisation du dédipix sur Internet à des fins commerciales? Dans le cadre de l’art ? Dans le cadre de campagne (publicitaire ou autre) ? (Femen…)

Ma réponse peut-être assez courte… La publicité et le commerce car ils doivent vivre à leur époque… Cela existe, pourquoi ne pas l’utiliser ?

L’art permet tout (ou presque)… Si je continue sur la réflexion de tout à l’heure sur le tatouage et que je considère le dédipix comme une forme de tatouage… Si je considère le premier comme un art, pourquoi ne pas l’accorder au second ? Cela me rappelle un peu les débats sur les tags ! Il est désormais admis que les tags peuvent être des œuvres d’art… Pourquoi pas les dédipix ?

L’utilisation par les Femen des “dédipix” ne me choque pas (pour mémoire, les Femen ont été créés en 2008). Pour moi, cela reste dans la continuité de contestation comme le mouvement Flower Power par les hippies durant les années 1960 et 1970. C’est une manière d’exprimer des revendications sur son corps !

Si je devais résumer ma réponse, rien de bien extraordinaire sur l’utilisation des différentes formes de dédipix dans la communication de nos jours… Je peux même parler de “normalité”, ce serait plutôt l’inverse qui aurait été surprenant !

Pensez-vous qu’on vive un phénomène de peopolisation du dédipix?

Je répondrais que le sujet n’est plus d’actualité… Il en a été question en 2009… Reste à savoir qui en parlait à l’époque ?

Pour ma part, je ne les entends plus parler des dangers des dédipix qu’ils nous expliquaient, même si des dérives peuvent toujours survenir (une affaire de ce type a eu lieu, il y a quelques mois, mais ce cas relève plus de la “notoriété” et de l’e-reputation de quelques-uns qui surfent sur la vague finissante qu’un vrai problème de société actuel).

Au passage, je suis toujours surpris de voir et revoir la rediffusion d’une émission à la télévision française… réalisé dans les années 2009-2010 comme si le sujet était toujours d’actualité ! Il faut attendre le générique de fin et rechercher l’information pour savoir de quand date la publication du reportage…

Ces trois derniers usages du dédipix ont-ils l’effet escompté à votre avis ? Pensez-vous qu’elles fonctionnent ?

Pour les entreprises, au niveau commercial ou dans la communication, je n’y ai pas prêté attention ces derniers temps, dans l’art pas d’échos (mais je me trompe peut-être). Reste les Femen qui poursuivent et augmentent semble t-il leurs “coups d’éclats” !

Donc, oui, l’usage des dédipix fonctionne au regard des Femen. L’effet attendu est bien là… Nous parlons d’elles, de leur mouvement, de leurs revendications ! C’est bien le but des dédipix ? Faire parler de soi ?

États actuels et compatibilité de mes présences

Je dois le reconnaitre il devient un peu complexe de me suivre, enfin, me suivre… suivre ma veille 😉 Donc, pour cette rentrée, faisons un peu un état des lieux… et profitons pour faire le point sur le nombre d’abonnées…

De ma veille publique

Si vous voulez suivre ma veille dans différents domaines : éducation, e-commerce, e-marketing, réseaux et médias sociaux, identité numérique, contenu… il faut désormais un peu jongler..

Le plus simple est peut-être de vous expliquer ce que je fais désormais lorsque je trouve une information que je veux partager… Premier point, parfois sa diffusion dépend de l’endroit où je la trouve.. Il m’arrive de relayer une information là où elle est ! Par fainéantise, certainement 😉 Mais une info dans Facebook peut rester dans Facebook.

Je lis ou au moins parcoure l’info ou le lien… et là se pose pour moi un cruel dilemme : où dois je la diffuser ? Si cela concerne le e-commerce, le e-marketing et tout ce qui tourne autour de ces informations… cela prend systématiquement la direction de mon compter Twitter (Je mets les liens en bas de billet). La raison en est fort simple… c’est aussi la base des communication pour le compte de @vadconext (ex. vad e-ecommerce). Les informations plus spécifiques du salon ne sont pas l’objet de ce billet 😉 Désormais, une partie de ces informations sur ces domaines est également publiées sur mon Tumblr et de là, régulièrement, les données de Tumblr dans le tableau éponyme… sur Pinterest.

Les informations pour le monde de l’éducation prennent de plus en plus souvent la direction de 4 tableaux de Pinterest, ainsi que les information sur Facebook, Linkedin, Pinterest ou sur les QR codes sont versée dans des boards Pinterest.

Un rapide commentaire et analyse des livres reçus en service de presse prends systématiquement la direction de Pinterest, ainsi que l’ensemble des ouvrages de cuisine.

Depuis Pinterest, il m’arrive d’épingler une image (donc un lien vers un article) et de l’indiquer dans Facebook ou/Twitter…

Vous me suivez toujours ?

Quelques information issues de cet ensemble ont le « privilège » d’être publié dans Facebook, Linkedin, Google + et Viadeo (quand je ne l’oublie pas…). Ce sont soit des informations que je juge importante, soit qui me concerne ou qui concerne directement mes activités professionnelles ou mes présence sur internet.

D’autres informations, par exemple sur le contenu web, parfois sont relayée exclusivement dans le groupe Journées du contenu web de Facebook et plus rarement (mais je dois me discipliner 😉 dans la communauté Google +

Ah oui, dernier détail, tous les liens publiés dans Twitter sont mis à la fois dans des Groups sur Diigo (qui rediffuse « normalement » les liens mais cette fois non triés dans Delici.us), et une fois par semaine, le dimanche, les liens de la semaine sont repris dans une page de ce blog !

Vous y trouvez votre compte ? Je crois que c’est à peu près tout pour ma veille 😉

Des événements que j’organise

Certaines personnes me reproche de ne pas diffuser au bon endroit (évidemment celui qu’elles consultent) les informations sur les événements dont je suis l’un ou l’organisateur… Donc, tentons d’y voir plus clair… Normalement, si je faisais bien mon travail (allez savoir pourquoi à cause de problèmes de santé cela n’a pas été le cas ces dernier temps) un calendrier de ces événements existe sur Blog en Nord : le calendrier Tic en Nord (c’est vrai aussi que j’espérais que les personnes qui organisent des manifestations dans le domaine des TIC l’utilisent, ce qui n’est pas le cas !)

L’annonce de ces événements est effectuées dans Twitter, sur ma page Facebook, sur mon profil Google + et parfois dans Linkedin et  beaucoup plus rarement sur Viadeo 🙂

Open Coffee Lille

L’Open coffee Lille initialement c’est le groupe Facebook Open Coffee, mais aussi une communauté Google + désormais. Je devrais également publier l’événement sur le blog de Blog en Nord, mais voulant privilégier la qualité à la quantité, une vingtaine de présents est le nombre idéal afin de garder la spontanéité des débats 😉

Blog en Nord – Yulbiz Lille

Les apéros (yulbiz) et les événements blog en Nord sont bien sûr avant tout dans Blog en Nord, mais aussi dans la page Facebook Blog en Nord – Facenordbook – Tweetennord. Une mention particulière pour les apéros, puisqu’ils sont aussi le Yulbiz Lille, ils sont annoncé dans le groupe Yulbiz.

Journées du contenu web

L’ensemble des informations sur les JCW sont dans le blog dédié à l’événement : les journées du contenu web mais aussi dans le groupe Facebook : Journées du contenu web et la communauté : contenu web sur Google +. De plus, un mailing est également mis en place auprès des participants à nos événements précédents, mais priorité à ceux qui sont présents dans les réseaux sociaux 😉 Détail important, ces journées possèdent leur hasthtag ; #JCW

Gigapéro

Annoncé par #vad.conext, le Gigapéro possède sa page Facebook.

Café community manager curator de Lille

Même si cela fait longtemps que rien n’a été organisé par le Café community manager curator de Lille, j’espère le réactivé 😉 donc, suivez lz groupe Facebook 😉

C@fé sciences Lillois

Je trouve dommage qu’il n’ait pas eu plus de mouvement autour du C@fé sciences Lillois (vous pouvez le suivre dans Facebook) mais je ne veux pas être le seul à l’organiser… avis aux amateurs 😉

Un diner pédagogique presque parfait Lille

Un petit nouveau verra bientôt le jour  à Lille : un diner pédagogique presque parfait 🙂 Je sais qu’il sera présent sur Facebook et sur Google+

Mes présences sur Internet et dans les médias sociaux

Les blogs et sites

Les z’ed

Celui là, vous le connaissez par la force des choses puisque vous êtes dessus 😉 à moins que vous ne le consultiez par le flux RSS 😉 Historiquement, c’est par lui que tout est arrivé 😉 C’était mon 1er blog…

Blog en Nord

Historiquement Blog en Nord est le second blog que j’ai créé… il a toujours connu une vie mouvementé… je dois avouer que je ne prends beaucoup de temps pour m’en occuper…

Eric-delcroix.com

Comme expliqué dans le billet précédent, Eric-delcroix.com est d’avantage un portfolio sur mes interviews, conférences, écriture dans les livres… Il est toujours en cours de « création » depuis 2008. Je crois que je fais trop de choses mais, j’espère que cela donne des pistes à d’autres 😉

Journées du contenu web

Le blog des Journées du contenu web est le site officiel des journées du contenu web qui se déroule chaque année à Lille autour du printemps… Elles pourraient d’ailleurs s’appeler le printemps du contenu web 😉

Web Master Week – WMW

Blog éphémère pour l’événement du même nom : Web Master Week – WMW, j’espère un jour pouvoir créer de nouveau se rendez-vous en début d’année… Ce genre d’événement manque à Lille !

Voyages à travers le Nord Pas de calais

Très certainement le moins visible de mes blogs 😉 voyages à travers le Nord Pas de calais depuis longtemps en stand-by… J’attends de numériser les ektas (les diapos pour les plus jeunes) de l’époque (l’ensemble de mes archives photos) pour lui redonner une vie… à mois que qu’autres projets le remettent sur le devant de la scène… L’un d’eux serait d’ailleurs au programme de l’an prochain… à voir…

Rel zone

Mention particulière pour RelZone que nous avions réalisé avec les étudiants sur le rapid elearning qui est toujours en ligne depuis 2006 et que l’on me demande régulièrement de garder disponible alors qu’il n’est plus mis à jour depuis son année de construction 🙂

Cuisine de Mémé Moniq

Est ce que je dois mettre ou non ce blog dans mes activités ? Pas vraiment… je suis plus le « conseiller technique » de ce blog sur la cuisine de mes filles… La cuisine de Mémé Moniq est leur projet… et ce blog n’est qu’une partie de leur présence 😉

Tumblr Eric Delcroix

Tumblr est l’outil par excellence qui m’a montré qu’il était important de connaitre même si on ne l’utilisait pas… Le jour de où j’ai eu besoin d’un outil de se type, je n’ai pas eu à chercher… J’ai créé mon Tumblr erdelcroix 😉 291 abonnés

Les sites ou blogs ed productions, ed formations, Internet 2010…  ne sont plus en ligne pour différentes raisons, trop longues à expliquer ici… Enfin, juste pour ed productions, cela me sert également de test… est-il possible lorsque l’on est indépendant ou une TPE de ne pas posséder de site vitrine… mais seulement une présence globale par d’autres moyens.

Les grands réseaux et médias sociaux

Facebook

Tout commença avec Facebook et Linkedin… donc, honneur au plus célèbre des réseaux… Facebook où on trouve évidemment mon profil (2606 amis et suivi par 84 personnes).

Je possède également quelques pages :

et quelques groupes :

Je devrais faire prochainement le ménage dans les anciens groupes que je possède, non listés ici !

Linkedin
  • Mon profil Linkedin 2971 relations
  • Ma page entreprise Ed Productions (créée et améliorée lors de la rédaction du livre Linkedin, je dois la mettre à jour… et l’utiliser peut-être comme site vitrine pour Ed Productions !)
  • Le groupe VAD.conext 488 membres
Google +
Twitter
Viadeo
  • Un profil mais c’est un support que j’utilise de moins en moins, et où j’ai quitté la plupart des groupes !  2064 contacts

Ailleurs dans les réseaux et médias sociaux

Diigo (partage de signets)
Pinterest

Vous pouvez également trouver certaines autres de mes présences depuis ma page About.me

Ce que je fais : mes activités professionnelles

Parfois, souvent, on me connait mais j’ai déjà remarqué que la plupart de mes interlocuteurs ne savent pas toujours ce que je fais… C’est vrai que mon parcours et mes activités ne vous aident certainement pas pour vous y retrouver.

Eric-delcroix.com n’aide pas beaucoup à définir mes activités au quotidien (houps suite à mes problèmes de santé, j’y suis un peu en retard)… Je l’ai voulu comme un portfolio de mes activités principales, surtout orienté publication d’articles, d’interview et pour la promotion des livres que j’ai écrit ou dans lesquels je suis intervenu).

Aussi, certain pensent que je suis à 100 % enseignant à l’université, d’autres certifieraient que je vis de mes conférences et de la production de mes livres… et sinon, parfois, je suis aussi le « gentil » organisateur des journées du contenu web (je l’ai fait jusqu’ici à titre gracieux… donc, cela n’entre pas dans mes « activités commerciales », de l’Open coffee Lille, des apéros blog en nord… (d’autres annonces dans le domaines sont prévus dans quelques heures, quelques jours) 😉

Enseignant

Pour le côté enseignant, j’étais maître de conférence associé à l’université jusque août 2012. Depuis, j’ai pris une année sabbatique 😉 Mais à cette rentrée, de nouveau, j’interviendrais, cette fois comme vacataire pour une université, dans une licence pro de community management 😉 Pour être honnête, j’ai hésité à répondre à une proposition d’un nouveau contrat de maître de conférence associé dans une autre école également… Donc, si vous avez des propositions dans ce sens… je regarderais avec attention… Pourquoi pas 😉

Mais maître de conférence associé signifie que j’ai ou j’avais une activité principale à côté de ce travail universitaire. Il est vrai que les conférences m’occupent en partie, l’écriture des livres également (je vous annonce au moins deux livres sur lesquels je travaille actuellement dans mes prochains billets). En complément, vous devez le savoir tous ou presque, je gère la présence du salon #vad.conext dans les médias sociaux…

Oui, mais j’ai toujours pas dit quelle était mon activité principale, celle de ed-productions ! Normal me direz vous cela fait maintenant plusieurs années que le site  ed-productions.com a disparu de la circulation… suite à de méchants virus qui ont été déposés par je ne sais qui… Dans un premier temps, j’ai voulu tester si la présence seule dans les médias sociaux pouvait suffire.. au bout de ces quelques années, la réponse est oui… avec justement peut-être ce déficit sur mes activités réelles.

Séminaires

D’un côté, il y a les conférences sur les différentes thématiques : identité numérique, réseaux sociaux, médias sociaux, parents-enfants-internet, génération Z ou C, le web 2.0, nouveaux médias et enseignement (formation), l’état d’internet actuel (et demain), les outils sociaux, la communication sur Internet, le e-marketing… mais aussi sur Facebook, Twitter, Linkedin, Pinterest… Bref, la palette est importante… mais ce n’est que la partie émergée de l’iceberg.

En effet, Ed productions est à même d’organiser et organise des séminaires en entreprise, depuis la prestation d’1 h 30 à celle qui dure 3, voir 5 jours. Évidemment, cette partie est beaucoup moins visible n’ayant pas pour politique d’indiquer pour qui j’interviens dans ces cas là (sauf accord ou intérêt vis à vis de l’entreprise).

En discutant autour de moi, parfois certains me disent :

  • «On n’a pas fait appel à toi d’office, on se doute que tu es trop cher pour nous !». Quand je leur annonce mon tarif, ils regrettent souvent de ne pas m’avoir contacté… Je suis au tarif du milieu, et même parfois moins cher que d’autres confrères ! Juste une remarque pour les centres de formation, je suis au tarif de l’expert dans le domaine, pas à moins de 300 € la journée comme certains me le propose !
  • «On n’a pas pensé à toi, on ne savait pas que tu faisais ce type de prestations !». Maintenant, si ils disent me suivre… ils n’auront plus cette excuse 🙂

Conseil

La partie certainement la plus méconnue de mes activités est celle de conseil pour les entreprises, associations… Oui, je peux vous aider à mettre en place une politique de présence sur le web : depuis l’audit de site (ergonomie, référencement, communication…) jusque la mise en place d’une stratégie  dans les réseaux sociaux ou/et les médias sociaux.

D’ailleurs, dans ce cadre j’ai mis en place un système « original »… afin de faire bénéficier mon expertise le plus grand nombre : une solution sous forme de tickets conseil à l’heure ! Je me suis aperçu que très souvent à la suite d’un séminaire par exemple, pour la mise en place de la présence d’une entreprise, elle avait des besoins ponctuels, pas d’un suivi exorbitant… d’où ma proposition ! En plus, je me suis également aperçu à l’usage que les réunions ne s’éternisaient pas en longueur de cette manière…

L’achat de tickets permet d’organiser des réunions en présentiel (sur la métropole Lilloise), soit via internet (Skype ou autre à définir avec vous) selon les besoins du client. L’achat de ces tickets peut se faire à l’unité (1 h), soit par pack de 7 h – 7 x 1 h (ce qui permet de répondre à un nombre important de problèmes). Toute heure commencée compte pour 1 ticket.

Les tarifs sont de  300 € ht pour l’achat à l’unité et de 2 000 € ht  pour le pack et toute action débute après paiement.

Les horaires de ces réunions sont définis au plus rapide en fonction des disponibilités de chacun.

D’autres solutions peuvent être mise en place également… tout est fonction de vos besoins.

Dans le cadre de mes activités de conseil, sont exclus le travail du community manager… C’est l’objet du point suivant.

Community manager

Je suis devenu par des concours de circonstance community manager du salon VAD e-commerce devenu #vad.comext. Il faudra qu’un jour j’écrive un article sur les évolutions en chiffre, ma démarche… sur ce travail dans le monde du marketing, du retail, du e-commerce… 😉

Donc, oui, je peux faire aussi du community management pour d’autres « marques »… Je le dit clairement pour #vad.connext… je suis plus discret sur d’autres contrats 😉

Seulement, je précise quelques petites choses. Je ne peux pas faire du community management pour des marques, des produits, des secteurs qui me sont étrangers, à moins qu’ils ne présentent un réel intérêt pour moi 🙂 Dans ma démarche, je pense que l’on ne peut parler que de ce que l’on connait bien 😉

Second point… oui, je « choisis » si je travaille avec vous ou pas ! C’est présomptueux de ma part… mais j’en ai un peu marre des entreprises qui veulent se mettre sur les médias sociaux sans véritable stratégie (ou pire sans connaître et qui ne veulent rien entendre ! je pense à une entreprise qui en une semaine souhaitait avoir plus de personnes venant sur leur site depuis les médias sociaux que depuis Google, alors un référencement en béton !). Donc, oui, je choisis…

Ce choix me permet également de limiter mon nombre de prestations de ce type… Je ne veux pas devenir un « pur » community manager..

Je veux garder mon éventail d’activités et pouvoir en ajouter d’autres, comme organisateur d’événements par exemple.. Mais pour cela, il faudra lire mes prochains billets 😉

Ce billet vous a aidé à savoir quelles étaient mes activités réellement ?

journalisme citoyen : le citoyen s'exprime, le journaliste fait son boulot

Il était amusant pour moi de répondre par l’affirmative quand le PAC (Présence et Action Culturelles) de Belgique m’a demandé de participer à leur Cahier de l’Education permanente sur le journalisme et ses évolutions numériques et alternatives, notamment en rédigeant un texte sur le journalisme citoyen, qui plus est, pendant la campagne des présidentielles en France.

Le livre est sorti le 18 avril, peu de temps avant le premier tour (voir eric-delcroix.com : Journalisme : évolutions numériques et alternatives)… et voici ma participation à l’ouvrage.

Le journaliste citoyen s’exprime

le journalisme et ses évolutions numériques et alternatives
le journalisme et ses évolutions numériques et alternatives

Le terme journalisme citoyen dans la forme popularisée aujourd’hui sur les blogs et les sites collaboratifs en Europe (pas dans les pays où censure, dictatures… existent) me dérange.

D’ailleurs si au milieu de la décennie écoulée, on emploie régulièrement cette expression, elle a aujourd’hui une petite notion désuète. Et si, cela n’était qu’une expression de journalistes et de commerçants ? Pour mémoire, cette période correspond à l’arrivée d’Agoravox et par la suite des autres médias participatifs.

Ce sont ces nouveaux médias qualifiés de participatifs qui me pose le plus gros problème aujourd’hui. Ils mêlent contributions de journalistes, d’experts et d’hommes de la rue, comme Rue89.

Quelle différence entre Rue89 et le Lab d’Europe 1 ou dernièrement la version française du site The Huffington Post (fusion avec Le Post) où la direction éditoriale est assurée par des journalistes.

Ce sont des sites commerciaux, mis en place par des médias ou des journalistes qui ont peur de voir leur métier disparaître (certains diront que c’est l’évolution du journalisme avec l’introduction du journalisme citoyen dans leurs pratiques) qui offrent au final une information pas si différente de celle des médias traditionnels en ligne.

J’ai l’impression de retrouver le principe des magazines photo qui demandent à leurs lecteurs de remplir gracieusement leurs pages avec les photos ! Le photographe amateur est content de voir sa photographie publiée, la revue de remplir un quart de page.

J’aime beaucoup l’analyse d’Arnaud Meunier (en 2007) dans Journalisme citoyen = absurdité 2.0 qui évoque la quête de l’audience pour expliquer cette transformation du journalisme…

Le vrai journalisme citoyen si tant est qu’il existe n’est pas là ! On ne peut pas se revendiquer faire du journalisme citoyen en s’entourant de modérateurs, pour employer le langage internet, qui sont de « vrais » journalistes. Même Agoravox désormais possède son comité de rédaction !

Et je pense que ce qui est qualifié de journalisme citoyen dans ce cadre une appropriation de l’Internet participatif mal digéré ! Un détournement ou une expropriation du web 2…qui va de pair avec «tous journalistes» !

Des origines du journalisme citoyen

Il serait bon de revenir sur les origines du journalisme citoyen. En 2005, nous étions dans la phase où tout le monde parlait des blogs, du web 2.0. L’évolution de la presse, de l’avenir de la presse était aussi d’actualité… et c’était l’heure de gloire du journaliste citoyen.

À cette époque, le journalisme citoyen annonçait que le citoyen ordinaire pouvait rapporter, expliquer, analyser ou commenter l’actualité comme il l’entendait sur internet et que l’homme de la rue pourrait lui répondre !

Adieu, le comité de rédaction, rédactions en chef, relecteurs, secrétariats de rédaction.

Mais, si rappelez-vous. Le grand manitou des blogs Francophone : Loïc Lemeur nous vendaient les blogs de cette manière. C’est facile de posséder un blog, c’est facile de s’exprimer et une multitude de personnes vous réponds. La réalité était bien autre.

D’ailleurs, que sont devenus les blogs, leur audience ? Je parle des blogs personnels, pas des blogs communautaires !

C’est quoi un journaliste ?

Il m’a toujours semblé bizarre que l’on accole le terme de journaliste ou de journalisme à celui de citoyen.

D’ailleurs, c’est quoi un journaliste ? À la base une personne qui écrit pour un journal ! Il est payé pour faire son métier.

Donc, c’est un métier aux contraintes d’espace, de temps, de rentabilité, avec une rigueur et une déontologie dans le traitement de l’information (objectivité et « neutralité » notamment).

Le temps pour lui est à la fois un avantage et un inconvénient. Avantage, car il a le temps nécessaire pour enquêter, s’informer… Contrainte, pour des impératifs de date ou d’heure de publication !

Il a aussi un « carnet d’adresses », est invité aux conférences de presse, possède un encadrement (rédaction en chef, éditeur…) , protège ses sources…

Et qu’est ce qui différencie un journaliste d’un journaliste citoyen ?

Le journalisme citoyen doit répondre aux mêmes exigences que les journalistes notamment du point de vue éthique (combien de blog parlent de produits ou d’événements car le rédacteur est invité ?), pour la vérification des sources (dans la pratique la vérification des faits se fait souvent après publication) et pour l’analyse neutre des faits dans son contexte en restant le plus objectif possible (les propos du journaliste citoyen sont souvent engagés).

Évidemment, ces sources d’informations ne sont pas protégées.

L’un et l’autre ne dispose pas du temps de la même manière ! Mais, également, de l’argent et des moyens nécessaires. Le bénévolat du journaliste citoyen n’a qu’un temps. Très vite « on n’a plus le temps », d’autant qu’il est rare de trouver une compensation à l’absence de revenu, hormis pour les partisans, supporters, fidèles à une cause…

Et puis, il y a le problème de l’audience. Le média pour lequel travaille le journaliste possède un lectorat, un nombre de visiteurs… C’est une chose que ne possède pas le journaliste citoyen !

Pardon, si, certains internautes possèdent la masse des lecteurs nécessaires, ceux qu’on qualifie d’influenceurs !

Mais, généralement, même s’ils font oeuvre de journalisme citoyen dans leurs domaines, s’ils arrivent à vivre de leur statut, qu’ils ont le temps à l’image des journalistes, aucun ne revendique le titre de journaliste citoyen ! Ils préfèrent leur titre d’influenceur ou même pas de titre du tout !

Une réflexion sur leur avenir serait d’ailleurs intéressante. Ces influenceurs, parmi lesquels il y a des journalistes, ne vont-ils pas prendre le rôle et surtout le 4e pouvoir généralement accordé aux journalistes dans l’avenir ?

Parfois on évoque pour ces influenceurs un rôle de contre-pouvoir démocratique grâce à leur forte notoriété, comparable à celle d’organes de presse et autre héritage du web 2.0, ils sont considérés comme des pairs, leur parole est sacrée.

Le journalisme citoyen n’est pas du journalisme

Cet amalgame qui est fait entre les fonctions de journalisme et de journalisme citoyen provient peut-être de l’émergence avec le web 2.0 des pro-am (PROfessionnels AMateurs). Le journalisme citoyen étant une forme de pro-am du journalisme. Au mieux, le journaliste citoyen est un journaliste occasionnel s’il déniche en premier une information et qu’il la diffuse.

Mais le terme journaliste lorsqu’on l’emploie comme métier ou dans l’expression journaliste citoyen est-il le même ? J’aurai tendance à répondre par la négative. Le journaliste informe tandis que le citoyen internaute témoigne sur ce qu’il voit, sur ce qu’il entend ou sur ce qu’il constate.

C’est aussi pour cela qu’en général son action est de proximité, se concentrant sur une ville, parfois même sur un quartier, pour donner, par exemple, un point de vue sur la vie d’une communauté ignorée par les médias ou par les institutions locales.

Même si ces actes citoyens sont bien souvent nécessaires au bon fonctionnement d’une démocratie la frontière est mince avec la vision utopiste de l’internet, grand village mondial aux bouillonnements participatifs, à l’agora électronique bruyante marquée par une grande liberté d’expression. Le site indymedia en est un bon exemple… mais très orienté politiquement !

Et les dérives dans ce genre de site peuvent vite devenir dangereuses : chacun a le droit de dire ce qu’il pense à l’opinion de chacun est pertinente (si le premier cas est une notion fondamentale, la seconde est fausse et dangereuse). De même, le point de vue très personnels érigés en vérités fondamentales est un risque !

Nous sommes loin du journalisme, du 4e pouvoir évoqué à une époque pour le journalisme citoyen

C’est pour cela que je préfère parler de contenu généré par des citoyens à opposer aux contenus vendus ou diffusés par des médias traditionnels et produit par des journalistes.

Cependant, il est indéniable que l’apparition de ces nouvelles formes de contenus influence le travail des journalistes. Ils reviennent peut-être ainsi à leur vrai métier : le traitement de l’information et non plus la diffusion de l’information brute. Le journaliste devient éditorialiste comme le défini Thierry Crouzet dans Le journalisme citoyen, c’est de la foutaise : le journaliste devient éditorialistes

Le citoyen apporte ses réactions, ses opinions, des commentaires au travail du journaliste, peut faire remonter une information ou la relayer… C’est aussi le cas dans le domaine du data journalisme ou quiconque peut manipuler, retravailler les données fournis.

Et puis, les citoyens qui publient des commentaires et de l’information sur internet via les blogs, les réseaux et les médias sociaux ne revendiquent pas – sauf rares exceptions – ce terme.

Par contre, c’est indéniable, en partageant ses opinions et ses observations avec le reste du monde au travers des réseaux et des médias sociaux, Facebook en tête, l’homme de la rue chaque jour joue son rôle de citoyen, relayant telle information auprès de communauté, alerte tel homme politique, échange avec les journalistes sur Twitter… Il ne s’en rend même pas compte.

Ce net-citoyen n’a pas besoin d’être affublé du titre de journaliste, être citoyen lui suffit !

Depuis la rédaction de cet article, j’ai vécu deux exemples qui montrent la différence entre le « journaliste citoyen » que je pourrais être et le travail de journalisme.

Comme acteur du web, j’ai invité le parti Pirate à un Open Coffee sur Lille, un journaliste a pris le relais. Je n’ai pas vocation à suivre leur campagne et à informer de leur activités de manière régulière !

Second exemple, j’ai des informations concernant un conseil général qui mériteraient une enquête « fouillée » pour savoir ce qui se passe au niveau de certaines facturations ! Je peux lancer le pavé dans la marre… mais au final, je n’ai ni les compétences, ni les contacts, ni le temps… de me lancer dans cette investigation alors que je ne détiens que quelques bribes de l’écheveau de laine de l’affaire (et peut-être, au final, n’y a t-il pas d’affaires)… Seul un journaliste peut effectuer cette enquête, sur son temps de travail, protégeant ses sources, avec l’aides d’informateurs à certains endroits pour confirmer ou infirmer certaines choses, etc. D’ailleurs, si l’un d’entre eux est intéressé, il peut me le faire savoir 😉

l'almanach d'Eric

l'almanach d'Eric
Le livre : l'almanach d'Eric

C’est toujours une surprise lorsque l’on reçoit un livre… et j’en reçois pas mal en service de presse… comme celui d’Olivier Andrieux (Réussir son référencement web) ou celui de Xavier Delengaigne (Organiser sa veille sur Internet). Mais, pour l’Almanach d’Éric, je dois l’avouer j’avais des craintes 🙂 Mais, la curiosité lorsque j’ai reçu les voeux de Nathalie (Erica) Cousin et sa proposition de le faire parvenir un exemplaire de l’almanach, je ne m’attendais pas à recevoir un exemplaire, de plus de 250 pages dédicacé, et personnalisé de l’ouvrage, d’une aussi bonne qualité, notamment au niveau du contenu et de l’originalité de l’ouvrage.

Il est curieux de se retrouver ainsi cité au même titre qu’Eric Clapton, Erik Satie, Éric Abidal, Éric Champ, Eric-Emmanuel Schmitt… bref parmi mes 730 noms d’Eric de tous les temps et de tous les pays (pseudonymes, personnages de fiction y compris). Je vous assure, cela fait un effet bizarre pour l’éternel vieux débutant que je suis, aux antipodes de la célébrité !

Ce lire, sur un prénom est original à plus d’un titre car dédié à un seul prénom et à ceux qui le porte, il est conçu comme un calendrier d’anniversaire. Chaque jour, comme sur un éphéméride du 1er au 31 décembre, est associé la date de naissance d’un ou de plusieurs Eric accompagné d’une information sur le qui ou le quoi. Par exemple, me concernant, il est indiqué au 16 novembre :  Eric Delcroix 1960, expert français des réseaux et des médias sociaux.

Quelques iconographies : photos, fac-similé et une liste des noms par ordre alphabétique complète l’almanach d’Éric.

Il est temps pour moi de vous présenter l’auteur ou plutôt ce que j’en sais 🙂

Nathalie Erica cousin
Nathalie Erica cousin

Nathalie (Érica) Cousin travaille est bibliothèque à Paris. Elle a écrit deux recueils de poésies : Poèmes chimériques et Le rêve d’être une ondine, membre et webmestre de l’association L’Ouvre Boîte à Poèmes, elle est l’auteur de L’Almanach d’Éric sous ses deux formes : le  blog d’Érica et le calendrier perpétuel sous forme de livre.

Ce projet (Almanach d’Éric) a duré plus de dix ans. Je crois toujours en avoir fini mais la quête se poursuit à mon insu et continue de me travailler plus que je n’y travaille.

La genèse de ma présence dans l’almanach d’Éric date de mi-août 2011, suite à un échange via le web, qui avait pour premier sujet, le livre Facebook, on s’y retrouve et la page Facebook de l’almanach  🙂

Puis, les choses se sont enchainées par une demande de la part de l’auteur pour pouvoir ajouter au moins mon nom et ma date de naissance à son site, une photo puis elle a mis en place une page dès le 11  septembre : Extrait de l’almanach d’Éric : 16 novembre : Delcroix

Et là, pour les voeux, je reçois l’exemplaire papier 🙂

Bon, me reste le Who’s who à conquérir 🙂 Wikipédia, c’est déjà fait 🙂

Et pour vous, surtout si vous vous appelez Eric, Erica…, allez faire un tour sur le blog d’Erica et cliquer sur j’aime sur la page Facebook de l’almanach d’Eric 😉 Une idée originale de cadeau pour les Eric de vos connaissance également 🙂

Vous pouvez également aller jeter un coup d’oeil sur une Tentative d’itinéraire pour un tour du monde en 80 Érics.

Open Coffee de décembre 2012 à Lille

Je vais faire vite pour vous annoncer le prochain OpenCoffee Lille, celui de décembre 2012 car j’ai du retard dans l’organisation du Web Master Week en janvier et la rédaction du livre de contradiction sur les réseaux sociaux est en plus…

Donc, c’est OpenCoffee ce mercredi 14 décembre de 19 h 30 à 21 h 30, à l’espace de Co-Working de Lille, 10, rue de la Piquerie à Lille.

au programme ce mois ci :
* SamRendService un tout nouveau site en pré-ouverture depuis 10 jours, spécialiste des services aux particuliers et au site sera présenté par Nicolas SALEMBIER. Les autres créateurs du site seront également présents
* Sandrine ANDRO viendra faire partager son expérience et de son « avenir » 😉  C’est l’OpenCoffee qui a mal communiqué entre ses membres. Sandrine viendra dans une prochaine édition 🙂

Le sujet d’un TEDx à Lille devrait être évoqué également au cours de la soirée.

N’oubliez pas de vous inscrire dans la page Facebook de cet OpenCoffee décembre 2012 à Lille

Notez dès à présent la date du 11 janvier, car le 1er OpenCoffee de l’année 2012 sera dans le cadre du Web Master Week et orienté projets dans l’éducation : du primaire au supérieur 🙂

Le test du bus de la maternelle…

J’ai mis en test ce petit exercice posé à des élèves de maternelle (attention, je n’ai pas la source d’origine !)  dans mon Tumblr et afin que personne ne triche, je mets la solution ici.

Je rappelle le problème : Dans quelle direction roule l’autobus ?  Vers la gauche ou vers la droite ?

le bus de la maternelle
le bus de la maternelle

 

Selon l’information en ma possession , cette question a été posé dans le cadre d’une étude, à des enfants de maternelle.

90 % d’entre eux auraient répondu  «L’autobus va vers la gauche.»

À la question, pourquoi l’autobus allait vers la gauche plutôt que vers la droite, ils auraient répondu : «parce qu’on ne voit pas la porte pour sortir de l’autobus !»

Évident mon cher Watson 😉